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Titre : Oeuvres de François Villon. Partie 3 / : avec les remarques de diverses personnes

Auteur : Villon, François (1431?-1463?)

Éditeur : A. Moetjens (La Haye)

Date d'édition : 1742

Contributeur : Marchand, Prosper (1678-1756). Éditeur scientifique

Contributeur : Formey, Johann Heinrich Samuel (1711-1797). Éditeur scientifique

Contributeur : Le Duchat, Jacob (1658-1735). Annotateur

Contributeur : Marot, Clément (1496-1544). Préfacier

Contributeur : Laurière, Eusèbe de (1659-1728). Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 3 parties en 1 vol. (pagination multiple [422] p.) : titre en rouge et en noir ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5451129g

Source : Bibliothèque nationale de France, 8-YE-6489

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33997720f

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33997720f

Description : Comprend : Lettre à Monsieur de *** en lui envoyant la nouvelle édition des oeuvres de François Villon

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 28/10/2008

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Title : Oeuvres de François Villon. Partie 3 / : avec les remarques de diverses personnes

Author : Villon, François (1431?-1463?)

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Villon: 79 pages found

p.NP (1)
LETTRES CRITIQUES SUR-LA NOUVELLE EDITION DES OEUVRES D E VILLON, FAITE A' PARIS, EN M. DCC. xxin. T R O I S I E ME PARTI EJC lit. Partit. a

p.3 (2)
LETTRE CRITIQUE SUR LA NOUVELLE EDITION DES POESIES VILLON (*). tAt«wiMi,L'AMOUR, que j'ai pour l'ancienJaB Ito^Hw ne P°ë^e m'avoit, Mefîïeurs, fait Ên \mfo£% *'re avec beaucoup de Plaifir'votre MH |||1§M Annonce du Mercure du Mois de anurar Juillet de l'Année dernière pour la nouvelle Edition

p.4 (2)
4 ï LETTRE CRITIQUÉ a dû placer VILLON le premier en Ordre de Date; vu que nous avons entre les Mains des Ouvrages allez bons -de différens Poètes plus anciens que VILLON, qui certainement a vécu fous nos Rois Charles VII &c Louis XI. Je viens à la nouvelle Édition des Oeuvres de cet Auteur

p.6 (1)
point, fans confulter les Gens du Métier même , on court rifque de îomber dans l'Abfurdité. AUTRE Bévue femblable fur le 2 Vers de la ÎII Strophe de la Page 82 : la Notte eft N°. 3 (*). VILLON dit: Quand je eonfidere ces Tejies, Ëntajfées en ces Charniers. La Notte nous apprend, que Charnier c'eft

p.7 (1)
SUR IE VILLON DE M. DCC. XXIII. •] Confeffionaux; d'y bâtir des Autels,- où l'on diftribue la Communion, au Peuple, fur-tout pendant la Quinzaine de Pâques; en un mot, de faire fervir les Charniers à d'autres Ufages que celui auquel ils ont été deftinez, dans leur Origine. On y enterre même

p.10 (4)
l.o I LETTRE SUR LE VILLON DE M. DCC. xxnr. (|) LE Libraire qui débitoit cette Edition de VILLON , ou fous ion Nom l'Auteur des Notes qui s'y trouvoient ajoutées, crut devoir répondre à cette judicieufe Critique, par une longue, mais foible, Lettre, inférée de même dans le Mercure de France, Avril

p.11 (1)
LETTRE A MONSIEUR DE ***, En lui envoyant la nouvelle Edition DES OEUVRES DE FRANÇOIS VILLONR JE vous ai vu, Monfieur, fi épris des Beautez naturelles de la Poéfie de VILLON , fur deux ou trois Pièces de fa Façon qui vous étoient tombées entre les Mains, que je crois ne pouvoir vous faire

p.12 (5)
d'autres. Vous y reconnoîtrez, dans toutes, ce Goût 8c cet Air naturel de Poëfie, qui fait le Caraclere particulier de Villon. Et vous fçaurez quelque Gré de fa Peine à celui qui nous donne cette nouvelle Edition des Oeuvres de VILLON: Edition la plus complète, qui ait encore paru de cet Auteur, & à

