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Titre : Le Gaulois : littéraire et politique

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1911-04-16

Contributeur : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication

Contributeur : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication

Contributeur : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Langue : language.label.français

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Description : 16 avril 1911

Description : 1911/04/16 (Numéro 12237).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5350338

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32779904b

Notice du catalogue : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32779904b/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 10/03/2008

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En raison des ~ëtes do Paoues, J~es Petites annonces du ~nardt seront recues~e ntard< 8 et paraîtront /e Mercredi 9 avrn.

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Mmanche

A

ttej'âtjues 1

2.8 Germinal X 18 avril i8o2< Lorsque le Premier Consul résolut de rétablir en France la religion catholique, il se heurta à tout ce qui, de la Convention, s'était perpétué dans les grands corps de l'Etat. Ces corps, tels qu'ils avaient été constitués par Sieyès et Roger Ducos, lesquels y avaient le plus inQué, avaient pour mission principale de maintenir la Révolution, d'empêcher toute. iréaction qui eût pu compromettre la sûreté ou la fortune des hommes qui y avaient davantage participé. Par suite, devaient-ils s'opposer avec une énergie désespérée à toutes l'es mesures ayant pour objet d~établir un état social qui, sans retourner à l'ancien régime, prétendrait imposer l'ordre dans l'administration, la régularité dans les nuances, l'égalité dans la justice, la liberté pour les consciences.

Ces corps constitués ne représentaient point la 'nation, n'avaient point été élus par elle. L'on peut dire qu'il n'y eut point de 1792 à 1799 une seule élection libre ce,fut sous le couteau que fut élue la Convention nationale et, durant que les citoyens étaient appelés à prononcer leur suffrage, les massacreurs, aux portes des prisons, leur apprenaient comme la faction punissait ceux qui résistaient à ses ordres. Malgré que la Convention fût complaisante, elle ne l'était pas encore assez au gré des factieux et on sut, en l'épurant au 31 mai, lui apprendre combien était assurée l'indépendance de ses délibérations. A l'attentat de la Commune insurrectionnelle de Paris contre ceux des repré-. sentants qu'elle trouvait modérés, succédèrent d'autres proscriptions dans des conditions mal étudiées encore, parce qu'on a simplifié exagérément les événements et les hommes, qu'on a imaginé des partis cohérents où il n'y avait que des groupements accidentels, qu'on a formulé des doctrines au lieu de rechercher les intérêts. Il put y avoir par exemple un état d'esprit dantoniste, mais il n'y eut point un parti dantoniste. Les uns après les autres, les hommes qui s'étaient le plus distingués par leur audace ou leur sens de la tyrannie tombèrent, et depuis le Neuf thermidor, un seul homme fut le maître de Paris et de la France et ce fut ~e général Ba7'7'a& général ?Mo<M proprio sans doute, mais à défaut de talents, il avait l'énergie et la bravoure.

Barras seul avait abattu Robespierre Barras seul comprima les factieux et réprima, les anarchistes en germinal et prairial an III

Barras seul écrasa en vendémiaire an IV les

sections parisiennes réclamant la liberté du vote et la nn de la tyrannie conventionnelle il parvint et cela est d'une admirable audace à imposer par la force à Paris .soulevé et à la France frémissante la continuation de cette domination détestée Barras seul, en fructidor an V, annula les élections de soixante-dix-huit départements, arrêta et déporta les ol'us innuents des directeurs et des membres des Conseils, et depuis lors jusqu'au dix-huit brumaire an VIII, il organisa, de concert avec ses complices, ce système de vérification des pouvoirs nar lequel toute élection déplaisante se trouvait annulée.

Sans doute, après ces six années de règne qui n'avaient point été sans lui rapporter des profits, M. de Barras avait été mis de côté mais il n'avait point tenu à lui qu'il prît part à la journée de Brumaire et c'étaient ses amis des Anciens et des Cinq cents qui l'avaient faite. Ce qui l'en avait écarté, ç'avait été l'hostilité de Sieyès et de Roger Ducos seulement, Sieyès et Roger Ducos, ex-directeurs et consuls provisoires, perpétuaient l'esprit de Barras avec eux et par eux tout ce qui du Conseil des Anciens et du Conseil des Cinq cents était entré au Sénat, au Conseil d'Etat, au Tribunat et au Corps législatif et continuait à y toucher des rentes pour le bonheur de la nation.

Le Premier Consul ne goûtait pas les joies qu'eussent dû lui procurer, s'il avait eu une âme de parlementaire, les discours des opposants, et même leurs votes. Moyennant un effort de toute l'action gouvernementale, moyennant son intervention personnelle, il était parvenu à obtenir le vote du projet de loi sur les tribunaux spéciaux, mais, au Tribunat, à huit voix de majorité. Quant au projet de loi sur le Concordat lequel ayant été négocié, signé depuis six mois, n'attendait que le vote de la loi par le Corps législatif il n'osait point le présenter il ne le pouvait sous peine d'un échec complet, absolu et déshonorant.

C'était contre la restauration du catholicisme romain, que s'étaient groupées toutes les forces de la Révolution jansénistes, assermentés, constitutionnels, protestants, spiritualistès, matérialistes de toutes les écoles, depuis ceux qui voulaient voir dans Jésus-Christ une personnification du Soleil et ceux qui se contentaient de nier son existence jusqu'à ceux qui lui reconnaissaient une divinité relative, pour arriver à ceux qui sauf le pouvoir du Pape acceptaient résolument presque toute la doctrine. Cette armée coalisée comprenait d'abord l'Institut, où Bernardin de Saint-Pierre était menacé et conspué pour avoir prononcé le nom de Dieu où Cabanis répétait comme en 1798 « Je jure qu'il n'y a pas de Dieu et je demande que son nom ne soit jamais prononcé dans cette enceinte, » Ensuite le Sénat et il venait de manifester par un acte comment il pensait trois sièges y vaquaient pour les remplir, le Consul présenta trois généraux, vétérans illustres, bons serviteurs de la nation, qu'il semblait naturel qu'on récompensât au lendemain de la paix générale. Le Corps législatif présenta Grégoire, l'évêque constitutionnel de Blois, le chef reconnu de l'Eglise nationale, adversaire résolu du Concordat et d'autant plus redoutable que sa vie était plus pure, sa piété plus franche, sa doctrine plus austère le Tribunat présenta Daunou, devenu l'ennemi personnel du Consul, après avoir été le principal législateur du Consulat Daunou, ci-devant oratorien, depuis lors une des colonnes de l'Eglise constitutionnelle, colonne à la vérité brisée, car il avait renoncé semble-t-il, à toute forme de culte. Le Sénat, rejetant les candidats du Consul, nomma Grégoire et nul ne se gêna pour dire que l'élection de Daunou était assurée.

Le Corps législatif a fait mieux encore il a élu pour son président, Dupuis, l'ami de Lalande, le plus connu des athées, le plus célèbre des écrivains qui ont attaqué les origines de la religion chrétienne avec des arguments qui passaient alors presque pour scientifiques, l'auteur de r<3?'~Ke de tous les cultes.

Ainsi de tous côtés, les représentants de la Révolution, qui prétendent représenter la nation, sont groupés pour défendre les victoires laïques, pour attaquer le Consul en qui ils voient le restaurateur du culte et de la religion e&thoUque. Peu s'.en. iau.t que des attentats Rré-

pares n'assurent leur triomphe, car non contents des. moyens légaux, ils paraissent décidés a employer les violences et à recourir au meurtre. Cette exaltation trouve des échos dans une armée où ne manquent ni les ambitieux exaltés, ni les mécontents, ni les risquetout. Si l'on regarde quelles sont les rivalités et à quoi elles mènent dans une armée qui n'a a point fait la guerre depuis quarante ans, qu'on juge comme ces bas officiers, devenus en trois ans, certains en six mois, généraux d'armée, devaient supporter la supériorité d'un des leurs.

