| Développement progressif de la société française. Réponse de Samuel Bernard à un grand seigneur. - Pendant plusieurs siècles l'horizon social des diplomates étrangers ne s'étend guère au-delà de la Cour: ambassadeurs extraordinaires et ordinaires. - Les Relations des diplomates vénitiens contribuent à la grandeur de cette République. - Venise devient "l'école et la pierre de touche des ambassadeurs". Opinions de d'Avaux, Bernis, Hurault de Maisse, Antoine Séguier, Froullay. - Loi qui défend aux patriciens de communiquer avec les diplomates étrangers: moyens de la tourner | 1 à 9 |
| Le Sénat de Venise. - Seule la prêtrise dispense et exclut des fonctions diplomatiques. - Les ambassadeurs vénitiens accompagnent partout la Cour de France; leurs dépenses. - Education politique des patriciens. Objets des Relations. - Mot de Chamfort. - Catherine de Médicis d'après les ambassadeurs vénitiens; leur impartialité. - Le Cardinal de Richelieu et Alvise Contarini. - Rapports des Nonces et Résidents de Florence. Eloge de Louis XIII par Ottavio Corsini; sévérité de ce diplomate pour le connétable de Luynes. Jugement de M. Hanotaux. - Le baron Ezéchiel Spanheim. Sa Relation de la Cour de France. Ses portraits de Bossuet, de Louis XIV, de Madame, seconde femme du duc d'Orléans. - Le comte de Tott | 9 à 31 |
| Changement profond au XVIIIe siècle: la dictature de l'éventail s'affermit, les salons exercent une influence politique. Rois, Altesses, diplomates, les fréquentent. - Mme la comtesse du Nord et Buffon. - Kaunitz. Sa réponse à Marmontel; ses prétentions, ses manies, son égoïsme, son sans-gêne. Question du comte de Mérode. - Le Vénitien Grandenigo. Mauvais goût et mauvais ton. - L'étiquette particulière de Kaunitz; sa manière de se faire poudrer. Le comte de Charolais le met au pas. - Choiseul et Stahrenberg. Prédiction de Kaunitz. - Le baron de Gleichen, ses Souvenirs, son mot sur l'expulsion des Jésuites d'Espagne. Son goût pour le merveilleux. - Ennui de Copenhague, ennui espagnol et ennui napolitain. Recette de la duchesse de Choiseul: les passions doivent être les ressorts et non les tyrans de notre âme. Une pétition de principes. La chatte de Gleichen. - Formules de démentis diplomatiques | 31 à 41 |
| Caractère du comte d'Aranda. Comment il empèchait ses projets de s'ébruiter. Ses colères, ses réflexions. Sa manière d'initier le comte Louis de Ségur aux secrets de la diplomatie. - Le Café de l'ambassadeur d'Espagne en 1774. - Un irrégulier de la diplomatie: Favier. Une petite incommodité. - C'est quelquefois avec la petite histoire qu'on fait la grande. Compliments et sourires qui détruisent ou édifient des traités d'alliance. - Voltaire et Mme de Pompadour. - Jean de Simier et Elisabeth d'Angleterre. - Louise de Kéroualle et l'alliance anglaise. - Le gouvernement des Favoris en Russie. Portraits du marquis de La Chétardie et du marquis de Nointel par M. Albert Vandal. - Les concours et les écoles n'apprennent point la science du monde et l'art de plaire. Les femmes ambassadeurs | 41 à 53 |
| Une querelle d'étiquette entre les princes du sang et les ambassadeurs. - Il y a une philosophie, une logique de l'étiquette; celle-ci est une forme ou un symbole de l'ordre et du respect. - Les correspondants diplomates de la marquise du Deffand. Conseils de Scheffer. - Voltaire et Frédéric II. - Hugh Elliot; son duel de sarcasmes avec le roi de Prusse. - Le Genevois Saladin. Les femmes ne sont pas des enfants éternels. - Le comte de Kreutz; son affection pour Grétry, ses distractions | 53 à 65 |