p.13 (4)
, pour rétablir fes Affaires (£). Villon avoit eu recours de même , dans fon Befoin, au Duc de Bourbon , fon Protecteur, & fonBien«{ Fai&eur. Le Tour, que prit Villon , pour demander une Gratification à ce Prince, fut de le faire par Forme d'Emprunt à ne jamais rendre. Marot s'en fervit depuis avec

p.14 (6)
Î4 II LETTRE CRITIQUÉ dans tous les deux. On trouve dans Villon le même Enjoûment, le même Badinage, 8c furtout cette Naïveté fine & délicate , qui plaît tant dans Marot, & qui le diftingue fi fort des autres Poètes François , qu'elle a fondé dans la Poëfie une Efpece particulière de Style, fous

p.15 (1)
ce que je dis de l'Etat de notre Poëfie avant Villon, fi ce Roman avoit été dans fon Origine tel que nous l'avons aujourd'hui. Mais, outre les Changemens qu'y fit Clément Marot, en accommodant le vieux Langage de ce Roman à celui de fon Tems, comme Etienne Pafquier en fait foi dans fes Lettres, Tome I

p.16 (4)
notre Langue f remit divers Plis, aujft chacun copiant changeait l'ancien Langage à celui de fin Temps : 6c c'èii dequoi il rapporte cnfuite des Exemples qui font fans Réplique. CLBMENT MAROT ne fuivit pas cette mauvaife Coutume dans l'Edition qu'il donna des Oeuvres de FRANÇOIS VILLON. L'Eftime

p.17 (2)
SUR LE VILLON SE M. BCC. XXIIÏ; 17 r.oN, au naturel, & dans le meilleur Etat qu'il loit poffible de les avoir (a). ON n'a point mis d'autre Préface à la nouvelle Edition, que celle que CLÉMENT MAROT avoit mis à la ilenne , au bout de laquelle on s'eft contenté de joindre un Avis fort court fur

p.18 (3)
, il n'a pas laifle d'être contredit par Etienne Pafquier, (Recherches de la France , Livre VIII, Chap. LVI (a),) qui, fouferivant fans peine à tout le Mal que Marot dit de Villon, par rapport à fes Moeurs, s'inferit hautement en faux fur le Bien qu'il en dit par rapport à fon Génie &C à fes Talens. Quant

p.19 (3)
SUR LÉ VILLON DE M. DCC. XIII. ÎO Façon, & par ce qu'il dit dans les Jugemens qu'il porte de ceux d'autrui, ne donne pas grande Idée de fon Difcernement en fait dePoëfie» Etienne Pafquier étoit un Ecrivain, qui avoit de F Erudition, qui manioit la Plume avec Facilité , 6c même allez bien pour fon

p.20 (6)
là II LETTRE CRITIQJIE LE bon Sçavoir , que Marot vantoit dans Villon , n'étoit point ce Sçavoir acquis , dont parle Pafiquier, & qui eft le feul qui foit de la Compétence de Gens de fon Caractère. Marot n'avoit garde de prendre fi mal fon Champ de Bataille au fujet de Villon , & de louer

p.21 (3)
un Compilateur incapable de fentir le Mérite de la bonne Poëfîe, 8c le Prix des Saillies heureufes d'un Poëte formé parla Nature, tel que fut le célèbre François Villon {a). IL eft étonnant, qu'avec la Réputation qu'il eut dans fon Tems, l'Eftime où furent depuis fes Ouvrages à la Cour de François I

p.22 (5)
%ï II LETTRE CRITIQUE daigné en faire mention dans fes Jugement des fyavans, où il parle de tant d'autres Poètes François antérieurs à Villon, tels qu'Helinand Moine de Froid-mont , Guiot de Ptovins , Chrétien de Troyes , Huon de Meri, Gacés Brûlé , Blondiaux de Nèfle, &c. , tous fort au-deflous

