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merling, à 9 h. i m. Beaumont, à 9 h. 12 m. 50 s. Valentine, à 9 îi. Sî m. 42 s. Garros, à 9 h. 38 rn, s. Tous sont en bonne forme et reçoivent un accueil sinon chaleureux (la ioule manque toujours) du moins très cordial des ofliciels, parmi lesquels se trouvent, M. de Coppet, consul général de France, et M. Knetch, de l'ambassade de France, re. présentait M. Cambon, empêché.

Puis, près de deux heui-es se passent sans qu'on voie rien venir. Serait-il arrivé quelque chose aux autres concurrentes ? On ne sait, on n'a pas la moindre information de Douvres ou de Brighton. Enfin, à 11 h. 1/2 Tabuteau arrive. Ce devait être le dernier de ta matinée et même de la pfus grande partie de l'après-midi.

En effet, Gibert, qui était passé deuxième à Shoreham, dut atterrir à Dorking, qu'il ne put quitter qu'à 5 h. 35 de l'après-midi pour arriver à Hendon à 6 heures.

Train, en atterrissant près- de Newhaven, avait endommagé son appareil et il n'a pas encore été signalé à Brighton. Roiaux, avec son fidèle Serxnique, avait dû descendre à Bodkun. à mi-chemin entre Douvres et Shoreham, son carburateur fonctionnant mal. Enfin. Barra avait dù faire (te même près d'Eastbunw. Tous les trois sont repartis à la fin de l'après-midi et ne sont arrivés à Brighton qu'à. 6 h. 30. Ils ont enfm atteint l'aérodrome d'Hendon, Barra à 7 h. 50 et Rénaux à 8 h. 33.

A cinq heures, une réception avait lieu ft Londres, à l' Aéro-Club, en l'honneur des. aviateurs. Demain matin, un grand déjeuner leur sera offert par le Standard, au Savoy.

Classement provisoire

Voici le classement provisoire de l'étape Calais-Londres, classement qui ne sera définitif qu'après défalcation de la durée des escales obligatoires de Douvres et de Brighton

1. Védrines, sur monoplan à moteur Gnome (bougies Oléo), en h. 34 m. à. kimmertinq, sur monoplan à moteur Gnome (bougies (100). en 4 h. 55 min. Vidart, sur monoplan Deperdussin, à moteur Gnome (bougies Qteo), en 4 h. 57 m. 46 Sef.

4. Valentine, sur monoplan Deperdussin, à moteur Gnome (bougies Oleo), en 5 h. 4 m. sec.

5. Baaumont, en 5 h. 12 m. 50 sec.

narras, en 5 h. 33 m. 25 sec.

7. Tabuteau, en 6 h. 48 min.

8. Gibert, en 13 h. 48 min.

9. Barra, en 15 h. 23 min..

10. Rénaux, en 16 h. 15 min.

Beaumont, sur monoplan Blériot, à moteur Gnome (bougies Oléo), est toujours en tête du classement général, suivi de 2. Garros, 3. Vidart. 4. Védrines, 5. Kimrnerling. 0o EST TOUJOURS SAIS NOUVELLES DU CHARRETIER JEAN

Conbeit, 3 juillet.

La disparition du charretier Jean, au service de M. Paul Aybellis, marchand de primeurs à Soisy-sur-Etiol.lies, devient de plus en plus mystérieuse.

En sortant du restaurent Lesigne, à Qiamprosay, ondroit où le charretier relayait habituellement, la voiture de Jean qui liurait dù aller jusqu'au bout de la rue des Sables pour gagner Paris en traversant Vilkneuve-Sainf-Georges, s'engagea, on ne sait à la suite de quelles circonstances, dans la rue de Mainville qui aboutit, après avoir coupé le chemin de la gare, à la sente qui coinduit à Rouvres. C'est dans ce chemin, à cinquante mètres au plus de nombreuses habitations, en face un champ isolé, que les époux Leclerc trouvèrent l'attelage.

Le malheureux Jean, que son patron de- vait suivre, a-t-il été pris pour ce dernier et assommé par quelques malandrins, les- quels, déçns de n'avoir pu trouver l'argent qu'ils convoitaient, apuraient fait disparaître leur victime en la transportant, à dos d'homme, dans la forêt de Sénart ?

Les habitants de Draveil, que cette disparition passionne, sont convaincue qu'il y a crime. La thèse d3 la fugue ou du suicide est écartée.

Pendant que la gendarmerie de Draveil entendait, aujourd'hui, de nombreux témoins, les gendarmes de ta commune et ceux de Champrosay ont battu infructueusement les champs qui bordent la route suivie par le disparu. Au.;un indice n'étant parvenu, dans la journée, le parquet de Corbeil poursuit son enquête par l'interrogatoire des deux convoyeurs qui ont été attaqués, la nuit suivante, dans les mêmes parages. Le parquet de Bruxelles à la villa du Vesinet En compagnie ci., \1. Pérussol. procureur de la République de Versailles, qui leur servait de guide, MM. de Landsheere, juge d'instruction van der Straet, procureur du roi il Bruxelles, et Hollevoet, son substitut, ont passé la matinée d'hier au Vésinet. Ils n'ont pu visiter l'inténeur de la villa où M. Vormersch fut assassiné, les scellés ayant été apposés sur toutes les portes. On leur a montré, dans le jardin potager, l'endroit où le cadavre avait ét4 enfoui.

