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Full bibliographic record:

Titre : Le Ménestrel : journal de musique

Éditeur : Heugel (Paris)

Date d'édition : 1880-08-29

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 44462

Description : 1880/08/29 (A46,N39)-1880/09/04.

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5616982j

Source : Bibliothèque nationale de France, TOL Non conservé au département des périodiques

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344939836

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344939836/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 01/12/2010

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LE MÉNESTREL

m,

ployer,'allonge mystérieusement la tête, et, avec cette pronon'■.^i[grimacière! quont les'bouffès italiens;, nous dit : Faneiulli, U farm-e> bhe àbbiamo i fatio i/: - Cela- : ndu s < a- - un; peu dé ri désv L'ai r de -là C0merbïanche^ la-romance anglaise, et Jenny Lind surtout, avec llair , u jVo?;mO; ont fini par enlever ces dames. ....

,,lfeRCRiEi)i!i,H?r iiBtovEMBBÈ.'- -^ i'-Le -isoir,- SonnambtllaiihaL• sâllé''n'est ^pleines;;,quoique ;ce soit Ia-plius-ipeti-te dé celles-que hous' ayoùs eues.-ipèaàant la fournèdi Lindî-es't 'd'unè-humè'ur affreuse; le public j. fri0id!;:;i.pourtant;.l'opéra tmar'chait-mieux.-qiiej'am-aiis;:i j'avais 'un peir-det mon rhumenàe-Birmingham;,; j'ai-nianqué'mon-rt-bémolde: &fté«G,:danS ■ I.'air.final: i -AUb perche non pbssoodiarli!! • Ah!Mcomm-e Ruhini enlevait;cela!... ,;

.>TwbREi)'i ■3-/'—"'-Là:''Figlia del Regrjimento. — Plus! de monde et de cliaTeîir qu'a ■WSèrunèmbiâiv An 1 dernier 'acte, pendant la ritournelle dirdndd final," Lind';me- dit- fout bas : « Écoutez bien ceci, Rbgef;' ci'sûnt]les:-;.dernières notes que: vous entendrez !-de moi au théâtre. » _ Je reste- 1 stupéfait. ' ' ' - :'-;': ■" i;' ;; ''';;i ;"''' ' .-,.Estf il* vrai?-.; Sa xarrière.,-est, finie ! Ad'apogée de ; ses succès,; elle renoHoéiiau:;théâtre! ,/-*-;Je n'ai ipas! le temps de lui demander une explicâtio'n,'!:-j- :elle.:;chante,^— île.public enivré l'applaudit, il ne sait pas qu'il la perd; — et puis, c'est à moi de chanter, et il faut .que, j'aie l'air ^heureux, puisque je,l'épouse... mais,, vrai, j'avais, ie^çoeurjiia^ré,;. .„.,,, ,. :,, ;., ...,. ... ■■ -,,-,- ,.;i ,;,;,-,., -,

;-SÀMEDI 4. .--^: Dîner -chez Lumlëy, à Bedfbrt-hôtel. On 'porte-des toasts-à - Jenny - Lind :et, à- mon -retour. — Toast en accord, c'est-àdi'ré- -qSe -chacun>> suivant son' aptitude,; sur un ton donné et'le mot hunàt! -place-sa-note,, à la cave, au rez-de-chaussée, au premier 1 au grenieE,ridanS une, savante improvisation harmonique.' ;-:L'orGhestre arrive, nous sommes au complet, on danse furiéus,em,è'n-t iju-squ'au:;spuper. Au; milieu de- l'attendrissement causé par les;'toastsj;:'cettê!;cbère' ; Jenny détache, de son doigt une bague,' un diamant-die-:1a plus belle eau, et me dit avec! solennité : « Je désire, 1 Rôgeïjilique chaque étincelle 5 lancée par ce brillant vous rappelle uh;de/iraes-voeux; pour votre bonheur. » Il y a dans cette phrase toute lâ.femrne,.- et un coin de la Suède. ,' ■'•

--DiJiANqHEî'o.!— La tournée, est finiel Je monte !à cheval avec Lind et Mme Lahlache. Cette nuit, nous ne nous étions séparés qu'à trois;ihëures,-! et: nous' voilà,- à dix heures du matin, galopant en pleine'; campagne--par un vent frais et un beau soleil. J'étais' triste-cependant; l'idée de terminer- Cette journée si heureuse me gâtait-;mon plaisir:-Quelle fière mine elle a, à cheval,-celte femme, aveteises-cheveux; blonds auvent et ses grands yeux bleus ! Elle a en!-moi •en 1 rude champion ! Pourquoi donc quitte-t-elle le théâtre? Estelle ;fàtiguée de-!faire du-bien? Tant qu'elle;a' été artiste, elle aiilmëné'i'da-. ^-viè 1 d'une sainte.- Oh' parlé d'un 'évêque qui lui' a 'mis eu tête quelques scrupules^-Que;Dieu' le juge!- .;- • -: ; ;! '