p.23 (5)
SUR LE VILLON DE M. DCC. XXIII. 2.3 les, ni fort nobles, je fuis perfuadé, que votre Prédile&ion pour lui vous y fera trouver du Goût ,8c que le Détail ne vous en déplaira pas. MAIS , avant que d'entrer dans ce Détail, il faut commencer par fixer fon Nom , & fçavoir fi le Nom de VILLON

p.24 (4)
24 II LETTRE CRITIOJUE Chapitre où il parle de lui , Recherches de la Trance, Livre VII, ChapitreLV1 (a). ) VILLON , dit-il, fut un EJcolier de Paris, doué d'ajj'ez tel Efprit, mais un Maître pajjé en fait de Friponneries. Il fuppofe fi bien que le Nom de VIL; ION étoit ion véritable Nom

p.25 (5)
su*. t£ VILLON DE M. T CC. XXIII; 2$ leurs Conjectures comme des Certitudes, pour fuppofer fon Opinion comme un Fait certain ; & avancer fans fcrupule, que les Termes de villonner &c de Villonnerie tiroient leur Origine de FRANÇOIS VILLON (a). C'ÏST une Bévue, fur laquelle M. Ménage n'a pas manqué

p.26 (8)
r6 II LETTRE CRITIQUE ci prétendent, que le Terme de Villon, pouf lignifier un Fripon, devoit fon Origine au Poète VILLON , qui , pour avoir excellé en Friponneries , avoit mérité que fon Nom devint un Nom d'Art ou de Profeffion. M. Ménage, au-contraire , prétend que Villon n'étoit pas le Nom

p.27 (9)
sus. LE VILLON DE M. DCC. XXIIÏ. 17 . C'EST uniquement fur la Foi de cette Epitaphe , que M. Ménage , & d'autres Auteurs, qui ont eu occafion de parler de VILLON , ont avancé qu'il s'appelloit FRANÇOIS CORBUEIL , & que le Nom de VILLON n'étoit qu'un Sobriquet. Sur quoi, Monfieur, je me fais fort

p.28 (7)
Î.8 II LETTRE CRITIQUE Fait confiant , que VILLON , aïant emploie cinq fois fon Nom dans fes Ouvrages, s'y eft toutes les fois nommé FRANÇOIS VILLON, ou Amplement VILLON , & jamais Corbued. ON trouvera ce Raifonnement encore plus décifif, fi l'on fait Attention à la Nature des Pièces où il s'eft

p.29 (3)
SU*. LE VltLON DE M. BCC. XXIH. Ï9 Taiéî au temps de la dicle Date , Par le bon renommé Villon , Qui ne mange Figue ny Date, Ce. IL en ufe de même dans fon grand Teftament, fi-norî qu'il ne fc nomme point dans le Commencement , 8c qu'il ne s'y défigne qu'en parlant en première Perfonne : mais

p.30 (3)
3» - II LETTRE CK.ITICLTJ6 Cy gift, W don en ce Sollier , Qu'Amour occift de Jon Haillon, î/r»| Couvre petit H/collier, Jadis nommé François Villon. Oncques de Terre n'eut Sillon. Il donna tout, vc. A qui viendra-t-il dans l'Efprit, que dans un Teftament, & dans une Epitaphe , un Homme fupprime fon

p.31 (7)
SUR LE VILLON DE M. DCC. XXIIÏ. 31 Au Nom de Dieu Père éternel, Et du Filz. que Vierge farit , Dieu au Père coeternel Enftmble du Saint Efperit, erc. Telle eft la Forme des Teftamens. Si le véritable Nom de VILLON eût été CORBUEIL, il n'eût pas manqué de l'emploïer dans fes deux Teftamens

p.32 (8)
ji II LETTM CRIIIQ_US Item, & à mon plufque Père, Mai/Ire GUILLAUME DE VILLON , Siui m'a efié plus doulx que Mère X ''Enfant eflevé de Maillon; Qui m'a mys hors de maint Boilkn, CEUX , qui ont drefle la Lifte des Noms répandus dans les Ouvrages de VILLON , y ont emploie celui-ci fous le Nom du Père

