| INTRODUCTION. | |
| PARTIE I |
LE LICENCIEMENT |
| L'armistice conclu à Steyer, le 25 décembre 1800, termine la campagne en Allemagne. - Il trouve le corps de Condé en retraite dans la vallée de la Mur. - Composition de ce corps, divisé en régiments nobles et régiments soldés. - La désorganisation de l'armée autrichienne fait regarder la paix comme inévitable. - Les commissaires anglais. - Wickham prescrit la vente des chevaux des Condéens. - Il donne aux nobles le choix entre un licenciement avec prime, et un embarquement dont il ne précise pas la destination. - La machine infernale. - Armistice en Italie. - Enghien rejoint à Graz la princesse Charlotte de Rohan. - Pendant cette absence, désertion parmi ses dragons. | |
| Ordre du jour de Condé, du 9 février 1801, annonçant que l'embarquement se fera probablement pour l'Égypte. - Il refuse de s'y rendre. Enghien refuse de même. - Cet exemple est suivi par la plupart des nobles, qui rentrent clandestinement en France. - Nouvelle que Paul Ier a explusé Louis XVIII de Mitau; qu'il se rapproche de Bonaparte et provoque la Ligue du Nord contre l'Angleterre. - Proposition inutile faite à Enghlen de former un régiment au service anglais. | |
| Paix de Lunéville. - En Angleterre, un nouveau cabinet commence à négocier avec la France. - Pouvoirs confiés à Wickham pour le corps de Condé. Il en prononce la dissolution, qui s'exécute le 30 avril. - Les non-licenciés, réduits à un petit nombre, entrent dans les "Chasseurs britanniques." - Condé, pour soutenir les intérêts des nobles pensionnés, se décide à aller en Angleterre, où se trouve déjà son fils, le duc de Bourbon. - Excursion qu'il fait d'abord à Vienne avec Enghien. - Assassinat de Paul Ier. - Les Anglais maîtrisent la Ligue du Nord. - Leurs succès en Égypte. - Adresse d'Enghien pour conserver son indépendance sans perdre la pension anglaise. Il veut rester sur le continent, pour être éloigné de Condé, avec qui il a des rapports difficiles, et se tenir à portée de servir dans l'armée autrichienne, en cas d'une guerre nouvelle. - Il renonce à Graz et vient, avec la princesse Charlotte, s'établir à Ettenheim, possession du vieux cardinal de Rohan. | |
| PARTIE II |
LE DUC D'ENGHIEN PENDANT LA PAIX |
| Préliminaires de paix avec l'Angleterre, le 1er octobre 1801. - La paix générale. - La démission est demandée à tous les évêques, d'après le Concordat. - Elle est donnée par le cardinal de Rohan. - La princesse Louise de Condé prend l'habit religieux à Varsovie. - Enghien obtient une pension anglaise. - Il reste en désaccord avec ses parents sur son désir d'entrer à un service étranger. - Sa vie tranquille à Ettenheim. - Il est abandonné par ses aides de camp, et cherche vainement à les remplacer par M. de Marans. | |
| Congrès à Amiens: le traité y est conclu le 25 mars 1802. - Promulgation du Concordat. - Consultat à vie. - Sénatus-consulte d'amnistie pour les émigrés. - Installation à Strasbourg de l'ancien évêque constitutionnel Saurine. - Etteheim est attribué au margrave de Baden, qui autorise Enghien à y continuer son séjour. - Le Brisgau demeure occupé par les Français. - Voyage d'Enghien en Suisse, au début des troubles de ce pays. - Le cardinal de Rohan meurt le 17 février 1803: son testament en faveur de la princesse Charlotte. - Enghien suit attentivement les indices, de plus en plus graves, d'une rupture entre la France et l'Angleterre. | |
| PARTIE III |
LE P. CONSUL ET LES BOURBONS PENDANT LA PAIX |