2Je'')sai-s:'q-u'on'-;sè''deniahde^ à Paris '-i « Pourquoi ne vient-elle pas chez;nous faire.consacrer sa réputation? » Elle a peur, sans douté; ddsï;cohrparaisoiis'et, des: souvenirs: ..'--■'■ ; '■" - ' ' ' ;

slhib'iensiinonti elle n'a rien :à redouter: Elle a;idans le coetnS sans 1 dbute;'-unuipeu-de; ressentiment de l'indifférence, pour ne pas dire plus',- -avec;- laquelle- le- dernier directeur de l'Opéra a accueilli son désirs- de 1 s'y- faire entendre, lorsque son talent sortait tout jeune encore des mains de Manuel Garcia. Mais, depuis, Meyërbéér a ' écrit-pour- elle; l'Allemagne,-! la Suède, l'Angleterre, ont mis le sceau 'àijsa- -.(réputation: Nous n'y-pouvons rien, ajouter, nous ne ' paUîiri-onsj que la compromettre :.•; i- ;- --■ ■'■ : M •' -'';. ; ;

-?ij>n'a;;ppur! rartiste-deux-façons de-faire constater sa valeur : pardeshommages qu'il reçoit, par les sommes-qu'il;exige: Laissons - der-côtéda question .d'argent-;'pour ses artistes la-France est pauvre. ■ Lorsqu'elle les paye autant que ses maréchaux, elle crie au scan-- ûalè..!iQuestion réservée: ;-;-,■: ,:.;,.-J;. v-;' -, -- '-'-

'Qiântlauxnhbmmages^-que.l-ui: donnerions-nous? Partout, à l'é- , tFange.njjisii;elle:;arrivei;:une partie; de la ville va au-devant d'elle : pan-ti .élle.i-sp'rt ! du > th;éâtfe,--'cinq.,ou six -cents personnes! l'at* tendèuti-^TOcdes^flambeaux; ■ on- se dispute lés' feuilles de laurier ^'sesDCouTonnesjion là-reconduit chez elle, et des''sérénades s'orga-- nièentusèustses^fenêtres::- :.' -';;-■:";''' -'-i''"'-' ' "' ''' ''/"!;;;'"' .' "''''""", '/'

sAoPatis, aineifois lë-rideàu tombé, l'émotion ceséé/I'âtliste n'existé' Plus. Chacun cherche une pièce-de dix sous-ipotir-SoU'-pàle-t'ot-' 'où'i ^ft.'ûP^J fean^.njfl faut ensuite trpuyen unTiàcre; grosse - affairé ! ^^psençlre, un§.,,glace.».; fuiMeriUJivCigariey] cn.uch-ei- les' enfants-j ; %I s?,rénades.?llQni1n'a jramais1;V.uîç:ela;iqu.e dans; le Barbier de Sévillei -■ %jqJioi se,singulariser? C'est mauivaiSî^enré: Quand à reconduireartiste,'

reconduireartiste,' sait bien que la Malibranutrou/vera son, chemin toute

^feiiè ,3-IJ*HlVlO Lil:;!:: •'• .'.O.Wi K ^s'< /,; . i GUSTAVE- ROGER^ yJ ah «i'ioq ci 0'IvjjL»'':J;j-r -;.;.-; ,^-U ;,-;,-!:,;;:-;- = :- --- -• "'■ -^ \-'-

SEMAINE THEATRALE

Les colonnés^affiches de l';imprimerie,;Morris,- commencent;!: !être constellées de réouvertures théâtrales,. Du,bas-!en.haut,! reprises ,ef nouveautés s'étalent jdéjà eh lettres majuscules. C'est le steej)le-Qhas[ lyrique et dramatique d'automne qui ya cpinmencer.le 1er septeinbjîe.;

L'OPÉRA-COMIQTJE annonce s'a réouverture par son grand succès ,de;

[ ' .,,' ;::'.i:jh VLjEAN.pE NIFELLE, . .. - ,|>

dès mercredi prochain-- Les noms de M" 0 BILBAUT-VAUCHELET (ArletteJ: ENGALLY (Simone),, .TAIAZAC (Jean:.de Nivelle),, et TASKIN (comte-d^ Charolais) brillent en, vedette. M" 0 Dupuis interprétera le rôle de Diane, Mme Dalbret reprendra, celui .du page Isolin, MM- ,GriyQt„ Gourdon et ilaris restant chargés, de ;la partie bouffe de l'opéra ,de, MM. Léo Delibes, Edmond Gondinet et Philippe Gille. — On attend, M.,Danbé et ses, virtuoses, retour,de Néris. Répétition; générale, mardi 31 à midi. Hier,: les, choeurs répétaient sous la direction de; M. Carré. ' ,,',,-.,,;;.,.:, !.. ;

