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Titre : Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris. Tome 1 / par Armand Trousseau,...

Auteur : Trousseau, Armand (1801-1867)

Éditeur : J.-B. Baillière et fils (Paris)

Date d'édition : 1885

Contributeur : Peter, Michel (1824-1893). Éditeur scientifique

Sujet : Médecine clinique

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 3 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5410539t

Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TD34-401 (F,1)

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31090641m

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31090641m

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 08/06/2009

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Titre : Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris. Tome 1 / par Armand Trousseau,...

Auteur : Trousseau, Armand (1801-1867)

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clinique médicale de l'Hôtel Dieu de Paris: 284 pages trouvées

p.NP (13)
CLINIQUE MÉDICALE DE L'HOTEL-DIEU DE PARIS P A R A. TROUSSEAU PROFESSEUR DE CLINIQUE MÉDICALE DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS Médecin de I'Hotel-Dieu Membre de l'Académie de médecins SEPTIEME EDITION PUBLIÉE PAR LES SOINS DE M. MICHEL PETER Professeur à la Faculté de médecine de Paris Médecin

p.NP (3)
CLINIQUE MÉDICALE DE L'HOTEL-DIEU DE PARIS

p.NP (3)
TRAVAUX DU MÊME AUTEUR Traité pratique de la phthisie laryngée, de la laryngite chronique et des maladies de la vois. Ouvrage couronné par l'Académie de médecine. Paris, 1837, in-8° avec 9 planches gravées. (En collaboration avec Belloc.) Traité de thérapeutique et de matière médicale, Paris, 1877

p.NP (10)
CLINIQUE MÉDICALE DE L'HOTEL-DIEU DE PARIS PAR A TROUSSEAU PROFESSEUR DE CLINIQUE MEDICALE DE LA FACULTE DE MEDECINE DE PARIS Médecin de l'Hôtel-Dieu, Membre de l'Académie de médecine SEPTIEME EDITION PUBLIÉE PAR LES SOINS DE M. MICHEL PETER Professeur a la Faculté de Médecine de Paris Médecin

p.VII (8)
AVERTISSEMENT Mon illustre maître, Trousseau, qui, de son vivant, m'avait déjà chargé de la publication de la troisième édition de la Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris, m'a, par une de ses dernières volontés, expressément désigné pour publier les éditions ultérieures de cet ouvrage et y

p.1 (4)
INTRODUCTION MESSIEURS, Avant de vous parler des malades de notre service, j'ai besoin de bien vous dire ce que j'entends par un enseignement clinique, ce que doit être un professeur, ce que doivent être ceux qui suivent ses leçons. — Il m'est sans doute agréable de voir de nombreux élèves

p.3 (1)
dans des études accessoires, qui, pour n'être pas complètement inutiles, sont cependant trop, peu importantes pour qu'on leur doive sacrifier la physiologie, la clinique et la thérapeutique, sans lesquelles il ne peut y avoir de médecin ? Loin de moi, messieurs, la pensée de faire un procès

p.15 (1)
il y a des malades subordonnés qui ne peuvent résister à son autorité qu'à la condition d'être jetés hors de l'hôpital, sans asile et sans secours ! Tâchez, messieurs, si vous êtes témoins de ces méfaits, si rares, Dieu merci, tâchez de ne pas les imiter. Vous vous prépareriez des remords

p.17 (1)
toute spéciale du système nerveux, si.commune chez certaines femmes; savoir qu'il est bien l'expresTROUSSEAU, Clinique. t — 2

p.18 (2)
du mode d'action de ce puissant médicament nous échappe complètement, cependant le médecin s'est emparé de cette action, l'a fécondée, et avec ce médicament empirique, il institue une médication qui ne l'est pas. Le professeur de clinique a une toute autre mission que le professeur de pathologie

p.19 (1)
le fatiguer par un examen qui ne peut être répété sans danger, tandis que, dans les services où il n'y a que peu d'élèves et même dans celui des professeurs de clinique, le jour qu'il n'y a pas de leçon publique, vous avez tout le droit d'interroger, d'examiner le malade, de demander des explications à

p.20 (6)
20 INTRODUCTION. prendre les discussions publiques auxquelles se livrent les profes seurs. Je sais combien laisse à désirer l'enseignement clinique dans la Faculté de médecine de Paris; je sais que les jeunes gens ne sont pas assez exercés à l'examen des malades; mais ce qui manque dans

p.24 (3)
, autant par respect pour la philologie que dans l'intérêt véritable des progrès de notre art. Il serait sans doute à désirer que, en médecine, la nosologie, c'est-à-dire la systématisation des maladies, précédât la clinique et la thérapeutique. Si le système était vrai, les conséquences en seraient

p.28 (1)
des instruments; il s'en est fait, comme Galilée s'est fait un télescope. ll a fécondé les notions brutes et inintelligentes de ceux dont il s'est servi, et il a tracé, avec une admirable sagacité, les moeurs cuneuses de ces insectes précieux, moeurs que jusqu'ici on avait a peine entrevues. À Dieu ne plaise

p.33 (1)
au-devant, Vil le faut; que chacun des mots de celte phrase soit l'objet de votre TROUSSEAU, Clinique. I. — 3

p.35 (2)
marcher dans les ténèbres que de s'arrêter, si vous, entendez par ténèbres les faits principes et les actes intellectuels qui devancent les faits secondaires. Pourquoi Dieu nous aurait-il donné une âme qui tend incessamment vers le progrès et dévore l'avenir? Pourquoi Dieu nous aurait-il donné

p.36 (1)
36 INTRODUCTION. . la jeunesse; gardons-nous d'arrêter cette sève généreuse qui ne cherche qu'à s'épandre en fleurs et en rameaux, et tant que la vie se puisera dans le terrain si fécond de l'observation clinique, ne craignez jamais que l'on aille trop loin. Ceux qui, dans cette Faculté, sont

p.37 (1)
d'autres, j'étais séduit par ces procédés précis qui dirigeaient d'une manière invariable le couteau et le lithotome; comme tant d'autres, je m'étais fait un jeu des opérations chirurgicales les plus laborieuses ; et lorsque la curiosité, l'envie de nous instruire, nous entraînaient à î'Hôtel-Dieu

p.40 (1)
ces merveilleuses pages que l'artiste lègue à l'admiration des races futures. Dieu a fait Lavoisier; mais notre immortel chimiste n'eût été ju'un traitant heureux si, de bonne heure, il n'eût dans les vapeurs lu fourneau, dans la fréquentation des savants de son époque, fait l'éducation de cette intelligence

p.43 (2)
CLINIQUEMÉDICALE -DE L'HOTEL-DIEU DE PARIS T.—VARIOLE MESSIEURS, Depuis la grande découverte de Jeriner, la variole semblait devoir occuper en médecine une place beaucoup moins importante. On pouvait même espérer, dans les premiers temps de. l'importation de la vaccine, que l'on réussirait à

p.44 (1)
, tout ce que l'Hippocrate anglais a écrit de capital sur la matière. Je paraphraserai ce très petit opuscule, j'y ajouterai quelques observations critiques; j'en appellerai quelquefois des livres de Sydenham à l'étude clinique que nous avons faite ensemble à l'hôpital, et, en ne changeant que peu de chose à

p.49 (1)
, ces petits points sont disséminés sur le visage, le cou, la partie supérieure de la poitrine. Le lendemain, la saillie est plus prononcée, et dès le sixième jour de la maladie, troisième de l'éruption, ces vésico-papules TROUSSEAU, Clinique. 1. — 4

p.51 (8)
de ces recherches de M. Vulpian celles de M. Brouardel, médecin des hôpitaux de Paris, qui a eu l'heureuse idée d'examiner le sang des varioleux, et qui a trouvé que, dès le cinquième jour de la maladie, c'est-à-dire avant le début de la fièvre de suppuration, ce liquide contient un grand nombre

p.52 (2)
avec l'observation de M. Brouardel. À partir du huitième jour, il est important de considérer la variole dans les diverses parties ducorps, où elle prend des formes très différentes. En l'examinant à la face, au cou, sur le tronc, à la partie supérieure des membres, on constate une sorte

p.53 (2)
VARIOLE DISCRÈTE. 53 vesicam inflatam non malè refert, et que pendant le neuvième et le dixième jour, le malade ne peut pas ouvrir les yeux. Dans quelques cas (nous en avons vu un exemple dans les salles de la clinique), des pustules se développent sur la conjonctive oculaire. La tuméfaction est

p.65 (2)
exceptionnellement, et alors que les pustules sont nombreuses sur les pieds et sur les mains. Chez une jeune femme que nous avions à l'Hôtel-Dieu, en janvier 1861, et qui était atteinte d'une variole discrète normale, bien qu'elle portât trois marques de vaccine légitime, nous voyions la tuméfaction des mains

p.68 (1)
fréquents; et ceux de la phase de convalescence moins fréquents encore 1. Dernièrement, nous avons eu l'occasion d'observer un fait d'un grand enseignement clinique sur un enfant de vingt mois. Ce jeune enfant, au troisième jour de l'éruption d'une variole discrète, fut pris de symptômes dyspnéiques

p.71 (3)
antécédente, il n'en fut point ainsi chez les deux malades auxquels je fais allusion. Ces malheureux, pris de délire, d'agitation, de fièvre excessive, succombèrent rapidement dès le début de la maladie. L'épidémie qui vient de sévir si cruellement sur Paris a donné l'occasion à l'un de nos savents

p.75 (1)
en apparence à ne point redouter une terminaison funeste. En général, la variole confluente et même la variole discrète sont presque toujours mortelles chez les indi1. Desnos et Huchard, Des complications cardiaques dans la variole,et notamment de la myocardite varioleuse. Paris, 1871.

