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Titre : Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais

Auteur : Société archéologique et historique de l'Orléanais. Auteur du texte

Éditeur : [s.n.] (Orléans)

Date d'édition : 1915

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Langue : français

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Description : 1915

Description : 1915 (T17,N209).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Centre1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5507023c

Source : Société archéologique et historique de l'Orléanais, 2009-624

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34422792x

Notice du catalogue : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34422792x/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 17/01/2011

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BULLETIN

DE LA SOCIÉTÉ

ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE DE L'ORLEANAIS

Tome XVII. — N° 209 TROISIÈME ET QUATRIÈME TRIMESTRES DE 1915

PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES

Séance du 9 juillet 1915

Présidence de M. BASSEVILLE, doyen d'âge.

CORRESPONDANCE — La Société finlandaise d'archéologie, à Helsingfors, fait part du décès de son fondateur et président d'honneur, le professeur Johannes-Reinhold Aspetin.

L'Académie Stanislas, à Nancy, demande de nous associer aux voeux émis en faveur de la lutte contre l'alcoolisme par l'Académie des sciences morales et par l'Académie de médecine. — Notre Société adhère à ces voeux.

VOLUMES REÇUS. — Diverses revues et publications des Sociétés qui correspondent avec nous sont parvenues.

COMMUNICATIONS. — Où est né le conventionnel Pierre. Louis Manuel? M. SOYER constate que tous les dictionnaires biographiques

TOME XVII. — BULLETIN N° 209. 14


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répondent, sans preuve d'ailleurs: « à Montargis en 1751 ». Or, son nom ne figure nulle part dans les registres de l'état civil de Montargis. Mais un document des Archives départementales du Loiret, provenant des bureaux du Recteur de l'Académie impériale d'Orléans, indique que le frère cadet de Manuel, Jean-Michel, candidat au professorat en 1810 et 1811, est né à Nemours (Seine-et-Marne). Son père était marchand et non artisan. C'est une piste que M. Soyer signale aux érudits qui s'occupent de la bibliographie de Manuel. La note de M. Soyer sera insérée au Bulletin.

Séance du 23 juillet 1915

Présidence de M. BAGUENAULT DE PUCHESSE, président

VOLUMES REÇUS. — Parmi eux, M. le président signale : de l'Académie de Nîmes, Les coutumes de Saint-Gilles du XIIe au XIVe siècle ; — dans la Revue des études grecques, une dissertation sur Théophraste, l'auteur des Caractères et ses imitateurs ; — dans le Bulletin des Antiquaires de France, p. 148-156, une étude de M. DIEUDONNÉ sur les testons, dits morveux, du XVIe siècle, frappés en grande partie à Orléans.

COMMUNICATIONS. — M. DEPRÉAUX lit des notes sur un Essai de formation de régiments de volontaires ouvriers en 1814. On vote l'impression au Bulletin.

— M. GARSONNIN présente une grande anse d'amphore trouvée dans les travaux de la rue de la Charpenterie pour un groupe scolaire. Par ses dimensions, elle correspond à une amphore d'environ 1m 50 de haut et de 0m 40 de diamètre à la panse.

— Le même a acheté, pour le Musée, deux pièces d'or, malheureusement sans indications d'origine : un Balbinus et un tiers de sou d'or mérovingien, peut-être de Sigebert, frappé à Banasac, en Lozère.


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— Au sujet du manuscrit de l'histoire dé Gien pendant la Révolution, de l'abbé Vallet, signalé par M. Huet à une séance antérieure, M. RAGUENET DE SAINT-ALBIN dit qu'il n'est pas entièrement inédit. Une partie en a été publiée en 1902 dans la Revue rétrospective par M. Félix HOUZÉ, ancien instituteur et secrétaire de la mairie de Gien.

HOMMAGE. — M. Jules BAILLET offre à la Société, pour sa collection d'impressions orléanaises, trois pièces :

1° Phoedri fabuloe, L. Annoei Senecoe ac Publii Syri Sententioe. — Aurelioe, Couret de Villeneuve, 1793, in-16 elzevier, relié et doré sur tranche, 91 pages;

2° Office des SS. Donatien et Rogatien, martyrs. — Orléans, veuve Rouzeau-Montaut, 1773, in-12, broché, 98 pages.

3° Association pour obtenir une bonne mort, érigée à perpétuité en l'église paroissiale de Saint-Pierre-Ensentelée, alias SainteCatherine d'Orléans, en vertu d'un bref accordé par N. S. P. lé Pape Clément XIII, le 27 avril 1767, et transférée dans l'église de l'Hôpital-Général de la même ville, par un nouvel Induit de S. S. Pie VII, daté de Rome, le 5 octobre 1809, visé et approuvé par l'un de MM. les Vicaires-Généraux, le 4 janvier 1810. — Orléans, Guyot aîné et Beaufort, 1811, in-12, broché, 47 pages.

La feuille de couverture de ces deux brochures est caractéristique.

PUBLICATIONS. — Le Bulletin des IIIe et IVe trimestres de 1914 et le volume XXXIV des Mémoires ont été distribués à nos confrères ; ils seront envoyés au Ministère pour les Sociétés correspondantes.

Mais on a relevé une faute d'impression de la date du volume, à laquelle un papillon remédiera, et l'omission d'une planche à laquelle on avisera avant l'envoi.

— M. J. BAILLET prépare l'impression du Bulletin de 1915. Ne conviendrait-il pas d'y joindre à la liste des membres celle des Sociétés correspondantes qui n'a pas été réimprimée depuis 1908?

Il y a quelques additions, modifications et suppressions à faire. De


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plusieurs Sociétés nous n'avons rien reçu depuis 1911,1907 et même 1901. Il sera enquis sur les causes. La liste des Sociétés étrangères soulève des questions délicates.

Il est décidé que la liste sera révisée et réimprimée seulement dans le Bulletin de 1916 qui terminera le volume.

Séance du 8 octobre 1915

Présidence de M. HUET, vice-président.

COMMUNICATIONS. — M. BASSEVILLE parle d'un intéressant manuscrit de Lenormand-Ducoudray, qui se trouve en la possession de M. de Buzonnière.

— A propos du manuscrit de Vallet, M. HUET dit qu'il serait tout à fait impossible de faire revivre les radiations. Il existe à la Bibliothèque de la ville trois exemplaires de la publication de M. Houzé. Mais cette publication sans aucune note ne ferait pas obstacle à une édition complète et annotée. M. Huet a cherché si la Bibliothèque ne possédait aucun autre manuscrit de Vallet. Il n'en a pas trouvé, mais seulement des Ephémérides recueillies par l'abbé Pataud et qu'il pourrait être intéressant de publier.

— M. POMMIER demande qu'un membre de la Société écrive une notice sur notre confrère décédé M. l'abbé Cochard.

— M. SOYER annonce le résultat de la publication de sa note relative à la naissance du procureur Manuel. M. Bouex, de Nemours, a retrouvé l'acte de baptême et la date en question. Manuel est né à Nemours, le 14 décembre 1753.

HOMMAGE. — Au nom de M. BOUEX, M. SOYER fait hommage à la Société d'un tirage à part de son article sur ce sujet, paru dans le journal l'Action républicaine du 21 août 1915.


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Séance du 22 octobre 1915

Présidence de M. BASSEVILLE, doyen d'âge

CORRESPONDANCE. — M. BAGUENAULT DE PUCHESSE, président, excuse de ne pouvoir assister à la séance. Il fait part à la Société du décès de M. Alluard, doyen honoraire de la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand.

VOLUMES REÇUS. — Parmi ces volumes assez nombreux, signalons : La protestation de la Commission départementale des Monuments historiques du Pas-de-Calais, à propos de la destruction d'Arras ; — Maurice ROY, Tapisseries de Saint-Mammès, de Langres, compositions authentiques de Jehan Cousin, père, avec de belles planches (Extrait des Mémoires de la Société archéologique de Sens) ; — HÉRON DE VILLEFOSSE : Le soleil maîtrisant ses chevaux, mosaïque découverte à Sens, avec une belle reconstitution (Mémoires de la fondation Piot).

COMMUNICATIONS. — M. DEPRÉAUX présente un sabre de soldat d'infanterie de la garde impériale (1815), découvert récemment à Orléans dans un jardin du faubourg Saint-Jean.

Sa note est renvoyée à la Commission de publication.

— M. POMMIER présente un plan manuscrit de l'extrémité orientale de la Grande Rue de Bourgogne, dressé le 26 septembre 1673 par Jean Fleury, arpenteur juré au Bailliage d'Orléans, qui jouit en son temps d'une certaine notoriété. La pièce appartient à M. A. Levé.

Ce plan, légèrement teinté de couleurs, figure, du côté sud, l'église et le cimetière de Notre-Dame-du-Chemin et, du côté nord, les maisons comprises entre le rempart de la ville et la rue actuelle, dite rue aux Loups. Les noms des rues de ce quartier ont changé depuis l'époque où Jean Fleury fit son dessin. Notre rue aux Loups s'y nomme rue aux Ours ou rue Traversante. La rue des Quatre-FilsAymon, qui lui fait suite au sud, est désignée comme rue de Paradis.


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La rue de Solférino y porte le nom de rue des Singes ou des Potiers : elle a été appelée rue des Singes jusque vers 1860. Enfin, celle qui la prolonge au nord, présentement rue de la Chasse, est désignée comme rue Couaille (probablement : de la Caille) ; mais la maison qui fait le coin de la Grande-Rue, probablement une auberge, était à l'enseigne de la Chasse ; c'est le plan qui nous l'apprend et l'on comprend que ce vocable se soit imposé à toute la rue qui, encore de nos jours, n'a pas d'habitants.

— M. POMMIER raconte ensuite une visite chez un vigneron des Aydes qui possède des souvenirs de la famille Guillon d'Assas, originaire sans doute d'Assas, entre Ruan et Artenay

Entre autres choses se voient deux dessins représentant un magistrat dans son cabinet et deux soeurs en costume de la fin du XVIII siècle ou du début du XIXe.

— Enfin M. POMMIER présente une plaquette très rare, que la Bibliothèque municipale d'Orléans ne possédait pas (1) et qui est intitulée.

Entrée magnifique du Roy faite en sa ville d'Orléans

le mardi 8 juillet 1614

avec l'ordre et cérémonies observées en icelle

par Claude Malingre

à Paris, chez Melchior Mondière, rue Saint-Jacques

devant Saint-Benoist, aux deux Cachets

MDCXIIII.

On y lit que : « le roy étant sorti de Paris, le samedi matin, cinquième de juillet, alla coucher à Etampes... de là, continuant son chemin d'Orléans, arriva le lundi septième dudit mois, d'assez bonne heure, en la maison belle et agréable de Monsieur d'Escures préparée à la Royalle, n'étant distante d'Orléans que d'une lieue environ ».

Dans sa Vie de Fougeu d'Escures (2), M. BAGUENAULT DE

(1) Elle se trouve au fonds Desnoyers.

(2) Mémoires de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, tome XXXIV, page 23.


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PUCHESSE précise, d'après l'Histoire d'Orléans, de l'abbé Pataud (1), que « le Roy s'arrêta près de la Montjoie, où il logea dans la maison de vignes appartenant à M. d'Escures ; et le lendemain 8 juillet, dès le point du jour, tous les corps de ville s'avancèrent au-devant du Roy jusqu'à Notre-Dame des Aydes ».

Quelle est cette maison de vignes où logèrent le jeune Louis XIII, âgé de 13 ans, et sa mère, se rendant en Espagne? Il serait curieux de l'identifier.

