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Titre : Le coup d'Agadir et la guerre d'Orient / Jacques Bainville

Auteur : Bainville, Jacques (1879-1936)

Éditeur : Nouvelle librairie nationale (Paris)

Date d'édition : 1913

Sujet : Agadir, Incident d' (1911)

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (IX-323 p.) ; in-16

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k54553124

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-G-9286

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31753054d

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 19/11/2008

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Titre : Le coup d'Agadir et la guerre d'Orient / Jacques Bainville

Auteur : Bainville, Jacques (1879-1936)

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Le coup d'Agadir et la guerre d'Orient: 125 pages trouvées

p.NP (1)
AllYC^tfllS hVIiNVIIJ-K I;T U 'UUERliE D'ORIENT UTTUS ii ijOsiurs nu i,\ nui u: KNTKNTI: I:T m-: (.A THIPMCI'.. I,v I'III.HUJII' I »•:•* • th.\M.U $ MO'.AlvClUKH \V\ OlUTA-JU'H ni AX' 1 - iîu;i,i'i. uM.uniNcu ni; MitKiiM ..; ir, K; WI;MH DK r,A IU'UÎUUN HHS l.'l•( UOIT, CdNTKMl'OUAl.M;. iNOL'Vl f

p.NP (1)
i'\n Cnûu.us «MMJfilUS Ouvrage dont la nmivcllc édition, nugnienléo d'une pn'laco cl il appendices, •VICIIIH lui vnliiui" do /|()o puises in-io, vondn. , , .'{ lit L'AVANT-GUERRE îrriJDiis stm I/I:SI»IONI\À(;K ,MIII -AU,I';MANI UN I 'U\NCK DKIHJIti |,'\lTAUtl î nilKYKU» l'Ail u* s .IU.WWT Ousea^e

p.NP (3)
LE COUP D'AGADIR ■i\ ' KT U filJEHKK D'ORIENT

p.NP (2)
JAGQUKS BAINVHXN WmiiV D'AGADin KT LA GUERRE D'ORIENT LUTTES ET. CONL'LITS DE LA TRIPLE ENTENTE Kï DE LA TRIPLICE. LA POLITIQUE DES GRANDES MONARCHIES AUTORITAIRES DU XX* SIECLE. DÉCADENCE DU LIBÉRALISME ET AVENIR DE LA RÉACTION DANS r/EUROPE CONTEMPORAINE. NOUVHLLti LIBRAI1UK NATIONALE II, RUE

p.VI (1)
se sont mises à mieux aimer ce qui réussit que ce qui échoue. Elles ont pu voir encore, en ces derniers mois, la Turquie parlementaire écrasée par les jeunes monarchies de l'Orient. Elles ont compris la portée de ces expériences pratiques, et. la royauté leur apparaît comme une fondation d'utilité

p.VII (1)
nous se reconnaîtrait parfaitement au milieu de ces systèmes d'alliances qui se partagent l'Europe comme à l'époque de la guerre de Sept ans. Triple Alliance, Triple Entente, il entendrait tout de suite ce que signifient ces termes. Mais une politique monarchique, une politique d' « ancien régime » suppose, pour être

p.VIII (2)
un tableau complet. Si la République avait, été proclamée à Home ou à Berlin, si, après le coup d'Agadir, la France avait refusé une « compensation » à l'Allemagne, si fes Jeunes Turcs avaient victoriensementrésis.té à l'assaut des rois balkaniques, si un vif enthou^ siasme pour les anciennes

p.1 (5)
LE. COUP D'AGADIR )m M/GUERRE D'ORIENT i AVANT KT APIlfiS AGADIR Le retour de M. Dèlcassè* tën quittant eotto séance d'inoubliable panique du G juin 1905 où lo conseil dos ministres do la République accomplit les volontés do l'Empereur Guillaume II, M, foolcassé no lendit pas la main à

p.4 (2)
, que c'est à celle-là qu'on a « toujours été forcé do revenir », qu'« aucune aulrc n'est possible »... Nous sommes donc toujours en 190B, à la veille d'une menace de guerre ou d'un autre G juin cl dniho aulfe humiliation P... Un rapide examen des choses découvre que le danger est plus prochain encore

p.5 (1)
européen. Bientôt un ultimatum a l'adresse de la Russie, ultimatum suivi d'effet, commença d'ébranler la Triple Entente, qui avait fait ses prouves d'impuissance quand la disparition d'Edouard VII vint lui porter un coup mortel. L'entrevue de Polsdam l'affaiblit encore, cl, par la suite, elle ne lit

p.6 (4)
-à-dire quatre mois avant lo coup d'Agadir. (Noie de 1913.) ;

p.7 (5)
La paix. M. Àimtolo Franco a déclaré cos jours-ci devant une assemblée pacifiste qu'il faisait a la guerre « la pari assez belle » en la plaçant à l'origine do la civilisation cl à la naissance dos cités. Vuo profonde, très réaliste, à laquelle Renan tenait aus:ù beaucoup, jusqu'à reconnaître

p.8 (2)
la vie et de ses bienfaits cl no redoute pas que ses forces tarissent. De môme les contemporains d'une ero do tranquillité n'imaginent pas qu'un changement des conditions do la vio internationale soit possible. Ils proclament que la guerre s'en va aussi longtemps qu'ils n'aperçoivent

