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                  Titre : Le Ménestrel (Paris. 1833)

                  Titre : Le Ménestrel : journal de musique

                  Éditeur : Heugel (Paris)

                  Date d'édition : 1833-1940

                  Type : texte,publication en série imprimée

                  Langue : Français

                  Format : application/pdf

                  Identifiant : ark:/12148/cb344939836/date

                  Identifiant : ISSN 12479519

                  Source : Bibliothèque nationale de France, TOL Non conservé au département des périodiques

                  Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344939836

                  Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

                  Provenance : bnf.fr

                  Date de mise en ligne : 01/12/2010

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                  First issue for the year 1899 Previous issue 1899/04/16 (A65,N16)-1899/04/22. Next issue Last issue for the year 1899
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                  Title : Le Ménestrel (Paris. 1833)

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                  Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56155267/f8.image


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                  Le Ménestrel: 7 pages found

                  p.122
                  422' LE MÉNESTREL seul écrivain qui se soit occupé d'elle à l'époque de sa mort, témoignage précieux, car celui-là Pavait-bien connue, et ses souvenirs étaient fidèles

                  p.123
                  LE MENESTREL sacliantlrés bien que ses jours étaient comptés quoi qu'il puisse arriver, il accomjilira.it ce voyage pour assurer du moins le pain des siens, qui mourraient de faim s'il ne le faisait pas

                  p.124
                  4M LE MENESTREL Mlle Lebey, qui est toute charmante comme actrice et comme chanteuse dans le personnage de Fatime

                  p.125
                  LE MÉNESTREL 425 Le temps se passait cependant, et la jolie fille devenait triste

                  p.126
                  im LE MÉNESTREL A'Amours brèves, poème pour chant et piano écrit par M. Raoul Pugno sur des vers de M. Maurice Vaucaire, le compositeur servant lui-même de partenaire à sa gracieuse interprète, MIle TanésiL'impression de l'oeuvre a été exactement la même que celle que nous avons trouvée analysée dansée Ménestrel lors de l'exécution de cet oratorio à Paris, et on ne peut pas parler d'un véritable succès

                  p.127
                  LE MENESTREL 127 _ Notre confrère de Milan, le Trovalore, ne paraît pas très au courant de l'histoire de l'hymne national russe et de son auteur, s'il faut en croire la nouvelle qu'il publie en ces termes : — « Alexis Semelivitch Lvow, le poète de l'hymne russe, mis on musique par Glinka, accomplit en ce moment l'âge de cent ans

                  p.128
                  128 LE MÉNESTRELParis, AU MÉNESTREL, 2 bis, rue Vivienne, HETJOEEL et Cie, éditeurs-propriétaires pour tous pays

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                  128

                  LE MÉNESTREL

                  Le Figaro a consacré son dernier Five o'clock » du jeudi à un Festival
                  Massenet, le maître accompagnant lui-même ses oeuvres. Il n'est pas besoin
                  de dire avec quel empressement on avait répondu aux invitations de notre
                  grand confrère et que, bien avant cinq heures, le hall était déjà plein. Au pro-
                  gramme, les noms de M. Armand Ferté, un premier prix de piano de la
                  classe de M. Diémer, de M. J. Hollman, de Mmes Bréval, Ackté, Carrère,
                  Bréjean-Grarière, Emelen, de Roskilde, Nimidoff, de.MM. Alvarez et Maré-
                  chal, et de gentilles élèves de M. Mangin formant un choeur ravissant.
                  M. Renaud et Mlle Flahaut, qui devaient également se faire entendre, en ont
                  été empêchés par la grippe qui sévit si pernicieusement en ce moment. Le
                  programme, fort bien composé, ne fut pour chacun des interprètes qu'une
                  longue suite d'ovations et pour le maître français un enthousiaste élan d'ad-
                  miration passionné i dont il no saurait perdre le souvenir. Ce sont d'abord
                  les choeurs de M. Mangin qui chantent Aux Etoiles, puis M. Ferté, qui, avec
                  l'auteur, joue élégamment et sûrement trois numéros de l'Année passée :
                  Grand Soleil d'été, Feuilles jaunies, Jo'u-r de Pâques, et, seul, une Improvisation et
                  Valse folle. MUo Nimidoff est très applaudie dans un air de Marie-Magdeleine,
                  comme aussi MUe de Roskilde dans Élégie, accompagnée par violoncelle
                  de M. Hollman, qui, seul, joue en perfection un fragment de la Fantaisie, et
                  Mlle Emelen, très en beauté, dans l'air à Eros de Tha'is, et Mme Carrère, qui dit
                  avec esprit Situ veux, Mignonne et Marquise. Le duo du second acte i'Esclarmonde,
                  chanté à ravir par Mme Bréjean-Gravière et M. Maréchal, fait s'accroître la
                  chaleur des applaudissements, qui augmentent encore d'intensité avec Mlle Bré-
                  val dans l'air du Cid, « Pleurez mes yeux », et qui tournent au délire lorsque
                  M. Alvarez chante le grand air du Mage et termine cette superbe séance en
                  enlevant magistralement avec M1Ie Ackté, qui s'était déjà montrée exquise
                  dans le Souvenez-vous, Vierge Marie, le grand duo à'Hérodiade. Impossible de
                  compter le nombre de rappels qui acclamèrent alors le maître et ses mer-
                  veilleux interprètes. Si M. Massenet lui-même n'avait donner le signal du
                  départ, les six cents invités du Figaro seraient demeurés longtemps encore
                  dans cette salle ils venaient de passer deux heures inoubliables.