M. Pérussel leur a expliqué dans quelles circonstances la découverte avait été faite et teur a fourni des détails sur la position et l'état du cadavre.

C'est à titre purement documentaire que les magist.rats bruxellois se sont rendus à la villa Vermesch.

D'autre part, la nièce du rentier assassiné, Mme B. s'est rendue hier à Versailles pour faire légaliser le certificat d'autopsie délivré par M. Fleury, médecin légiste, afin de prendre ensuite les dernières dispositions pour faire célébrer les obsèques d'Honoré Vermersch. Ainsi que nous l'avons annoncé ce dernier sera inhumé dans son pays natal.

N° 92. Feuilleton du Petit Parisien. La lïlulllu illHiCIllu GRAND ROMAN INEDIT

DFUXIÈME PARTIE

ROSE FLEURIE

XIII (suite)

Le paté d'anguilles

Icoclasse toi-même, lança le père Juvénal, tandis que Dolphine et Rosette ee penchaient déjà vers le sol et que Galoubet les exhortant, continuait à célébrer les beautés du paysage, la majesté des arbres et la transpiration des fourmis.

En attendant, papa, proposa Dubide, sais-tu ce qu'on va faire ?

Moi je vote pour un roupillon, répliqua Sa-Poire.

Eh bien, moi, je vas mettre le couvert. Si tu veux

Et, tandis que le marchand des quatre- saison.¡ répétait en se fourrageant la tignasse Icolo. Icolocloclasse. je me demande ce que ça peut vouloir dire, c'est pas du fran.çais, ça. c'est sûrement du russe ou de l'anglais Icolo. classes. c'est ça. Eh bien, faudra que je le replace, celui-là Alors, se dirigeant vers un chêne puissant, il se coucha à l'abri de ses rameaux touffus et, après avoir étendu un mouchoir sur sa figure, il s'endormit en murmurant

CHAMBRE DES DÉPUTÉS L'entente des gauches contre la R. Pu

La réforme électorale sera votée et le système n'en changera guère, mais le mot proportionnelle en a été solennellement effacé.

Les proportionnalistes intransigeants ont été battus hier. Trois cent trois voix de gaucite ont «*ievé de l'article Ie* du orojet de réforme électorale les mots représentation proportionnelle n et les ont remplacés par ceux-cj « représentation des minorités L'entente des groupes de gauche s'était faite sur la motion Dumesnil, ainsi conçue « Les députés sont élus au scrutin de liste avec représentation des minorités suivant les dispositions ci-après. M A. ce texte MM. Benoist, Jaurès et Grousaier opposaient, naturellement, celui de la commission « Les députés sant élus au scrutin de liste et suivant fes règtes de la représmtation proportionnelle ».

Il y eut bataille très sérieuse, aussi ardente qu'au jour fameux de l'amendement llalavialle. Mais la lutte n'était pas engagée dans les mêmes conditions. Au lieu du statu quo, les majoritaires de la veille offraient leur conversion subite moyennant une concession l'effacement de deux mots abhorrés, de cette R. P., devenue l'arme de leurs adversaires de droite et de l'extrême gauche. Que le système subsistât ou à peu près, peu leur importait, mais les deux mots devaient disparaître.

Et des proportionnalistes de gauche, M. Buisson, M. Painlevé, acceptaient la transaction, passaient à l'ennemi, estimant que refaire l'entente des républicains valait plus que la conservation de deux mots, de deux lettres, de cette R. P. dont, au surplus,, le projet lui-même ne reflétait qu'une image affaiblie et qui portait, à elle seule, tout le poids des rancunes radicales.

M. Dumesnil, au nom des membres majoritaires du groupe d'études des gauches, vint affirmer tout d'abord que « sans les républicains et contre eux » la réforme électorale ne se ferait pas. Là-dessus, orage au centre.

M. Chanot. En dehors de vos groupes, on n'est pas républicain? N'excommuniez donc personne

M. Dumesnil. On ne fera rien ici contnee nous. (Bruit.) La réforme ne sera viable que si notre approbation lui est acquisse. Nous avons fait l'entente sur un texte, sur une concession que l'on aurait tort de ne pas nous faire. La concession, c'est l'effacement de la R. P. maudite, de « l'arme des coalitions les plus honteuses contre les républicains. Il y eut un sursaut de colère sur les bancs proportionnaiidtes au sein des minorités agglomérées » du centre, d'extrême gauche et de droite. Le silence ne fut obtenu qu'à grand'peine pour NI. Painlevé, qui allait se garder de toute virulence et essayer de faire admettre doucement, bien doucement, la concession exigée par les gauches.