p.9 (1)
n'aperçoit licitement le comment et le ■pourquoi d'une guerre, Lorsque Prévost-Paradol, en 18O8, montrait la France et la Prusse lancées l'une conlro l'autre et destinées à un choc fatal, comme deux locomotives sur le môme rail, un esprit clairvoyant, embrassant l'étendue des fautes commises

p.10 (1)
pas dos ens fréquents, mais ce sont des cas qui peuvent so revoir. Personne ne doute quo l'Orient, tût, ou lard, no soit lo théâtre de grands conflits do nationalités. Si mémo les peuples du Danubo et des Balkans étaient livrés à eux-mêmes, au lieu d'etro conduits par des princes économes, prudents

p.11 (1)
et leur alliance reconnues et acceptées par la Franco, co n'est pas encore tout, ce n'esl pas encore assez pour suppiimcr les rivalités et les risques de guerre — à moins quo co no soit trop I 1871 a pu donner un statut à l'Occident pour quarante, cinquante* soixante ans, pout-ôlro plus. Mais pour toujours p

p.12 (1)
particulier.) Tout ce qui précède roviont à dire qu'aussi longtemps quo la France et les autres nations européennes accepteront et endureront do vivre dans ce vieux monde tel quo les victoires do la Prusso l'ont fait, on no distinguo aucun motif impérieux de guerre. Co qui épouvanto seulement un pou

p.13 (3)
de cet article) dans la soirée du iev juillet 49 H, la nouvelle du « coup d'Agadir » nous était apprise par les agences, L'A llemagne intervenait de nouveau au Hfaroc, tenant pour nul son désistement, déchirant elle-même « l'entente » qu'elle avait signée avec la France en février 1909. Et nous ajoutions

p.16 (1)
: Triple Alliance gormano-austro-italionno d'une part ; Triple Entonto anglo-franco-russe do ' l'autre. Or, il est clair quo cet équilibre théoriquo n'existe mémo plus sur lo papier depuis quo les affaires d'Orient, où les doux groupomonts do puissances s'affrontèrent, so sont terminées par la dislo-

p.18 (3)
l8 A VA M" l'.T A1»UÎ;8 AOAIMH qu'ollo a depuis (jiiin/o jours remporté un promior avantage. Aussitôt après l'ouvoi ,du eroisour ollonwnd a Agadir, on avait parlé, a Paris ol a Londres (tout comme après l'annexion de la Jlosnio), d'une conférence plus ou moins étendue, au jugement de laquelle

p.19 (2)
(( if!l,/Y M «ATM » 19 moins compromettantes on réponse) au « coup » d'Agadir. Nous no reconnaîtrions plus 1ns gons do Horlin si Jour réalisme so laissait olVrayor par dos paroles, ot s'ils 110 répondaient pas à tous Ins discours ol à toutes les déclarations par une locution qu'aimaient

p.24 (1)
de la grande» politique, do la politique mondiale. Ob I nous connaissons les idées intéressantes que développait, voilà quelques mois, à ce sujet, un de nos plus distingués diplomates, spécialiste des affaires d'Extrême-Orient. Nous savons qu'il n'a pas été indifférent à l'équilibre des puissances

p.26 (2)
26 AVANT IVi' Al'HIiS AGADIR In plus inlércssmilo soin poul-ôlro collc-ci : une nation comme lu Franco, qui doit défendre ses frontières contre un puissant voisin, des milliers do lieues de côte contre dos marines on croissance continue, et dont la politique électorale gaspille lo temps

p.30 (1)
3o AVANT UT APRÈS AGADIR administrateur clo nombreux crédits fonciers argentins ou égyptiens, M. Caillaux court des risques beaucoup plus sérieux qu'il n'en a couru comme, gérant de cette vaste raison socialo qui s'appelle la France... Go système d'irresponsabilité cl d'impunité au profil

p.33 (2)
Après Agadir. Nous avions eu primitivement le projet d'exposer à nos lecteurs la genèse do l'affaire marocaine, du coup d'Agadirjusqu'au traitédu (\ novembre,au moyen des divers ouvrages historiques, critiques et jpolémiques qui ont paru en môme temps sur ce sujet et dont le plus important est

p.36 (1)
36 AVANT UT APUÎ5B AGADIIi du Mystère d'Agadir signale los campagnes menées en Angleterre, sous le pavillon de la vertu et de la moralo, conlro l'administration do nos colonies do l'Àfiiquo équalorialc. Le directeur do ces campagnes était M. Kdmond-D. Morcl, dont nous avons, les .premiers dans

p.37 (1)
APIlfîS AGADIR 87 La mésaventure du Temps,contraint de désavouer, sans pouvoir les nommer, l'esprit protestant et l'esprit droyfusion, est instructive. Le Temps s'aperçoit qu'il no peut soutenir à l'extérieur quelques principes do saine politique nationale sans so mettre en contradiction avec

p.38 (1)
, a considérablement étendu notre front d'opérations diplomatiques. Sans doute, nous sommes grande puissance en Kxlrômo-Orionl par l'indo Chine, en Afrique équatorialo par le Congo. VA c'est ilalleur pour notre amour-propre national. Mais par là môme, nos positions dans l'Orient proche sont affaiblies, notre

p.39 (2)
. Toi osl Jo rosuiné dos réflexions niorosos qu'inspirent, qu'ils loYOuillonl ou non, dos livros comme col ni t\o M.Tnrdiou sur |o « coup » d'Agadir. »7 mai i|)ia.