                  De Lyon : Thaïs a obtenu et continue d'avoir au Grand-Théâtre le plus
                  franc succès. L'oeuvre si captivante de Massenet a trouvé en M. Mondaud
                  et Mme Tournié deux interprètes de premier ordre. Le premier donne au
                  farouche personnage d'Athanaël un relief saisissant, et ce rôle comptera
                  parmi les meilleurs de sa carrière ; la seconde est fort touchante sous la robe
                  de bure de la pécheresse repentie, et très séduisante sous la tunique légère
                  de la belle courtisane. Les rôles de second plan, une mise en scène soignée,
                  un orchestre habile complètent une interprétation qui fait grand honneur à
                  la direction. J. J.

                  De Nice : L'Opéra vient de fermer ses portes sur une très brillante
                  reprise de Tha'is, l'exquise comédie lyrique de M. Massenet, représentée à
                  ravir par Mlle' Frandas. On regrette unanimement que la direction n'ait pas
                  remonté l'oeuvre plus tôt dans la saison, ce qui aurait permis d'en donner
                  plus de deux représentations.

                  D'Orléans : Le dernier concert populaire, consacré aux oeuvres de
                  Mme de Grandval, a été un énorme succès pour l'auteur et ses interprètes :
                  Mlle de Noce et M. Paul Séguy. Très applaudis le choeur de la Ronde des
                  Songes, Au bord de l'eau, les Lucioles, le Vase brisé, etc.

                  M. Edouard Risler vient de donner à Mulhouse un récital de piano qui
                  lui a .valu d'innombrables ovations. Au programme, des oeuvres de Bach,
                  Mozart, Beethoven, Schumânn, Schubert, Chopin, Wagner, Liszt, Chabrier et
                  les Valses de M. Reynaldo Hahn, jouées avec un sentiment artistique parfait.

                  SOIRÉES ET CONCERTS. A la matinée musicale donnée par Mmc Lafaix-Gontié, très
                  intéressante exécution du superbe 1" acte d'Esclarmonde, qu'interprétaient ses meilleures
                  élèves et qu'uccompagnait Massenet lui-même, les éleetrisant de sa flamme géniale. On a
                  aussi grandement applaudi M" 0 Gabrielle Dionis du Séjour dans l'air d'Hérodiade, « J'allais ce
                  matin au désert » ; le choeur Aux étoiles, Eau dormante, Eau courante et Valse folle, dans

                  laquelle voltigeaient les doigts de M"" Antoinette Lafaix-Gontié. Bonne audition d
                  élèves de M" 0 Pichard, parmi lesquelles on a remarqué M" 0 L. J. (valse lente de Conncf;
                  Delibes), M. G. R. {Aragonaise du Cid, Mar-.enet), M" 0 M. N. tair de Paul et Yirnkj'
                  Massé), M"» A. R. et L. J. (Boléro de Coppélia, Delibes), Mllc M. N. (Prélude à'IIérodiadè
                  Massenet), M" 0 A. R. (Entr'acte-gavotte de Mignon, A. Thomas) ; M"" Pichard s'est fait
                  applaudir dans l'air du C 'ûd. A Pierrefltte, au concert donné par la « Société musicale
                  grand succès pour M. Paul Séguy dans Vieille lettre de Massenet et les Grands yeux il
                  tout petits de Chavagnat. . .

                  CONCERT > ANNONCÉS. Samedi 22 avril, salle de la Société de Géographie, concert
                  donné par le Quatuor tchèque. .

