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Titre : Le Robinson suisse, journal d'un père de famille naufragé avec ses enfants, par J. R. Wyss. Traduit par Mme de Montolieu, revu par l'abbé J*** [Jouhanneaud]

Auteur : Wyss, Johann Rudolf (1782-1830). Auteur du texte

Éditeur : E. Ardant et C. Thibaut (Limoges)

Date d'édition : 1878

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : Gr. in-8° , VI-238 p.

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Description : Appartient à l?ensemble documentaire : Limous1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5624965p

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Y2-74658

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31672593p

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 19/04/2010

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40 LE ROBINSON SUISSE.

que l'on n'avait pas ouvert, et que nous pensions aussi être plein de fromage. Au bout d'un moment, il revint auprès de nous; la joie brillait dans ses yeux.. « Papa, me dit-il, si nous'avions seulement de bon beurre sur notre'biscuit, il serait bien meilleur, n'est-ce pas?

? Oui, dis-je, si, si, avec tes éternels si; ce biscuit avec du fromage vaut mieux quêtes si..., qui ne signifient rien.

ERNEST. Peut-être qu'ils signifieraient beaucoup si on ouvrait cette tonne.

LE PÈRE. Quelle tonne, et que veux-tu dire ?

ERNEST. Que cette autre tonne est pleine d'un beurre salé excellent ; j'y ai fait une petite ouverture avec un couteau ; voyez ce que j'en ai tiré. » Et il nous montra une excellente tartine au beurre.

« Ton instinct de gourmand te conduit fort bien, lui dis-je, et tu as eu bon nez. Allons, à l'ouvrage! qui veut des tartines? » Tous entourèrent la tonne; mais j'étais dans l'embarras sur la manière la plus prompte et la plus sûre de l'ouvrir. Fritz pensait qu'il fallait ôter un des premiers cercles pour faire sauter le fond ; je lui représentai qu'il fallait bien se garder de relâcher les douves, parce que la chaleur du jour, qui serait très forte, ferait fondre tout le beurre, qui coulerait dehors. J'eus l'idée de faire une ouverture assez grande au fond, pour en tirer le beurre dont nous aurions besoin, avec une petite pelle de bois, qui fut bientôt fabriquée. Cela réussit très bien ; nous eûmes pour notre déjeuner une coque de noix de coco pleine de beau beurre salé de Hollande, autour duquel nous nous mîmes par terre, désirant plus que jamais du lait de vache ou de coco pour nous désaltérer. Nous fîmes griller notre biscuit, et lorsqu'il fut bien chaud, nous y mîmes le beurre, qui nous parut excellent .

Nos chiens nous laissèrent déjeuner tranquillement; ils dormaient à côté de nous ; mais pendant leur repos, nous vîmes qu'ils n'étaient pas sortis du combat sans blessures; ils en avaient d'assez grandes en plusieurs endroits, et principalement au cou. Dans la crainte que la chaleur n'envenimât leurs plaies, je fis laver du beurre dans de l'eau fraîche, et je dis à Jack l'intrépide de les oindre pendant qu'ils étaient tranquilles; il le fit avec compassion et adresse; les chiens se réveillèrent, mais ne bougèrent pas, comme s'ils avaient eu le sentiment du bien qu'il leur faisait; ensuite ils se léchèrent, et ils furent guéris en peu de jours.

« Il ne faut pas oublier, dit Fritz, de chercher sur le vaisseau si nous ne trouvons pas pour eux des colliers à pointes, afin de préserver nos vaillants défenseurs, dans le cas où ils auraient encore des chacals à combattre ; et je ne doute pas que cela n'arrive, à présent que ces animaux savent le chemin.

? Ah ! dit Jack, je leur ferai moi-même des colliers, si maman veut m'aider. LA MÈRE. Je te le promets, petit fanfaron ; nous verrons ce que ta bonne tête

inventera.

LE PÈRE. Oui, oui, petit homme, exerce ta force inventrice, tu ne saurais mieux faire; si tu produis quelque chose d'utile, il y aura pour toi éloges et honneur. A présent, il est temps de nous mettre à l'ouvrage; préparez-vous, monsieur l'aîné ; vous qui, par votre âge et votre prudence, êtes de droit mon conseiller prive, vous viendrez avec moi pour sauver ce qui pourra être emporté. Vous autres petits, vous resterez encore sous l'ailé de votre bonne mère, bien sages, bien obéissants, et vous prierez Dieu qu'il nous ramène heureusement vers vous. »

Pendant que Fritz préparait le bateau, j'arrangeai une perche avec un morceau de toile blanche à l'un des bouts, je la plantai sur le rivage, de manière que je pusse la voir du vaisseau, et je convins avec ma femme que, dans le cas de quelque danger, ils l'abattraient et tireraient trois coups de fusil en signe de détresse,