p.79 (1)
des épidémies de variole frapper des populations qui avaient été vaccinées, lorsque, trois ans plus tard, ces épidémies gagnèrent Paris, où depuis ces dernières années elles règnent presque continuellement. L'influence qu'exerce sur;l'économie le virus varioleux, les modifica-

p.81 (1)
; la rachialgie était accompagnée d'une faiblesse excessive des extrémités inférieures, d'une paraplégie incomplète. Au troisième jour de la maladie chez l'une, au quatrième jour chez l'autre, nous vîmes une éruption de petites taches rouges, livides, dont le volume variait entre TROUSSEAU, Clinique

p.89 (1)
INOCULATION VARIOLIQUE. 89 à l'hôpital Necker, et dernièrement encore sous vos yeux, dans le service que je dirige ici. Mais à l'hôpital Necker, comme à l'Hôtel-Dieu, je n'y ai jamais eu recours qu'alors que nous manquions de vaccin, et qu'une épidémie de variole pouvait nous faire craindre

p.93 (1)
, que l'on retrouve quelquefois lorsque la maladie a été transmise par la contagion suivant les lois ordinaires, le maître bouton, suivant.l'expression allemande, présente absolument les mêmes caractères que la pustule d'inoculation. Ceux qui suivent la clinique en ont vu un exemple au n°ll ter de la salle

p.97 (5)
de médecine de Paris pour examiner le fait suivant qui lui avait été signalé. Une dame Fleury, habitant Passy, ayant déclaré à M. le docteur Perdreau (de Chaillot) que sa vache atteinte de picote lui avait communiqué sa maladie à la main, MM. Bousquet, Émery et Gérardin furent chargés d'étudier ce fait

p.98 (3)
» générations à l'Académie de médecine de Paris (par l'intermédiaire de » M. Bousquet), à la Société de médecine de Strasbourg, et à beaucoup » de nos confrères, principalement à notre frère, médecin cantonal à » Saar-Union, à MM. les docteurs Fodéré, Kuntz, Clausing, etc., etc., " et partout

p.100 (2)
aux jambes.. Quand à l'identité des deux maladies, un exemple récent en a de nouveau donné la démonstration. Dans les premiers jours du mois de mars 1856, un médecin du département d'Eure-et-Loir, M. le docteur Pichot (de la Loupe) 1, fut consulté par un garçon maréchal ferrant, qui présentait sur la face

p.112 (5)
Dresde, etc. ; enfin le docteur Bousquet, membre de l'Académie de médecine, qui s'est beaucoup occupé de cette question de la vaccine 1, M. le docteur Steinbrenner, MM. Boutet, Maunoury (de Chartres), ont reproduit, en inoculant la vaccine de l'homme à la vache, le véritable cowpox, dont ils ont pu

p.113 (5)
DE LA VACCINE. " 113 nérations chez les animaux, ne reprendrait pas peu à peu les propriétés du cow-pox tel que Jenner l'avait trouvé. Il était intéressant de savoir quel est, dans la lymphe vaccinale, le véhicule du virus, l'agent de la contagion; est-ce le liquide? sont-ce les parties solides

p.114 (4)
des expériences qu'il avait faites dans le service clinique. De ces conditions, les unes sont inhérentes au virus lui-même; les autres tiennent au sujet auquel on l'inocule. Si le virus a dégénéré, c'est, ainsi que le fait observer M. Steinbrenner, qu'on s'est servi à.peu près indistinctement de la lymphe

p.116 (2)
singulièrement augmenté dans ces dernières années, tant en France qu'à l'étranger, je pourrais ajouter celui-ci, que vous avez été à même d'observer dans nos salles de clinique et que je vais vous rappeler brièvement. Il s'agissait d'une jeune femme, âgée de dix-huit ans, qui était entrée à l'Hôlel-Dieu pour

p.123 (5)
s'influencer en aucune manière. Les expériences de Woodville ne laissent point de doute à cet égard; et M. Bousquet rapporte que le professeur Leroux a vu un bouton de vaccine comme implanté au centre d'un bouton Varioleux. « Il inocula séparément les deux virus; le vaccin donna la vaccine avec

p.126 (3)
contre lequel je veux vous mettre en garde. C'est celui qui consiste à défendre de laver ou de baigner l'enfant le jour de la vaccination et dans les jours quisuivent. Des expériences pratiquées en 1863, par M. le docteur Peter, alors mon chef de clinique, maintenant mon collègue dans les hôpitaux

p.129 (1)
possible et en 'inoculant successivement à des individus présentant aussi les conditions les plus favorables à son développement, nous proposant de faire pour la vaccine ce que les horticulteurs font pour les plantes, lorsque, de TROUSSEAU, Clinique. 1 — 9

p.130 (4)
plus abondante. Enfin à la cinquième génération, je vis survenir une éruption confluente : la variole était régénérée. Pourquoi n'en eût-il pas été de*même du vaccin? Des expériences furent instituées sous mes yeux par M. Truchetet dans les salles de la clinique que je dirige aujourd'hui

p.145 (1)
huileuse; la TROUSSEAU, Clinique. 1 — 4°

p.149 (3)
grave. Vous avez pu voir, messieurs, avec quel soin j'ai interrogé nos malades pour me rendre compte des circonstances dans lesquelles ils avaient pu 1 Graves, Leçons de clinique médicale, traduit par Jaccoud, 2e édit., Paris, 1863, t.I.

p.152 (3)
de mon ami M. le docteur Mac-Carthy, qui me faisait l'honneur de m'appeler en consultation. — Un négociant de Londres avait conduit une de ses filles aux Eaux-Bonnes, dans les Pyrénées, et avait passé l'hiver, avec elle, à Pau. En retournant en Angleterre, il s'arrêtait à Paris, où il désirait

p.154 (2)
heures se soient écoulées. J'étais mandé par mon ami M. le docteur Bigelow, dans un pensionnat de Paris, auprès d'une jeune Américaine. Elle était depuis le matin en proie à un délire effrayant elle avait des vomissements incessants, une fièvre intense, la fréquence du pouls ne permettait

p.155 (1)
l'esprit et dont vous comprenez déjà toute la portée. Pour revenir à notre sujet, lorsque dans une épidémie de scarlatine vous vous trouverez en 1- Hippocrate, OEuvres complètes, trad. Littré. Paris, 1840, t. II, p. 111.

p.161 (1)
l'histoire lorsque nous étudierons la question du traitement. TROUSSEAU, Clinique. I. — 11

p.172 (2)
172 SCARLATINE. scarlatine 1. M. Thore a démontré qu'un certain nombre de malades, dans la convalescence de cette fièvre exanthémateuse, prenaient des hydropéricardes aiguës mortelles pour les uns, guérissables chez les autres. Nous avons dit que le rhumatisme articulaire était un accident fort

p.173 (2)
, deux mois, trois mois après elle. Les remarquables travaux de M. Germain Sée 1 ont mis en lumière les relations existant entre le rhumatisme et la chorée ; de ces travaux et des observations ultérieures; de celles que j'ai pu faire moimême à ce sujet, découle cette conclusion, qu'il est assez rare

p.176 (1)
et ceux dont j'ai déjà parlé, continue Graves, sont fort inté» ressants au point de vue de la pathologie ; ils tendent à prouver ce fait 1. Graves, Leçons de clinique médicale, t. I.

p.177 (6)
de Paris, les mêmes choses se présentent. Très certainement vous rencontrerez de ces scarlatines frustes; vous ne sauriez trop vous habituer à les reconnaître. Graves insiste beaucoup sur ces faits, et il. indique que ce sont là positivement des cas de scarlatine : car, dit-il, la maladie étant

p.183 (3)
la malade, sans avoir été essuyée, fut enveloppée dans une couverture de laine et remise au lit. Son agitation était déjà sensiblement calmée, son pouls était tombé de 10 pulsations, la chaleur de la peau était moins acre. Je recommandai à mon chef de clinique, M. le docteur Blondeau, de la revoir vers

p.184 (2)
de clinique, M. le docteur Blondeau, qui villa malade le soir, la fit mettre sous l'affusion froide; j'approuvai cette pratique, qui eût été la mienne. Immédiatement après l'affusion, sous laquelle elle eut un accès de syncope, cette malheureuse femme témoigna d'un grand bien-être : son délire était

p.185 (4)
puerpéral ; il arrive que les femmes succombent, ou bien par l'excès des troubles nerveux, sans lésions appréciables à l'autopsie, ou bien avec des plegmasies des membranes séreuses, de la plèvre, du péricarde et du péritoine, passant rapidement à suppuration. Eu 1828, M. le docteur Ramon, Leblanc et moi

p.188 (1)
, ceux-là sont les moyens thérapeutiques principaux que l'on a a sa disposition. L'angine scarlatineuse, accompagnée d'exsudations couenneuses, quand celles-ci ne sont pas très abondantes, ne comporte pas un danger réel. Sous les yeux des personnes qui suivaient la clinique, je suis resté sans rien

p.193 (1)
du pus déjà formé; vous avez affaire à un véritable empyème, accident formidable que vous guérirez fréquemment chez les jeunes sujets par des, ponctions et des injections iodées souvent répétées, mais que, malgré ces moyens, vous guérirez bien rarement chez les adultes. TROUSSEAU, Clinique. — 13

p.194 (1)
, messieurs, que je n'ai pas ici, dans un cours de clinique, à vous faire l'histoire complète de la rougeole ; cette tâche est celle du professeur de pathologie médicale; mais je veux vous faire connaître les complications de cette pyrexie exanthémateuse, et vous montrer leur évolution

p.199 (2)
est exactement dans la rougeole ce que la clinique indiquerait qu'elle dût être, et elle présente graphiquement aux yeux la marche de la fièvre. Ainsi la température s'élève graduellement dans la période prodromique, pendant un à quatre jours, et n'atteint son maximum d'élévation qu'au moment où

p.209 (2)
de cette affection : toutefois celle-ci se rencontre plus souvent dans la pratique des hôpitaux que dans celle de la ville; mais pourtant, pendant certaines épidémies, elle peut aussi cruellement sévir en dehors des influences nosocomiales, et tel médecin qui, jusquelà, avait considéré la rougeole

p.212 (4)
Boigneville, pour voir un enfant d'une douzaine d'années qui se mourait des suites d'une rougeole. Il y avait près de deux mois que cet enfant avait eu sa fièvre éruptive dans un des collèges de Paris. Il en était convalescent quand ses parents se décidèrent à le rappeler auprès d'eux, afin de hâter son

p.219 (1)
à l'érythème noueux. Les auteurs, semblent n'en faire mention que pour mémoire, en l'indiquant comme une des principales variétés de l'érythème en général. Ces descriptions me paraissent insuffisantes, car la. maladie dont je vous montrais tout à l'heure un exemple, dans le service de la clinique

p.222 (1)
jour, la fièvre était considérablement tombée, la douleur d'épaule était beaucoup diminuée; à partir du 25, il n'y eut plus d'autre poussée; à partir de ce moment aussi, la malade se trouva beaucoup mieux, la convalescence commença, et,cette femme, complètement guérie, quitta l'Hôtel-Dieu dans

p.223 (7)
, l'autre de deux ans et demi. 1. Bouillaud, Traité clinique du rhumatisme articulaire, Paris, 1840 2, Rayer, Traité des maladies de la peau, 2° édition, Paris, 1835.

p.224 (2)
que vous avez pu comme moi étudier dans les salles de la clinique, et que vous pourrez les comparer à celle des individus atteints. d'érythème papuleux. Je vous rappellerai d'abord cet homme que nous; recevions au n° 24 de la salle Sainte-Agnès. C'était un garçon de cuisine âgé de vingt-sept- ans

p.225 (1)
, avait eu plusieurs attaques de rhumatisme : c'était pour s'être exposée encore au froid humide qu'elle avait contracté le catharre pulmonaire qui l'amenait à l'hôpital. Cette bronchite bientôt se généralisa, et le vingtième TROUSSEAU, Clinique. I. — 15

p.231 (4)
. Il importait beaucoup de connaître cette marche de l'inflammation érysipélateuse que M. le professeur Gubler a le premier signalée il y a une dizaine d'années 1, pour bien comprendre que l'érysipèle de la face n'était qu'une propagation de celui du pharynx 2, et pour ne pas répéter

p.232 (2)
l'Académie de médecine : De la fièvre puerpérale, de sa nature et de son traitement (Paris, 1859). 2. Graves, Leçons de clinique médicale.

