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Titre : Le Gaulois : littéraire et politique

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1917-08-22

Contributeur : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication

Contributeur : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication

Contributeur : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Langue : français

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Description : 22 août 1917

Description : 1917/08/22 (Numéro 14557).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5373522

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32779904b

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32779904b/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 20/03/2008

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DÉPÊCHES DE LA BERNttM JË0RE

Communiqués

officiels Communiqué du 21 août, 14 heures

Sur le plateau de Cerny, les Allemands ont attaqué nos positions en trois points différents. A deux reprises, nos feux ont brisé les vagues d'assaut, qui 'ont dû refluer dans leurs tranchées de départ, fortement éprouvées. D'autres tentatives à l'ouest du monument d'Hurtebise ont également échoué.

Sur le front au nord de Verdun, les Allemands ont énergiquement réagi pendant* la nuit. Leurs contre-attaques, extrêmement violentes, notamment au bois d'Avocourt et au nord du bois des Caurières, ont été brisées par nos feux. L'ennemi a subi de lourdes pertes sans aucun résultat. Nos troupes ont conservé tous leurs gains et s'organisent sur les positions conquises. Le chiffre des prisonniers valides que nous avons faits dans la journée du 20 dépasse 5,000, dont 116 officiers.

L'aviation ennemie a bombardé cette nuit nos arrières et en particulier un camp 'de rassem. blement de prisonniers allemands, dont un grand nombre ont été atteints.

Rien à signaler sur te reste du front.

Communiqué du 21 août, 21 heures 30 • Assez grande activité des deux artilleries dns la région au nord de Vauxaitlon et sur les plateaux de Cerny et de Craonne.

En Champagne, nos tirs de destruction sur les organisations allemandes du secteur de Saint-Hilaire ont provoqué l'explosion de réservoirs à gaz. Nos reconnaissances ont.trouvé peu après les tranchées ennemies évacuées et pleines de cadavres.

Sur le front de Verdun, la bataille a continué aujourd'hui sur plusieurs points et s'est dérou.lée partout à notre avantage.

Sur la rive gauche, nos troupes ont enlevé la côte de l'Oie, que nous occupons en entier, ainsi que le village de Regnéville. Sur la rive droite, au cours d'une attaque brillamment conduite, nous avons conquis Samogneux et tout un système de tranchées fortifié qui relie, ce village aux organisations de la cote Les contre-attaques déclenchées par les Allemanda ont été repoussées par nos feux. Noua avons fait de nouveaux prisonniers qui n'ont pu être encore dénombrés.

Dans les Vosges, un coup de main ennemi sur nos petits postes de l'Hartmannswillerkopf p$à pas donné de Communiqués

britanniques

Communiqué britannique du 21 août, aprèsmidi

L'ennemi a tenté ce matin, pour la troisième fois, de reprendre le terrain récemment con.quis par nous au sud-est d'Epéh". Bien que soutenues par des jets de liquides enflammés, ses troupes ont été entièrement rejetées. Nous conservons toutes nos positions.

Un coup de main sur les tranchées alleman- des, effectué sur un large front vers le canal de Saint-Quentin, à l'est d'Epéhy, nous a valu un certain nombre de prisonniers. Nous avons légèrement amélioré nos positions cette nuit au nord de la route d'Ypres à Menin.

Gommuniqué britannique du 21 août, 20 h. 50 Nous avons attaqué ce matin la ligne de tranchées allemandes qui borde la ville de Lens à l'ouest et au nord-ouest, et nous -tous sommes emparés des positions ennemies sur un front de dix-huit cents mètres. Le combat a été violent et se poursuit à l'heure actuelle. A midi, deux vigoureuses contre-attaques déclenchées au nord-ouest de Lens ont été rejetées par nos troupes. Une troisième tentative au sud de la ville a été brisée par nos feux d'artillerie. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.

Un coup de main allemand a été repoussé ce matin, au nord-est de Messines, à la suite d'un vif engagement.

Les deux aviations ont continué à montrer hier une grande activité. Nos pilotes ont poursuivi avec succès leurs opérations ordinaires, bien que l'aviation allemande se soit montrée agressive. Neuf appareils ennemis ont été abattus en combats aériens et sept autres contraints d'atterrir, désemparés. Quatre des nôtres ne sont pas rentrés.

La geeoBfe Batatte fle Yerdun Violentes contre-attaques allemandes brisées sur les deux rives de la Meuse. Noua

organisons les positions conquises

LES TROUPES ITALIENNES

PROGRESSENT SUR LE CARSO

Dans son attaque contre Verdun, le 21 février 1916, l'état-major germanique comptait, grâce à l'appui de la formidable artillerie lourde disposée concentriquement sur les Hauts-de-Meuse comme en Woëvre, déterminer une progression rapide de ses divisions de choc et réduire en quelques jours le saillant de nos lignes au nord-est de. la place. Après notre rétablissement devant Douaumont, le 26 février, il fut contraint de reconnaître que les feux de flanc de nos positions de la rive gauche de la Meuse la côte de l'Oie, le Mort-Homme et les hauteurs de Vacherauville paralysaient toute avance de. ses troupes sur la rive droite, et se décidait en conséquence à porter son effort, à partir du 5 mars, à l'ouest comme à l'est du fleuve.

Nous nous trouvions, avant l'offensive du 00 août, dans une situation analogue. t.

Dès la reprise du fort de Douaumont, en

octobre, et) celle des hauteurs, de la côte eu Poiv,re, de Louvemont et de Bezonvaux, le 15 décembre 1916, il parut évident que ^oufe nouvelle progression française sur .la rive droite de la Meuse se trouvait interdite par lestirs d'enfilade des batteries allemandes établies sur la rive gauche.

Aussi notre haut commandement a-t-il judicieusement conçu l'attaque de la IIe armée française, du général Guillaumat, comme devant se développer à la fois sur les deux rives du fleuve due façon à conquérir simultanément des positions qui se, couvrent mutuellement. Cette -habile manœuvre a été couronnée d'un plein succès et nous a valu pour des pertes relativement minimes la reprise de la. majeure, partie des positions perdues dès les premiers jours de l'offensive allemande de février 1916.

Il est à noter d'ailleurs, comme l'on pouvant s'y attendre,- que notre progression de lundi dernier a été la plus rapide au centre du front d'attaque, du ravin de la Hayette entre la cote, 304 et le Mort-Homme au bois des Fosses, à l'est de la côte de Samogneux. Notre avance a été par contre beaucoup plus lente aux extrémités de notre ligne de bataille, à l'ouest dans le bois d'Ayocourt placé sous les feux des batteries ennemies des bois de Cheppy, de, Malancourt et de Montfaucon, comme à l'est dans le bois Le Chaume, exposé aux tirs concentriques de l'actillerie allemande du bois des Caures, des Jumelles d'Orne et de la plaine de Woëvre.

Les Allemands, qui s'attendaient depuis quelques semaines à notre attaque, semblent avoir adopté une tactique de combat identique à celle utilisée dans les plaines'de Flandre les premières lignes sont tenues par des effectifs réduits, mais disposés dans des abris bétonnés et armés d'un nombre considérable de mitrailleuses.

En arrière, dans les secondes lignes, sont .massées des réserves imposantes, destinées à effectuer de puissantes contre-attaques, capables de reconquérir rapidement nos nouvelles positions à peine organisées.

Cependant, malgré les coûteux sacrifices de l'adversaire, toutes ses tentatives pour reprendre le bois d'Avocourt, le Mort-Homme, la'I côte de Samogneux et le bois des Caurières ont échoué sous la rigoureuse précision de nos tirs de barrage et la résistance opiniâtre de nos fantassins, qui s'organisent rapidement sur les positions conquises.

D'ores et déjà; au cours des deux premières journées d'offensive, nous avons reconquis l'ensemble de nos premières lignes principales de la rive gauche (bois d'Avocourt, cote 304, en majeure partie, Mort-Homme, côte de l'Oie, Regnéville) et dominons le ravin de Malancourt à Béthincourt et Forges,

LA VIE ANGLAISE

Histoire d'une Grille Avant, que les femmes viennent siéger au milieu du Parlement anglais, la grille qui lés enfermait dans la galerie réservée d'où elles pouvaient assister aux séances va enfin tomber. Les membres des Communes se sont prononcés pour la suppression de cet obstacle « honteux, médiéval et anachronique » suivant l'expression de l'un d'eux mis à la curiosité des dames. Pourtant, si les femmes ont été exclues d'abord du spectacle des débats parlementaires, puis encagées lorsqu'elles furent de nouveau. autorisées, à contempler. les faiseurs de lois à leur oeuvre, elles doivent le reconnaître, il y alla de leur faute. Jusqu'à l'an 1778, le -Parlement leur était ouvert comme spectatrices, et elles usaient largement de la liberté qui leur était concédée, et si largement même que la place qu'elles consentaient à laisser, aux membres du Parlement eux-mêmes devenait chaque jour de. plus en plus étroite.

A certaine séance du 2 février 1778, attirées par l'intérêt sensationnel de la discussion qui allait s'ouvrir, les dames avaient pratiquement envahi tpute la salle, ne laissant aucun siège, libre.' Un grincheux (ne révélons pas le nom de ce misogyne) s'autorisa de cet empressement un peu trop indiscret pour réclamer une. mesure extrême: l'exclusion radicale des femmes, qui fut aussitôt décidée. Durant cinquante longues années, les parlementaires anglais eurent le courage de faire les lois et de s'entretenir de la chose publique en Se privant de la présence des femmes, auditrices de leurs.discours.

Il faut croire que les hommes regrettaient l'aimable contrôle des femmes et que celles-ci surent gagner des appuis à leur cause, car une cinquantaine d'années après la désastreuse séance de 1778 l'ostracisme était levé: les femmes pouvaient de nouveau assister aux séances, mais elles se trouvaient reléguées dans les combles, sous le toit de l'édifice parlementaire. Il leur était permis de contempler les législateurs par les orifices de ventilation de la salle des séances: un enfer de chaleur étouffante d'où elles ne pouvaient apercevoir que le sommet des crânes de ces messieurs et les entendre fort mal. En 1834, le palais du Parlement fut incendié et le sup-/ plice des femmes prit fin. Cependant, une surprise leur était réservée. Dans le nouveau palais du Parlement, la tribune qui leur était, destinée, au-dessus du siège du speaker place excellente, sans doute et au-dessus de la tribune de la presse ce qui les, plaçait encore très haut, formait une galerie impitoyablement close par une grille. Une grille comme au couvent ou cotame au Zoo

En, faisant sceller ce grillage devant la tribune des dames, de qui se méfiaient donc les parlementaires, d'eux-mêmes ou de leurs aimables et curieuses auditrices?. Quelle distraction redoutaient-ils si un vissage ami avait pu se pencher au-dessus de la galerie réservée? Ou jugeaient-ils peut-être cette barrière indispensable pour empêcher les femmes de franchir la balustrade et d'envahir encore une fois le sanctuaire de leurs délibérations ?.

L'élan de rénovation issu de la grande guerre, comme un coup de vent. purificateur sort d'un cyclone, a changé bien des choses en Angleterre. La grille puérile -et baroque va tomber. Il y une majorité aux Communes qui a décidé son enlèvement définitif. Cette grille historique s'en ira prendre place au London Muséum, parmi les curiosités du vieux Londres, avec les chaînes de New Gate et les fragments de la première bombe allemande lancée sur la cité. De vieux parlementaires, de vieux Londoniens la contempleront sans regret, mais peut-être non sans émotion. Sur ses barreaux tant de visages anxieux sont venus s'appuyer en des séances agitées ou pathétiques, tant de belles dames, avant ou après la réception du soir, sont venues frôler à la rudesse de son fer le frou-frou soyeux de leurs toilettes de bàl! Cette grille a vu l'impétueuse Hon. O'Shea, l'amie du grand Parnell, et l'imposante Mrs Randolph Churchill, l'habile et charmante Mrs Gladstone, la belle Mrs Langtry, Mrs Keppel. et tant d'autres et d'autres, des vivantes et des disparues. Un historien humoriste et attendri voudra peut-être écrire son histoire: Les Mémoires de !a grille du Parlement, et ce serait l'histoire de l'évolution des jeunes Anglaises vers la vie parlementaire, à laquelle elles vont peut-être accéder demain. Pourvu que, le jour où elles entreront au Parlement pour y siéger, elles ne veuillent pas se venger et ne fassent pas décréter, par

qui consîituaït, avants ?9 mars 1915, -notre a avant-ligne l'ouest de la Meuse-

Sur la rive droite, dans la région des Haul£ de-Meuse, notre progression a été plus importante encore et atteint près de trois kilomètres, à la» hauteur du village et de la cote 344 de Samognéux. Celle-ci commande le cours du fleuve au nord jusqu'à Sivry, sur plus de dix kilomètres d'étendue, et nous permet de prendre de flanc à l'est les positions de Bëaumont et du bois des Caures.

Dès à présent, de par notre heureuse et brillante initiative, la pression que;, l'armée du Kronprinz impérial exerçait encore contre notre grande place de l'Est se trouve notablement diminuée, et nos lignes prononcent à leur tour un saillant nettement accusé dans les lignes adverses.

Sur le front italien des Alpes Juliennes, l'offensive;, commencée le samedi 18 août par nos vaillants, alliés, sg, développe non moins favorablement de Tolmino à la mer, sur une étendue de près de 60 kilomètres.

Cett^ offensive a débuté par une attaque frontale sur l'ensemble des positions adverses. La lutte de fixation paraît tout particulièrement violente entre Tolmino et Gorizia, dans la région d'Anhovo. On retrouve dans le front de combat actuel les trois secteurs que nous avons- déjà délimités antérieurement dans l'attaque italienne du 14 mai dernier le secteur de gauche, de Tolmino à Gorizia, qui affecte les hauteurs du Jélénik (788 m.),du Monte Cucco (611 m.), du Vodice, à l'est deTIsonzo, et celles du Monte Santo (682 m.), dominant, immédiatement au nord, la plaine de Gorizia

2° le secteur du ceatre, comprenant la plaine accidentée du yipaceo, à l'est même, de Gole secteur du sud, qui's'étend du Vipacc'o à la mer Adriatique,, sur le plateau du Carso et' massif de l'Hermada.

À l'heure actuelje, les troupes autrichiennes sont fortement accrochées sur ibut ce front d'attaque et ont déjà subi des pertes très sensibles s'élevant, rien qu'en prisonniers, à plus de 10,000 hommes. II faut s'attendre toutefois à ce que le .général Cadorna, disposant d'effectifs considérables et d'une puissante artillerie ren-' forcée par des batteries françaises et anglaises, soutenu par ses divisions navales de monitors dans le golfe de Trieste, cherche à s'ouvrir, par une action- de surprise la route de Trieste ou celle de Laybach.

La pression de nos alliés se manifeste, d'ail-.leurs, particulièrement vive sur le Carso, au sud de Kostanjevica, de Korite à Selo, où la manéeu- vre italienne semble viser à tourner* le massif de l'Hermada, en s'emparant des hauteurs qui :le commandent au nord-est.

un vote de représailles, que devant la tribune des hommes Percy Weyburn

lie f 'Acte Malgré les énormes difficultés rencontrées par nos alliés russes et roumains, qui se reprennent énergiquement et continuent à remplir leur grand rôle pour l'usure définitive de nus ennemis, la guerre touche à sa fin. Le rideau se lève sur le dernier acte.

L'Allemagne se sent sombrer. Déjà, il y a quelques mois, elle était troublée, hésitante. L'empereur Guillaume et les Hohenzollern se sentaient bien atteints. Hindenburg et Ludendorff ont couru à leur aide. Ils ont fait miroi-. ter aux yeux de leur peuple les grandes espérances que pouvaient donner l'anarchie russe, et une certaine lassitude qu'ils ont exagérée -sur d'autres fronts. Le grand chancelier Mi-, chàelis est intervenu à' son tour, par le moyen classique de la Haine de la France, en lançant ses mensonges sur « lés projets de conquêtes » de notre gouvernement.

L'Allemagne a consenti à continuer la lutte, à reprendre l'offensive. Mais ses réserves ne sont plus assez puissantes. Elles s'useront d'autant plus vite que leurs efforts seront plus désespérés, plus convulsifs. La victoire des alliés est certaine, prochaine.

Dans ces conditions, ce qu'il faut souhaiter ardemment, pour la France en particulier, c'est que la; guerre finisse dans la gloire pour ses armées, comme, elle a commencé, comme elle s'est poursuivie jutequïci c'est que nos héroïques soldats, qui ont déjà tant fait pour terrasser « l'invincible, Allemagne H, restent jusqu'au bout des modèles; de bravoure, de dévouement, d'entrain, d'énergie.

A cet égard, l'opinion de l'arrière peut avoir et a déjà eu une influence dés plus heureuses. L'attitude ferme,, patriotique, de ceux hommes, femmes, enfants, vieillards qui sont condamnés à ne pas prendre part à la lutte, leur volonté de tout supporter pour la victoire, la gloire complète, ne peuvent être qu'un précieux encoura g ement pour nos vaillants du, front.

Les acclamations enthousiastes de Paris'sur le passage de nos troupes, de nos drapeaux, le 14 juillet, ont produit la meilleure impression sur l'esprit de nos combattants. Il en est de même pour l'intérêt que porte le grand public, aux livres sérieux, bien étudiés, bien, documentés, déjà publiés sur les combats héroïques de nos armées, comme ceux de M. Ch. Le Goffic Dixrmtde, Les Marais de Saint-Gond de M. Pierre Dauzet De Liège à la Marne, La Bataille des Flandres, et de tant d'autres. Le grand succès de ces livres montre à,,nos soldats combien ils sont suivis, admirés, applau- dis dans leurs glorieux efforts.

Parmi les ouvrages, qui parlent le mieux dès hauts faits de nos troupes, ceux du capitaine Henry Bordeaux, du grand écrivain si bien placé pour observer sur le front, sont au premier rang. Déjà, il nous avait profondé- ment émus en nous montrant l'élévation, la beauté. sublime de l'âme de nos officiers, de nos soldats, dans Les Trais Tombes, dans La Jeunesse nouvelle.

Il a continué en nous donnant Les Derniers jours du fort de Vaux, qu'il n'a pas eu de peine à rapprocher de la légendaire Chanson de Roland, Il y aura plus tardt dans notre Uttéra-

Colonel 3T.

ture, le cycle ae veraun, comme il y eut, au de Charlemagae, if-travers les.siècles, e'est, suivant li juste vision de Barrès, le visage éternel âe la France. Aujourd'hui, il nous donne le deuxième chant de «la. chanson de Vaux-Douaumont les ftaptifs délivrés

Ces ci captifs » sont les forts de Douaumont et de Vaux, si brillamment arrachés aux Allemands par la victoire du général Nivelle du 24 octobre 1916.