Jamais le péril n'avait été tel pour Bonaparte, même avant Marengo, et mieux eût valu passer au travers des décharges de la Machine infernale. Il fallut de l'adresse et de la poigne une dextérité parlementaire que Napoléon emprunta à Lucien. Il prit le Sénat, intimidé, reconquis (et de toutes façons) pour point d'appui. La Constitution ordonnant les renouvellements du premier cinquième du Corps législatif et du Tribunat, il invita le Sénat à y procéder, mais non point par voie de tirage au sort, par réélection de tous les membres, destinés à former les nouvelles .assemblées, dont les anciennes fourniraient les quatre cinquièmes. Cela était d'une légalité assez douteuse, mais nul'des pouvoirs constitués n'avait le droit de dissolution il était donc impossible que la nation départageât le pouvoir exécutif et le législatif en hostilité. Il faut cela, il faut des mesures sévères contre des généraux factieux il faut l'élimination de vingt tribuns à 15,000 francs, de soixante législateurs à 10,000, et l'élection de quatre cents autres quatre cents qui attendent, espèrent cette manne, qui meurent d'envie d'avoir part au festin et qui, pour ne point retomber dans les ténèbres extérieures, jureront tout._oe qu'il faudra., voteront tout ce que voudra l'arbitre de leurs destinées même le Concordat 1

Toutefois, pour qu'il soit adopté, il a fallu y joindre les articles organiques qui en sont indivisibles et qui donnent aux gallicans des satisfactions apparentes, qu'il n'eût tenu qu'aux gouvernements postérieurs de rendre efficaces. Encore au Tribunat, y eut-il sept voix d'opposition, vingt et une au Corps législatif où cinquante et un courageux députés se réfugièrent dans l'abstention. Mais à la fin le Concordat est voté. Reste à promulguer solennellement la réconciliation entre le peuple français et la religion catholique.

Le dimanche 28 germinal de l'an X, 18 avril 1802, Paris s'éveille au canon à dix heures, soixante coups annoncent la promulgation de la loi par le Premier Consul à partir de huit heures, les préfets, .accompagnés des maires, d'une escorte et d'un corps de musique, font la proclamation sur les places. A dix heures et demie, au Carrousel, le Consul assiste au défilé de la parade et distribue des drapeaux à la légion d'élite de la gendarmerie et divers bataillons. A onze heures et demie, le cortège part des Tuileries pour Notre-Dame. En tête, régiment de hussards, régiment de chasseurs, régiment de dragons, puis l'infanterie légère de la Garde, la légion d'élite à pied et à cheval, les grenadiers à pied, les chasseurs à cheval de la Garde, puis, cerclées par des piquets de cavalerie, de La ligne et de la Garde, les voitures à quatre chevaux des conseillers d'Etat, des diplomates étrangers, des ministres français les voitures à six chevaux des consuls Cambacérès et Lebrun la voiture à huit chevaux du Premier Consul, qu'entourent les généraux commandant la division, la Garde et la gendarmerie, et les généraux de la Garde que précèdent six mamelucks en costume, tenant en main des chevaux barbes que suivent les grenadiers a cheval et soixante hommes de la gendarmerie d'élite.

Lui, pourtant, est seul dans sa voiture, qu'escorte une armée. Il a l'habit de velours écarlate, brodé de palmes en or sur toutes les coutures un sabre d'Egypte pend à son côté par un baudrier étroit et du plus beau travail cravate noire, culotte noire, bas de soie blancs, souliers à boucle, chapeau retapé à la française, avec le grand panache tricolore. Sur les voitures des conseillers d'Etat, des ministres qu'on remarque qu'il n'assiste à la fête ni sénateurs, ni législateurs des laquais en livrée, verte pour le Premier Consul, bleue et rouge pour les deux autres consuls, jaune pour les ministres, et puis de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel pour les diplomates étrangers. Comme Mme Golovine, qui prétend avoir osé la première montrer une livrée à elle dans les rues du Paris révolutionniare, eût été choquée de voir de tels laquais aux voitures de ces espèces » Mais qu'eût dit M. de Montmorency qui, dix années plus tôt, avait, le 19 juin 1790, obtenu par décret l'abolition des livrées pour rendre l'égalité « à la classe sacrifiée des officieux o ï

C'était bien qu'on fût splendide mais le Consul aussi savait être prudent. Il imposait aux factieux non seulement par cet étonnant déploiement de troupes sur toute l'étendue du cortège, mais par d'autres et plus sérieux avertissements quatre bataillons d'infanterie, fusils chargés, occupaient l'église un,- entré par la porte du fond, tenait le chœur un, entré par la porte de l'archevêché et un, par la porte du cloître, étaient dans les bas-côtés, et un, de grenadiers, formait la haie depuis la grande entrée jusqu'au chœur. Lorsque le Premier Consul arriva au Parvis, il fut salué de soixante coups de canon et il se dirigea aussitôt vers un fauteuil placé sous une sorte de dais, à gauche de l'autel. Le légat, cardinal Caprara, officia pontificalement Mgr de Boisgelin, archevêque démissionnaire d'Aix, prononça un très notable discours il avait été de l'Académie française et allait prochainemeht rentrer à la deuxième classe de l'Institut. On vit au Credo se lever quatre quêteuses charmantes à chacune desquelles donnait la main un officier de la garde et que suivait « un des gens du Premier Consul C'étaient Mme Louis Bonaparte (Hortense de Beauharnais), Mme Savary née de Faudoas-Barbazan, Mlle Lebrun, fille du troisième consul, et Mlle de Lucay, qui sera tout à l'heure Mme Philippe de Ségur. Et la quête produisit 700 louis, ce qui est un beau chiffre même en prenant le louis à 20 francs et non à 24. Et puis à l'élévation, les tambours battirent 'aux champs et les soldats présentèrent les armes oui, cela dans la métropole où Gobel officiait, où trônait la Raison, où les théophilanthropes avaient dansé leu'rs sacrifices champêtres, la troupe républicaine présentait les armes au Dieu de CIdvis et de saint Louis. Et les évêques nommés prêtèrent serment aux mains du Consul, et Sarrette, de la musique de la garde' nationale, avec Méhul, le musicien de la Révolution, et le détestable Cherubini, dirigèrent les élèves du Conservatoire exécutant le Te DeM~ de Paësiello qu'avait entonné le légat.

Deux tribunes avaient été érigées séparant le chœur de la nef. L'une destinée aux ambassadrices, l'autre à la famille du Premier Consul. Mme Bonaparte devait y prendre place, ayant à sa droite Mme Bonaparte la mère <' qui, écrit le JoMrMa~ des Débats, pouvait voir ses cinq fils réunis dans la même solennité et se trouvait comme placée entre eux et le ciel qui les lui a donnés Mais, quand n~esdames Bonaparte arrivèrent, leurs places étaient occupées. Malgré la sentinelle à la porte, Mme Hulot, belle-mère du général Moreau, était entrée dans la tribune avec sa fille, avait pris d'autorité le siège de la consulesse et s'y carrait. Bonaparte s'en aperçut en entrant dans l'église, mais il ne put que faire raconter une histoire par les journaux. Ce fut là l'unique scandale, l'unique tentative dirigée) contre les Bonaparte. On n'entendit

point parler du célèbre colonel qui devait moucher le Consul au pistolet, ni des illustres généraux déterminés à le ma.ssaer.er à coups de sabre sur les marches de l'autel il y eut des mots à la Delmas, mais les mots volent. Ce n'est pas à dire qu'il n'y eut point des complots, non pas un mais plusieurs. Mais dans l'exécution il û'y eut que l'assaut du siège par Mme Hulot et Mme Moreau. A la vérité cela ne fut point sans conséquence, car depuis lors Bonaparte ne vit plus Moreau et celui-ci, de plus en plus mécontent, se donna comme de juste aux intrigants qui le guettaient.