— A ce propos, M. BASSEVILLE cite un certain nombre d'autres plaquettes relatives à des entrées royales. Il pose la question de savoir s'il ne serait pas possible de reprendre un travail projeté par M. Louis JARRY de réimprimer les entrées de rois et reines de France à Orléans, avec des notes. Pour lui, il prend l'engagement de donner pour le Bulletin une note bibliographique sur toutes ces Entrées, qui sont devenues très rares.

Séance du 12 novembre 1915

Présidence de M. HUET, vice-président.

Au nom de la COMMISSION DES PUBLICATIONS, M. SOYER demande l'insertion dans le Bulletin de la note de M. DEPRÉAUX sur un sabre de soldat d'infanterie de la garde impériale (1815), découvert à Orléans, dans un jardin du faubourg Saint-Jean.

Les conclusions du rapporteur sont adoptées.

COMMUNICATIONS. — M. BRÉDIF signale la présence d'un sabre semblable au greffe du Tribunal (2).

— MM. HUET et LA VILLE font remarquer que Fougeu d'Escures pourrait bien tirer ce nom d' « Escures » du hameau « Les Escures »

(1) Bibliothèque d'Orléans, mns 564, f° 493.

(2) Après vérification minutieuse M. Brédif a reconnu que ce sabre n'est pas du même temps que l'autre.


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(commune de Fleury-les-Aubrais), non loin de La Montjoie. C'est peut-être là que Fougeu reçut le jeune roi Louis XIII, le 7 juillet 1614.

M. SOYER signale aussi un lieu dit « Escures » sur le territoire de la commune de Bozières (canton de Meung-sur-Loire).

Séance du 26 novembre 1915

Présidence de M. BAGUENAULT DE POCHESSE, président.

CORRESPONDANCE. — Les volumes reçus sont déposés sur le bureau.

— M. JAMET réclame les photographies de ses oeuvres qu'il avait communiquées en vue du prix Davoust. M. LARCANGER est chargé de les lui faire parvenir.

— M. le Président a reçu de personnages compétents des compliments pour le récent volume des Mémoires.

COMMUNICATIONS. — On revient au nom de Fougeu d'Escures. M. BAGUENAULT signale une autre localité d'Escures en Eure-etLoir. Au XVIIe siècle, on écrivait en un seul mot « Descures ». L'orthographe « Des Cures » est une pure fantaisie.

Elle s'expliquerait difficilement, ajoute M. SOYER, au lieu que l'on comprend aisément le nom de « Escures » donné à des localités situées sur de grandes routes, où se trouvaient des relais de la poste aux chevaux.

— M. BASSEVILLE lit la bibliographie qu'il a promise des Entrées des rois et reines à Orléans.

Renvoyé au Comité de publication.

— M. SOYER lit la traduction des Annales inédites du prieuré de Saint-Samson et du monastère de Notre-Dame du Mont-Sion. Elles


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avaient été rédigées en latin, au XVIe siècle, d'après des pièces anciennes authentiques, par le F. François Lhuillier, à travers deux registres de cens du prieuré. Elles vont du XIe siècle à l'an 1528. Renvoyé à la Commission de publication.

— M. Jules BAILLET signale une communication faite tout dernièrement à la Société archéologique d'Angoulême par M. DUJABRICDESCOMBES, de Périgueux. Il signalait des correspondances de 1772 et 1790, relatives au don de cloches aux paroisses de Sers et de Vouzan, en Angoumois par le lieutenant des Maréchaux de France, Arnauld de Chesne. Ce personnage tirait son nom de la la terre de Chesne (aujourd'hui au marquis d'Harcourt), sise à la limite des départements du Loiret et de l'Yonne, sur la paroisse de SaintEzoges (aujourd'hui Saint-Eusoge). Dans une lettre datée du 18 septembre, sans indication d'année, il mandait à l'évêque d'Auxerre que la paroisse voisine d'Ouzouer-sur-Trézée ayant fait fondre deux cloches, on a profité du même fourneau pour la fonte de celle de sa paroisse, « fêlée par le deffunt curé en carillonnant ». Il demande pour la seconde fois à l'évêque de déléguer le curé de Champoulet, qui dessert Saint-Ezoges, pour faire la bénédiction de la nouvelle cloche. On ne peut jusque-là s'en servir pour sonner les offices. Outre la perte de la messe « pour bien du monde », le manque de sonnerie « embarrasse beaucoup pour tous les travaux qui se règlent souvent aux Angelus du matin et du soir ».

— M. GARSONNIN donne lecture du compte moral qu'il a adressé en juillet dernier à M le Préfet, comme directeur des Musées historiques.

Ce rapport sera reproduit au Bulletin.

— A ce propos, M. le Président dit qu'il a lui-même adressé à M. le Préfet le rapport annuel sur les travaux de la Société. Il ne l'a pas lu à la Société à laquelle il n'eût rien appris, dit-il.


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Séance du 10 décembre 1915

Présidence de M. BAGUENAULT DE PUCHESSE, président.

VOLUMES REÇUS. — M. le Président signale quelques articles dans les volumes reçus : Les Bulletins et Mémoires de la Société archéologique de la Charente contiennent un catalogue du Musée avec de nombreuses illustrations et une introduction claire et instructive de M. CHAUVET, sur la préhistoire en Charente. Dans le Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, se lit une notice sur Alfred Richard ; le volume des Mémoires est consacré à la ville de Loudun. Dans le Bulletin de la Société archéologique et statistique de la Drôme sont évoqués des souvenirs dauphinois sur Lamartine.

HOMMAGE. — M. Agricol BÉNARD fait hommage à la Société d'une gravure qu'il vient d'exécuter du château de Blois.

ORDRE DU JOUR. — La deuxième séance de décembre, où doivent avoir lieu les élections du bureau, est fixée au mercredi 22 décembre.

COMMISSION DES PUBLICATIONS. — M. BASSEVILLE présente son rapport sur la communication de M. SOYER, relative aux Annales de Saint-Samson.

— M. GARSONNIN fait le sien sur la bibliographie des Entrées royales, par M. BASSEVILLE.

Ces deux communications seront insérées au Bulletin.

COMMUNICATIONS. — M. GARSONNIN propose qu'il soit pris note de l'érection à New-York d'une statue de Jeanne d'Arc due au ciseau de miss Anna Vaughn Hyatt.

Elle a été inaugurée le 6 décembre 1915, en présence de nombreuses personnalités américaines et françaises, et de délégations de plusieurs Sociétés artistiques, patriotiques, etc. Après lecture d'une lettre de remerciements du président Wilson, des discours sont pro-


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noncés par M. Küntz, président du Comité; par M. Jusserand, ambassadeur de France ; par M. Louis Delamarre, secrétaire de l'Alliance française aux Etats-Unis et au Canada. La prise de possession de la statue est faite, au nom de la ville, par l'honorable Cabat Ward.

La fondation du Comité remontait à décembre 1909. Parmi les vice-présidents d'honneur se trouvaient MM. G. Hanotaux et Pierre Loti.

— M. GARSONNIN signale un almanach de 1813, où se lisent des couplets sur Jeanne d'Arc.

— M. SOYER donne la primeur d'une notice historique qu'il vient de rédiger sur la série D aux Archives départementales, qui renferme les Archives de l'Université d'Orléans et notamment le fonds de la nation germanique. Il lit les pages relatives à la préservation de ces précieuses archives lors de l'invasion de 1870.

Séance du 22 décembre 1915 Présidence de M. BAGUENAULT DE PUCHESSE, président.

CORRESPONDANCE ET VOLUMES REÇUS. — M. le Président signale dans la Revue archéologique un article sur l'archéologie en Thrace.

Une circulaire ministérielle du 25 novembre 1915 propose un programme d'enquête historique et économique sur les biens communaux. Plusieurs exemplaires sont distribués.

Une circulaire de M. Toutain, nouveau directeur de la revue Pro Alesia, annonce que cette revue va se transformer et étendre le champ de ses études. Le Bureau décidera si la Société doit s'y abonner.

RENOUVELLEMEXT DU BUREAU. — Conformément aux statuts, il est procédé au renouvellement partiel du Bureau, pour 1916 ;


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M. BAGUENAULT DE PDCHESSE est réélu président.

M. E. HUET est réélu vice-président.

M. E. JARRY est élu membre de la Commission de publication (avec MM. BASSEVILLE et SOYER), en remplacement de M. GARSONNIN, sortant et non rééligible.

COMMUNICATIONS. — M. GARSONNIN rend compte d'une découverte faite par M. Maxime DIDIER, mobilisé comme capitaine du 260e régiment territorial d'infanterie.

Dans le parc du château d'Offémont (Oise), une tranchée a coupé une sépulture gauloise. Au-dessous de la terre végétale, dans la craie, deux corps ont été trouvés, l'un à 50 centimètres, l'autre à 60 centimètres de profondeur, orientés la tête à l'ouest. Près de l'un se trouvaient un squelette d'animal, peut-être sanglier, une épée, sans doute inhumée avec son fourreau, un fer de lance, des fragments de demi-tubes métalliques, un pot de terre vide. Près de l'autre, également une épée et un pot de terre. Au-dessus du premier corps étaient placées quelques pierres plates.

M. Garsonnin estime que la sépulture remonte à l'époque de la Tène (300-100 avant J.-C). Il regrette qu'il n'ait pu être relaté si les pierres étaient recouvertes de déblais crayeux ou de terre noire.

— M. FOUGEU présente une plaque votive romaine, en bronze patiné, mesurant 18 centimètres de large sur 10 centimètres de haut, en forme de cartel accosté de deux queues d'aronde. C'est l'original même d'une inscription qui a été trouvée en 1875 à Joinville (HauteMarne) et fut en 1878 le sujet d'une communication à la Société nationale des Antiquaires de France. L'objet lui a été confié par M. Brucy, ancien notaire à Saint-Aignan-sur-Cher, gendre du propriétaire chez qui a été faite la trouvaille.

De pareils ex-voto sont très rares sur métal. Celui-ci est percé de deux trous pour permettre de le fixer, soit au-dessus d'une porte de maison, soit à la paroi d'un édifice sacré, soit à un piédestal de statue Les caractères estampés au poinçon se lisent :


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I(ovi) O(ptimo) M(aximo) PRO SALVTE DOM I NORVM ET LI BERORVM SVORV FAMILIA VINDO INISSAE • V(otum) • S(olvit) • • L(ibens) • M(erito) •

« Pour la prospérité de leurs maîtres et de leurs enfants la familia de Vindoinissa a accompli son voeu librement et dignement ».

Au même endroit que cette plaque, il avait été trouvé, en 1870 et 1871, une quinzaine de monnaies en bronze d'Antonin le Pieux (138 ap. J.-C.) à Gallien (253). On peut donc attribuer la plaque même au IIIe siècle.

— M. SOYER rappelle que cette inscription a été publiée par M. Mowat dans le Bulletin de la Société des Antiquaires de France (18 décembre 1878), par l'Académie de Berlin dans le Corpus inscriptionum latinarum, et par M. Alfred Holder dans son inestimable All-celtischer Sprachschatz (en cours de publication à Leipzig, 18e livraison, 1908).

M. Soyer considère la traduction de M. Mowat — qu'a lue M. Fougeu — comme un contre-sens : Vindoinissa (pour Vindonissa) est un nom de lieu celtique et non pas un nom de personne. Il s'agit, évidemment, d'un voeu à Jupiter dont se sont acquittés, pour le salut de leurs maîtres et de leurs enfants, les esclaves d'un domaine rural appelé Vindonissa. Ce nom de lieu était très répandu dans la Gaule. Dans la Suisse allemande, Vindonissa = Windisch ; dans les pays de langue française, Vindonissa = Vandenesse (Côte-d'Or, Nièvre), Vendenesse (Saône-et-Loire), Vendresse (Ardennes). Ce nom est formé sur le gentilice gallo-romain déjà connu Vindonius (dérivé de l'adjectif et surnom gaulois Vindos = blanc, Le Blanc), et ne signifie pas autre chose que « la terre ou le domaine d'un certain Vindonius ». Le suffixe -ssa est l'équivalent de notre suffixe français -ière (la Bouchardière = propriété de Bouchard, la Thomassière = propriété de Thomas, etc.)