p.233 (1)
ÉRYSIPÈLE DE LA FACE. 333 l'hôpital des Cliniques de la Faculté de médecine de Paris que l'on a été à même, plus que que partout ailleurs, de noter ce fait, cet hôpital renfermant des services destinés aux accouchements et des services de chirurgie. Il y a donc incontestablement certaines

p.234 (1)
souvent par la découvrir. Vous vous rappelez sans doute, messieurs, une femme entrée dans le service de la Clinique pour un érysipèle de la face et du cuir chevelu, et chez laquelle il semblait que cette affection n'eût pas eu son point de départ dans une lésion des téguments. En effet, lorsqu'à

p.239 (9)
, M. Gaston Reynier, succombait elle-même, quelques jours plus tard, à un érysipèle qu'elle avait pris au lit de son fils. Quelques mois après j'étais appelé en consultation par mon honorable ami M. le. docteur Paris, auprès d'un M. E..., chez lequel un de nos chirurgiens les plus habiles, M

p.241 (6)
ÉRYSIPÈLE DE LA FACE. 241 avec fièvre intense, puis s'arrête, se limite enfin et. ne compromet pas la vie. Le père de M. G..., médecin lui-même, qui était accouru auprès de son fils, est pris au troisième jour d'une angine, suivie d'un érysipèle phlyclénoïde de la face et du cuir chevelu, avec

p.244 (2)
les nouveau-nés? Est-ce exclusivement de l'extrême jeunesse, du peu de résistance vitale des sujets ? Non ; cette gravité tient à un autre ordre de causes que j'avais indiquées déjà depuis longtemps et qu'a parfaitement mises en lumière M. le docteur P. Lorain 1, dans l'un des plus remarquables travaux

p.249 (2)
suppurée, le plus souvent une phlébite de la veine ombilicale, ou de la veine porte, ou bien une péritonite. Suivant M. Lorain, et depuis longtemps je professe cette opinion, on aurait tort de regarder ces lésions comme la conséquence de la propagation de l'inflammation érysipélateuse de la peau

p.257 (3)
avoir eu en juin, un commencement de parotide; en juillet, un thrombus de la petite et de la grande lèvre gauche, suivi d'hémorrhagie assez considérable ; en août, une parotide, et voici qu'en septembre elle se présentait de nouveau avec cet accident. Enfin, le 2 novembre, M. Peter la vit à

p.261 (1)
aussi, il nous est complètement impossible de saisir une cause à laquelle nous puissions rattacher le développement de la maladie. Je ne vous parlerai point, messieurs, de l'urticaire chronique, ni de l'urticaria tuberosa : ce sont des formes que nous n'avons jamais observées dans les salles de la clinique, mais

p.269 (5)
contagieux, comme l'est l'érysipèle de la face. Le.20 août '1862, j'étais mandé par M. le docteur Brossard, pour voir une vieille dame israélite, demeurant rue Montmorency. Elle était atteinte de ramollissement cérébral. Elle avait eu, six semaines avant notre visite, un zona fort douloureux

p.273 (2)
et les caractères consécutifs de la maladie. De même pour les éruptions sud orales scarlatiniformes. Dans une épi demie de scarlatine qui régnait à Paris, je fus appelé auprès d'une jeune fille que l'on croyait atteinte de cette pirexie. A la suite d'un accès de fièvre, accompagné de sueurs très

p.285 (1)
DOTHIÉNENTÉRIE. XV. — DOTHIENENTERIE. § t. — La lésion spécifique. —Éruption furonculeuse de l'intestin. — Perforations intestinales. — Péritonites sans perforations. MESSIEURS, Un garçon âgé de dix-huit ans, habitant Paris depuis deux ans seulement, est entré, le 19 février 1859, à la salle Sainte

p.286 (1)
la pratique, elle s'observe sous tous les climats tempérés. Endémique dans certaines contrées, plus particulièrement dans les grands centres de population, et peut-être plus que partout ailleurs à Paris, où chaque famille lui paye un lourd tribut, où les étrangers ne tardent pas à en être frappés lorsqu'ils

p.287 (2)
sine variolis sont bien autrement exceptionnels que ceux des fièvres typhoïdes-sans taches rosées. Nous dirons que si, dans certaines localités, comme à Paris, nous les rencontrons assez constamment pour les chercher toujours comme le signe pathognomonique le plus apparent, dans d'autres pays

p.289 (1)
, les mêmes fonctions que les glandes TROUSSEAU, Clinique. 1. — 19

p.290 (2)
, le choléra par exemple, cependant la marche de l'altération anatomique, comme aussi celle des symptômes, est bien différente. Et c'est cette différence même qui fait le fond de la maladie. C'est parce que l'impetus morbide (et vous pouvez substituer tel mot que vous voudrez à celui-ci), c'est parce

p.294 (1)
291 D0THIÉNENTÉRIE. S'il est permis de croire qu'un certain nombre de cas de guérison de perforations intestinales ne sont probablement rien autre chose que des cas analogues à celui-ci, cependant, messieurs, le fait suivant que vous venez d'observer dans les salles de la Clinique met en lumière

p.295 (1)
l'Hôtel-Dieu. A l'autopsie, nous trouvâmes les lésions appartenant à une péritonite généralisée. Tous les intestins étaient soudés entre eux par des adhérences pseudo-membraneuses, se détachant facilement. Ces adhérences circonscrivaient des sortes de loges remplies de pus, sans trace

p.297 (1)
mars 1859 à l'Hôtel-Dieu, où vous l'avez vu couchée au n° 31 ne la salle Saint-Bernard. Elle succomba le septième jour de son arrivée, emportée par une complication dont je veux vous entretenir. A son entrée dans nos salles, elle était dans la prostration et le délire, Le ventre paraissait indolent

p.298 (2)
taches ayant quelques-uns des caractères des taches typhoïdes; trois jours plus tard leur nature n'était plus douteuse. A ce moment il y avait une amélioration marquée. Le soir, mon chef de clinique, M. Moynier, la voit mangeant avec appétit un potage qu'elle trouve insuffisant, lorsque trois heures

p.300 (2)
300 DOTHIENENTERIE. tion, entrait dans le service de la Clinique, au n° 5 de la salle SaintBernard, le 14 octobre 1857. Elle était malade depuis huit jours, mais n'avait été forcée de s'aliter que le quatrième jour. La dothiénentérie marchait régulièrement sans présenter d'autres phénomènes

p.305 (2)
corticale, une coloration blanchâtre avec des stries t." Griesinger, Truite des maladies infectieuses, traduction françaies, 2° édition Paris 1876. TROUSSEAU. Clinique. 1 — 20

p.308 (2)
au Wiener med. Zeitung, est cité en note dans la traduction française des Maladies infectieuses de Griesinger. Paris 1876. 2. Coze et Feltz, Recherches cliniques et expérimentales sur les maladies infectieuses. Paris 1872.

p.313 (3)
O°.O 3e 38°,4 30°, 8 1°,4 4e 39°,4 40 °4 1° 0°; 4 1° 0°.6 Somme des élévations du matin Somme des réunissions du au soir. soir au matinÉlévation définitive de la tempe- 3° 4 rature au soir du 4e jour Ce tableau, dressé par mon chef de clinique, M. Peter, vous fait voir d'un seul coup d'oeil

p.314 (1)
au service des fiévreux, je fus atteint un matin à la clinique de légers frissons avec grande prostration de forces, anorexie et violents maux de tête. Je me mis au lit avec la certitude parfaite que je commençais une fièvre typhoïde, comme mon prédécesseur. Le soir, je pris ma température, le mercure tomba

p.318 (2)
totalement fait défaut, vous avez vu la guérison arriver dès là fin du troisième sep4. Voy. Alf. Duclos, Quelques recherches sur l'état de la température dans les maladies, Paris, 1864. — Hirtz, Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, Paris, 1867, t, VI, art. CHALEUR.

p.321 (2)
élevures. qu'elles forment. Jamais elles ne se développent sur la face. Si cet exanthème se rencontre plus communément dans la fièvre typhoïde que clans toute autre maladie, il ne lui est pas exclusivement prapre, et nous considérons, comme Huxham et comme M. le professeur TROUSSEAU, Clinique. I

p.322 (1)
Sainte-Agnès, un garçon entré à l'Hôtel-Dieu depuis cinq jours avec des étourdissements, du mal de tête, une fièvre continue très vive, la langue rouge à la pointe, de la soif, de l'anorexie, quelques quintes de toux, et enfin une diarrhée abondante. Au premier abord, on pouvait croire à une fièvre

p.324 (1)
ne se manifeste pas, et, bien au contraire, il y a une constipation opiniâtre pendant toute la durée de la fièvre.typhoïde. Vous en avez, messieurs, observé plusieurs exemples dans le service de la Clinique. Dans la généralité des cas les garde-robes, au début rares et peu abondantes, varient le reste

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de ce qu'on appelle la forme thoracique. Mais ici, c'est le catarrhe bronchique qui prédomine sans qu'il y ait eu jamais inflammation parenchymateuse. La malade qui en est affectée est entrée à l'HôtelDieu le 15 août dernier. Habitant Paris depuis deux ans et habituellement bien portante, elle était

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une demiportion d'aliments, Le mouvement fébrile est très modéré. Un garçon maçon, âgé de seize ans, né dans le département de la Haute-Vienne et habitant Paris depuis quelques mois seulement, entra, le 14 juin, à l'Hôtel-Dieu, où il fut placé dans la salle Sainte-Agnès. Nous le trouvâmes, le lendemain

p.328 (1)
de la maladie. Sous l'empire de certaines constitutions médicales, la maladie prend la forme bilieuse. Bien que, dans la ville, cette forme se soit présentée assez fréquenment dans ces derniers temps, nous n'en avons pas rencontré d'exemples nettement dessinés dans le service de la Clinique, Vous savez

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dissoudre le sel de quinine. Musc . 2 grammes. Eau 100 — Enfin des fomentations sur le ventre avec le vin, l'alcool camphré. Un moyen que vous avez vu encore employer dans le service de la Clinique, et réussir, consiste à mettre le malade dans un bain sinapisé, 2 kilogrammes de farine de moutarde délayée

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qui devait la tuer. Il s'annonça par un violent mal de tête, par une insomnie agitée de l'êvasseries et de cauchemars épouvantables. Quand on l'apporta a l'Hôtel-Dieu, elle accusait cette cruelle céphalalgie si extraordinaire, de la lassitude avec d'atroces douleurs clans les membres, mais plus encore dans

p.332 (2)
comme la clinique ont démontré qu'il ne s'agissait pas là d'une myélite ou d'une méningite spinale compliquant accidentellement la fièvre typhoïde. Tout au plus pourrait-on, dans un nombre extrêmement limité de faits, attribuer en partie les symptômes spinaux à une congestion des méninges rachidiennes

p.335 (1)
. — Parotides, surdité, comme signes pronostiques de la dothiénentérie. Messieurs, ceux de vous qui suivent la Clinique depuis plusieurs années ont vu, dans notre service, un certain nombre de malades atteints de parotides, à la fin de la dothiénentérie : tout récemment vous avez pu les observer, dans