Deux cent vingt républicains, dit-il, étaient hier encore, majoritaires, sans plus. Ils acceptent aujourd'hui la représentation des minorités. Le' devoir républicain était de rechercher une transaction. (.Applaudissement?, à gauche.) L'union des républicains est indispensable pour le vote d'une telle rétorme.

Fut-ce d'entendre un fidèle de la veille s'exprimer ainsi que M. Groussier montra subitement tant de courroux ? On vit l'honorable rapporteur se lever, brandir le texte du projet, le texte consacré. Et il s'écria La commission n'a qu'un texte, monsieur Painlevé, et ce n'est pas celui de M. Dumesnil, qu'etle supplie la Chambre de rejeter. (Mouvement.)

NI. Charte.- Benoist d'ajouter

C'est tout le projet qui est menacé M. Painlevé. Non. Il ne s'agit que d'un mot. Et pour ce qu'il y a de « proportionnel « dans votre projet. je ne comprends point parole obstination. (Rires et appluudia&emenls a gauche.) Avec M. Millerand, thèse contraire. L'ancien ministre a tout fait pour réaliser l'union des gauches, mais il ne pensait point que l'on demanderait à la Chambre de sacrifier à cette union le principe de la R. P. Tout le pays pourra dire, si la motion Dumesnil est adoptée, que les républicains ont eu peur de la R. P.

Peur Pas du tout, répliqua M. Thomson. Les républicains' ont simplement constaté l'adhésion de leurs pires adversaires à la R. P. et ils n'entendent pas adopter un système tant vanté par egiix qui ne rêvent que l'affaiblissement de la République.

("est avec ces adversaires, dit M. Thomson, que MM. Jaurès et Millorand vont voter..le préfère l'union des gauches. (Vifs applaudissements il gauche.)

Intervention de M. Jaurès avec le texte Dumesnil, les minorités pourront être spoliées. Est-ce là ce que veut la Chambre M. Dessoye. M. Painlevé, qui est aussi bon pmportionnaiiste que vous, n'a rien dit de cela (Rires.)

Il n'y avait plus qu'à voter. On procéda au scrutin par division. La première partie de la motion des gauches I ,es députés sont élus au scrutin il>: liste, fut adoptée par 535 voix contre 2S.

[<ti f-i'i'onilc partie: mec repre imitation des minorités, suivant trs dispositions cia,prèsy donna lieu au vote de Il y eut pointage. Finalement, les proportionnalistes succombèrent par voix contre 24i l'effacement de la n. Il. état ordonné. Sur les bancs radicaux on applaudit avec frénésie. Près de cent voix manquaient à l'ordinaire majorité proporiionnaliste.

Ilocochisse. Icoloclasae. toi-nnJme. Pendant ce temps Dubide ne restait pas inactif.

11 eut vite fait de sortir les victuaitles et de les étaler bien proprement à terre sur des serviettes. Rien ne manquait., assiettes, couteaux, fourchettes, verre, sel et poivre aans des petits morceaux de papier. Il y avait jusqu'au pot de moutarde de Dijon et des cornichons dans un bout de journal.

En attendant le retour des » chasseurs de fleurs Thomas se mit à contempler avec des yeux pleins de convoitise le couvert qu'il avait prépare avec tant de soins. Mais ce qui attirait surtout l'attention sympathique du gavroche, c'était le pâté d'unguilles qu'il avait acheté à Melun. Il semblait, en effet, des plus appétissants. Sa croûte dorée. brune par endroits et indiquant une cuisson parfaite, invitait déjà à l'attaque.

Il doit être épatant! murmurait le cadet des Juvérial, en approchant son nez de l'objet de ses rêvée.

Quel parfum continuait-il. Il est frais, celui-là. Il est de ce matin.

Et le latant légèrement, il ajouta: Oh chouette les doigts enfoncent. ce qu'il doit être bon

Puis détachant un petit morceau de croûte avec son ongle, il le porta jusqu'à sa bouche. Alors, fermant les yeux, il savoura Que c'est bon Que c'est délicat Ça fond dans le bec Ça vaut tout de même mieux que les « friands de chez le charcutier de la rue Montorgueil

Mis en goût, Dubide, reniflant encore le pâté, poursuivait

Sûr que ce qui est dedans est encore meilleur

Alors, prenant une fourchette, il souleva

L'ensemble de articles premier, auquel venait deVincorporer la motion DumesniL, fut enfin voté par 566 voix contre 4.

Quatre arTondiasementk'rs irréductibles », évidemment. La journée était mauvaise pour les obstinés.