202 —

Où est né le conventionnel Pierre Manuel ?

Tous les dictionnaires biographiques s'accordent à faire naître à Montargis, en l'année 1751 (sans indication de mois ni de quantième), Pierre Manuel, député de Paris à la Convention nationale (1).

Comme son nom ne figure nulle part dans les registres de l'état civil de Montargis (2), il faut évidemment en conclure que Manuel n'est point né dans cette ville. Mais où chercher le lieu de sa naissance ?

Un document des Archives départementales du Loiret, provenant des bureaux du Recteur de l'Académie impériale d'Orléans (3), nous apprend que le frère cadet de Manuel, Jean-Michel, candidat au professorat en 1810 et 1811, est né à Nemours (Seine-et-Marne).

Ce document est un curriculum rédigé par le candidat même, qui désirait vivement enseigner à Montargis. Il est daté du 18 avril 1811 : Jean-Michel y déclare notamment être âgé de 47 ans ; avoir été élevé à Montargis ; avoir résidé à Paris, à Blois et à Clamecy ; avoir enseigné à Paris pendant

(1) Voir le Dictionnaire biographique et historique des hommes marquans de la fin du XVIIIe siècle, rédigé par une Société de gens de lettres, tome II (Londres, 1800) ; la Nouvelle biographie générale publiée par Firmin Didot frères, sous la direction du Dr Hoefer, t. 33 (Paris, 1860), et les Dictionnaires de Lalanne, Dezobry et Bachelet, etc.

(2) Voir Inventaire sommaire des Archives de la ville de Montargis, par Henri Stein (Paris et Orléans, 1893), p. XIII, note 2.

(3) Série T, en cours de classement.


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15 ans ; être père de deux enfants et en attendre un troisième (1).

Il est à présumer que c'est aussi à Nemours que naquit Pierre.

Je signale cette piste aux érudits qui s'occupent de la biographie de Manuel.

Une autre pièce, de même provenance que la précédente, nous indique que le père de Manuel était un marchand, — et non pas un « ouvrier», un « artisan », ou un « potier », comme l'affirment, sans preuves, les dictionnaires biographiques (2).

C'est une lettre du Recteur de l'Académie d'Orléans, adressée le 27 juillet 1810 à Fontanes, grand-maître de l'Université, pour lui fournir les renseignements demandés sur le compte de Jean-Michel Manuel.

En voici la partie la plus importante :

« Il résulte des informations que j'ai prises que le sieur Manuel, âgé de 47 à 48 ans, est (3) fils d'un marchand (4) fort estimable de Montargis, qu'il est le frère cadet du célèbre Manuel, procureur de la Commune de Paris ; qu'il a été élevé au collège de Montargis, où il a fait de bonnes études ; qu'il a travaillé pendant quelque temps chez le procureur ; qu'il a été employé dans les Aides jusqu'à la supression (sic) de cette administration, époque à laquelle il s'est attaché à la Direction des assignats qu'il a été obligé de quitter.

« Il demeurait, il y a six ans, rue aux Ours, à Paris, donnant des leçons de grammaire sous le nom de Durand.

(1) Jean-Michel Manuel demeurait en 1810 à Montargis, rue aux Moines, n° 120.

(2) Voir Gustave Vapereau,. Dictionnaire universel des littératures (Paris, 1876) ; la Nouvelle biographie générale déjà citée ; G. Brainne, J. Debarbouiller, Ch.-F. Lapierre, Les hommes illustres de l'Orléanais, tome II (Orléans, 1852), p. 274.

(3) Le Recteur avait écrit d'abord : « né à Montargis ». Ces trois mots ont été raturés.

(4) Le Recteur avait écrit d'abord : « marchand de mousseline ». Les deux derniers mots ont été raturés.


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« Au mois de janvier dernier il n'était pas encore à Montargis ; ce qui prouve qu'il n'y est rentré que depuis peu.

« On prétend que le sieur Manuel a beaucoup de talens, surtout pour la profession dans laquelle il demande un emploi. Il est chef d'une famille qu'on dit fort intéressante.

« Voilà, Monseigneur, les seuls renseignemens que j'aie pu recueillir dans le moment.

« Si votre Excellence me permet de donner mon avis, j'oserai lui faire observer qu'il serait plus avantageux pour le sieur Manuel d'être placé ailleurs qu'à Montargis, où son frère n'a laissé que d'horribles souvenirs et où lui-même a eu et a encore peut-être le surnom de Mouton. Je ne sais pas s'il a mérité de la part de ses concitoyens cette odieuse dénomination. »

Jacques SOYER.

P.-S. — Depuis la lecture de cette note en juillet 1915, et grâce à la publication, dans les journaux de la région, des procès-verbaux de la Société, un érudit de Nemours, M. Paul Bouex, a suivi la piste que j'indiquais et a trouvé aux Archives de cette ville, à la date du 14 décembre 1753, l'acte de baptême du conventionnel, né du même jour, fils de Pierre Manuel (sans mention de profession) et de Magdeleine Durand. M. Bouex a fait connaître sa découverte dans le journal L'Action républicaine (Nemours, 21 août 1915) ; son article a été tiré à part sous le titre Pierre Manuel Nemours, 1915, 7 pages). Voilà don; définitivement résolu ce petit problème biographique.

J. S.


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EN 1814

ESSAI DE FORMATION

DANS LES DEPARTEMENT DU LOIRET

DE RÉGIMENTS DE VOLONTAIRES OUVRIERS

La triste situation de la France, à l'aube de 1814, est aujourd'hui parfaitement connue de tous ceux qui se sont occupés, si peu que ce soit, de l'histoire napoléonienne.

Comme l'a si bien dit Henry Houssaye : « Après toutes les gloires, c'étaient tous les désastres » (1). Le blocus continental, les champs en friche, les fabriques fermées, l'arrêt complet des affaires, avaient amené la gêne chez les riches, la misère chez les pauvres. Le système napoléonien s'écroulait. La France, que les royaumes feudataires créés autour d'elle devaient, dans la pensée de leur auteur, préserver à tout jamais de l'invasion, avait vu sa frontière violée par les armées de la coalition et, du 21 décembre 1813 au 1er janvier 1814, les masses alliées avaient franchi le Rhin, refoulant devant elles les faibles corps français qui leur étaient opposés.

Instruit à l'école de Napoléon, tournant les places fortes dont il ne s'attardait pas à faire le siège, l'ennemi avait avancé

(1) 1814, p. 1.


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si rapidement que, le 26 janvier déjà, sa concentration était virtuellement opérée entre la Marne et les sources de la Seine.

Pour parer à ce danger pressant, en vain l'Empereur, devant la soudaineté de l'invasion, multiplia-t-il les levées, hâtant la fabrication des armes et des munitions, faisant relever les forteresses ; il était trop tard. Le temps et l'argent manquèrent à la fois et, lorsqu'il s'agit de guerre, il est des choses que le génie même n'improvise pas.

Les appels extraordinaires de la fin de 1813 et du début de 1814 donnèrent tant bien que mal, et plutôt mal que bien, une certaine quantité d'hommes, encore qu'inférieure aux évaluations, mais des hommes ne sont pas des soldats, et faute d'armes, d'équipements, partant de toute possibilité d'instruction militaire sérieuse, un tiers à peine fut organisé et un huitième seulement put figurer en rase campagne (1).

Et pourtant, on avait bien tout tenté, puisque, indépendamment des trois levées extraordinaires d'octobre et novembre 1813 et du décret du 17 décembre, ordonnant la mise sur pied de 457 cohortes de gardes nationales actives, deux autres décrets (30 décembre 1813 et 6 janvier 1814) appelaient sous les armes de nouvelles légions, tirées, elles aussi, de la garde nationale ; mesures superflues au reste, car, si elles avaient pu remplir les vues gouvernementales, les arsenaux de la vieille France, déjà impuissants à fournir le nécessaire au peu de troupes en campagne, eussent dû se déclarer incapables de donner quoi que ce soit aux nouveaux contingents.

A côté de ces formations bien connues, le gouvernement eut recours à d'autres expédients, dont l'un tendait notamment à la création de régiments de volontaires, composés d'ouvriers en chômage provenant des villes manufacturières de l'Empire, régiments destinés à marcher à la suite de la jeune garde impériale (2).

(1) 1814, p. 2, note 1.

(2) On comprend sous la dénomination de « Jeune garde » les huit régiments créés par Napoléon, dans le courant de 1809, pour


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Une trace de cet essai infructueux est demeurée aux Archives départementales (1) où M. Soyer nous l'a obligeamment signalée.

Le dossier est peu fourni et se compose principalement d'une lettre du Ministre de l'Intérieur au Préfet du Loiret, accompagnant une ampliation du décret de création du nouveau corps. Cette lettre indique l'esprit dans lequel devaient être formés les régiments ouvriers. La voici :

Paris, le 15 janvier 1814.

LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR COMTE DE L'EMPIRE,

A MONSIEUR LE BARON PIEYRE,

PRÉFET DU DÉPARTEMENT DU LOIRET.

J'ai l'honneur, Monsieur le Baron, de vous adresser un décret, par lequel Sa Majesté, dans sa sollicitude pour la défense de l'Etat et pour les ouvriers que les circonstances peuvent laisser sans travail, a ordonné la formation de plusieurs régiments de volontaires, dans lesquels ces ouvriers seraient admis.

Ces régiments seront licenciés dès que l'ennemi aura été chassé de notre territoire : ces ouvriers seront alors rendus à leurs ateliers, et, pendant leur absence, leurs relations avec les manufacturiers n'auront point cessé.

A la réception de ma lettre, faites venir les principaux manufacturiers. Chargez-les d'instruire tous ceux de leurs ouvriers qu'ils ont cessé d'employer, ou dont ils prévoient la prochaine réforme : c'est aux manufacturiers à faire comprendre à leurs ouvriers le bienfait de cette mesure qui, en les appelant à remplir un devoir cher à tout Français, les met à l'abri de toutes les privations auxquelles ils allaient être exposés, et assure à leurs femmes et à leurs enfants des secours efficaces.

Le minimum de ces secours est de 120 francs, mais le maximum n'est point déterminé ; lorsque vous trouverez que celui de

renforcer l'ancienne garde impériale, qui reçut, dès lors, la dénomination de « Vieille garde ». (1) Arch. du Loiret. Affaires militaires, série R.


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150 francs, fixé par décret du 9 décembre dernier, est trop faible, attendu le nombre d'enfants ou de vieux parents, vous me proposerez la somme plus élevée que vous jugerez nécessaire, vous fixerez vous-même les sommes au-dessus de 150 francs.

Tout homme valide qui se plaindrait désormais d'être sans ouvrage serait évidemment un mauvais citoyen, et loin que l'administration lui dût des secours, elle aurait à le faire sévèrement surveiller.

Je n'entre dans aucun détail plus circonstancié ; la lecture du décret suffit, ce me semble, pour montrer tout ce que cette mesure a de paternel.

Les ouvriers ne sont appelés que pour le temps pendant lequel l'occupation de notre territoire fait cesser foute spéculation commerciale, leurs relations sont maintenues. Le poste qui leur est assigné à la suite de la Garde de Sa Majssté est le plus honorable : leurs familles sont aidées et protégées. Les ouvriers des mêmes manufactures, des mêmes contrées, ne sont point séparés les uns des autres. Vous me tiendrez instruit tous les cinq jours du succès de vos démarches auprès des chefs des manufactures, et de celui de leurs soins.

