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Cu RAT ION. Les vues qu'on doit se proposer dans la cure de l'oedême sont, I°J
diminuer la sérosité sur-abondante du sang : 2,.° de lever les obstacles qui retardent V
arrêtent le cours des liqueurs : 3. 0 de ranimer la circulation.
On remplit la première indication , en expulsant par les urines une partie du superfì
de la sérosité du sang , par le moyen des diurétiques , ou en provoquant la sueur par 1
sudorisiques , ou en évacuant avec des purgatifs. On peut employer ces remèdes l'un aprN
l'autre ; donner , par exemple , un purgatif composé d'un once èk demie d'aloës niélé
avec une livre de miel délayé dans la décoction de racine de chardon rolland : deux jourc
après, prescrire un sudorifique, composé de deux noix muscades, èk d'un peu de cannelle
écrasées dans un mortier, èk mêlées dans une pinte de vin.
Lorsqu'on croit que l'oedême vient d'inflammation, on le dissipera en combattant sa cause
Si l'oedême vient de quelque signature ou compression , rien de si facile que d'y
remédier.
On remplit la troisième indication avec le secours des toniques èk des diseussifs nui
raffermissent les fibres, leur rendent leur ressort, èk raniment la circulation. Les principaux
toniques sont, les fomentations faites avec la décoction des plantes arromatiques , telles
que le romarin , la sauge , le thym , l'eau de chaux , l'eau de forge , l'eau-de-vie cam-
phrée. Le mouvement èk l'exercice modéré sont très utiles dans ce cas : le frottement de
la partie avec un torchon de paille , peut avoir de bons effets ; ces deux moyens fimplcs
réveillent le jeu des fibres èk de la circulation. Mais le remède le plus efficace est le feu
qu'on met par raies.
DES MALADIES DES OS EN GENERAL.
Les principaux accidens auxquels sont exposés les os , sont la contusion, la piqueure,
la carie , la fracture , Pankylosc , Pexostose èk la luxation.
LA CONTUSION de l'os s'annonce par le gonflement du périoste , par fa sensibilité , ck
fur-tout par la couleur de Pos qui est plus ou moins rouge. Les suites n'en sont pas ordi-
nairement dangereuses ; cependant il survient quelquefois des exostoses ou gonflement de
Pos. Quand le périoste a été enlevé , 011 doit presque toujours s'attendre à la suppuration
qui fait exfolier Pos , c'est-à-dire , qui en détache quelque partie. Si la contusion a cte
violente , Pos devient noir èk souvent se carie.
Les remèdes, que l'on doit appliquer dans les contusions, sont les émolliens dans le com-
mencement de la curation ; 011 la continue avec les résolutifs ; quelquefois même il faut
avoir recours au feu. Si l'os étoit à découvert, 011 panscroit la plaie avec les baumes
naturels , tel que celui de Fioraventi , la térébenthine , èkc.
LA PIQUEURE de l'os est peu de chose ; le plus grand mal vient de la sensibilité du
périoste ; ce qui occasionne un gonflement dans les parties voisines , rarement l'os pique
manque de s'exfolier , mais dès que l'esquille ou la portion d'os exfolié tombe , la plaie
guérit promptement.
CARIE.
La carie est la gangrène de l'os. Comme l'os jouit d'une espèce de vie , .ainsi que leS
autres parties du corps , il doit avoir les instrumens qui Pentretiennent , c'est-à-dire, des
fibres , des vaisseaux èk des sucs nourriciers : il doit être par conséquent sujet aux jnenieS
maladies , c'est-à-dire , à l'ulcère èk à la gangrène.
L'ULCÈRE de Pos est une solution de continuité avec suppuration. T
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Réserve des livres rares, FOL-TG19-67