Après avoir vécu personnellement sur les lieux les péripéties impressionnantes de la bataille, après s'être renseigné aux sources les plus sûres, les plus compétentes, M. Henry Bordeaux nous fait assister aux efforts merveilleux de nos chefs, de nos officiers, de nos soldats. Tout est à lire, à relire dans son remarquable ouvrage. Les pages consacrées à la préparation de l'attaque sont des plus intéressantes exercices préparatoires des régiments à l'arrière, sur des terrains aménagés comme ceux dont il faudra chasser les Allemands préparation jnova}& des troupes d'assaut, tout particulièrement soignée et couronnée par la note du général Nivelle du 17 octobre, dont voici quelques extraits

a Vingt-sept mois de guerre, huit mois de bataille à Verdun ont affirmé et confirment tous les jours la supériorité du soldat français sur le soldat allemand. Une artillerie d'une puissance exceptionnelle maîtrisera l'artillerie ennemie et ouvrira la voie aux troupes d'attaque. La préparation dans toutes ses parties est aussi complète, aussi parfaite que possible. La volonté, de vaincre des troupes, d'apporter un gage im-.portant de plus à la victoire .définitive, de.couvrir leur drapeau dé nouvelles gloires, rend un succès magnifique absolument certain. » La préparation matérielle répondait à celle du personnel. Celle de l'artillerie, «dont le travail réclame une précision mathématique, en même temps qu'une direction qui se peut comparer à celle d'un chef d'orchestre », a été poussée à la perfection.'

En même temps,, les phasmes de l'attaque ont été fixées avec netteté pour limiter les fatigues de la marche, dans le terrain criblé de trous remplis d'une boue visqueuse pour indiquer à chacun l'emplacement exact de son poste final pour éviter les surprises des contre-attaques ennemies, si dangereuses dans ces opérations. La dernière conférence, pour donner les ordres d'exécütion de l'attaque, a lieu au « Moulin quartier général du général Mangin, commandant les divisions d'assaut. Y assistent les trois grands chefs Pétain, Nivelle, Mangin. M. Henry Bordeaux n'a pas.entendu ce qui se disait, mais il a vu « des visages qui parlent » et voici ce qu'il dit du général Pétain

(c Le général Pétain a son air des grands jours le teint pâle, le clignement des paupières qui indique' chez lui la préoccupation, mais aussi ce rayonnement du regard, cette majesté de la tête redressée qui impliquent et communiquent la certitude. »

L'attaque est déclenchée le 24 octobre 1916, à onze heures quarante. Confiée aux trois héroïques divisions Guyot de Salins, Passaga, de Lardemelle, elle s'exécute par un brouillard épais sans pouvoir être suivie à la vue, pendant que « les' âijc ou sept cents voix de nos çajnons'ïont 'un' choeur yrôdiMeùx. coin- me le prjéïiudé dix où connue un psaume « sûr les abîmes de la terre qui s'entr'ouvremt La réussite est complète. Le général Nivelle l'a remarquablement définie dans son bulletin au groupement Mangin « En quelques heures d'un assaut magnifique, vous avez enlevé d'un seul coup, à votre puissant ennemi, le terrain hérissé d'obstao'es et de forteresses du nord-est de Verdun, qu'il avait mis huit mois à arracheur par lambeaux, au- prix d'efforts acharnés et de sacrifices considérables.» Puis, -dans le livre du capitaine Bordeaux, viennent les récits, les « chants » émouvants, réconfortants, concernant l'action de nos trou: pes du côté de Douaumont, et de Vaux. Les documents sur lesquels s'appuie l'auteur sont des plus sûrs, et ses renseignements des plus intéressantes, des plus concluants au.sujet de la valeur, de l'entrain de nos régiments. Ceux qu'il donne sur l'attitude des prisonniers allemands sont caractéristiques. Voici l'impression que ces prisonniers ont produite sur le lieutenant-colonel Richâud, commandant le 4° zouaves

« Les nombreux Allemands faits prisonniers dans les ravins de la Dame et de la Couleuvre témoignent pour la plupart d'un ahurissement complet, comme s'ils ne s'étaient nullement attendus à nôtre attaque. Un officier supérieur apparut en culotte, sans molletières, tenant à, la main ces dernières qu'il offre en criant Chef de corps t Chef de corps » Un vaguemestre sort de 'son trou, les yeux hagars, les deux bras levés, brandissant d'une main sa boîte aux lettres, de l'autre une liasse d'enveloppes, et s'écrie d'une voix suppliante- « 'Pardon 1 pardon, monsieur t Il est, d'ailleurs, à remarquer que la plupart criaient «Pardon! » plutôt que « Camarades! » Plua loin, c'est un officier supérieur allemand rencontré par le capitaine de ClermontTonnerre. Et ce dialogue s'échange «* Soyez sans inquiétudes pour vos hommes. S'ils se rendent, on ne leur fera pas de mal. » Vos les plus beaux' soldats que j'aie vus de ma vie mein Leben long. »

Puis, « intercalé parmi les chants d'épopée, ce conte des Mille et une nuits » Le sergent Julien, du 4e zouaves, s'emparant, à lui seul, de six officiers, deux cents soldats, et six .C'est là ce que les talents de nos chefs, l'admirable dévouement de nos officiers, l'héroïsme inouï de nos poilus avaient fait, à l'automne 1916, de l'invincible soldat allemand qui, deux ans auparavant, était entré en France, triomphant, exultant, hurlant le Deutschland ü6er ailes, descendant vers la Marne en s'enivrant, incendiant, volant, violanti tuant sans pitié, se faisant la main pour mettre Paris à feu et à sang!

En songeant à ce merveilleux résultat, que font encore ressortir les pages si belles, si réconfortantes de M. Henry Bordeaux, comment ne pas crier notre admiration à nos soldats Comment ne pas souhaiter ardemment que leur force d'âme reste intacte, irrésistible jusqu'au bout; que les derniers chants de la grande épopée soient aussi beaux que les premiers que l'acte suprême de la guerre se termine comme les autres dans la gloire, dans la gloire la plus pure, la plus éclatante de l'histoire Et 'dëià de toutes parts, dans les Flandres, comme de Saint-Quentin à l'Aisne, comme en Chamnaïne et devant notre glorieux Verdun, les attaques héroïques de nos armées répondent qu'il en sera ainsi, et que le dernier acte n'aura rien à envier aux premiers. Général Zuiiinden

Le Livre d'Or de l'Armée CITATIONS A L'ORDRE DE L'ARMEE DE MITRY, général de division commandant le 6B corps d'armée (officier général du plus haut mérite a développé d'une, façon remarquable la valeur offensive du corps d'armée qu'il commande. Aussi habile et entendu dans la préparation des attaques qu'ardent et résolu dans l'exécution, s'est emparé, dans les journées des 16, 17 et 18 avril, et dans celles des 5 et 6 mai, d'une série de positions ennemies formidablement organisées et opiniâtrement défendues, capturant près de quatre mille prisonniers et soixante canons),

Bon voyage 1

Lorsque M. Philippe, maire de Saint-Denis, parlant au cours d'une réunion organisée en l'honneur des délégués du Soviet de Pétrograde, déclare que « nous devons prendre modèle sur la révolution russe », il donne, à vrai dire, une piteuse idée de sa clairvoyance, mais c'est affaires à lui. Citoyen français, il a le droit regrettable assurément, mais incontestable d'exprimer son opinion, si saugrenue qu'elle puisse être, sur la direction à donner à la politique de la France.

Ce sont là, par contre, questions qui ne regardent à aucun degré ni le camarade Golden• berg ni le camarade Smirnoff, missionnaires aux pays alliés des révolutionnaires de Russie. Il est fâcheux, pour ne pas dire plus, que ni l'un-ni l'autre ne s'en soient avisés, comme il est déplorable que, parmi les chefs autorisés du parti socialiste français, personne n'ait songé, semble-t-il, .à le leur rappeler. Ainsi aurait pu nous être évité le scandaleux spectacle de ces étrangers se permettant de traiter publiquement, .en territoire français, la question de la conférence de Stockholm, et cela pour sommer le gouvernement d'avoir à délivrer aux délégués socialistes les passeports que, d'accord avec les cabinets de' Londres et de Rome, d'accord aussi avec, le Parlement français,- M. Ribot se prépare à leur refuser.

En fait de passeports, j'allais émettre le vœu qu'on délivrât les leurs, sans délai, à MM. Smirnoff et Goldenberg,, lorsque j'apprends que, prenant les devants, ils ont quitté hier matin Paris pour Londres. Bon voyage!

J'ai, d'ailleurs, quelque idée qu'ils ne moisiront pas en Angleterre. 'M. Lloyd George aura vite fait, j'imagine, de les mettre en demeure de rentrer chez eux. Ils y gagneront, tout au moins, de pouvoir se renseigner sur place tou- chant les changements survenus à Pétrograde depuis leur départ. Lorsqu'il leur aura été donné de constater, sans doute à leur grande surprise, que la Russie, suivant la formule de Kerensky, se désintéresse de Stockholm, que le Soviet est d'accord avec le gouvernement pour mener la guerre jusqu'à la victoire, et enfin que le camarade Lenine n'est autre chose qu'un agent salarié de l'Allemagne, peut-être alors comprendront-ils à quel point ils ont déraillé. Je ne pense pas qu'ils songent à s'en excuser, mais il est du moins permis d'espérer que la leçon ne sera pas perdue pour tout le monde et que, le cas échéant, notre gouvernement saurait veiller à ce qu'il ne soit désormais permis à aucun étranger fût-il socialiste de pérorer, chez nous, sur nos propres affaires. Georges Foucher LE CONCOURS JAPONAIS

La fameuse. question d'une coopération militaire du Japon sur les champs de bataille d'Occident vient d'être reprise par le Matin. Notre excellent confrère examinant hier les moyens les plus propres h hâter le relèvement ge la le, envisageait pour notre d'y contribuer effiçaôe;rnèii>.t. Il né s'agît pjjus de renvoi d'une' armées sur les fronts d'Burope, mais faute- de' mieux d'une relève des garnĩsons russes de Sibérie.

Remplacées par les contingentes japonais, les troupes russes mobilisées jusqu'à présent en Russie d'Asie pourraient être amenées dans la zone des armées qui défendent le sol national, qu'elles renforceraient fort opportunément. Noua avons été, dès le début des hostilités, parmi les premiers à suggérer la `collaboration des forces japonaises avec celles de l'Entente. Il est bien évident que si, dès cette époque, il avait été possible de la réaliser, la guerre serait peutêtre termniée aujourd'hui. Les arguments que l'on invoquait pour nous montrer l'inanité de ce projet étaient assez convaincants pour nous décider à y renoncer momentanément. On objectait, notamment, les difficultés matérielles qui s'opposaient au transport de plusieurs corps d'armée à travers la Sibérie, difficultés dues à l'insuffisance des voies ferrées, de locomotives et de wagons on fit également allusion aux susceptibilités politiques que la collaboration trop étroite du Japon risquait de soulever. Ces diverses considérations subsistent-elles encore en 1917 ?

Au point de vue des moyens de transport, les Américains se proposent sans doute de résoudre le problème, puisqu'ils ont l'intention de construire une nouvelle double vpie ferrée entre Vladivostock et la frontière d'Europe toutefois, quelle que soit leur rapidité dans l'exécution, il faut admettre que l'on ne construit pas un réseau de dix mille kilomètres en quelques mois.

Au point de vue politique, le problème se trouverait assurément simplifié si le concours japonais demeurait limité à l'occupation des garnisons russes en Sibérie mais la Russe consentirait-elle à abandonner, même provisoirement, une partie de son territoire national précisément à celui de ses voisins contre lequeLle elle eut jadis à se défendre ? D'autre, part, le Japon serait-il disposé à se contenter, s'il entrait plus activement dans la guerre, d'un rôle sans gloire ?

Je n'ai point assurément la prétention d'en conclure que l'éventualité d'une coopération japonaise soit inconcevable il est même fort possible qu'elle soit en ce moment l'objet de nouveaux pourparlers. Je crois néanmoins que les choses ne sont point aussi avancées qu'on pourrait le supposer. Si l'idée èst admise, comme il est à souhaiter, il reste à la réaliser pratiquement, ce qui représenta un certain délai.

ta nausée d'un journal allemande

Un journal allemand estime qu'on a assez vu Guillaume II sur le front, ou du moins, s'il lui plaît de continuer a s'y rendre, on est excédé par le roulement assourdissant de grosse caisse auxquelles les visites du Kaiser donnent lieu. Ce journal assez hardi pour exprimer publiquement une opinion partagée, paraît-il, par un grand nombre d'Allemands désabusés et assommés est la Volkszeitung de Léipzig.

Nous sommés écœurés jusqu'à la nausée, écrit le journal allemand, de toutes ces dépêches officielles de l'agence Wolff que le département de la guerre répand à profusion dans le pays et¡qui relatent les visites faites par le Kaiser sur le front.

En vérité, à une époque mémorable et fertile en événements comme celle que nous traversons, à un moment où les journaux disposent de si peu de lace, quel est celui qui, ici-bas, peut vraiment s'intéresser au fait que le Kaiser a été reçu à son arrivée par le commandant en chef et son état-major, qu'il a serré la main au prince ~Léopold avec cordialité, que beaucoup d'officiers lui furent présentés, et codera. Oui, en vérité, nous voudrions bien savoir qui Sela peut intéresser ?

Un compte rendu nous apprend que le Kaiser provoqua un « enthousiasme délirant à Tarnopol, qu'il succombait presque sous les fleurs que les habitants de la villa lui jetaient. Nous aimons mieux ne pas continuer Il nous sera permis cependant de demander-- et nous le demandons avec tristesse à quel degré de flatterie avilissante on estime que l'Allemand est descendu pour qu'on se fermette de lui servir de telles élucuorations ?,

René d'Aral

ce sont œ parelles pratiques qui ont fait pèMra considération des étrangers. A nom du ciel, qu'on chose fin, maintenant que le souverain Il autre chose à faire que d'accueilli! dans les rues avec placidité les adulations plus ou mandes.

Donc, de l'aveu d'un journal d'outre-Rhin, le Kaiser a autre chose à faire maintenant quai de parader et de solliciter des applaudissements à la ronde. Seulement, le journal allemand ne nous dit pas ce que c'est. Et pour cause, car c'est sans doute de reconnaître qu'il s est trompé, qu'il est battu et que le mieux pour lui est de renoncer à ses rêves chimériques et monstrueux alors qu'il en est peut-être temps encore.

L. F:

tA VICTOIRE ITALIENNE SUR LISQNZO

Le succès de nos alliés s'élargit MEURS LIGNES ENNEMIES ENFONCÉES: Plus de 10,000 prisonniers 261 avions italiens au combat Communiqué du général Cadorna du 21 août Pendant la journée d'hier, la bataille sur le front des Alpes Juliennes a continué sans inter* ruption et avec des résultats satisfaisants. Avec ténacité et par des actions coordonnées;: nos troupes, aidées à l'aile droite par les batteries fixes et flottantes et par les monitors de la marine royale, marchent magnifiquement vers le succès, qui se dessine de plus en plus malgré, la résistance de l'ennemi.

Tandis qu'à l'aile droite du vaste front; la lutte se déroule régulièrement, la ligne ennemie a commencé à fléchir et à céder sur le plateau du Corso et dans la zone du littoral sous la près*, sion puissante de nos troupes de la 3° armée. La vaillante in f anterie du 23° corps s'est, en*, core une fois, couverte de gloire. Les brigades de grenadiers (i"et 2° régiments), de Bart (139° et 14e régiments), de Larzo (233° et 234° régiments), de Piceno (235° et 236° régimetys), et de Cosenza (243° et 244e régiments) ont rivalisé de bravoure, réussissant à dépasser les puissances défenses. ennemies entre Corita (Corite) et Sella Sedo), vers le bois fortifié de Coston-Laccio Stari. Lokvà).

Deux cemt soixante et un appareils italiens, ont participé à l'action sur le champ de bataille. Les troupes massées entre Sella et Comeno et sur les pentes est de l'Hermada ont été fou* droyées les ouvrages du nœtid de voies ferrées de Tarvis et des mauvements intenses ennemis qui y étaient signalés ont été bombardés et at* teints avec cinq tonnes de projectiles. Un de npi appareils de châsse n'est pas revenu. Un qptjkfi reil ennemi a été ubitUii.. soir, le chiffre total des prison niers passés par nos camps de concentration aU teignait 243 officiers et 10,103, hommes de Iront'pes. D'autres nombreux prisonniers blessés ont été transportés dans les hôpitaux de campagne. Dans la nuit du 19 au 20 et la nuit dernière, V ennemi a tenté une diversion sur plusieurs points des fronts dit Treniin et de la Camie, exécutant des concentrations de f eau et dés tenta' tives d'attaques partielles. Il a été partout 'le- poussé.

Un détachement d'assaut ennemi a été anéanti dans le val Lagarina, et un autre; qui avait réussi à prendre pied dans un de nos postes avancés au sud du mont Maïo, a été prompte» ment rejeté par une contre-attaque.

JEIMTHI

Une glorieuse journée

p our la Francl.

A TRAVERS LE CHAMP DE CARNAGE Une bataille qui, sur un front de 18 kilo* mètres, réalise une avance de 1,500 à 3,000 mètres, qui nous rend d'un coup les villages 1 de Cumières, de Champ, de Neuville, qui noua remet en possession de tant de lieux historiques, lea bois de Malancourt, d'Avocourt, ter bois Câmard, le bois Cumières, le ravin des Corbeaux, la côte de l'Oie et celle du Talou et qui nous rend maîtres enfin de deux pointa primordiaux, le massif du Mort-Homme suc la ,rive gauche de la Meuse et la cote 344 sur la rive droite, une telle bataille est un succès de première grandeur. Le nombre des prison!' niera approche déjs de 6,000, dont 116 offi.ciers. Le 20 août a été devant Verdure umd glorieuse journée..

Les forces ennemies et la préparation L'ennemi s'attendait à ce coup et avait pro* fité du répit que lui donnait le mauvais temps pour se renforcer, puissamment. Il disposait devant nous de cinq divisions en réserve et de quatre^cents batteries.

Dès vendredi, notre préparation d'artillerie prend une violence extraordinaire et maîtrise l'artillerie ennemie. Nos pièces monstres de 370 anéantissent les villages dont l'ennemi 81 fait autant de forteresses et de réduits, tandis que nos mortiers de 400 pétrissent et trituarant l'immense citadelle du Mort-Homme, avec ses galeries redoutables et ses organisations sou» teiTaines. Déjà, l'ennemi commence à chance.ler. Plus de cent déserteurs se présentent dans nos lignes. Un peloton tout entier sa rend gradés en tête. Détail piquant un nouveau groupe, qui se rendait le lendemain, apportait la correspondance des premiers. Nos troupes, quoique fatiguées par la pluie du début de la semaine, éprouvées par les gaz, mais sûres de la victoire, montraient un moral magnifique.

Le Mort-Homme et la côte de l'Oie

L'attaque se déclencha lundi, d.ans la brume, à 4 heures 40 du matin. D'un seul bond, nos soldats atteignaient et dépassaient leurs objectifs du premier jour. A l'extrême gauche, ils pénétraient profondément dans le bois de Malancourt et débordaient à gauche la fameuse cote 304. Plus,à droite, une autre division, par une manoeuvre magnifique, débordait la côte de l'Oie, tandis que zouaves et tirailleurs, dans un élan prodigieux, enveloppaient, enlevaient la double hauteur du Mort-Homme, ces deux tertres illustres (295 et 265), théâtres de tant de sanglants combats nos reconnaissances poussaient jusqu'aux batteries ennemies du ruisseau de Forges, faisaient sauter huit oior- tiers, dont ils enlevaient les culasses. Toute la garnison du tunnel était enfermée dans aon


terrier on prenait les deux chefs de bataillon et un capitaine du génie, ingénieur en chef du tunnel.