Chaque fois que vous m'indiquerez quel est le nombre des volontaires sur lequel vous pensez qu'on puisse compter, et pour tous ceux qui laissent une famille, vous m'adresserez un tableau comprenant le nom de chacun, le nombre d'individus qu'il avait à sa charge, les secours que vous allouez, ceux que vous croyez devoir me proposer. J'aurai soin de faire mettre à votre disposition les sommes que vous devrez confier aux manufacturiers, pour qu'ils puissent les distribuer.

Recevez, Monsieur le Baron, les assurances de ma parfaite considération.

MONTALIVET.


— 209 — Voici maintenant le décret :

EXTRAIT DES MÉMOIRES DE LA SECRÉTAIRERIE D'ÉTAT

Au Palais impérial des Tuileries, le 15 janvier 1814.

NAPOLÉON, Empereur des Français, Roi d'Italie, Protecteur de la Confédération du Rhin, Médiateur de la Confédération suisse, etc., etc., etc.

Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :

ARTICLE PREMIER. — Il sera formé des Régimens de volontaires composés des ouvriers des manufactures de Paris, Rouen, Amiens, Alençon, Caen, Lille, Rheims, Saint-Quentin, Louviers, Elbeuf et autres villes et fabriques des 1re, 2e, 14e, 15e et 16e divisions militaires, qui se trouveront sans ouvrage.

ART. 2. — Les volontaires qui se présenteront pour entrer dans les dits corps contracteront l'engagement de servir jusqu'à ce que l'ennemi ait été chassé du territoire français.

Ils seront licenciés immédiatement après et seront rendus aux fabriques d'où ils sont sortis.

ART. 3. — A compter du jour de leur départ, les femmes et les enfans des dits volontaires recevront du gouvernement un secours qui leur sera distribué par les mains des chefs des manufactures fabriques ou ateliers auxquelles (sic) ils appartiennent.

Ces secours ne pourront être moindres que ceux fixés par notre Décret du 9 décembre dernier.

ART. 4. — Ces volontaires formeront des Régimens de tirailleurs et fusiliers qui seront à la suite de la Jeune Garde ; ils seront habillés, nourris et soldés comme elle.

ART. 5. — Ces volontaires seront dirigés sur Paris. Chaque chef d'établissement formera l'Etat de ceux de ses ouvriers qui se seront présentés, et certifiera leur bonne conduite.

ART. 6. — Au moment où les volontaires recevront leur feuille de route, le Préfet enverra les Etats dont il est parlé à l'article précédent au général Drouot, aide-major général de la Garde, chargé


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de l'organisation, lequel réunira dans le même corps les ouvriers des mêmes fabriques et du même lieu.

ART. 7. — Les volontaires ouvriers de notre bonne Ville de Paris formeront un ou plusieurs Régimens.

ART. 8. — Nos Ministres de l'Intérieur, des manufactures, de la Guerre, de l'Administration de la Guerre et du Trésor sont chargés de l'exécution du présent Décret, qui sera inséré au Bulletin des Lois.

Signé : NAPOLÉON. PAR L'EMPEREUR, Le Ministre, Secrétaire d'Etat,

Signé : LE DUC DE BASSANO.

POUR AMPLIATION :

Le Ministre de l'Intérieur,

Comte de l'Empire,

MONTALIVET.

Aussitôt après la réception de la lettre ministérielle, le baron Pieyre, préfet du Loiret, s'empressa d'envoyer aux deux sous-préfets d'Orléans et de Montargis, « les deux seules villes du département où », écrivait-il, « il y eût des manufactures » (1), la copie du décret, accompagnée d'une lettre, dans laquelle il se bornait à reproduire les arguments développés par le ministre (2). Le préfet avisa également le maire d'Orléans, Crignon-Desormeaux « baron de l'Empire », qui saisit de l'affaire la Chambre de commerce, avisée elle-même d'autre part, afin de se concerter avec elle sur les mesures à prendre (3).

(1) Les importantes papeteries de Buges et la manufacture de serge d'Amilly, appartenant à l'arrondissement de Montargis, ressortissaient, dans la circonstance, du sous-préfet de Montargis, comme si elles eussent été situées à Montargis même.

(2) Nous n'avons pas trouvé trace des réponses des deux souspréfets.

(3) Lettre du maire d'Orléans à M. le baron Pieyre, préfet du Loiret (19 janvier 1814).

Les registres de délibérations de la Chambre de commerce d'Or-


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En fait, le préfet dut être profondément embarrassé par la requête gouvernementale. La levée des gardes d'honneur de 1813 lui avait déjà fait passer de très durs moments, et, cette fois, les instants étaient plus précieux encore. Il ne faut pas oublier, en effet, que Napoléon allait, dix jours après la publication du décret, quitter Paris pour l'armée et qu'il fallait faire vite.

Qu'advint-il de ce fameux projet ? Ce qu'il était advenu des autres, c'est-à-dire rien. Les régiments volontaires ouvriers n'existèrent que sur le papier, où nous les avons retrouvés.

Henry Houssaye fait bien mention de levées de gardes nationaux ouvriers, demandées à Paris par l'Empereur (1), et qui n'aboutirent pas, mais cela ne paraît avoir aucun rapport avec notre sujet. Il dit aussi, d'autre part (2), que le nombre de volontaires, par suite de l'avantage des remplacements, ne s'éleva qu'à 291 dans tout Paris, pour le mois de janvier 1814. Peut-être s'agit-il là des levées de nos volontaires ouvriers, mais l'imprécision générale du brillant historien de 1814 ne permet pas de s'en assurer plus explicitement.

Les ouvriers sans travail de notre région, ayant le moindre goût pour l'état militaire, étaient déjà, pour la plupart, partis comme remplaçants, métier infiniment plus rémunérateur que celui de volontaire, étant donnés les hauts prix atteints à la fin de l'Empire; quant aux autres, ils durent rester parfaitement indifférents à l'appel impérial, car Lottin, dans ses Recherches historiques (3), fait mention du grand succès de la réquisition d'ouvriers en chômage devant concourir à la défense de la

léans, obligeamment mis à ma disposition par son président, M. Georges Dessaux, ne contiennent aucun renseignement relatif à cette affaire.

(1) 1814, p. 423.

(2) 1814, p. 11, note 1.

(3) Recherches historiques sur la ville d'Orléans, 3e partie, tome Ier, p. 162.


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ville, ordonnée, le 11 février 1814, par le maire d'Orléans, sur la demande de l'autorité militaire.

C'est là une preuve nouvelle de l'insuccès de toutes les formations hâtives essayées au déclin de la fortune militaire de l'Empire, d'avance condamnées, à la fois, par l'absence de moyens matériels suffisants et par l'indifférence résignée de la plus grande partie de la population.

Albert DEPRÉAUX.


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NOTE

SUR

UN SABRE DE SOLDAT D'INFANTERIE DE LA GARDE IMPERIALE

(1815) DÉCOUVERT A ORLÉANS

L'arme que vous avez sous les yeux ne peut pas, à proprement parler, être qualifiée d' « ancienne », puisqu'elle ne date guère que d'un siècle; elle rappelle cependant assez de souvenirs d'histoire orléanaise pour que nous ayons cru devoir vous la présenter.

Ce sabre, qui m'a été fort aimablement offert par notre collègue, M. Soyer, a été tout récemment découvert dans un jardin du faubourg Saint-Jean, à une très petite profondeur.

En me défendant de vouloir bâtir un roman sur cette trouvaille, je puis dire cependant qu'elle n'a rien d'étonnant, en cet endroit surtout. Elle se rattache certainement, soit au passage par Orléans, le 8 juillet 1815 (1), de la garde impériale en retraite, gagnant la rive gauche de la Loire, conformément à la capitulation signée par le gouvernement provisoire, soit, plus vraisemblablement encore, au désarmement des habitants d'Orléans, le 16 juillet 1815, par ordre du commandant prussien de la ville (2).

Les troupes prussiennes, en grand nombre, occupèrent le

(1) Lottin. Recherches historiques sur la ville d'Orléans, 3e partie, tome Ier, p. 285.

(2) Id. p. 296.


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faubourg Saint-Jean et cette arme dut être enfouie alors, en vue de s'en débarrasser le plus promptement possible.

Il me souvient d'avoir trouvé, de la même manière, à Metz, dans la propriété de mon grand-père maternel, trois fusils, rongés par la rouille, enterrés dans des conditions analogues, lors du désarmement des habitants, en 1870.

Quelques renseignements techniques sur cette arme ne paraîtront peut-être pas sans intérêt.

Le modèle spécial dit « sabre d'infanterie de la garde » est pour la première fois décrit dans l'aide-mémoire du général Gassendi pour l'année 1809. Il était caractérisé par sa lame à deux pans creux et à biseau et sa monture formée d'une branche en laiton s'ajustant à une poignée de hêtre, recouverte de basane à double filigrane tors, le tout maintenu par un pommeau de laiton.

Ces armes étaient établies à Versailles, par l'entreprise Boutet.

L'inscription « Versailles » et le poinçon de Boutet sont encore visibles sur la branche de la poignée du sabre dont nous nous occupons.

La lame primitive a été remplacée, à l'époque, par une lame plate de briquet d'infanterie de ligne grossièrement rivée et, pour empêcher le ballottement de la lame, trop faible pour l'ancienne monture, le talon a été consolidé par deux petites cales de bois.

Albert DEPRÉAUX.


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BIBLIOGRAPHIE ORLEANAISE

ENTREES DES BOIS, REINES FRANCE

ET SOUVERAINS ÉTRANGERS à Orléans

Située presque au coeur de la France, à une distance assez rapprochée de la capitale, au point même où viennent converger les routes qui conduisent dans les provinces méridionales, Orléans devait recevoir et a reçu, en effet, fréquemment la visite de nos rois, ainsi qu'en témoignent tous nos historiens.

Notre regretté et érudit collègue M. Louis Jarry avait eu l'excellente pensée de faire un travail sur ce sujet intéressant, et nous savons qu'il a laissé de nombreuses notes que sa mort prématurée ne lui a malheureusement pas permis d'utiliser.

Ce travail sera-t-il repris par un autre membre de notre Société? Nous le souhaitons, et c'est pour répondre à ce désir de notre part que nous avons cru utile de rechercher toutes celles de ces entrées qui ont été livrées à l'impression et dont nous venons vous donner la liste; d'autant que ces entrées, qui constituent de très minces plaquettes, sont devenues très rares, introuvables même, et qu'on n'a guère la bonne fortune de les rencontrer que dans les dépôts publics.


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HENRI II

La magnifique et triumphante entrée de la noble ville et cité d'Orléans faicte au tres chretien Roy de France Henry, deuxieme de ce nom, et à la Royne Catherine (Catherine de Médicis), son espouse, le 4 aoust. — Paris et Orleans, Eloy Gibier (1551). In-8°.

Cat. Leber, tome 3, n° 5201 (1). — Item, Paris, Jean Dallier, 1551, pet. in-8° (Bibliothèque nationale). — Brunet, Manuel du Libraire, V°, entrée, colonne 998.

Le catalogue Leber mentionnant comme lieu d'impression Paris et Orléans, nous sommes portés à croire que les deux éditions n'en font qu'une, par suite d'une entente sans doute entre les deux imprimeurs.

FRANÇOIS II

Les ordres tenuz à l'entrée du Roy François II et de la Royne en la ville d'Orléans. Description des arcs triomphaux, magnificences et théâtres, faicts en cette ville pour la dicte réception et autres. — Paris, par G. Nyverd (1560). In-8°.