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peut alors résulter de la persistance de ces lésions. On a vu encore, outre la carie du rocher dont je viens de vous citer un exemple, les thromboses des sinus, la pyohémie, comme je vous en ai rapporté un fait consécutif à l'otite de la rougeole et emprunté à M. Peter, et enfin l'érysipèle succéder à

p.337 (2)
DOTHIÉNENTÉRIE. 357 étaient bientôt revenus tous les jours, prenant un type double-tierce, ce qu'elle indiquait en disant qu'un jour ils étaient plus forts qne l'autre. Venue de la Champagne, son pays, elle n'avait jamais eu de fièvres intermittentes. Elle était entrée àl'Hôtel-Dieu le 11 juin

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et l'art sont particulièrement redevables à M. le docteur Boudin 1 d'avoir mieux que personne éclairé ce point si longtemps obscur de la nosologie. Tout en subissant cette transformation dans son type, la maladie ne change pas de nature; avec des manières d'être toutes différentes, c'est toujours

p.341 (2)
continu ; d'un autre côté, lorsque vous aurez affaire à ces synoches bénignes comme on en observe si souvent à Paris, qui revêtent au début le type intermittent, et qui se,guérissent le plus souvent elles-mêmes, vous ne croirez pas avoirguéri une fièvre intermittente.légitime, soit avec de faibles

p.343 (1)
de Paris, malade: depuis quelques jours, et. qui présentait tous les symptômes de la fièvre typhoïde, avec des phénomènes intestinaux très intenses. Des camarades de ce jeune homme vinrent le voir, et furent les premiers malades que j'eus à soigner après lui; du reste, son père, son frère et ses deux

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fruit. A Paris même des faits irrécusables ont été signalés; en voici un qui m'a été communiqué par le docteur Firmin qui l'a observé. M. de G..., âgé de vingt-quatre ans, employé au chemin de fer de l'Ouest, est pris de la fièvre typhoïde à Batignolles. Transporté rue de Suresnes, chez son frère

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: on en a cité des faits chez des individus âgés de deux à sept mois; les cas,se multiplient à mesure que l'on avance vers la puberté ; à Paris, et dans les pays où la fièvre typhoïde est endémique, les exemples se rencontrent très, communément. Dans ma propre famille, les trois enfants de ma fille en ont été

p.347 (3)
DOTHIÉNENTIRIE. 347 ensera, et l'on aura raison de penser, que parmi les jeunes gens des deux sexes qui affluent sans cesse à Paris, les uns pour y compléter leur éducation, le plus grand nombre pour y suivre des professions très diverses, la plupart, qui habitaient les campagnes, ou la fièvre

p.350 (1)
jour, les potages gras et les potages maigres jusqu'à ce que les uns ou les autres soient bien supportés. Cette pratique est aujourd'hui conseillée par un assez grand nombre de médecins des-hôpitaux de Paris, ainsi que cela ressort d'une intéressante discussion soulevée à ce sujet au sein

p.351 (5)
DOTHIÉNENTÉRIE. 351 groux et Barth, n'accordent des aliments aux malades que vers le huitième jour environ, d'autres, comme M. Aran et M. Béhier, sont du même avis que moi et forcent les dothiénentériques à s'alimenter dès le début. Dans cette discussion, M. le docteur Cahen, invoquant

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modifié des éléments encore moins bons, et ainsi s'établira un cercle vicieux, le cercle de l'autopliagie, comme l'appelait Bretonneau, cercle dans lequel 1. Cité dans le livre du docteur Murchison. On Fevers, p. 253. TROUSSEAU, Clinique. I. — 23

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une malade qui antérieurement en avait été atteinte pendant une année entière; quoi qu'il en soit, j'ai dû signaler à; votre attention ce fait qui a son importance clinique : il vous offre un exemple de la forme spinale plus spécialeme signalée par G. Fritz et dont je vous ai parlé précédemment. Il importe

p.362 (6)
qu'ils ont rencontrées plus souvent. Tandis encore que M. Leudet ne les avait jamais notées pendant dix années d'études dans les hôpitaux de Paris, bien qu'il ait constamment pris dans tous leurs détails les observations de nombreux malades atteints de fièvre typhoïde, à Rouen, où depuis plusieurs années seulement

p.363 (1)
. Le fait de Virchow que je rappelais tout à l'heure est du même genre. §12. — De quelques accidents locaux survenant dans le cours ou dans le déclin de la dothiénentérie. a Fonte de la cornée dans la fièvre putride. Une femme entrait daus le service de la Clinique, au n° 8 de la salle Saint-Bernard

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ce moment je me préparai à faire ce que je fis en effet avec un grand succès chez notre malade du n° 8 de la salle Saint-Bernard. Chez cette femme, je vous l'ai dit, la vue me paraissait à moi, comme elle le paraissait à ceux qui assistaient à la clinique, inévitablement perdue. Je n'avais pas plus

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, envoyé à Paris par un médecin d'Aix pour être traité d'une affection du larynx qui avait nécessité la trachéotomie. Ce malade portait encore sa canule trachéale, et ne pouvait.la quitter sous peine d'être pris immédiatement de violents accès de suffocation. L'affection laryngée s'était déclarée huit

p.369 (2)
DOTHINENTÉRIE. 369 18 juillet l'asphyxie devenant imminente, il fallut de toute nécessité pratiquer la trachéotomie. Elle fut faite dans les dernières heures de la soirée par l'interne de garde, M. Warmont, élève distingué de nos hôpitaux, et le lendemain matin, à la visite, nous retrouvâmes notre

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370 DOTHIÉNENTÉRIE. rendu, par M. le docteur Charcot, d'un certain nombre de faits publiés en Allemagne relativement à cette question, et où les succès sont en assez grande proportion : 7 sur 19. Si quelque chose doit nous étonner, messieurs, c'est que ces cas d'oedème de la glotte consécutifs à

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en cette région. Ces affections laryngées, décrites avec le plus grand soin par M. Louis, existent si constamment, qu'il donne l'ulcération et la destruction partielle de l'épiglotte comme un des caractères anatomiques secondaires des fièvres dothiénentériques, au même titre d'ailleurs

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fréquentes que dans les cas où la dothiénentérie aura revêtu la forme putride, adynamique, dans ceux où elle 1 H. Koger, Bulletin de la Société médicale des hôpitaux de Paris, t. IV, 427. 2 Chossat Recherches expérimentales sur l'inanition, Paris, 1843.

p.374 (2)
, la guérison s'opérant alors par les seuls efforts de la nature, comme cela ressort d'un fait observé par mon collègue M. le docteur Hérard, médecin de l'Hôtel-Dieu. Une jeune femme de ving-deux ans avait une fièvre typhoïde dont la convalescence fut très prolongée. Au bout de trois mois environ

p.377 (4)
un cas à l'amphithéâtre de dissection de l'Hôtel-Dieu. On faisait l'autopsie d'un jeune malade de vingt-sept ans, qui avait succombé dans le service de mon collègue M. le docteur Horteloup, dans le cours de la septième semaine d'une fièvre 1 Andral, Clinique médicale, t. I, p. 278,3e édit.

p.378 (3)
près. L'interne de M. Horteloup, qui faisait l'autopsie, nous disait que le malade n'avait jamais présenté les signes que l'on assigne ordinairement, au psoïtis. Je déclarai à l'instant que cet abcès devait, être métastalique, et que suivant toute apparence, il y avait dans le poumon beaucoup d'abcès

p.381 (6)
alors de l'étudier spécialement avec vous et d'entrer dans.les développements que comporte la nature de notre enseignement clinique. Pour reprendre le sujet qui nous occupe aujourd'hui, les observations de M. le docteur J. Bourgeois (d'Étampes) sont plus intéressantes encore que celle que je viens

p.385 (5)
, M. Patry rappelle qu'il a vu en 1843, dans le service de M. le docteur Charcellay (de Tours), un homme qui, pendant sa dothiénentérie, fut pareillement atteint de gangrène de toute la moitié gauche de la face, et qui n'en guérit pas moins au bout de cinq mois. Les deux arcades alvéolaires

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Strasbourg en 18543; qu'enfin en 1856, importé de Crimée où les soldats qui revenaient de la guerre d'Orient en avaient puisé le germe, il s'est déclaré dans plusieurs villes, entre autres à Marseille, à Avignon, à Paris même, et vous n'êtes pas sans avoir eu connaissance de l'épidémie qui, de janvier à

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; il en est ainsi du.typhus sporadique; il est quelquefois si peu de chose, que si ce n'était l'existence de l'éruption caractéristique, on croirait avoir affaire à une fièvre simple, à une synoque. Sous le nom de typhisation à petites doses, un médecin français, M Félix Jacquot, souvent cité par M

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TYPHUS. 337 ans de bonne constitution, habitant Paris depuis trois ans, et traité au mois de janvier dernier pour une fluxion de poitrine. L'avant-veille, ce malade avait été pris tout à coup de céphalalgie très intense, de rachialgie, de faiblesse des jambes, et surtout de la jambe droite, dans

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, et j'ajoute, en terminant, que la courbe en était tellement caractéristique que le docteur Hûbler, aide de clinique de M. Walther (de Dresde), fit en la voyant et instantanément un diagnostic qui nous avait tenu plusieurs jours en suspens. D'une manière générale, le typhus est une maladie

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et de la fièvre typhoïde, observons recueillies à l'hôpital Séraphin de Stockholm . Paris, 1855, in-8. 2 Lindwurm, Der Typhus in Mand beobacket im Sommer 1852. Erlangen, 1853.

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défaut généralement, pour ne pas dire toujours, et, lorsqu'ils surviennent, ce n'est que vers la fin de la maladie. La durée totale, ainsi que je viens de vous le dire d'après le docteur Murchison, et comme vous l'avez pu voir chez le malade observé à notre clinique, est moins longue que dans

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digestif des individus, par les boissons stimulantes et toniques, le vin, les spiritueux donnés dans une juste mesure, est toujours ici la principale indication TROUSSEAU, Clinique. I. — 26

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de couennes. C'est là l' angine aphtheuse des médecins anglais, la seule qu'ils aient décrite, et dont M. Féron 1 a fait une forme particulière de la maladie. C'est là aussi ce que les anciens auteurs avaient observé, et ce 1. Féron (de Lille), De l'angine herpétique, thèse inaugurale, Paris, 1858.

