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Titre : Le meilleur traitement du mal vénérien, 1579 / Jean Fernel d'Amiens ; traduction, préface et notes par L. Le Pileur,...

Auteur : Fernel, Jean (1497-1558)

Éditeur : G. Masson (Paris)

Date d'édition : 1879

Contributeur : Le Pileur, Louis (1839-1921). Éditeur scientifique

Sujet : Maladies sexuellement transmissibles

Type : monographie imprimée

Langue : Latin

Format : 1 vol. (XXXIII-393 p.) : portr. ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5503147w

Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TD43-344 (4)

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb304292099

Description : Collection : Collection choisie des anciens syphiliographes ; 4

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 17/03/2009

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Titre : Le meilleur traitement du mal vénérien, 1579 / Jean Fernel d'Amiens ; traduction, préface et notes par L. Le Pileur,...

Auteur : Fernel, Jean (1497-1558)

URL de la page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5503147w/f20.image


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jean fernel: 71 pages trouvées

p.NP (2)
COLLECTION CHOISIE DES ANCIENS SYPHILIOGRAPHES JEAN FERNEL D'AMIENS ^ LE MEILLEUR TRAITEMENT mâ/L VÉNÉRIEN "éW x579 Traduction, Préface et Notes PAR L. LE PILEUR Docteur eii médecine, lauréat de ïa Faenlté, Médecin-adjoint de Samt-Lazare» A PARIS G. MASSON, ÉDITEUR BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 120 l879

p.I (2)
AVANT-PROPOS L'ouvrage de Fernel dont nous donnons une nouvelle traduction est posthume ; c'est la dernière de ses oeuvres, puisqu'une de ses observations porte la date de i55y et que Fernel mourut dans les premiers jours de i558, vieux style. Il en confia la publication à son élève et ami G

p.II (2)
du XVIe siècle; Fernel l'avait annoncé à plusieurs reprises dans certaines parties de ses ouvrages, notamment dans sa Pathologie et dans le De abditis rerum causis. En soixante ans, près de cent auteurs, avant lui, avaient été inspirés par ce sujet nou~ veau, et les discussions bien souvent creuses

p.III (4)
le texte de la $ 'édition, Francfort 1592, in-fol., satisfaire mention de la4^ Francfort 1581, in-8°, qui est la première où se trouve le traité qui nous occupe. — Boisseau a donné une bibliographie complète de Fernel dans le Dictionnaire de Pankouclie. 2. Traité de maître Jean Fernel, jadis

p.V (1)
vation générale, de laisser croire qu'on avait pu être infecté par l'air respiré ou par une simple pression de main! C'est à Fernel que l'on doit aussi d'avoir consacré une dénomination plus convenable que toutes les précédentes pour qualifier cette maladie. Il repousse comme une injure et comme

p.VI (1)
d'élégance, employés côte à côte par l'auteur. une épithète que cette maladie ne méritait gueres, pour la remplacer par un mot logique. Thierry de Hery (r$$2~) le lui conserva, mais Fernel avait déjà publié (1548) le De abditis rerum causis où il ne se sert jamais que de Lues venerea, pour qualifier

p.VII (3)
— VII — Comme cette traduction ne s'adresse qu'à des médecins, il nous a semblé tout à fait superflu d'entrer dans des éclaircissements sur les théories humorales en grand honneur au temps de Fernel. Les lecteurs étrangers aux sciences médicales n'en tireraient aucun profit, et ceux du métier

p.VIII (1)
d'Utrecht 1656 in-40. Cette dernière a été donnée par Heurnius. Le collationnement nous a servi à corriger les fautes nombreuses qu'on trouve dans l'une ou dans l'autre. Nous avons conservé les manchettes, quoiqu'elles ne soient pas de Fernel, parce qu'elles aident beaucoup aux recherches, mais nous avons

p.IX (2)
NOTICE SUR J. FERNEL Nous n'avons pas l'intention d'écrire ici la vie de Fernel. Ses biographies sont asse% nombreuses pour que tout le monde sache que ce fils d'hôtelier, grâce à un travail opiniâtre, facilité, du reste, par une remarquable intelligence, acquit en France le plus grand renom