On tira donc encore soixante coups de canon à blanc quand le Consul entra aux Tuileries en grand cortège, et puis le corps diplomatique s'en alla dîner, à Neuilly, chez M. de Talleyrand les généraux furent reçus par le ministre de la Guerre, les marins à la marine les évêques chez Portails aux Cultes le Premier Consul eut le cardinal légat, les deux consuls, ses trois frères, sa femme, sa belle-nlle, les présidents du Sénat et du Corps législatif. Après dîner, il tint cercle une cinquantaine de femmes et deux fois autant d'hommes. Mme Bonaparte et sa filla firent chacune leur partie. Le reste ne joua pas. Le Premier Consul s'amusant à causer avec le corps diplomatique raconta beaucoup de choses de son séjour en Egypte. « Vers une heure du matin, Bonaparte et Madame, écrit le comte de Cobenzl, se retirèrent et tout le monde se dispersa. »

Au moins en ces temps-là on s'entendait à occuper son jour de Pâques 1

Frédéric Masson

de t'Académie française

t~M~MM~M~M~MM~M~M~

En /'a&sence de notre d/rec~eur, M. Arthur Meyer, qui est a//é passer que/ques jours de con~é à Fonfa/neb/eau, pr/ére d'adresser tout ce qtn concerne /a rëdacf/on au secrëta/re de /a rédaction.

~MMMMMMMMMMMMM~MMMMMM~M~~ Ce qui se passe LA POL!T!QUE

INGÉRENCE ABUSIVE

L'air est pur, le soleil rechauffant, le ciel sans nuage on a quelque peine à fixer son esprit sur des scènes attristantes'et l'on voudrait laisser le lecteur tout à la joie des fêtes de Pâques malheureusement, d'autres sujets nous sollicitent et ceux-là, hélas ne sont pas pour nous égayer.

L'ordre règne en Champagne, comme en une ville célèbre, au temps où le maréchal Sébastian! gouvernait la France, mais ce n'est pas l'apaisement, c'est la trêve contrainte, la trêve imposée. Le drapeau rouge flotte encore dans l'Aube et dans la Marne, comme pour attester la rancune persistante, la haine irréductible des populations que le gouvernement a exaspérées et qu'il n'a pLus le moyen de contenter.

M. Monis et son compère M. Léon Bourgeois croient se tirer d'affaire en attribuant A des étrangers anonymes le grand déchirement qu'ils ont eux-mêmes provoqué mais, à cet égard, la protestation de M. le comte Bertrand de Mun arrive à point pour faire justice de cette ridicule afnrmation.

On dirait que les républicains, se jugeant incapables de gouverner le pays dans le calme, provoquent les incidents révolutionnaires pour masquer leur impuissance et justifier leur. perpétuelle agitation.

La crise des chemins de fer est à peine terminée que M. Monis et le Parlement s'efforcent de la faire renaître en évoquant, on ne sait pourquoi, la vieille querelle des compagnies et des cheminots qui les ont abandonnées et trahies. Parmi les cheminots actuellement sans emploi, il se peut qu'il y en ait d'intéressants, mais c'est à leurs anciens chefs, non aux ministres ou aux députés, qu'il appartient d'apprécier comment et dans quelle mesure on peut soulager leur misère.

En pareille matière, le gouvernement manque d'autorité la façon dont il a dirigé jusqu'ici le chemin de fer de l'Ouest nous permet d'émettre quelques doutes sur sa compétence. Et d'ailleurs, quel titre pourrait-il invoquer pour intervenir en faveur d'un personnel qu'il, ignore et dont il ne peut contrôler les actes ? Quand le matériel qu'il exploite directement déraille, envoie de nombreux voyageurs dans l'autre monde, le gouvernement se désintéresse de catastrophes dont cependant il ne peut honnêtement décliner la responsabilité mais les Compagnies ne sont pas en aussi bonne posture et, comme elles paient, il est équitable qu'elles commandent.

M. Jaurès et son satellite M. Monis veulent augmenter leur responsabilité en supprimant, tout au moins en amoindrissant, leur autorité la Chambre les suivra, cela va sans dire, mais où s'arrêtera-t-on dans la voie où l'on s'engage, maintenant que M. Jaurès est le grand manitou, l'empereur de la république ? 7

Après les Compagnies de chemins de fer, ce seront les industries privées que les pouvoirs publics placeront sous l'insupportable contrôle du p-ouvernement les propriétaires d'usines, les directeurs de fabriques ne seront plus maîtres chez eux on leur adjoindra des délégués officiels qui leur feront la loi et les obligeront à subir les exigences de leur personnel. Ce sera la ruine pour eux, pour le pays luimême, dont la richesse, si importante qu'elle soit, finirait par s'épuiser si le gouvernement persistait dans les voies économiques où l'engagent ses maîtres actuels. L. DESMOULINS. ËCHOS DE PARTOUT

Le prince Joseph Lubomirski est mort subitement, à Nice, où il avait fixé sa résidence hivernale. C'était un. lettré, dont les lecteurs du Gaulois ont pu, en d'autres temps, apprécier le rare mérite. Il a écrit des livres qui ont eu beaucoup de succès, entre autres Fonctionnaires et Boya~, dont il tira, en collaboration avec Sardou, un drame, Les Ea~< représenté à la Porte-Saint-Ma'rtin T~M~a, Le~ .SoMMern?~ ~'M~ Pape, Sc~K6x de la ~ze ~M~<K?'e e~RM~e, L'Echelle ae Jacob, La Nomade, Tsar e< AT'c/Mduchesse, JerM~em Galilée, HM/ozye CoKtemporaine, etc., etc. II collabora longtemps à la Revue Con~~poyaz~e et, sous la présidence du maréchal de Mac-Mahon, il fut décoré au titre littéraire. Après la chute de l'Empire, le prince Joseph Lubomirski avait été l'une des personnalités les plus en vue de ce que l'on appelait alors le Tout-Paris, mais depuis quelques années il vivait dans une retraite à peu près absolue. Il était âgé de soixante et onze ans.

Dès hier, des milliers de Parisiens ont mis à profit les deux jours de Pâques pour aller goûter la saine et reposante paix des champs. Le ciel, d'une pureté africaine, incitait, d'ailleurs, aux joyeuses équipées agrestes. Sans doute, la campagne et les bois n'offrent pas encore toute la plénitude de leur séduction. Mais si léger était l'air et si aimable le soleil que, vraiment, ç'eût été dommage de ne pas profiter de ces deux journées de fête. Aussi est-on parti en masse, et avec quel délicieux contentement

Dans les gares, c'était un pittoresque et amu- sant tohu-bohu. Chargés de valises, se bousculant les uns ~e~ autres, les voyageurs montaient I

jj ailearement dans les trains en partance. A la. gare de Lyon, à la gare du Nord et à celle de l'Ouest, l'affluence était telle qu'il a fallu dédoubler certains trains.

La plupart des administrations de l'Etat et des grands établissements de crédit avaient, d'ailleurs, dès trois heures de l'après-micU, donné « campo à leur personnel. Lycées et facultés sont en vacances pour quinze jours. Le boulevard Saint-Michel, abandonné par son peuple joyeux d'étudiants, a pris l'aspect d'une paisible voie provinciale.

Tous les Parisiens n'ont pu, hélas prendre le train. A ceux que retiennent des obligations quelconques, Paris et ses environs offrent des attraits qui ne sont pas à dédaigner..N'avonsnous pas le Bois, déjà si pimpant avec ses arbres oui se parent de vert et ses taillis aux tendres frondaisons ?. Et le parc Monceau, et le jardin du Luxembourg, et les Tuileries ?. Paris possède de si ravissants coins de nature qu'il n'est nas nécessaire, somme toute, de les aller chercher ailleurs.

Le ministère des affaires étrangères vient de demander au Parlement trois crédits supplémentaires l'un de 180,000 francs pour les frais de réception du roi de Serbie l'autre de 65,000 francs pour les frais de voyage en Belgique du président de la république le troisième de 145,000 francs pour les frais de réception de personnages étrangers et missions extraordinaires à 1'étr.anger.

Nous aurons, .en effet, au point de vue représentatif, une année particulièrement chargée. C'est d'abord L'envoi d'une mission militaire à Rome, sous la direction du généralissime Michel, à l'occasion des fêtes du Cinquantenaire de l'unité italienne c'est ensuite celui d'une ambassade extraordinaire à Londres, sous la présidence du vice-amiral de La Jaille, pour représenter la France aux fêtes du couronnement du roi George V.