| Deux volcans d'esprit: Caraccioli et Galiani. - La lune du roi de Naples et le soleil du roi d'Angleterre. Passion des Anglais pour le jeu. Boutades sur le duc d'Orléans, sur l'Amour. - Correspondance de Mme d'Epinay et de l'abbé Galiani. - Théories politiques et économiques de Galiani. - Une preuve originale de l'existence de Dieu: l'argument des dés pipés. - La malle et le moine. - Les arbres de Versailles et les courtisans. - Lettre de Galiani à Mme Geoffrin. - Croquis du salon de Mme Necker. - Dialogues sur les blés. - Il n'y a pas de prochain. - Motsmédailles. - Le contrepoids, l'homme et le tournebroche. - Le duc de Choiseul obtient le rappel de Galiani; désespoir de celui-ci. - Il retrouve quelques salons à Naples, et joue le Paris à Naples. - Portrait du diplomate citoyen de l'univers. - A quoi servent les premiers secrétaires. - Réponses de Galiani au Dr Gatti, à la reine Caroline: sa mort | 65 à 79 |
| Un prince de Ligne frotté d'humour britannique: lord Chesterfield. - Ses lettres à son fils et à ses petits-fils; il veut perpétuer une dynastie d'élégance et de courtoisie; vaut mieux que ses doctrines. - Préceptes diplomatiques et sociaux. Le grand art de plaire. Nécessité de la dissimulation à un certain degré. - Chesterfield rend hommage au caractère attirant des Français. Il faut gagner le coeur pour soumettre l'esprit. - Vices personnels et vices d'adoption. - Les hommes ont fait dans le monde beaucoup plus de mal que les femmes. - Conseils scabreux. - Dureté du XVIIIe siècle britannique. - Livres vivants et livres morts. - Théorie des bienséances et du savoir-vivre. - Correspondantes et amis de Chesterfield | 79 à 90 |
| Souvenirs, traits et mots de diplomates. - Lord Bolingbroke et Malborough. - Réponse de Guilleragues à Louis XIV. - Pianiste mis à la raison. - Une fête à Naples. - Le comte de Guines et la princesse Dolgorowky. - Les diplomates étrangers et la du Barry. - Un ambassadeur aux galères. - Lord Palmerston et Napoléon III. - Etrange requête d'un diplomate. - Un peintre qui s'amuse à être ambassadeur. - Les seuls espions avoués. - Riposte de M. d'Haussez. - Quatrain du comte d'Estourmel. - "Le quatrième jour on enterre l'ambassadeur!" - Ernest Picard. - Rapports prophétiques d'un diplomate. - Propos de cour et de basse-cour. - Dépêches légendaires. - Quelques définitions de la diplomatie | 90 à 102 |
| Albemarle, Peterborough, Hume, Mercy-Argenteau, Schouvaloff. - Le souffre-douleur de Catherine II, Grimm, diplomate officieux et chargé d'affaires cosmopolite. - Une vie heureuse aux trois quarts. - Les infortunes finales de Grimm ont été exagérées. - Mémoires de la fille adoptive de Grimm. Qualités et défauts de celui-ci; protégé lui-même, il protège beaucoup, découvre Mozart, le fait connaître à Paris. - Grimm précurseur de la critique moderne, réaliste en politique; n'aimait pas la France | 102 à 109 |
| Les amis de Franklin en France; ses lettres à Mme Helvétius. - Les deux Etoiles. Aphorismes de Franklin: il fut l'homme de ses axiomes, le praticien de ses théories. - Quelles sont les conditions nécessaires pour une bonne politique extérieure? La monarchie absolue assure-t-elle le succès de celui-ci mieux que tout autre régime? Dangers du pouvoir personnel exercé par des princes faibles ou chimériques. - Les premiers commis au XVIIIe siècle. - Nations conduites aux plus glorieuses destinées par une classe politique animée de fortes traditions. - La diplomatie se confond souvent avec la politique générale. - Une démocratie pure peut aussi faire bonne figure dans le monde: exemples des Etats-Unis, de la République française. Eloge de nos diplomates. - D'autres excellents ambassadeurs de notre pays: soldats, missionnaires, explorateurs | 109 à 117 |
