DE MONSÉGUR. 3l7 Verdun. » En effet, on apercevait déjà, aux premières lueurs du soleil levant, sur le penchant de la monta- gne, les ruines d'une vieille tour cré- nelée, où l'on ne pouvait arriver qu'à travers les décombres éboulés du haut du rocher. « Ce sont les ouvrages avancés, dit Arnaud en souriant. J'aurais pu faire déblayer ce passage... Mais ces débris amoncelés défendent mieux les appro- ches de la place que ne feraient les plus fortes murailles. Avançons; nous pouvons entrer par cette brèche dans la première enceinte. J'aurais pu faire réparer cet éboulement... Mais il est bon de conserver quelques ouvertures d'où l'on puisse voir l'ennemi à décou- vert. Courage, courage, nous y voilà. Pierre ! Bonardon ! faites traverser le fossé à nos chevaux sur cette digue de fascines; mais prenez garde qu'ils ne s'enfoncent dans le bourbier, car c'en serait fait des pauvres bêtes. Vous voyez, continua Arnaud , que ce pre-