p.40 (1)
socialisto do Charloroi, dans une lollre rotontissanto au roi dos Bolges : « Nous la sonlons, chaquo jour, approcher comme un fléau terrible, la guerre onlro nos voisins du Sud et de l'Est,., » En Belgiquo, et en Suisse aussi, où l'on redouto avec raison, d'abord d'ôtro pris entro l'arbro et ï'écorco

p.41 (1)
espérer, illusions sur les dispositions de l'adversaire, c'est tout un. Examinons les arguments qui nous sont présentés en faveur de la guerre impossible, Le plus sérieux, sans conteste, c'est que le système de la paix armée exclut, on peut dire par définition, le choc et le recours aux armes. Le système

p.43 (2)
fermement résolus à conserver la paix, convaincus (pio la paix armée est hioii plus 1 lucrative qu'une chère victoire, il taul compter nvoc les puuples qui veulent à toul prix la guerre. Ciaro aux înouyomonls d'opinion et. do propagande I C'est un danger qui est « peut-être plus grand aujourd'hui

p.44 (1)
: nous avons pu l'éprouvorpar nous-mêmes, et il sulïil do so rappeler, comment, après Fachoda, après Agadir, l'opinion françaiso dovinl subitement bolliq'iouso. Il n'est mouton si paisible qui no soit capable de dovenir onrage. On dira quo les Allomands omploient volontiers à notre adresso un langago

p.45 (3)
chez eux) et quo l'idée do l'agresseur (Prusse ou 1870, ou Italio on Tripolitaino) est ordinairement qu'il sera facile d'en finir vite on frappant un grand coup, D'ailleurs, on n'a jamais fait de guerre européenne avec l'organisation gigantesque des armées modernes. On no sait pas au justo comment

p.46 (1)
si uno guerre no sera pas longue et cruelle. On peut toujours espérer qu'ollo ne lo sera pas. (le serait encore oeuvre de salut public que'do décourager les illusions que se font beaucoup de porsonues sur le rôle des diplomates, Pour les lecteurs do nos journaux mondains, un ambassadeur n'est

p.48 (2)
, ou de l'aiVairo du Congo. Pour notre part, lo sixionio tome des pièces publiées par lo gouvernomont français sur les affaires marocaines suffit parfaitement h nous ronsoigner. Il est tout t\ fait clair, en olTet, quo dans les négociations et conversations qui ont précède" et suivi le coup d'Agadir, lo

p.49 (1)
» au Maroc n'était pas douteux, Io Maroc devait tomber toi ou lard sous notro protectorat. Lo gouvernement delà République, pressé do réaliser le Maroc, ayant appliqué Ma politique européenne la méthode qui est connue dans les adjudications sous le nom de méthodo du « coup do chapeau

p.50 (2)
Allemands dovoiontespérer beaucoup. Ils jugonlco qu'ils ont finalemont obtenu inégal a la capacité do leur estomac. Go pou est encoro trop a notre gré. Elles sont très curieuses et très navrantes, los dépôcbes do M, Cambon avant Agadir. Impossible a rambassadour français de tirer uno parole do son

p.51 (2)
d'en formuler une. On voulait énerver l'interlocuteur et l'on y réussit très bien. Nous le répétons : la conviction que la Franco céderait a été la base de la politique allemande avant comme après lo coup d'Agadir. M. Jules Cambon, d'ordre de sesebefs (car le Livra jaune le disculpo do l'accusation

p.53 (1)
LE LIVRE JAUNE 53 ' '! ' bon avait lo dessus du for. L'Allemand l'avouait : il ne pouvait plus faire lo diplomate et le coeur lui manquait au moment d'en revenir à sa perpétuelle menace de guerre. Mais lo lendemain (voir la pièce 591), M. do Kidorlon s'était repris. Il s'était ou on l'avait

p.56 (1)
T)6 AVAM' HT APHÏiS AOAIMH .disait bien que In meilleure façon d'éviter la guerre, c'était do préparer des années et -des Hottes formidables. Mais, peu à peu, une tentation est venue de tirer parti de tous ces beaux instruments de domination et do puissance. Un nouvel étal d'esprit se forme

p.57 (2)
donné à l'empereur FrançoisJoseph le premier succès d'un règne aussi long qu'infortuné, qui pouvait so flatter d'avoir, pur un coup de maître, replacé l'Aulrichc-lIongrie au rang des puissances de premier ordre, d'avoir opéré en pleine paix et sans coup férir l'annexion de deux vastes provinces

p.60 (1)
de nous peut complot* tous nos échecs sur ses doigts et les repérer sur la carte (Agadir, Cugliuri, Cap de l'Kailt et autres lieux), on commence a se dire qu'il n'est pas possible quo ce soit une simple affaire de chance. Nous sommes devenus, par excellence, le peuple dont les entreprises extérieures

p.62 (3)
. de Sclvescldc M. Gaillaux en 191 a, sans compter, peut-être, le départ de M. Pichon (suites affaires embrouillées do « consortium » qui ont engendré le « coup » d'Agadir), ont procédé do la'môme cause et du mémo principe, cause et principe qui ont leur résidence à Berlin. À ce point do vue