A Talou et à la cote 344

Sur la rive droite, le Talou et la cote 344 formaient le centre de l'action c'est là que la bataille atteint sa plus grande profondeur. On avait placé là les mêmes troupes qui, le 15 décembre, avatent enlevé la côte du Poivre. Les Allemands avaient créé sur toute la crête un chapelet d'ouvrages défensifs que notre i)ombardement les avait contraints d'évacuer. Mais la distance à parcourir sur ces collines bouleversées était à -elle seule, un obstacle. L'ennemis nous submergeait de gaz.

Les troupes déployèrent dans ces circonstanees une énergie surhumaine. Elles chargèrent avec leurs masques et enlevèrent îinsi trois kilomètres en moins d'une heure la cote fut débordée par cet assaut de troupes masquées. Les nouvelles de notre victoire furent apportées au P. C. du général de division par les premiers prisonniers qui vinrent nous dire que tout allait bien pour les Français Les généraux Fayolle et Guillaumat

A la droite, il ne s'agissait que d'un rôle de flane-garde pour couvrir l'avance du centre mais il fallait conquérir la crête des Gaurières eut prendre toute une série de tranchées à contrepente dans des conditions, par conséquent, fort Quel est, dans l'ensemble, le résultat de cette première journée ? Les Allemands n'ont encore tenté que des réactions partielles qui témoignent de l'usure. de leurs troupes de réserve. Pour dissimuler leur échec, ils en sont réduits, à

L'armée de Verdun ajoute ainsi à ses fastes illustres une nouvelle date de victoire. A la liste glorieuse des vainqueurs de Verdun, viennent s'ajouter les noms du général Fayolle et du général Guillaumat. Le général en chef affirme à nouveau son commandement sur le même champ de bataille où il a successivement commandé une armée et un groupe d'armées.

L'action de nos aviateurs. Nombreux bombardements. 22 avions ennemis abattus Le ministère de la guerre nous a.communi-'f que hier après-midi la note suivante

Notre aviation a bombardé en Belgique les gares de Thouroult, Roulers, Staden. et Gats dans la région de Verdun, les gares de pun-sur-Meuse, Brieulles, Flé.ville, le dépôt de munitions de Banthéville, où s'est déclaré un grand incendie.

Dans la. journée du 20 août, vingt et un appareils v uUeinands ont été abattus en combats aériens par nos pïlotes la plupart d'entre eux sont signaLés comme totalement détruits.

Dans la, journée du 19, 'un avion et un ballon captif ennemies ont subi le même sort.

MM. Painievé et Thomas à Verdun

M. Painlevé, ministre de la guerre, et M. Albert Thomas, ministre' de l'armement, se sont rendus lundi aux armées. Après avoir été reçus par le général Guillaumat à son quartier générsal, ils ont visité des observatoires,, d'où ils ont vu la bataille qui, se déroule sur les deux rives de la Meuse. Les ministres ont assisté à des tirs d'artillerie et ont visité des postes de secours de remière ligne.

Ils ont été très satisfaits de Tordue parfait dans lequel s'effectuaient les ravitaillements et les évacuations.

Les réticentes allemandes

Dans le communiqué allemand çlo lundi, que nous ayons reproduit hier, il est dit que « les Français ont occupé sans combat la côte de Tatou, l'est de la Meuse, qui avait été abandonnée comme ligne de défense depuis le mois de mars do eôtfce année et n'était plus tenue -que par des postes de sentinelles

La vérité est que la côté de Talou était tenue -par un bataillon allemand qui a été fortement prouvé et a laissé entre nos mains cent prisonniers. Vaailé certainement un bien gros poste de sentinelles.

Dans son communiqué de lundi soir, l'étatmajor allemande, après avoir déclaré que « la bataille de Verdun se présente favorablement pour nous », se félicite de co que, sur la rive gauche de la Meuse, « l'ennemi n'a pénétré 1 dans notre zone de défense qu'au bois d'Avocourt et. au Mort-Homme il passe sous siV Içri£e- l'occupation des bois des Corbeaux'et de '.jouant à l'attaque sur la rive droite du fleuve, ̃ J elle fut arrêtée, prétend-il, « devant nos posiV. tions.de combat » ) il faut entendre sans doute .par là que les « positions de combat » allé' mandes sont en arrière de la cote 344, de la ferme Lormont, de la cote 240, etc., occupées ^h-îer par. nos soldats,

'EN

L'action des tanks

j Les correspondants au front britannique décrivent une attaque qui fut exécutée le 19 août contre une série dé redoutes ennemies en béton armé, au delà de Saint-Julien, par les tanks, ..agissant seuls sans l'appui de l'infanterie. Ce fut, dit l'un des correspondant, un duel entra tes cuirassés terrestres et les forts en béton.; ces derniers furent vaincus. Avant que les Allemands paient pu se rendre- compte de cc qui se paissait, un tank était au seuil <• leur porte. Dans Me& des cas, la seule vue du monstre suffit à amener la reddi.tien. de la place, surtout, lorsqu'au second tank s'était chargé de .suiveillei1 Içs issues de derrière. La punique «"étendit à des positions situées fort Soin, dont on vit les garnisons s'enfuir. L'infanterie britannique n'avança que pour recueillir les prisonniers faits par les tanks et pour occuper les redou- Les souffrances de J'armée allemande A propos de la bataille des Flandres, citons cette note, que publie le Berl'mer Tageblattî ©ur les souffrances endurées par les troupes l allemandes au cours des derniers combats L'ennemi ne peut pas trouver de moyens plus puissants que ceux qu'il a employés dans la prôpa• ration de la bataille la puissance do son Jeu a dépassé toute imagination,]* martyre clé la muraille humaine que nous lui opposons, toutes les limites de l'horreur.

Nous ne le leur faisons pas dire.

Le général Pétain

chez les Américains

Le général en chef visite les camps de nos alliés et passe en revue la division des chasseurs Du correspondant de l'agence Havas, sur le front Le général Pétain, accompagné du général Pershing et de plusieurs généraux américains, vient de se rendre compte de la façon dont se poursuit l'instruction des troupe américaines. ette instruction, qui se poursuit très activement depuis plusieurs, semaines, est donnée par un© division de chasseurs alpins.

Le général Pétain vient, en outre, de visiter l'installation américaine', de s'enquérir des besoins de la division et, suivant son expression, « préparer l'avenir Lé général a passé en .revue la, division, puis a remis des décorations à plusieurs officiers, sous-officiers et soldats. En arrivant devant le sergent Cathala, auouel -il allait remettre la médaille militaire, il remarqua que sa croix de guerre était ornée d'une palme et de cinq étoiles..

Qu'avez-vous donc fait ? lui demande le général en chef.

Bast 1 rCpond le sergent, j'ai simplement fait mon devoir comme tout le monde.

Si je vous donnais la Légion d'honneur ? Et joignant le geste à la parole, le général Pétain épingla sur la poitrine du brave la croix d'honneur.

Pendant que les troupes se préparent pour nombreux civils accourus des environs pour assister à la revue. Il a un mot aimable pour chacun d'eux et leur serre la main. A un enfant qui était près de son père, il demanda en riant

De quelle classe es-tu ?

De la répond aussitôt l'enfant en se redressant.

J'espère que nous n'aurons pas besoin de toi, réplique le général, en lui donnant, une tape amicale sur la joue-.

A une fillette à la mine éveillée qui lui sourit, le généra) en chef demande

D'où viens-tu, ma petite amie ?

plusieurs kilomètres.

Mais tu viens de loin, 'lui dit le général Pétain.

Oh 1. monsieur, reprend vivement lit petite fille, je serais venue de bien plus loin pour vous voir.

Mais, voici que la division, qui fut à l'honneur en Alsace, à Metzeral, dans la Somme et tout dernièrement encore à Craonne, défile impeccablement, presque tous les hommes portant la croix de guerre couverte de palmes et i d'étoiles. Les chasseurs marchent à pas presses aux sons d'une fanfare entraînante, tan,dis que l'artillerie et la cavalerie, pour ser mettre à l'unisson, activent l'allure et passent en trombe devant les Américains émerveillés. Le général Pétain ne cache pas son admiration et réunissant tous les officiers leur dit Il J'ai vingt-deux ans de culotte bleue. Vous venez de me donner une des plus grandes satisfactions de mon commandement. L^défilé a été superbe et vous m'avez donné l'impression, ,non pas de chasseurs qui, viennent de vivre trois ans dans la grande lutte, mais d'une troupe qui va partir en campagne. »

Après la revue, les généraux Pétain et Pershing ont visité les cantonnements dés troupes américaines. Devant chacun des baraquements coquets et confortables, sont alignés les soldats américains, en tenue kaki, coiffés du chapeau de feutre. Le général Pétain s'est intéressé vivement à leur armement, à leur paquetage et à tous les détails de leur installation.

L'après-midi a été consacré à la visite des cantonnements de chasseurs. Partout les villages avaient été décorés aux couleurs françaises et américaines. Les jeunes filles ont offert des gerbes de fleurs aux deux généraux qui les ont embrassées.

Cette superbe journée a prouvé combien est. étroite la collaboration des armées, française et américaine. L'heure est proche où cette union' des deux divisions soeurs, comme les appelle le général Pétain, donnera le résultat qu'on est en droit d'attendre d'elles après une si cordiale manifestation où leur confraternité d'armes s'est affirmée d'une façon aussi éclatante.

Belgique et France

Télégrammes du roi Albert et de M. Poincaré A l'occasion de l'anniversaire de la naissance de M. Poincaré, le roi des Belges a adressé au président de la république un télégramme dans lequel il dit

Je tiens à vous réitérer l'assurance de mes sentiments de sincère amitié et d'inaltérable attachement à votre pays. Je suis heureux de pouvoir y joindre mes vives félicitations pour la brillante victoire que les trounes françaises viennent de rem-

porter Verdun. La Reine s'associe à tous les vœux dont je vous prie de recevoir la chaleureuse expression.

M. Poincaré a répondu

Je remercie Votre Majesté et Sa Majesté la Reine de leurs Vœux cordiaux, ainsi que des félicitations qu'Elles veulent bien adresser aux troupes françaises l'occasion du nouveau succès qui vient d'être remporté devant Verdun sur l'ennemi commun.

Je .prie Votre Majesté de présenter mes hommagds respectueux £, Sa Majesté la Reine et de croira à mes sentiments d'amitié fidèle et, dévouée. LA ,GUERRE EN EUROPE FRONT RUSSO-ROUMAIN

La bataille continue acharnée

Communiqué du grand état-major russe du 20 août

Dans la direction de Riga, l'ennemi a bombardé nos tranchées à l'ouest de la chaussée Riga-Mitau. Sur le front roumain, au cours de la journée du 19, l'ennemi a conduit des attaques obstinées dans lal direction Oena-Onesci. Dès la matinée, liennemi a attaqué les troupes roumaines dans la région dé la rivière Slonik, et dans la, soirée, après des conlbats ininterrompus et acharnés, il ,a réussi à s'emparer des tranchées roumaines et a refoulé les troupes roumaines 'vers la lisière sud-ouest d'Gcna. Dans la matinée,, l'ennemi a lancé des atta» qùës obstinées sur le secteur .G'rosèsci, là fabrique) de distillerie- où il a, réussi pendant la journée à faire une incursion. Le combat continue. Dans la direction .de' Focsani, depuis le 19 au matin, après une préparation d'artillerie, les Allemandes ont pris l'offensive sur les deux côtés du chemin, de fer Focsani-Ajoud. A midi, les Allemands nt réussi à s'emparer de la première ligne do tranchées, à l'ouest de cette ligne de chemin de fer, mais une contre-attaque des en a délogés et a rétabli la situation.

A l'est du chemin de fer, sous une forte pression allemande, les Roumains ont été contraints de se remplier vers l'extrémité! sud du village de Me-r.escesci. Communiqué russe du 21 août

La, fusillade a augmenté au nord de VladimirVolinsky. L'ennemi, après une émission de gaz, nous a àttaqdés, mais il a été arrêté par notre tir. Sur le front roumain, dans la, région de Bysyges", l'ennemi a livré plusieurs attaques qui ont 'été repoussées par notre infanterie.

A l'ouest du chemin de fer de Focsani, les Rou- mains ont. chassé l'ennemi do ses tranchées et les ont occupées, rétablissant ainsi leurs positions paré- La Piraterie teutonne

La perte' du « Cambronne »

Belle défense d'un voilier français

On nous communique les notes suivantes On se souvient que le Cambronne, arrêté le 21 mars dernier par le Secadler, avait dû prendre à son bord les équipages des navires précédemment détruits par ce corsaire et les transporteur à Ce même voilier, revenant du Brésil en France, a été canonné, le 8 juillet, par un sous-marin, puis détruit à l'aide de bombes, à 120 milles de nos côtes.

C'est par une mer très dure et dans une baleinière surchargée, car elle portait 21 hommes, dont 3 blessés, que fut accompli ce long parcours. Le ministre de la marine, voulant reconnaître l'énergie du capitaine au long cours Arsène Mathieu, commandant le Cambronne, et de ses matelots blessés, leur a décerné la croix de guerre. 1.e grand voilier Madeleine Il, attaqué par un sous-marin au large des Açores le 31 juillet, soutint vaillamment le combat, quoiqu'il ne pût manœuvrer, le temps étant presque calme. Plus de quatre cents coups de canon furent tirés de part et d'autre sans ue le sous-marin se rapprochât, et peut-être eût-il abandonné la lutte si, au bout d'une heure et demia, un obus allemand n'avait frappé les coffres à munitions du voilier, déterminant une- violente explosion.

Le capitaine, grièvement blessé, voyant plus de la moitié de l'équipage hors de combat et le navire en perdition, fait mettre la mer la seule embarcation utilisable. Les survivants y prennent place cependant, le sous-marin tire encore une cinquantaine* do projectiles, et la baleinière est atteinte par des éclats qui blessent un homme.

Sur ces entrefaites, une fumée apparaît à l'horizon le sous-marin met cap dessus et s'éloigne Une heure plus tard, la Madeleine Il sombrait, Les naufragés furent recueillis par un vapeur américain qui, quelques jours après, les Remettait à un patrouilleur de la division navale du Maroc. LES ÉVÉNEMENTS DE GRECE Les révélations du Livré' bianc

Les documents disparus

La majorité des journaux grecs qualifient sévèrement les actes révélés par les documents du Livre blanc. Les anciens organes du gouvernement déchu publient eux aussi les pièces produites, mais sans le moindre commentaire. La Patris rapporte, à ce sujet, le fait suivant Lorsqu'en septembre 1915 M. Zaïmis- prit le pouvoir, ic service du ministère des affaires étrangères s'empressa de lui présenter, pour étude, le texte du traité gréco-serbe dont M. Zîiïmis refusa pourtant de prendre connaissance, objectant qu'il assumait lepouvoir ayea un mandat déterminé, et que s'il prenztit connaissance du traité, il pourrait être amené ù en conclure que la Grèce avait des obligations à remplir, ce qui était inconciliable avec son mandat. « Suivant le Kairi, de nombreux documents se rattachant aux affaires balkaniques masquent "dans les archives du ministère des affaires étrangères, notamment environ 300 dépêches par télégraphie sans fil.

L'aide financière à la, Grèce

On annoncé que les puissances de l'Entente

ont informé le gouvernement grec qu'elles mettent à sa disposition les fonds nécessaires aux besoins de sa nouvelle situation.

La première avance est fixée à 100 millions de francs.

Le désastre de Sa!on!que

Hier, le conseil' des ministres grecs diseu té les mesures à prendre au sujet du désastre de Salonique. Aucune communication directa n'existe entre Ath'ènes et Salonique, où le ministre de l'intérieur se rend. On déclare que les deux tiers de la ville sont détruits. Une centaine de mille de personnes sont sans abri. Le représentant français à Athènes a reçu l'instruction d'exprimer à M. Venizeloa les sentiments de profonde sympathie du gouvernement de la république. Le général Sarrail a été invité à subvenir aux premiers besoins des habitants de la ville que le désastre laisse sans ressources. Poursuites contre huit députés

Le Parquet d'Athènes a adressé à la Chambre des députés des demandes de poursuites contre huit députés accusés de crimes politiques et de droit commun, notamment contre les deux frères Rouffos, à Patras.

L'Allemagne contre les Grecs

Sur la demande de M. Scoulas, député de Crète, d'interpeller sur la responsabilité de l'Allemagne dans l'oeuvre d'extermination de l'hellénisme' en Turquie, M. Politis a décidé de déposer les rapports diplomatiques consulaires établissant que la persécution systématique des Grecs répond au plan des Allemands. LES REVELATIONS DE M, GERARD Le télégramme du Kaiser au président Wilson Le Daily Tclegraph de Londres publie un facsimilé photographique de la lettre que l'empereur d Allemagne a adressée a M. Wilson le 10 août 1914 pour essayer de prouver que l'Al- lemagne avait tenté l'impossible pour empê- cher la guerre. Cette lettre fut remise à M. e- rard, ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, mais elle ne fut jamais publiée.

Le Daily Telegraph, commentant sa publication, écrit

Elle mettra, fin aux ridicules et maladroits démentis grâce auxquels la presse officielle allemande essaye de diminuer la valeur de ce document ou d'en nier l'authenticité.

Le Tsar en Sibérie

Un télégramme de Pétrograde annonce que le train transportant le Tsar et sa famille en Sibérie est arrivé vendredi soir à Tobolsk. La déportation ne suffisant pas ù satisfaire les révolutionnaires, on confirme que le Tsar et la Tsarine .seront internés dans un couvent voisin de la ville.

Parmi les.anecdotes qui -circulent autour de ce transfert, on rapporte que lorsque le Tsar, qui pensait être envoyé dans le sud de la Russie, apprit la décision du gouvernement de le déporter en Sibérie, il déclara Il Cela me fait de la peine, non pour moi, mais pour ceux qui ont souffert et qui souffrent encore à cause de moi. »

Ceux qui connu Nicolas II rétrouveront, dans cette belle parole le souverain dont la grande bonté s'est toujours souciée de l'infortune des autres.

La manière forte

On mande de Pétrograde qu'afin d'entraver toute activité criminelle des personnes voulant profiter dé la liberté acquise par la révolution exclusivement pour travailler il. la ruine de l'œuvre de la révolution elle-même et pour saper l'existence de l'Etat russe, le gouvernement a décidé d'investir les ministres de la guerre et de l'intérieur, d'un commun accord, du droit D'arrêter les pcrsonnes dont l'activité constitue un danger- particulier pour la défense de l'Etat, sa sécurité intérieure et la liberté conquise par la révolution.

'2° D'inviter ces personnes quitter dans un déLai fixé la Ricssie et 4e les arrêter dans le cas où Elles ne quitteraient pas la Russie ou y rentreraient de Leur propre chef.

Un discours de M. Kerensky

On mande de Pétrograde' que M. Kerensky, vient d'assister, pour la première fois depuis la formation du nouveau gouvernement, à une séance du comité exécutif central des députés ouvriers et soldats.