p.X (1)
fortune. Il se remet donc de plus belle à faire des cours, à les écrire, et surtout à voir des malades. Chose étrange, la pratique, qui i. Il avait épousé en 1S31 ou 1532 Madeleine Tournebue ou Tournebulle,- fille d'un conseiller au Parlement de Paris, (Voir à la Bibliothèque nationale, dossier Fernel

p.XII (2)
les jalousies et les critiques de ses contemporains 1, quand Henri II lui offrit en I54J, à la mort de François Ier, la place de Louis de Bourges, premier médecin du feu roi. On est heui. Sans parler de la guerre que Flesselles et même Sylvius firent à Fernel, le grand médecin essuya des crû tiques

p.XIII (2)
— XIII —' reux de constater que ce grand esprit était en même temps un honnête homme, et il s'honora certes en refusant une place qui aurait fait l'ambition de tant de gens. Cependant, sans vouloir diminuer en rien le beau rôle que joua Fernel dans cette circonstance, n'est-il pas permis de penser

p.XIV (1)
lui faisait répondre à ceux qui lui conseillaient le repos : « Longa quiescendi tempora fata dabunt. » Trois siècles plus tard, Velpeau, non moins rude travail" leur que Fernel, répétait sans cesse et jusque dans le délire de l'agonie : « Allons, travaillons,, il ne faut pas être paresseux

p.XV (1)
: i° L'âge de Fernel à sa mort; 2° Le lieu de sa naissance ; 3° La cause de sa faveur à la cour. Dans un article aussi spirituel que savant ("Union médicale, mars 1864) , M. le Dr Chéreau a discuté les deuxpremiers points et une partie du troisième, en faisant ressortir la grande importance que

p.XVI (3)
— XVI —' devait avoir pour tous les biographes la vie de Fernel écrite par Plancy 1, son élève et son ami. Nous abondons dans son sens ; mais, si l'on considère que cette biographie fut imprimée pour la première fois, avec l'édition de Francfort de 1607, quarante ans environ après la mort de Plancy

p.XVII (4)
— XVII Et d'abord quand est-il mort? Il est mort en i558 et non en I55J, comme l'imprimeur l'a fait dire à Plancy. L'année à cette époque se comptant à partir de Pâques, et Pâques tombant cette année-là le 10 avril, jusqu'au g, on était en i55y ; mais Fernel étant mort le 26 du même mois, son décès

p.XVIII (2)
la date du décès et donne comme âge, à Fernel, cinquantedeux ans, ce qui le ferait naître en 15 06 ou i5oy. Excepté Guy Patin et les différents auteurs qui ont copié le spirituel, mais un peu trop léger doyen de la Faculté, tout le monde a fait justice de cette erreur de gravure. Plancy, dans son récit

p.XIX (2)
— XIX — Nous n'insisterons pas sur l'impossibilité de pareils chiffres, étant données surtout les habitudes scolaires de cette époque, et nous renvoyons le lecteur curieux de toute cette discussion aux notes de Bayle (article Fernel) et surtout à l'ouvrage de Goulin. Cet âge mis de côté

p.XX (2)
— XX — la charge de Louis de Bourges qui venait de mourir : « Annum tum ille (Fernel) agebat'aetatis suas circiter SEXAGESIMUM., etc. ; » et à la page suivante, dans chacune des deux éditions que nous venons de citer, à propos de sa mort : « ut eum decimo octavo die nobis immatura mors sustulerit

p.XXI (1)
-elle ? Est-ce à sexagesimum ou bien à septuagesimo ? Quel texte faut-il préférer? C'est là le point difficile! Voici l'explication que nous donnons sous toutes réserves : i55y est déjà une faute, nous pensons l'avoir établi en prouvant plus haut que Fernel est mort en i558. Plancy l'aurait évidemment

p.XXII (1)
mort dans sa soixantedouzième année. De plus, et comme dernier argument, cette leçon concorde merveilleusement avec un autre passage où Plancy nous apprend que Fernel était encore en grammaire à dix-neuf ans, mais qu'en deux années il se fit recevoir maître es arts.