p.67 (2)
. Millerand, si l'armée était prôlo, le ministre de la guerre, d'un geste mystérieux, éleva les deux bras bici) plus haut que sa télé. Moins réservé, le ministre des finances, qui passait par là, ouvrit la bouche : « Il y a présentement, déclara M.K.lolz avec une rigueur mathématique,une chance sur cinq

p.69 (1)
pouvait a bon droit se vanter d'avoir abolies... Enfin, il y a cette guerre italo-turquc, qui faisait l'effet d'une expédition coloniale tout à fait courante, d'une simple formalité, à laquelle trop de personnes, en France, et surtout do journaux avaient eu la naïveté d'applaudir d'abord et qui est

p.70 (2)
70 LA FRANGE HT SES ALLIANCES fioilo encore que d'allolor ensemblo/ « l'ours » et lu «baleine », non seulement après l'aiTuiro de Hull, qui avait failli amener une guerre anglo-russe, mais étant donné i que les libéraux étaient revenus au pouvoir. Car on ne se doute pas assez en France

p.72 (1)
parler à propos aurait pu la détourner. Guerre avec le Japon, révolution, ces plaies, aujourd'hui, sont a peu près pansées. La Russie traverse même une ère de prospérité matérielle sans précédent. Va-t-olle nous donnçr réparation du tort que son éclipse de 1905 nous a fait subir, lors de langer

p.73 (1)
ainsi annoncé une déviation inattendue, un glissement des alliances d'où l'on paraît ne rien attendre do bon à Paris que des complications nouvelles. Pour empocher la Russie d'aller au-devant des aventures d'Orient, pour lui représenter le péril, la République alliée a-l-ollo lait davantage que jadis

p.76 (1)
7O J.A l-'UANCK HT SIC» AI.MAN'fîKS vaiso posture. Il trouve, par cxomplc, qu'elle n'a pas pordu sou temps en Orient et dans la Méditerranée. Iljugo que c'est toujours en Europe que se résoudrontlesconflils créés parles rivalités colonialos. Toutes choses qui tombent sous le sens et qui sont à

p.79 (1)
extrême ici, Lo public anglais comprend, comme nous, que c'est une guerre perpétuelle qui commence. » (Un iliplonuttu à Londres, par Charles Oavard, p. 0.)

p.84 (2)
. Ainsi languit la Triple Entente Dans la partioqui so joue à l'heure présonto on"Orient, elle no paraît ni plus vigourouso, ni plus unie quo dans' là préface aux événements de 1912 qui fut écrite on 1908. Alors, on s'en souvient, l'Angleterre en resta pour sa courte honte avec son projet do conférence

p.85 (2)
M:S OCCASIONS iMmniws 85 péenno do 1878 s'cStait ouverte, Bismarck avait fait son jou et amorcé tout l'avenir do l'Allomogno on Orienta la favour (le la rivalité anglo-russo. Commo un diplomate français disait alors assez naïvement quo cette molheureuso question d'Orient ne finirait jamais

p.91 (2)
l'Allemagne frappa lo coup d'Agadir, M, do Solves, qui avait fait fonds sur l'Angleterre, fut bien surpris de ne pas plus trouver nos amis a l'heure du danger que nos amis, en défi-

p.92 (2)
()'.) 1.X VHANCIÏ HT 8KS AMJANT.KS nitivo, no nous avniont trouvas nous-mômes, Quand il domnndn, comme on témoigne lo Livre jaune, si rAngIctorro sorait disposée h onvoyor un do ses croiseurs français i\ côté do la Panthère dovant Agadir, ce fut nu rofus poli, mois enfin un refus très nol

p.93 (2)
I/AUT DUS AIJJANCHS O3 près M. do lÎGthmaim-IIollwog, M. do Kidorlon avait pris la purolo pour répondre au socialiste Lcdobour. VA au milieu dos mouvomontsd'allontion oldcs bravos de rassemblée, M. do Kiderlon,so tournant san doute successivement vois l'Orient et vois l'Occident, vers Pélcrsbourg

p.94 (3)
des associés sous peine de subir soi-même lo contre-coup de leur diminution. On finit donc par affronter lo risque do guerre uniquement par principe etlpar calcul, sans être directement menacé. On est exposé à la guerre par raisonnement, pour servir et faire respecter l'idée de l'équilibre entre

p.95 (2)
, plus sa volonté est malade. Il faudrait qu'il eût préparé de longuo date l'esprit public a la pensée do ces grandes interventions, qu'il l'oûl accoutumé à concevoir une guerre diplomatique comme engageant l'intérêt ot l'honneur de la nation au mémo titre qu'une guerre défensive 1. I/oeuVrc est

p.97 (1)
de tous les événements vérificateurs : «... ou nos doctrines confirmées. » Go qui se passe aujourd'hui on Orient confirme deux ot trois fois nos doctrines. Et si nos pronostics ont été aussi justes, c'est à l'excellence do nos doctrines, filles de l'observation ot de l'expérience, que nous le devons

p.98 (3)
98 LA. FRANCK ET LA GUERRE T ES HALKANS do nouveaux démembrements et t|e nouvelles diminutions, bien mieux que toutos les théories diplomatiques ot quo lo u concert européen », Du jour où lo'despoto eut disparu do la scène, les événements quo sa ruse avait si longtemps déjoués et retenus

p.99 (3)
qu'il fût, ce tyran avait du bon pour la Turquie. Les Turcs peuvent en juger d'après ce qui leur arrive depuis qu'il est renversé 1. Ce n'est pas lui qui aurait exposé son empire ii une guerre furieuse d'où, môme en cas de victoire, les Ottomans — c'est l'avis général — ne pourront rien tirer