CONTRE LES SABOTEURS Par de très énergiques déclarations, M. Augagneur. ministre des Travaux publics, avait répondu, au début de la spance, à une question posée par M. de Boury sur l'épouvantable forfait de Pool-de. j'Arche, Les cheminots sont les plus pressés, dit M. da Boury, de voir arrêter les misérables qui compromettent leur cause. Encore ne Sont-ce pas. les pauvres rgarvs, les niajneureux disciples que j'accuse, wum quand se déi-klera-t-on il. mettre la main au collet des meneurs? Le gouvernement a le devoir d'agir le public est inquiet et se demande si la sécurité de tous peut ètre assure* en France. {Applaudissements à gauche et itu centre.) M. Augagneur reconnut tout d'abord que le forfait avait été accompli sans nul doute par des gens du métier.

Je ferai tout mon devoir, ajouta le ministre, et c'est simplement pour assurer l'action justicière que je ne divulgue pas les mesures prises. Interruptions d'unifiés

Réintégrez les révoqués.

Vous n'aurez plus de dabotage,

M. Augagneur. La législation actuelle n'est malheureusement pas suffisante. Elle ne permet pas d'atteindre tous les responsables. Mais elle sera modifiée. (Vifs applaudissements.! M. Ringuier. Qui peut prouver que la police n'est pour rien là-dadaus? (Protestations.) M. Augagneur. Je puis promettre en attendant de tout faire pour extirper cette plaie de notre société. (Nouveaux applaudissements.) Pour empêcher le retour d'un aussi làche attentat.

Le concours d'opéra comique au Conservatoire *&o&*

LES PREMIERS PRIX

Oh la longue et interminable séance Commencée à midi, elle s'est terminée à huit heures du soir. Ne pourrait-on vraiment obliger les professeurs à choisir des scènes plus courtes. On nous a offert un acte presque entier des Noces de Figaro.

Le jury, dont le public n'a pas ratifié les décisions et il avait assez raison, le publdc, le jury était composé de MM. Gabriel Fauré, président Ch. Lefebvre, Georges Hue, Leruux, Debussy, Hahn, Adrien Barheim, d'Estournelles de Constant, Isola, Car-bonne, Salignac et Fernand Bourgeat, secrétaire.

Il a décerné les récompenses suivantes HOMMES

Premier prix. MM. Capitaine (classe Dupey'l'on), Hiain Lsnardon) et Cousinon (Bouvet). Pas de second prix.

Premier Feiner (Bouvet), Hopkins (Isnardoni.

Deuxième accessit. MM. DelgaJ (Melchissedec) et Poncet (lsnardon).

FEMMES

Premier prix. Mlles Kirch (Isnardon), Thevenet (Bouvet) et Devriès !Isnmdon)

Deuxième prix. Mlles itemmerié (lsnardon;, Vénégas (lsnardon) et Arcos (lsnardon). Premier accessit. Mlles Calvpt (Melehissedec), Hemmlcr (Melchissedec), Debartrieux (Bouvet) et Lubin (Isnardon).

Examinons un peu ces décision.

premier. Il a clianté lMltmé de façon justi- fier cette promotion. M. Cmisinoai il montré dr la chaleur dans te l'heviineav, et M. Klain de la gaîfé le Médecin, mntrp-n lui, Acceptons ces jugements. srt et M. Itopkins fui gracieux, mais un peu nonctialaut dans le Roi malgré lui. On a voulu encourager M. Delgaj. qui fut un Figaro aoss?7 alerte, et M. Ponret, qui fut un des Grieux suffisamment chaleureux. Admettons encore.

Mais, pour ce qui est des récompenses at-

délicatement la pute qui formait couvercle et, piquant un filet composé d'anguilles enroulées dans une sauce ligée, formant gelée, et répandant nn parfum aussi spécial que succulent, il l'engouffra avec amour et délices H et le mastiquant lentement, il opina, la bouche pleine

J'ai jamais rien mangé de si supérieur 1

Inconsciemment, il recommença son manège deux ou trois fois de suite.

Mais son bon cœur l'emportant sur son palais, il se dit cependant

Faudrait tout de même que j'en laisse pour les autres.

» Isnccrre une bouchée et ça sera la dernière.

Hélas le démon de la gourmandise sié- geait au fend de l'estomac de l'amateur de pâtés.

En effets celui-ci venait de tomber sur une bouchée encore plus extraordinaire que les précédentes, un mélange de crêtes de coq, de quenelles, de champignons et de poisson savamment assaisonnés.

Dubide était perdu.

Et s'emparant du couvercle une troisième fois, il le fit disparaître dans ses profon- deurs intimes.

La brèche était faite dans la citadelle. Celle-ci ne pouvait plus résister.

Un quart d heure après, la forteresse alimentaire était rasée comme un simple bastion. Seules, sur la nappe. quelques mietles en rappelaient l'existence

XIV

Retonr en auto

Au même moment, la Môme Printemps, Dolphine et Galoubet revenaient avec des brassées de fleurs.

Rose Fleurie, souriante, la figure épanouie, le teint clair, les yeux brillants sem-

Interrompu encore par MM. Colly, Albert Thomas, Prévost, le ministre insista. .d'un aussi lâche attentat, qu'aucune doctrine ne saurait excuser. (Applaudissements répétés au centre et gauche.)

