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KliVIE DE I.A ISME KT DU RUINAIS

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études, mais elles n'ont pas l'importance des
tableaux précédents de l'artiste.

l.a ■• hâte » .1 Chatutt-LinJcrn nous ramène
dans le département de Seine-et-Marne. Le
peintre, M. Léon Delachaux, expose en même
temps un intérieur tcrrlehcn. M. Deîachaux
habite le petit hameau de Moncourt, sur les
bords du Loin;;, près de Nemours.

M. Delambre, de Chailly-Barbizon, étonne
et charme tout a la fois par la vérité de ses
.. Cherremls ■>. Il est difficile de connaître et
représenter mieux cet anima! gracieux et léger,
aux allures élancées si insaisissables. Ce n'est
pas par hasard et sans étude qu'on arrive a un
pareil résultat. M. Delambre vous en dirait
quelque chose. S'il connaît si bien les che-
vreuils, c'est qu'il en possède un charmant qui
gambade dans sa cour. Il le voit à tous les
instants de la journée, il l'appelle pour lui
donner du pain, et la jolie bête, reconnais-
sante des attentions de son maître, l'a aide à
produire un très bon tableau.

Puisque nous sommes à Chailly, parlons
tout de suite de l'aquarelliste Gassies, qui fait
partie depuis longtemps de cette colonie de
Barbizon qui compte à présent bien peu de
noms,

M. Gassies, qui passe sa vie à la campagne,
au milieu de la plaine ou sous les hautes futaies
de la foret de Fontainebleau, connaît profon-
dément les paysages agrestes et forestiers et
les rend avec toute la délicatesse d'un pinceau
consciencieux. Il y a déjà longtemps qu'il fut
remarqué pour un de ses paysages au salon.
Depuis il a exposé chaque année des toiles
très sincères, maïs il semble depuis quelque
temps avoir des préférences pour l'aquarelle. La
raison est qu'il la fait avec une étonnante faci-
lité et ajoutons, avec une grande loyauté sans
gouacheet sans «ficelles». Cette année M.Gas-
sies a envoyé une grande aquarelle, portant un
titre qui pour les veneurs n'a rien de réaliste : It
Rut ForUJe Fontainebleau. Au haut d'une gorge
rocheuse un cerf dix-cors brame, se déta-
chant sur le fond très chaud du soleil couchant.
Au premierplan une hardede biches attirées mais
craintives, s'avancent tendant le cou Les
animaux sont très étudiés. Les arbres ont leur
feuillage d'automne. Il est difficile d'atteindre
avec l'aquarelleà cette vigueur de tons.

L'autre cadre renferme quatre aquarelles
variées représentant divers effets dans la forêt
de Fontainebleau.

G. n.

I.K PRIHURH DE (ÎRANDCIIAMP

ORDRE DE CLINÏ
CHAPITRE I

ORKilVE |)E I'ABOAYE DE CU'NY

ILS MOINIS AGR1CILTURS ET SEIGNELRS DE

CRANDCHAMP

Au xr siècle, dit un chroniqueur, la France
était couverte de grands bois l'on n'enten-
dait que les voix stridentes des chasseurs et des
chiens. Un jour de l'année 009 que Guillaume-
le-Pieux, d.:c d'Aquitaine, voyageait dans une
forêt de la Bourgogne en compagnie de Bernon,
abbé des monastères de Baune et de Giopry,
l'abbé dit au duc : maître, nous sommes tien
ici, chassez les chiens et faites venir des moi-
nes; vous savez que! profit vous demeurera des
clameurs des chiens ou des prières des moines.

La demande plut au duc qui fonda Cluny.

Ce monastère, dans la suite, donna des sa-
vants, des architectes, des peintres, des méde-
cins, des ambassadeurs, des évèques, voir mémo
des souverains et des papes.

,. Kayez Cluny du xl* siècle, dit M. Viollet-
le-Duc, et vous ne trouverez plus que ténèbres,
ignorance grossière et abus ténébreux; dans
cette abbaye prit naissance la civilisation mo-
derne, n

L'agriculture eut une large part dans l'impul-
sion que donnèrent, pendant plusieurs siècles
les moines clunisïens. Ceux-ci devenus, grflee
à la générosité des rois et de; seigneurs, pos-
sesseurs de nombreuses terres, fondèrent par
toute la France des établissements agricoles.

La Brie, au xi° siècle, couverte encore dans
bien des cantons de landes, de friches et de
forets réclamait le concours de ces moines
aussi intelligents que laboriejx. L>ès cette épo-
que, nous les voyons en plusieurs endroits de
notre région, notamment dans un domaine

3u'ils ont défriché, auquel ils ont donné le nom
e Grandchamp et au centre duquel ils ont
construit un monastère.

Dans la suite des temps jusqu'au XV siècle,
fidèles à leur mission de défricheurs, ces moi-
nes tirent acquisition de nombreuses terres alors
sans valeur qui se trouvaient dans les cantons
circonvoisins : en n;o, ils achetèrent 100 ar-
pents de bois au lieu dit La Forêt; en 1256, 4
arpents de pré et Saulaie près la Colombette :
en 12"), 1- arpe.its de friches surCocherel,
en 1 j;8, 1.0&0 arpents de landes et buissons a
La Trousse, Kutel et Béyu-le-Guerry; en
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