p.XXIII (4)
— XXIII — Deuxième point : Quel est le lieu de la naissance de Fernel ? Trois villes se disputent cet honneur. Amiens, Clermont et Montdidier ont trouvé chacune, pour défendre leurs prétentions, les historiens les plus consciencieux. Ceux qui sont pour Amiens, et parmi lesquels on compte de Thou

p.XXIV (3)
— XXIV — et que Plancy le fasse naître à Clermont^ Amiens n'allègue comme raison que ce fameux titre f Ambianus dont Fernel a toujours fait suivre son nom. Mais, d'autre part, les historiographes qui opinent pour Clermont disent, d'après Plancy, qu'il ne prenait ce titre que pour faire honneur à

p.XXV (3)
— XXV — rant à Clermont, en l'hostel où pend pour enseigne le Cigne, » elle est de I5IJ. Nous voyons bien là des preuves que le père de Fernel habita Clermont, ce dont du reste nous ne doutons nullement; mais que Fernel y soit né, c'est autre chose. En effet, dans une sentence de la ville

p.XXVI (4)
— XXVI •— qu'il est né à Montdidier. Du reste, Clermont était du diocèse de Beauvais et Montdidier de celui d'Amiens, ce qui explique mieux que tout le mot Ambianus que Fernel a pu se donner, comme tant de gens se sont attribué le nom de leur province l. Nous dirons, pour terminer ces bien longues

p.XXVII (2)
— XXVII — hardie, et nous demandons la permission de ne pas le suivre sur ce terrain 1. Troisième point : A quelle cause Fernel dut-il la faveur dont il jouit auprès de Henri II ? Une légende, et pas autre chose qu'une légende rapportée par Scévôle de SainteMarthe, en i5g8, cinquante-quatre ans

p.XXVIII (1)
de faire ressortir. En effet, s'il ne s'est pas gêné pour parler, sans la nommer, il est vrai, de Diane de Poitiers et de sa guérison par Fernel, quel scrupule l'aurait empêché de vanter une consultation à laquelle trois rois de France devaient la vie ?. Bayle, avec son esprit judicieux

p.XXIX (3)
— XXIX — d'improbable cette- supposition, et nous laissons, avec M. Chéreau, la responsabilité de cette ingénieuse anecdote aux médecins qui se sont complu à expliquer le cas, ainsi qu'à donner la consultation de Fernel avec la mise en scène et la prescription dans tous ses détails : « Le latin

p.XXX (4)
— XXX — qui régnait absolument sur le coeur du prince explique suffisamment la faveur dont le roi ne cessa de combler son médecin. Que Henri lui ait fait soigner sa femme légitime après lui avoir confié sa maîtresse, nous n'en disconvenons pas ; que Fernel ait même surveillé ses couches, s'il n'y

p.XXXI (1)
— XXXI — time et de l'affection que le roi de France lui témoigna toujours. En résumé : i° Fernel était dans sa soixante-deuxième année quand il mourut che\ lui à Paris ; il est donc né en i4gj ; 2° Il est né à Montdidier; 3° Il dut sa faveur à la guérison de Diane de Poitiers et non à la première

p.XXXIII (4)
. — Aphrodisiacus sive de lue venerea, etc. in-fol. 1815. RENAUDIN. — Biographie Michaud, article Fernel. 1821, BOISSEAU. — Biographie médicale de Panckoucke, article Fernel. 1857. Vie. DE BEAUVILLE. — Hist. de la Ville de Montdidier, 3 vol. in-40. 1860. J. QUICHERAT. —Histoire de Ste-Barbe, 3 vol. in-8

p.3 (2)
JEAN FERNEL D'AMIENS LE MEILLEUR TRAITEMENT DU MAL VÉNÉRIEN CHAPITRE I DÉFINITION DU MAL VÉNÉRIEN (S"-z3iM|ç|i3)) E Mal Vénérien est une maladie 5? ^sMrfsfr générale, une maladie de toute la ^g jS^fP^pS substance, occulte, contagieuse, se «w 8HK2£W«1S' nianifestant par des tubercules, des - ^j—Y

p.99 (1)
, Brassavole, Fernel : ilprouve qu'on peut l'employer à Vextërieur et non à l'intérieur,

p.175 (1)
de sucs. Quoiqu'on le trouve dans beaucoup d'îles, aucun livre ne nous apprend quelle est celle qui nous envoie le meilleur.'Je vois qu'il nous en arrive beaucoup de blanc, qui, comme je l'ai dit, est le moins bon, et fort peu de noir. Les marchands disent que celui-ci vient de l'île Saint-Jean

