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Titre : Satires. Le lutrin (2e éd.) / Boileau

Auteur : Boileau, Nicolas (1636-1711)

Éditeur : Bureaux de la publication (Paris)

Date d'édition : 1867

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 192 p. ; in-16

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5436490f

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, YE-8781

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30120801h

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 10/09/2008

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Titre : Satires. Le lutrin (2e éd.) / Boileau

Auteur : Boileau, Nicolas (1636-1711)

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chapelain: 8 pages trouvées

p.IV (1)
lecture de ses premières satires, qui ne furent imprimées qu'en 1665. L'hôtel de Rambouillet, dont les arrêts faisaient loi en matière littéraire, ne jugea pas très favorablement les fruits de la muse du débutant ; Cotin et Chapelain donnaient le ton : l'heure n'était pas venue encore de l'apothéose

p.47 (1)
, lui tient lieu de supplice. Il est d'autres erreurs dont l'aimable poison D'un charme bien plus doux enivre la raison : L'esprit dans ce nectar heureusement s'oublie. Chapelain veut rimer, et c'est là sa folie. Mais bien que ses durs vers, d'épilhètes enflés, Soient des moindres grimauds chez Ménage

p.61 (1)
le papier • Je rencontre à la fois Perrin et Pelletier, Bonnecorse, Pradon, Colletet, Titreville, Et pour un que je veux, j'en trouve plus de mille * Poème de Chapelain

p.83 (1)
ce que j'en croi ; Et tel qui m'en reprend en pense autant que moi. H a tort, dira l'un ; pourquoi faut-il qu'il nomme ? Attaquer Chapelain ! ah I c'est un si bon homme I Balzac en fait l'éloge en cent endroits divers. II est vrai, s'il m'eût cru, qu'il n'eût point fait de vers-. Il se tue à rimer

p.84 (4)
-il le décrier ? En vain contre le Cid un ministre se ligue " Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue. L'Académie en corps a beau le censurer : Le public révolté s'obstine à l'admirer. Mais lorsque Chapelain met une oeuvre en lumière, Chaque lecteur d'abord lui devient un Linière "*. En vain il a reçu

p.107 (2)
Chapelain et Virgile ; Remarque en ce dernier beaucoup de pauvretés, Mais pourtant confessant qu'il a quelques beautés ; Ne trouve en Chapelain, quoi qu'ait dit la satire, Autre défaut, sinon qu'on ne le saurait lire ; Et pour faire goûter son livre à l'univers, Croit qu'il faudrait en prose y mettre

p.176 (1)
, j'en suis sûr, d'une main jansénisteMes yeux en sont témoins : j'ai vu moi-même hier Entrer chez le prélat le chapelain Garnier. Ar'nauld, cet hérétique ardent à nous détruire, Par ce ministre adroit lente de le séduire. Sans doi:t-! il aura lu dans son saint Augustin, Qu'autrtlois saint Louis

p.184 (1)
— 184 — Et maudit la Pharsale aux provinces si chère. D'un Pinchêne in-quarto Dodillon étourdi, A longtemps le teint pâle et le coeur affadi. Au plus fort du combat le chapelain Garagne, Vers le sommet du front atteint d'un Cltarlemagnc (Des vers de ce poëme effet prodigieux !), Tout prêt à

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., -.81-

L'un et l'autre avant lui s'étaient plaints de la rime.
It c'est aussi sur eux qu'il rejette son crime :. .
1 cherche à se couvrir de ces noms glorieux.
Jai peu lu ces auteurs : mais tout n'irait que mieux
Quand de ces médisants l'engeance tout entière .
Irait la tête en bas rimer dans la rivière.

Voilà comme on TOUS traite : et le monde effrayé
Vbus regarde déjà comme un homme noyé.
En vain quelque rieur, prenant votre défense.
Veut faire au moins, de grâce, adoucir la sentence :
Bien n'apaise un lecteur, toujours tremblant d'effroi,
Qui voit peindre en autrui ce qu'il remarque en soi.

Vous ftrei-vous toujours des affaires nouvelles ?
Et faudra-t-il sans cesse essuyer des querelles ?-
N'entendrai-je qu'auteurs se plaindre et murmurer ?
Jusqu'à quand vos fureurs doivent-elles durer ?
Répondez, mon esprit ; ce n'est plus raillerie :
Dites... Mais, direz-vous, pourquoi cette furie?
Quoi I pour un maigre auteur que je glose en passant,
Est-ce un crime, après tout, et si noir et si grand ?
Et qui, voyant un fat s'applaudir d'un ouvrage
la droite raison trébuche à chaque page,
Ne s'écrie aussitôt : L'impertinent auteur !
L'ennuyeui écrivain 1 le maudit traducteur I
A quoi bon mettre au jour tous ces discours frivoles,
Et ces riens enfermés dans de grandes paroles ?

Est-ce donc médire ou parler franchement ?
Non, non, la médisance y va plus doucement.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, YE-8781

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