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et de This. J'habite celle de This, et mon habitation est située à 4 ou 500 mètres au nord de celte dernière section, dans la direction de Charleville.

» Le mercredi 26 octobre dernier, le garde champêtre de notre commune vint, vers une heure de l'après-midi, me prévenir chez moi, que vers 11 heures du malin, un uhlan avait traversé la section de Neuville pour aller se poster en vedette au-delà, sur la côte de Clavy, et que, quelques minutes après, un détachement composé d'une vingtaine de soldats appartenant à l'armée allemande, commandé par un chef dont il ne m'a pas fait connaître le gracie, s'était présenté à la mairie et avait remis au maire une note d'objets en nature qu'il entendait requérir.

» Cette note contenait réquisition pour la section de This, de cent kilogrammes de pain et de cent kilogrammes d'avoine, et, en outre, injonction à tous les habitants propriétaires d'armes, fusils, revolvers ou épées, d'avoir à les déposer à la mairie, c'est-à-dire à Neuville, pour midi ; elle ajoutait qu'après perquisition faite, les propriétaires restés détenteurs d'armes seraient fusillés sur-le-champ.

» De cette note, je n'ai lu que ce qui avait trait aux réquisitions de pain et d'avoine, dont le garde champêtre, du reste, m'avait verbalement fait connaître la nature et la quantité. Ce n'est que le soir ou le lendemain que j'ai pris connaissance du surplus.

» Ce garde me raconta qu'au moment où l'officier était en train de donner le détail de la réquisition au maire, une détonation d'arme à feu s'était fait entendre dans la direction de Clavy, en dehors du village, et, d'après ce que m'a dit le garde, à environ trois kilomètre de ce village; qu'en entendant cette détonation, l'officier et les soldats étaient sortis précipitam10

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