Pour la première de ces missions, le crédit qui lui est alloué est de 15,000 francs pour la seconde, il s'élève à 55,000 francs.

La république, comme on le voit, est tout à l'économie lorsqu'il s'agit de notre représentation à l'étranger. Quelle figure veut-on que fasse une ambassade, composée de cinq personnes, avec 15,000 francs, et quelle idée peut-elle donner de la puissance et de l'éclat de la France lorsqu'elle ne dispose dans un pays comme l'Angleterre que d'un crédit de 55,000 francs, alors que l'Allemagne, l'Autriche, la Russie et l'Italie seront représentées par des Princes du sang accompagnés d'une Cour brillante ? 2 Où est le temps où les ambassades du duc de Bisaccia et du général Fleury éclipsaient par leur faste toutes les autres missions extraordinaires ?

Un de nos lecteurs, à la suite de notre écho sur les reliques de là Passion, nous fait observer que le Saint-Suaire n'est pas en Allemagne. Il est à Cadouin (Dordogne). Il a été solennellement placé, en 1873, dans une châsse superbe, au cours d'une cérémonie présidée par S. Em. Mgr le cardinal Donn.et, archevêque de Bordeaux, cérémonie à laquelle assistaient NN. SS. de Périgueux, Cahors et Limoges.

Le Saint-Suaire a été conservé pendant la durée de la période révolutionnaire par M. Bureau, qui était le grand-père de M. Bonnet-Du.verdier, qui fut député de Lyon et président du conseil municipal de Paris.

On sait que la fête de Pâques évolue toujours dans un cycle de trente-cinq jours, allant du 22 mars au 25 avril.

Une légende fait d'ailleurs allusion à ces dates extrêmes, qui ne sont jamais dépassées. Satan, chargé de fers après sa chute, demanda au Seigneur

Quand serai-je déchaîné ? 2

Le Seigneur répondit

Quand Pâques tombera en mai. Cette formule impliquait l'éternité du châtiment de l'ange déchu.

Depuis l'année 1588, où fut établi le calendrier grégorien, la fête de Pâques est tombée quatre fois le 22 mars, premier jour du cycle en 1598, 1693, 1761 et 1818, et trois fois le 25 avril, date extrême en 1666, 1734 et 1886. ~is et French 1

Deux noms célèbres en Amérique, celui des créateurs de cette hallucinante Vampire Da~ee qu'on chercha si souvent et si vainement à imiter et dont MM. de Cottens et Marinell! nous annoncent les débuts sensationnels à l'Olympia. Ces prodigieux artistes dont les appointements aussi fantastiques que leurs danses empêchèrent jusqu'ici l'engagement à Paris paraîtront donc à l'Olympia aujourd'hui dimanche et demain lundi de Pâques, en matinée et en soirée.

KOUVELLESA t.A MA!N)

Deux amis se rencontrent. `

Oui, dit l'un, je suis le roseau le plus faible de la nature.

Pourquoi, diable, me dis-tu ça ? 2

Aujourd'hui, jour de Pâques, c'est pour dire quelque chose de Pascal.

Un Domino

NOTE5 SOCIALES J'ai lu ces jours-ci, dans un excellent périodique qui s'intitule L'Instituteur français, la petite comédie en deux actes que voici, contée par un témoin auriculaire.

Premier acte. Sur le quai de la gare de X. Le préfet déambule avec l'inspecteur d'Académie, à qui il communique ses impressions et comme il a le verbe haut, rien n'est perdu de la conversation. « Ces gens-là, dit-il en parlant des instituteurs, commencent à nous embêter. On les a trop flattés, trop adulés. Ils~ont devenus encombrants, assommants, dangereux, à tel point que si la république n'y prend pas garde, elle succombera par l'école laïque, c'està-dire par eux. » Le train arrive. Salamalecs. Départ.

Deuxième acte. Devant le groupe scolaire. Drapeaux, musique, Marseillaise. Le préfet, la main dans son gilet, pérore « Oui, mesdames, oui, messieurs, s'écrie-t-il, les instituteurs et les institutrices sont les premiers ouvriers, que dis-je ? les meilleurs ouvriers de notre démocratie républicaine. Nous savons ce que nous leur devons déjà, et oe que nous leur devrons après les luttes futures N'ayez donc aucune crainte, maîtres de la jeunesse Vous avez des ennemis, mais vous avez encore plus d'amis, et des amis sûrs. Reposez-vous sur eux 1 Comptez sur leur dévou'ejnent Au nom du gouvernement de la république, je vous dis Ayez confiance i Le pays et la république ne vous oublieront pas.

Comme c'est bien cela Et comme on comprend, par ce simple contraste, le progrès menaçant de l'anarchie scolaire, qu'un inspecteur primaire résume d'autre part en ce tableau persuasif Les instituteurs deviennent des fonctionnaires inamovibles et infaillibles. Il leur faudrait avoir tué père et mère (et encore !) pour être censurés et déplacés. Devant eux, nous sommes désarmés. Nous ne pouvons plus songier à .récompenser les bons maîtres, ni à.

ameuor.er les médiocres, m à blâmer les mauvais. Avancements, promotions, déplacements se font sans nous, en dehors de nous. ~ous ne sommes plus que des zéros )' »

Oui, mais le préfet est là, qui veille à se donner des agents pour les « luttes futures Il n'est pas assez niais pour ignorer le mal. Seulement, il ne peut ni le signaler, ni surtout le guérir, et alors il dissimule sa déconvenue derrière une basse flagornerie qui n'est, au total, qu'un aveu d'impuissance.

Un Désabusé

F/OC-~fM /M

Le Vernissage du Salon

de ia Société nationale

Le Salon de la Société Nationale a coutume de se présenter au~public avec une élégance particulière. Il n'y a pas manqué cette année, et la fouie lui en a su gré par une afuuenoe telle qu'il fallait en suivre tes remous sans espoir de les traverser.

Quelques absences regrettables, cette année, notamment celles de M. Carotus Duran et de M. Lucien Simon. Le Salon, cependant, se présente avec de superbes toiies.

Nous prenons l'escalier de gauche, réservant la sculpture pour tout à l'heure, et nous voici dans !a. grande salle octogonale.

SALLE 1. M. de La Gandara attire aussitôt par trois superbes portraits de femme, qui montrent non seulement sa maîtrise, mais aussi son sens exact de la femme du monde, de ce rien indéfinissable qui la fait ce qu'elle est. Le, portrait de )a comtesse de P. et celui de Mme A. M. en costume de chasse A courre, sont d'une tonalité et d'une vie qui rappellent par certains côtés les Whistler. Le portrait de Mlle X. a un charme particulier dans des tons plus clairs et plus chatoyants. On ne se lasse pas d'admirer ces œuvres.

M. Roll domine toute la salle par son immense et imposante toile La RëpuMt~ue française a la République Argentine.

On admire aussi le portrait de Mme R. R. par M. Abbett, qui a su donner de la vie à son modèle; les hérons dans la prairie, de M. Régamey; le portrait de jeune fille, de M. Lévy Strauss; l'amazone bien campée, de M. Hubert de La Rochefoucauld le tigre, de Mlle Jeanne Denise; les jardins de l'Alcazar, « délices'des rois maures », comme on chante dans La Favorite, de M. Rusinol, et le portrait du docteur Bordas à son cours, de M. H. Bênard. Un nouveau venu, M. Hanicotte, nous montre un cercueil porté à dos par des pêcheurs. C'est bien, mais triste fuyons.

SALLE II. C'est la salle de M. Dagnan-Bouveret, qui expose deux ravissants portraits de jeune HHe et une délicieuse composition, Gt'Mys. M. Aman-Jean n'a pas moins de succès avec ses portraits et son panneau décoratif Le Saltimbanque attire tous les regards. On remarque les Mst'sons ronges du boulevard extérieur, de M. JMarcei Clément; tes instruments de musique de M. Zacharian, qui connaît l'art des reliefs dans les tons sombres La Marnée à Landevenec, de M. Ulmann, et les portraits de M. Lavery.