Brunet, col. 1000. - Leber, n° 5902, qui indique cette entrée comme rare.

L'entrée du Roy et de la Royne en la ville d'Orléans, faicte le dix huictième jour d'octobre, l'an mil cinq cent soixante. — Orléans, par Eloy Gibier, 1560. Pet. in-8°. Brunet, col. 1000.

Cette entrée n'est pas mentionnée par Herluison dans ses recherches sur les imprimeurs et libraires d'Orléans.

(1) La collection Leber fait partie de la Bibliothèque municipale de Rouen.


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HENRI III

Discours de l'entrée du Roy de Poloigne faicte à Orléans le vingt-quatrième jour de juillet mil cinq cent soixante-treize, avec les harangues faictes à Sa Majesté. — A Orléans, par Eloy Gibier, libraire-imprimeur de l'Université, MDLXXIII. In-8°, avec privilège et un erratum ; au verso du dernier feuillet, les armes du duché.

Le permis d'imprimer est du 8 novembre 1573, il est signé Alleaume et suivi d'une dédicace à hault et puissant seigneur Messire François de Balsac, bailli et gouverneur d'Orléans, par N Rousseau, notaire royal à Orléans.

Le volume a 64 pages.

Brunet, col. 1002. — Leber, n° 5202.

C'est par erreur que Brunet donne à l'impression de cette entrée la date de 1575 pour 1573, ainsi qu'il est facile de s'en convaincre par l'exemplaire, malheureusement très incomplet, de ladite entrée qui fait partie de notre collection orléanaise.

Entrée du Roy et de la Royne en la ville d'Orléans, le quinzième jour de novembre mil cinq cent soixante et seize, avec les harangues faictes à leurs Majestés. — Orléans, E. Gibier (sans date). In-8°.

Brunet, col. 1002.

Les triumphes et magnificences faictes à l'entrée du Roy et de la Royne en la ville d'Orléans (comme ci-dessus). — Paris, G. de Lastre (sans date). In-8°.

Brunet, col. 1002.

Le catalogue Lavallière, n° 23061, mentionne l'édition de Gibier.


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Entrée faicte à très haulte et puissante Royne Elisabeth d'Autriche, veufve du feu très chrétien Roy de France Charles IX, et douairière de France, à Orléans, le XXe jour d'aoust 1575, avec les harangues faictes à Sa Majesté. — A Orléans, par Eloy Gibier, imprimeur et libraire de l'Université, MDLXXV. Brunet, col. 1001.

Nous possédons un exemplaire, également incomplet, de cette entrée qui doit être rare, car nous ne la voyons mentionnée nulle part.

Au verso du titre se trouve un avis au lecteur et au recto du dernier feuillet :

ANAGRAMMATISME

A LA VILLE CITÉ ET UNIVERSITÉ

D'ORLÉANS

Tournés mon nom Et mon surnom, Loyal m'avez Vous le savez.

Le verso contient les armes du duché.

LOUIS XIII

Entrée magnifique du Roy faicte en la ville d'Orléans le mardy huitième juillet 1614, avec l'ordre des cérémonies observées en icelle, par Claude Malingre. — A Paris, chez Melchior Mondière, rue Saint-Jacques, devant Saint-Benoist, avec deux cochets MDCXIII (12 pages).

— Le triomphe de la fleur de Lys présenté au Roy, le mardi huictième de juillet, à son entrée en la ville d'Orléans. — Paris, de l'imprimerie d'Antoine du Brueil à la couronne, MDCXIV (15 pages).

Ces deux plaquettes se trouvent souvent réunies l'une à l'autre.

Nous avons trouvé un exemplaire de cette entrée dans le fonds Desnoyers.


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Les cérémonies faictes à l'entrée du Roy et de la Reyne en leur bonne ville d'Orléans, le dimanche huitième de may. — Paris, Ant. du Breuil, 1616, Pet. in-8° (8 pages). Cat. Ruggieri, n° 406 (1).

Nous en possédons également un exemplaire. Cette entrée est indiquée comme rare. Nous ne l'avons, en effet, rencontrée dans aucun autre catalogue.

SOUVERAINS ÉTRANGERS

S'ensuyvent les triomphantes et honorables entrées faictes par le comandement du roy très chrestien François premier de ce nom à la Sacrée Majesté impériale Charles V de ce nom... es villes Poictiers et Orléans. Avecque la harangue faicte par le baillif d'Orléans à la dite M. J. et la réponse... On les vend à Lille par Guillaumme (sic) Hamelin, librayre, demeurant sur le marché au blé. (A la fin), imprimé à Gand, près l'hostel de ville, par Jean Lambert. Pet. in-8° de 32 pages en lettres rondes.

Brunet, col. 1006, qui indique cette pièce comme fort rare.

La triomphante et excellente entrée de l'empereur faicle en la ville d'Orléans par le commandement du Roy, ou est contenu l'ordre gardé et obtenu en icelle ; avec la harangue faicte par le baillif d'Orléans à l'empereur et la response de l'empereur au dit baillif. — On les vend à Paris en la boutique de Charles Langelier, privilège daté de 19 janvier 1539. Pet. in-8° de 16 pages non chiffrées. (Bibliothèque nationale.) Brunet, col. 1007.

Le texte de cette relation est en caractères gothiques, mais il est suivi d'une pièce de vers latins, de Jean Binet de Beauvais, en caractères romains.

(1) Potier, 1872.


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Le double et copie dunes lettres (sic) envoyées d'Orléans à un abbé de Picardie, contenant à la vérité le triomphe faict au dit lieu d'Orléans à l'entrée et reception de l'empereur (Charles Quint) contre ce qui auparavant en a este imprimé qui est faulce. — Ils se vendent au palais à Paris et boutique de Gilles Corrozet et Jehan du Pré (1539 avant Pâques). In-8° (Bibliothèque nationale.)

Brunet, col. 1007. Cat. Leber, le second livret seulement, n° 5196.

Ces deux relations sont très rares. La Revue orléanaise, année 1846, page 91, contient un travail de Vergnaud-Romagnesi, intitulé : « Passage de Charles-Quint à Orléans, 1539 », dans lequel l'auteur a presque entièrement reproduit le petit livret imprimé en 1539 par Langelier.

Le manuscrit 958 de la Bibliothèque municipale renferme un certain nombre de pièces intéressantes, qu'on pourrait utilement consulter, concernant les entrées non seulement des rois et reines, mais aussi celles des ducs d'Orléans dans la capitale, de leur apanage, et d'un grand nombre de personnages marquants, plus une pièce sur parchemin du 2 janvier 1539, contenant la liste des présents faits à l'empereur Charles-Quint à son entrée dans la ville.

Nous croyons devoir mentionner, avant de clore ce travail, un petit livret très rare, dont voici le titre :

L'entrée et réception de Messieurs les enfants de France, avec la réception de la Royne Alienor qui fut le vendredi premier juillet mil cinq cent trente, gothique. (Il n. d.). Pet. in-8° de quatre feuillets non chiffrés, armes du duché d'Orléans sur le titre et à la fin.

Brunet, tome II, col. 996. - Cat. Ruggieri, 1873, n° 221.

Il aurait été fait de ce livret une reproduction fac-simile, en 1845, par M. Peyre de la Grave, dont quelques exemplaires tirés sur des feuilles de bois très minces.


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Un de ces derniers exemplaires figurait à la vente Herluison, n° 400 du catalogue, et a été vendu 13 francs.

Ruggieri en possédait un sur vélin qui avait appartenu à M. de Montmerqué.

Nous avons pensé un instant qu'il s'agissait dans l'espèce d'une entrée de la reine Alienor, seconde femme de François Ier, à Orléans, mais un examen approfondi du livret dont nous possédons nous-même un exemplaire ordinaire de la réimpression nous a convaincu qu'il n'en était rien

Cependant, comme ce livret relate un événement qui s'est passé dans notre ville, sur lequel nos historiens locaux gardent le silence, nous avons cru devoir le signaler.

Voici ce dont il s'agit : le 5 août 1529, François Ier signait, avec Charles-Quint, le traité de Cambrai, appelé aussi la paix des Dames ; comme conséquence de ce traité, ce dernier rendait au roi de France ses deux fils qu'il avait gardés comme otages.

François Ier, dans la joie de ce retour, envoyait de Bayonne, où il avait été recevoir ses fils, des lettres à un certain nombre de villes de son royaume, parmi lesquelles se trouvait Orléans, pour qu'on fêtât ce retour.

Le mardi 6 juin eut lieu une procession dont le livret nous donne tous les détails, qui parcourut les rues de la ville, laquelle procession se termina par un sermon prêché dans l'église Sainte-Croix par le Révérend Père en Dieu Monsieur le confesseur-évêque de Mâcon et abbé de Saint-Euverte d'Orléans.

La reine Alienor ne vint dans notre ville que le 30 novembre 1539 : on lui fit une entrée magnifique dont il est parlé dans Lottin, d'après les Archives municipales, mais cette entrée n'a jamais été imprimée.

BASSEVILLE.

TOME XVII. — BULLETIN N° 209. 16


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ANNALES

PRIORATVS SANCTI SANSONIS AVRELIANENSIS AD MONASTERIVM BEATAE MARIAE DE MONTE SION IN HIERVSALEM PERTINENTIS

PRAEFATIO

Annales prioratus Sancti Sansonis Aurelianensis ad monasterium Beatae Mariae de Monte Sion in Hierusalem, ordinis sancti Augustini, pertinentis, quos primus digessi, in archivo vulgariter nuncupato « Archives départementales du Loiret » asservantur.

Saeculo sexto decimo ineunte, scripti sunt fideliter, ex chartis dicti prioratus, passim in duobus reddituum libris (1) ab fratre Francisco Luillier, qui tune procurator conventus erat.

Praefati annales, parvuli quidem, sed ad Aurelianensem historiam utilissimi, ab anno Domini nongentesimo tricesimo incipiunt et ad annum millesimum quingentesimum vigesimum octavum perducuntur.

In indice, omnia personarum locorumque nomina gallice

interpretatus sum.

Jacobus SOYER.

(1) D. 658 et D. 659. — « Fait l'an mil Ve XIX par frere François Luillier, procureur des prieur et convent de Saint Sanson d'Orleans » (D. 658 f° 5). — « Feu mon pere maistre Aignan Luillier » (D. 659, p. 80).


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I. — [930]. — Anno septimo, regnante Radulpho rege,

Hugo, cornes et marchio, donavit [in] totum et ad integrum beatissimo confessori Christi Sansoni et suo episcopo Agano suisque successoribus abbatiam Sancti Symphoriani, positam intra muros Aurelianis, que ei paterna hereditate legaliter pertinere videtur, cum duabus ecclesiis in honora sancte Lete sanctique Sulpitii in suburbio prefate urbis positis, necnon cum ceteris ecclesiis ad illam abbatiam pertinenfibus, villis, vineis, pratis, silvis, terris arabilibus et non arabilibus. [D. 658, f° 107 v°.]

II. — [1089]. — Anno Domini millesimo octuagesimo

nono (1), XVa mentis julii, tunc existente feria VIa (2), a Christianis fuit sancta civitas Hierusalem recuperata.

[D. 659, f° 169 et D. 658, f° 1.]

III. — [1152]. — Anno Domini millesimo C° LII°, fuit fundatus

fundatus Sancti Sansonis Aurelianensis ac per Ludovicum, regem Francie, ecclesie et fratribus sacrosancte primitive ecclesie beate Marie Montis Syon in Hierusalem datus.

[D. 658, f° 1.]