Il y a été chaleureusement acclamé. Le président du conseil a prononcé un discours qui se terminait ainsi

Les soucis du gouvernement m'empêchent de venir aussi souvent que je le voudrais au milieu de la démocratie, mais je suis fermement convaincu moyens ni dans les buts, des que noué impose le salu,t de la patrie et de la révolution. Il ne saurait v avoir de doute dans nos esprits que les farces créatrices de la révolution arriveront à sauver lé pays. Dédaignez les commérages qui courent la ville chaque jour Ignorez obstinément les éléments sans force et sans signification qui essaient de s'emparer du pouvoir Ils n'y réussiront

Le général Gourko destitué

La Gazette de la Bourse annonce quo te gou» vernement provisoire publiera prochainement un piïkaze destituant le yénéral Gourko ,ei l'exilant à l'étranger.

L'ancien généralissime du front occidental, mis au courant de cette décision, aurait déclaré qu'il ne démissionnerait jamais volontairement et qu'il tenait à être jugé.

Le rôle des Soviets jugé par M. Milioukof M. Milioukof, ancien ministre des affaires étrangères) leader du paj'ti cadet, vient de prononcer au Conseil municipal de Pétrograde un important discours dans lequel il a ju;é avec sévérité le .rôle des Soviets

Les conseils des députés ouvriers et soldats, a-t-il dit notamment, n'ont ni l'autorité ni la compétence, suffisantes pour assurer la défense nationale. Us sont fatalement condamnés à perdre un temps énorme dans des conversations, des palabres -et des discours de meeting. an trouve malheureusement encore parmi nous des gens qui croient que les soviets représentent une grande partie de l'opinion publique et peuvent .exercer une influence sérieuse. C'est là une idée tout à fait erronée.

En ce qui nous concerne, nous considérons que les conseils des députés ouvriers et soldais se composent en grande majorité de citoyens qui ne sont pas munis de mandats régaliens et qui, partant, ne représentent personne. Il nous paraît évident que les membres des municipalités régulièrement élus ne daivent pas participer aux discussions et aux délibérations d'assemblées constituées dans des conditions aussi anormales.

Promotion d'officiers Israélites

Le Novoïé Vréniia annonce que les cent trente aspirants à l'académie militaire qui viennent d'être nommés officiers dans une des dernières promotions sont tous israélites. La conférence de Moscou,

Le gouvernement provisoire a foncé quinze cents invitations il. la prochaine conférence de Moscou, à laquelle participeront les représentants d'une longue série d'institutions, de groupes, d'organisations, ainsi que les députés des quatre Doumas.

Cent trente-deux invitations ont été envoyées aux représentants des zemstvos, cent quatrevingt-huit aux représentants dse municipalités, quatre-vingt-huit aux représentants des organisations sociales locales. Seront également admis aux séances de la conférence, les commissaires des provinces qui ont tenu dernièrement un congrès à Rétrograde.

Toutes les séances seront présidées par M. Kerensky. La séance d'ouverture aura lieu le 25 août.

Le séparatisme en Finlande

La situation politique en Finlande demeure très troublée. Aussi le gouvernement provisoir vient-il d'envoyer à Helsingfors un régiment de cosaques et un groupe d'auto-mitrailleuses.

La Diète finlandaise a, été dissoute par 7 voix contre 6, mais on annonce que la Diète n'acceptera peut-être pas ce vote ce qui obligerait le gouvernement russe soit à rapporter son manifeste, soit à employer la forte.

D'autre part, même si les Finlandais organisaient de nouvelles élections, la situation ne

s'améliorerait nullement arce qu'il n'est pas *douteux que la nouvelle Diète serait encore plus radicale que l'ancienne. La conséquence en .serait une aggravation du conflit. Le gouverneur général est arrivé jeudi dernier à Rétrograde. M. Stakhovitch a fait connaître les prétentions du comité des grévistes, demandant, malgré la liquidation de la grève générale, la promesse de la non-intervention du pouvoir russe dans les affaires finlandaises et de l'établissement de la souveraineté locale. M. Stakhovitch est reparti samedi dernier pour Helsingfors, nanti de pleins pouvoirs. La commission de la Diète continue à siéger, malgré la démission de son président.

L'état d'esprit des troupes russes en Finlande est excellent.

EN ANGLETERRE L.e ministère de l'armement va être réorganisé On nous télégraphie de Londres

Un communiqué annonce d'importantes modifications dans l'organisation du ministère déTarmement en raison du développement énorme que prirent récemment les opérations et les charges de ce ministère. L'effectif du personnel du bureau de la direction générale, qui était de cinq mille, est aujourd'hui de treize mille cinq cents, et le nombre des opérations faites par le ministère de l'armement s'est accru dans une proportion égale ou même Supérieure.

Ce ministère, à lui seul, emploie environ deux millions de personnes, il est en rapport avec presque toutes les branches industrielles et commer- .cials du pays, et cela dans des cas innombrables. Le chiffre annuel de ses dépenses varie entre six et sept millions.

Les armées britanniques sont maintenant parmi les mieux équipées et les plus formidablement armées qu'il y ait en Europe.

Le mouvement ascensionnel continue, il s'accentuilera de plus en plus.

La grève des cheminots

La grève des mécaniciens et chauffeurs de chemins de fer ,semble devoir être évitée. Le syndicat a demandé au gouvernement de s'engager à accorder aux ouvriers la journée de huit heures après la guerre. Le gouvernement, tout en promettant qué la question recevrait un accueil favorable après la guerre, a refusé de prendre un engagement écrit. Le comité exécutif du syndicat insistait surtout, parce qu'il lui .est difficile' de se présenter devant ses mandants les mains vides.

Enfin, après de longues négociations, la solution de la question a été remise à vingt-quatre heures, mais les mécaniciens et les chauffeurs sont fort gênés par le fait que les autres ouvriers des chemins de fer ne,les appuient

Une dépêche de Londres, reçue cette nuit, dit: « On s'attend à ce ue les revendications des cheminots soient réglées à l'amiable aujourd'hui mardi. • L'affaire de. Stockholm..et les travaillistes La conférence du parti travailliste a décidé une fois de plus, hier, d'envoyer des délégués à Stockholm par voix contre 1,231,000, soit une majorité de 3,000 voix.

La majorité obtenue, il y a douze jours, lors de la première conférence, était de 1,296,000 voix. Cette extraordinaire diminution de la majorité est d'autant plus significative que, entre la première et la seconde conférence, M. Henderson a dû donner sa démission et que le gouvernement britannique a annoncé qu'il refuserait de délivrer les passeports.

Il ne semble pas douteux que, dans ces conditions, l'opinion publique considère que cette majorité est trop faible pour nécessiter un changement dans la décision gouvernementale. Au cours de la conférence, M. Henderson donna des explications sur son attitude dans la séance du 10 août, et fut très applaudi par l'assemblée.

Une motion réclamant la démission des ministres travaillistes aurait certainement échoué si elle n'avait pas été retirée à temps, avec beaucoup d'adresse, par M. Smillie, de la fédération générale des mineurs.

AUX ÉTATS-UNIS Un communiqué de l'ambassade russe Washington

L'ambassade russe à Washington vient de publier un communiqué à, la presse où elle fait cette déclaration La réponse du gouvernement russe aux propositions de paix faites par le Pape n'a pas encore été formulée mais la Russie voit clairement que ces propositions ont été inspirées par les empires dtc centre. La Hussie libre considère que les bases mêmes des propositions du Vatican ne sauraient concorder avec les buts démocratiques du peuple russe dans cette guerre et sont par conséquent inacceptablés.

Le contrôle de l'industrie houillère

La président Wilson annonce l'intention formelle du gouvernement américain de prendre directement le contrôle de l'industrie houillère pendant toute la durée de la guerre. Une note officielle sera publiée a ce sujet. Le président nommera un dictateur spécial du charbon qui aura pleine et entière autorité comme M. Hoever, directeur du ravitaillement.,

EN ALLEMAGNE

Nominations officielles

Un télégramme officiel de Berlin annonce que la président supérieur de la Prusse orientale, M. von Berg, sera nommé zhef du cabinet civil privé en remplacement de M. Valentini. L'ancion dictateur des vives, vvn Batocki, sera nommé président supérieur de la Prusse arientale en remplacement de M. von Berg. M. von Batocki occupait ce poste avant sa nominations de contrôleur des vivres..

Une nouvelle comédie germanique

L' « autonomie » de PAIsaoe-Lorraine Nous recevons de Zurich le télégramme sui* vant

On croit savoir,: dans les milieux politiques, que le chancelier Michaelis, prenait la parole devant la commission principale du, Reichstag, fera part d'une nouvelle dont le gouvernement allemand escompte les plus grandes conséquences. Il s'agirait, paraît-il, d'annoncer théâtralement à l'univers que l'Allemagne est décidée à accorder à l' Alsace-Lorraine son autonomie..

En général, l'annonce de cette manœuvre est accueillie avec assez de froideur. On sait ce que valent les promesses d'autonomie faites par l'Allemagne, ©t l'on fait observer que, dans le cas ac.tuel, l'autonomie accordée à l' Alsace-Lorraine n'au. rait d'autre résultat que de modifier les 'règles budgétaires sans rien changer à la situation de l'Alsace-Lopraine au point de vue militaire et politique. Il est probable que le régime nouveau imposé par l'Allemagne à l'Als-ace»Lor- raine correspondra à celui u'elle entendait imposer à la Pologne et qui a été si énergiqueaient repoussé par les patriotes polonais. Un nouvel aéroplane allemand

On télégraphie de Vevey, de source autorisée, que le roi de Bulgarie et son fils auraient assisté, la semaine dernière, aux chantiers Zeppelin de Friedrichshafen, aux essais de plusieurs avions d'un type nouveau.

Le fuselage de la nouvelle machine est en forme de serpentin on peut émettre de chaque côté des nuages de fumée qui cachent complètement l'appareil, ̃

M. Erzberger en disgrâce

Une nouvelle pour le moins inattendue nous arrive de Berlin M. Erzberger, leader du centre catholique allemand, vient d'être invité par la direction du grand syndicat des mines, contrôlé par M. Auguste Thyssen, dont il est conseiller, à donner sa démission.

Dans les cercles politiques et industriels on affirme que cette mesure exceptionnelle a été prise à la suite de l'attitude de M. Erzberger au cou ri de la dernière crise ministérielle qui a abouti à la désignation de M. Michaelis comme chancelier d empire.

Les cercles de la Cour et les principaux actionnaires des industries métallurgiques et minières reprocheraient surtout au chef du parti catholique le discours qu'il a prononcé à la commission du Reichstag, le 7 juillet dernier; au cours duquel il a exprimé des doutes sur l'efficacité réelle de la guerre sousmarine et sur les possibilités d'améliorer sérieusement la situation militaire;

On sait qu'en outre, M. Erzberger avait formellement proposé au gouvernement de renoncer à toute politique d'annexion.

Dans la séance du conseil d'administration du grand syndicat des mines, M. Auguste Thyssen a déclaré que M. Erzberger devait être a démissionné » pour « cause de conduite antipatrotique

Dans les partis

On annonce de Berlin que le député Groeber a été élu président du parti'du centré en remplacement de M. Spahn, devenu ministre de la justice. D'autre part, M. Ferenhbach, député du centre, a été élu président de la grande commission du Reichstag, en remplacement du même M. Spahn.

Jeunes Autrichiennes condamnées à mort L'Arbeiler Zeitung, de Vienne, annonce que des poursuites ont été intentées contre un grand nombre de jeunes filles accusées de haute trahison. Six ont été condamnées à mort et d'autres aux travaux forcés.

Le journal viennois croit savoir que ces jeunes filles se, seraient bornées à se passer de l'une à l'autre des écrits séditieux en prenant plaisir à l'idée d'exécuter une besogne mystérieuse et romantique.

Le « casus belli invoqué par la Chine La légation de Chine communique la teneur de la dépêche de Pékin par laquelle elle fut officiellement avisée de la déclaration de guerre du gouvernement chinois à l'Allema'gne et à l'Autriche.

Cette dépêches, datée du Wai-Kiao-Pou (ministère des affaires étrangères), le 14 du courant, annonçaIt que les Allemands se trauvant actuellement en Chine ayant fait toutes leurs intrigues pour nuire à la sécurité publique dans tous les centres chinois, le gouvernement jugeait ne pas devoir attendre la convocation du Parlement pour déclarer la u,erre la rupture diplomatique entre la Chine et l'Allemagne ayant été du reste préalablement approuvée par les deux Chambres.

Le gouvernement chinois ne pouvait pas faire de distinction entre l'Allemagne et. l'Autriche, car cette dernière puissance avait usé des mêmes pro- cédés que son alliée dans ces conditions, il était très difficile au gouvernement chinois de la surveiller et impossible de ne pas lui déclarer la guerre en même temps.

LES NEUTRES EN SUISSE

La convention avee l'Allemagne

La .convention entre l'Allemagne et la Suisse, pour la fourniture du charbon et du fer, a été signée. Elle est conforme à ce que nous en avons dit. La contrebande avec l'Allemagne

On écrit de Suisse au Temps

« Les débats de l'affaire de Benken ont prouvé que dans toute la région de Schaffhouse la contrebande se pratiquait avec' l'Allemagne sur une grande échelle. C'est ainsi qu'un chef de gardes-frontières <a déclaré que les contrebandiers étaient à cette heure organisés d'une façon plus adroite et « .avaient plus de gens.à leur disposition que la police suisse pqur les surveiller ». Un autre témoin est venu déposer que les enfants des écoles eux-mêmes étaient employés iL ce trafic de marchandises. Le secrétaire .des douanes. M. Frey, de Schatfhousa, a fait en outre un long exposé sur l'augmentation de la contrebande pendant la guerre. Si en 1914 il n'y eut dans toute la Suisse que 277 cas où les douaniers eurent à intervenr, ce chiffre monte à 3,868 en 1915 et à 13,454 en 1916. Ces délits sont commis presque régulièrement en faveur de 1 Allemagne, ainsi que le prouve le fait que, dans le seul rayon douanier de Schaffhouse, soit sur une très courte partie de la frontière suisse-allemande, il y eut, en 1916, 4,509 cas de contrebande et 8,049 pour la première moitié de 1917. Il

LA SAISON A EVIAN

Beaucoup de monde à Evian actuellement et de 'nombreuses arrivées sont encore annoncées. ;La cure de. Cachât, tel est le but de l'exode au bord du bleu Léman. Evian justifie pleinement #a devise thermale le pays.qui -sourit, la station qui rajeunit, l'eau qui guérit.

Le Saint-Siège

et la Paix

On mande de Rome, à l'agence Reuter, les détails suivants au sujet de la remise de la note du Pape, qui suni particulièrement intéressants et démontrent l'esprit qui anime le Sachant que les alliés so réuniraient à la conférence de Londres au commencement d'août, Sa Sainteté s'est promptement mise à rédiger la note qu'elle espérait pouvolr remettre alors aux alliés, toujours eu délibérations, mais le courrier spécial chargé de la remettre arriva à Londres à trois heures de l'après-midi, le jour même où M. Sonnino' quitta Londres.

Le texte de la nr>t,pj n. f>f>npiir1iint «t» mililîu nn An-

gleterre et en Amérique dans la nuit du 15 août, tandis qu'elle n'a été remise au gouvernement autrichien que le 17 août, un jour après sa publication en Italie.

EN ESPAGNE

he Bilan d'un essai de révolatioû Près de quatre cents morts

L'avortement -de la grève générale devient' un fait acquis et les foyers d'agitation révolutionnaire, en Espagne, s'éteignent il un. A Madrid et dans la plupart des centrés industriels la vie économique a. repris son cours normal. Les troupes se retirent. La répression ne concerne plus que les agitateurs, partout A Salamanque, MM. Miguel Unamuno, professeur à l'Université Santà Cecilia, conseiller municipal Giral, professeur à la Faculté de tnkdecine Felipe, rédacteur au journal El Adelante Villalobos, conseiller général, chef des réformfstes régionaux, et diverses personnalités, ont été arrêtées et mis au secret. Les députés espagnols Lerroux et Marcia, menacés d'arrestation, ont pu échapper aux recherches et franchir la frontière.

On dément l'arrestation des députés Ventosa et Bertrand y Musiti.

Les auteurs de l'attentat criminel de Bilbao, qui occasionna le déraillement d'un train, ont été pris, jugés en cour martiale et passés par les armes. L'ordre règne dans la ville. Tous les tramways circulent et les chemins de fer à destination du Portugal, sous la protection de la. force publique, ont repris leur trafic. « On mande du Ferrol que la grève des ouvriers de l'arsenal est terminée. Les ateliers d'artillerie et de constructions navales ont repris normalement leur travail. Pendant les cinq journées qu'a duré, la grève, laquelle ont participé 2,000 ouvriers, aucun incident ne s'est produit.

Quoique le nombre total clès victimes' des derniers événements soit difficile à préciser, les renseignements officiels accusent jusqu'à présent les chiffres suivants:,

37 morts, il Barcelone 12, à Madrid 328, à Bilbao 4, à Nerva, plusieurs autres à Miranda, Reguena, Asturias, Vilena et Alcalo. Le nombre des blessé, qui est considérable, n'est pas encore fixé, mêmes approximative- ment. Les renseignements ue l'on possède plus encore Barcelone et à Bilbao.

M. Dato a quitté Madrid pour aller conférer 'avec le Roi à Santander.

Le général Alfau, ancien capitaine de Catalogne, qui fut relevé de son commandement lors de l'affaire de la Junte de Barcelone, a télégraphié d'Irun, où il se trouve, en villégiature, au ministre de la' guerre pour protester, contre certains bruits qui ont circulé et selon lesquels un poste lui aurait été attribué dans le gouvernement révolutionnaire. Le maréchal Primo de Rivera a répondu qu'il connaissait trop bien le général Alfau pour accorder une créance quelconque à pareille invention,

LES CONSEILS GENERAUX En ouvrant lasession du conseil général de l'Aube, M. Mony, président, a prononcé une allocution dont voici un extrait

Il n'est pas dans notre rôle de nous occuper des questions militaires, mais dans l'ordre civil nous n'avons su ni épargner, n produire. Si les vieillards, les femmes et les enfants n'avaient pas déployé, ces deux années-ci, un courage surhumain nous serions en pleine famine. Il n'est que temps, si nous voulons l'éviter, de changer de. méthode, ou plutôt d'en avoir une.

Il nous faut en premier lieu un gouvernement. II nous faut une inain directrice pour nous éviter un fléau pire que la guerre. Il importe aujourd'hui que tout ce qui n'est pas fonction de l'armée, en pleine action de combat, soit fonction de la production. Il n'y a plus de fautes à commettre. Il est indispensable que tous les produits, tant en céréales qu en tubercules de toutes natures, et le vin, soient recensas et répartis en France dans les conditions de méthode et d'ordre les plus strictes. Il faut aussi et sans le moindre retard, s'occuper de la récolté de 1918, de la préparation de la terre, de l'engrais nécessaire en ne laissant pas un homme inactif dans les dépôts.

Au conseil général de la Loire-Inférieure la question de la déclaration de la moisson et des réquisitions effectuées par l'autorité militaire sur les produits du sol a soulevé un vif débat.

Sur la proposition de son président, M. Modeste Leroy, député, le conseil général de ihure a exprimé, le vœu que l'amour de la patrie et de la cause de l'humanité matin- tienne inébranlable le bloc de toutes Les volontés françaises et que tant de sacrifices, de larmes et de sang n'aboutissent pas à une paix fragile, d'où sortirait fatalement une nouvelle guerre, mais à un écrasement définitif du militarisme prussien ».

(A suivre.)

