search inAll Gallica

search form for All Gallica

    search in Books

    search form for Books

      search in Manuscripts

      search form for Manuscripts

        search in Maps

        search form for Maps

          search in Images

          search form for Images

            search in Periodicals

            search form for Periodicals

              search in Sound recordings

              search form for Sound recordings

                search in Scores

                search form for Scores
                  Close
                  Please type your search term
                  Close
                  Home Consultation

                  Full record

                  Fermer

                  Titre : Le Capitaine Fracasse, par Théophile Gautier. Illustrations par Gustave Doré

                  Auteur : Gautier, Théophile (1811-1872)

                  Éditeur : Librairie illustrée (Paris)

                  Date d'édition : 1877

                  Type : monographie imprimée

                  Langue : Français

                  Format : In-4° , 396 p.

                  Format : application/pdf

                  Droits : domaine public

                  Identifiant : ark:/12148/bpt6k5626657q

                  Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Y2-323

                  Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30490185d

                  Provenance : bnf.fr

                  Date de mise en ligne : 30/11/2009

                  Close
                  First page Previous page Page
                  Next page Last page (Screen 256 / 414)
                  Download / Print
                  Fermer la popin

                  Download

                  You can obtain several pages of this document as an electronic file. You may choose one of the following formats : PDF, single page JPEG or plain text.

                  Choose format :
                  PDF
                  JPEG (Only the current page)
                  txt


                  Choose to download:
                  full document
                  a portion of this document


                  By checking this box, I acknowledge having read conditions of use and accept them.

                  Close
                  Contribute

                  Report an anomaly

                  Want to report an anomaly on the following document :

                  Title : Le Capitaine Fracasse, par Théophile Gautier. Illustrations par Gustave Doré

                  Author : Gautier, Théophile (1811-1872)

                  Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5626657q/f256.image


                  Please describe the observed anomaly as exactly as possible,with the following proposals and/or the comment box.


                  Nature of the problem :

                  Wrong bibliographic data

                  Inconsistency between bibligraphic data and document posted

                  Blurred and truncated images

                  Incomplete Document or missing pages :

                  Incorrect or incomplete table of contents

                  Download problem

                  Unavailable Document

                  zoom

                  OCR/text

                  audio mode

                  Full Screen

                  other (please specify in comments)

                  Other (please specify in comments)


                  Comments :



                  Please leave us your email so we can respond :


                  Please copy the characters you see in the picture

                  The text doesn't conform to the displayed image

                  Close
                  Buy a reprint
                  Fermer la popin

                  Buy a reprint

                  This document may be reproduced identically by visiting the following associate site(s):
                  TheBookEdition IkiosqueEdilivre

                  Close

                  Send by e-mail

                  Fermer
                  A mail has been sent A problem occured, the e-mail delivery failed. Please try again.
                  Close

                  Search module

                  Click here to toogle the search panel

                  Search results

                  Search this document

                  The text below has been produced using a process called optical character recognition (O.C.R.). Since it is an automatic process, it is subject to errors you might find in this page.

                  The recognition rate for this document is 96.61 %.




                  LE RADIS COURONNE. 246

                  En minutant ce monologue, Jacquemin Lampourde, les mains plongées dans ses
                  poches, le menton appuyé sur sa fraise de manière à retrousser sa barbiche, semblait
                  pousser des racines entre les pavés et se pétrifier en statue, comme cela arrive à plus
                  d'un compagnon aux Métamorphoses d'Ovide. Tout à coup il fit un soubresaut si
                  brusque qu'un bourgeois attardé qui passait par-là s'en émut de peur et hâta le pas,
                  croyant qu'il allait l'assaillir et à tout le moins lui tirer la laine. Lampourde n'avait
                  aucune intention de détrousser ce nigaud, qu'en sa rêverie distraite il ne voyait même
                  point; mais une idée triomphante venait de lui traverser la cervelle. Ses incertitudes
                  étaient finies.

                  Il tira vivement un doublon de sa poche, le jeta en l'air après avoir dit :

                  Pile pour le cabaret, face pour le tripot !

                  La pièce pirouetta plusieurs fois, et, ramenée à terre par sa pesanteur, retomba
                  sur un pavé, faisant luire sa paillette d'or sous le rayon d'argent qui s'échappait de la
                  lune, en ce moment débarrassée de tout nuage. Le bretteur s'agenouilla pour déchif-
                  frer l'oracle rendu par le hasard. La pièce avait répondu pile à la question posée.
                  Bacchus l'emportait sur la Fortune.

                  C'est bien, je me griserai, dit Lampourde en remettant le doublon, dont il
                  essuya la boue, en son escarcelle profonde comme l'abîme, étant destinée à engloutir
                  beaucoup de choses.

                  En faisant de grandes enjambées, il se dirigea vers le cabaret du Radis couronné,
                  sanctuaire habituel de ses libations au dieu de la vigne. Le Radis couronné présentait
                  à Lampourde cet avantage d'être situé à l'angle du Marché-Neuf, à deux pas de son
                  logis qu'il regagnait en quelques sigzags, lorsqu'il s'était mis du vin jusqu'au noeud
                  de la gorge, à partir de la semelle de ses bottes.

                  C'était bien le plus abominable bouge qu'on pût imaginer. Des piliers trapus, en-
                  glués d'un rouge sanguinolent et vineux, supportaient l'énorme poutre qui lui servait
                  de frise et dont les rugosités affectaient de certaines formes indiquant d'anciennes
                  sculptures à demi effacées par le temps. Avec beaucoup d'attention, on parvenait à
                  y démêler un enroulement de ceps et de pampres, à travers lesquels gambadaient des
                  singes tirant des renards par la queue. Sur la claveau de la porte figurait un énorme
                  radis au naturel, feuille de sinople et sommé d'une couronne d'or, le tout fort terni,
                  qui depuis des générations de buveurs servait d'enseigne et de désignation au cabaret.

                  Les baies formées par l'espacement des piliers étaient closes, en ce moment, de
                  volets à lourdes ferrures capables de soutenir un siège, mais non si hermétiquement
                  joints qu'ils ne laissassent filtrer des raies de lumière rougeâtre, et s'échapper une
                  sourde rumeur de chansons et de querelles; ces lueurs, s'allongeant sur le pavé
                  miroité de bouc, produisaient un effet étrange dont Lampourde ne sentit pas le côté
                  pittoresque, mais qui lui indiqua qu'il y avait encore nombreuse compagnie au Radis
                  couronné.

                  Heurtant la porto avec le pommeau de sou épée, le bretteur, par le rhythme des
                  coups qu'il frappa, se fit reconnaître pour un habitué de la maison, et l'huis s'entre-
                  bâilla afin de lui livrer passage.

                  La salle se tenaient les buveurs avait assez l'air d'une caverne. Elle était basse,


                  Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Y2-323

                  Share

                  Permalink on this document

                  Permalink on this page
                  Embeddable widget

                  Embeddable thumbnail
                  Send by e-mail

                  Blogs and social networks