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. La malade se rendit au Bureau central d'admission dans les hôpitaux; mais.arrivée là, elle se trouva mal, et eut des vomissements de matières bilieuses. Elle fut envoyèe à l'Hôtel-Dieu, où on la plaça dans notre service. Nous fûmes tout d'abord frappé de l'état d'anxiété et de dyspnée

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guérie Sa maladie avait duré dix jours. Chez un jeune homme que Vous avez également vu dans les salles de la Clinique, les caractères de la maladie étaient encore plus nettement tranchés. Indépendamment de l'herpès du pharynx, il existait une éruption abondante de vésicules herpétiques sur la joue

p.413 (1)
dans le cours de toute autre grande maladie pestilentielle, dans la dysenterie par exemple, ainsi que vous en avez observé un cas chez un malade couché au n° 11 de noire salle Sainte-Agnès. C'était, vous vous le rappelez, un jeune garçon qui était entré le 21 août dans le service de la Clinique pour

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fut mandé vers le milieu de la journée auprès, d'un enfant atteint d'angine couenneuse. C'était un petit garçon de trois ans et demi, fort, bien constitué, d'une santé habituellement parfaite. A Paris depuis peu de temps, depuis quinze jours environ, il paraissait souffrant. Il avait une petite

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, la gangrène était devenue l'élément prédominant de la maladie. Messieurs, vous trouverez consignés dans différents recueils, et notamment dans la Gazette médicale de Paris, dans les Bulletins de la Société anatomique, un certain nombre de faits dans lesquels cette gangrène, venant compliquer une angine

p.423 (1)
, elle avait été prise d'une douleur violente à la gorge. Sans avoir de lièvre, elle éprouva le premier jour un peu de malaise général, et les ganglions lymphatiques du côté gauche du cou étaient légèrement engorgés. Le lendemain, elle entrait à l'Hôlel-Dieu. Elle avait alors un mouvement fébrile

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, non honorable confrère M. Louis 1. Sur 23 malades atteints d'angines moneuses et soumis à son observation, 13 furent saignés, 10 ne le. t pas. La durée moyenne de la maladie fut de neuf jours chez les iers, de dix un quart chez les autres. Or un traitement énergique araît abréger de quelques heures

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qui en sont atteints dans un état d'anxiété et d'impatience, extrêmes. Toutefois ceux d'entre eux qui ont déjà passé par de pareilles épreuves se résignent à ne rien faire, car ils savent par expérience comment les choses marcheront. Un de mes amis, l'un des plus honorables médecins de Paris, a eu

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décrite dans les livres classiques, et dont je vous ai montré quelques exemples dans le service de la Clinique. Il arrive souvent, chez les malades atteints d'inflammation chronique habituelle des amygdales, que les sécrétions des lacunes qui séparent les lobules de la glande s'altèrent

p.430 (1)
et celle des médecins sont plus que jamais éveillées sur ce redoutable fléau. Les faits qui, dans ces derniers temps, se sont multipliés dans le service de la Clinique, me mettent en demeure de vous exposer mes idées sur cet important sujet, et c'est un devoir pour moi de vous les communiquer

p.431 (1)
à un • Bretonneau, Recherches sur l'inflammation spéciale du tissu muqueux, et en parulier sur la diphthérie, angine maligne ou croup épidémique, Paris, 1826.

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de même couleur. Souvent vingtquatre ou trente-six heures ne se sont pas écoulées, que la luette tout en-. tière en est enveloppée comme d'un doigt de gant. En même temps, sur l' autre amygdale, est apparue une tache de même nature et qui ne tarTROUSSEAU, Clinique. I. — 26

p.437 (3)
il me sembla que la voix de. l'enfant devenait rauque. Le soir, à sa visite, mon chef de clinique, M. le docteur Moynier, notait la raucité de la toux, qui était sifflante; la voix était voilée. Déjà, dans la journée, il y avait eu des accès de suffocation. Les amygdales, le palais n'étaient point

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-il, dans une classe nombreuse de phénomènes pathologiques. Quel praticien n'en a pas fait l'observation? N'est-ce pas d'une 1. Royer-Collard, dictionnaire des sciences médicales. Paris, 1813, t. VIT, art. CROUP. 2. Bretonneau, Traité de la diphthérite. Paris, 1826.

p.445 (4)
un jeune enfant de cinq ans, guéri par la trachéotomie ; il avait rendu ces fausses membranes au moment de l'opération. Le plus ordinairement, il faut le dire, dans les deux tiers des cas, d'après les relevés statistiques faits à ce sujet par Bretonneau, et plus tard par M. le docteur Hussenot 1

p.446 (1)
des Enfants, après avoir soutenu la première opinion,' se rangea bientôt à la seconde, une fois son attention éveillée sur ce point; il en fut ainsi de tous ceux qui depuis lors, tant à Paris que partout ailleurs, se donnèrent la peine d'y regarder. Pour ma part, je vous déclare qu'ayant vu peut-être plus

p.449 (1)
l'une, je ne trouvai que le chef de la famille et une seule servante âgée de seize ans. Cet homme était assis au coin de la cheminée et ne se leva même pas pour me recevoir. Il était âgé de vingtTROUSSEAU, Clinique. I. — 29

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la jeune fille qui était avec lui, je lui disais que tout n'était pas perdu, qu'il pouvait guérir en consentant à être traité comme l'avait fait sa servante, Il se laissa persuader, et, Dieu aidant, ma médication eut le résultat que j'en espérais. Cet homme fut sauvé. Telle est, messieurs, l'horrible

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DIPHTHÉRIE MALIGNE. 453 C'était une enfant de douze ans, qui était entrée la veille à l'HôtelDieu, dans le service de mon collègue M. le professeur Jobert (de Lamballe"), qui me l'avait adressée. Elle avait été prise seulement trois ou quatre jours auparavant d'une angine si peu intense

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DIPHTHÉRIE MALIGNE. 457 rare : cependant, dans certaines épidémies, elle se montre trop communément encore, à ce point qu'étant resté de 1822 jusqu'à 1844 sans en rencontrer un seul cas, j'ai pu, dans ces dernières années, en observer pour ma part plus de vingt exemples ici, à Paris. Ainsi dans

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au commencement du XVIIe siècle ; puis il ajoute : " Periculosissimus censetur sanguinis fluxus ex naribus aut ore. " Un médecin français, Malouin, qui écrivait également sur les maux de gorge gangréneux qu'il observait à Paris en 1746, reconnaissait aussi que le saignement de nez était le signe d'un grand danger

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d'une façon spéciale, en empruntant, sur ce sujet, la description qu'en a donnée M. Michel Peter dans le mémoire que je vous ai déjà cité. " Au début, dit ce médecin, la diphthérie de la conjonctive ressemblait, dans les trois cas que j'en ai observés, à une inflammation simplement catarrhale

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le feuillet diaphragmatique, comme l'indiquaient la gêne et la douleur pendant les inspirations. Nous avions affaire à une de ces fièvres puerpérales à forme péritonitique dont existaient alors d'assez nombreux cas, tant dans nos salles de l'Hôtel-Dieu qu'à l'hospice de la Maternité, La fièvre était

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de médecins qui n'en aient rencontré d'analogues. Vous en avez observé vous-mêmes un certain nombre dans le service de la Clinique. Chez une petite fille âgée de dix-huit mois, qui était au n° 18 de notre salle Saint-Bernard, je vous ai montré l'affection pelliculaire occupant, derrière les oreilles

p.481 (1)
plaques d'un blanc jaunâTROUSSEAU, Clinique. 1. — 31

p.483 (1)
oedématoPhlegmoneuse du visage ; la peau de la face rougit, les tissus qui le constiBretonneau, Des inflammations spéciales du tissu muqueux, et en particulier de diphthérie, Paris, 1826, p. 127.

p.484 (3)
, dont la première manifestation s'était faite du côté des gencives, montre aussi l'identité complète que nous admettons. Dans un intéressant et consciencieux travail 1, un de nos confrères les plus distingués, M. le docteur Jules Bergeron, médecin à l'hôpital Sainte-Eugénie, tout en admettant

p.488 (6)
488 DIPHTÉRIE: susceptible de communiquer la variole discrète ou confluente, et réciproquement. Ainsi, dans la séance de la Société médicale des hôpitaux de Paris, le 25 août 1858, mon honorable collègue Alphonse Guérard a cité les faits suivants qu'il venait d'observer récemment dans une même

p.490 (4)
, dont on ne saurait mettre en doute l'authenticité. L'épidémie de diphthérie qui sévit en l858 à Fresnay-le-Ravier, arrondissement de Nevers, eut pour point de départ un enfant amené de Paris. Cet enfant succomba, et celui de la nourrice, auquel il communiqua sa maladie, mourut également; de là le fléau gagna

p.491 (7)
, je n'ai plus laissé échapper l'occasion de recherer le phénomène, je le constatai chez plusieurs malades dans les salles êmes de la Clinique; et je ne manquai pas de vous le signaler dans mes çons dès l'année 1857. Dans la séance du 23 juin 1858, M. le docteur • Sée; qui ignorait les travaux

p.494 (3)
494 DIPHTHÉRIE. la matière morte, au. produit cadavérique, la clinique abdiquant ainsi devant la dissection ! " Il est bon de protester ainsi contre de telles erreurs, surtout lorsqu'on les voit.s'infiltrer parmi nous dans des livres où l'esprit médical est remplacé par des spéculations

p.497 (1)
a diminué, les forces reviennent graduellement; le 7, la malade a pu se lever seule et s'asseoir à côté de son lit, bien qu'il lui fût encore impossible de marcher. Le 11, elle commenTROUSSEAU, Clinique. I. — 32

p.499 (1)
un Mémoire sur les moyens de prévenir le développement et les progrès de la diphthérie 1. A partir de ce moment, la paralysie consécutive à la diphthérie fut un fait parfaitement établi pour les médecins del'école de Tours; mais à Paris il en était a peine question, ou du 1•Bretonneau, Archives

p.500 (3)
. Ce fut l'explication que nous donnâmes, M. le docteur Lasègue et moi, dans un travail publié sur ce sujet 1. A la vérité, comme il ne s'agissait ici que de la paralysie du voile du palais, notre explication était jusqu'à un certain point acceptable, car on pouvait comparer ce qui arrivait dans l'angine

p.501 (1)
. Cette jeune femme, qui habitait un village du département de la Haute-Marne, d'où elle était venue à Paris pour se faire soigner, nous racontait qu'elle était accouchée le 14 février; il y avait par conséquent, quatre mois. Sa couche avait été parfaitement heureuse, mais quinze jours environ après

p.502 (7)
se soutenir sur les jambes, même en s'aidant d'un appui, et de ce moment elle fut obligée de garder le lit ; au bout d'une quinzaine de jours encore, comme cet état ne changeait pas, sa famille la décida à venir à Paris pour s'y faire traiter ; elle entra à l'Hôlel-Dieu dans l'état que je vous ai décrit

p.504 (8)
. j'avais raconté ce fait à M. Blache, ainsi qu'à plusieurs de mes collègues dans les hôpitaux; il réveilla leurs souvenirs, et leur remit en mémoire un certain nombre d'autres cas qu'ils avaient laissés jusque-là passer inaperçus. A quelques temps de là, M. Faure m'appelait auprès d'un enfant

p.505 (3)
les départements signalent en effet l'existence de cette affection. Je vous ai montré dans nos salles, depuis quelques mois, plusieurs malades qui en étaient atteints, et M. E. Moynier en a relaté un certain nombre d'exemples 1. Cette abondance de faits qu'on observe aujourd'hui dépend sans doute