                  NÉCROLOGIE

                  Un excellent et trop modeste artiste, Charles-Victor Sieg, organiste de
                  Notre-Dame de Clignancourt, est mort subitement loin de Paris, le 6 de ce
                  mois. Fils d'un musicien distingué, mort lui-même il n'y a pas fort longtemps
                  Sieg était le 8 août 1837 à Turckheim (Haut-Rhin), et avait fait ses études
                  au Conservatoire, il fut élève de Benoist pour l'orgue et d'Ambroise
                  Thomas pour la composition. Après avoir obtenu un second prix d'orgue en
                  1863, il se présentait l'année suivante au concours de l'Institut, et, quoique
                  reçu le dernier sur cinq à l'épreuve préparatoire, il emporta d'emblée le
                  premier prix. Sa cantate (Ivanhoé, paroles de M. Victor Roussy), fut exécutée
                  peu de semaines après, le 18 Novembre, à l'Opéra, par Morère, Dumestre et
                  Mlle de Taisy, et fort bien accueillie. Mais, est-ce indolence, est-ce modestie?
                  Sieg, après ce brillant succès, sembla se renfermer en lui-même et fuir le
                  public et la publicité. 11 accepta une place d'organiste, se livra à l'enseigne-
                  ment, devint inspecteur du chant dans les écoles municipales, et n'essaya
                  même pas de faire jouer un opéra-comique qu'il avait, je crois, composé à
                  Rome. Je ne connais de lui qu'une suite de trois compositions pour le piano,
                  publiées à Leipzig, et je ne sache pas qu'il en existe d'autres. Sieg était un
                  fort honnête homme et un excellent camarade. A. P.

                  Le doyen et certainement l'un aes plus habiles de nos pe.ntres décora-
                  teurs, l'excellent Rubé, est mort jeudi dernier, à l'âge de 84 ans. Il avait de
                  qui tenir au point de vue du talent, ayant été élève de Cicéri, dont il avait
                  épousé la fille. Il a travaillé durant soixante ans et, on peut le dire, jusqu'à
                  son dernier jour, si bien qu'il ne verra pas ses deux derniers décors, ceux
                  qu'il a peints avec M. Moisson pour la Cendrillon de Massenet (Ie 1' acte,
                  chez Mme de la Haltière », 2* tableau du acte, « le chêne des fées J),
                  Rubé fut longtemps associé avec Nolau, et plus tard, après la mort de celui-
                  ci, avec M. Chaperon. Avec ce dernier il a fait entre autres, à l'Opéra, les
                  décors de Saplw (1er acte), du Roi de Lahore (5e acte), de UAfricaine (4e acte),
                  de la Muetle (oe acte), d'4ïrfa (4e acte), de la Korrigane (2e acte), et de la Faran-
                  dole (1er acte). Tous deux ont fait, avec. M. Jambon, ceux du Cid (3e acte), de
                  Pairie (3* acte) et de Tabarin (2e acte). Il serait bien impossible, d'ailleurs,
                  de rappeler tous les travaux exécutés pendant plus d'un demi-siècle par cet
                  artiste si distingué. Signalons encore, au hasard de la mémoire, le tableau
                  si saisissant du cimetière à'Hamlet, un paysage parisien délicieux dans Jean
                  de Tliommeray à la Comédie-Française, les décors de la Dame dépique à l'Opéra-
                  Comique, etc. C'est, en son genre, un grand artiste qui disparaît en la per-
                  sonne de Rubé.

                  On nous annonce de Bordeaux la mort d'un musicien distingué, Charles
                  Haring, qui était depuis plusieurs années chef d'orchestre du Grand-Théâtre
                  de cette ville. Il était, en 1849 à Toulouse, il avait commencé par être
                  second chef au théâtre du Capitole, tout en dirigeant une société orphéonique
                  qu'il avait fondée et pour laquelle il écrivit plusieurs choeurs de bonne
                  allure. Il fit représenter au Capitole, en 1877, un opéra-comique en un acte
                  int tulé le Docteur Pyramide; on en connaît de lui quelques autres : le Roi Pan,
                  Brimbinus, et aussi la musique de plusieurs ballets.

                  HENRI HEUGEL, gérant-directeur.

                  Paris, AU MÉNESTREL, 2 bis, rue Vivienne, HETJOEEL et Cie, éditeurs-propriétaires pour tous pays.

                  IMPRIMERIE CENTRALE DES ClIEJIIJiS DE'FER'. -- IMPRIMERIE CHAIX, RUE BERGÈRE, 20, PARIS. ÏH0M LorffleoeQ.


                  Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, TOL Non conservé au département des périodiques

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