p.100 (1)
l'accomplissement des destinées nationales. Cette guerre, qui menace d'être terrible, c'est un peuple entier qui la veut. Il l'a voulue avant son gouvernement. Il l'a voulue avant son roi. Ferdinand do Bulgarie a résisté ot résiste pout-ôtro encore autant qu'il lo peut au courant. Il a certainement

p.101 (4)
NOS nOOTHINIÏS^OOM'IUMKE» 101 qu'un peuple doive jouer son avenir sur un coup de dés. Lo roi Georges et le roi Ferdinand remplissent de leur mieux leurs fonctions de chefs héréditaires : ils voiont loin et rien no les presse Ils se méfient do l'impatience, mômo la plus généreuso, qui peut

p.102 (2)
pensaient qu'a la guerre qu'on leur en veut presque de ne pas la faire a l'aventure. La vérité est quo les dynasties bien assises do l'Europe moderne, qui sont en mesure do résister aux mouvements de nervosité de leurs peuples, —r co qui n'est pas le cas do toutes les dynasties balkaniques, — sont lo plus

p.103 (2)
, le chancelier-philosophe. Que l'opinion publique impose sa volonté en Allemagne, ot c'est alors que Ton pourra craindre, une guerre générale au premier mouvement de mauvaise humour comme celui qui monta le «Michel » allemand contre les Anglais, après Agadir, pour quel-, ques mots prononcés par M

p.104 (1)
tout fleuri d'erreurs fera inévitablement penser au lecteur le moins bien disposé pour nous que les événements prennent le soin de confirmer les doctrines do l'Action française plutôt que celles des Documents du Progrès. Car voila justement que l'Orient s'embrase aux applaudissements de ses peuples. i

p.105 (1)
pas tout à fait ignorant des grandes affaires et des grands intérêts de la Franco. Il a le goût de l'étude, et l'histoire de notre pays n'est pas pour lui une forôt vierge. Aussi est-il visible que, depuis la réouverture do la question d'Orient, M. Poincaré est hanté par le précédont do 1878. Il no

p.106 (7)
activement aux négociations européennes qui suivraient la guerre d'Orient et, on so portant au moment décisif d'un côté ou do l'autre, faire pencher la balance au profit do notre pays. Remarquez bien la similitude des situations. Au moment où éclalc la guerre d'Orient, on 1877 (de

p.107 (1)
WADMNGTON OUj, DEGAZES lO? même qu'en ce mois d'octobre 1912) il semble que la France et l'Allemagne se rapprochent l'une de l'autre, llien ne les pousse à intervenir directement dans le conflit. Bismarck déclare, de façon que nul n'en ignore, que toute la question d'Orient no vaut pas les os

p.108 (2)
» Parbleu 1 Elle eût été folle, cette Europe, de s'engager avec des moribonds et des condamnés à mort, La guerre d'Orient s'était ouverte le a3 avril 1877. Le 16 mai commençait pour la France la crise intérieure qui devait, aux élections du it\ octobre, se terminer parla défaite de l'Ordre Moral

p.109 (2)
la campagne électorale qui so poursuivit do mai à octobre, la prosso allomando joua sa partie, monaçant la France do la guerre au cas où les conservateurs obtiendraient la majorité. Un changement do gouvernement ot d'oriontation, c'est-a-diro du trouble ot do la confusion on Franco, au momont

p.110 (2)
se faufiler entre l'Angleterre et la Russie : toutes doux sont nos alliées et forment un attelage, do tout temps difficile à conduire, ot qui, depuis le 'début de la guerre d'Orient, rue dangereusement dans les brancards. La situation est loin d'être meilleure! pour notre pays qu'elle ne l'était en 1878,0

p.114 (2)
so lovor on Kuropo on laveur do la Franco. Go n'ost pas que ^cs choses aillent mieux du côté do nos allianécs. Eulro l'Anglolorro ot la llussio, dont les intérêts et les points de vue on Orient sont si notlomcnt opposés et dont les intentions sont si obscures, notre rôle reste toujours difficile

p.116 (1)
moralement battue, Kl l'AHemagno cllo-mémo on convient. Avec la défaite.des Turcs, elle n reçu comme « un coup sur la nuque », écrit très bien, de Berlin, nolro confrèro Gh. Bonnpfon, oxcolloiil observateur de la vio allemande, C'est dans ces dispositions do mécontentement, do mauvaise humour, poul-ôtro

p.122 (1)
la guerre étrangère...