p.506 (5)
. Vous expliquer, messieurs, le mécanisme de la gêne de la déglutition et des différents phénomènes que je viens de vous indiquer m'entraînerait au delà des limites d'une conférence clinique; ce mécanisme a été longuement ■discuté dans la thèse de M. Maingault. Si l'on examine le pharynx du malade

p.513 (5)
pulmonaire. La faiblesse alla croissant, et le malade mourut le vingtième jour à partir du début des accidents paralytiques, un mois après son arrivée à l'Hôtel-Dieu. J'étais mandé, il y a quelque temps, par M. Surbled (de Corbeil), auprès d'un homme de cinquante-deux ans qui avait contracté

p.520 (2)
, soit enfin par le fait d'une diète rigoureuse à laquelle il aura été condamné, l'expérience clinique montre que cette débilité joue un rôle secondaire, et que ces paralysies sont un effet direct de la cause morbide ; qu'elles sont dues à la modifi cation organique et fonctionnelle imprimée à

p.521 (1)
de nature inflammatoire, lorsque pour le croup en parti1 Delpech, Mémoire sur les accidents que développe chez les ouvriers en caoutchouc l'inhalation du sulfure de carbone en vapeur, Paris 1826; et Nouvelles Recherches sur l'intoxication spéciale que détermine le sulfure de carbone (Anm. d'hygiène,1

p.525 (4)
occupé dans ces derniers temps, c'est le chlorate de potasse. Ce sel, vous le savez, découvert à la fin du siècle dernier par Berthollet, était entré, vers 1796, dans le domaine de la thérapeutique. En 1819, Chaussier le proposa contre le croup. Il était complètement tombé dans l'oubli, lorsque M

p.526 (3)
autorisent à considérer ce médicament, sinon comme un remède efficace, du moins comme pouvant rendre quelques services dans l'angine diphthérique. Mais, à cet égard, il y a des réserves à faire; si nous reconnaissons avec M. Isambert, que l'utilité du chlorate de potasse, dans les cas de moyenne

p.527 (6)
dont je vous entretiendrai tout à l'heure. Avant de le faire, je veux vous parler d'une excellente médication, conseillée par un praticien de la Mayenne, M. H. Trideau (d'Andouillé) 1. Ce médecin, comparant les affections diphthériques aux' affections catarrhales, et s'appuyant des bons effets produits par les balsamiques

p.529 (4)
l'hôpital des Enfants malades. Paris, 1858. TROUSSEAU, Clinique. I. — 34

p.545 (4)
tubo " haberetur, quod interior eximi posset et mundari, dum exterior et major interim in » vulnere maneret. » (Van Swieten, Commentaires à l'aphorisme 813 de Boerhaave. Paris; 1757, t. II; p. 628.) TROUSSEAU, Clinique I. — 35

p.548 (3)
s'en tenir à la méthode la plus vulgaire et la plus sûrs. M. le docteur Paul Guersant avait également adopté un instant la méthode expéditive; aujourd'hui, bien qu'il opère plus vite et mieux que 1. Chassaignac, Leçons sur la trachéotomie. Paris, 1855. 2. Garengeot, Opérations de chirurgie, t. II, p

p.549 (3)
TRACHÉOTOMIE. 549 ceux d'entre nous qui ne sont pas chirurgiens, il procède assez lentement pour éviter les graves inconvénients que je vous signale. D'une part, il y a danger à fixer le larynx; car, ainsi que le fait judicieusement observer M. Millard dans son excellente thèse, comme l'avait dit

p.561 (7)
répétées. Enfin, une variole discrète, qui survint dans l'intervalle, n'empêcha pas la guérison. L'enfant fut emmenée de l'Hôtel-Dieu le 13 mai. Cette observation, celle de l'enfant Drodlinger, le mémoire que M. Maslieurat-Lagemard adressa en 1841 à l'Académie de médecine, et où se trouve consigné

p.563 (1)
-Agnès est entrée une femme accouchée quinze, jours auparavant à l'hôpital Lariboisière. Elle était sortie de cet établissement parfaitement rétablie, lorsqu'elle est venue a l'Hôtel-Dieu avec son enfant qu'elle ne veut pas allaiter, comme cela arrive trop souvent. Ce pauvre enfant, qui meurt de faim

p.564 (3)
albicans), selon M. Charles Robin 1, par conséquent, une moisissure analogue à celles 1. Charles RoKin, Histoire naturelle des végétaux parasites. Paris 1853

p.565 (1)
, se développant dans des conditions spéciales et selon les lois de la génération prétendue spontanée des êtres organiques d'un ordre inférieur; que ce soit une substance animale, de la fibrine, du muco-pus, cela importe peu à la question envisagée au point de vue clinique. N'est-ce pas toujours

p.567 (2)
épaisses et très étendues, elles vont occasionner une gêne considérable dans la succion, gêne que l'enfant témoi1. Valleix, Clinique des maladies des enfants nouveau-nés. Paris, 1838, chap. III. Voyez aussi Guide du médecin praticien.

p.577 (2)
que je traite devant vous. Les diverses espèces végétales, par exemple, nous présentent des ca1- Bretonneau, Recherches sur l'inflammation spéciale du tissu muqueux et en particulier sur la diphthérite. Paris, 1826. TROUSSEAU, Clinique. I. — 37

p.579 (1)
fourmillent dans l'étude clinique des maladies; ce que nous disons du chancre syphilitique, nous pouvons le répéter pour une foule d'autres affections. Un petit bouton se forme sur la main d'un boucher qui a dépouillé un mouton mort du sang de rate. Il n'occasionne qu'un sentiment de chatouillement

p.583 (2)
, que vous n'avez pas pu vous y méprendre. Vous savez, messieurs, quels sont les symptômes de la maladie déterminée par l'inhalation du sulfure de carbone chez les ouvriers qui travaillent à la fabrication du caoutchouc vulcanisé; les intéressants travaux de M. Delpech, en les faisant connaître

p.587 (1)
SPÉCIFICITÉ^ 587 cation au lit du malade; parce que, je le répète, elle domine toute la médecine pratique. Son importance clinique me paraît telle, que je veux y insister encore, pour vous montrer de quelle utilité, de quelle nécessité est cette notion de la spécificité pour le diagnostic

p.589 (1)
persistantes. Il est inutile de multiplier les exemples, car nous aurons trop souvent sujet d'y revenir, la question de spécificité se présentant, je le répète, à chaque instant dans la clinique; j'arrive maintenant à ce qui a trait à la thérapeutique. Messieurs, guérir les malades, ou du moins

p.593 (3)
, La question de la contagion se lie d'une façon trop intime à celle de la spécificité, elle la complète trop bien, pour que nous ne nous y arrêtions pas. . La contagion a été définie de bien des manières différentes. Parmi toutes ces définitions, celle de M. Anglada (de Montpellier) me paraît

p.596 (1)
596 DE LA CONTAGION. temps froid et sec; rien ne semblait modifié, ni dans la constitution géologique du sol, ni dans la constitution météorologique de Paris, et cependant la maladie, une fois développée, se propagea bientôt avec une épouvantable rapidité. Assurément si, pour expliquer

p.597 (3)
ou atmosphériques, dans certaines conditions d'alimentation, se développe spontanément. Les intéressantes observations des médecins du département d'Eure-etLoir, dont vous retrouverez quelques-unes reproduites dans un consciencieux travail de M. le docteur Raimbert (de Châteaudun), sur les maladies

p.598 (2)
de rage, et jamais je n'en éprouvai le plus léger accident. Dernièrement encore, M. le docteur Dumontpallier, mon chef de clinique, s'étant piqué avec les instruments qui lui avaient servi à faire l'autopsie d'un malade mort de la rage, n'en ressentit aucune des suites qu'il croyait avoir à redouter

p.599 (4)
aux soldats de l'armée d'Orient qui en étaient atteints. Ces faits se trouvent consignés dans un mémoire de M. Godelier, professeur de clinique médicale au Val-de Grâce 1. Ainsi, le typhus primitivement causé par l'infection devient ensuite aussi contagieux que peut l'être la variole; il en est de même

p.600 (3)
690 DE LA CONTAGION. En 1827, je donnais mes soins, rue de l'Échiquier, à Paris, à une jeune fille atteinte de variole. Elle vivait avec sa mère, pauvre mercière. Les deux femmes habitaient le rez-de-chaussée. Il n'y avait qu'une pièce divisée par un grand paravent. Du côté de la rue était

p.602 (1)
par la commission médicale française envoyée à Gibraltar, Paris, 1830.

p.607 (9)
et purulentes, etc." » Parmi ces maladies, il en est qui sont franchement contagieuses; d'autres pour lesquelles la transmissibilité par contagion n'est pas démontrée; d'autres enfin qui ne le sont nullement, ou du moins c'est ainsi que l'expérience le prouve aujourd'hui. » II existe, continue M. Ch

p.609 (5)
à cette découverte, il faudra suivre la voie tracée par M. Pasteur, et procéder avec la même habileté et la même patience expérimentale. Je vous ai signalé le rôle du substratum organique et celui de la nature spécifique des ferments dans l'acte de la fermentation; je dois vous dire maintenant

p.612 (1)
ne seraient plus assez grandes peut-être pour les contenir ? De même pour les germes morbifiques. Grâce à Dieu ! lorsqu'ils sont semés à travers les populations, ils ne lèvent pas tous, autrement le monde serait bientôt un vaste désert. Mais parce qu'il n'y a pas nécessairement contagion, on n'est

p.619 (3)
. En 1828, Chervin, M. Louis et moi, avions mission d'étudier en Espagne la fièvre jaune qui régnait épidémiquement à Gibraltar 1. Vous connaissez la rigoureuse exactitude avec laquelle M. Louis recueille les observations des malades ; rien ne doit lui échapper. Il voulut voir tous les habitants pour

p.621 (9)
), dont les expériences sont rapportées dans la Gazette médicale de Paris pour l'année 1843. Vous savez enfin, — et j'ai suffisamment insisté sur ce fait, — que la transmission de la syphilis peut être une triste conséquence de l'inoculation vaccinale, lorsque le vaccin a été recueilli sur des sujets

p.623 (1)
; assez utile dans l'ozène herpétique et scrofuleux. — Poudres à renifler. — Injections. Nécessité d'un traitement très patient et très varié. MESSIEURS, Déjà plusieurs fois vous avez vu entrer dans le service de la Clinique des malades atteints de punaisie, et plusieurs fois j'ai appelé

p.624 (1)
, je dois ajouter que cette puanteur spécifique appartient surtout à la punaisie que l'on a appelée constitutionnelle, et qui se lie plus particulièrement à la diathèse scrofuleuse ou herpétique. Les deux exemples que vous avez en ce moment dans les salles de la Clinique peuvent vous donner une idée

p.625 (1)
combien, chez les personnes grasses surtout, l'intertrigo, qui s'observe sous les mamelles, aux plis des cuisses, autour de l'anus, contracte facilement une odeur très fétide qui, quelquefois, ne peut être évitée, même par les soins de la propreté la plus minuTROUSSEAU, Clinique. I. — 40