p.33 (10)
VILLON , immédiatement après avoir recommandé fon Ame à Dieu, & difpofé de fon Corps, fait fon premier Legs en faveur de ce GUILLAUME DE VILLON , qu'il fait paffer même avant fa Mère, pour qui il paroit d'ail* leurs qu'il avoit beaucoup de Tendreffe , ô£ qu'il ne met cependant qu'au fécond Rang

p.34 (5)
34 IÎL*TT&ËCRITÎCL«* mé que FRANÇOIS VILLON , ou Amplement MttU ne FRANÇOIS, & jamais CORBVJEIL. Ces Poèfies, comme il paroît au Style, font poftérieures à FRANÇOIS VILLON , & d'un Tems où la Vérification Françoife s'étoit perfectionnée, auffi-bien que le Langage. 'Elles font voir, que ce Poëte

p.35 (9)
SUR tS VlLlÔN Û£ M. ÎJCC. XXÎÎt 3? fauchet, où le Surnom de CORBUEIL eft em» ploïé comme le Nom de Famille de VILLON. FRANÇOIS RABELAIS , poftérieur d'un Demi» Siècle à FRANÇOIS VILLON , fait Mention de ce Poète en deux Endroits du IV Livre de fon Pantagruel, qu'il dédia en 1551 au Cardinal

p.36 (4)
$6 II LËÏTRÈ ÇRÎTIQJJS lui-même, que de ceux qui ont parlé de lui» & qui ne l'ont jarnais nommé que FRANÇOIS VILLON. Les Editions de les Ouvrages, antérieures à celle de Clément Marot , les Repues franches faites à fon Sujet, l'Edition de Clément Marot, & le Témoignage de Rabelais, font une Suite

p.37 (1)
STTO 1,1 VlttON DE M. DCC. XXIII. 37 de Grâces de la Vigne (a), Auteur du Roman de la Chaffe, qui dit : Là fut li Queux de Tancarville; En luy n'ot ne Barat ne Guille. Et Maïflre François Corbueil/«f furnomtné Villon, pour les Tromperies qu'il fit en fa Vie; l'Epitaphe duquel j'ay dans

p.38 (5)
|8 îl LETTRE CK.I*IQJJK mette Guille, & non pas Guile. Mais, ce font de ces Caprices de Grammairiens , dont il ne faut point leur demander Raifon, parce qu'ils n'en ont point de bonne à dire («). Revenons au Président Fauchet. CET Auteur, au bout de près de IJO Ans que VILLON a toujours été connu

p.39 (3)
«UB. LE VlItON DE M. DCC. XXIII. 3 Nom près de 170 Ans après , 8c fe trouve nommé FRANÇOIS CORBUEIL , contre la Foi de tous les Livres imprimez qui ont parlé de VILLON jufqu'en 1599; 8c cela uniquement, parce qu'il s'eft trouvé entre les Livres du Préfident Fauchet un Livre écrit à la Main

p.40 (4)
'40 II LETTRE CRITIQUE ne pouvoit être de VILLON, & qu'elle n'a pu être fabriquée que long-tems depuis lui , 8ç d'après celle qu'il avoit cornpolée lui-même dans Ta Prifon de Melun, lors qu'il fe vit condamné à être pendu. La voici, telle qu'elle fe trouve dans toutes les Editions de fes Po'éjles

p.41 (4)
SUR. IS VlLlON DS M] DCC. XTIII. 41 taphc en quatre Vers, il en auroit voulu faire une féconde, où ces mêmes quatre Vers fuffent compris. Ce qu'il y a de fur, c'eft que le Huitain, rapporté par le Préfident Fauchet, ne fe trouve dans aucune des Editions de VILLON antérieure à ce Préfident

p.42 (8)
4% II LETTRE CRITIQUE ploïées dans le Huitain, fait toute la Différent ce qu'il y a entre l'Epitaphe de quatre Vers reconnue pour être l'Ouvrage de VILLON, & l'Epitaphe de huit Vers dont on n'avoit point entendu parler avant le Préfident Fauchet. D'où il eft aifé de conclure, que ce Huitain