SALLE 111. Les paysages de M. Gaston Guignard se détachent dans cette salle par leur importance et un sens afHnë de la nature. M. Le Goût-Gérard nous promène très agréablement de Venise à Concarneau; M. Guirand de Scevota nous donne la sensation de Versailles sous la neige; M. David Nillet nous apitoie sur une vieille qui fait de la couture dans sa pauvre chambre; rien de plus vivant il nous charme encore avec son vitrail resplendissant dans une chapelle de cathédrale. A noter aussi La Mah'nëe c'octo&re à Fforerice, de M. B. Harrisson. A

SALLE III M's. Un feu d'artifice de la couleur! Ce sont les panneaux décoratifs de M. Gaston La Touche, qui n'a jamais été mieux inspiré et qui nous ravit par cette interprétation de L'Heure /!Cttreuse, de L'Bn/ant prodigue et d'Innocence. La FM a'un.re~e, de M. Albert Fourié, est aussi d'une très heureuse composition. Autour de la rêveuse qui s'éveille, les amours s'envolent. Reviendront-ils ? L'Bto~e aa so;r, de M. Rosset-Granger, est encore du rêve que corrige Le Carnafat, de M. Langweil, réalité comique, et nous voici devant les paysages calmes de M. Dauchez et Les Yeuses a'ancnoi's, de M. Barrau, d'une vérité saisissante.

SALLE IV. M. Anquetin nous présente un carton de tapisserie, La Bourgogne, inspiré par Rubens, et tout rubicond des couleurs du Beaune et du Corton. Sa Lëaa est d'une grande douceur. C'est ce qui l'a perdue. M. Marcel Roll aime le genre macabre. !I y réussit fort bien d'ailleurs, et ici, comme aux aquarelles, il se plaît à montrer des squelettes. On se repose d'une si sombre vision de la mort parmi les fleurs, avec les beaux et souriants paysages de M. A. Lepère, et ceux de M. Lebourg. SALLE IV Ms. Nous voici devant les belles réalités de M. Raffaëlli, qui, en Provence, comme à Paris, nous montre la nature souriante jusque dans ses verrues. Nous mentionnons ici un superbe portrait d'homme, de M. A. Besnard, que nous allons retrouver tout à l'heure, et nous signalons aux visiteurs les types algériens de M. Girardot, les paysages décoratifs de M. de La Villeléon, la Momë de M. Aublet, ie Londres gris de Mme Grix, les physionomies si doucement estompées par M. Loup, les types flamands si rudement taillés dans la couleur par M. Bieler, et les solides paysages de M. Jeanniot. SALLE V. Elle éclate, elle rayonne, elle s'impose à tous, cette immense et superbe toile, destinée par M. Albert Besnard au plafond de la Comédie-Française Adam et Eve entre la comédie et la tragédie, n'est-ce pas toute l'histoire de l'humanité? Nous sommes heureux de trouver M. A. Wiilette en si bonne place. Sa Tentation ae sat'nt Antoine est d'une belle peinture, mais peu conforme à la vertu légendaire de ce saint.

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Arrêtons-nous pour déjeuner, à deux pas d'ici, dans le pourtour du dôme. Déjà beaucoup de monde devant ie buffet, et presque toutes les tables sont occupées par la foule des visiteurs qui font honneur à la cuisine renommée de la maison Brusehera.

SALLE V M's. Une jeune Hile, symbole d'innocence, une jeune Italienne, un peu différente, et un jardin de paysan, tel est le lot présenté par M. G. Courtois avec son talent habituel. Des paysages bleu-vert, d'une grande poésie nocturne, sont l'œuvre de M. Le Sidaner. On s'arrête aussi devant Le FKrt et l'atelier, de M. R. Jourdain La Mère et FEn/an~ dans une lumière tamisée, de M. H. Morisset; La Leçon de géographie, de M. Prinet, et les marines vaporeuses de M. Courant.

SALLE VI. M. Friant nous attire par sa nymphe, qui semble bramer pour les biches qui l'accompagnent et qui est en art une chose merveilleuse, par sa Lettre dif/:ctte et son portrait d'homme peint de main de maître. M. Louis Picard, nous égaie par sa fête bretonne; il apporte la vie, la couleur, tout l'art d'un maître; M. Willaert nous attriste par la vérité de sa ville flamande, et M. de Glehn nous intéresse par ses portraits. SALLE VI Ms. Nous devons ici un salut sympathique à M. A. Agache, le grand artiste et l'aimable et habile organisateur de ce Salon. Pour la première fois, il nous montre un paysage, et c'est l'automne dans la brune tristesse des grandes plaines qui frissonnent sous la bise; paysage mélancolique et puissamment vrai. Son tableau des Masques est tragique et superbe. Les portraits de M. W&erts sont toujours un attrait et l'on se plaît ici à reconnaître M. Laloux, M. Beilan et le docteur Graux. Il faut signaler La TenMton, de M. Gsell, et les fleurs de M. Lecreux. Mais le tableau principal de cette salle, par ses dimensions et son sens décoratif, est celui de M. René Ménard Le Labour. Moins virgilien que les précédents, il exprime à merveille l'effort humain. SALLE VII. Très admirés les jardins de M. Abel Truchet, comme La Vigne de M. Desvallières, et la jeune fille triste, de Mlle Breslau. La Forge, de M. Firmin Girard un paysage de M. Delachaux et La Process:M de M. Ibeis ont également du succès.

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SALLE VU!. M. Eugène Burnand domine cette salle par son. grand carton de vitraii Le Sermon sur <a montagne, œuvre magistrale qui dit toute la sublimité des paroles que l'on connaît. Il nous surprend par ia gaieté et le brio de ses admirables paysages. A côté de lui, ses HIs, ses dignes élèves, exposent d'excellents portraits. Mentionnons un paysage triste et sauvage de Mlle Dujardin-Beaumetz un jardin fleuri de M. Claus, et le portrait très ressemblant, dans le sentiment des primitifs, du comte Charles de Lesseps, par son neveu, M. Ch.-V. de Les-

seps.

SALLE VIII Ms. C'est ici M. Maurice Denis qu'il faut admirer. Son art décoratif ressort de~ trois grands tableaux d'une naïveté charmante. A noter aussi L'Entrée ae ConcarneoM, de M. Paul Mathey; un panneau décoratif de M. Paul Aubin, des scènes algériennes de M. Dinet, et Le Ba;n mattre, de M. Migonney.

SALLE IX. M. Lhermitte nous ravit par ses paysages si vrais et si simplement poétiques. M. Maufra atteste son talent par son port de Belle-IsIe M. Barau nous pénètre du charme de ses paysages et nous admirons aussi les marines de M. Meslé.

SALLE X. Une rétrospective des œuvres de M. Gustave Colin a droit à l'attention de tous pour le talent si sincère de cet artiste, qui a lutté jusqu'à quatre-vingts ans passés et .qui mérite une beUe place parmi les pEin- J

tres modernes. M. Lévy Dhurmer nous montre un exqu&! panneau décoratif, Les Neiges au maftn, belle rêverie rendue avec une véritable maîtrise du pinceau. Nous n< pouvons que rendre hommage au talent de la Prineessa Lucien Murat, née Rohan, qui nous fait admirer un portrait de jeune fille et le portrait du comte B. de Durfort. M., Carrier-Belleuse, qui expose au rez-de-chaussée de ravissants pastels, nous donne ici Le Baiser de Pierrot, d'une facture délicate et. cependant très ferme. On verra encore L Us:ne, de M. Gillot La Mer, de M. Chabanian, qui sait traduire avec beaucoup de talent toute la poésie de la mer; celle de M. A. Harrisson, et surtout les tableaux émouvants de M. Pierre Lagarde La DeMcte, L'En~ barquement en /orê<, et La Retrace.

SALLE XI. M. J. Blanche a des tons énergiques avec subtilité dans sa Danseuse de Shéhérazade; il nous séduit dans toutes ses œuvres. Des intérieurs de M. Waltet) Gay, il n'y a plus rien à dire c'est la perfection. Le portrait du Prince régent de Bavière, par M. Carl Stet. ten est vivant; saluons M. Mistral, par M. Valdo-Barbey. Nous allons de la mer blanchâtre, de M. Mesdag, à la mer bleue, de M. H. Paillard nous frémissons devant la hideur du Bossu, de Mme Mutermiich, et nous reprenons toute notre gaieté devant les scènes si parisiennes et si désopilantes de M. A. Guillaume.