p.635 (1)
the croup, Edimbourg, 1765. Vieusseux; Mémoire sur le croup ou angine trachéale, 1812, in-8°. 3. Albers (de Bremen), De tracheitide infantum, Lipsiae, 1816. ' Royer-Collard, Rapport au ministre de l'intérieur sur les ouvrages envoyés au concours, Paris, 1812, in-4°. 5. Bretonneau, Traité

p.636 (1)
dans la crèche quelques petits malades au-dessous de cet âge, les services de l'Hôtel-Dieu sont exclusivement réservés aux adultes. D'autre part, la brusquerie avec laquelle le faux croup se déclare, la rapidité avec laquelle il cède, font que c'est très exceptionnellement aussi que les enfants

p.641 (1)
, une TROUSSEAU, Clinique. I. — 41

p.646 (2)
importante. — On est souvent forcé d'avoir recours à la trachéotomie. MESSIEURS, Quelques-uns d'entre vous se souviendront sans doute d'une jeune femme de vingt et un ans qui avait été amenée le 24 juin à l'Hôtel-Dieu, où elle fut couchée au n° 20 de notre salle Saint-Bernard, et qui sortit

p.648 (2)
, la partie supérieure du conduit aérifère, tandis que les cordes vocales, constituées par un tissu plus serré ne se prêtant pas aussi facilement à l'infiltration, ne se tuméfient jamais dans la même proportion. D'ailleurs ceux de nous qui ont été témoins des expériences de M. Czermak avec le laryngoscope

p.651 (3)
, et empruntés à m. Gubler. D'une manière plus générale, toute inflammation du pharynx ou de l'arrière-bouche, quels que soient sa nature et son siège, peut occasionner 1. Lailler, thèse Sur l'oedème de la glotte, Paris, 1848.

p.657 (2)
. En général, pendant les premières heures, il semble que les accidents n'auront aucune gravité; mais bientôt surviennent des troubles du côté de la respiration et tous les phénomènes qui appartiennent à l'oedème de la glotte. M. le docteur Jameson, chirurgien de l'un des hôpitaux de Dublin, a publié

p.659 (5)
ANGINE LARYNGÉE OEDÉMATEUSE. 656 ingénieur mécanicien, M. Selligue, atteint lui-même de phthisie laryngée, avait exécuté pour son médecin un appareil composé de deux tubes, dont l'un servait à porter la lumière sur la glotte, et l'autre servait à rapporter à l'oeil l'image de la glotte réfléchie

p.669 (3)
une lésion ou à un trouble fonctionnel du nerf laryngé supérieur. Une jeune femme de vingt-sept ans, marchande de chaussures, se présente à ma consultation de l'Hôtel-Dieu, au mois de mai 1863. Elle se plaignait d'une altération de la voix ; et en effet, celle-ci était remarqueblement rauque

p.671 (6)
se demander avec M. Diday s'il n'y a pas là un trouble simplement nerveux des fonctions du larynx.. Or, dans un cas absolument semblable observé à l'Hôtel-Dieu par M. Krishaber, et où, au bout de huit jours de traitement mercuriel, la. voix fut recouvrée, il n'y avait aucune lésion matérielle

p.673 (6)
, on ne péné1. Loiseau, Bulletin de l'Académie de médecine, Paris, 1857, t. XXII, p. 1138. 2. Czermak, Du laryncoscope et de son emploi en physiologie et en médecine, Paris, TROUSSEAU, Clinique. l. - 43

p.676 (1)
. En 1823, alors que j'étais élève de l'hôpital de Tours, mon excellent maître, Bretonneau, eut à donner des soins à un architecte de Paris, qui, malade depuis longtemps, avait été dirigé sur les Eaux-Bonnes par son médecin. A cette époque il n'y avait pas de chemin de fer; le malade voyageait

p.677 (5)
; moi-même, comme je vous le dirai tout à l'heure, j'observais récemment un cas tout à fait semblable. Si maintenant vous considérez que, d'après le témoignage de M. Barth, 1. Barth, Recherches sur la dilatation des bronches (Mémoires de la Société médicale « d'observation, Paris, 1856, t. III).

p.684 (3)
toute son importance clinique, sans vous faire comprendre de corn de difficultés était entouré le diagnostic de cette maladie. 1. Barth, Mémoires de la Société d'observation, Paris, 1856, t. III.

p.689 (4)
, elle es assez rare chez l'homme. Cette question de l'influence des diathèses sur la production, la forme et la marche de la blennorrhagie, a. été reprise et soutenue par M. Peter. Dans une discussion qu'il a soulevée au sein de la Société médicale des hôpitaux de Paris, ce médecin a soutenu

p.694 (2)
694 DILATATION DES BRONCHES ET BRONCHORRHÉE. Indépendamment de la médication que je viens de vous indiquer, h. en est une autre que vous me voyez souvent mettre en usage dans le traitement de ces catarrhes bronchiques concurremment avec la première. C'est toujours une médication topique, mais

p.695 (1)
de temps, une jeune fille de treize ans, couchée au n° 32 de la salle Saint-Bernard, mourait subitement, enlevée par une hémoptysie foudroyante,' survenue dans les circonstances que je vais vous rappeler. Cette petite malade, était entrée dans le service de la Clinique pour une pleuro-pneumonie eh

p.696 (1)
sortir par les issues que lui offraient la bouche et le nez, s'était en quelque sorte précipité dans le tube digestif. Ce fait, messieurs, et d'autres que nous avons observés dans le service de la Clinique, m'ont fait désirer d'entrer avec vous dans quelques détails relatifs à la valeur diagnostique

p.697 (2)
HÉMOPTYSIE. 697 dixième mois environ d'une nourriture qu'elle était en train de faire à Paris. Ces hémoptisies s'étaient reproduites à des intervalles très rapprochés; la sécrétion du lait s'était tarie, la malade était tombée dans l'anémie, et nous ne pûmes nous défendre de l'idée

p.698 (2)
, d'une dyspnée si grande, que mon savant ami M. le professeur Àndral, bien que n'ayant jamais constaté aucun signe physique de tuberculisation, jugea opportun d'envoyer la malade aux Eaux-Bonnes. Aujourd'hui cette dame a de l'emphysème pulmonaire. L'âge a amorti toute cette fougue nerveuse

p.700 (2)
700 HÉMOPTYSIE. chaque mois, se fait dans les poumons autour des masses tuberculeuses 1, Cette observation de M. Andral ne me paraît en rien infirmer la nôtre. car il reste à se demander si cette congestion plus vive de chaque mois ne doit pas être considérée comme le fait d'un travail

p.705 (2)
incertains, les difficultés de ce diagnostic sont tellement grandes, qu'elles ont fait dire à M. Bouillaud que l'on peut deviner plutôt que diagnostiquer cette affection. Si l'infiltration sanguine a été considérable, s'il existe des noyaux volumineux,, vous aurez, en effet, des signes locaux

p.712 (1)
que ces granulations miliaires sont des productions morbides tout à fait différentes du tubercule. 1. E. Leudet, Recherches sur la phthisie aiguë chez l'adulte, thèse, Paris, 1851.

p.715 (7)
aux gralations et aux nodules dits inflammatoires, qui ne différeraient des anulations que par un groupement moins serré de leurs noyaux, M. Vil— min a trouvé clans ces nodules miliaires des: éléments absolument idenques par la forme, les dimensions et tous leurs autres caractères à ceux. qui se développent

p.716 (2)
716 PHTHISIE PULMONAIRE de vingt et un an qui fut couchée au n° 10 de la salle Saint-Bernard; elle n'était malade que depuis trois mois. Habituellement bien portante jusque-là, elle quitta son pays à cette époque pour venir habiter Paris. À partir de ce moment, sa santé se dérangea; son appétit

p.718 (2)
de circonstances,: des individus chez lesquels existent des antécédents héréditaires tuberculeux; je me hâte d'ajouter, il est vrai, que souvent aussi ces antécédents n'ont pu être retrouvés. Pour toutes les raisons que je viens dé vous dire, M. Empis s'est décidé à considérer la phthisie galopante comme

p.721 (1)
la cussion, on a toujours de la matité; à l'ausculation, on entend le affle bronchique, les râles crépitants, la bronchophonie, dans une ndue quelquefois considérable, ou bien,, comme on en a cité quelques TROUSSEAU, Clinique. I. — 46

p.722 (3)
722 PHTHISIE PULMONAIRE. exemples, on n'entend plus dans la partie occupée par la lésion aucun bruit normal ou anomal. Cela peut durer quinze, vingt, trente, quarante et même soixante-dix jours, ainsi que vous en trouverez un fait signalé dans la thèse 1 de M. A. Raymond. Je vous rappellerai

p.724 (1)
qui percute, dans la pneumonie chronique, en opposition avec une matité moins complète dans l'induration tuberculeuse, est un dernier caractère d'une nuance bien délicate et dont la valeur clinique me paraît très difficile à prouver. C'est plutôt par induction, c'est par l'appréciation des caractères

p.726 (4)
d'une espèce particulière sur lesquelles M. Briquet a, le premier, appelé l'attention des praticiens 1, et dont je vous parlerai tout à l'heure. La gangrène du poumon consécutive à une pneumonie franche a été bien rarement observée; je n'en ai point encore vu un seul cas. Déjà Laennec avait dit

p.727 (4)
nourricier de l'organe. Plus tard, s'il y a lieu, nous discuterons cette question avec tous les développements qu'elle comporta ; mais, dès à présent, à l'appui de l'observation clinique, et pour lui donner encore plus,d'autorité, je vous rappellerai que Virchow, dans ses études expérimentales, avait

p.737 (3)
un épanchement pleural, il faut, dit à son tour M. Béhier, que le poumon, tassé, induré, soit en rapport avec la trachée ou avec une is grosses divisions des bronches. On comprend, en effet, que, transmis l'oreille, à travers le poumon induré et à travers répanchement qui imprime les tuyaux de gros

p.744 (4)
partie de la journée. Le 2 mai, elle ressentit un frisson; son oppression, jusque-là très peu prononcée, le fut davantage, et, dans l'après-midi, elle se fit admettre a l'Hôtel-Dieu. Le soir, M. Beylard, mon chef de clinique, lui trouvait de la fièvre et constatait les phénomènes suivants : À

p.748 (5)
quelques progrès à la thérapeutique de la pleurésie. Voici, au reste, messieurs, comment j'ai été conduit à poser en précepte la nécessité d'intervenir par une opératiou chirurgicale dans les cas d'hydrothorax considérable. En 1832 entrait à l'Hôtel-Dieu, dans ces mêmes salles dont je dirigeais alors

p.753 (2)
des médecins de Paris, sans avoir à déplorer d'insuccès; quand plusieurs de mes confrères des hôpitaux et de la ville, de mes jeunes confrères, bien entendu, car les aînés n'aiment guère à suivre les. exemples 1- Bulletin, de l'Académie de médecine, séance du 24 octobre 1843, t. IX, p. 138. 2. Ibid., séance