p.123 (2)
r,\ nouTii, I'OOH TIWWTE ^.NS ni? INACTION ia3 Oli 1 quo voilà une doctrine qui sont la polémique et que l'expérience de l'histoire dément ! On veut encore rapprocher les officiers jeunes-turcs du général André : comme s'il y avait commune mesure eulro un coup d'état et le régime de la délation

p.124 (1)
disait un député paysan à'la Skoupcblina. Et voilà aujourd'hui celte armée serbe do rébellion et do coup do force qui entre triomphalement a Uskub cl à Monastir, qui reconstitue le très antique royaume d'Etienne Doucban. Alors le ,prominciamiento n'engendre donc pas fatalement la défaite !' Quant à

p.134 (1)
gravos », proprets au point que « beaucoup étaient gantés » et que « presque tous avaient le pli à leur pantalon ». Évidemment, ce n'est pas l'uniforme du Sturm und Drang, ctu tumulte et de l'assaut, ce n'est pas une tenue do barricado et dé guerre civile. Los grands-pères do ces Berlinois

p.150 (1)
: le ministère « national » a eu chaud, pondant quelques jours, à imaginer tout ce que pouvaient déclanchcr do formidable les incidents du Manouba et du Cat lhaye. 11 n'est pas encore tout à fait rassuré. El, dans le public, se répand mômoi invinciblement la pensée que lo danger de guerre approche. L'idéo

p.151 (1)
A VOi.V BASSE l5l I! n'est pas toujours rouge,, eût marche, depuis quelques années, on sons invorso de l'Internationale pacifique. En sommo, tout le monde flairo des temps difficiles, tant il flotte une odour do poudre au loin' de ces noms d'Agadir et de Cagliari, noms qui sonnent bien et semblent

p.152 (1)
d'une dissolution du nouvouu Keichslâg, l'Empereur ot son chancelier escomptant une réduction des mandats socialistes, si un nouveau scrutin s'ouvre à bref délai, le parti ayant épuisé son trésor de guerre dans la lutte. En co cas, ne serait-il pas de bonne politique do fournir, s'il y avait moyen, quelques

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Pluie d'ÀVril... Un soir, la rade do Nagasaki retentit do coups de canon réguliers, auxquels .s'associent bientôt les navires de guerre de toutes les nations, Arraché à son récit des puérilités nipponnes, Loti sort do sa cabine, s'informe ot apprend que tout co tonnerre résonne on l'honneur do

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l58 ï, IDfîK RKPU)»L1CAINK ET r/liUROl'E Est-ce qu'on no regardait pas autrefois cpmmo un fait incontestable l'effacement progressif do Ja royauté dans la vie politiquo do l'Ànglotorro ? Le régicido do i67|0 lui avait porté un premier coup, un coup lorriblo. La révolution de 1688 — ce i83o anglais

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par l'Irlande, qui aura son Home Ride auquel l'Angleterre a fini parse résigner. Bien mieux : l'Ecosse et lo Pays de, Galles recouvreront du mémo coup une sorte do vie| indépendante. Et, tout pareillement, les Magyars se sentent do moins on moins pareils aux gens de Vienne. Et dans les limites mômes

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do la péninsule ont toujours une fAchcuso répercussion sur les affaires d'Europe. Ainsi la candidature d'un Ilohen/ollcrn au trône d'Espagne fut, on 1870, le prétexte de la guerre franco-allemande... Avis aux imprudents qui foraient tics voeux pour la république espagnole 1 À défaut do notre pauvre

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174 L'IDÉE RÉPUBLICAINE ET L'EUROPE sont d'abord assurés quo le coup do force était possible, qu'il avait des précédents, et fmis.ils ont passé à la pratique. Très instructif, en vérité. Instructif ot oncourageant * 1 ï, Après doux ans d'oxpérionco du régimo républicain on Portugal, les événements

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nous menaça d'une guerre, sans doute Edouard VII offrit son concours à la République. Que valait ce concours ? On en discute. En tout.cas, la République préféra « l'humiliation sans précédent » a la guerre, malgré les promesses anglaises. Sans doute aussi Edouard Vil soutint notre droit à Àlgésiras

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qui était isoléo on Europe, Et tout cela était à coup sûr excellent pour les intérêts du Rovaumo-Uni. Mais quand 'Edouard VII. cul complété l'entente cordialo par cet accord anglorusse, scellé à Hovnl en 1908, et qui fut considéré comme lo chef-d'oeuvro do sa politique, quel avantage en rotirames

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(qui auraient d'ailleurs besoin d'être analysés do très près) sont des phénomènes secondaires ou tertiaires et dont l'apparition tardive no sort qu'a accuser la difiiculté et la lenteur avec lesquelles los peuples d'Orient suivent les idées, les modes^ et les goûts do la civilisation

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contro les riches et les appels à la guerre sociale ont trouvé un écho : à Syracuso ot à Rome comme dans les faubourgs des grandes cités anglaises. Là n'est pas l'originalité do cette campagne électorale. Ce qui esl remarquable, c'est quo « l'envie démocratique » n'ait pas réussi à so transformer

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ÎA FIN BUS NODLES t.ORDS I99 anglaise au cours des âges et notamment pendant lo siècle dernier. Pourquoi veut-on que des institutions si instables se stabilisent tout à coup ? Les Lords s'en rendent si parfaitement compte qu'ils sont tout prêts a accepter la limitation de leurs pouvoirs

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QUAUANTF. ANNKKS 1) EMP1HK AI.I.KMAND «07 Hussio a pout-ôtro payé bien cljor sa revanche do la guerro do Criméo. Dos quo l'Allemagne fut constituée, la Prusso disposa do l'Europo, ol, au Congrès do Berlin, ollo rojotait la Russie au loin, l'envoyait courir les avontures de l'Extrême-Orient, où

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,, quand les progrès do notre relèvement devinrent trop sensibles. Toute la politique extérieure do Bismarck pondant les dix années qui suiviront la guerre consista à prévenir lo péril de celte renaissanco d'uno conscience européenne. On sait comment, on ce qui nous concernait, son plan consista a rendre la France