p.43 (4)
SUR LE VILLON DE M. BCC. XXÏIÎ. 43 VILLON reconnoit toujours Paris pour fa Patrie: au-lieu que, dans l'Epitaphe dé huit Vers rapportée par Fauchet, CORBUEIL fe dit Natif d'Auvers empres Ponthoifs. Je remarque encore, que, dans ce Huitain tel que le rapporte M. Ménage d'après Fauchet, il y

p.44 (4)
de cette Conjecture , il demeure toujours conftant , que , depuis la Naiffance de VILLON jufqu'en 1599 , c'eft-à-dire pendant plus de 160 Ans , il ne s'eft jamais fait connoître , & n'a jamais été déiigné par aucun Auteur , que fous le Nom de VILLON ; qu'on ne doit point, fur la Foi d'un Livre

p.45 (5)
SUR LE VILLON DE M. DCG. xxtn. 4$ Difcuffion qu'il en a fallu faire fur fon Nom, ce que je vous écris deviendroit un Livre, & ne feroit plus une Lettre (a). Mais, raf furez. * vous : il n'y a pas grande Difpute à craindre pour l'avenir ; Se nous trouverons peu de chofe qui nous arrête. FRANÇOIS

p.47 (2)
au* LE VILLON DF. M. bec. xxiti. 47 Mon Père n'eufi onq grand }\ichejfe, Ne fin Ayeul nommé Erace. Pauvreté tous nous Juit c trate. Sur les Tumbeaulx de nos Anceftrts ( Les Ames dejquels Dieu embrajfe ) On n'y voit Couronnes ne Sceptres.... Je nay ne cens, ne rente, ne avoir, dit-il dans un autre

p.48 (1)
Gaulois gale , qui fignifie fe donner du bon Temps, que nous eft. refté le Terme de Galant. Villon fut en effet un hardi Galant dans fon Tems. IL fentit depuis tout le Préjudice qu'il recevoit d'avoir négligé l'Etude dans fa Jeuneffe. Il emploie un Couplet entier à en témoigner fon Repentir, dans fon

p.49 (3)
' èvii EE VILLON DE M. DCC. JCXIII. 451' tii ! Dieu , fe j'eujfe eftudié, An Temps de ma JeuneJJe folle, Et à bonnes Moeurs dédié, J'eujfe Maifon e? Couche molle. Mais quoy ! Je fuyoye l'Ej"celle, Comme faicl le mauvais Enfant. En eferivant cejle Parolle , A feft que le Cueur ne me fend

p.50 (1)
-Lifts, félon qu'il eft expliqué dans les Notes de Clément Marot, qui fçavoit la Carte du Paï's , pour y avoir fait en fon Tems plus dun Voïage. Cet Endroit , à la vérité, ne dit pas. formellement , que Villon eût été dès lors Prifonnier au CMtelet : mais , de la manière dont il parle de ce Lieu-là dans

p.52 (2)
le Loup des Boys. Si telle Patenôtre fauvoit de la Corde, il y auroit peu .de Gens de pendus pour Vol ; car, il n'y en a gueres de ceux qu'on expédie pour avoir volé , qui ne pût fe juftifier à titre de Pauvreté & de Mifere, Villon fe fauve comme il peut, à la faveur de cette Excufe, qu'il emploie

p.53 (3)
•SUR LE VILLON DE M. DCC. xxnr. 53. Si Dieu, dit-il page 17 (a), m'euft donner en-:. contrer Ung autre piteux Alexandre, '■■ Qui m'euft fait en Bonheur entrer j Et pays qu'il m'euft vtu condifcendre JA. Mal, eftre ards ey mis en Cendre Jugé me jfujfe de ma Voix. Ce fut donc plutôt la Mifere

p.54 (2)
^4 II LETTRE CRITIQUE & qu'il étoit apparemment plutôt coupable d'en avoir dérobé de bonne , que d'en avoir fabriqué de fauffe. ON ne doit pas non plus s'imaginer, qu'on ait voulu en cela faire quelque forte de Grâce à Villon. La Manière, dont il s'explique, fur cette Avanture, & fur la Rigueur