| Qualités charmantes de Bernis: politesse raffinée, tact, souci de plaire, modestie, splendeur d'hospitalité. - Réponses au cardinal de Fleury, à l'évêque de Mirepoix. - Style diplomatique et style académique. - Ruse de bon aloi. - Correspondance de Bernis avec Voltaire. La conversation à Paris en 1762. - Bernis demande à Voltaire de quitter quelquefois la lyre et le luth pour toucher la harpe. - Le poème de la Religion vengée. - Un nouveau moyen de réussir auprès des petites Cours allemandes au XVIIIe siècle. Blondel y introduit les modes parisiennes, suit l'exemple de Dubois, provoque une révolution somptuaire. - Les poupées habillées de la Duchampt | 117 à 125 |
| Mémoires du comte Louis de Ségur. Le don de la repartie diplomatique, de la louange délicate. - Chanson morale. - Ripostes au roi de Prusse. - Ségur plaît à Catherine II, à Potemkin. - Bouts-rimés. - Boutades de distrait. - Un embarras de rois. - L'art de vivre avec les autres et avec soi-même. - Un des grands charmeurs du XVIIIe siècle: le duc de Nivernais. Il joue la comédie de société avec Mme de Pompadour. Ses lettres, ses fêtes, ses poésies, son cabinet de travail d'été. Les incartades de la Révolution à son égard. - Réponse galante à la du Barry. - Chanson de Tressan contre Nivernais; vengeance généreuse de celui-ci. - Mme de Rochefort amie de Nivernais pendant quarante ans, et son épouse pendant un mois. - Mon royaume n'est pas de ce monde | 125 à 135 |
| Le comte de Narbonne. - "C'est la Révolution qui a introduit la vieillesse dans le monde." - Narbonne, aide de camp favori et conseiller sagace de Napoléon. Sa réponse à Pitt sur l'état intérieur de la France. - Le devoir du diplomate plus complexe, plus rigoureux que celui du simple citoyen; son silence survit à ses fonctions. - Définition du patriotisme. - Deux classes d'hommes d'Etat: ceux qui créent, ceux qui exécutent. - Les premiers des seconds. - Le meilleur modèle dans l'art de parvenir, Talleyrand. Il a toutes les variétés de l'esprit. Ses réponses à Napoléon, à Louis XVIII. - Le cardinal d'Ossat. - Talleyrand au Congrès de Vienne. Ses travaux pendant la Constituante, ses collaborateurs. - Il sert la France sans négliger ses intérêts personnels. - "Combien Talleyrand vous a-t-il coûté?" Etonnement de Champagny; un singulier et sage compliment. - Talleyrand se montre fidèle aux personnes tant que le succès est fidèle à celles-ci. - "Il est mort en homme qui sait vivre." - Le comte de Broglie et les nouveaux ministres de Louis XV. - Ce qui a manqué à Talleyrand | 135 à 153 |
| Le prince de Metternich: sa tenacité dans les idées, son aménité dans les formes, sa fatuité. - Jugements de Napoléon, de Chateaubriand. L'alliance de l'homme et du cheval. - Le comte de Cobenzl. - Pozzo di Borgo: sa conception de l'art diplomatique, la grâce de son esprit et de son coeur. "Le terrible fardeau de ne rien faire." - Comment on aimait la France à Berlin. - Chateaubriand devance Bismarck dans son dédain de la diplomatie. - Le marquis Menabrea de Val Dora et Gladstone. - Mots du comte de Cavour. Il se ménage toujours pour complices le parlement et l'opinion. - Eloge de Manzoni: "Cavour a tout de l'homme d'Etat, la prudence et même l'imprudence." - Réponse du baron de Rothschild au premier ministre italien. - Un distique d'Alexandre Dumas. - Lord Lytton et Arsène Houssaye. - Le duc d'Acquaviva. - Lord Normanby. - Le comte de Beust; son esprit de conversation, ses fêtes. - Toute la diplomatie tient dans l'art de désavouer. - Courte et obscure. - La diplomatie est aussi l'art des nuances. - Jugement d'un ambassadeur asiatique sur Paris | 153 à 173 |