IV. — [1158]. — Anno Domini millesimo C° LVIII°, contemplatione

contemplatione regis Ludovici, fuit per Adrianum papam quartum statutum quod ordo canonicus, qui in ecclesia Sancti Sansonis Aurelianensis secundum Dei timorem et beati Augustini regulam ac institutionem sacrosancte primitive ecclesie beate Marie de Monte Syon noscitur institutus, perpetuis ibidem temporibus inviolabiliter observetur ac etiam fuit dictis canonicis concessum quod in

(1) Sic ; lege : « Millesimo nonagesimo nono ».

(2) Feria sexta = Veneris dies.


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dicta ecclesia sit eis licitum habere cymiterium et in ipso fratres et conversos sine contradictione aliqua sepelire.

[D.658, f° 1.] V. — [1178]. — Anno Domini millesimo C° LXXVIII° fuit per Alexandrum papam tertium concessa exemptio monasterii beate Marie de Monte Syon et omnium membrorum suorum et in bulla exemptionis exprimuntur omnia nomma membrorum dicte abbatie pertinentium. Et hoc constat per unum transsumptum in Sicilia confectum in ecclesia Sancti Spiritus prope Calatanixetam, regnante Petro rege Sicilie et fratre Dominico abbate de Monte Syon, anno Domini millesimo CCC° XXXVIII°.

[D. 658, f° 1 ] VI. — [1182]. — Anno Domini millesimo centesimo octuagesimo secundo, Almaricus erat prior Sancti Sansonis.

[D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169.] VII. — [1187]. — Anno Domini millesimo C° LXXXVII°, XIIIIa octobris, capta est Hierusalem per Sarracenos ; et tune abbas et religiosi beate Marie de Monte Sion se transtulerunt ad civitatem Achonensem.

[D. 659, f° 169 et D. 658, f° 1.] VIII. — [1254]. — Anno Domini M° CC° LIIII°, Hugo Gaufridus erat prior Sancti Sansonis, Theobaldo abbate Montis Sion regnante (1).

[D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169.] IX. — [1254]. — Anno Domini millesimo ducentesimo LIIII°, mense octobri, Therricus, abbas de Monte Sion, destinatus a conventu suo ad partes transmarinas pro negociis eorum procurandis, intuitu charitatis et utilitate ecclesie de Monte Sion et Sancti Sansonis Aurelianensis inspecta, de assensu et

(1) « existente » in D. 659.


- 225 —

voluntate canonicorum dicti prioratus Sancti Sansonis, multos homines cum uxoribus suis qui jugo servitutis eis tenebantur, ipsos et eorum liberos et totam posteritatem ipsorum a predicto jugo servitutis quittavit penitus et imperpetuum liberavit, manumittentes eosdem.

[D. 658, f° 121 et D. 659, f° 191.] X. — [1268]. — Anno Domini M° CCLXVIII°, frater Hugo fuit institutus procurator (1) dicti prioratus per Jacobum abbatem Montis Syon. [D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169 ]

XI. — [1281]. — Anno Domini M° CCLXXXI°, Radulphus fuit post Hugonem prior Sancti Sansonis, regnante Adam abbate Montis Sion ; qui Radulphus obiit calendis februarii, anno Domini millesimo CCC°.

[D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169.]

XII. — [1281]. — Anno Domini M° CC° LXXXI°, Adam, abbas dicti monasterii de Monte Syon, de voluntate et assensu sui conventus et capituli et ad utilitatem dicti monasterii irrevocabiliter ordinavit quod Radulphus, tunc temporis prior Sancti Sansonis, vel quicumque prior aut procurator fuerit in eodem, auctoritate sua et capituli dicti monasterii plenarie habeat potestatem visitandi domos dicti monasterii tam in regno Francie quam Hispanie vel aliis partibus ultra mare, concedendo etiam eidem priori, quicumque fuerit, speciale mandatum corrigendi, permutandi, deponendi priores, canonicos et fratres in dictis locis existentes. Item, precepit dicto priori quod rebelles et inobedientes fratres ad ipsum mittat; et cetera. Item, voluit et ordinavit quod dictus prior Sancti Sansonis Aurelianensis teneat capitulum singulis annis de subditis prioribus gene(1)

gene(1) Prior » legitur in D. 659.


— 226 —

rale, die lune et sequenti die Martis, in nundinis paschalibus Aurelianis. Item, voluit quod venientes ad capitulum de statu domorum et sociorum in animarum periculis referant veritatem.

[D. 658, f° 1 v°.]

XIII — [1291]. — Anno Domini M° CCXCI°, XIII° kalendas junii, tempore Nicolai quarti, Achon civitas a Sarracenis capitur ; et inde predicti religiosi transtulerunt se ad partes Sicilie, in ecclesia Sancti Spiritus juxta Calatanixetam, in diccesi Aggregentine ecclesie et in pxovincia Panormitana.

[D. 658, f° et D. 659, P 169.]

XIV. — [1301]. — Anno Domini M° CCCI°, Radulphus, patriarcha Hierosolymitanus, de licentia et permissione fratris Dominici, abbatis monasterii Montis Syon, in civitate Neapoli confirmavit electionem celebratam a religiosis prioratus Sancti Sansonis de persona fratris Roberti de Magduno.

[D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169.] XV. — [1324]. — Anno Domini M° CCC° XXIIII°, Guillelmus, abbas monasterii beate Marie de Monte Sion, confirmavit electionem factam a religiosis et fratribus prioratus Sancti Sansonis Aurelianensis de persona fratris Andree Cordarii per mortem fratris Roberti de Magduno.

[D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169.]

XVI. — [1339]. — Anno Domini M° CCC° XXXIX°, frater Petrus de Bosco Communi, per mortem dicti fratris Andree Cordarii, fuit electus prior Sancti Sansonis, fratre Dominico abbate Montis Sion regnante.

[D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169 v°.]

XVII. — [1353]. — Anno Domini millesimo CCCLIII°, tempore Innocentii sexti, pontificatus sui anno quinto, Johannes Bovis fuit electus prior


— 227 -

Sancti Sansonis per mortem dicti Petri de Bosco Communi.

[D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169 v°.] XVIII. — [1358]. — Anno Domini M° CCCLVIII°, fuit electus frater Fulco Pulchri Nepotis, per mortem dicti Johannis Bovis,

[D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169 v°.] XIX. — [1367]. — Anno Domini millesimo CCCLXVIP ; Johannes Picardi fuit electus prior Sancti Sansonis per mortem dicti Fulconis, tempore Urbani hujus nominis quinti, pontificatus sui anno sexto.

[D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169.]

XX. — [1391]. — Item, per permutationem dicti Johannis

Picardi de dicto prioratu Sancti Sansonis ad prioratum de Prunosic[c]a, fuit prior Petrus Chaussebeau, anno XIII° pontificatus Clementis septimi, tempore scismatis. [D. 658, f° 2 et D. 659, f° 169.]

XXI. — [1409]. — Anno Domini millesimo CCCCIX°, frater

Stephanus Courtin fuit electus prior Sancti Sansonis per mortem dicti Johannis Chaussebelli.

[D. 659, f° 169 v° et D. 658, f° 2 v°.] XXII. — [1434]. — Anno Domini millesimo CCCC° XXXIIII°, frater Radulphus Godart fuit electus prior Sancti Sansonis per mortem dicti Stephani Courtin.

[D. 659, f° 169 v° et D. 658, f° 2 v°.] XXIII. — [1453]. — Anno Domini millesimo CCCC° quinquagesimo tertio, die seconda mensis octobris, beneficium beate Marie de Ferrin, Palestinensis (1) diocesis in Hispania, collatum fuit Johanni Fernandi, presbitero, canonico regulari expresse professo monasterii Sancti Ysidori (2) Legionensis diocesis, vacans per resignationem fratris Nicolai

(1) Sic; lege : « Palenciensis diocesis ».

(2) Legitur in D. 658 : « Sancti Ysodori »,


- 228 -

Lebeau factam in manibus prioris Sancti Sansonis, presente Petro Benardi notario. [D. 658, f° 1 v° et D. 659, f° 169.]

XXIV. — [1457]. — Anno Domini millesimo CCCCLVII°, frater

Johannes Davenes fuit electus prior Sancti Sansonis per mortem dicti Radulphi Godart.

[D. 659, f° 169 V et D. 658, f° 2 v°.]

XXV. — [1467]. — Anno Domini millesimo CCCC° LXVII°,

frater Johannes Alluart fuit electus in priorem Sancti Sansonis ; sed, loco ejus, prefuit frater Guillelmus Sevin usque ad annum Domini millesimum quingentesimum secundum ; qui obiit decima sexta julii.

[D. 658, f° 2 v° et D. 659, f° 169 v°.]

XXVI. — [1483]. — Anno Domini millesimo quadringentesimo

octuagesimo tertio, die XXIIIIa mensis aprilis, Philippa, relicta defuncti Egidii Gueret, suum fecit ac condidit testamentum, ut apparet in registris curati ecclesie Sancte Catherine Aurelianensis.

[D. 658, f° 9.]

XXVII. — [1502]. — Anno Domini millesimo CCCCC° II°, fuit

electus in priorem frater Stephanus Coignet per motem dicti Guillelmi Sevin. [D. 659, f° 169 v° et D. 658, f° 2 v°.]

XXVIII. — [1527]. — Ensuit le double d'un épitaphe de plomb,

trouvé en la sepulture de Jehan Barat, estant a main senestre du grant autel de nostre eglise, ou a present est la chapelle de maistre Jehan Brachet, en l'année mil cinq cens vingt et sept : « Hic jacet magister Joannes Barat, clericus bone memorie, quondam vicecomes Aurelianensis, qui obiit anno Domini millesimo trecentesimo quinto, in die apostolorum Simonis et Jude. »

[D. 658, f° 4 v°.]


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XXIX. — [1528]. — Anro Domini millesimo quingentesimo vigesimo octavo, die dominica vigesima mensis septembris, sanctificatum est atque consecratum claustrum et capitulum Sancti Sansonis Aurelianensis ac altare domini Joannis Brachet, in choro existens ab aquilonari parte, in honorem Sacrosancte Eucharistie et pie Marie Christipare ac divorum Joannis Baptiste et Evangeliste et in eo inclusi (1) sunt reliquie beatorum martyrum Blasii et Georgii ac abbatis Anthonii. Consecrata autem sunt hec per revereridum in Christo patrem dominum Ebroicensem episcopum, reverendi in Christo patris et domini Joannis Aurelianensis episcopi vicarium.

[D. 659, f° 157 v°.

(1) Sic ; lege : « incluse ».


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PERSONARVM LOCORVMQVE NOMINVM INDEX

A

ACHON, Acre (Saint-Jean d'), ville de Palestine, VII, XIII.

ACHONENSIS CIVITAS, Acre (Saint-Jean d'), ville de Palestine, VII.

ADAM, abbé de Notre-Dame du Mont-Sion, XI, XII.

ADRIANUS QUARTUS, Adrien IV, pape, IV.

AGANUS, évêque de Dol en Bretagne, réfugié à Orléans, I.

AGGREGENTINA ECCLESIA, diocèse d'Agrigente, aujourd'hui Girgenti,

en Sicile, XIII. ALEXANDER TERTIUS, Alexandre III, pape, V. ALLUART (JOHANNES), Jean Alluart, prieur de Saint-Saroson, XXV. ALMARICUS, Aumery, prieur de Saint-Samson, VI. ANDREAS CORDARII (génitif patronymique), André Cordier, prieur

de Saint-Samson, XV, XVI. ANIANUS LUILLIER, Aignan Luillier, père de François Luillier

(Introduction). ANTHONIUS ABBAS (SANCTUS), saint Antoine, abbé, XXIX. AUGUSTINUS (BEATUS), saint Augustin, IV. AURELIANENSIS, d'Orléans, Orléanais, passim. AURELIANIS, Orléans (Loiret), forme indéclinable, passim.