p.55 (2)
SUR LE VILLON DE M. DCC, XXIII. fâ Vous nous -voyez cy-attachés cinq, Jix,. « dit-il dans cette Pièce, page 93 (a). CE Juge de Melun ; qui les condamna, s'appelloit JACQUES THIBAUT D'AUSSIGNT. Jacques étoit fon Nom de Baptême, Ihïbaut fon Surnom, & d'Auffigny un Nom de Seigneurie. Je vous fais

p.57 (4)
nullement y tige du -Melun , mais Evèque d'Orléans ; & que la Prifon de Villon étoit effeftivement à Mebun , Ville du Diocefe d'Orléans , & non pas à Melun, Ville du Diocefe de Sens. Comme Villon étoit fans contredit un. Garnement d'une friponnerie achevée, ou un Maître pajfé en Friponneries, comme s'eft

p.58 (2)
j8 II LETTRE CRI TIQJTÏ CE que Villon dit au fujet de cette Vieilleffe prématurée, qu'il attribue aux Rigueurs de fa Prifon, a donné lieu encore à une Méprife où l'on eft tombé dans une Note de- la nouvelle Edition , faute d'avoir bien entendu ce qu'il vouloit dire dans cet Endroit page 39

p.59 (3)
SUR IE VILLON DE M. DCC. XXIIÏ. 59 un Vieillard ufé par ï Age. Je parois vieux en effet, à cauje des Maux que j'ai jouflerts dans ma Prifon, Çf fit cependant je ne luis encore qu'un jeune Coquart. Après quoi , il dit dans le Couplet fuivant, qu'il en a l'Obligation à Jacques Thibaut

p.60 (2)
6o II LETTRE CRiTiQjjt accufez de Crimes capitaux , & très-confidé» -râbles. LA Condamnation de Mort, qui fuivit cette rigoureufe Prifon, prouve afTez , que le Juge n'avoit fuivi en tout cela que l'Ufage ordinal re. Mais, comme on ne fe rend jamais Juftice, Villon, après être forti de fes Mains

p.61 (1)
SUR LE VILLON DE M. DCC. XXIH. 6H fit à cet effet , & qui a pour Refrain, page 90 (a) ; Je crye a toutes gens merciz, : fi eft-ce qu'il y met une Reftriâion à l'égard de ceux qui l'avoient fi rigoureufement traitté dans fa Prifon, ôc qu'il les en excepte formellement en difant page 91

p.62 (4)
6z II LETTRE CRITIQJJÊ . CE fut enfin au bout de ces trois ou quatre Mois d'une Prifon telle qu'il nous l'a dépeinte, que le Procès de Villon fut terminé par une Sentence, qui le condamna lui 8c fes Complices , à être pendus en Piace publique. Villon ne fut , ni Fou, ni Bête , en cette Occasion, où

p.63 (2)
SUR LE VILLON DE M. DCC. xxm. 63 dont parle Villon (a). Voici comme il débute dans cette Ballade: Que vous fembk de mon Appel, G armer, fis-je Sens ou Folie? Toute Btfle garde fa Pel. Qui la contraincH, efforce, ou lye, Se elle peult elle fe diflie. Q4*ant donc, par Plaifir volontaire, . Chanté

p.64 (1)
, que quand on prononçoit une Sentence de Mort à un Criminel , il devoit y avoir un Notaire préfentà la Prononciation; apparemment, afin que le Notaire prît Adle de T Acquiefcememr ou de l'Appel de celui à qui on avoit prononcé la Sentence. Voici comme Villon ex« prime la Choie, page 95 ( *); Quant on me dit

p.65 (4)
SOU LE VILLON CE M. DCC. XXIÏÏ. 6J , Frères humains, qui après nous vivez, & dans laquelle il fe regarde , lui & fes Camarades, comme déjà pendus: à quoi il ajouta l'Epitaphe en quatre Vers fur une même Rime, que nous avons rapportée , & qu'il drefla pour lui en particulier. AVOUEZ , Monileur