| Diplomates russes. - Pourquoi la diplomatie russe est une des plus habiles qui aient jamais été. Le Russe a deux âmes, une âme occidentale, une âme orientale. - Comment doit se comporter en France le représentant de la Russie? - Tolstoï et Kourakine. - Importance diplomatique du corps de ballet. - La Russie est géographiquement l'amie née de la France. - Conversation du général Balachoff avec Napoléon Ier. - Dialogue des Danicheff. - Les femmes russes, leurs dons de séduction, leur besoin de gouverner. - Types de femmes du Nord. L'Egérisme politique. - Influence de la société sur le gouvernement russe. Le despotisme tempéré par les salons. - Opinion du ministre Roumiantzoff. - L'Empire du silence | 173 à 182 |
| L'Egérie politique de lord Grey, de Guizot: la princesse de Liéven. Une princesse des Ursins moscovite. - Jugements de Charles Gréville, Sidney Ralph, Stockmar, de la duchesse Decazes, de Chateaubriand. - Mme de Liéven a l'esprit de sa position; l'esprit des mots, l'esprit littéraire, lui font défaut. - Ses correspondants, son salon à Londres et à Paris. - Surnommée: la Sibylle diplomatique et la Douairière des Congrès. - La politique d'une femme, c'est l'homme qu'elle aime. - Ambassade de femmes. - Appréciation du marquis de Custine sur les femmes russes. - Correspondance de la princesse de Liéven avec le tsar. - Morgue et humeur; Mme de Liéven craint par-dessus tout l'ennui. - Quel fut le caractère de sa liaison avec Guizot? - L'ancedote de Mérimée. - Service rendu par la princesse à son ami: elle le présente à l'aristocratie anglaise, perfectionne en lui l'homme du monde et le diplomate. - Mort de Mme de Liéven | 182 à 196 |
| Bismarck: mondain par occasion, quand il espérait faire tourner sa bonne grâce au profit de sa politique. - Pronostic de la duchesse de Dino en 1848. - Cet homme d'Etat eut toujours fort à faire avec la diplomatie féminine. Bismarck à Francfort: le cotillon quotidien de ses collègues. Ses apparitions à Paris. - Enthousiasme des femmes allemandes pour Bismarck. - Une page de M. Albert Sorel sur les conditions de l'ancienne et de la nouvelle diplomatie: le télégraphe, le téléphone, ont "multiplié la passion" et restreint l'empire de la forme. Jadis on avait le temps de réfléchir. - Traits et réflexions de Bismarck. - Comment il fit la conquête de Metternich. - Sévérité de Bismarck pour la diplomatie qu'il définit: un régime de truffes et de décorations. Il dédaigne surtout le diplomate sentimental. - Le secret de ne pas éternuer devant son souverain. - Ressemblances physiques et morales entre les diplomates. - Préceptes de Napoléon et de Wicquefort. - Comines appelle les ambassadeurs: des espions sûrs et honorables. Il y a plus d'avantages à les envoyer qu'à les recevoir. Observations de M. Emile Ollivier à ce sujet. - Conversation du comte Balny d'Avricourt avec Bismarck. - Une lacune chez l'homme d'Etat prussien. - Belle pensée du cardinal de Richelieu. - Salons de diplomates étrangers à Paris. - Un pari de la princesse de Metternich. - Conclusion | 196 à 213 |