| Pendant la discussion des préliminaires de paix, le P. Consul réclame vainement au cabinet Addington l'éloignement de Georges et celui de Dutheil, agent de comte d'Artois, comme instigateurs de la machine infernale. - Au congrès d'Amiens, le projet anglais ayant proposé des cas d'extradition, le P. Consul cherche à s'en servir contre le comte d'Artois, les Chouans, et même contre le pamphlétaire Peltier.- L'article 20 du traité d'Amiens reste peu explicite. - Georges obtient du ministère anglais que ses officiers, traqués en Bretagne, se réfugient dans les îles normandes. - La présence des d'Orléans à un banquet fait renouveler une demande plus étendue d'expulsion. - Elle est regardée comme contraire à l'honneur de l'Angleterre par l'opposition qui se manifeste dans la presse et le Parlement contre le traité, et bientôt par le ministère lui-même, qu'alarme la puissance grandissante de la France. - Insistance hautaine du P. Consul: article du Moniteur du 8 août 1802 et note inutile du 16. | |
| En Allemagne, Louis XVIII renonce à ses avances auprès du P. Consul - Il sollicite du tsar Alexandre des moyens fixes de subsistance. - Circulaire russe de janvier 1802 engageant les Puissances à y contribuer. - M. d'Haugwitz à Berlin, M. de Morkov à Paris en entretiennent le gouvernement français: l'idée d'une abdication de la maison de Bourbon se fait jour. - Louis XVIII, invité par le tsar à revenir en Russie, s'y refuse. - Son établissement à Varsovie ne semble pas contesté par le P. Consul. - Le séjour d'Enghien à Ettenheim reste inaperçu. | |
| Tension croissante des rapports entre la France et l'Angleterre, dès octobre 1802. - Des causes profondes de rivalité s'aigriront encore par des récriminations devenues réciproques sur les journaux. - Arrivée des ambassadeurs Andreossy à Londres, et Whithworth à Paris. - Envoi d'observateurs en Angleterre. - Surveillance secrète à Édimbourg et à Varsovie. - Conversations du P. Consul et Talleyrand avec Whitworth les 3 janvier et 13 février 1803. - Procès de Peltier. - Le message du roi d'Angleterre du 8 mars annonce des armements. - Le P. Consul relève ce defi, le 13, devant lord Whitworth. | |
| Préoccupé de consolider son pouvoir pour le présent et pour l'avenir, le P. Consul tente d'obtenir que les Bourbons renoncent à leurs droits en échange d'un sort assuré. - Ouvertures à cet égard de Talleyrand à Lucchesini. - Le roi de Prusse se fait l'intermédiaire de cette négociation indirecte à Varsovie. - Refus péremptoire de Louis XVIII, qui fait associer à son manifeste tous les princes de sa maison. - Adhésion du duc d'Enghien. - Ces démarches, rendues publiques par les Princes après la déclaration de guerre, seront désavouées par le P. Consul. | |
| PARTIE IV |
LA CONSPIRATION DE GEORGES ET LA GUERRE |
| Réunion des officiers bretons près de Southampton. Georges est chargé de leur distribuer une solde, ainsi qu'à quelques chouans normands. - Inquiet de voir le Consulat se consolider, il persévère dans son ancien projet d'attaquer et de renverser Bonaparte dans la capitale pour rétablir la royauté. - Deux chouans normands, Picot et Lebourgeois, partent de Londres dans les derniers jours de 1802, proférant des menaces: ils sont arrêtés en Normandie. | |
| L'annonce de la guerre excite les espérances des royalistes. - A Varsovie, Louis XVIII désapprouve par avance toute insurrection ou tout attentat. Il voudrait agir sur l'opinion par son programme, et envoie Cléry en France pour l'expliquer. - A Londres, plans militaires de Willot, de Danican, de Botherel, plus tard de Dumouriez. Plan d'une coalition entre royalistes et jacobins fabriqué par Mehée: cet aventurier sans consistance est éconduit par Monsieur, puis par Louis XVIII; il finit par obtenir des ministres anglais d'aller à Munich comme auxiliaire de leur agent, M. Drake. - Georges, étranger à ces plans, veut agir en personne. Avec les fonds dont il dispose il confie successivement à d'Hozier et à Hermely le soin de préparer, avec l'aide du normand Raoul Gaillard, des gîtes dans Paris, et des étapes depuis la côte normande. - Regardant le renversement de Bonaparte comme un moyen et le relèvement du trône comme le but, il exige que Monsieur assiste à la contre-révolution et la dirige. - Monsieur s'y engage; toutefois, dans la persuasion que Bonaparte serait d'abord remplacé par Moreau, il veut se servir de Pichegru pour amener ce général mécontent à jouer le rôle de Monk. Déjà Moreau a consenti à se réconcilier avec Pichegru; mais ses dispositions politiques restant douteuses, un émissaire, Lajolais, est envoyé en mai vers lui pour les sonder. | |