p.66 (2)
Conjrairie, Mais, priez, Dieu, que tous nous veuille abfouldre. IL s'attendoit effectivement à être branché, quand fet, le Quatrain de Villon n'étoit qu'une mauvaife & miférable Plaifanterie, qui n'étoit guère bonne, qu'à groflir le petit Recueil des Réflexions far let Grands-Hommes morts

p.67 (2)
SUR LE VILLON DE M. IDC :. xxtiii 6) quand il fit cette Pièce ; mais, Dieu eut Pitié de lui , 8c permit qu'il trouvât de la Protection auprès de Louis XI , qui ne faifoit que de monter fur le Trône. Car, comme nous l'avons vérifié ci-devant, ce fut après, que Villon eut pafTé tout un Eté en Prifon

p.68 (3)
68 II LETTRE CRITIQJUÊ la Vie, comme Villon le témoigne au Cou-r plet onzième de fon grand Tejlament , où ii le date de la manière fuivante, page 14 (a) : Ëfcript l'ay l'An fiixante & ung, gae le bon Roy me délivra De la dure Prifon de Mihun, Et que Vie me recouvra. En quoi il dit deux Chofes

p.70 (1)
, que le Banniflement, auquel on condamna Villon , ne fut pas un Banniflement hors du Roïaume ,' puifqu'il fe retira en Poitou. La Preuve s'en trouve dans fon grand Ttftament page 53 {h) , où il dit, que quoi qu'Enfant de Paris, il parle un peu Poitevin. Ce qu'il ajoute enfuite marque -, que ce fut à Saint-Genou près

p.71 (1)
SUR IE VILLON DE M. DCC. XXIII. 71' Ans , quand il écrivit ce Tejlament : la Date le juftifie. 11 ne le fit que depuis fa Prifon de Melun; & iln'avoit que trente Ans, quand il en fortit, comme nous l'avons fait voir. Ce fut donc en Poitou, qu'il fe retira immédiatement au fortir de Prifon

p.72 (3)
1% ' II LETTRE CRITIQUE défiguré •'& eftropié dans les Editions précédentes. Villon renferme entre deux Parenthefes ces Mots (rondz. comme Pelote,) pour fign^ fier, que l'Adverfité aiguifa fes Sentimens, qui étoient auparavant rondz comme une Pelote: c'eft-à-dire, qu'avant fes Malheurs, il n'y

p.74 (2)
d'Efmaux, lui monfira une bonne Ville, (c'eft apparemment Saint-Genou , dont il parle en un autre Endroit page 53 (*) ) &r le pour veut du Don i'Efpermet. Si le Bel-Efprit eut été Monnoie dont on eut encore fait Cas daps ces Tcms*là -, Villon n'eut pas été à plaindre. Mais, apparemment que dès-lors

p.75 (1)
SUR LE VILLON DE M. DCC. xxnr. 7$ Requiert huy fa Mort o1 hyer. Trifteffe fin Coeur fi efiraine Souvent {fi neftoit Dieu qu'il crainâi ) Il fer oit mg horrible FaUi, Si advient qu'en c* Dieu enfraincl'., Et que luy-me/me fe deffaicî. CET Etat d'Abandon & de Mifere où il fe vit, joint à l'Infamie

p.77 (1)
qu'il fe taife, Et qu'en fen Prunier n'a pas creu. J'ai fuivi, au fécond Vers, les anciennes Editions où il y a recreû, qui me paroit meilleur que rtftu, comme il eft dans l'Edition de C!é-. ment Marot. C'eft-à-dire , félon le Sens de ces Vers, que Villon devint honteux à trente Ans, Peut-être ne le fut

p.78 (2)
m'empécher de foupçonner, qu'il ne devint pareffeux dans la fuite , que parce qu'il fe trouva plus à fon Aife. Car, fi l'on en croit Rabelais dans ce qu'il raconte de Villon au IV Livre, Chapitre LXVII, de fon Pantagruel , il fut fort en Faveur auprès d'Edouard V, Roi d'Angleterre: & il n'eft