| Victor Cousin et les dames de la Fronde: il fut leur avocat et leur dévot rétrospectif. - Les amis morts et ceux qui ne vivent pas encore. - Existence orageuse des femmes du XVIe siècle et du XVIIe siècle. - La prophétie de Cazotte. - La vie de la duchesse de Chevreuse plus liée au train de la Cour, au gouvernement, qu'à l'histoire même de la société française. Son portrait par le cardinal de Retz; ses talents appréciés, redoutés par Richelieu et Mazarin. Son dévouement à Anne d'Autriche. - Lutte entre Richelieu et la reine. - Devoirs des rois envers la France et leurs amis: il faut ne conserver que les rancunes et la reconnaissance utiles. - Mazarin et Anne d'Autriche. - Epitaphe de la duchesse de Chevreuse | 213 à 226 |
| La politique n'est pas toujours l'art de gaspiller son temps gravement. - Mme de Longueville appartient plus que Mme de Chevreuse à la vie de salon et de conversation. - Dictature du goût et des élégances. - Réflexions de M. Anatole France. - Dons naturels du style chez les femmes du XVIIe siècle: l'aisance et la race. - La querelle des deux sonnets de Benserade et de Voiture. Le sonnet au XIXe siècle. - Les mourants de Mme de Longueville; ses inconséquences, Circonstances atténuantes. - Mlle de Bourbon avant son mariage. Chantilly, ses hôtes, ses plaisirs. - Isabelle de Boutteville, duchesse de Châtillon: vers de Charpy, de Sarasin. - Epigrammes de Condé. - Devises et emblèmes de Voiture. - Le goût des arts et de l'esprit devient une précieuse ressource pour Condé. - Prestige de la duchesse de Longueville; son pouvoir sur ses frères, son voyage à Munster en 1646 | 226 à 244 |
| La vraie femme d'Etat de la Fronde, Anne de Gonzague, princesse Palatine. - Une thèse de galanterie discutée à l'Hôtel de Rambouillet, et à Rueil chez le cardinal de Richelieu. - La race des Gonzague. - Anne au couvent; son mariage secret avec Henri de Guise, archevêque de Reims. - Madrigal de Tristan l'Hermite. - Le héros de la fable et le héros de l'histoire. - Second mariage d'Anne. - Elle excelle dans l'art de mener de front le sentiment et la politique, rend mille services à la Cour; flatteuses revanches, mariage de ses enfants. - Elle fait les honneurs de Chantilly, et protège les beaux esprits. - Sa conversion. - Défense de l'espérance. - Le morceau de la vraie Croix jeté au feu. - L'Oraison funèbre de Bossuet. - La société, l'âme du XVIIe siècle, se reflètent dans l'oeuvre des prédicateurs | 244 à 256 |
| Conclusion sur la Fronde. Elle mérite les sévérités et les mépris de l'histoire. - Le seul résultat fut d'aggraver les maux dont on se plaignait, de retarder de dix ans le traité des Pyrénées, d'établir une confusion déplorable entre la liberté et l'anarchie. - Il faut toutefois distinguer entre les deux Frondes. - La duperie des mots. - Erreur fondamentale du Parlement de Paris: sa prétention de remplacer les Etats-Généraux. - La noblesse française acheve de se suicider comme corps politique. - Louis XIV en fera une noblesse de Cour. - L'esprit militaire sauve sa mémoire, mais la partie imposante du Gouvernement appartient désormais au Tiers-Etat. - La Fronde ne saurait être comparée, ni à la Ligue, ni à la Révolution d'Angleterre, ni à la Révolution française | 256 à 259 |
| Il y a toujours eu des courtisans et des favoris. - Le royaume de l'invraisemblable et de l'absurde. Potemkin, Walter Raleigh. - Critiques exagérées des moralistes, prédicateurs et satiriques. - La psychologie des foules. - Agrippa d'Aubigné et les mignons de la Cour: un singulier courtisan. - La Cour sous Louis XIII: les favoris de celui-ci. - Epigrammes de Boursault, de Duclos, de la marquise de Lambert, de la Bruyère. - Molière est peut-être le plus impartial de tous. - La Cour et les prédicateurs. - Mme de Motteville. - Rigueur de l'étiquette. - Le grand livre de la fidélité de la noblesse. Le principe n'a pas changé. - Axiomes de quémandeurs. - Le pour et le contre. - Conseil d'un vétéran de la carrière à un débutant. - Jalousie de prérogatives: le duc de La Rochefoucauld et le duc de Tresmes | 259 à 272 |