M. de Boury. Je remercie le ministre de ses explications. Ce débat aura montré que Ies unifiés se solidarisent avec les saboteurs. Troisième manifestation de l'extrême gfmche révolutionnaire, altercations nombreuses avec les radicaux, puis silence enfin, car M. Brisson appelait la Chambre au débat atteudu.

Lucien VRILY.

Un artiste peintre tué par une auto Un terrible accident s'eal produit, hier, il cinq heures de l'après-midi, quai du Louvre, non loin du pont du QuTOusel.

M. Arnodec Még'S du Malmont, artiste peintre, âgé de cinquante -deux ans, demeurant 7, rue de Villejust, afirès avoir travaillé, sur la berge, à un paysage des bords de la Seine, avait replié son clrevalet et se disposait il rentre*- chez lui.

Comme il traversait la 'chaussée, une auto, débouchant ctu pont toute vitesse, le renversa el lui passa sur îe corps. Au lieu de s arrêter pour s'enquérir de sa victime, le chauffeur s'enfuit.

On se précipita au secours de. M. Mége du Malmont. Le pauvre homme avait cu la (age thoracique broyée. La mort avait été M. Mége du Malmont jouissait d'un cartain renom comme aquarelliste et avait ob- tenu plusieurs récompenses à divers Salons. Rue de Villejust, il occupait, avec sa femme et son fils. employé dans une grande administration, un appartement d'un loyer annuel de francs.

tribuées aux femmes, il v a matière à discussion. Le concours a révélé une voix magnifique, celle de MUe Calvet cette ajiaete est aussi sûre de réussir au théâtre que la plupart de ses camarades d'y faire fiasco. Et on lui a donné, après qu'elle eut chanté la Nouorraise, un premior accessit. Les compositeurs qui faisaient partie du jury (seront heureux, sans doute, de retrouver un jour Mlle Calvet.

Mme Kirch a une belle voix, elle aussi. Elle mérite son premier pr.ix, qu'elle a obtenu dans Werther Mlle Thévenet a chanté la même scène de Werther elle a moins de voix que MUe Kirch, mais peut-être plus de sensibilité et de sentiment.

Il s'est passe pour Mlle Devriès un incident assez curieux le président n'avait appelé pour le premier prix que Mlles Thevenet et Kirch. Cependant, et pourquoi ? Mlle Devriès est venue tout de même sur la scène. les jurés avaient beau s'écrier Il n'y en a que deux Mlle Devriès restait ton- jours en scène. Alors. de guerre lasse, le président lui a décerné, à elle aussi, un premier prix. Il faut savoir, dans la vie, être obstinée. Ville Devriés avait chanté Suzanne, dans ces interminables scènes des N'oces de Figaro qui remplirent à elles seules, vingt minutes de la journée.

]Ville Hemmerlé a été une amusante poupée des Chntes d'Hoflmann elle est intelli,¡tente. mais combien la scène la servait Mlle Vénégas a joliment chanté Ijikmé, .-t a fnit preuve d'émotion tragique J'ai driia p,'ir!é di Mlln Calvet. Mlle n'emmier a été in-ins heureuse (.,onenurs dP chant oiV iL interprété la Reine Fiamm.eile. Mllo Debartrieux a, été une Mimi un peu Mlle Lubin. qui a donné le Hâve, méritait, davantage. Le Conservatoire n'est pas favorable à Mlle Lubin; le théâtre lui réussira mieux.

Adolphe ADERER.

blait tout à fait revenue à la santé et à la vie.

Allons, à table, attaqua ia marchande des quatre-saisons dont le grand air avait singulièrement excité l'appétit.

Où est papa interrogea la jeune fille. Là-bas, indiqua Dubide, sous le grand chêne, il pique un roupillon.

Hé, François, appela la fleurs et légumes ».

Un ronflement sonore répondit seui à cet appel.

Y a pas, fit la brave femme, faut aller le secouer. Quand il dort, c'est comme quand d joue à l'écarté. Le tonnerre tomberait à côté de lui qu'il ne broncherait Tout en causant, Dolphine s'était dirigée vers le dormeur.

Allons, deboui, fil,elle, nous cassons la croûte, c'est prêt.

Un grognement de mauvaise humeur se fit entendre.

Et Juvenal, soulevant le mouchoir qui lui couvrait la figure, grogna

Des cartes

,Des cartes répéta la marchande des quatre-saisons en levant les bras au ciel. Oui, des cartes, insistait le joueur enragé. Il m'en faut trois. Et surtout tâche de me donner Sa-Poire.

Sa-Poire, toujours Sa-Poire.

Alors, se baissant, la vigoureuse Bourguignonne, prit son mari par le bras. se préparant à le secouer avec énergie, lorsque tout il coup, elle s'écria

Hé là mon Dieu, il est plein de fourmi?

