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Titre : Le Robinson suisse, journal d'un père de famille naufragé avec ses enfants, par J. R. Wyss. Traduit par Mme de Montolieu, revu par l'abbé J*** [Jouhanneaud]

Auteur : Wyss, Johann Rudolf (1782-1830). Auteur du texte

Éditeur : E. Ardant et C. Thibaut (Limoges)

Date d'édition : 1878

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : Gr. in-8° , VI-238 p.

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 252

Format : application/epub+zip

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Limous1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5624965p

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Y2-74658

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31672593p

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 19/04/2010

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LE ROBINSON SUISSE. -118

fondre à part, pour t'en servir ensuite pour des soupes, qui seront parfaites. Nous; allons saler tout ce que nous voulons conserver ; mais tu peux donner aux chiens' la tête, les pattes et les entrailles, car il faut que chacun vive.

— 0 mon papa ! s'écria Jack, je vous en prie, donnez-moi l'écaillé.

— A moi! à moi! » s'écrièrent-ils tous à la fois. Je leur imposai silence, en leur disant qu'elle appartenait de droit à Fritz/puisqu'il l'avait harponnée; et| que sans lui elle serait encore au fond de la mer. « Mais enfin, voyons, dis-je, ce que chacun de vous voudrait en faire, car ce n'est pas sans raison, je pense, que vous désirez tous la posséder. , .

ERNEST. Moi, je voudrais en faire un excellent bouclier pour me garantir contre les sauvages quand ils viendront nous attaquer..

LE PÈRE. Petit égoïste! je te reconnais bien là; mais je me doute qu'en pareil' cas tu la mettrais bravement sur ton dos, et tu te sauverais au plus vite. Et toi, Jack, qu'en ferais-tu?

JACK. Moi, j'en fabriquerais un charmant petit bateau, qui nous ferait plaisir à tous. Quand j'aurais des patates, des karatas, ou autre chose à porter à la maison,- je les mettrais dedans, et ils suivraient le fil de l'eau du ruisseau; ainsi nos provisions arriveraient ici sans me fatiguer.

LE PÈRE. A la bonne heure; mais un petit radeau, une caisse, peuvent servir au même usage. Et toi, petit François, qu'en voudrais-tu faire ?

FRANÇOIS. Oh! je voudrais me bâtir une petite cabane, et je pensais que cette écaille ferait un superbe toit.

LE PÈRE. Tout cela est fort bon, mes amis, si nous ne voulons que jouer ; mais je désirerais que vous pensassiez plus à l'avantage commun qu'à votre sûreté personnelle, à votre commodité, ou enfin à vos passe-temps. Et à quoi M. Fritz, le possesseurlégitime de cette écaille, l'a-t-il destinée?

FRITZ. A un bassin, que je placerai à côté de notre ruisseau, pour que ma mère puisse toujours avoir de l'eau propre pour ses besoins journaliers.

LE PÈRE. Bien, fort bien, mon ami ; honneur à l'inventeur du bassin ! Voilà un usage d'une utilité générale, et qui sera exécuté dès que nous aurons de la terre glaise pour poser ce réservoir sur une base solide.

JACK. Ah! ah! Eh bien! c'est moi qui fournirai la terre grasse; j'en ai là un

tas sons ces racines.

LE PÈRE. J'en suis bien aise. Où l'as-tu prise? -

LA MÈRE. Il l'a prise ce matin sur la hauteur, où il en a découvert une couche ;

il s'est tellement sali, qu'il m'a fallu faire une lessive en règle pour ce petit

polisson. ■

- JACK. Si je ne m'étais pas sali ainsi, bonne mère, jamais je n'aurais découvert cette terre, qui nous sera, fort utile. En revenant de chercher des patates, j'ai voulu suivre là-haut le bord du ruisseau pour m'amuser à le voir couler et faire ses jolies petites cascades; voilà que j'arrive à une grande place en pente, arrosée par l'eau du ruisseau, et si glissant que je ne pus marcher; je suis tombé, et me suis sali dé la tête aux pieds ; alors j'ai vu que c'était de la belle terre grasse,. douce comme de l'huile. J'en ai fait dé grosses boules, et je les ai apportées.

LA MÈRE. Et tu t'es vanté de ta découverte comme si elle était la suite des recherches les plus empressées, tandis que tu ne la devais qu'au hasard ; enfin, tu l'avoués à présent, et je t'en loue.

ERNEST. Dès que ce bassin d'écaillé sera posé, je mettrai dedans les racines que j'ai trouvées et qui sont très sèches. Je ne sais si c'est une espèce de rave ou de raifort ; la plante avait plutôt l'àir d'un arbrisseau ; mais, comme elle m'était in-