| A l'égard du roi, les lois de la morale et de l'honneur sont presque abolies. - Décalogue de la femme de Cour. - "S'ils ne l'ont pas dit, ils ont dû le dire." En somme, les courtisans de Louis XIV l'emportent sur ceux de toutes les Cours d'Europe. - Deux moyens de se maintenir à la Cour. - Une leçon transposée. - Comment Mme de Montespan obtint le bâton de maréchal pour son frère Vivonne. - Réponse de Gramont à La Vallière. - Le sens de la clientèle. - Presque toutes les professions se métamorphosent en celle de courtisan. - L'Himalaya de l'idolâtrie monarchique | 272 à 278 |
| Le règne de Louis XIV respire la grandeur, la majesté, l'ordre et la raison. - Héros de vertu et monstres de perversité. - Chaque siècle produit des sentiments, défauts et beautés qui lui sont propres. - Il n'y a dans l'humanité que des à peu près. - Louis XIV impose aux membres de sa famille des confesseurs choisis par lui: revanche de la duchesse de Bourgogne. - Police des corridors et alcôves. - Hygiène et propreté: les bains de Louis XIV. - Atteintes à l'étiquette. - Manuels du bon ton en 1640, en 1673. Renaissance des étuves. - Le XVe siècle inaugure le long règne du luxe sans propreté | 278 à 284 |
| Aveux de Mme de Maintenon: grandes dames qui fument et s'enivrent. - Querelle de la princesse de Conti et de la duchesse de Chartres. - Plus d'un courtisan trafique de son influence. - Concussions de gens en place. - On avait alors très peu de saines notions en économie politique. - Goûts du roi: ballets, carrousels, bals masqués, colin-maillard. La journée de Louis XIV. - L'Appartement. Récit de l'abbé Bourdelot. - La fureur du jeu à la Cour; les jeux à la mode. Inutile proscription de la bassette. - Langlée. - Les mots du comte de Gramont. On lui passait tout, même de corriger la chance au jeu; et il n'était pas le seul. Le marquis de Seissac pris en flagrant délit, et restant presque impuni. - Loteries, tontines, blanque royale. - Bals masqués à la Cour. - Un impromptu de Mme de Thianges: les Appartements | 284 à 295 |
| Malgré ses faiblesses, Louis XIV mérite le suffrage de la postérité et de l'histoire. Il eut la passion de l'Etat, se montra admirable dans la mauvaise fortune, posséda le sens des paroles vraiment royales. - Saint-Simon lui rend justice. - Le roi écarte grands seigneurs et prélats du gouvernement direct; ses demi-favoris. - Le duc d'Antin: l'allée de marronniers de Petit-Bourg; un chef-d'oeuvre de galanterie. - La Feuillade, son admiration fastueuse pour le roi; La Place des Victoires. - Chamillart, son attitude modeste devant Louis XIV qui se complaisait à le diriger et à le former. "Eh bien! nous périrons ensemble!" Portrait du comte d'Armagnac par Saint-Simon. - Il y a courtisan et courtisan: à la Cour aussi, l'homme se montre ondoyant et divers | 295 à 305 |
| Bon sens et esprit de justice de Louis XIV: il permet quelquefois qu'on lui tienne tête. - Un geste du chevalier de Rohan. - Mme de Thianges dispute sans cesse avec le roi; elle finit par donner dans le bel air de la dévotion. - Avis de Fénelon au duc de Bourgogne. - Saint-Aignan, Montausier. - Adieux de Cosnac au prince de Conti. - Mot de Mortemart. - Une réponse de l'abbé de Choisy. - Turménies fait la leçon à M. le Duc. - Personnages vertueux à la Cour. - Chaque fonction a ses rites et ses traditions. - Les courtisans du roi et les courtisans du peuple. - Inconvénients et avantages de la vie de Cour | 305 à 312 |
| Errata | 313 |
| Table | 315 |