Plein de fourmis! riposta le père de Dubide, en se mettant sur son séant, et en roulant des yeux effarés et bouffis de sommeil.

LE BUDGET AU SÉNAT Instruction_ publique LATIN ET GREC; ÉTUDES MÉDICALES

Il y a quelques années on décidait, pour mettre fin il la querelle qui divisait les défenseurs de l'enseignement classique et les partisans de l'enseignement moderne, la création d'une nouvelle section sans latin la section sciences-langues. On supprimait ainsi toute cloison entre, l'enseignement primnirf! et l'enseignement secondaire. On permettait ainsi aux enfants pauvres de fréquenter les lycées et d'accéder à renseignement supérieur.

Certains regretteront la disparition du latin et du grec qu'ils considéraient comme aussi nécessaires à la formation d'un médecins, d'un avocat, qu'à la formation d'un littérateur, d'un homme de science. Une campagne s'organisa. Des pétitions circulèrent un heu partout, voire à l'Académie française. Or, hier. M. de Lamarzelle développa devant la liaute Assemblée les arguments des protestataires, cependant que M. RU>ot, académicien non signataire dd la pétition, défendit les programmes de élaborés à la suite d une grande enquête faite en 1899 sous sa présidence.

M. de se lit l'éloquent défenseur de l'ancienne méthode.

Un fils de tapissier, Poqnelin. devint plus tard Molière. Il fut camarade de collège du prince de Conti. Il est faux de dire que cet enseignement ne faisait pas des hommes d'action. Oubliez-vous nos grands marins, nos grands industriels .du temps de Golbert, nos grands colonisateurs? Ce furent les fondateurs de la France. Les hommes de la Révolution française n'étaient-ils pas des hommes d'action ? lis étaient bourrés de latin et de grec.

M. Steeg. Taine le leur a vivement reproché. M. de Lamarzelle. La culture gréco-ifttu>e ne les avait pas énervés.

M. Ribot intervint ensuite

Il est bon d'avoir le culte des lettres anciennes. Il fie faut pas en avoir la superstition. On peut parfaitement savoir et écrire le fronçais sans savoir le latin. D'autre part, l'étude du latin ne dispense en aucun cas de l'étude directe du français.

Cet enseignement du français est donné dans nos lycées avec une grande supériorité. La France est un pays latin, mais elle n'est pas exclusivement un pays latin. Elle a fondu d'autres éléments dans la riche variété de son génie national. (Très bien !)

Trop de nos élèves sont fourvoyés dans les études classiques. Il faudrait les diriger vers les écoles commerciales et coloniales. Il faudrait procéder à des éliminations. C'est ce que fait la Prusse avec ses examens de passage. C'est ce que nous avons fait avec les cycles.

M. Ribot conclut

Messieurs, nous sommes avec vous pour défendre la culture grcco-latine, pour alléger les programmes. Nous ne serions plus avec vous s'il s'agissait de fermer l'accès des facultés et des hautes écoles aux élèves provenant, par l'enseignement moderne, de l'enseignement primaire supérieur. Le système adopté en 1902 a été un système transactionnel. Le supprimer, ce serait s'exposer à une redoutable rèaction. On verrait l'enseignement primaire demander l'accès direct aux facultés, aux grandes écoles.

L'œuvre de 1902 a été sincère.

Elle a reçu l'approbation des meilleurs esprits. Il ne fallait pas du tout la remettre en question. La campagne qu'on a engagée ne se justifie pas. Je devais, comme ancien président de la commission de 1902, comme membre de la commission des finances, vous mettre en garde contre ks conséquences redoutables auxquelles elle pourrait conduire. (Vifs et unanimes applaudissements.)

L'après-midi, M. Chartes Dupuy s'occupa plus particulièrement de l'enseignement supérieur puWic.

Si l'on compare la situation actuelle avec celle d'il y a quarante ans. on remarque une merveilleuse tloraison. La loi de 1875 a proclamé la liberté de l'enseignement supérieur. C'est une liberté qu'il faut soigneusement conserver. Les actes qui ont constitué les universités décret de 1885. loi de 1896 ont établi en France des réalités très vivantes. Toutes les universitfs se sont bien défendues. Elles sont aujourd'hui d'une constitution lrés robuste.

M. Lintilhac s'éleva vivement contre les critiques dirigées contre la Sorbonne et ses professeurs.

La Sorbonne. dit-il, farane des travailleurs. Elle leur met en main des instruments de travail. Si elle les applique aux spécialités, c'est pour fondre celles-ci dans la synthèse, sans laquelle il n'y a pas dc culture générale.

La Sorbonne d'aujourd'hui est une grande école d'humanisme. Elle est une école de la raison, et c'est même ce qui explique certaines hostilités qui ne désarment pas à son égard. On en veut il la Sorbonne à du ratiunalisme foncier de sa méthode. [Très bien à gauche.) Henouçons à notre travers national de nous diminuer nous-mêmes. On fimrait par nous prendre au mot. Maintenons la primauté de l'esprit trançais et soyons persuadés qu'ello n'a pas de meilleur promoteurs quc les démocrates intellectuels qui enseignent dans la vieille maison de Sorbonne. (Vif5 applaudissements.)