p.341 (2)
NOTES NOTE A, PAGE 3. « II se contracte par le coït ou par quelque autre contact impur. » Est-il possible d'énoncer ce fait plus catégoriquement, et disons-nous mieux aujourd'hui? Non, assurément. Fernel prendra soin tout à l'heure de nous énumérer ces contacts impurs ; il n'en omet aucun, et son

p.342 (4)
— 342 — NOTE B, PAGE I3. «.... à moins à'être fendu ou ècorcM. » Voilà encore une affirmation bien remarquable et qui limite clairement la contagion à l'inoculation seule. L'observation clinique et expérimentale a, depuis Fernel, surabondamment prouvé ce fait, qui, tout simple qu'il nous paraît

p.343 (1)
écrit un livre complet sur un sujet qui déjà avait éveillé l'attention de remarquables observateurs, inspiré des poètes, mais n'avait soulevé que peu de critiques, sauf à l'égard du traitement. NOTE C, PAGE I3. « comme le venin du Basilic ou celui de la Torpille. .» Fernel croyait et, longtemps encore

p.344 (1)
— 344 — reil électrique, alors inconnu, de ce poisson, devaient à juste titre lui faire attribuer par les anciens une puissance toxique des plus violentes. NOTE D, PAGE 21. « Ce fut l'an de Jésus-Christ 1493, d'autres disent 1492 » Fernel commet là une erreur, et ni l'une ni l'autre de ces dates

p.345 (2)
coup férir) et que tant d'auteurs ont assigné comme point de départ à la vérole ? Il est probable que les sources où Fernel a puisé sont les écrivains qui prirent la peste de Rome en 1492 pour le début de la syphilis. NOTE E, PAGE 23. « ... de même que cette peste anglaise » Fernel veut évidemment

p.346 (1)
— 346 — NOTE F, PAGE 35. «... sans qu'il y ait lésion du cerveau, principe du mouvement et du sentiment. » C'est Fernel qui le premier a reconnu que le cerveau était l'origine de tous les nerfs. NOTE G, PAGES 39 ET 3I3. «... ainsi que le venin du chien enragé, elle demeure pendant un certain temps

p.347 (2)
du mérite d'un si grand philosophe. » Nous ne savons pas positivement à qui Fernel fait ici allusion. Cependant il est probable que c'est à Cataneo de Gênes, dont l'ouvrage, encore très-estimé, et à juste titre, par Astruc, était classique du temps de notre auteur. Nous ne possédons plus son traité

p.348 (1)
plusieurs reprises, et dont il n'est fait mention dans aucun écrivain antérieur à lui, donne une idée parfaite du virus et prouve à n'en pouvoir douter que, si ce terme avait existé dans le langage médical de cette époque, avec le sens que nous lui donnons aujourd'hui, Fernel l'aurait certainement employé

p.349 (3)
— 349 — quer tout ce que ce passage et les lignes qui le précèdent ont d'important au point de vue de la pathologie syphilitique. Les prédécesseurs de Fernel avaient constaté l'existence du chancre au point contaminé et non ailleurs, mais aucun n'avait encore groupé et énuméré avec cette netteté

p.350 (1)
-sens. Exoslose semblait plus approprié ; A. Paré s'est servi de ce mot pour dire éijo'ffTOffi; et Tophus; il pouvait donc séduire le traducteur ; mais, en réfléchissant bien, Tophus a-t-il dans Fernel un sens aussi restreint? Pour notre part, nous ne le croyons pas. Sa signification semble

p.351 (2)
— 35i — connu maintenant pour que nous nous y arrêtions. Mais il n'en est pas de même de la contagion médiate, émise ici, sous forme d'aphorisme, par Fernel. Le premier qui signala ce mode bizarre de contagion fut Wideman, professeur à Tubingue, à la fin du XVe et au commencement du xvi° siècle

p.357 (3)
— 357 — Fernel? C'est peu probable; toujours est-il que nous n'avons pas osé le traduire par le mot français correspondant. Epiphénomène ne possède en effet qu'un sens de subordination et surtout de postériorité inadmissible dans le passage qui nous occupe. Symptômes subordonnés de la vérole