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de rapprochement et d'amitié : l'Autriche, résignée à ne plus exercer d'influence en Allomagne, recevrait de riches dédommagements en Orient, y servirait d'avant-garde a la pénétration germanique, en recueillerait les premiers profits économiques et territoriaux. Après les succès de la Prusse

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statut do l'Orient. Mais l'Autriche, appuyéo par son alliée fidèle, ne voulut pas entendre parler d'un Congrès. A Londres et à Paris, on se rabattit sur l'idéo d'une modeste conférence. L'Allemagne, qui nous avait menés a Algésiras pour délibérer sur le Maroc, n'accopta pas quo l'Autriche rendît

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QUAHANTK ANNl^KS ])'tiMI IUK AM.tiMANll 915 iiio.La TripleEntento s'inclina. Et bientôt cetacquiescement dovint une roculado Jorsquo l'Allomagno eut enjoint h la Russio, par un véritable ultimatum, do laisser a l'An triche ploino ot ontièro liberté d'action dans les Balkans. D'un soûl coup

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LA. DECADENCE DES PAllTIS EN ALLEMAGNE : ,'i3 entièrement à sa dévotion. M, do Bismarck a soulevé la question roligiouso, il a déclaré la guerre au Vatican, et le parti national-libéral est a lui... » L'erreur doChorbuliezct de son monde était encore aggravée par la propliétio qui accompagnait

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excessives, legouvcrneniont parlait on guerre contre lui, le désignait comme ennemi do l'Empire au mémo titre que les socialistes et faisait les élections contre les rouges et les noirs. Depuis, d'ailleurs, ont surgi do nouveaux eus et do nouvelles nécessités qui ont amené un rapprochement

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! Les Allemands se sont divisés,'querellés, battus bien longtemps. Ils ont bien longtemps formé, selon le mot do Vollairo, une « noble.-république de princes». Ils avaient ce qu'il fallait pour constituer une république tout court où la guerre civile n'eût pas chômé : les tribus germaniques n'y étaient

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européenne. Mais surtout il incarnait l'idée de l'unité nllomnndo. Le pnrti libéral reçut un coup mortel lorsque l'unité qu'il n'avait pu réaliser au Parlement de Francfort lut faite, en 1866 et on 1870, par les procédés de la monarchie autoritaire. Alors, eu majeure partie, les libéraux, séduits

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de Tanger, comme après le coup do l'annexion bosniaque, comme après le coup d'Agadir, l'Allemagne et l'Autriche unies ont fait triompher leur volonté. Ai la réunion de Londres, ■— qui n'était ni un congrès ni une conférence, ainsi qu'on l'avait spécifié à Vienne,et a Berlin, et ainsi que M. Poincaré

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temps, douter que l'Allemagne et l'Autriche eussent établi leur politique sur la menace. Peu t-ôtre même, à l'origine, est-ce par instinct qu'elles ont exploité chez autrui la peur de la guerre. Aujourd'hui, c'est uno méthode, une méthode presque ofncicllo, à demi avouée. Y renoncer

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a/io I/AM-KMAON'IM M.UIIUNI: HIKN MONTHH observation nu point do vuo naval, où l'Angloterro conscrvo une forte avance S'agfil-il du norf do la guerre P Les constatations sont plus favorables oncoro. L'oncaisso or de la Triplo Entonto déposso largement collo de la Triplico, et les ressources

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,'coup férir, et malgré lo mauvais vouloir d'une partio do l'Europo, venait d'incorporor deux vastes provinces à la monarchie dualiste. Et sur les larges pelouses du palais impérial, ce n'était pas une foule confuse qui poussait des acclamations. Ces milliers de têtes étaient rangées dans un ordre

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de ne pas élever la moindre protestation contre la politique du baron d'/Ehrenthol. La Serbie a pu être menacée, la mobilisation a pu être commencée sans que le « parti » dît un mot, fît un geste contre la guerre. Le socialisme danubien a montré que, contrairement à la parola de Karl Marx, les

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Une résurrection. « Il y a'quelque chose de changé en Europe », est un de ces propos tout faits qu'on a beaucoup ontendus ces jours-ci. La vérité est que bien des choses ont changé en Europe depuis que la France a subi 1] Empire et la République, éprouvé Sedan, Fachoda, Tanger et Agadir

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Napoléon IIl autour do la' guerre, plusieurs fois absurde, do Lombardie. Quand le mémo Napoléon III eut laissé écraser l'Autriche à Sadowa, il y eut beaucoup de gens pour dire : « Ouf I » Quand un État doit disparaître, quand il ost condamné par le progrès, autant vaut, n'est

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par on imposer à des hommes intelligents. Reconnaissons pourtant que, depuis quelques années, on laisse un pou dormir la future guerre de succession d'Autriche dans l'armoire aux fatalités... Ayant duré, s'étant transformée et développéekous François-Joseph, l'Autriche se trouve prête pour

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UNE INDÉCENCE 255 fussent entrés à Sofia et à Belgrade Car la France ne pourra pas prendre la part qu'il faudrait au remaniement du statut européen rendu inévitable par touto guerre d'Orient. Et nous n'avons pas une foi nssez robuste dans la bonté naturelle des choses pour croire que l'arrangement