MM. l^abbé et Reymond parlèrent de tenseignement médical.

\ous souffrons, dit M. Reymond. de la pléihorf; médicale et d'une trop fréquente médiocrité. Ii faudrait rendre les concours plus difficiles et ne pas oublier l'ense:ignement prutique qui ne peut se donner qu'à l'hbpital.

M. rtebiarre signala à l'attention du ministre la situation des instituteurs et des professeurs ivmiiie difficile \mr auite de l'augmentnlion du fout de la vi<> et réclama l'abrogatinn totale de Ih loi fj'ailonx.

Personne n'a oublié la Jutj-o oblique que dans ce pays les Egli.ses ont dirigées contre J'école laïque un iia pas oublié le manifesta des évêques ayant pour hut de vider l'école laïque. Le gouvermment présente des mesures répressives il est Ce matin, suite du budget de l'Instruction publique.

Paul GREZ.

» Des fourmis, où que t'en vois des fourmis ?

Mais c'est que c'est vrai, s'écria Sa-Poire se relevant. Y en a partout. C'est donc ça que je rêvais que j'avais une pu,pe. Et se retournant tout en portant les yeux sur l'endroit où il étuit couché, il constata avec effroi

Non d'une tomate, je m'étais « bâché » dans une fourmillière

Alors le !leurs et légumes » commença il .épousseter avec son mouchoir.

Mais, complètement envahi cette fois, il criait

Je pourrai jamais me débarrasser de ces vermines-là Je les sens qui me grouillent dans les jambes. J'en ai plein mon palalon.

Mais Dubide et Galoubet accouraient à la rescousse, se doutant bien qu'un drame se déroulait à l'ombre du grand chêne. Alors, Sa-Poire interpella 'tout de suite son fils atné

C'est toi tout à l'heure qui faisait transpirer les fourmis. Eh bien, maintenant, c'est elles qui me font suer! Mais l'ennemi gagnait de plus en plus du terrain.

Nom d'une tomate de tomate. commençait à hurler le brave homme. C'est qu'à présent les vl'à qui me grin.pent dans le dos Je dois en avoir plein ma « liquette

Laisse-les grimper, conseillait Dubide, elles vont remonter par en haut. On les cueillera au passage.

Si tu le figures que je vas attendre. Et gagnant au plus vite un bosquet très touffu. Se-Poire prit le parti le plus sage de se déshabiller entièrement, de secouer ses vêtements et 'le remettre sa chemise l'envers et son pantalon aussi

M. Angagnenr reçoit

le personnel des travaux publics Il lui demandera beaucoup, mais soutiendra et défendra ceux qui auront exécuté ses ordres.

M. Augagneur a m,i, hier, au ministère, If xKTsonnel de l'administration centrale et les différents grounemenis ressortissait de son département anxqueiS s'étaient joints les comités et associations qui s'y rattachent.

Entre nutres déclarations, le ministre a signifie qu'ayant horreur de la fuveur, il saurait rendre justice aux offerts iijJjprieiyc da ses subordonnés auxquels il demandait d'être des travailleurs assidus M consciencieux. Il n'a pus cuché qu'il attendait do se» collaborateurs un travail as.^z dur comme il le donnerait lui-mfiiw, de t'activité, de l'exactitude et de la rapidité. f*în retour, le ministre s'est déclaré- prêt à défendre et à soutenir en toutes circonstances ceux qui aurainent intelligemment exécuté son ordres. Répondant au directeur dis chemins de fer de l'kJtat, qui vennit de lui donner l'assurance du dévouement de -on personnel aux intéri'ta publics, le ministre a déclaré que le service des chemins de fer de 1 Etat était, à son point de vue, un das plus importants de son ministère-. Parliean déterminé des grands services publics dirigés par l'Etat, u est convaincu qu'aucune raison supérieure n'existe pour qu'un service publie mis entre les mains de l'Etat ne soit pas auosi bien géré qu'un service mis entre les mais» d'une compagnie.

Si les conséquences du rachat de l'Ouest n'ont pas été immédiatement favorables aux intérêts publics, en apparence tout au moins, il est intitile, en ce moment, de chercher à cn dégager les causes mais étant acfruelk'ment, en présenco d'u.ne situation trup connue, il s'agit d'en tirer le meilleur parti, Pour atteindre ce but, il suffira de travailler en commun avec zèle, activité et en coordonnant les efforts de tous sous la direction de M. Claveille, qui a donné la preuve d'une trés grande activité féconde en résultats déjà appréciables.

Au surplus, le ministre déploiera toute son énergie pour faire rentrer les choses dans l'ordre et faire naître dans notre pays le respect de la vie humaine.

