1090 - Série D C. R. Acad. Se. Paris, t. 289 (26 novembre 1979)
RÉSULTATS. — Sur la figure 1 sont reportées les variations journalières des taux
hémolymphatiques d'ecdystéroïdes et d'hormones juvéniles. Les résultats sont exprimés en
nanogrammes d'équivalent-hormone par millilitre d'hémolymphe; l'ecdystérone et les
3 hormones juvéniles naturelles servent de référence pour l'établissement des courbes-étalon.
Ecdystéroïdes. — Stade III. — Les taux d'ecdystéroïdes s'élèvent après l'exuviation, les
valeurs maximales (240 ng/ml) étant atteintes vers la 36e heure du développement.
Stade IV. — De l'exuviation à la 96e heure les concentrations en ecdystéroïdes restent
inférieurs à 10 ng/ml. Elles augmentent (350 ng/ml) jusqu'au 7e jour, c'est-à-dire peu avant
la mue larvo-nymphale.
Nymphe. — A l'éclosion les taux restent importants (110 ng/ml) et croissent rapidement
jusqu'à la 72e heure (1 090 ng/ml); une décroissance s'observe durant la 2e moitié du stade.
Chez les jeunes imagos les taux restent inférieurs à 10 ng/ml.
Hormones juvéniles. — Les 3 JH sont présentes. Le taux de JH I s'élève au début du
3e stade (7,5 ng/ml à 12 h) puis décroît et augmente à nouveau à la fin et jusqu'à la 3e mue
(2,84 ng/ml chez les larves rouges non sclérotinisées). Au cours de 4e stade la concentration
hémolymphatique en JH, est nulle ou proche de zéro pendant la phase alimentaire
obligatoire. A la fin de la période alimentaire facultative et au moment où le comportement
d'enfouissement est bien développé (96 h), le taux de JH I s'élève (1,80 ng/ml) puis s'annule
pendant la période prénymphale et jusqu'à l'exuviation. Chez les nymphes, le taux de JH I,
élevé à 24 h (12 ng/ml), décroît progressivement jusqu'à la mue imaginale (1,9 ng/ml). Chez
les adultes sexuellement mûrs la JH I est absente.
La JH II est absente aux stades larvaires III et IV, sauf chez les larves de 2e génération
du stade III âgées de 12 h (1,8 ng/ml) et du stade IV âgées de 48 h (5,2 ng/ml).
Chez les nymphes, la JH II est abondante dans l'hémolymphe au début de stade :
(60,4 ng/ml à 48 h). Son taux décroît ensuite. Elle n'est pas détectable chez l'imago.
La teneur en JH III, élevée au début du stade III (22,2 ng/ml) augmente encore dans les
12 h qui suivent (31,6 ng/ml à 12 h chez les larves de 2e génération) puis chute à 24 h et
s'annule à 36 h; une remontée s'amorce en fin de stade (larves de lre génération). Au 4e stade,
la JH III n'est présente qu'au début (0,94 ng/ml, larves de lre génération) et à 48 h (4,7 ng/ml,
larves de 2e génération). Chez les nymphes le taux de JH III est assez élevé (10 ng/ml) à 48 h
puis il décline et s'annule à la fin de ce stade. Chez les imagos la teneur en JH III est
importante au moment de la maturité sexuelle : des sondages effectués chez des reproducteurs
en postdiapause donnent des valeurs de 111 ng/ml chez les mâles ou de 63 ng/ml chez
les femelles.
DISCUSSION. — Les résultats concernant l'évolution des taux d'ecdystéroïdes au cours du
dernier stade larvaire et du stade nymphal sont comparables à ceux obtenus à l'aide de tests
biologiques [5].
EXPLICATION DE LA PLANCHE
Variations des teneurs hémolymphatiques en ecdystéroïdes ( ■ ), JHI ( + ), JHH ( O ), JHIII ( • ) au cours des stades
larvaires III et IV, nymphal et imaginai. : 1" génération; : 2e génération. Ordonnées : taux en
nanogrammes par millilitre d'hémolymphe. Abscisses : moments du prélèvement : Stade III : 0,12 h
(2e génération), 24, 36 et 48 h (1" génération). StadeTV et Nymphe : 0 et toutes les 24 h. Imago : 0,12 et 120 h.
N.B. Pour la clarté du graphique, les valeurs correspondant aux ordonnées nulles (JH) ou inférieures à 10 (EC)
sont figurées sur ou sous l'axe des abscisses.
Source: gallica.bnf.fr / Institut de France. Académie des sciences