SALLE XII. M. Gervex est ici le maître le baiser du vieux Silène est peint de main de maître, et ses portraits ne sont pas moins admirables. Un portrait de jeune homme, par M. I. Brissaud un loueur de M'eHe, par M. Hoehard un paysage, de M. Durst; des Efuaes.de M. Ch. Baudouin; un excellent portrait, Châtelain au Bourbonnais, de Mlle Desliens, et ceux de M. Biessy retiennent notre attention.

SALLE XIII. M. Montenard éclaire la salle de sea paysages méridionaux. Sa marchande de grenades suffirait à sa gloire. M. Boldini attire toujours par ses portraits sinueux, serpentins même, où les mains ont une flexibilité surprenante. M. Alaux a un beau portrait de magistrat. Que dis-je! C'est le portrait d'un profess&ur, le docteur Blanchard i De M. Madeline, d'exquis paysan ges. F SALLE XIV. Très amusant le tableau du Cercle, de M. Jean Bé~aud, et très ressemblant le portrait du prince Troubetzkoï. M. Eliot nous séduit toujours par sa facture de couleurs composées, donnant si bien la réalité de la chair et du relief. M. Iwil nous donne un Venise dans la lumière chaude, M. Georges Bertrand expose un beau portrait d'homme, et l'on s'attardera aux paysages et aux vaches de M. J.-J. Rousseau, qui aime la nature comme son homonyme d'autrefois. A noter une belle scène .4 bord a'un entrasse, de M. Léon Couturier, peintre de la marine.

SALLE XV. Un beau panneau décoratif de M. Rixens Le Tnompne ce ~amcar; des Moat'stes, de Mlle Madeleine Gervex, qui est à bonne école une Bretonne, de M. L..Gros, et des Baigneuses, de M. Lerolle, qui nous berce, en ton mineur, dans le rêve d'un doux paysage. '<

SALLE XVI. M. Roi), président de ce Salon, a beaucoup travaillé cette année. Outre son grand tableau du général San Martin, dont nous avons parlé, voici L'Eté, une femme nue inondée de lumière et dont lea chairs sont vivantes. La A!or< sons les roses et Les Arceaux j~enns montrent la variété du vigoureux et lumineux talent de ce grand artiste. Les portraits de M. Ronde) attirent aussi la foule par leur finesse et leur relief. Il faut signaler un portrait de M. Paderewski, par M. Giron un beau décor de M. Havet, les paysages vigoureux de M. A. Moullé et le portrait d'un Anglais, par M. Bowie, également Anglais. Mais voici les toiles de M. F. Auburtin, et tout le monde s'y attarde, séduit par une facture impeccable dans des tons de fresque. Son Soir anf~ue, où un centaure enlève une sirène, est de toute beauté.

SALLE XVII. Le grand-père et sa fillette au piano, do M. Muénier, est une des œuvres les plus délicieuses d<! cet admirabie artiste. II faut signaler deux têtes peinte!' en vigueur par M. Charles Gounod, un portrait par M< Armand Point, celui d'une jeune femme par Mme Du< bufe-Wehrlé, un portrait de femme par M. Valdo-Barbey, et les paysages de M. Damoyse.

SALLE XVIII. M. Caro-DelvailIe expose un grand et beau panneau décoratif, à l'antique, « l'Offrande des amants x. M. B. Boutet de Monvel peint, en manière de fresque, des fillettes allant à l'école, et une grande route dans la plaine, sans autre agrément que les arbres de la route et un cacolet; et c'est charmant. De M. Davis, une harde de biches dans les montagnes d'Ecosse, à la manière do 1830, et un curieux portrait de femme de M.. Desmoulins, qui n'est pas celui du GanMs.

Nous avons fait le tour des salons, mais il nous reste à admirer, çà et là La Surprise, de Mlle Marie d'Epinay, très vivante étude, d'une belle composition; La Mort a'/soMe, de M. de Egusquiza, très belle œuvre dans la série wagnérienne de cet artiste un beau portrait de M. .Georges Goyau, par M. Henri de Nolhac; un immense panneau décoratif de M. J.-J. Weerts, Concours a'eio~nence a Lyon, sous Cahgu~a, effort colossal d'un maître qui a voulu donner la mesure de ce qu'il pouvait faire dans l'art décoratif, et qui y a réussi les beaux cartons de M. Paul Baudouin pour le Petit Palais, Une Matinée en Manare, qui montre les plus belles qualités de lumière et de vérité de M. G. Bernier, que nous révèle aujourd'hui l'école belge; enHn un excellent portrait du général X. par M. G. Eveillard, et de belles aquarelles de M. Luigini, de Mme Lucien Simon, de Mtle Mathilde Sée et de M. A. Aublet, qui aime Jérusalem et sait en rendre les tons et l'inspiration.

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A la sculpture, M. Rodin s'impose par une femme ailée, l'inspiration peut-être, qui émerge d'un bloc de marbre, par un buste suprenant de vérité du duc de Rohan, et un buste dix-huitième siècle d'une facture si moelleuse. De M. de Saint-Maroeaux, deux bustes de femme, Mme A. M. et Mme A. B. où la main du maître a su donner la vie. M. Injalbert présente une Cerês, qui rappelle les vers du Dante La terra !:eta e molle. C'est la déesse pitoyable et douce qui fait vivre l'humanité. M. Voulot expose une superbe /ennesse, qui tient de la Victoire de Samothrace et de Botticelli; de M. BourdeIIe, une jeune Hlle tenant des pommes dans la main, toujours la pomme fatale! bronze superbe dans le sentiment de la Grèce primitive. M. Lamourdedieu a fait une belie fontaine: M. Vannier, Le Repos; M. Marcel-Jacques, Amour et Servitude, groupe de pierre M. Dampt, un petit Louis XIV à cheval M. Charpentier, une belle maquette en bronze pour une frise, La Mus/gae, et l'on ne peut qu'admirer plusieurs bustes celui de Carpeaux, par M. Fagel; Me Barboux, Claude Monet, le docteur Léon Labbé et M. Bénédite, par M. Paul Paulin; M. Saint-Saëns, par M. Injalbert, et celui du regretté docteur Duchastelet, tout à fait vivant, par M. de Monard, qui a fait aussi une aimable statuette équestre d'Henri IV à Ivry.

On sera content de ce Salon. Nous y reviendrons, comme tout le monde.

Tout-Paris

La Jacquerie

en Champagne GRAVES INCIDENTS A TRÉPAIL Une conversation avec

le comte de MontebeHo

PAR DÉPÊCHE DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCÏAtt

M. Armand ViUette

Epernay, 15 avriL.

J'ai passé la matinée à Ay et à Mereuil. J'y aï constaté le plus grand calme. Les troupes occupent en nombre imposant ces deux pays, où les révolutionnaires seraient vite repoussés s'ils tentaient la moindre manifestation hostile. Dans les vignes, les fantassins patrouillent sans cesse et des sentinelles sont placées de cent en cent mètres, la baïonnette au canon les dragons, qui assurent le service des barrages, ont le sabre au clair.

Les ordres reçus maintenant sont extrêmement rigoureux. En cas d'attaque personnelle ou contre la propriété, les soldats ont le droit, le devoir-même de faire usage de leurs armes. Ces ordres manquaient, hélas mercredi, lorsque les émeutiers, maîtres de tout un quartier d'Ay, saccagèrent, pillèrent et incendièrent les propriétés du boulevard du Nord et le château de Mme Bissinger.

Les dragons sont cantonnés à Mareuil-surAy. Ils gardent le château du comte de Montebello et les importants établissements contigus, dont la cour principale est maintenant transformée en un quartier de cavalerie, au milieu duquel travaille le personnel de la maison. J'ai! eu le jD~aisir de m'entretenir de la situation j~vec.


le comte Fernand de Montebello, frère du député de Reims, qui a joué à la Chambre un rôle si important dans la question qui intéresse actuellement toute la Champagne viticole. Le comte Fernand de Montebello est très sévère pour le gouvernement, auquel il reproche avec juste raison d'avoir provoqué la crise effroyable dont souffrent actuellement le vignoble et le commerce champenois et de n'avoir rien tenté ùour empêcher les douloureux Événements récents.