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d'habitants, tous deux en face d'une poussière do petits et moyens Étals tchèque, magyar, serbe, grec, roumain, etc.. Voila les rêveries d'homme ivre qu'un grand journal populaire propose à des Français dont beaucoup étaient nés au siège do Paris et au Irailé do Francfort, qui ont vu le coup de Tanger cl

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, les Hollandais de 167a, do 17/17 ^ d° I^1^ ou^ voulu la monarchie pour sauver leur patrie. La cocarde jauno était arboréo, le vieux cri do guerre Oranje boven ! (vivo Orange) poussé chaque fois quo l'étranger menaçait la Hollande. À l'heure du danger, lo peuple néerlandais requérait aide cf, protection

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, nouvellistes, pbilosopbos, habitués du café Procopo n'en continuaient pas moins h désignor l'Empire commo l'ennemi ot à tenir le roi do Prusse pour notre ami lo plus sincère. Personne ne voulait comprendre la leçon de la promièro guerre de Sept Ans, cotte guerre do Succession d'Àutricho engagée malgré Louis

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tout d'un coup le vaste monde. Et quelles responsabilités 1 II n'y avait pas quatre Jours que M. Aristide Briand était premier ministre lorsqu'il dut s'occuper des événements de Crète. Nous ne supposons pas, nous sommes sûr : M. Aristide Briard ne connaissait pas un mot des affaires Cretoises

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le lui. permettait. Mais, en fin de compte, la politique do l'Empire obéissant à des nécessités vitales, impérieuses, électorales, toute la raison do M. Drouyn do Lhuys eut tort et la catastrophe qu'il avait voulu éviter arriva. Ministre au début de l'Empire, Drouyn de Lhuys avait accepté la guerre do Griméd

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2()6 VERIFICATIONS HISTORIQUES loonion. El il se flattait, en 18GG, (.Vôtre le lerlius (jamkns do In guerre. Sitôt connue' la nouvcllo de Sadowa, il voulut intervenir, luire une démonstration militaire sur le Rhin. Napoléon lit, sous les influences italiennes, refusa après avoir dit oui et laissa

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, pendant deux grands siècles I Ceux qui s'en souviennent en ont le frisson. L'Allemagne, autrefois si forlo en hommes, en richesses, en belles cités, n'était plus qu'une ruine après la guerre do Trente Ans. La population était clairsemée et misérable. Lu civilisation avait rétrogradé. Plus

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presque aucuuo idée dans l'esprit des Français. Un joueur malheureux dit ou plaisantant : « C'est un coup do Trafalgar ». Nul no plaisanterait sur Sedan ou sur Fachoda : Trafalgar no dit pas assez ce qu'il fut, Les fruits de la victoire do Nelson n'ont pourtant pas disparu dans la gloiro do

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sonlimcntal. Devant lo chef avec lequel il avait connu tous les enthousiasmes de la guerre, il n'avait pu résister a un mouvement du coeur, Ney fut accusé d'avoir manqué a sa parolo, C'était vrai, mais s'il n'y eût eu que cela, n'avail-il pas droit à des circonstances atténuantes? Qui songea

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de la diplomatie impériale 1 ont ou poui; raison profonde la nécessité do satisfaire lcsvhommes ot les idées do gauche. Et lo fait est quo ces hommes et ces idées furent richement servis. On avait renvorsé Guizot aux cris do « Yivo la Pologne » et do « Vive l'Ilalio ». Napoléon III fit la guerre à

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ÎJltt vrêlWFKîATlONS IHSTOllIQUllB adressa du fond do su prison. Il fit la guerre a l'Autriche pour affranchir la péninsulo et ainsi il désarma l'opposition do ces républicains ot do cos libéraux donl lo programme portait pour l'article premier : délivrance dos peuples opprimés, abolition dos

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APPENDICE Le contre-coup de la (juerre d'OHcnt, Au cours des explications que M, de Rotlinumn-llollweg a apportées en avril dernier au Reichstag an sujet du nouveau programme militaire allemand, le chancelier a déclaré gîte, dès le 1G novembre 70/2, le gouvernement impérial avait décidé d'augmenter

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, nous pouvons toucher du doigt lo seul résultat direct quo la guorro d'Orient nous ait procuré jusqu'ici : co sont les formidables armements do l'Allemagne. Tandis qu'on fait demander en haut lieu a la presse française do no pas rechercher le pourquoi du grand ofibrt mililairo do l'Empire, la presse

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nos cllcclifs do guerre, répondre a la menace des Allemands. Cependant nous ne voyons pas venir les courriers du roi Ferdinand ni du roi Pierre. Les baïonnettes balkaniques ne s'empressent pas de se ranger do notre coté. Le l!oront-el|os P C'est possiblo, mais ce n'est pas sur. Nous nous réjouirons

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TABLE 1)KS MATlMjCS'".^.-.. . (;..-ul: £) AVANT Kï AI'Ilî'S AOADIll Lo retour do M. Delcassé i Lu paix 7 « Cola KO giUo » i\ Los partages do demain ai Lo pouvoir personnel ' «7 Après Agadir M L'orago qui monte \o Lo livre jaune /»7 Peuples exigeants 55 LA l'HANdH 1!T M'M AI.MANCK8 Temps dillioiles

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liotf Lo jugement de la postérité 3on. AI'l'KNDIO! Le contre-coup de la guorro d'Orient 315 1 ' w \: -X ygSj Puliuin. — Sjoi'iôlii (railtnliii d'Imjii'Irçfrfe. fitBr

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