Réduisons notre Malien Fiduciaire La circulation ides billets de banque dépasse actuellement 20 milliards 200 millions. On est probablement au-dessous de la vérité en affirmant que la moitié de cette circulation fiduciaire est inutilement thésaurisée. C'est donc d'une somme de 10 milliards environ qu'elle pourrait être allégée, si les détenteurs de billets de ban- que se rendaient compte de leurs véritables hh térêts et de ceux du pays.

ij«s intérêts au pays exigent que la Trésor public soit abondamment pourvu de* ressources nécessaires à la bonne conduite de la guerre dans sa période décisive et que, par conséquent, au lieu de rester improductifs, les capitaux disponibles soient employés en bons et en obliga-' tions de la Défense nationale. Ils demandent que, pour fortifier notre crédit; la circulation fiduciaire soit, réduite dans la plus large mesure possible. '̃ En échangeant les billets de banque, thésaurises sans profit, contre les valeurs très sûres émi-° ses par le Trésor,*on permet à l'Etat de rembourser à la Banque de France une partie de ses avances et, par suite, la circulation fiduciaire s'en trouvera diminuée.

D'autre part, les détenteurs de billets, en les laissant sans emploi, perdent le bénéfice de revenus considérables, quand chacun doit avoir pour règle, dans les circonstances actuelles, de contribuer au bien général par le constant souci des intérêts particuliers.

Déclaration te Alsaciens-Lorrains Les représentants ides isociétlés alsaciennes^- lorraines de Paris viennent de publier une nouvelle déclaration par laquelle ils proclament une fois de plus que l'Alsace et la Lorraine veulent être françaises. Cette déclaration s'appuie sur des faits historiques connus et indiscutables elle s'appuie également sur la protestation des députés alsaciens-lorrains à l'Assamblée. natio- nale de Bordeaux, en février 187ï, et elle .conLa présente guerre rendra l'Alsace-Lorraine la France. Elle la lui rendra purement et simplement, sans transactions, sans plébiscite. Les AlsaciensLorrains ne sauraient admettre que leur qualité de Français soit mise on question. Leurs représentants ont proclamé en 1871 que leur droit était inviolable. tNi le traité de Francfort, d'ailleurs déchiré par l'Allemagne elle-même en août 191! ni les quarante-quatre ans passés sous la domination allemande n'ont porté atteinte à ce droit imprescriptible. Il subsiste tout entier. Il n'a pas plus besoin d'être confirmé que n'a besoin de l'être le grands principe qui domine cette guerre Le principe même du droit. Plus que qui que ce soit sur la terre, nous sommes, nous Alsaciens-Lorrains, l'expression vivante de ce principe. Nous avons trop souffert de le voir méconnu pour admettre qu'aucune condition soit mise à son rétablissement.

Cette déclaration est signée par les présidents de toutes les sociétés alsaciennes-lorraines de Paris

Société de protection des Alsaciens-Lorrains; comte d'Haussonville Comité

d'études économiques et administratives

relatives à l'Alsace-Lorraine, Jules Sieg-

fried Association générale d'Alsace-

Lorraine, Ch. Baume Fédération des

sociétés alsaciennes-lorraines de France

et des colonies, J. Sansbœuf Ligue répu-

bücaine d'Alsace-Lorraine, Ch,. Andler

Société des patriotes de la Moselle, Vuil-

laume Union amicale d'Alsace-Lorraine,

Armbruster La, Lyre alsacienne-lorraine

de P»ris, L. Reinbold Société de secours

mutuels des Alsaciens-Lorrains, A. Wal-

ter Société de prévoyance et de secours

mutuels des Alsaciens-Lorrains, X. Nies-

sen Groupe lorrain, Maurice Bomp'ard^

ÇA ET LA Les beautés du télégraphe.

sôr de Paris un mandat télégraphique à C. (Seine-Inférieure), dans l'espoir que le destinataire serait plus rapidement touché que par un mandat-carte.

D'abord, le mandat télégraphique ne fut pas présenté le 12, mais le 13 août seulement Le destinataire était parti il avait eu fort heureusement de quoi payer son billet de cherhin de fer.

Le 14, le téméraire expéditeur, M. G. fut avisé par trois lignes griffonnées sur un chiffon de papier, que son télégramme n'avait pu être remis. Délicieux euphémisme Et depuis, bien que muni et du reçu de la somme expédiée et de l'avis annonçant la nonréception du mandat, M. G. ne*peut rentrer en possession de l'argent déboursé. Car, aujourd'hui 22 août, le pauvre mandat télégraphique du 11 n'a pas fait retour au bureau expéditeur, le bureau n° 2 oilà ce qu'on appelle encore le télé-graphe Naturellement, l'administration argue du prétexte habituel à toutes les inerties « Nous sommes en guerre. » L'excuse est nulle. En temps de paix, c'était exactement la même chose. De plus, pourquoi la guerre impliquerait-elle la suppression des correspondances rapides ?

Rendons-nous donc à l'évidence une fois ur toutes le télégraphe n'existe pas en. t'rance. Et épargnons-nous des frais inutiles.

Le riz en Dauphins. Tablant sur la similitude de climat existant entre la vallée du Grésivaudan et les plaines italiennes où le riz est cultivé, un industriel a entrepris de transformer en rizières les marécages qui oxistenf. entre l'Isère et la ligne de Grenoble à Chambéry.

Des ingénieurs italiens procèdent actuellement à l'aménagement des terrains.

Dans certaines régions de la France, l'Auvergne entre autres, les sangliers ont crû et multi- plié, depuis la guerre, au point de devenir un sérieux péril pour les récoltes et, parfois même, pour les agriculteurs.

Les redoutables animaux ne se contentent plus d'exercer leurs déprédations dans les.mon.tagnes Ils font des incursions en plaines, ravagent les champs de pommes de terre et de bet-


1 teraves et saccagent les moissons. On en a vu, par bandes, s'attaquer aux meules de gerbes non encore élevées.;

A maintes reprises il fut question d'organiser des battues pour débarrasser les campagnes des sangliers, qui se conduisent comme de véritai blés Boches en terre conquise mais il y a tant de formalités administratives à remplir, d'autorisations à solliciter, de contrôle et de surveil.lanee à accepter, que le temps passe sans qu'aucune efficace mesure soit prise contre ces hôtes indésirables.

L'espionnage allemand n'est jamais à court d'inventions perfides. La Tribune, de NewYork, révèle la manière dont les espions boches des Etats-Unis ont prévenu Berlin de l'embarquement du général Pershin.g' et du 'premier contingent de troupes américaines pour la France, Cet innocent message fut expédié, par T.S.F., à un journal suédois Washington, ,D. C., May 15. Présidents embargo ruling shouldù hâve, immédiate notice. Grave situation affecting international law. Statement foreshadows ruin of many neutrats. Yellow journais unifying national excrément immensely. Pour les initiés, qui n'eurent qu'à épeler les premières lettres de chaque mat et les réunir en -un texte continue, cela signifiait

Pershing sails from New-York J-une 1.

1 pour la sécurité.

Ne vous absentez jamais de votre maison sans en confier le gardiennage à a La Garde de nuit », 3, rue Rossini Téléphone Bergère 44-96. Usines de guerre, demandez des gardes à toute épreuve. f.~ P. R. MME niMt L'OFFENSIVE ITALIENNE Heureuse coopéaation des flottes

italienne et britannique

L'agence Stefani publie la note siiivante

Dans la journéé du 19 août, coopérant à la marche en avant de l'armée, les batteries f lottantes de la marine royale et les monitors italins et anglais on.t bombardé efficacement les positions et les lignes arrière cnnemies, sur l'Isonzo inférieur,

En même temps, les monitors ont pris sous leur feu les chantiers industriels au sud de Trieste.

Les batteries ennemies ont riposté par un reu intense, mais les unités alliées sent restées absolument indemnes.

A la tombée de la nuit, elles ont été vainentaerat attaquées par des avions ennemis. L'hydravion K-212 a été abattu par la défense antiaéTienne et çaptiirl dans la lagune de Grado. « Victaire autrichienne »

Les Autrichiens il fallait s'y attendre se déclarent vainqueurs sur tout le front de risonzo. Voici ce que dit le communiqué publié à Vienne lundi sair

Notre brave a,rmée de l'Isonzo eu à faire face hier encore (19), dans une lutte acharnée, à uu ennemi très supérieur ,en nombre. La journéc s'est terminée par un succès pour nous.

Au-dessus de Cana.Le, les Italiens, appuyés par un feu violent d'artillerie, sont parvenus jusque sur la hauteur Vrh mais nos héros se sont Jeté» sur l'ennemi et l'ont refoulé sur la pente. Près de Descla (est de Plava) et de Vodice, sur le monte Santo et le monte Gabriel*, dans la région des collines et à l'est et au sud de Gorizia, partout on c'est battu avec le plus grand acharnement sans que les Italiens aient pu réussit- à gagner un pouce de terrain.

Sur le pLateau du Cairso 'également, la bataille a fait rage avec la dernière violence. Au sud-ouest de Castagne vizza, la lutte continue avec des fluctuations dans le terrain compris entre les deux lĩ̃'̃̃̃ gneâ d© la première position.' Partout ailleurs, l'ennemi a été complètement rejeté au delà de la ligne Nouveau crime allemand

De l'envoyé spécial de l'agence Havais

Un nouveau crime sans discussion ni excuses possible est à inscrite à l'actif de la kultur allemande.

Vers dix heures du soir,1 plusieurs avions bûches survolaient ii moins de deux cents mètres dans la région arrière de Verdun l'hôpital d'évacuation numéro 6 et l'hôpital X, situés de chaque côté de la route et reliés par une passeirelle en. bois. Quatre bombes incendiaires sont lancées sur les baraquements, dont tous les lits sont encombrés de blessés trois de ces baraquements sont aussitôt la proie des flammes. Tandis que le personnel sanitaire, avec un courage et un dévouement admirables, cherche à pauver les blessés qui n'ont pas été atteints par l.es projectiles ou par les flammes, les avions reviennent, une sec.onde fois et, à une altitude moins élevée encore; tirent avec leurs mitrailleuses sur les sauveteurs. v Sept infirmiers ont été tués et unie vingtaine blessés.

Au Reichstag. Discours de M. Michaelis. Un télégramme de Hindenburg

On mande de Berlin que la commission plénière du Reichstag s'est réunie, hier, mardi. Le chancelier a fait les déclarations suivantes: Ma première tâche comme chancelier a été de tultiver et d'intensifier les relations entre l'Allemagne et ses alliés. Malheureusement, je n'ai pu jusqu'à présent le faire que par écrit avec la Turquie et la Bulgarie. Par contre, j'ai eu de nombreuses conversations avec le comte Czernin et j'ai constaté 'que nos entretiens ont révélé la plus grande confiance mutuelle. Notre alliance avec l'Autric-ueHongrie est plus ferme que jamais.

Depuis la dernière séance du Reichstag, le nombre .de nos ennemis, s'est augmenté de trois le Siam, le Libérin et la Chine. Aucun de ces Etats ïi'avait de raisons de devenir l'ennemi de l'Allema-

FEUILLETON DU « GAULOIS » DU 22 AOUT 1917

Petite Sirène

LA DESTINÉE D'ANTONIO

II a neigé pondant, la nuit.

Sous le ciel bleu pâle où luit un soleil dédôré, le pays entier scintille de, blancheur, comme recouvert d'une couche de se!, et, dans les verrs, les aranges et les mandarines, surprises sous leur poudre argentée-.

Il a ncigé 'L'étonnant duvet glacial, si peu connu à Taormine, accuse les lignes des monts, craque sous les pieds et voue la contrée au bleu et au blanc..

Parmi les hivernants, c'est un sauve-quipeut. On descend en hâte vers les plages, vers Syracusç, où le thermomètre accuse, paraît-il, degrés. Las hôteliers, furieux, prétendent que eel>a est faux mais les touristes réclameraient presque une indemnité pour cette trahison de la température.

Près des réchauds flambants, les vieilles gens sa lamentent, songeant h leurs douleurs, et le rire des jeunesses, ravies de cette nouveauté, se mêle à leurs doléances.

gne. Tous les trois ont agi sous la pression de l'Entente, t Le chancelier p assa ensuite à la situation militaire et donna lecture d'un télégramme que lui a adressé le maréchal Hindenburg pour tire communiqué à la grande commission du Reichstag. Dans ce télégramme, Hint denburg souligne l'importance de la guerre sous-marine et son influence sur la situation générale. Il, exprime sa satisfaction pour les nouveaux succès sur le front oriental et a développement favorable de l'action sur le front occidental.

Le chancelier a continué en ces termes La situation militaire est favorable. Il faut main- tenant que chacun remplisse son devoir à l'arrière. Au début de la quatrième année de guerre, la situation de l'Allemagne est plus favorable que jamais, sur terre comme sur mer. Néanmoins, il n'y a chez nos ennemis aucun signe de désir de paix. Le chancelier rappela ensuite ses révélations sur les buts de guerre de la Franche, qui furent complètement appuyés par l'Angleterre, et ajouta que l'on connaît maintenant les buts de guerre des autres ennemis, de l'Allemagne. M. Mpchaelis diseuta les détails des traités entre les puissances de l'Entente.

M. Michaelis parle ensuite de la note du Papa et dit

Aussi longtemps que nos ennemis persistent à manifester leur intention de nous écraser, ajouta .NI. Michaelis, toute nouvelle offre de paix de notre part demeurerait vaine. L'ppinion allemande est unanime sur ce point. Pour déterminer son attitude au sujet de la note pontificale, le gouvernement doit s inspirer de cet état de fait et des dispositions dé l'esprit public.

En analysant ensuite les principaux passages du document transmis au gouvernement par le Saint-Sipge, M. Michaelis ajouta

L'Allemagne ne peut pas prendre de décision définitive avant de connaître l'opinion de ses alliés. Jusqu'à présent, en dépit de toutes les tentatives qui ont été accomplies en vue de hâter une décision commune, l'accord entre l'Allemagne, l'AutricheHongrie, la Bulgarie et la Turquie n'a pas encore été réalisé. C'est pourquoi je suis empêché de donner des précisions. Je peux dire cependant que l'Allemagne n'a point inspiré la démarche du Pape. C'est là une vérité aue notre situation diplomatique et militaire suffirait à prouver. Nos sympathies sont acquises, naturellement, à toute tentative de paix. C'est pourquoi nous approuvons les efforts faits-par le Pape en vue de terminer là guerre mondiale.

M. Michaelis a terminé son. discours en déclarant que le gouvernement allemand ne répondrait pas à la note pontificale avant d'avoir consulté la grande commission du Reichstag. La note du Pape

Après le discours du chancelier, il a été beaucoup parlé de la note du Pape relative à la paix. Les progressistes, les socialistes majoritaires, le centre, les nationaux-libéraux, les conservateurs ont approuvé et souhaité que la note réussisse à amener la paix.

Par contre, le représentant des socialistes minoritaires a critiqué l'attitude du gouvernement, déclarant que le peuple allemand n'a aucune confiance dans la diplomatie allemande, et il demanda que le Reichstag décidât un séance plénière de toutes les questions concornant la paix.

L'orateur du parti socialiste majoritaire réplique

La décision concernant la note pontificale ne devra, pas être prise sans Le concours du Reichstag. Il ne s'agit que d'un ajournement de peu de durée, pendant lequel le gouvernement allemand pourra. s'entendre avec nos alliés au sujet de la réponse à donner à Sa Sainteté. Le chancelier a d'ailleurs nettement déclaré qu'il s'inspirerait de l'avis de la commission avant de prendre aucun décision définitive.

La séance a été ajournée à aujourd'hui merL'INCEN DIE DE SALONIQUE Cent mille habitants sans abri

On mande d'Athènes, 20 août, que les premiers détails sur l'incendie de Salonique sont terrifiants. Plus de cent mille personnes, en majorité israélites sont sans abri.

Des milliers de réfugiés de Turquie « de Bulgarie, que'le gouvernement de la défense nationale était parvenu à caser, et à entretenir, sont à nouveau affamés dans les rues. Le gouvernement a envoyé les premiers secours et a chargé deux ministres de se rendre à Salbriique et de prendre les mesures nécessaires.

Les enquêtes paraissent écarter la malveillance.

Les progrès de l'incendie ont été activés par un vent violent et par la combustion des maisons de bois, suivant le système turc.

Les hôtels du gouvernement et le quartier général français sont saufs.

On signale la conduite admirable des militaires et marins alliés et grecs, On ignore encore s'il y a des victimes.

Les Déportées belges On mande du Havre que des femmes belges, évadées de l'Allemagne, ont donné des détails sur la pénible vie des internées dans le camp de Sieburg les unes travaillent aux champs, les autres font des briques ou sont chargées de la corvée des pommes de terre. Le régime alimentaire est défectueux.

La princesse de Çroy, la comtesse de Belleville, la baronne due Laminn© et Mme Boel, femme du député de Soignïas, condamnées il y .a plusieurs moins, travaillent au camp de EN RUSSIE

Un déplorable incident à Rétrograde

On nous télégraphie de Rétrograde, 21 août Dans les sphères politiques de Pétrograde, on a été profondément indigné par le regrettable incident dont ont été victimes le seerékire de la légation de Roumanie, M. Arion, et l'attaché à la même légation, M. Jui'aschyko, qui ont été insultés dans un tramway par un officier, lequel, dit-on, était ivre.

Celui-ci, après avoir lancé aux diplomates étrangers des injures et aidé par deux soldats à qui il avait assuré que les étrangers étaient des espions, a conduit les diplomates roumains chez le commandant de la place de Pétrograde, où l'erreur a été reconnue.

Ayant constaté que l'officier était un enseigne du régiment Ismaïlowsky, membre du

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Trois fillettes, enveloppées de laine coftime des nonettes, suivent le Corso, les joues avivées par le froid, enchantées par cette éclatante virginité du sol.

Est-ce ag1réa;bLe de marcher là-dedans déclare Teresa en fermant à demi ses longs yeux bigles c'est plus moelleux que la mousse. Heureusement que padre m'a laissée sortir avec vous dit Miranda.

Toujours être seule soupire Maria, comme cela doit être triste Et puis, tu ne pourras jamais te marier comment te faraiton .la cour ? tu ne vois jamais personne dix minutes

En effet, réplique la jeune fille en rougissant.

Bail ça n'a pas d'importance, dit Teresa, Miranda doit se faire religieuse.

Mais la jeune fille proteste soudain Ce n'est pas obligatoire, je n'ai pas fait de voeu

Ses campagnes se mettent à rire en se garant des boules de neige que leur Lancent des ga rçons embusqués au coin des rues, et Maria, soufflant sur ses doigts, se plaint Quel froid nous avons loué une chambre à un vieux poète siennois. Il écrit des odes qui commencent par ces mots « Sicile ô Trinàcria ciselée, tu es un fragment de soleil, une; coupe d'or pour la. soif des dieux

–Aujourd'hui ils boiront un sorbet, remarque Teresa.

Elles passent devant la fontaine les fera* mes crient en retirant leurs jarres

O Madone, l'eau brûle ce matin j'aime encore mieux le siroco.

Qu'y a-t-il donc ? on dirait un rassemblement devant la Badia, dit Maria.

C'en est un et que de sonnailles

Alors, elles s'insinuèrent entre Les badauds et parvinrent au premier rang La belle voiture s'écrièrenkelles.