p.757 (2)
, et qui retombe bientôt dans l'oubli. Tel a été le sort de la paracentèse du thorax, et il n'est pas surprenant que de Haen se demandât, à propos de l'hydropisie de poitrine : « Cur ita laudata paracentesis sive ut i primum sive saltem ut alterum adhibendum auxilium spatio XXIII se» culorum theoretice

p.769 (4)
PARACENTÈSE DE LA POITRINE. 769 tard, demeurant à la Chapelle Saint-Denis, rue Marcadet, n° 8. Il avait été mandé pendant la nuit auprès de cette malade, qui, au quatorzième jour d'une pleurésie, était arrivée à un degré de suffocation tel, que sa vie semblait immédiatement menacée. Le dimanche 9

p.770 (4)
postérieure du côté qui avait été le siège de l'épanchement donnait un son mat et bas, mais le bruit respiratoire s'entendait partout. Voici le second fait : Un homme de trente-six ans entrait, le 5 juin 1854, à l'Hôtel-Dieu, dans le service de M. Horteloup. Il était, disait-il, malade depuis trois semaines

p.772 (2)
par M. Peter, alors mon chef de clinique, le matin du vingtsixième jour de la maladie (la température marquant 38°, 7). On retire de la poitrine 750 grammes de sérosité qui, pressée le lendemain dans un linge, donne 3gr, 50 de fibrine humide. Pendant les jours suivants on perçoit le murmure

p.775 (3)
qu'unepleurésie simple,, devient une pleurésie suppurative. Ceux d'entre vous qui ont lu la thèse de M. A. Charrier 1 savent combien ces pleurésies suppurées furent communes en 1 854. Nous recevions, il y a peu de temps, dans nos salles, une femme qui sortait de cet hôpital de la Maternité, où elle était

p.778 (4)
la thèse inaugurale de M. Lacaze du Thiers, et assez bon nombre rassemblés par M. Boinet 2. Le suivant, tiré de ma pratique particulière, mérite de vous être rapporté. La veuve d'un de nos estimables confrères de Paris, M. Pauly, prend à la suite des fatigues qu'elle avait éprouvées en soignant son

p.785 (2)
-Agnès nous en a offert un exemple remarquable. C'était un charretier de robuste constitution, qui entrait, le 12 novembre 1856, dans notre service de clinique; son affection datait de six semaines. Il s'était trouvé pris et violemment serré entre deux charrettes, et tellement contusionné

p.789 (2)
. En voici un exemple : Auguste Thillaye, âgé de douze ans, fils du conservateur des musées de la Faculté de médecine de Paris, d'une constitution lymphatique, fut amené de pension, avec une forte céphalalgie et un point de côté à gauche, au-dessus des fausses côtes. Il était sans fièvre. On le mit

p.790 (1)
, Laennec regardait la guérison comme possible. 1. Laennec, Traité de l'auscultation médicale, 3e édition, Paris, 11831, t II, 2e part., sect. v, art 9, p. 387.

p.791 (2)
qui étaient, à la même époque dans notre service de clinique. L'un d'eux était un jeune Piémontais, âgé de vingt-six ans, exerçant la profession de prestidigitateur. Habituellement de bonne santé, mais menant, par état, un genre de vie très irrégulier, faisant bien souvent des écarts de régime

p.796 (2)
796 PLEURÉSIE. avait eu une diarrhée dysentérique assez abondante, qui persista pendant quatre mois. La gêne que lui causait son oppression, la faiblesse générale qui augmentait de jour en jour, engagèrent le malade à venir consulter à Paris, et il entra à l'Hôtel-Dieu le 9 avril. Il s'offrait à

p.801 (5)
dans foute son étendue de tumeurs fongueuses formées par la matière encéphaloïde. Vous lirez dans la thèse de M. Lacaze du Thiers un second fait identique, observé.en 1850 chez un vieillard, par M. Lemaître, dans le service de M. Andral. A l'autopsie on constatait l'existence de tumeurs cancéreuses

p.802 (5)
une discussion mémorable qui eut lieu à la Société médicale des hôpitaux de Paris, précisément à propos du fait de M. Barth dont je viens de vous parler, Natalis Guillot a rappelé une épidémie de rougeole observée par lui à l'hôpital Necker, dans le cours de laquelle il a vu plusieurs enfants mourir

p.817 (6)
. Bonnassies auprès d'un M. L..., demeurant à Paris, quai Bourbon, n° 19, dans l'île SaintLouis. M. L... était goutteux depuis sa jeunesse ; la diathèse était chez lui tellement prononcée, qu'outre les tophus crayeux qui déformaient toutes les articulations, il y en avait encore dans l'épaisseur

p.822 (1)
aujourd'hui, que l'expériencea surabondamment démontré qu'il n'en était rien, reproduire un. pareil argument contre l'opération est de l'insigne mauvaise foi ou tout au moins la preuve d'une ignorance impardonnable. J'en appelle, messieurs, à ceux de vous qui suivent régulièrement le service de la Clinique

p.825 (4)
, la déformation s'observe aussi beaucoup moins; mais c'est probablement une des raisons pour lesquelles les pleurésies chroniques purulentes, qui guérissent le plus souvent dans l'enfance, sont, dans la vieillesse, presque toujours mortelles. M. le docteur G. Dieulafoy a appliqué aux épanchements aigus

p.832 (2)
la cavité pleurale ressortissent plus spécialement à la chirurgie et qui semblent devoir rester étrangers à l'enseignement d'un professeur de clinique médicale, cependant, comme jadis j'ai fait sur ce point de pathologie de nombreuses expériences 1 dont les résultats n'ont pas reçu une publicité

p.833 (1)
de la plaie, noyau avec lequel TROUSSEAU, Clinique.

p.838 (3)
838 ÉPANCHEMENTS DE SANG. résulter. J'ai la conviction bien profonde que la plupart des insuccès que Jadis les chirurgiens avaient à la suite des plaies de poitrine tenaient précisément à cette manoeuvre périlleuse, qui, Dieu merci, est aujourd'hui abandonnée par la plupart des praticiens

p.841 (4)
pronostique et thérapeutique. MESSIEURS, Les exemples d'hydatides du poumon cités par M. Davaine dans son bel ouvrage sur les entozoaires 1 sont relativement peu nombreux, et si vous interrogez à ce sujet vos maîtres dans les hôpitaux, la plupart d'entre eux vous avoueront n'en avoir jamais vu

p.843 (3)
HYDATIDES DU POUMON. 843 crochus, tabidis ungues adunci1. Ce fait d'observation clinique avait été non pas nié, mais oublié, lorsqu'en 1832 M. Pigeaux le signala de nouveau. L'année suivante, je publiai sur ce sujet un travail accompagné d'une planche fort bien dessinée par un de mes élèves, M

p.847 (3)
du foie à envahir ainsi la poitrine en refoulant le diaphragme et le poumon, en même temps qu'ils abaissent le foie et gagnent la région épigastrique. L'envahissement de la cavité thoracique par ces kystes peut être tel, que le poumon, refoulé jusque dans la région claviculaire et dans la gouttière

p.848 (5)
848 HYDATIDES DU POUMON. d'hui; vous en trouverez consignés, entre autres, dans la thèse de M. Cadet-Gassicourt 1, dans le mémoire de M. E. Leudet (de Rouen) 2. Déjà Bricheteau 3, en faisant ressortir tout l'intérêt qui s'attache à ce sujet, avait indiqué l'heureux mode de terminaison des tumeurs

p.849 (1)
TROUSSEAU, Clinique.

p.851 (1)
HYDATIDES DU POUMON. 851 L'histoire clinique des kystes hydatiques du poumon est loin d'être complète;.le début insidieux, la marche lente ou rapide de celte affection, l'ignorance presque absolue où nous sommes de son étiologie, vous disent assez la difficulté du sujet. La plupart des faits

p.860 (5)
modérément, de son point de côté. La toux n'était pas accompagnée d'expectoration. Cependant l'intensité du 1. Andral, Clinique médicale, t. II, p. 313. 2. Chomel, Dictionnaire de médecine en 30 vol., Paris, 1842, t XXV, p. 151.

p.863 (1)
ABCÈS PULMONAIRES, VOMIQUES PÉRIPNEUMONIQUES. 863 mois des fréquents maux de tête, de grandes lassitudes. Huit jours avant son entrée à l'Hôtel-Dieu, le 8 avril, il s'était trouvé plus fatigué, plus fourbu, selon son oppression, qu'il ne l'était d'habitude. Il avait été pris de fièvre, sans gros

p.865 (1)
coup les symptômes de l'hyTROUSSEAU, Clinique.

p.869 (1)
. Ainsi, Legroux a cité le fait d'un individu qui, dans un espace de temps assez long à la vérité, en avait rendu 42 à 43 litres, qui avaient été mesurés ; et dans une des séances de la Société médicale des hôpitaux de Paris, de l'année 1854, je lisais à mes collègues l'observation, recueillie

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dans ces dernières années par MM. Dietl (de Vienne)1, Niemeyer (de Greifswald), Schmidt, etc.; des faits rapportés par M. le docteur Laboulbène 2, beaucoup auront lu le mémoire posthume de Legendre, intitulé De l'expectation dans la pneumonie franche 3. Eh bien! messieurs, ces expériences

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d'Ackermann et plus tard celles de M. Pécholier sont venues démontrer l'exactitude de cette opinion. Si, en effet, comme l'a fait encore tout récemment dans des vivisections confirmatives, mon collègue le professeur Germain Sée, si, dis-je, on injecte une solution de tartre, stibié dans les veines

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grande loi de thérapeutique générale, que les constitutions médicales ont une influence immense sur le mode d'action des médicaments. Cette grave question touche de trop près à la clinique pour ne pas la discuter devant vous, comme je là disculais autrefois dans mes cours à la Faculté, et comme

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Stoll et plus encore Rivière préconisaient la médication vomitive, c'est que cette médication répondait aux indications ci une constitution médicale qui dominait alors, tandis que depuis longtemps I. — 56 TROUSSEAU, Clinique.

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que, frappant l'organe dans une plus ou moins grande étendue, elle est tout de suite ce qu'elle doit être, ou, du moins, reste localisée dans les 1. R. B. Todd, Clinical lectures on certain diseases, Londres, 1867. 2. Béhier, Conférences de clinique médicale, faites à la Pitié, Paris, 1864. 3. E

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ambulatoire analogue à celle que présente le phlegmon du tissu cellulaire que l'on nomme l'érysipèle phlegmoneux. En deux mots, voici ce qui s'est passé chez notre malade. — Il est entré dans les salles de la Clinique, il y a dix jours, se plaignant d'un point de côté violent, tout à fait à la base

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... 313 ... I. — 57 TROUSSEAU, Clinique.

p.NP (3)
Docteur en médecine 1 vol. in-8 de 824 pages avec 136 fig. Prix 10 fr L'ouvrage de M. Collineau est un livre bon, utile, savamment composé, consciencieusement pensé, d'une lecture attachante, instructive, aussi pratique que théorique et dont le succès fr en s'affermissant de plus en plus. Louis MARTINET

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