XV.

INTERROGATOIRE D'UN NOMMÉ PRADT PAR LE COMMISSAIRE DE POLICE DE MARSEILLE, SUR LE SÉJOUR DE PONS A TRIESTE ».

L'an mil huit cent dix-sept et le quatorze du mois de mai, par-devant nous, commissaire général de police pour le département des Bouches-du-Rhône, est comparu, sur la réquisition que nous lui en avons faite, le nommé Pradt, Antoine, natif de Cette, âgé de quarante-deux ans, marin de profession, lequel a répondu ainsi qu'il suit aux interrogations que nous lui avons faites

D. Depuis quand fites-vous à Marseille? '1 ̃ R. J'y suis depuis le ag d'avril dernier; j'arrivai sur le I brick l'Adolphe, dont je suis copropriétaire. Je venais de Trieste.

D. Avez-vous connu des Français à Trieste, principalement de ceux qui sont réfugiés? '1 [< R. J'ai connu quelques négociants français qui y sont établis depuis longtemps, et par occasion j'y ai trouvé le sieur Pons, ii mon compatriote. s D. Connaissiez-vous le sieur Pons avant de l'avoir rencontré par occasion à Trieste ? '1 i R. Je l'ai connu bien avant, et lorsqu'il commandait un petit bâtiment qui fut capturé. y D. De quelle manière fut renouvelée à Trieste votre con- i naissance avec le sieur Pons ? [ R. Voici comment. Le sieur Pons demanda à un matelot 1 qu'il rencontra s'il n'y avait point à Trieste de navire de Cette. I. Le matelot répondit que je m'y trouvais et qu'il pourrait me i. Archives nationales, Fj 669;, clouter 8377. r