1 comité exécutif du Sovdep, MM. Arion et Ju- raschyko se sont rendus au Sovdep. Là, MM. Tsepetelli et Tcheidze ont exprimé aux diplomates leurs profondes excuses au nom de la démocratie russe, tandis que, sur la proposé tion de l'internationaliste Martoff, l'officier agresseur était exclu du Sovdep.

Aussitôt informé, M. Kerensky a ordonné d'arrêter l'officier coupable et de le mettre à la disposition des autorités militaires. Aujour- d'hui, MM. Kerensky et Terestchenko ont rendu visite au ministre de Roumanie, lui ont fait des excuses personnelles et l'ont informé' des mesures prises à l'égard du coupable. DANS LES AIRS Pourquoi les aviona allemandes

ont lancé des bombes en Hollande

Voici comment, d'après des renseignements sérieux, on explique la visite d'aéroplanes allemands en Hollande et le bombardement de villages hollandais le 18 août II paxaît qu'une escadrille considérable d'appareils allemands, partie dans le but de bombarder l'Angleterre, dut s'en retourner au moment où ils atteignaient la côte, à la suite du mauvais temps. Comme on sait qu'un avion de bombardement ne peut atterrir avant de s'être préalablement débarrasse de ses bombes, les assaillants pensèrent que lancer leurs engins sur le territoire belge oc? cupé par les troupes allemandes pourrait causer la mort d'Allemands. Ils attendirent, en conséquence, d'être arrivés sur le territoire hollandais, ,où ils couraient simplement le risque de tuer des neutres.

Les avions alliés en Belgique

L'Amirauté anglaise publie le communiqué suivant

Notre service d'aviation navale a lancé le 19 août, vers minuit, un nombre, considérable de tonnes d'explosifs sur les entrepôts de Middedkerke et des usines brugeoises.

D'autre part, le communiqué belge d'hier dit Notre aviation, favorisée par le temps, a exé-' cuté des vols très nombreux. Il est confirmé que deux avions ennemis ont été abattus dans leurs lignes, l'un le 16 août à Gheluvelt, l'autre le 18, vers Pervaepe. Hier et aujourd'hui, grande activité de l'aviation allemande deux cents vols environ par jour.

'JOURNAUX VE CE MATIN La bouteille à 41encre

Do l'Homme enchaîné

M. Viviahi, garde des sceaux, a reçu lundi soir août, à deux heures, le rapport médico-légal établi et signé par MM. les docteurs Vibèrt, Dervieux et Socquet. A deux heures un quart du matin, un résumé de ce rapport a été communiqué, à: la presse ».•

Les trois experts constatent que la survie est scientifiquement possible parce que après s'être ou avoir été étranglé,; Vigo nous affirme-t-on le plus sérieusement du mande tc a parlé, réclamé un pot de confitures et du raisin, qu on lui donna Vous voyez donc Vigo, que son état de santé déplorable mettait « en imminence de mort (voir le rapport), qui, s'étant étranglé, s'accorde quelques quarts d'heure de survie pour se délecter de confitures et de raisins.

Etrange, étrange

Après son lunch, Almereyda consent à mourir. Les trois experts, envisageant l'hypothèse de l'homicide, la repoussent (voir rapport).

Mais, dans le paragraphe suivant, l'un des experts note « qu'il n'accepte pas, sur tous les points, l'interprétation des données recueillies en commun et « qu'il se pourrait que l'hypothèse de l'homicide pût être envisagée au cas où il serait démontré que Vigo n'a pu ni se défendre ni appeler ». Or, je vous le demande, û monsieur Viviani, comment, dans cette pétaudière de prison où, du plus humble surveillait au directeur, chacun s'entcndait a merveille pour voua bourrer le crâne, l'assassin de .Vigo nous sommes dans l'hypothèse du -crime n'aurait-il pu profiter dun des nombreux moments où peraonne n'était auprès du prisonnier pour lui faire passer le goût du pain ? Et comment ne serait-il pas possible de démontrer que Vigo, dans l'état d'extrême faiblesse où vous nous le montrez, était incapable de se défendre contre un gaillard bien déterminé tout étouffer ?

Enfin, cet expert scrupuleux qui fait des réserves aussi formelles, les oublia subitement avec une désinvolture singulière dans le paragraphe final pour « évincer l'hypothèse de l'homicide » et conComprenne qui voudra r France et Italie.

De M. Pichon, dans le Petit Journal Nous sommes, l'Italie et nous, engagés dans le même combat, voient, sanglant, atroce et sans rémission' possible pour la conservation de notre indépendajire et le salut de nos libertés. Comme l'â fort bien. dit M. Poindaré dans son télégramme au roi Victor-Emmanuel nI, nous nous battons pour les mêmes principes, La mêmo culture, les mêmes traditions, le même idéà,l, et nous travaillons d'un môme cteur-oû progrès de l'humanité. Nous n'accomplirons notre œuvre que si nous ratons complètement unis, à l'abri dé toutes les entreprises de division auxquelles nous serons inévitablement en butto, et si nous sommes décidés à demeurer fraterneilement alliés non seulement jusqu'à la fin de la guerre, mais après sa conclusion.

A toutes les compromissions et les déchéances que prêchent les apôtres d'une paix qui serait l'apothéos&.des provocateurs de la guerre, «lie oppose une volonté de victoire qui sera. la revanche et la sécurité du droit.

gerrona le bloous

Du Néïv-York Herald

[ La Suède, annuellement, a cédé deux millions de tonnes de minerai de fer à l'Allemagne elle n'en cédait dans. le mènie temps que cinq cent mille ton. nes à l'Angleterre. Et elle n'exigeait de l'Allemagne aucune faveur, en échange du don merveilleux qu'elle lui faisait 1 La Suède a livré, par an, 18,000 tonnes dû nitrates à l'Allemagne, qui font au moins 500,000 tonnes de mélinite, reçues par nas soldats

Nécessité donc de resserrer le blocus! Il n'y a plus d-e neutralité L'automne est la saison où les neutres réfléchissent. Le parti socialiste, en Suède, se ressaisit. La question politique est grave. pour ¡lui: S'il -veut être l'interprète de la.patrie, il devra réagir contre les tendances germanophiles du parti militariste et aristocrate. C'est la grosse-partie de la Baltique etdu scandinavismo qui se joue en ce PETITES NOUVELLES DE LA NUIT Le Conseil fédéral suisse a décidé la limitation de la consommation du pain et de l'emploi du, charbon et de l'énergie électrique. On mande de Berlin, Le Kaiser, venant de Wilhemshaven, est arrivé hier à Hambourg où il a visité plusieurs -chantiers navals et distribué de nombreuses décorations aux ouvriers et contremaîtres.

C'était une charrette à la mode sicilienne, entièrement recouverte de peintures allégoriques ou historiques. La caisse disparaissait sous une représentation multicolore de la chan- 'son de Roland, l'antique geste franque que les Normands importèrent en Sicile et qui ne- .cessa jamais d'être populaire. On voyait tour à tour Roland priant devant Durandal ou combattant contre les Sarrasins, le grand Empereur à la barbe fleurie, le trattre Ganelon ou la belle Aude, en robe clair de lune, une foule entière en cottes d'azur et en manteau de vair sur un fond de gueules et de sinople.

Attelé à cette magnificence ambulante, un mulet piaffait. Son harnachement, surmonté de cimiers pointus, étincelait plus que la voiture elle-même. Pompons, bouffettes, noeuds, glands, franges de pourp*<e, contre le mauvais oeil grelots tintinnabulantes et, .partout de petits miroirs incrustés ou suspendis, clignotants, s'entreefioquani avec un bruit de clochettes, éblouissement des yeux et des oreil- les.

Les Siciliens admiraient intensément et le propriétaire, un jeune homme petit, maigre, avec une grosse face géniale, expliquait les allégories. Il regrettait d'avoir étrénné un tel équipage par un temps de neige et, comme il haussait, la voix, Miranda, penchée sur les peintures, l'entendit et releva la tête.

Au même instant, il se tourna de son côté. Ils dirent simultanément

Antonio, de Giardini.

'La signorina Sirenetta

Il s'inclina, devenant pourpre sous son beau front!, ses yeux s'enflammèrent. Autour d'eux, la foule commençait à se dissoudre seules Teresa, Maria et des garçons restaient. Antonio balbutia

Je ne suis revenu à Giardini qu'avanthier. C'est à Païenne aue j'ai appris à décorer

Le général dé brigade Pages, de la section de réserve, aété~noanné directeur du ser vice de reconstitution des régions reconquises. M. Bore- Verrier» lieutenant-colonel com·mandat le groupe léger des escadrons pied chasseurs à cheval), et M. Julia, capitaine au 80 d'infanterie coloniale, sont nommes offi*ciers de la Légion d'honeur.

De Saint-Raphaël Un hydravion piloté par le lieutenant de vaisseau Plenvoans et -le quartier-maître mécanicien Prigent Hervé, a capoté. Le mécanicien a été relevé grièvement blessé le cadavre du pilote n'a pu être retrouvé..

CROIX-ROUGE AMERICAINE

Dans un camp de repos, situé à 25 kilomètres d'une ^ville très exposée, la Croix-Rouge américaine vient d'installer quatre cents enfants, chassés de chez eux par les gaz asphyxiants. La Croix-Rouge américaine se propose de développer cet essai et d'organiser, dans des baraquements inutilisés, d'autres camps où les enfants de la première zone demeureront une dizaine de jours dans une atmosphère calme.

PATRIOTISME & CHARITÉ Un don de l'Uruguay

On a annoncé récemment la mort d'un Urugayen notable de Montevideo; d'origine française, M. Jules Mailhos, qui pendant sa vie, s'était signalé par sa générosité pour la France. Depuis le début de la guerre, notamment, il avait envoyé en France, au comité France-Amérique, 100,000 francs, pour être répartis .entre des œuvres françaises. Sa veuve et ses fils viennent de remettre au comité FranceAmérique, pour la France dévastée, un nouveau don de 30,000 francs en mémoire du défunt. Ce nouvel acte de générosité sera particulièrement apprécié, venant d'un Etat dont on connait la traditionnelle amitié pour notre pays. Pour les aveugles de la guerre

L'œuvre nationale du Livre des aveugles de la guerre fait paraître, le Il-' et le 15 de chaque mois, un journal imprimé en caractères Braille. Ce journal, dont le titre est Le Braillard, est .adressé gratuitement à tout aveugle de la guerre qui en fait la demande à M. Beriagne, directeur général et fondateur de l'œuvre, villa des Myrtes, 31, rue d'Espagné, à Biarritz.

L'œuvre du Livre des aveugles de la guerre possède une bibliothèque circulante à la disposition des soldats aveugles retirés dans leurs foyers. L'envoi des livres est fait gratuitement et les frais de retour des volumes sont remboursés aux lecteurs. L'œuvre délivre gratuitement aux soldats aveugles des. réglettes de poche qui leur permettent de faire leur correspondance,

Les souscriptions sont reçues par le secrétaire général, 51, boulevard de l'Egalité, à Nantes, ou par le directeur général, 31, rue d'Espagne, à Biarritz.

R. de Montreux

Renseignements Mondains LES COURS

Une messe commémorative de la mort de Monsieur le Comte de Chambord sera célébrée vendredi prochain 24 août, à dix heures, à l'autel de la Sainte-Vierge 4e l'église Notre-Dame des Victoires.

LES AMBASSADES

De Londres:

L'ambassadeur d'Espagne en Angleterre et Mme, Merry del Val viennent de s'installer dans l'hôtel précédemment occupé par la duchesse d'Albany.

PETIT CARNET

La comtesse de Jessé-Charleval, femme du maré- chal des logis dans l'artillerie d'assaut, vient de donner le jour à deux jumeaux qui ont reçu les prénoms de Maurice et Gabrielle.

Mme Maxime de Margerie vient de donner le jour à son troisième fils.

Mme Jean Carré, femme du sous-lieutenant d'in- fanterie, est depuis quelques jours mère d'un fils Philippe. .̃

La vicomtesse L. "Dauger vient de donner le jour à un fils qui a reçu le prénom de Jacques. MARIAGES

Nous apprenons les fiançailles du comte Bernard de Béarn, capitaine de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur, fils du comte et prince de Béarn, prince de Viana, comte de Brassac, et de la comtesse, née de Talleyrand-Périgord, tous deux décédés, avec MUe Marguerite-Juliette-Charlotte-Ghislaine de Mérode, fille du comte Werner de Mérodg, décédé, et 'de la comtesse Werner de Mérode, née La Rochefoucauld.

Le 7 août a été célébré, à Kiew (Russie), le mariage du comte Foulques de Larcinty-Tholozan, lieutenant aviateur, avec MUe Zenaïde Kotchoubey, fille de la princesse Kotchoubey, née Cheremetiew.

Les témoins du lieutenant de Lareinty étaient le général Janin et le marquis de Lareinty-Tholozan, capitaine aviateur de la mission française d'aviation en Roumanie ceux de la mariée étaient le prince Koudaschef et le prince Korretsky, fiancé de Mlle Alix Kotchoubey, sœur aîné« de la mariée.

De Lisbonne on annonce les fiançailles de M. José de La Cifesta, fils de M. de La Cuesta, Je banquier espagnol bien connu, avec Mlle Suzana Garcia Sagastume, fille de M. Sagastume, ministre plénipotentiaire de l'Argentine en Portugal.

NECROLOGIE

Nous apprenons la mort de la baronne de Ruble, née Jeanne, de Conantre, veuve du baron de Ruble, membre de l'Institut, décédée, le 13 août dernier, au château de Conantre (Marne).

Mme de Ruble était la tante dtf baron Jehan de Witte et de la baronne, née des Isnards-Suze; du baron de Ruble et de la baronne, née Beauvallon; de /Ile de dtublo, en religion Sceur Joseph, des Sœurs de SaintVincent de Paul du marquis de Montredon, du marquis de Scoraille et de la marquise, née Montredon. Elle était la grand'tante du marquis de Bryas et de la marquise, née Witte; du comte et du vicomte de ScoraiUe. Le service funèbre a été célébré lundi dernier, en l'église de Conantre, au milieu d'une assistance nombreuse et recueillie.

Le deuil était conduit par le baron J. de Witte et le baron de Ruble.

Après La cérémonie, le corps a été transporté à Paris, pour être inhumé dans un caveau de famille au Pèr&Lachaise.

De Boulogne-sur-Mer on annonce la mort de M. Auguste de Guülebon, décédé le 16 août, à l'âge de soixante-trois ans. Il avait épousé Mlle du Plony. L'inhumation a eu lieu hjer, en présence d'un nombreux concours de parents et d'amis.

les charrettes. Je préférais cela aux cours de l'école d'agriculture que j'étais censé suivre. Il s'embarrassait, ne trouvant plus ses mots, tant il s'absorbait à contempler Miranda. Il était loin ce soir d'été ou il avait jeté un bouquet de violettes à la ci petite mariée », et jamais le souvenir des yeux verts n'avait déserté sa pensée. Aujourd'hui; c'était une grande jeune fille et, pas plus maintenant qu'autrefois, elle ne daignerait sourire à ses madriVotre voiture est 'magnifique, Antonio, dit-elle aimablement, et elle se remit à examiner les peintures, tandis qhë Teresa demandait des explications qu'il donnait volontiers, heu'l'eux de faire montre de ses connaissances devant la Sirenetta. Les capuchons étaient tombés en arrière, découvrant les cheveux de Maria, roux comme des bourgeons, les tresses noires de Teresa, la clarté blonde des nattes de Mi- randa. Un coup de vent souffla, emporta la neige des toits et l'éparpilla sur les trois jeunes têtes. Antonio fouillait dans sa voiture. Il en sortit une grande boîte enluminée et l'ouvrit. Oh firent les fillettes 'admirati veinent. Sous une dentelle de papier mûrissaient des fruits savoureux figues « come sorbettt. », fraises, noix, marrons, poires « come burro», raisins corne oro ». Elles dirent

Des fraises, des raisins en cette saison ? Antonio se mit à rire

--Ce ne sont pas des fruits, mais des bonbons. Prenez, goûtez c'est fait en « pasta ̃reale », en pâte royale. Hein C'est fameusement imité ?

Et tandis qu'il laissait Maria et Teiesa en. prendre chacune un, il vida le reste de la boîte dans les mains de Miranda, gênée.

Ah Sirenetta, vois comme Antonio se dépouille pour toi

Elle paraissait décontenancée. Il regarda tristement la svelte fille et dit

H. Fontaine

Les obsèques du général de âivlsion Henry Micfieler, ancien commandant du V6 corps, rand-officier de la Légion d'honneur, décédé des suites d'une blessure reçue devant Verdun, ont donné lieu à une imposante manifestation patriotique à Grenoble.

Le frère cadet du défunt, M. Alfred Micheter, com; mande actuellement une armée sur le' front et n'a pu assister à la cérémonie.

Les cordons du poêle étaient tenus par Je préfet de l'Isère, le généraj Caréj gouverneur de Grenoble; le général Çrépet, le colonel Sacome, directeur du génie.Le ministre de la guerre avait désigné le général Ebener, gouverneur de Lyon, pour le représenter et prendre la parole au nom du gouvernement.

r- On nous annonce la mort du colonel Jochaud da Plessix, commandant le dragons, enlevé en quelques jours par une maladie contractée au front. Le défunt, originaire de Nantes, était âgé de cinquante-sept ans et avait fait une brillante carrière dans la cavalerie. Depuis le début de 1a guerre, il commandait le LOI' dragons, avec lequel il a pris part à de nombreux combats. Il avait été nommé officier de la Légion d'honneur le 111-avril dernier, avec ce matif « Chef de corps énergique et ardent. A obtenu des résultats remarquables au cours des combats du début de la campagne, »

Mme de Brandi née Van Dyck, qui avait épousé en premières noces M. R. de Lapeyrie, vient de mourir à Paris,' à la suite d'une longue maladie contractée au chevet de nos blessés, dans un hôpital de Lyon, où elle était comme infirrpière depuis le début de la campagne. De Londres on annonce la mort de lady Berners, décédée à l'âge de quatre-vingt-un ans. La défunte avait eu six fils et trois filles, dont la vicomtesse Knollys. tfalfleury

Prière d'adresser tes avis de Narssances, Mariages/ Décès, etc., {'Office DES PUBLICATIONS, 24, boulevard Poissonnière. Tél. Centr. 52-11. Bureaux de 9 dîme et fêtes, 11 a 12, 5 à 6. Prix spéciaux consentis aos abonnés.

Sur la Dépopulation L'Académie de médecine a entendu, hier, Ia lecture du rapport de MM. Charles Richet et Adolpne Pinard, sur la dépopulation. Elle statuera prochainement sur les conclusions proposées par ces deux éminents maîtres. En attendant, il importe d'en dire quelques mots.

