XII AVANT-MOPOS. générale. Malgré les employés que le sieur A rnoult s'était adjoints, l'inventaire, entrepris en mars 1799, marchait lentement, ralenti et embarrassé comme il était par des formes judiciaires. Le nouveau préfet de la Seine At re- noncer en janvier t8ot à ces empêchements superflus, et l'ouvrage, allégé et rendu plus sommaire, fut achevé peu de temps après il comprenait 1,966 articles. Cet important ensemble, augmenté des titres, invento- riés à part, de ce qui était séquestré sur le duc de Bour- bon et sa sœur, passa en i8o3 aux archives générales de la France. Cétait l'État qui se substituait au Département. Camus donna décharge le 3i mai, et remettant peut-étre à d'autres temps et à de meilleurs loisirs le soin de revi- ser le classement adopté, parait avoir simplement mé- nagé un abri à cette importante épave des siècles passés. Aucun changement n'y avait été fait, lorsque l'ordre de s'en dessaisir pour une restitution arriva au mois de juin 1814, après la chute de l'Empire et Daunou, qui avait succédé à Camus et que la Restauration n'avait pas encore remplacé, dut obéir et s'exécuter. Il le fit lentement, dans les derniers mois de l'année, et conserva les actes de pro- priété des domaines vendus nationalement. A peine les dernières liasses avaient-elles été remises à l'intendant du prince de Condé, M. Rolin de Mainville, que le retour de Napoléon, en forçant le Roi et les princes à la retraite, faisait retourner aux archives de l'État tout ce qui venait d'être transporté ao Palais-Bourbon. Ce brusque déplace- ment ne parait pas s'être étendu aux dossiers de l'émigra- tion, dont l'existence n'était peut-être pas signalée; en tout cas le décret du 28 mars i8i5 elle rapport qui l'accompa- gnait ne les visaient pas, lorsqu'ils prescrivaient la re- prise de ce qui avait été rendu. Après Waterloo, nouvelle réclamation da prince de