| Pourparlers de Monsieur avec le cabinet anglais, au mois de juillet. Ce cabinet subordonne toute tentative de soulèvement en France à l'attitude de l'Europe et l'issue de la descente: néanmoins ses agents, M. Frère à Madrid, et M. Drake à Munich, reçoivent des fonds pour travailler les provinces de l'Est et l'ancienne Vendée. - Recrutements projetés en Allemagne. - Réorganisation des correspondances de Jersey et d'Abbeville. - Le projet de Georges reste dissimulé sous le nom de contre-révolution, pour laquelle Monsieur obtient des ministres, sous sa responsabilité, un subside dont l'emploi n'est pas précisé. | |
| Georges, débarqué le 21 août par la marine anglaise, se cache dans Paris. Il fait partir pour La Bretagne La Haye de Saint-Hilaire, puis de Bar, afin de préparer éventuellement des troubles, de lui recruter quelques hommes de main et de donner le change sur sa présence à Paris. - Pendant quatre mois il demeure dans l'inaction, attendant les ordres de Monsieur. - De son côté, Monsieur attend les réponses de Lajolais, les fait hâter par Rochelle, en reçoit en novembre, et fait embarquer un second détachement de chouans avec un des Polignac. - Enfin en décembre, Lajolais et Rochelle reviennent près de Pichegru. Illusions qu'ils rapportent sur Moreau. - Monsieur, comme en 1800, se laisse refuser par les ministres l'autorisation de se rendre en France; il l'obtient pour Pichegru, qui s'embarque en janvier afin de prendre avec Moreau la direction de l'entreprise. Vingt-cinq officiers de Georges sont mandés de Southampton pour l'exécuter. - Mécompte de Georges en ne voyant pas arriver le prince. Mécompte de Pichegru, à qui Moreau refuse de servir la cause royale. Le complot se trouve désorganisé au moment où il est découvert | |
| PARTIE V |
LE DUC D'ENGHIEN PENDANT LA GUERRE |
| Dernières discussions entre la France et l'Angleterre. - Les deux ambassadeurs s'embarquent le 17 mai 1803. - Occupation du Hanovre par les Français. - L'Angleterre paraît d'abord isolée; mais le sentiment national s'y réveille avec force. - Enghien, prévoyant des désertions nombreuses parmi les soldats français et les Suisses, rêve de se mettre à leur tête. - Ses parents lui conseillent d'attendre et le pressent de s'éloigner de la frontière. - Il pense à se transporter à Fribourg en Brisgau. - Une offre du duc d'aller en Angleterre pour repousser l'invasion demeure sans réponse. | |
| Condé obtient enfin une augmentation de pension pour les Condéens restés hors de France. - Circulaire de Jacques aux pensionnés dans le voisinage d'Ettenheim. - Démarches de M. Drake auprès des Condéens en Allemagne, et lettre du comte de Lanan à Enghien. - Chances croissantes d'une guerre continentale. - Dispositions équivoques de l'Autriche, de la Russie; humeur du roi de Suède. - Note d'Enghien demandant à s'employer soit en Angleterre, soit sur le continent. - Elle est remise à M. Stuart, agent anglais à Vienne. - Le comte de Cobenzl en entretient M. de Champagny. - Affaire de la succession du cardinal de Rohan. - Carnaval de 1804 à Ettenheim. | |
| Nouvelle de l'arrestation de Moreau et de la conspiration de Paris. - Enghien n'en a pas été informé par ses parents. - Son sentiment sur les complots. - Avertissements divers qu'il reçoit pour sa sûreté: il reste néanmoins à Ettenheim | |
| APPENDICES | |
| I. - Officiers de Georges réfugiés en Angleterre. | |
| II. - Les débarquements | |
| III. - Prévenus impliqués dans le procès | |
| IV. - Notices sur les prévenus | |
| V. Les arrestations | |
| EXPLICATION DES DOCUMENTS EN LANGUES ÉTRANGÈRES. | |
| TABLE DES DOCUMENTS | |
| TABLE DES MATIÈRES | |