Car, a ajouté M. de Montebello, le gouver~nement n'ignorait rien de la grave agitation qui secoue notre région. Il savait que le mécontentement gagnait chaque jour du terrain et qu'à la première occasion la révolution éclaterait. Notre syndicat l'en avait avisé à plusieurs reprises et l'avait engagé à prendre des dispositions en conséquence. Le gouvernement n'en fit rien, au contraire. Il compliqua encore la situation en essayant de négocier avec l'Aube sans donner satisfaction à celle-ci, tout en ameutant la Marne. Au surplus, les discours contradictoires de M. Monis au Sénat et à la Chambre ont mis finalement le feu aux poudres. La tactique indécise du président du conseil n'a produit que ce résultat déplorable lancer d'abord les Aubois contre les Marnais, puis les Marnais contre les Aubois, alors que l'agitation éclatait également parmi les vignerons de l'Aube.

"Je n'étais pas partisan de la délimitation, estimant que la liberté commerciale doit rester entière, mais puisque cette délimitation a été faite et est aujourd'hui consacrée par une loi, on ne doit pas y toucher, pour le moment du moins plus tard, on verra.

Si, ceuendant, cette loi, pour le maintien de laquelle luttent les vignerons de la Marne, était revisée selon le vœu des Aubois~ ou bien si elle était purement et simplement abrogée, permettant comme jadis l'introduction des vins étrangers dans la Marne, que se passerait-il ? 2 II se passerait des scènes révolutionnaires beaucoup plus terribles que celles que nous venons de vivre. La colère des vignerons ne connaîtrait plus de bornes. Le désastre s'étendrait sur toute la région. Ce serait une guerre civile à laquelle je ne puis penser sans frémir. Je les ai vus de près mercredi dernier, les manifestants, et je sais à présent ce dont ils sont capables. Ils ne reculeraient devant rien Et cependant, je les connais de longue date, nos populations composées pour la plupart de braves et honnêtes travailleurs, je ne les aurais pas crues capables de commettre de tels actes d'horreur leur attitude a été pour moi une révélatioB.

Vous n'avez jamais été personnellement en danger ? 'l J

J'ai eu un moment d'émotion, mercredi matin, mais il paraît que je n'étais pas sur la tiste t

Les incendiaires avaient donc une liste préparée d'avance ? P

Il paraît. Mais i! faut que je vous fasse auparavant un court récit de ce qui se passa sous mes yeux dans la matinée de mercredi, à Mareuil. Les manifestants, très surexcités, avaient envahi la maison voisine, appartenant à M. Ducoing ils y commettaient, avec l'acharnement que vous savez, les pires excès ils saccageaient et démolissaient tout à l'intérieur. Des dragons assistaient, impassibles, à ce spectacle révoltant. Je n'étais pas, pour ma part, très rassuré, me disant que si, par haaard, il prenait fantaisie à cette bande d'envahir ensuite mes propriétés, je n'aurais aucun secours & attendre des troupes. Je devrais laisser agir les émeutiera sans pouvoir me défendre. Je descendis auprès de l'officier qui commandait le détachement de dragons. Je lui demandai pourquoi ses hommes et lui n'intervenaient pas pour faire cesser le pillage de la maison Ducoing. Cet ofncior, visiblement embarrassé, me répondit Je n'ai pas d'ordres dan~ ce sens au surplus, mes hommes ne peuvent pénétrer à cheval dans cet immeuble. Certainement, ns-je, mais il leur serait facile de mettre pied à terre et, avec leurs armes, de poursuivre les manifestants. Je n'ai pas d'ordres, se contenta de répéter l'ofncier. n Lorsque le sac de la maison Ducoing fut terminé, Ja bande, sortit et m'entoura, en tenant les propos lés plus divers. Je tentai de calmer les plus exaltés. Je n'y parvins que difficilement. Ils voulaient que je îeur offrisse des rafraîchissements. Je leur fis observer que tous les débitants de vins, apeurés, avaient fermé précipitamment leurs boutiques. Us me dirent, menaçants « Cela n'a aucune importance. Nous connaissons le moyen d'ouvrir la porte ) Alors, j'emmenai la. bande vers le débit d'un de mes anciens employés, établi quelques mètres plus loin, et là je leur offris des canettes de bière. Vous imagines: ce que fut notre conversation. Tout a coup un de ceux qui se trouvaient à m'es cotes me glissa à l'oreille « Je vous connais bien, M. de Montebello, car je suis un électeur de votre frère que j'admire heaun coup. Ne craignez rien, nous n'irons pas chez H vous. Votre nom n'est pas sur la liste. Cependant, si on changeait d'avis, je m'empresserais de vous prévenir. Donc faute de nouvelles de ma part, vous pouvez dormir trana quille. Jusqu'à présent je n'ai pas eu de houvelles de cet homme.

On dit, ou du moins la sous-préfecture tëntô de faire accréditer le bruit que les actes criminels de ces jours-ci n'ont pas été commis par les seuls vignerons et que ceux-ci avaient obéi a la suggestion de révolutionnaires étrangers à la région. Accordez-vous quelque créance à cette version ? Je n'y crois pas, pour les raisons multiples que je viens de vous exposer. C'est la Fédération qui a fait d'abord tout le mal puis, lorsqu'elle s'est vue débordée, ses membre~ ihnuents ont tenté de faire machine en arrière. Il était trop tard ) Et quand je songe que jeudi le premier soin des parlementaires à leur arrivée à Epernay fut de se rendre à la Fédération et que la plupart des journaux rendirent compte de cette visite avec le plus grand séreux et sans élever la plus petite protestation t Aussi mon frère s'est abstenu de se joindre à ses collègues. Il sait trop ce que vaut l'action des dirigeants de la Fédération et le rôle néfaste qu'ils ont rempli dans notre contrée t En somme, pour vous résumer ?

La situation reste de la plus haute gravité. L'apaisement ne pourra se faire que par le maintien exclusif de la délimitation, sans adjonction aucune. Des milliers de barriques at- tendent actuellement dans l'Aube le droit de pénétrer dans la Champagne délimitée. Cette introduction déchaînerait toutes les colères, et Dieu seul sait à quelles scènes épouvantables de destruction nous assisterions.

Et, me reconduisant, le comte Pernand de Montebello conclut

Ce qu'il nous faudrait, voyez-vous, c'est une bonne année de récolte. Alors la crise de misère que traversent nos populations disparaîtrait et l'on pourrait peut-être songer à remanier sans danger la loi de délimitation, loi de protection qui présente une barriëM à l'entrée clandestine des vins de provenance étrangère.

L'opinion du comte Fernand de Montebello fait autorité. C'est pourquoi en présence du grand conflit qui soulève la Champagne viticole, j'ai cru devoir la relater en toute impartialité. ïaes Incidents de TrépaïitComme je traversais la rue principale .de. Mareuil, un officier de dragons m annonça que de graves incidents de sabotage s'étaient produits dans la nuit à Trépaii, dans la montagne de Reims. Je me suis rendu immédiatement dans- cette commune, et de l'enquête à laquelle je me suis livré, voici ce que j'ai appris. Depuis quelque temps, plusieurs maisons de commerce de Trépaii avaient reçu des lettres comminatoires et avaient demandé au sous-préfet de Reims la protection de la troupe. Hier soir, vers huit heures, arrivait à la. mairie de cette commune un officier de dragons, accompagné d'un cavalier, pour préparer les canton'nements des soldats qui allaient occuper !e pays. La nouvelle, rapidement connue, irrita les habitants. Bientôt un grand nombre d'entre eux se trouvaient réunis sur la place et ne cachaient pas leurs sentiments d'hostilité à l'égard surtout do deux négociants, MM. MermiIlod-Bea.ufort et Bridier-Brocq.