p.358 (1)
dans des étuves surchauffées et que Fernel rapporte, page 39, ne devait pas se produire tous les jours, et, sans nous avancer beaucoup, nous pourrions affirmer que ce sont les mêmes paysans dont Hutten raconte l'histoire au chapitre cité plus haut. Que conclure de ceci ? C'est qu'à cette époque

p.359 (1)
. » Voilà encore un passage où le grand médecin se révèle. Cette diathèse, permettant au Mal de s'endormir, de demeurer latent, oublié ou dédaigné, pour se réveiller ensuite, sinon plus vivace, souvent du moins plus terrible, méritait d'être consacrée par Fernel. Son esprit logique acceptait sans

p.360 (1)
trop générale et répétée par les successeurs de Fernel,. a puissamment contribué à faire rapporter à la syphilis paternelle une foule de maladies, d'accidents, soit congénitaux soit de la première enfance, qui n'avaient riende commun avec le Mal en question. Un syphilitique dont l'infection est

p.362 (1)
les louanges des emplâtres, opiats, tisanes et autres drogues heureusement oubliées maintenant, dont la confection, réservée aux seuls apothicaires, ne pouvait être exécutée sans l'ordonnance du médecin. NOTE T, PAGE 87. « quelques-uns même deviennent fous. » La partialité de Fernel, qui copie encore

p.363 (1)
que jamais, l'occasion de répéter ce que nous avons dit précédemment : en présence d'un traitement aussi barbare, prenez-vousen à ceux qui l'appliquent et non au médicament. NOTE V, PAGE 95. « des gouttes tremblotantes de vif-argent. » Ce passage de Fernel est trop classique pour que nous ne nous y

p.365 (1)
— 365 — Cependant, tout en admettant la possibilité de ce fait observé par des hommes dignes de foi, insistons sur ce point que, même trouvé dans les os, même trouvé dans le péritoine, et nous allons en parler tout à l'heure, le mercure ne s'y est pas transporté en nature, comme le croyait Fernel

p.368 (1)
(Pline, trad. de Littré). Le mot latin n'a donc jamais eu que ce sens et jamais celui de son homonyme français, qui signifie vulgairement le deutoxyde de plomb. Fernel le savait et n'a pas fait la confusion, puisque page 120 il dit que l'argent vif est tiré « explumbo — ce qui est faux — vel ex minio

p.369 (2)
des plantes et des médicaments. Le premier il employa en Italie la Squine et le Gaïac (1525). Les ouvrages de cet auteur auxquels Fernel fait allusion sont.: Ratio componendorum medicamentorum externorum, etc., cum tractatu deMorbo Gallico. Venise, 1553NOTE A', PAGE IO5. « ..... s'aperçut pour

p.370 (3)
déjà signalé un fait semblable page xxi de la notice. D'autre part, si ce chiffre de 1557 était exact, il faudrait admettre, comme nous en avons eu un instant l'idée, que cette observation n'est pas entièrement de Fernel et qu'elle a été continuée soit par Plancy, soit par Le Paulmier, soit par Lamy

p.371 (2)
— 371 — NOTE B', PAGE 109. « .... devait être rapportée au cinabre, dont les peintres font un fréquent usage. » Ce n'est certainement pas une intoxication mercurielle, mais bien plutôt une intoxication saturnine, qui a déterminé les accidents que vient d'énumérer Fernel. L'absence de diarrhée

p.372 (4)
— 3j2, — NOTE D', PAGE 129. « ....cet homme qui souffrait depuis si longtemps. » C'est à un accident tertiaire et non à des phénomènes d'intoxication qu'il faut rapporter ces symptômes, et l'hydrargyre n'est là pour rien. NOTE E', PAGE 145. « J'ai dit que l'hydrargyre » Du temps de Fernel les mots

p.373 (1)
, et les titres de charlatans et d'effrontés imposteurs que leur donne Fernel le prouvent abondamment. Pourquoi donc s'emporter si fort contre une arme puissante — c'est son propre avis — qui ne devient dangereuse ou mortelle qu'entre des mains inhabiles ? NOTE G', PAGE 149. « ....la cure est plus

p.374 (1)
de la doctrine d'Aristote les Arabes le surnommèrent le commentateur par excellence. Il eut de nombreux disciples qui, sous le nom d'Alexandréens, fondèrent une secte différente des Péripaièliciens proprement dits. Nous ne savons auquel des nombreux ouvrages de ce philosophe Fernel fait ici allusion, mais