A propos dé Jean de Nivelle, le dessinateur Thomas a terminé; toute sa série de maqucite.s-costumes pour les théâtres de la,.pro-, vince et de l'étranger. Le crayon, ou plutôt la plume de Stop-More! les à aussitôt reproduits en vue;de lalithpgraphie, de sorte que dans, quelques jours^ le temps matériel d'arriver à colorier chaque dessin,, on pourra satisfaire, nombre de scènes lyriques. Les accessoires n'ont pas été oubliés.—Ceci est un, progrès. —Une pierre spéciale, leur; a été. réservée, sur la demande de^MM. les directeurs. — Quant aux, beaux décors de, MM. Layaslre et Carpezat, ils ont. été également, reproduits sur des pierres lithographiques par, le dessinateur ; Lamy-, : Restait à fixer sur le papier la mise en scène de Jean de Nivelle. M, Charles Ponchard, régisseur, général de l'Opéra-Çoniique, s'est chargé de ce soin et jusque, dans les moindres détails : chaque scène a sa position indiquée.; tous les artistes, s'y,trouvent:pla,cés,el; groupes comme sur la scène Favart. : , ,- . , •■, -.

Ainsi qu'on le voit la représentation des opéras modernes est, rendue facile à MM. les impresarii. En Italie, on pousse,des choses encore plus loin: les décors et les costumes étant simplement, imprimés et, colories sur papier, on en fait des tirages complets, et, ils s'expédient en bloc à travers le monde lyrique. Nous n'ensommes pas encore là en France, où l'on ne se contenterait pas de ces fragiles à peu près.

Une dernière amélioration à signaler, celle-ci toute musicale et concernant la gravure des parties d'orchestre de,Jean de Nivelle. Ces parties séparées seront gravées largement et en grosses notes, de manière à en faciliter Ja lecture aux mauyais yeux, Déplus, chaque morceau, dans )a partition comme dans, les parties d'orchestré, se terminera fin de page, —ce,qui ne donnera plus lieu à; de faussés retournes aussi désagréables pour le public que pour lès artistes. ,;. ,.,;:•,,

Et veut-on savoir l'importance matérielle orchestrale de la partition dé Jean,de Nivelle : . ,--....'

Pour la partition, 600 planches dont beaucoup atteignent vingt portées à la page.

Pour les parties séparées, 1.000 planches, sans compter, la musique de scène.', . , , , Total 1.600planches, et remarquez que les récits ajoutés par M. Léo ' Delibes pour l'interprétation de son oeuvre en opéra, de genre, sans parlés, donneront un supplément d'environ S00 pages. ,, ; En ajoutant à ce chiffre dé planches déjà si considérable les partitions chant,et piano de. Jean de Nivelle, en diverses langues, pour l'étude desjrôlës, les diverses parties de chants et les livrets de scène,, . on!sè fera une idée de toutes ies dépenses et de tous les soins , ; qu'exigé la mise sur pied, d'un opéra à succès, — sans compter ■ que.'dès lé lendemain de la première représentation, MM. Bazille,; I Dahhé, Aùschutz, etMangin, — quatre maîtres experts s'il en fut, —, ! n'ont cessé dé présider à la révision comme à la, correction, des, dé-; tailset dé:r'ehsemble sous la direction de l'auteur. , ."..,. , ,,. . .,;,|, -, C'eSt àMi'CàminoWàlzelqu'a été confiée la traduction alleru,aude;, du poème de Jean de Nivelle, de MM. Edmond Gondinet et Philippe Gille, à l'intention de l'Opéra-Impérial de Vienne.— Le livret vlepnbi-s édhtiehdra les 1 déiix versions avec redits et avec'parlé.'—-k'"ïii■- la-n, l'éditeur SonzogUb'va faire tradui/ë ce même' opéra,'] avec,' re! citâ,; par 1 son 'traducteur attitré./-^ Les t'ra'du'ctioris suédoise et da! noike 'êè -ipiièpailènt':âussii;eri cfë hrbrneh't, "et M.'Cârl Rosa, de'Loh^ dres, cherche une Ariette di primo carldlo pour l'interprétation an-'' glaise dé!' là "belle partition à'e 'Léo Delïbjès! —''À'vïs'aux Éilbàuv' Vâuchelefed'outi'e-Maiïché. ' ; ;'i:^ "-' ,''""''i'i -i;"'i -: f7,:1'' "'■" "I

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