Les rapporteurs demandent que l'Académie signale le danger croissant de la propagande qui a pour but la dépopulation de la France. Aussi, réclament-ils énergiquem'ent l'interdiction et la répression de cet horrible apostolat. Il faut que, désormais, les coupables 'soient poursuivis et punis et il appartient à la justice de faire le nécessaire pour que ce but soit atteint. Il Sur-un point très délicat et sur lequel nos lecteurs comprendront que nous n'insistions pas, l'Académie est invitée à proclamer que nulle atteinte ne sera po-rtée au secret médical, mais si le médecin doit le secret à sa malade, « il ne le doit pas aux auteurs de sa mort, ou des accidents qui ont mis sa vie en péril résulte pas d'un état physiologique de la race, mais elle est due surtout, ou à la préoccupation de réduire les charges familiales, ou pour obéir à des considérations égoïstes et matérielles. Or, on ne peut combattre un tel état d'esprit qu'en oompensaht 7éellement les charges pécuniaires qu'entraînent la naissance et l'entre- tien d'un enfant. a

Il n'est pas du ressort de l'Académie de fixer 'le taux très important de cette compensa- tion, les législateurs étant suffisamment do· cumentés pour en apprécier la valeur (?). Mais si lourd que soit ce poids financier pour les familles peu ou point prolifiques, l'allocation aux naissances ne fera que rétablir l'équilibre, car, et les rapporteurs insistent sur ce point, « ceux qui n'ont pas. d'enfants ou qui en ont peu ont pour devoir d'aider les familles nombreuses u. Et cette mesure, c'est toujours les auteurs du rapport qui parlent, nécessaire pour empêcher l'extinction de la nation française, est strictement conforme à la plus élémentaire équité. L'intérêt du pays l'exige, la justice le commande.

Si les Chambres ont jamais à discuter les propositions que nous venons d'analyser, il est probable qu'elles seront frappées des formidables répercussions 1 financières que leur adoption entraînerait.

MM. Charles Riehet et Adolphe Pinard sorlt des savants et des savants animés des plus nobles sentiments, mais nous craignons bien que la solution du problème de la dépopulation qu'ils préconisent ne soit considérée par les économistes et les financiers comme une généreuse utopie. D'ailleurs, c'est l'avenir qui Georges Wulfl

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CHEMIN DE FER D'ORLEANS

FOIRE DE BORDEAUX (lor-lu septembre 1917)

Extension de la ditrée de validité des billets aller et retour

A l'occasion de la Foire de Boideaua, la Compagnie d'Orléans 3..pris les dispositions ci-après le Les coupons retour des billets d'aller et retour pour Bordeaux délivrés du 27 août inclus au 5 soptembre inclus, aux exposants et à leur personnel, seront valabies uniformément jusqu'au 18 septembre inclus sans faculté de prolongation. La gare de Bordeaux validera les billets pour le retour, sur la présentation de la carte d'exposant. La prolongation spéciale ne sera accordée au personnel que s'il voyage avec l'exposant.

La durée de validité des coupons retour des billets aller et retour pour Bordeaux délivrés aux voyageurs, du 29 août au 10 septembre inclus, sera prolongée de cinq jours (dimanche-compris) ce délai exceptionnel pourra être prolongé de moitié de la durée de validité normale moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d'un supplément égal à 10 0/0 du prix du, billet..

Il est rappelé d'autre part que les voyageurs porteursi de billets pour une destination autre que Bordeaux, mais dont l'itinéraire s'établit par ce point, ont la faculté de s'arrêter à Bordeaux quarantehuit heures sans supplément..

Voulez-vous la bouteille d e vieux vin d'Al- camo que j'ai là ?. Non ?. C'est bien, je la donnerai à votre curé, mais à la condition que vous boirez à ma santé i

Et à ta fiancée, Antonio, fit Maria en riant. Tu as»dû en faire des conquêtes à Palerme ? Je n'ai vu aucune femme

Comment Elles sont donc cloîtrées, làbas ?

Elles passaient devant moi sans que je les visse répartit le jeune homme avec feu. Tellement tes prunelles étaient remplies d'une autre, n'est-ce pas `? questionna Teresa. Et cette autre, songe-t-elle à toi ?

Qu'en pensez-vous, Sirenetta ? demanda Antonio Miranda.

La jeune fille hocha la tête sans répondre et continua d'examiner la voiture.

Mais, brusquement, Teresa et Maria se sauvent, laissant Miranda seule devant le jeune homme. Un petit garçon, les doigts dans le nez, les regarde curieusement.

Sirenetta, fait le jeune homme à voix basse, je vous déplais toujours, n'est-ce pas? Miranda releva ses yeux d'onyx sur le visage génial d'Antonio et répondit avec conviction Je vous ai toujours trouvé intelligent. trop intelligent, même, pour être agriculteur. Depuis une demi-heure je regarde vos peintures. Oh peut-être que je ne m'y connais pas, mais, cependant, il me semble que je n'ai jamais rien vu de semblable sur' les voitures des autres. Çela est aussi vrai, aussi modelé, aussi vivant que les tableaux de nos églises, ceux des maîtres. Antonio, ne serait-ce pas là votre destinée étudier et devenir un grand artiste ? Il la regarda, d'abord stupéfait, puis répondit avec un tremblement dans la voix Sirenetta, vous avez toujours su trouver les mots qui enivrent. Souvent, en regardant m4 charrette, 'avais eu la même oetisée on©

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A travers a Presse France et Italie

De Polybe, dans le Figaro

C'est le salut fraternel de toute la France que M. Potacaré est allé porter à toute l'Italie militante et à son Roi soldat. Où ce pacte définitif d'alliance pouvait-il se sceller dans un cadre plus digne de lui que cet &pre front de l'Isonzo, qui a vu tant de magnifiques efforts, et ces Alpes de Car̃nie et du Cadore, où d'invraisemblables routes portent la bataille aux neiges éternelles et aus nuages? La lutte est dure. C'est son Dante qui a dit combien il est umer de monter et de descendre l'escalier de l'étranger. Nous gravissons ensemble, elle et nous, le nôtre, celui que le Patriarche a. vu dans son rêve, avec des anges à tous les degrés, qui s'élève de la terre eneanglüntée et ravagée au ciel, de la guerre au droit

La question d'Alsace-Lorraine

Du Matin

Depuis quelque temps, les agents officieux de l'Allemagne dans les pays neutres laissent entendre que le chancelier Michaelis fera, dans son prochain discours au Reichstag, une déclaration sensationnelle relativement à l'Alsace-Lorraine. Certains journaux suisses, notamment, se sont faits l'écho de ces bruits. Il ne s'agirait de rien moips que d'une promesse faite au nom du Kaiser d'accorder à l'Alsace-Lorraine son autonomie.

Le piège est grossier. Nous savons d'ores et déjà de quelle autonomie le Kaiser veut gratifier la terre d'empire. Il lui accorderait d'être libre. sous le principat de son second fils, le prince ritel

Voilà la liberté offerte aux ALsaciens-Lorrains. Ceux-ci accueilleront par un éclat de rire une poreille munificence. Ils ne l'ont pas attendue pour formuler d'une façon qui ne laisse place à aucune ambiguïté leurs revendications formelles ils sont Français d'origine, de droit et de coeur, et ils Veuq lent la redevenir de fait.

Les Français tels qu'ils le parlent -v; Du Journal de Débats

L'Allemand Le moins débrouillard dispose d'un Vocabulaire beaucoup plus étendu: sans compter bière, tabac, cigale, cognac, café, qui, à l'orthographe près, sont communs aux deux langues, il sait monsieur, madame, mamsejle, retour, malheur, promenade, merci, non, oui, bonjour, grand et bon. Mauvais lui est moins familier. Souvent aussi, il connaît jtœng (pain), vœng, bœr^pommdeteer et delô (qui veut dire de l'eau). Napluh lui est d'un grand usage, dans le même sens que kaputt .de même kitschee, mannschee et travafjee.

Une phrase qu'il répète volontiers est « Malheur la uerce Les Allemands la prononcent même entre eux « Na, wie eh,t's der Krieg noch nicht la guerre finie. » C'est d'ailleurs en français que les diverses parties de l'empire se comprennent le mieux. Un Bavarois, 'qui n'entend rien aux dia- lectes des provinces du Nord et qui nue serait pas compris d'un camarade arrivé de Dantzig en lui ordonnant de regagner son poste, s'en fait. obéir aussitôt dès qu'il lui crie Toitteswite rehthr Les noûis géographiques donnent un peu plus de peiné. L'Allemand les accommode sa-guise sa prononciation se rapproche d'autant plus de la véritable qu'il s'agit d'un lieu appartenant ou non :)..son secteur. Suivant qu'ils prononcent flfmth- beu-ge ou Maubœsche, on distingue tout de suite s'il y a été ou non.

Pensoris-y toujours

De M. C. Bougie, dans

Plus que jamais nous pensons à l'Alsace-LûlVi raine nous n'en parlons pas encore assez.

Nous ne mettrons pas assez en lumière, non seu.lement les grandes lignes de son histoire, fmais tant de petits faits qui prouvent notre droit, en prouvant l'inaltérable attachement qu'à travers tant d'épreuves les annexés conservent à la Depuis 1914, en particulier, le dossier de ces preuves si émouvantes n'a fait quc s'enfler. Entra l'âme alsacienne et l'âme allcmande, le foss6 n'a. fait que s'élargir, le tragique fossé où coulent le sang des hommes et les larmes des femmes. Il de- vient manifeste ans yeux les plus prévenus que cet antagonisme-là est décidément irréductible. Et ce ne sont pas seulemeni les victimes qui l'at* teste. Ce sont les bourreaux eux-mêmes. Habe· •mus confttentes. Nous avons leurs aveux. Publionsles pour l'édification du monde.

Le criminel

De M. Alfred Oulman, dans le Petit Bleu t La brusque violation de la neutralité luxembourgeoise et belge, garantie par l'Allemagne le besoin d'envisager, pour justifier l'agression, le Sbombardetnent de villes allemandes par nos aviateurs, alors qu'il n'y avait pas eu bombardement, sont d'autres preuves encore.

Mais si, dans aucun esprit sensé et jimpartial, si devant aucune conscience, un doute avait pu subsister encore quant î la responsabilité du Kaiser, comment ne serait-il pas dissipé par les révélations de M. Gerard, l'ambassadeur des EtatsUnis à Berlin, que tous les journaux alliés et tous les journaux des pays amicalement neutres ont reproduites au fur et mesure de leur publication dans le Daihj Telegraph ?

C'est là une déposition accablante pour le KaiserSon crime, dont les conséquences sanglantes, et désastreuses pour le monde entier, s'accumulent depuis trois ans, est avéré. La cause est entendue. il ne reste plus qu'à juger le criminel.

Que l'Allemagne soit alors encore un empire ou devienne une république que ce soit dans six mois ou dans un an qu'un tribunal ait à statuer sur le sort du Kaiser, la justice est en marche, et rien ne pourra, soustraire au châtiment réservé aux meurtriers le dernier des Hohenzollern, dont la cons-

vous je n'osais 'croire en mon talent, mais si vous m'en reconnaissiez, vous.

Je puis me tromper il faudrait deman- der l'avis d'un connaisseur.

C'est ce que je vais faire. Pi î'ostia santa I mes rêves se réaliseront-ils jamais ? Car j'ai rêvé une fois, en peignant, que je devenais connu, recherché, célèbre, et que vous acceptiez alors de m'épouser.

Miranda se recula vivement

Antonio, ne pensez pas que.

Je vais faire une neuvaine aux saintes âmes des suppliciés, afin qu'elles m'éclairent, fait solennellement le jeune homme, et, comme .au môme instant, toutes les cloches de Taormine versaient dans l'air glacé l'eau fraîche de l'Angélus, il dit en se signant

Pi sta vuci di Diu. par cette sainte voix de Dieu je veux devenir digne de vous, Sirenetta si cruelle pour moi

Mais non, firent derrière lui Teresa et Maria revenues en cachette avec Virginia, mais non, il n'y a pas qu'avec toi, mon pauvre An- tonio, que Miranda est impitoyable, car Stelio et le vieux Cauro, si riche, lui font aussi vainement la cour Tu ne le sais donc pas ? Allons, viens Miranda, M. Paliano sera furieux si tu rentres tard.

Et les quatre adolescentes s'enoallèrent mêlant leurs rires liquides aux amples sonorités de l'Angélus sicilien.

Seule, Sirenetta songeait

Et Luigi ? depuis huit jours il est des*rendu à Messine. le reverrai-je ?

Yvonne SCHULTZ.

{A suivre.)

Nous rappekms à nos abonnés que lottte demande de changement d'adresse doit être accompagnée de 60 centimes en timbres-poste pour frais -de rêimnrasxion..


tience-– si un tel chef de bande peut en avoir une est chargée de tant de victimes, de tant de forfaits, de tant d'atrocités:

La paix de Michaelis

Du capitaine X. dans la Patrie

Quelles sont ces conditions? demandait Wilson, encore neutre à l'époque. Et les Allemands s'étant refusés à répondre, se mirent à crier que les alliés repoussaient la main loyale qu'on leur tendait et que, par conséquent, ils étaient responsables de la continuation de la guerre.

Cette comédie, ils la jouaient hier encore. Vontils:pouvoir la continuer ?

En tout cas, les alliés ont eu joliment raison d'éventer le piège germanique: On voit aujourd'hui les conséquences qu'aurait eues un manque de clairvoyance de leur part.

M. ftîichAelis, qui va prononcer, affirme-t-on, un discours sur l'mtervention du Pape, fera bien, de ne pas trop se recommander' des fameuses^ propositions du 12 décembre. Il gâterait irrémédiablementsonaffaire.

De M. Eugène Tardieu, dans l'Echo de Paris: Nous sommes partis en auto, dans la nuit, tous feux éteints.

Les ruines se dressaient, fantastiques, noires, éclairées de seconde en seconde par les fulgurances rapides des canons, jaillissant de tous les points de l'horizon. La terre continue à trembler. L'ennemi, heureusement, accablé depuis plusieurs jours sous le déluge de fer ét de feu qu'on appelle la préparation d'artillerie, a mieux à faire que de bombarder Verdun. Un gros obus, cependant, tombe en avant de nous et tue deux chevaux. Mais les caissons d'artillerie, attelés de six chevaux, n'en continuent pas moins à défilent au grand trot, dans la nuit, arrêtant notre auto frémissante.

Comme au seuil de l'enfer, sur un ciel sillonné d'éclairs, où l'on oublie qu'il y a des étoiles, les cavaliers, en silhouettes, passent comme des géants frénétiques à travers la bataille nous allons aux premières lignes. Mais quelqu'un nous arrête. C'est pour nous prévenir qu'un bombardement d'obus asphyxiants tombe en avant et nous coupe la route. Préparons nos masques: Attendons.

Nous avons attendu une heure dans ce déchaîxiemeht, ce fracas, ces éclairs, ces fantômes qui se ruent, puis nous sommes partis à pied sur la route, parmi les batteries, qui tirent à droite et à gauche, et nous sommes arrivés enfin dans un bois célèbre, aux arbres anéantis lors des anciens combats. Sur un point culminant, nous voici à quinze cents mètres de la tranchée d'où vont sortir, tout à l'heure, ceux de la première vague d'assaut. Déjà les profondeurs du ciel s'éclairent, l'aube va livrer son combat quotidien à la nuit. Elle dessine l'horizon.

Là, devant nous, c'est la côté du Talou, presqu'île formée. par une boucle de la Meuse à gauchef, la cote 304 et le Mort-Homme. A nos pieds, la tranchée de première ligne. Dans la nuit, à droite, tout au fond, Douaumont derrière nous, Verdun.

,Il est quatre heures. Mille gros canons tirent à là fois sans discontinuer. Il n'y a pas de mots pour 1 décrire cette débauche d'éclairs et de tonnerres. Mes nerfs sont téndjus comme des cordes qui vont se baiser. La lueur du jour augmente. Mais là, dans ce fond, la brume persiste, s'épaissit de la fumée d'une aussi formidable canonnade.

Ali sans cette brume, avec une bonne jumelle, je verrais l'assaut, je les verrais bondir hors de leurs trous, je distinguerais presque leurs gestes, je suivrais leurs course.

La canonnade augmente encore d'intensité. Tout coup, près de moi, un, officier, qui a tiré sa montre, dit d'une voix grave

4 heures 40 ils partent

Ils partent à l'assaut, nos chers enfants, nos frères. Ils bondissent, ils courent, ils tuent, ils tuent, ils tuent

Penché sur cet abîme de brume, inconscient, j'ai joint les mains, les doigts serré. Je regarde, sans voir, et voilà que je pleure.

« Avec une magnifique. ardeur »

De M. Léon Bailby, dans l'intransigeant Hier, ils ont attaqué avec wne magnifique Cela ne veut pas dire qu'il faille laisser quelques inconscients conclure » Baste qu'ils grognent ils marcheront toujours. Plus, au contraire, ils se montrent tenacement admirables, et plus il faut leur prouver notre respect en les entourant d'aide morale, de soins physiques, et surtout de justice. Et de franchise aussi. Car s'ils se battent si bien, t'est qu'ils savent pourquoi ils se battent. Ils savent «que leur cause est juste ils voient chaque jour de nouvelles preuves de l'affreuse préméditation allemande (hier encore, le coup de tonnerre des révélations d'Athènes, plus accablantes encore par leur précision que tout lé .reste.). Ils comptrennent nos tilts da paix, nos raisons dé rie céder âvànt'ila victoire ni à la force ni à la ruse ennemies et l'un eux me disait ,11 y a quelques ouïs: «Oui, nous y allons pour notre pays, et pour nos enfants, c'est entendu et parce qu'on nous a attaqués et qu'il fallait bien se défendre mais maintenant, voyez-vous, c'est surtout pour la démocratie, pour la liberté des 'peuples.

Ils ne sourirent pas de ces mots, eux, ni de l'idéal. Alors, ils y vont, en hommes résolus, «avec une magnifique ardeur u.

'0 Le ministre des affaires étrangères de Prusse De M. J. Coudurier, dans le Journal de Genève

Le nouveau ministre des 'affaires étrangères a une conception plus large dès véritables intérêts de sa, race toutes les ressources de la corruption et de la brutalité ne sont que des instruments auxi1»aires au service d'une grande idée. L'avenir de l^e/hpire allemand est, pour lui, dans l'essor économique illimité de ce peuple prolifique et travailleur, qui ne doit se servir de ses canons que pour faire chanter lé reste du monde. Kühlmann a été l'un des instigateurs du complot d'Agadir. La politique de menaces était celle qu'il jugeait vraiment profitable à son pays mais pour rien au monde il n'auwatt voulu qu'un seul coup de fusil fût tiré.

L'offensive italienne

Du Giornale d'Italia

Nous ne commettrons pas l'erreur d'exagérer les Succès de la brillante offensive anglo-française en Flandres, ni d'amplifier-- les possibilités de grandes victoires sur notre front. Nos alliés se contenteront dé battre, en brèche l'ennemi jour par jour, d'en épuiser les forces et de lui arracher, l'une après l'autre, les positions organisées au prix d'un effort long et tenace. Sur notre front, l'objectif immédiat est d'abattre la seconde ligne qui défend Trieste, ligne qui s'appuie sur le mont Santo et sur Hermiada. Ces opérations coordonnées ont eu pour premier résultat de paralyser presque complètement l'avance écrasante des Austro-Allemands en Galicie et en Roumanie. Elles ont ainsi empêché la dissolution de l'armée russe. Quand les armées russo-roumaines auront achevé de se réorganiser, la tâche de. Hindenburg deviendra singulièrement difficile. Du Carrière d'Italia

Pour le moment, l'importance de, l'offensive consiste essentiellement dans ce fait que nos troupes ont réussi à passer l'Isonzo dans la région de Tolmino et menacent ainsi d'envelopper l'ennemi. Celui-ci ne pe,ut pas. se faire d'illusion sur l'ampleur de notre action, et l'incertitude où il se trouve encore du point sur lequel s'abattra tout le poids de l'attaque constitue certainement un terrible eaujehemar pour l'état-major de Bordevitch.