p.375 (1)
d'Hispaniola. » Ce n'est point un Espagnol, mais le Génois Chris. tophe Colomb qui découvrit Haïti en 1492 et lui donna le nom de Petite-Espagne. NOTE K', PAGE 167. « .... les exanthèmes et la petite vérole. » Le mot grec Ixoeujj.aTa que Fernel met ici en latin signifie proprement : effiorescences de la peau

p.377 (2)
le reçut du jour de sa découverte, Dies Dominica. C'est donc par erreur que Fernel l'appelle insula Sancti Dominici ; c'était Dominica qu'il fallait dire. Il n'y a pas du reste de confusion possible, et ce n'est certainement pas de Saint-Domingue que Fernel veut parler. En effet, Hispaniola ne prit le nom

p.378 (1)
— 378 — NOTE O', PAGE 223. « .... fait pénétrer plus avant dans le corps la cause du Mal. » Ces deux raisons, que Fernel invoque contre le mercure, sont véritablement des hypothèses en Pair et qu'aucune preuve n'est jamais venue confirmer. Où a-t-il vu par exemple que les malades soumis au mercure

p.379 (2)
— 379 — Lelong i, nous pensons qu'il peut fort bien être question ici de la décoction dont Fernel donne la formule un peu plus loin, page 266. En effet, la dose prescrite (six onces) est la même, et les éléments qui la composent n'ont pas une action sudorifique suffisante, surtout à cette dose

p.380 (2)
et le Calamus aromaticus, étant la même chose, font double emploi. Il est probable que Fernel a voulu parler du Calamus verus, dont la tige et non les racines étaient alors employées. NOTE S', PAGE 295. Fragment I. Les sept livres de la Pathologie dont nous extrayons ce chapitre ont été imprimés pour

p.381 (2)
notre esprit un doute qu'avaient déjà soulevé les différentes variétés de degré assignées par Fernel à la syphilis. Nous nous sommes demandé si Fernel n'avait pas entrevu la dualité des Maladies vénériennes, s'il 1. Voy. Avant-propos, page m. 2. Voy. Avant-propos, page ni.

p.382 (3)
— 382 — n'avait pas connu le chancre simple et le chancre infectant! Tout d'abord, il faut remarquer que ces espèces différentes ou, comme le dit Fernel, ces degrés dans la maladie, avaient été observés déjà par les syphilographes. Partant de ce fait, J. de Vigo distinguait, difficilement il est

p.383 (2)
. Le De abattis rerum causis parut pour la première fois à Paris, chez Christian Wechel, en 1548, in-fol. de 255 pages. On voit par cette date que c'est dans ce traité, publié six ans avant la Pathologie, que Fernel parla pour la première fois de la vérole, du Lues Venerea. On peut dire du passage

p.384 (1)
, un antidote spécial, un alexipharmaque inconnu. Ainsi quelques-uns d'entre nous cherchent sans la trouver la vaccine de la syphilis. Hélas ! peutêtre ce secret est-il aussi près de nous que le remède de la vérole était près de Fernel. Il ne connaissait pas Piodure de potassium, c'est vrai, mais il avait

p.385 (2)
qui nous occupe n'est nullement indiqué comme s'adressant à un syphilitique. Son titre est celui-ci : « Conseil en réponse à la lettre d'une personne qui combattait sa maladie (inorbum et non luem, profligabaf) par un régime sévère et la décoction de Gaïac. Suit la lettre du malade qui expose à Fernel

p.386 (3)
, ainsi que tous les ouvrages publiés par Jean de La Coste, assez mal imprimée avec de vieux caractères sur du papier très-mince. On a également du médecin Provinois Les sept livres d'Aphorismes du grand Hippocrate, en latin et en français, Paris, 1645, in-40 ; enfin le Traité de Fernel, chez Nie

p.389 (1)
TABLE Page. AVANT-PROPOS • i NOTICE SUR FERNEL -. ix BIBLIOGRAPHIE DE LA NOTICE xxxn CHAPITRE I. Définition du Mal vénérien ... 3 — II. Origine du Mal vénérien 21 — III. Cause efficiente du Mal suivant quelques opinions 31 — IV. Véritable cause efficiente du Mal vénérien 45 — V. Espèces, signes

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