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Titre : Mémoire de Pons de l'Hérault aux puissances alliées / publié, pour la Société d'histoire contemporaine, par Léon-G. Pélissier,...

Auteur : Pons de l'Hérault (1772-1853)

Éditeur : A. Picard et fils (Paris)

Date d'édition : 1899

Contributeur : Pélissier, Léon-Gabriel (1863-1912). Éditeur scientifique

Contributeur : Société d'histoire contemporaine (France). Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (LVI-774 p.) : portrait ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k55653f

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-L45-63 (20)

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31133985q

Description : Collection : Ouvrages publiés par la Société d'histoire contemporaine ; 20

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Title : Mémoire de Pons de l'Hérault aux puissances alliées / publié, pour la Société d'histoire contemporaine, par Léon-G. Pélissier,...

Author : Pons de l'Hérault (1772-1853)

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55653f/f86.image


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3o MÉMOIRE AUX PUISSANCE AM.IKKS
l'KmnAiwm» avait au nnnr nlln fin la recevant et les

l'Empereur avait eu pour elle en Ja recevant et les soins
respectueux et tendres qu'il lui avait prodigués
En partant de Livourne, la princesse Letizia3 avait
été in. u5e par quelques marins attachés à l'administra-
tion sanitaire et excités, assurait-on, par les lieutenants
du port, qui, sans délicatesse, trouvaient une jouissance
digne d'eux dans des outrages dont tous les gens de bien
devaient gémir. Cette princesse ne voyait presque per-
sonne.

La princesse Panline 3, qui avait déjà fait une visite à
i. Souvenirs et anecdote», p. a«5.

a. Ces insultes « au ventre le plus coupable qui ait jaraal- existé, ̃ disait
élégamment le chevalier François de Sobiratz, faisaient A Florence la Joie
de la comtesse d'Albany et de ses amis.

3. Citons sur les princesses un autre fragment inédit de Pons. Il parle
aussi d'elles dans ses Souvenirs et anecailes, p. ai

c L'affabilité enchanteresse de la princesse Pauline avait enthousiasmé
les Elbois qui avaient eu l'honneur de l'approcher, et tous les voeux se réu-
nissaient pour qu'elle revînt partager l'exil do Napoléon.

c Deux mois après, Madame, mère de l'Empereur, arriva aussi A Porto-
Ferrajo, sur une frégate anglaise, et tout le monde fut profondément éinu
du xèle ardent et de l'amour filial dont l'Kmpereur lit preuve dans cetto
circonstance. Lerespect, la tendresse, le dévouement, toutes les grandes érao-
tionsde l'âme se peignaient tour tour dans le jtraitsdo Sa Majesté, et jamais
arène d'affection n'eut rien de plus touchant. Les Anglais semblaient stu-
péfaits du tableau qui s'offrait à leurs regards; ils avaient peine A croire
que ce fût l'homme auquel le délire des passions attribuait tant do
mauvaises qualités. L'accueil qu'on fil à Madame mère eut encore quelque
chose de plus solennel que celui que la princesse avait reçu.
« L'Empereur organis-a uno iikiIhuii A part pour Madame mère. La pré-
sence de cette princesse produisit un excellent effet dans l'Ile; c'est quo
sa présence était considérée comme un gage de la prolongation du séjour
de l'Empereur. Ce sentiment de sécurité s'accrut par le retour de la prin-
cesse Pauline.

< La princesse Pauline logea »'J palais impérial, que l'Empereur par-
tagea avec elle. La princesse prit deux dames de compagnie qui faisaient
les honneurs de sa maison. L'uno de ces clames était Corse, nouvellement
mariée à un officie son compatriote, et elle Intéressait infiniment par sa
figure comme par sa conduite. L'autre était Ii demoiselle du général que
l'Empereur n'avait pas voulu employer. L'Kmpereur ne semblait p-i la
voir avec plaisir.

« Alors l'intérieur de la cour impériale éprouva quelques changements
de vie privée. Les amusements turent plus vif» et plut fréquents. Il y avait

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-L45-63 (20)

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