29 aux juges, par d'excellenles raisons, que tes rats n'a- vaient pas été ajournés dans les formes; il obtint que les curés de chaque paroisse leur feraient signifier un nouvel ajournement, attendu que dans cette affaire il s'agissait du salut ou de la ruine de tous les rats. tt démontra que le délai qu'on leur avait donné était trop court pour pouvoir tous comparaitre au jour de l'assi- gnation d'autant plus qu'it n'y avait point de chemin où les chats ne fussent en embuscade pour les prendre. Il employa ensuite plusieurs passages de l'Écriture sainte pour défendre ses clients, et enfin il obtint qu'on tour accorderait un plus long délai pour comparaitre. Le théologien Félix Mattéotus, vu'gairement appelé Hemtuertin, qui vivait un s;ècle avant Chasseneuz et qui avait publié un traité des exorcismes (1), s'était également occupé, dans la seconde partie de cet ou- vrage, de la procédure dirigée contre les animaux. Il parle d'une ordonnance rendue par Guillaume,de Sa- luces, évoque de Lausanne, au sujet d'un procès à intenter contre les sangsues, qui corrompaient les eaux du lac Léman et en faisaient mourir les poissons. Un des articles de cette ordonnance prescrit qu'un pré- avocat qui ait été chargé de Cette défense/Mais ce qu'il est inté- ressant de constater ici, c'est qu'à l'occasion de faits scmbtab)cs à ceux que nous venons de signaler, les officialités étaient dans t'u- sage de nommer un avocat d'office aux animaux poursuivis devant la juridiction ecclésiastique. Voiti ce qui est hor~ de contestation. (i) Tt'ac/o~ erorcMtHM. Ce traité se trouve dans le volume intitulé Clarissimi tt<-<;Mt' ~ocfot'MF~M ~MMMWtMMM-
/otM quondam T/tuWMMCM Mr«B o~<'c op" et
t406, petit in-folio en caractères gothiques. La partie dans
laquelle l'auteur parle des procès contre tes animaux, a pour ti're
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