B

BEATA MARIA DE FERRIN, Notre-Dame de Ferrin, au diocèse de Palencia, Espagne, XXIII.

BEATA MARIA DE MONTE SION, Notre-Dame du Mont-Sion à Jérusalem, monastère de l'ordre de saint Augustin, III, IV, V VII, XV.

BENARDI (PETRUS), Pierre Bénard, notaire, XXIII.

BLASIUS (BEATUS), saint Blaise, martyr, XXIX.

BOSCO COMMUNI (PETRUS DE), Pierre de Boiscommun, prieur de Saint-Samson, XVI, XVII.

BOSCUS COMMUNIS, Boiscommun, commune du canton de Bellegarde, arrondissement de Montargis (Loiret), XVI, XVII,


- 231 -

BOVIS (JOHANNES), Jean Lebeuf, prieur de Saint-Samson, XVII,

XVIII. BRACHET (JOHANNES), Jean Brachet, fondateur d'une chapelle dans

l'église de Saint-Samson, XXVIII, XXIX.

D

CALATANIXETA, Caltanisetta, ville de Sicile, V, XIII.

CHAUSSEBEAU (PETRUS), Pierre Chaussebeau, prieur de Prunesac.

en Berry, puis prieur de Saint-Samson, XX, XXI. CHAUSSEBELLI (PETRUS), idem. CHRISTIPARA (MARIA), la Vierge Marie, XXIX. CLEMENS SEPTIMUS, Clément VII, pape à Avignon, XX. COIGNET (STEPHANUS), Etienne Coignet, prieur de Saint-Samson,

XXVII. CORDARII (ANDREAS), André Cordier, prieur de Saint-Samson XV,

XVI. COURTIN (STEPHANUS), Etienne Courtin, prieur de Saint-Samson,

XXI, XXII.

D

DAVENES (JOHANNES), Jean Davenes, prieur de Saint-Samson,

XXIV. DOMINICUS, Dominique, abbé de Notre-Dame du Mont-Sion, V,

XIV, XVI.

E

EBROICENSIS, d'Evreux, chef-lieu du (département de l'Eure, XXIX.

EGIDIUS GUERET, Gilles Guéret, habitant d'Orléans, XXVI.

EUCHARISTIA (SACROSANCTA), autel consacré à la très Sainte Eucharistie, à la Vierge, à saint Jean-Baptiste et à saint Jean l'Evangéliste en l'église de Saint-Samson, XXIX.

F

FERNANDI (JOHANNES), Jean Fernand, prêtre, chanoine régulier de

Saint-Isidore de Léon en Espagne, XXIII. FERRIN (BEATA MARIA DE), Notre-Dame de Ferrin, bénéfice en

Espagne, XXIII. FRANCIA, le royaume de France, III, XII,


— 232 —

FRANCISCUS LUILLIER, François Luillier, procureur du prieuré de Saint-Samson, auteur des présentes annales (Introduction).

FULCO PULCHRI NEPOTIS, Foulque Beauneveu, prieur de SaintSamson, XVIII, XIX.

G

GAUFRIDUS (HUGO), Huges Geoffroy, prieur de Saint-Samson, VIII.

GEORGIUS (BEATUS), saint Georges, martyr, XXIX.

GODARD (RADULPHUS), Raoul Godart, prieur de Saint-Samson, XXII,

XXIV. GUERET (EGIDIUS), Gilles Guéret, habitant d'Orléans, XXVI. GUILLELMUS, Guillaume, abbé de Notre-Dame du Mont-Sion, XV. GUILLELMUS SEVIN, Guillaume Sevin, prieur de Saint-Samson, XXV,

XXVII.

H

HIEROSOLYMITANUS, de Jerusalem, XIV.

HIERUSALEM, Jerusalem, ville de Palestine, II, III, VII.

HISPANIA, l'Espagne, XII, XXIII.

HUGO, Hugues-le-Grand, comte et marquis, père de HuguesCapet,

HuguesCapet, HUGO, Hugues, prieur de Saint-Samson, X, XI. HUGO GAUFRIDUS, Hugues Geoffroy, prieur de Saint-Samson, VIII.

I INNOCENTIUS SEXTUS, Innocent VI, pape, XVII.

J

JACOBUS, Jacques, abbé de Notre-Dame du Mont-Sion, X.

JEHAN BRACHET, Jean Brachet, bourgeois d'Orléans, fondateur d'une

chapelle en l'église de Saint-Samson, XXVIII, XXIX. JOANNES BAPTISTA (DIVUS), saint Jean-Baptiste, XXIX. JOANNES BRACHET, voir JEHAN BRACHET, XXVIII, XXIX, JOANNES EVANGELISTA (DIVUS), saint Jean l'Evangéliste, XXIX. JOHANNES, Jean IX d'Orléans, archevêque de Toulouse et évêque

d'Orléans, XXIX. JOHANNES ALLUART, Jean Alluart, prieur de Saint-Samson, XXV. JOHANNES BARAT, Jean Barat, vicomte d'Orléans, inhumé dans

l'église de Saint-Samson, XXVIII,


— 233 -

JOHANNES BOVIS, Jean Lebeuf, prieur de Saint-Samson, XVII,

XVIII. JOHANNES DAVENES, Jean Davenes, prieur de Saint-Samson, XXIV. JOHANNES FERNANDI, Jean Fernand, prêtre, chanoine régulier de

Saint-Isidore de Léon en Espagne, XXIII. JOHANNES PICARDI, Jean Picard, prieur de Saint-Samson ; puis

prieur de Prunesac au diocèse de Bourges, XIX, XX. JUDAS ET SIMON, Jude et Simon, apôtres, honorés le 28 octobre,

XXVIII.

L

LEBEAU (NICOLAUS), Nicolas Lebeau, prieur de Notre-Dame de

Ferrin, diocèse de Palencia en Espagne, XXIII. LEGIONENSIS DIOCESIS, diocèse de Léon en Espagne, XXIII. LETE (ECCLESIA SANCTE), église consacrée à sainte Liée dans un

faubourg d'Orléans ; cette église cesse d'être mentionnée à

partir du XIIe siècle, I. LUDOVICUS, Louis VII le Jeune, roi de France, III, IV. LUILLIER (ANIANUS), Aignan Luillier, père de François Luillier

(Introduction). LUILLIER (FRANCISCUS), François Luillier, procureur du prieuré de

Saint-Simson, auteur des présentes annales (Introduction).

M

MAGDUNO (ROBERTUS DE), Robert de Meung, prieur de SaintSamson, XIV, XV.

MAGDUNUM, Meung-sur-Loire, chef-lieu de canton, arrondissement d'Orléans, XIV, XV.

MARIA CHRISTIPARA, la Vierge, XXIV.

N

NEAPOLIS, Naples (Napoli), ville d'Italie, XIV.

NICOLAUS LEBEAU, Nicolas Lebeau, prieur de Notre-Dame de Ferrin,

diocèse de Palencia en Espagne, XXIII. NICOLAUS QUARTUS, Nicolas IV, pape, XIII.

P

PALENCIENSIS DIOCESIS, diocèse de Palencia en Espagne, XXIII. PANORMITANA PROVINCIA, archevêché de Palerme (Palermo) en Sicile, XIII.


— 234 —

PETRUS, Pierre, roi de Sicile, V.

PETRUS BENARDI, Pierre Bénard, notaire, XXIII.

PETRUS CHAUSSEBEAU, Pierre Chaussebeau, prieur de Prunesac en Berry, puis de Saint-Samson, XX, XXI.

PETRUS CHAUSSEBELLI, idem.

PETRUS DE BOSCO COMMUNI, Pierre de Boiscommun, prieur de SaintSamson, XVI, XVII.

PHILIPPA, Philippe, veuve de Gilles Guéret, habitant d'Orléans, XXVI.

PICARDI (JOHANNES), Jean Picard, prieur de Saint-Samson, puis de Prunesac en Berry, XIX, XX.

PRUNUS SICCA ; Prunesac, commune de Villegenon, canton de Vailly, arrondissement de Sancerre (Cher) ; prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, dépendant de l'abbaye de Notre-Dame du Mont-Sion à Jérusalem, XX.

PULCHRI NEPOTIS (FULCO), Foulque ou Fouque Beauneveu, prieur de Saint-Samson, XVIII, XIX.

R

RADULPHUS, Raoul, roi des Francs, I.

RADULPHUS, Raoul, patriarche de Jérusalem, XIV.

RADULPHUS, Raoul, prieur de Saint-Samson, XI, XII.

RADULPHUS GODART, Raoul Godart, prieur de Saint-Samson, XXII,

XXIV. ROBERTUS DE MAGDUNO, Robert de Meung, prieur de Saint-Samson,

XIV, XV.

S

SANCTA CATHERINA, Sainte-Catherine, ancienne église paroissiale

d'Orléans, XXVI. SANCTA LETA, église consacrée à sainte Liée dans un faubourg

d'Orléans ; cette église cesse d'être mentionnée à partir du

XIIe siècle, I. SANCTUS SANSO, Saint-Samson, prieuré à Orléans, passim. SANCTUS SPIRITUS, église du Saint-Esprit, près Caltanisetta en Sicile,

V, XIII. SANCTUS SULPITIUS, église de Saint-Sulpice, à Orléans, aujourd'hui

détruite, I. SANCTUS SYMPHORIANUS, église de Saint-Symphorien, à Orléans, I.


— 235 —

SANCTUS YSIDORUS, Saint-Ysidore, monastère du diocèse de Léon en

Espagne, XXIII. SANSO, Samson, saint Breton, fondateur du monastère de Dol en

Armorique, I. SARRACENI, les Sarrasins, peuple d'Asie, VII, XIII. SEVIN (GUILLELMUS), Guillaume Sevin, prieur de Saint-Samson,

XXV, XXVII. SICILIA, la Sicile, V, XIII.

SIMON ET JUDAS (SANCTI), saints Simon et Jude, honorés le 28 octobre, XXVIII. SION (MONS), le Mont-Sion à Jérusalem, III, V, VII, VIII, IX, X,

XI, XII, XIV, XV. STEPHANUS COIGNET, Etienne Coignet, prieur de Saint-Samson,

XXVII. STEPHANUS COURTIN, Etienne Courtin, prieur de Saint-Samson,

XXVI.

T

THEOBALDUS, Thibaud, abbé de Notre-Dame du Mont-Sion, VIII. THERRICUS, Terry, abbé de Notre-Dame du Mont-Sion, IX.

U

URBANUS QUINTUS, Urbain V, pape, XIX.


— 236 —

MUSÉE HISTORIQUE DE L'ORLÉANAIS

RAPPORT ANNUEL

Orléans, le 31 juillet 1915.

MONSIEUR LE PRÉFET,

J'ai l'honneur de vous remettre le Compte-moral que vous m'avez demandé par votre lettre du 10 juillet et qui est indispensable pour le mandatement de la subvention accordée, par le Conseil général, au Musée historique pour l'exercice 1915. Comme dans tous mes rapports antérieurs, j'exposerai aussi rapidement que possible ce qui a été fait au Musée depuis le 30 juillet 1914, date de mon dernier rapport, et ce que je me propose de faire au cours de l'exercice prochain.