LES DÉTOUHWEIBeWs DE J0MTA8 Dernièrement on arrêtait un nommé Montag, caissier d'un grand hôtel de l'avenue des Champs-Elysées, qui avait fait une large brèche à la caisse de cet établissement. Montai a été interrogé, hier, par M. la juge d'instruction Drapier. Il a reconnu avoir détourné 53,000 franco.

C est pour subvenu* aux exigences d'une maltresse, a-t-il dit, que j'ai commis ces abus de confiance. Je gagnais largement ma vie j'avais 12,000 francs par an et la table. C'est une passion folle. irraL'ionnée, qui m'a rendu valeur.

Le magistrat est persuadé que l'inculpé n'avoue qu'une partie de ses détournements. Aussi va-t-il le confronter avec le directeur de l'hôtel.

LES RÉFORMISTES DE LA P. P. Les membres de l'Union des réformistes de la préfecture de police avaient organisé, hier soir, une réunion, dans une salle de la place Blanche. M ICappvelle présidait, assisté de MM. Follet, de Reims, et Dulong, de Rouen.

Commencée à huit heures et demie, la séance dura jusqu'à minuit.

Parlant après M. Tarenne, secrétaire adjoint de l'Union, M. Rigail qui avait fait partie de la délégation envoyée par l'Union au congrès de Marseille tint il définir lee devoirs du gardien de la paix.

Le ôardien de la paix, déolara-t-i!. ost un homme tout comme un autre: tout comme un autre il doit avoir souci de sa dignité. Il doit, en toutes circonstances, consulteur sa conscience et lui obéir. Il lui arrivera ainsi de donner à ses chefs euxmêmes l'exemple de la conciliation et de la modération.

Dans leur ordre du jour. les assistanats ont tenu à remercier cent de leurs camarade» qui ont décidé que le procham congrès sera tenu à Parie.

Ils se sont, en outre, engagées à faire une propagande toujours plus active en faveur de l'Union.

LE PRINCE DE TrRNOVO A L'ELYSÉE

Le PréSident de lA Républirrw» a reçu, hier matin, il I'Elysée, le prince royal de Tirnovo, qui était accompagné de M. Stancioff, ministre de Bulgarie, et de M. MarkoH.

A dix heures et demie. M. Fallières. accompagné de M. Ramondou, secrétaire général de la présidence, a rendu au prince de Tirnovo sa visite.

LES CONGRÈS INTERNATIONAUX

DES CHAMBRES DE COMMERCE

Le comité permanent des congrès internationaux des chambres de rommej*ee a décidé, hier, que le prochain congrès se tiendrait, l'année prochaine, à Boston.

Après avoir participé à un déjeuner organisé en leur honneur par la chambre de commerce de l'ari.«. les membres du comité, auxquels s'était jointe la délégation américaine qui visite actarellement la, capitales de l'Europe, ont été reçus à I'Hôtr.l de VXk\

\1. Félix Roussel, président du conseil municipal, a soühaité la bienvenue il nos hôtes et a profité, de la cirronstance pour défendre Paris contre la répirtaiion exclusive de lieu de pJaisir qui lui Il été faite dans certains pays étrangers. D'autres allocutions ont été prononcées par MM. Williams au nom des Américains. A. Bernard, au n»xn du prrjet de la Seine, et Laurent, au nom du préfet de police.

Comme ça, flUil, s'il en reste quelquesunes, elles ne me piqueront pas la peau, et quand elles verront qu'il n'y a plîis rien 4 frire pour el'es, elles regagneront leur domicile.

Mais en apercevant son mari ainsi transformé, Dolphine poussa un cri d'épouvanté. Allons, bon lit-elle. Le v'là en camaval Ah mes enfants, il n'y a rient 4 faire avec votre père.

Quéqu' ça fait, pourvu qu'on rigole, lança joyeusement Sa-Poire.

» A présent je ne serais pas fâché de dire un mot à ce fameux pâté d'anguilles. A ces mots, Dubide, qui était en train d'ouvrir une botte de harengs, détourna la tête en disant

Via toujours l'hors-d'œuvre

L'hors-d'oeuvre, l'hors-d'œuvre, récla. ma Sa-l'aire, j'en veux pas. l'hareng. ç,a altére et j'ai pas besoin de ça pour avoir soif.

» C'est du pâté que je veux et m'en faut, parce que « j en cache »

Mais oui, insistait Galoubet, on ne mange pas du hareng à quatre heures. Sorsnous un peu ton pâté, pour voir la tête qu'il a.

V'là toujours du saucisson éluda Tho mas. C'est tres bon pour se mettre en train. Tu nous embêtes avec ton saucisson, reprit Sa-Poire. On en mange toute l'année, tandis que du pâté d'anguilles, on n'en mange que quand on vient à Melun et dame, c'est pas tous les jours.

Si qu'on buvait un coup, s'obstinait le gourmet.

(A suivre.) Arthur 'BERNtDE. Traduction et reproduction rigoureusement intei>>

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