p.79 (6)
SUR. i% VILLON DE M. DCC. XXIÎÎ. 7^ MAIS , de quelque Principe que pût venir la Pareffe de Villon, après qu'il eut achevé fou grand Tejiament, nous ne voïons rien qui nous donne lieu de croire , qu'il ait beaucoup travaillé depuis ce Tems-là. En effet , toutes les Poëjïes de VILLON fc réduifent à

p.81 (2)
SUR LE VILLON DE M. DCC. xxin. 81 pas heureux en Amour. Il penfa être pendu, pour l'Amour d'une de fes MaîtrefTes, comme ■ nous l'avons vu. Une autre le fit battre comme Plâtre, ou comme on bat la Léxive, ainfl qu'il s'en plaint 'dans les Vers fuivans , page 36 («) : jf"en fus, batu comme a Ru

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compofées fans rapport au Lieu où on les a place'es ; 8c que Villon, voulant renfermer ces Pièces fous un même Titre, & faire un Tout de ces Parties détachées, avoit eu l'Habileté de les enchaffer à propos dans fon grand Tedament, qui, pour le refte, n'eft compofé que de Huitains de même Forme que ceux

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SUR LB VILLON DE M. DCÇ. xxm. 83 tes en Jargon ou Langage d'Argot , qui eft ce qu'on appelle le Langage des Gueux, ou même des Filoux j parce qu'il eft très vraifemblable, que ce ne peut être qu'un Ouvrage de la Jeuïiefle de Villon , &c dans le Tems qu'il faifoit le Métier d'Ecolier fripon dans

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#4 II LETTRÏ CRITIQ^TE d'en fçavoir affeï. pour cela , ils trouveront, dans les Pièces de Villon dont nous parlons, de quoi enrichir considérablement le Difticnaïre de l'Argot, & en faire une Edition beaucoup plus riche 8c plus complète , que toutes Celles qu'on a faites en fi grand Nombre jusqu'à

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SUR 1E VlLlON DE M. DCC. XXIII. 8y - çarlefquelleson termine le Volume (a) méritent votre Attention. La première des trois peut être du Tems de Villon ; mais, les deux dernières , qui me femblent exquifes , doivent être bien poftérieures ; & c'eft de quoi, outre le Langage & la Délicatefle

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plufieurs Termes, ne l'eft prefqiîe point pour le Stile. C'eft ce qu'a bien obfervé feu Mr. Patru , Connoiffeur fi intelligent dans les Beàutez de notre Langue, & ce qui lui a fait dire dans fes Remarques fur celles de Vaugelas, que Villon, pour la Langue, a eu le Goût tiujfï fin qu'on fouvoït

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sua IE VILLON DE M. DCC. XXIII. 87 avec cela, eft prefque toujours fort riche (a) : & (a) Le Père du Cerceau , Poè'te lui-même , Sç Poëte qui fe piquoit d'Exadlitude & de Régularité, exceptoit fans doute , de cet Éloge trop général, les Rimes fuivantes , & ne leur accordoit point apparemment

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-88 ïl LETTRE CRITIQUE & il s'en faut bien , que l'on foit dans ces derniers Tems, auffi curieux de cette Perfection , que l'a été Villon , & les bons Poètes François qui l'ont fuivi. J'entends dire tous les jours, qu'il ne faut pas s'aftreindre fi fort à la Recherche & à la Richefle de la Rime

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SHR LE VILLON DE M. sec. xxin. 89 & je le regarde auffi comme le Pero de nos bons Poètes en- fait de Poèfie enjouée. C'eft lui, qui a formé Clément Marot, & ce que nous avons eu de meilleur en ce Genre-1*. Feu Mr. de la Fontaine le connoiffoit bien : il avoit trouvé à profiter dans fes Oeuvres

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*jo II LETTRÉ CRITIQUE SOU VILLON. gros qu'il n'eft : & il eft difficile de lire ce qui nous refte "de lui , fans fentir quelque Regret de ce qu'il ne nous en refte pas davantage. T A B L E D ES PIECES DE C Ê T T E TROISIEME PARTIE. _ "T Eure Critique fur la nouvelle Edition des *' I „ Oeuvres

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