Sur le. front occidental

De .M. de Almada Negreiros, dans le Seculo, de; Lisbonne

Lès dernières attaques des forces alliées sur le front occidental ne laissent aucun ,doute sur la puissance invincible de nos moyens et sur l'unité de nos vues stratégiques. La résistance ennemie a été facilement brisée. Par bonds successifs, mais calculées, tous nos objectifs ont été atteints, sinon

PARIS

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ÉTRANGERS

surpassés. C'est l'indice de futurs combats qui peuvent amener des réalisations plus importantes, encore avant La fin de l'automne. L'impression que l'on rapporte de nos champs de bataille est celle d'une force énorme dirigée par des hommes de fer. Nous atteignons sans doute le zénith de nos efforts. La bataille des Flandres

Qui donc osera prétendre que la bataille des Flandres n'apportera pas la décision, une décision dpnt lés conséquences ne feront peut-être pas sentir leurs effets politiques du jour au lendemain, mais qui scellera au moins pour toujours la situation de l'Allemagne vis-à-vis de l'Angleterre.

De la Stampa, de Turin

Nous ne jetterons pas sur Benoît XV le soupçon injurieux que sa démarche spontanée ait été inspirée par le groupe de puissances qui combattent contre nous. Le Pape a obéi, comme chef d'une Eglise qui, par sa nature, est universelle, à un sentiment élevé d'humanité, à son grand devoir de chrétien. Et quel que puisse être le résultat obtenu, il a fait œuvre digne.

A-t-il fait œuvre pratique ? Quelle espérance fondée peut-on avoir que son message sera le premier nas vers la conférence ? La réponse n'est pas aisée d'abord parce que la censure veille, ensuite parce^ que, même si la censure n'existait pas, nous comprenons quels devoirs incombent à un journal italien lorsqu'il parle due paix, tandis que la guerre dure encore.

Du Vorwserts

La note du Pape ne manquera pas d'exercer 'une certaine influence sur notre politique intérieure. Les pangermanistes, à qui les propositions du Pape ne doivent plaire qu'à moitié, vont infailliblement représenter le Centre catholique, surtout depuis qu'il a voté la .résolution du paix du Reiclîstag, comme étant l'instrument d'influences étrangères. Ils lui lanceront les mêmes reproches dont ils accablent la social-démocratie parce que celle-ci conti- nue de voir dans une action internationale là plus forte et la. meilleure garantie de paix.. Nous attendons avec une curiosité impatiente les sophismes que la Gasette populaire de Cologne va .mettre en œuvre pour accorder son programme annexionniste avec la demande très nette du Pape d'évacuer et de restaurer complètement la Belgique et le nord de la France.

De la Suisse, de Genève

Il est incontestable que l'Allemagne a jeté son dévolu sur notre pays, dont elle compte se servir comme d'un paravent après la guerre. Voici comment elle procède le plus souvent une fabrique allemande s'adresse à un établissement suisse simi- laire et lui donne une commande importante qui l'occupera pendant plusieurs années commande qui sera livrée dans les pays qui ont rompu tous rapports avec l'Allemagne et qui, sans, doute, lui resteront fermés longtemps encore après la guerre. Plus tard, elle saura bien se substituée la maison suisse.

Les intérêts financiers que l'industrie allemande s'assure déjà dans ces maisons rendront cette opération tout à fait aisée.

Du Narodni Listy, de Prague

C'est vraiment un miracle inexplicable que dans les conditions actuelles les gens continuent encore à vivre. Quand on racontera, après des années, ce que lies gens ont mangé, en 1917..personne ne le voudra croire. Tout cela doit finir dans une catastrophe si nous ne recevons pas au plus vite des provisions prélevées aille drs..

La situation est d'autant plus critique. qu'il est absolument impossible de se procurer de quoi chauffer et.éclairer et qu'on manque absolument de chaussures et de vêtements pour l'hiver prochain. Il est impossible de prévoir où nous mène tout cela, mais il est certain que, smr plusieurs endroits, la misère a déjà.atteint son comble. Après, qu'estce qui nous attend ?

Enture Allemands Fanfaronnade d'un, amiral mise au point La marine allemande compte un amiral qui répond, comme, l'ex-chancelier, au nom d'Hollweg. Mais il est juste de dire que, dès la chute de M. de Bethmann-Hollweg du pouvoir, le contre-amiral Hollweg s'empressait de faire savoir qu'il n'existe aucun lien de parenté entre lui et l'ancien chancelier^ Cette déclaj3fttiqn aurait pu être courageuse si elle s étâif produite plus. tôt. Mais tel n'est pas l'avis de l'amiral, qui semble être au. contraire "sous rimpresston d'avoir donné des preuves assez suffisantes de son indépendance pour avoir désormais le droit de s'entretenir avec le public par la voie de la presse. C'est ainsi qu'il vient d'émettre ses idées sur la guerre sous-marine dans les colonnes de la Post, de Berlin.

L'ex-chancelier n'était pas trop rassuré sur les conséquences de cette guerre et il le laissait voir. C'est même une des raisons pour lesquelles M. de Bethmann-Hollweg a été invité à retourner à ses chères études. Le contre-amiral Hollweg, en sa qualité d'homme de mer, est d'un avis tout opposé. Et il profite de son homonymie et de sa non-parenté avec le chancelier réprouvé pour le dire bruyamment.

En dépit, s'écrie-t-il, de toutes les railleries qui sont adressées à nos méthodes de guerre, à la « peste sous-marine », aux «barbares», aux «assassins »,̃ nous sommes convaincus et nous le sommes allègrement que les moyens adoptés par nous pour notre défense sont plus efficaces et plus justifiables que les efforts tentés par nos ennemis contre notre liberté et le droit que nous avons de contrôler nos propres destinées. Quand nos sous-marins auront, accompli leur puissante et glorieuse tâche, nouspourrons nous préparer à voir luire le jour où l'Empereur allemand sera appelé à dicter la paix -'La paix alle- mande sur les marches du piédestal de la colonne de Nelson, à Londres.

Le capitaine Persius vient de jeter une douche d'eau froide sur cet enthousiasme grandiloquent, évocateur de visions décoratives et magnifiques. Le capitaine Persius est cet écrivain militaire d'outre-Rhin dont, depuis la guerre, l'opinion allemande semble faire si grand cas. L'écrivain militaire vient de s'exprimer, sur la question sous-marine, dans'le Berliner Tageblatt, avec des réserves significatives! Nous avons aujourd'hui le texte complet de cet. avis,, qui fut brièvement résumé en dépêche Il convient, écrj>il/ de renoncer aux espérances, assez exagérées, au reste, qu'on avait formées à l'égard de la guerre sous-marine, dont'le prompt succès était déjà escompté. Nous devons nous montrer patients. Au nom du ciel, ne continuons pas à faire naître des espérances qui sont appelées à ne pas se 'réaliser Nous nous exposons à nous mettre en présence de résultats qui se trouvent être juste le contraire de ceux auxquels nous nous attendions. Etant donné le; tonnage marchand du monde, entier, lequel, au fait, est en grande partie à la disposition de nos ennemis, et étant donné les moyens de construction dont disposent les Américains et les Japonais, sans parler des Anglais, des Français et'de3 autres, l'importance de la tâche qui incombe à nos sous-marins doit être l'objet de sérieuses réflexions.

De plus, il nous est. donné seulement d'espérér que notre flotte de haute mer arrivera à refouler les.attaques de l'ennemi, et cela avec l'aide «le nos défenses côtières, de nos sous-marins et de -nos mines.. En tout cas, quoi que nous fassions; gardons-nous d'entretenir le rêve de risquer une offensive avec notre flotte de haute mer, rêve qui ne reposerait que sur des hypothèses chancelantes. Nous voilà assez loin dès fanfaronnades. du

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La note pontificale

Les visées allemandes en Suisse

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contre-amiral Hollweg et de la colonne deNelson.

NOS INFORMATIONS NOUVELLES RELIGIEUSES

L'anniversaire de la mort de Pie X. Lundi, troisième anniversaire de la mort de Pie X, Benoît XV n;a pas donné d'audiences. Une grande foule est allée prier toute la journée auprès de, la tombe du Pape défunt. De nombreuses messes furent dites dans la crypte vaticane, à l'autel voisin du tombeau, la première par le cardinal Merry de! Les combats de la Marne. A l'occasion du troisième Qnniversaire.de la victoire de la Marne, à Esternay il sera célébré solennellement jeudi 6 septembre, dans l'église paroissiale, à neuf heures et demie, une messe de Requiem, présidée par Mgr Tissier, qui prononcera le discours. Il bénira ensuite les tombes militaires du cimetière. Le soir, à trois heures, cérémonie analogue sur le champ de bataille, où l'on se rendra individuellement. A Châtillon-sur-Morin, le vendredi 7 septembre, messe de Requiem dans l'église paroissiaie, à neuf heures et demie, suivie do' la bénédiction des tombes.

La cérémonie patriotique et religieuse pour l'anniversaire des combats de 1914, à Ménil-surBelvitte, aura lieu Le mardi 28 août.

DANS LES THEATRES La Comédie-Française, qui fait relâche ce soir, donnera demain soir jeudi Les Affaires sont les affaires la belle et virulente pièce d'Octave Mirbeau. Samedi soir, La Joée fait peur et Britannicus. Di.manche soir, Chez, l'Avocat, Il ne faut jurer de rien, et L'Anglais tel qu'on le parle. A l'Opéra-Comique, Mlle Billa-Azéma chantera demain, en matinée. Mignon, où elle vient d'avoir tant de succès; Mlle Marié de l'Isle jouera Carmen, le soir. -Samedi, Le Roi d'Ys, dans sa nouvelle et •lum'neuse réalisation, sera chanté par Mites Brohly et Yvonne Brothier, MM. Beyle, Albers et Lafont. Mlle Nicot-Vauchelet interprétera Manon dimanche le soir, Mlle Mad. Mathieu jouera Louise, où elle vient, comme dans La Tosca, de remporter le plus beau triomphe de sa jeune carrière, et Mlle Ragon chantera l'apprentie pour la première fois,

Les études de Béatrice ont repris l'oeuvre d'André Messager passera la première viendront ensuite Ping-Sin, Au Jardin de France, Maimouna, Pénélope, et les reprises de Pelléas et de Philémon, l'Orphée, de Gluck, version ténor, et, sans douje, La Lépreuse, avec Mlle Develli.

Les listes d'abonnement pour la saison 1917-1918 sont ouvertes aujourd'hui, au bureau spécial du théâtre national de l'Odéon.

•'̃ La ̃circulaiTehprograjnimie concernant les trois séries' (lundis soirées, jeudis et samedis matinées) est envoyée sur demande adressée à l'administration du théâtre, 18,' rue de Vaugirard.

Marie Tudor, qui n'avait pas été jouée depuis 1873, avait attiré, la saison dernière, toute l'élite de la critique,. qui rendit hommage à l'œuvre impérissable de notre grand, poète national. Ce drame admirable interprété avec fougue par la jeune troupe de rodépn, continue actuellement à passionner le public comme aux plus beaux jouis du romantisme.

Kit, heureuse adaptation d'une pièce anglaise, toute de la plus émouvante actualité, a reparu sur l'affiche des Variétés, pour la plus grande joie du public. Cette aventure de contre-espionnage est présentée par des dramaturges habiles, avec un art qui réussit à faire d'un drame sombre une- comédie agréable, presque un vaudeville. Car on rit presque autant des incidents dramatiques que des incidents comiques, ce qui fait que d'un bout à l'autre on est charmé et égayé par une série de scènes qui amènent autant de surprises que de curiosité pour le spectateur.

Et il faut rendre cette justice à Max Dearly, que, par sa fantaisie sans cesse 'renouvelée, il contribue beaucoup ces impressions dans le public. Ce rôle de Kit, qu'il crée de toutes pièces, on peut le jouer autrement, mais nul ne saurait le jouer avec plus d'originalité, de verve comique et d'entrain. Il est toujours à son rôle, ce qui est d'un parfait comédien il est inénarrable dans la composition de son personnage il y -est un grand comédien. La pièce est jouée, du reste, dans la perfection, par une jfcroupe àdmirablertieint assemblée. Nous y avons retrouve' plusieurs des créateurs de la. pièce av passage Choiseul. Les nouveaux venus se sont bien soudés aux anciens, J-ët '-ïeHout" présente un énsembLe excellent d'interprétation.

Ce premier soir, la salle était comble et paraissait beaucoup s'amusât. Elle en a récompensé Max Dearly et ses came.rafles de l'interprétation pair de chaleureux et constants iappkiudissements --au cours de ces quatre actes et, à la n de chaque acte, par des rappels où le rideau devait se relever plusieurs fois.

Qu'on se 1© dise, Kit n'aura que quinze représentattons, avec Max Dearly en tête d'une heureuse ,distribution.

Comment expliquer, à la Renaissance, le succès soutenu et obstiné du Paradis, §inon par l'esprit et l'entrain de la' pièce, aussi bien que par le jeu si fantaisies de ses interprètes ? L'ensemble, d'un effet- comique, désopilant, assure à cet étourdissant vaudeville son heureuse carrière.

Le Châtelet donnera chaque semaine cinq représentations de Dick, roi des chiens policiers trois soirées, mercredi, samedi et dimanche, et deux matinées, jeudi et dimanche.

Mistinguett et Maurice Chevalier, dans &. Revue de Marigny, continuent d'obtenir chaque soir le plus éclatant succès.. Le .pubLic n'a pas assez de bravos, de rappels chaleureux. pour eux ainsi' que pour les autres interprètes CornUla, R. Clermont, de Barbieux, Cadillac, etc., de la prestigieuse Revue de Marigmj.

Tous les soirs, aux Folies-Bergère, dans La Grande Revue des Folies-Bergère, le merveilleux comique F,red Wright, l'étoile de Londres, et miss Ida Benson, du Gaiety Theater de Londres, dans leur sketch, et les attractions américaines, pour la première fois à Paris Betty Washington, Lou Edwards. •.

L'Olympia offre tous les-soirs à ses habitués le programme de music-hall le plus varié, avec toutes les attractions anglaises et américaines les plus Aux Ambassadeurs, La Grande Revue, avec Maiy Hett, Watser, Chjoë, Franchet, MM. Fortuné Cadet, Hemdey, Martel, Poggi, les English Beauties, etc., et la délicieuse pantomime Pleur d'oranger, dont les dernières sont annoncées, est donnée en soirée (fauteuils, 2, 3 et 4 fr.). Demain jeudi, matinée (faut., 1 fr.).

Musée Grévin. Episodes' de la grande Guerre. Toüs les jours, pendant les vacances, séances particulièrement intéressantes pour la jeunesse au « Palais des Mirages » et au « Cabinet fantastique n. Après quelques semaines de clôture, nécessitées par d'importants travaux d'embellissement de la salle, le Gaumont-Palace nous annonce sa réouverture pour le vendredi soir 31 août.

Malgré les difficultés de l'heure présente, rien n'a été épargné par' la direction pour satisfaire son fidèle public, et le premier programme, dont nous donnerons le détail dans quelques jours, inaugurera une nouvelle série de succès.

Le grand orchestre de cinquante musiciens, brillamment'conduit par les maëestri Fosse et Poncin, reste un des principaux attraits de cette vaste salle de spectacle, consacrée par une vogue constante depuis sept années.

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L'heureuse innovation d'une matinée le samedi donnera satisfaction aux personnes,qui bénéficient de la semaine anglaise.

Jusqu'à nouvel ordre, les spectacles du soir auront lieu du jeudi au dimanche (Téléph. MarcaPROGRAMME DES SPECTACLES MERCREDI 22 AOUT 19J7

THEATRES

ODEON (8 Marie Tudor.

GYMNASE^ h. 3/4). Les deux Vestales. PORTE-SAINT-MARTÏN (8 h. 1/4). Le Chemi·, neau.

CHATELET (7 h. 50). Dick, roi des chiens poliders.

PALAIS-ROYAL (8 h. lf2). Madame et son filleul.

RENAISSANCE (8 h. 1/2). Le Paradis. NOUVEL-AMBIGU (8 h." 1/2)." –Le Maître de forges.

FEMINÀl8~h73/4). Heïlo~~BÔûsl THEATRE' ANTOINE^ h. 25). 3f. Bourdin proMARIGNY (8 h. 1/2). La Nouvelle Revue (MistïiTguett, M. Chevalier, Cornilla, R. Clermont, etc.). THEATRE EDOUARD-VII (8 h. 40): La' Folle Nuit ou Le Dérivatif.

SCALA (8 h. 1/2). Le Sursis.

DEJAZET (8 fa. 112). Un Fil d td patte. SPECTACLES DIVERS

FOLIES-BERGERE (8 h. 1/2). La Grande Revue des Folies-Bergère,

OLYMPIA (8 h. 1/2). Vingt vedettes et attractions nouvelles.

AMBASSADEURS (8 h. 1/2). La Grande Revue (scènes nouvelles. Paulette Duval, Mary Hett). CIGALE (8 h", i/2). La'Revue amoureuse. CINEMAS

AUBERT-PALACE (boulevard des Italiens).Tous les jours, séance permanente à partir de 1 h. 1/2). La Petite Danseuse des rues Joseph pilote La Fille du guillotiné (5° épisode du Fiacre n° 13), etc.. TivÔÏÎ~CINEMA (14, rue de la Douane).. Jeudi, samedi et^dimanche, matinée et soirée; lundi, matinée mercredi et vendredi soirée Le Marchand de poison Le Bon Fricot La Mar-, qùise donna son consentement, etc.

ELECTRIC-PALACE (5, boulevard deq Italiens). Matinée tous les jours (lundi et vendredi exceptés soirée, vendredi,, samedi, dimanche et jeudi La Petite Danseuse des rues; La Fille du guillotiné, etc. CIRQUE D'HIVER. Représentation tous les soirs jeudi et dimanche matinée. -La Marchande d,e poison Le Bon Fricot Jalouse; La Fille du guillotiné, etc.

OMNIA-PATHE. Le Marchand de poison; La Conscience de M. Cachalot, etc.

CINEMA-PALACE (boulevard Bonne-Nouvelle). Tous les jours (sauf lundi et vendredi), matinée vendredi, samedi, dimanche et jeudi, soirée. Les, Feuilles quï tombent-; Nuit tragique de PAgadin Amour sincère, etc.

GRAND CINEMA SAINT-PAUL (73, rue Saint-Antoine). Tous les jours, soirée jeudi et diman0 Paris, gai séjour, etc.

BULLETIN FINANCIER Paris, 21 août.

Le marché a ouvert avec des dispositions particulièrement brillantes. Les résolutions prises par le Soviet, sur la demande de M. Kerensky, ont re.donné une nouvelle élasticité au marché, qui ne demandait qu'à travailler en raison de l'impression favorable causée par les victoires française et italienne.

Au parquet, les valeurs russes et métallurgiques ont r.etenu l'attention.

En banque, les Caoutchoucs ont sensiblement repris du terrain, alors que les Mexicaines et les valeurs de guerre accusaient de nouveaux progrès.

Comptant

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