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2. ANTOINE, qui suit;
3. Et FRANÇOISE, morte sans alliance.
XIX. ANTOINE D'ESTAVAYÉ, Ier du nom,
Chevalier, Seigneur de Vaux, de Beauvil-
liers, de Mezières, de Grand-Champ, &c,
Ecuyer ordinaire du Cardinal de Bourbon, en
i566, qualifié Seigneur de Beauvilliers dans
une quittance de 200 écus qui lui furent
payés par Pierre de Saint-Prin, Ecuyer, le
24 Juin i5y8, fut fait Gentilhomme de la
Chambre de MONSIEUR, frère du Roi, le 25
Novembre i583. II avoit épousé Charlotte
de Roucy, fille d'Henri, & de Jacqueline
le Roy. Elle étoit nièce de Charles de Rou-
cy, Evêque de Soissons, & de Joachim
de Roucy, Gouverneur de la même Ville.
L'Evêque de Soissons s'obligea envers AN-
TOINE D'ESTAVAYÉ de le rembourser de 10,000
livres, pour le principal de 400 livres de rente
qui lui étoient dues à cause de ladite Char-
lotte de Roucy, fa femme. II passa procura-
tion avec Claude de Roucy, son beau-frère,
le 19 Mai 1597, pour assister, en leur nom,
au contrat de mariage entre Charles de Rou-
cy, Ecuyer, Seigneur de Sissonne, leur neveu,
& Claude Hurault, fille de Jacques Hu-
rault, Seigneur du Marais & de Weil, & de
Marie Herbelot, son épouse, comme fondé
de procuration, fit transport devant le Blanc
& Cadde, Notaires de Roye, le 25 Février
1599, de 333 écus de rente, au profit de Jean
Tafors, à prendre fur les biens & successions
de CLAUDE D'ESTAVAYÉ, frère aîné de son mari.
Le dernier acte que l'on connoisse de lui est
une transaction qu'il passa, le 3o Octobre 1604,
avec Catherine le Picard, femme de Messire
Christophe de Sève, premier Président de la
Cour des Aides, à laquelle il céda ses droits
& prétentions fur les biens du même CLAUDE
D'ESTAVAYÉ, son frère aîné. Cet acte,passé de-
vant François Bergeron 8cHilaire Rebault,
Notaires à Paris, étoit, en 1668, chez Noël
Beauvais, auffi Notaire. On lui connoît pour
enfans :
1. Louis, Chevalier, Seigneur de Beauvilliers
& de Fleury, Gentilhomme ordinaire du
Cardinal de Guise, qui transigea avec AN-
TOINE, son frère puîné, mentionné ci-après,
fur leurs droits dans la succession de leur
père, le 3i Janvier 1619. II ne laissa de
Madeleine de Guyon, son épouse, que
LOUISE, mariée, le 7 Juistet 1644, à An-
toine des Fossés de Thiébauville, &c,
dans la Maison duquel elle a porté la
Terre de Beauvilliers, possédée par
leur postérité , avec beaucoup de titres
de cette branche.
2. ANTOINE, qui fuit;
3. FRANÇOIS ;
4. Et LOUISE, Religieuse.
XX. ANTOINE D'ESTAVAYÉ, IIe du nom
(dont il est parlé dans le Journal de Hen-
ri III, tom. I, page 278), Ecuyer, Seigneur
de Mezières, puis de Molinons, près de Sens,
Gentilhomme ordinaire de la Chambre du
Roi, eut, le 4 Février 1604, permission du
Roi de tirer de l'arquebuse fur le gibier non
défendu par l'Ordonnance, passa à Roye un
contrat de constitution de rente, au nom de
son épouse, le 22 Juillet 1614. Le Cardinal
de Guise lui fit un transport, & à LOUIS, son
frère, le 7 Juin 1617; transigea à Paris avec
fondit frère, devant Perrin le Gay, Notaire,
le 3 1 Janvier 1619 , & il est qualifié Gentil-
homme de la Chambre du Roi, dans un aveu
qu'il donna, à cause de son épouse, le 10 No-
vembre 1622; il ne vivoit plus le 26 Août
1629, que fa veuve passa une transaction avec
ses deux fils. II avoit épousé, à Troyes, par
contrat devant Balezeaux & le Violaix, No-
taires de cette Ville, du 16 Août 1599, Char-
lotte de Lannoy, devenue héritière de fa
Maison, qui lui apporta les terres de Moli-
nons & de Vauremy; elle étoit fille d'Ou-
dard de Lannoy, Chevalier de l'Ordre du
Roi, & de Geneviève de Chevry. De ce ma-
riage vinrent:
1. ANTOINE-, qui fuit;
2. MAXIMILIEN-LOUIS, Chevalier, Seigneur de
Fay, de Flacy, près de Villeneuve-1'Arche-
vêque, qu'il acquit du Sieur Martinet,
Avocatau Parlement. II transigea avec son
frère aîné, le 3i Janvier 1619, fut Gendar-
me de la Compagnie de la Reine, en 162g;
& suivant une transaction passée entre sa
mère & son frère, il fut déchargé des droits
de francs-fiefs, en qualité de Gentilhomme
le 5 Février i65g; assista au mariage de
JEAN D'ESTAVAYÉ son neveu, en 1664, fut
maintenu dans fa noblesse par Arrêt du
Conseil du 10 Décembre 1668 ; avoit épou-
sé, par contrat passé devant Piquet &
Briffard, Notaires Royaux à Troyes,' le 3
Mai 1637, Marguerite le Mire, dont il eut:
1. CHARLOTTE, mariée, le 2g Avril 165g, à
François Barbuat, Ecuyer, Seigneur
de Maison-Rouge, Gendarme de la
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-LM1-27 (A,7)