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Titre : Le Ménestrel (Paris. 1833)

Titre : Le Ménestrel : journal de musique

Éditeur : Heugel (Paris)

Date d'édition : 1833-1940

Type : texte,publication en série imprimée

Langue : Français

Format : application/pdf

Identifiant : ark:/12148/cb344939836/date

Identifiant : ISSN 12479519

Source : Bibliothèque nationale de France, TOL Non conservé au département des périodiques

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344939836

Provenance : bnf.fr

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2592 - 46e ANNÉE. - 49. PARAIT TOUS LES DIMANCHES Dimanche 7 NoTembre (880.

(Les Bureaux, 2 bis, rue Vivienne)
(Lés manuscrits doivent être adressés frarwo au journal, et, publiés ou non, ils ne sont pas rendus aux auteurs.)

MUSIQUE ET THÉÂTRES

J.-L. HEUGEL Directeur

COLLABORATEURS DU JOURNAL

MM. H. BARBEDETTE, FÉLIX CLÉMENT, OSCAR GOMETTANT, G. CHOUQUET, MAURICE CRISTAL

E. DAVID, A. DE FORGES, G. DUPREZ, OCTAVE FOUQUE

A. GALLI, F. GEVAERT, E. GIGOUT, HERZOG, B. JOUVIN, TH. JOURET, P. LACOME

TH. DE LAJARTE, DE LAUZIÈRES, E. LEGOUVÉ, DE LYDEN, MARMONTEL, A. MOREL, H. MORENO

CH. NUITTER, A. PENA Y GONI, CH. POISOT, A. DE PONTMARTIN, ARTHUR POUGIN, DE RETZ

M. RAPPAPORT, A. ROSTAND, J.-B. WEKERLIN, VICTOR WILDER & XAVIER AUBRYET

Adresser FRANCO à M. J.-L. HEUGEL, directeur du MÉNESTREL, 2 bis, rue Vivienne, les Manuscrits, Lettres et Bons-poste d'abonnement.

Onan, Texte seul : 10 francs, Paris et Province. Texte et Musique de Chant, 20 fr.; Texte et Musique de Piano, 20 fr., Paris et Province.

Abonnement complet d'un an, Texte, musique de Chant et de Piano, 30 fr., Paris et Province. Pour l'Étranger, les frais de poste en sus.

SOMMAIRE-TEXTE

I, BBETHOVEK : ses dernières années (9e article), VICTOR WILDER. II. Semaine
théâtrale : nouvelles et première représentation de Belle Zuretle, H. MOKENO.—
III. Grand festival de Leeds : le Martyr d'Antioche, drame sacré de SULLIVAN.
W. Nouvelles et concerts.

MUSIQUE DE PIANO

, Nos abonnés à la musique de PIANO recevront, avec le numéro de ce
jour : la grande valse composée par G-. JACOBI pour le ballet de

L'ARBRE DE NOÎL-

Suivra immédiatement un morceau des Riens de la collection des OEuvres
■•posthumes de G. ROSSINI.

CHANT

: Nous publierons, dimanche prochain, pour nos abonnés à la musique
te CHANT : la polka de la Montreuse d'ours, chantée par M1Ia ZULMA BOUFFAR
.tons la féerie de l'Arbre de Noël. Suivra immédiatement la nouvelle
mélodie de P. GAMPANA : Lise m'appelle, poésie de CASIMIR DELAYIGNE.

LES DERNIÈRES ANNÉES DE BEETHOVEN

BEETHOVEN TUTEUR DE SON NEVEU

«J'ai toujours les mêmes ennuis; il n'y a plus moyen de
jwe ici. » Telle est la plainte que Tomaschek recueillit de
la touche de Beethoven, dans l'entretien que nous avons
fPporté-plus haut.

f Ces ennuis, il est aisé de le deviner, provenaient des
difficultés survenues dans le service de la rente qui lui
payait _ été constituée en 1809, par l'archiduc Rodolphe, les
#jices;l.obkowitz et Kinsky.

s ^ part de l'archiduc était régulièrement payée et de ce
;'*ôté le maître pouvait se reposer sur la parfaite exactitude
*e son débiteur. Il n'en était malheureusement pas de même
ûes deux autres.

■^ la suite de prodigalités, qui avaient compromis sa grande

fortune, Lobkowitz avait été pourvu d'un conseil judiciaire.
Sans contester les droits de Beethoven, le curateur du prince
voulut les réduire à leurs strictes limites et tenta d'alléger
la dette de son client en invoquant les bénéfices de la patente
financière dont nous avons déjà parlé.

Beethoven ne voulut naturellement pas accepter la réduc-
tion proposée. De là, procès.

Avec Kinsky, les choses avaient tourné plus mal encore.
Le 3 novembre 1812, l'infortuné prince jeté à bas de son
«heval, dans une promenade qu'il faisait aux environs de
Prague, s'était brisé le crâne ; à peine avait-il survécu
quelques heures à son horrible blessure. Ses héritiers
ou, pour être plus exact, les hommes de loi qui les repré-
sentaient, soulevèrent la même difficulté que le curateur de
Lobkowitz. Ils s'autorisèrent de la fameuse patente pour
opérer une réduction sur la rente dont Beethoven était le
titulaire. Il fallut soumettre ce nouveau différend à la justice.

Tant que?'.dura ce double conflit, tout paiement resta naturel-
lement suspendu, bien entendu en ce qui touchait la part de
Lobkowitz et celle des héritiers Kinsky. L'affaire ne fut définiti-
vement réglée, par une sorte de compromis, que dans les pre-
miers mois de 1815. La dette de Kinsky fut réduite à 1,200
florins, celle de Lobkowitz à 700, payables en billets de la ban-
que. Avec les 1,500 florins de l'archiduc Rodolphe, la rente
qui fut désormais régulièrement servie au maître jusqu'au
jour de sa mort, s'élevait à 3,400 florins. Beethoven fut, en
outre, autorisé à toucher immédiatement les termes échus.
Depuis le 1er septembre 1811, il était créancier de Lobkowitz
et la succession Kinsky avait cessé tout versement vers la fin
de 1812. Il lui revenait donc une somme assez ronde, qui
venait fort à propos pour lui permettre de faire face à de
nouveaux besoins engendrés par de nouveaux devoirs.

Le 15 novembre 1815, Charles van Beethoven, le plus
jeune des frères de l'illustre symphoniste, mourait en lui
léguant la tutelle de son fils âgé de huit ans.

Charles van Beethoven, ou Gaspard, pour lui restituer son
nom véritable, avait épousé, en 1806, Jeanne Reiss, la fille
d'un.tapissier assez bien achalandé. Au début, cette union
semblait devoir prospérer, et les nouveaux époux avaient
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