— 3 — ne nous donnerait-elle pas l'élymologie ou la signification de leurs noms. Verna{%)antc villam. 'Ces cultures ou dcfrichememenls situés avant la villa, en venant d'Angers, nous donneraient le nom de Ventantes (Vema ante). Les cultures situées au nord do la villa, Vema oïl, Vernoil. La langue d'oïl, la langue du nord, par opposition à la langue du midi (langue d'oc). Celle explication, peut-être hardie aux yeux de quelques-uns, nous parull bien valoir l'étyniologie du Vern (celtique), lieu planté de saules, pour Vernoil, silué sur une butte calcaire. Les comtes d'Anjou étaient possesseurs de loutcs les terres de leur territoire. Ils avaient coutume de donner a leurs oHicicrs el fidèles partisans des domaines en recoin pense de leurs services et de leurs exploits guerriers. Ce don s'appe- lait inféoder une terre; il était révocable et personnel : la transmission s'en faisait par une nouvelle approbation, par fqy el hommage. Lorsque Foulqucs-Ncrra, en ioau, fonda le château de Trêves pour tenir Sauniur en respect, il en donna lo commandement a Thibault Le iîoutciller, qui fut dit : sei- gneur gouverneur de Trêves. Geoffroy, dit le Fort, lui suc- céda. Il épousa Thildc de Maillé, vers io5o. Il a un frère nommé Aimeri de Loudun qui, suivant les coutumes d'alors, avait peut-être eu l'infcodation (') de Vernoil, ou bien dame Amclinc, nièce de Foulques Le Héehin, avait pu recevoir ce territoire en dot ou autrement, et l'apporter a Geoffroy Fui- crade, son mari... (') Vema, endures, défrichement!». (Dr GANOK.) {*) Infcodntion (Bibliothèque Nntionnle, S.); les Historiens de Franco, de Doni HoirtjUKT, hénéiiiclin; Chartes Anjou et Touraine de Saint- .1/aar da (ilan/euil, «le Don» HorssK.ur, tome X, pnges s'ty à afa» Capul tir l.isoio, l.e vicnmle I.ts«)is«rAniboise, lictitcnnnldu e«)intc Foulques- Xerrn (miu-io{«>), nvnit un pouvoir nbsnlu sur tout le territoire sVten- «hmt «le Tours rt Snmnur et Amboise, entre la Loire, le (Hier et l'Indre... Kntrc les années mai» n m'jj, — il donna Vernolium, Verneuil, — et Maurea, Mérou, n ses deux nièces : llersinde, et Hemersinde, femme de Kulcois Villeustrntus, toutes deux liiles de son frère Sulpicius, dit le Trésorier «le Sninl-Mnrlin, et constructeur «le In tour «le pierre à Amhoise, qu'il sut défendre contre Kudes de Itlois. X«ms nv«>ns choisi cet exemple entre cent, pnree «pi'il s'njçit d'un Vernolium, nmts il ne peut être confondu avec le nôtre.