Daté du 30 juillet 1914, jour où il vous fut remis, mais rédigé un peu auparavant, mon Compte-moral de l'an dernier ne pouvait, malgré la tension des rapports diplomatiques, prévoir les événements terribles qui devaient se précipiter dès le 1er août, date de l'ordre de la mobilisation générale. En peu de temps le personnel de l'Administration du Musée fut dispersé : M. Deschellerins, conservateur adjoint du Musée historique et du Musée Jeanne-d'Arc, fut chargé des hautes fonctions de délégué régional adjoint de la Société française de secours aux blessés militaires ; M. Soyer, conservateur adjoint du Musée historique, fut appelé à la Censure; M. J. Baillet, en sa qualité d'agrégé de l'Université, remplaça


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au Lycée un professeur titulaire mobilisé ; MM. Banchereau et Rochoux furent personnellement mobilisés. Le concierge du Musée historique lui-même fut appelé sous les drapeaux : il fut remplacé, dès le 1er septembre, par un cinquantenier fourni par la Ville, mais payé, jusqu'au 1er janvier, par le Musée sur ses crédits ordinaires. Dans ces conditions, j'ai dû assurer le service avec le seul concours de M. Larcanger, conservateur adjoint du Musée Jeanne-d'Are, que je ne saurais trop remercier pour sa très dévouée collaboration.

Dès le début de la guerre les Musées furent fermés aux visiteurs : les cinquanteniers, qui assurent habituellement la surveillance des salles, étaient occupés par la Ville à des travaux jugés plus urgents. Mieux valait tenir les salles hermétiquement closes que de les laisser ouvertes sans une surveillance plus que jamais nécessaire. Dans les premiers jours de septembre, au moment où l'on put craindre une marche de l'armée allemande vers Orléans, je fis de mon mieux pour mettre en sécurité les objets les plus précieux du Musée ; je me hâte d'ajouter que, depuis longtemps, tous ces objets ont repris leur place dans les vitrines. Dès le milieu de septembre, les Musées furent ouverts aux visiteurs qui se présentaient isolément ou en très petits groupes et que les concierges ou leurs remplaçants pouvaient accompagner-; depuis le 10 juin 1915 ils ont été rouverts au public comme par le passé.

Malgré toutes ces difficultés, malgré les inquiétudes journalières de cette année effroyable, le Musée historique a fonctionné régulièrement, ainsi que vous alle zen juger : des améliorations ont été apportées, les collections se sont accrues et les inventaires ont été continués.

MUSÉE HISTORIQUE. — Aucun changement n'a été effectué, au Musée historique, dans les salles du rez-de-chaussée ni dans les deux grandes salles du premier étage. Au milieu de la petite salle des Cultes, une très belle vitrine centrale, en fer et en glaces, a été montée et peinte : elle a reçu, outre des

TOME XVII. — BULLETIN N° 209. 17


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échantillons de porcelaine de la Compagnie des Indes et de verrerie, de nombreuses et remarquables pièces de porcelaine tendre, quelques belles pièces de porcelaine dure française et des groupes en biscuit.

Au second étage, dans la salle du Moyen-Age, des moulages de sceaux, pour la plupart étrangers, ont été supprimés ; ils ont été remplacés par des sceaux originaux, des matrices anciennes et quelques moulages de sceaux Orléanais. Une vitrine spéciale d'ivoires a été constituée. Dans la salle voisine une partie des améliorations projetées a été réalisée : la grande vitrine centrale, après avoir été vidée des porcelaines de Chine et du Japon qui ont trouvé place ailleurs, a reçu des armes, des pièces d'armures et des coiffures militaires ; l'armoire vitrée, placée le long du mur du nord, a été complétée provisoirement par des armes (fusils, sabres et épées) en attendant une réorganisation qui s'impose. Dans la petite salle de la Ferronnerie, une réfection de la grande vitrine du nord a été opérée : les cloisons intérieures ont été sciées pour donner de la lumière aux objets exposés ; les portes à deux vantaux ont été refaites à neuf et ne comportent plus qu'un seul vantail, ce qui donne beaucoup plus de clarté ; tout l'ensemble a été repeint. On a groupé, dans cette vitrine, tous les objets en fer travaillé, ciselé ou repoussé, les objets en fonte de fer et de cuivre, et quelques pièces de dinanderie.

Cinq fenêtres du second étage et une petite fenêtre du premier ont reçu, au lieu du verre blanc dépoli qui les garnissait autrefois, des verrières modernes dans lesquelles ont été mis en plomb huit beaux vitraux anciens achetés à Paris peu de temps avant la déclaration de guerre et livrés seulement au mois de novembre.

ANNEXES DU MUSÉE HISTORIQUE. — Aucune modification n'a été apportée aux salles des Tombeaux et des Enseignes, ni aux salles du Musée Jeanne-d'Arc consacrées aux Institutions, aux Communautés d'arts et métiers, et à l'Industrie orléanaises. En revanche, un travail important a été exécuté


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sur la place Abbé-Desnoyers : le jambage gauche de la porte de l'ancienne église Saint-Paterne, démoli l'an passé en môme temps que la tour, a été réédifié afin d'en assurer la conservation. J'ai également fait relever une élégante colonne en pierre qui servit, suivant la tradition, de pilori au Châtelet d'Orléans ; elle a été placée dans la cour du Musée historique.

CABINET DE NUMISMATIQUE ET DE SIGILLOGRAPHIE. — Le Musée historique possède une très importante collection de sigillographie : matrices, sceaux, moulages et moules. Les pièces en étaient dispersées un peu de tous côtés ; je les ai réunies cet hiver dans un meuble à ving-quatre tiroirs, provenant de l'ancien Evêché et je les ai dénombrées en attendant un inventaire définitif dont on ne peut même prévoir la date. Au total 3.246 pièces composent cette collection qui, sauf les échantillons exposés au Musée historique, est déposée au Musée Jeanne-d'Arc, près de la Numismatique.

J'ai également tenu à faire moi-même, cette année, le dénombrement des collections numismatiques que j'avais groupées en 1913. Au Musée Jeanne-d'Arc sont déposées 22.201 monnaies ou médailles, dont 403 en or ; dans ce chiffre ne sont pas comprises 1.550 monnaies romaines en nombre, pour la plupart frustes. Au Musée historique, dans un médaillier spécial, j'ai classé les monnaies romaines trouvées dans le département du Loiret : celles qui ont été trouvées à Orléans, au nombre de 1445, ont été classées par empereur dans l'ordre chronologique ; celles qui proviennent des autres communes du Loiret ont été classées par commune, dans l'ordre alphabétique, et sont au nombre de 1560. Enfin, dans la réserve du Musée historique, existent 839 monnaies diverses, frustes ou coupées. Je dois faire observer que, dans cette numération des monnaies déposées au Musée historique, ne figurent pas celles qui composent les trésors romains de Montigny, Chilleurs et Mézières, exposées dans une vitrine de la salle Gallo-Romaine au nombre d'environ 1600.


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Si le temps le permet, j'ai l'intention, l'an prochain, de constituer et d'exposer une collection de monnaies romaines de choix montrant les effigies de tous les empereurs dont on a trouvé des monnaies dans le département du Loiret.

BIBLIOTHÈQUE. — Grâce au concours d'un collectionneur Orléanais, M. Pellegrin, j'ai pu, cette année, opérer le classement de l'Imagerie populaire. Orléans ayant été, à la fin du XVIIIe siècle et au commencement du XIXe, un centre important de dominoterie, il était intéressant de pouvoir comparer les produits Orléanais avec ceux des autres centres de fabrication. J'ai complété cette série par une importante suite d'images d'Epinal dont les dernières sont relatives à des faits de la guerre actuelle. La collection comprend environ 1.500 pièces.

La pose de rideaux en ancienne indienne imprimée, commencée en 1911, a été continuée dans la bibliothèque.

La bibliothèque a reçu, du 31 juillet 1914 au 31 juillet 1915, 88 volumes ou brochures, dont 71 proviennent de dons et 17 d'achats. Parmi les dons je signalerai l'Essai sur le monastère d'Ambert, de M. Pommier : Trucs et Truqueurs, par Paul Eudel, et un très grand nombre de catalogues illustrés des grandes ventes de ces dernières années (collections Kroemer, Chappey, Roger Marx, Fitzhenry, Crespi, Antony Roux, Wolff, marquis de Biron, etc...) : la plupart de ces catalogues sont annotés des noms des acquéreurs et des prix atteints à la vente. Parmi les achats se trouvent quelques ouvrages nouveaux sur Jeanne d'Arc, les Horlogers blésois de M. Develle et les Inscriptions de l'ancien diocèse d'Orléans, par Michel.

ENTRÉES. — Pendant la même période, il est entré au Musée 93 objets ou groupes d'objets nouveaux, inscrits au registre d'entrées sous les numéros 20.663 à 20.755. Parmi les 24 numéros provenant de dons, je signalerai un autographe de Lamartine, deux magnifiques statuettes en ancien


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biscuit de Sèvres, l'une en pâte tendre d'après Falconet et l'autre en pâte dure d'après Boizot, un incunable du XVe siècle sorti des presses d'Antoine Caillaut, plusieurs feuillets de manuscrits et un panneau peint sur vernis Martin. Au nombre des 69 numéros d'achats je citerai huit vitraux des XVe, XVIe et XVIIe siècles, une assiette en porcelaine d'Orléans, une jardinière en faïence dé Strasbourg, une assiette en Marseille d'une extraordinaire conservation, un pot de toilette en porcelaine tendre de Saint-CIoud, un morceau de toile de Jouy décorée d'une ravissante composition de J.-B. Huet, utile comme point de comparaison avec les toiles peintes orléanaises de la même époque, des reliures et enfin des monnaies parmi lesquelles un statère d'or gaulois, deux tiers de sou d'or mérovingiens, un florin d'or de Charles V et de grands bronzes romains provenant d'un trésor découvert à Courcy (Loiret) au mois de juin 1915.

Les objets achetés ayant été cette année moins nombreux que d'habitude, ainsi qu'on peut le penser en raison des événements, j'ai profité de l'occasion pour employer une partie des crédits à des travaux de reliure qui devenaient nécessaires ; depuis plusieurs années, en effet, des sommes très minimes avaient été affectées à ce chapitre et le nombre des ouvrages à relier augmentait de plus en plus.

CATALOGUES ET INVENTAIRES. — J'ai dressé, au cours de cette année, le catalogue de plusieurs séries : les vitraux ont été inventoriés et ont donné lieu à 121 fiches ; de même pour l'horlogerie qui a fourni 260 fiches et pour les poids, mesures et instruments de précision qui ont donné 255 fiches descriptives. L'inventaire des meubles et bois sculptés est préparé : il ne reste plus qu'à le transcrire numéro par numéro sur les fiches qui lui sont destinées. Les anciens billets d'enterrement Orléanais ont été classés par ordre de dates.

Je me propose, au cours de l'exercice prochain, d'aborder l'inventaire de la céramique : il sera particulièrement important à cause du nombre des pièces et de la qualité de beau-


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coup d'entre elles. Peut-être commencerai-je, si les crédits et événements le permettent, l'impression, par séries, des fiches déjà rédigées.

En 1916, l'Administration du Musée aura à payer les dépenses courantes pour l'entretien et l'accroissement des collections ; l'impression d'une ou plusieurs séries du catalogue, si elle est possible, sera également une lourde charge, La continuation de la subvention annuelle de 2.000 francs accordée au Musée historique de l'Orléanais par le Conseil général du Loiret serait donc très désirable, si les finances du Département le permettent.

D'après le relevé fourni par le concierge, le Musée a reçu, du 1er janvier au 31 décembre 1914, 2.669 visiteurs, dont 838 étrangers à la ville. Ce petit nombre s'explique par la fermeture du Musée pendant les cinq derniers mois de l'année.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de mes sentiments respectueux.

Dr GARSONNIN, conservateur du Musée historique de l'Orléanais.