Ah ils ont demandé des soldats pour les protéger, disaient-ils eh bien, il faut que leurs

craintes soient justifiées On va. les saboter avant que les soldats arrivent.

Alors, ils se rendirent devant la maison de M. Bridier. Il était alors neuf heures environ. Le chef des caves qui se trouvait devant la maison, voyant arriver les manifestants, rentra précipitamment, ferma. les portes et~se barricada a l'intérieur. Mais comme les assiégeants se mettaient en mesure de tout briser, il ouvrit la porte cochère et dit simplement « Entrez ), Il y eut une hésitation chez les vignerons. Ils n'osaient plus, et justement les soldats arrivaient. Les vignerons se retournèrent vers les cavaliers et s'opposèrent à leur passage. Il y eut un moment de bagarre. Les soldats durent faire des sommations, auxquelles les vigneron~ répondirent

Nous savons bien que vous ne tirerez pas Mais, tirez donc, et en même temps ils criblaient de pierres la maison dont les vitres volèrent en éclats.

Alors, les dragons chargèrent, sabre au clair, et réussirent à disperser les manifestants. Mais, pendant ce temps, une autre troupe s'était rendue devant la maison de M. Mermillod. Les manifestants entrèrent, après avoir forcé les portes, éventrèrent une douzaine de fûts, cassèrent un millier de bouteilles. La troupe arriva. Elle se heurta à une barricade faite hâtivement avec des fagots de sarments et parvint à disperser les saboteurs, qui avaient eu cependant le temps de détériorer le mobilier. Jusqu'à une heure très avancée de la nuit, les vignerons se promenèrent dans les rues en manifestant contre les soldats, sur lesquels ils lançaient des torches de résine enflammées, et en proférant des cris de mort à l'adresse de MM. Bridier et Mermillod.

Lorsque je suis arrivé à Trépail, la surexcitation était toujours grande. Plusieurs arrestations avaient été opérées dans la matinée. D'autres actes de sabotage d'une réelle gravité ont été également commis à Verzenay, où près de deux mille cinq cents ceps de vigne ont été arraches et détruits dans l'une des propriétés de la maison Moët et Chandon. De semblables attentats, venant après la destruction des vignes par l'incendie des paillassons, dénotent de la part de leurs auteurs un état d'esprit anarchique des plus effrayants. Ce n'est plus au vin, ce n'est plus aux négociants que s'attaquent maintenant les émeutiers, c'est à la vigne ellemême. On prépare systématiquement la ruine de la Champagne. En même temps, une maisonnette située dans les vignes a été incendiée. Autre incident. Vers onze heures, une bande de vignerons venus dé la direction du MesnilSuroger, clairons en tête et chantant l'hKeT'~a~ona~, arrivèrent à Vertus. Ils avaient l'intention de saboter un négociant. Les gendarmes présents s'efforcèrent de les arrêter. Les habitants, d'ailleurs, détournèrent les manifestants de leur projet et ceux-ci s'en allèrent sans l'avoir mis à exécution.

Le maire d'Ay a fait publier ce soir cet avis, qui semble démontrer que la situation reste grave dans cette ville

La mairie, d'accord avec le commandant de place, prévient le public que l'entrée de la ville ne sera dorénavant autonsée qu'aux personnes de la localité munies d'une autorisation nécessaire. »

M. Chapron, préfet de la Marne, est arrivé de nouveau a Epernay vers deux heures. Cet aprèsmidi, il s'est rendu à la sous-préfecture et a confère avec M. Népoty, sous-préfet, sur la situation. Afin d'éviter toute occasion d'agitation, les demandes d'autorisation formulées par les débits de boissons pour la nuit de dimanche à lundi n'ont pas été accordées. Le préfet redoute beaucoup ces deux journées de fêtes. Aussi des ordres ont été donnés pour que dès ce soir les patrouilles soient doublées. Quant aux troupes, elles devront toujours se tenir prêtes à partir à la première alerte du jour et de nuit.

M. Sébille, sous-chef de la Sûreté générale, qui remplace M. Hennion parti en Tunisie avec le président de la république, est venu passer queirfues heures à Epernay, pour se rendre compte du fonctionnement du'service des recherches installé dans la région en révolte. A Reims, où l'on craignait la descente en masse des vignerons de la montagne, M. Bourdiol, commissaire central, assume la direction des mesures d'ordre. Toutes les issues sont gardées à l'octroi de Châlons, au pont Huon et à la maison Blanche, par une compagnie du 132° régiment d'infanterie et un peloton de cavalerie à chaque poste. Les dragons sont spécialement chare'és des reconnaissances et sont employas. comme agents de liaison entre. les compagnies d'infanterie. De plus, des agents cyclistes sont attachés à chaque poste. En outre, des réserves sont sur les lieux pour renforcer le service d'ordre s'il en est besoin. Une brigade de cavalerie est arrivée la nuit dernière de Sedan. De plus, trois pelotons de dragons et un bataillon d'infanterie sont prêts à marcher à la première réquisition, ainsi que les dépôts d'artillerie, de cuirassiers et de chasseurs à cheval. Les commissaires de police des arrondissements sont .spécialement désignés à tour de rôle pou.r prendre la direction du service d'ordre. En conséquence, il est peu vraisemblable que les révoltés, s'ils ont l'intention de le faire comme le bruit en a couru, puissent pénétrer dans la ville de Reims.

Armand ViUetta

DANS L'AUBE

Le CotnHé de fes'stance fepfouve !es desftfdfës La réunion de Bar.aur-Seine et

les décisions prises

Bar-sur-Aube, 15 avril.

Le Comité central a adressé & ta population Un manifeste réprouvant énergiquetncnt les desordres qui se sont produits, hier sotr et suppliant les vignerons de conserver le calme nécessaire pour assurer légalement le succès de leur cause.

Cet aprea-mkH, tes délégués du Comité centra. Re sont rendus & Bar-sur-Scine où avait lieu une reunion générale a t'hûtel de Ville les automobiles dans lesquelles ils ont pris place avaient arborù des drapeaux rouges, cravates de crêpe. Bar-sur-Seinc, 15 avril.

La réunion générale qui a eu lieu cet aprèsmidi. a ëte trës calme elle a adopte a. t'unanimité la motion suivante « Le Comité ne doute pas quo te -conseil d'Etût ne conclue, selon le droit et les usages locaux con.st~nt.s établis, en faveur de la rein tegration pure et simple de l'Aube dans la Champagne délimitée et cela dans le p)us brel' délai possible fn raison de l'enervement légitime des populations de l'Aube, o

D'autres motions ont été adoptées recommandant le calme absolu aux vignerons, maintenant la crëvo des municipalités et décidant/que les délégués Mes Comités centraux demanderont a être entendus par le conseil d'Etat.

La protestation du comte Bertrand do Mun Je vous ai parlé hier de ia lettre d& protestation oue M. le comte Bertrand de Mu.n, preaident du syndicat du comnt&ree des vins de Champagne, a adres66e a M. Monis. J'ai aujourd'hui so'ua'ies yeux le texte de cet inti~ortaint docmTient, dc.nt la putiUcation a produit dans tout te vignoble une profonde sensation., et que je croia devoxr envoyer en entier Monsieur le président du conseit, `

Le Syndicat du Commerce des Vins de Champagne est protondemant ému des eve.ncmcnts trag'iques et scandutcux dont ta. Marne vient d'être !e théâtre. Pendant <<out< une journée des «misons particutie.res ct'deS'cta.M'isscmettts commerciaux ont etu pUtes, eo.ccagos. meendi~ des n6go<Mants hono'rabtes et !eurs fanuUoa ont 6t6 mûiMces jusque dans )eur vie par des ~meuttcrs orgunises et diriges. Parjn.i )es vic'thnes ngurent des -membre~ du SyfKiicat du Commerce des Vins de Chmmpa.gnc que tour pusse de ioyaute connnerctaie et teur attitude irr~prochabie mettaient au-dessus de tout. s&upeon en ce qui cc~cet-nc t'int-roduction des viiT.s <Krangers la Marne invoquée connne le prétexte de tous ces excès. Contre ces desordref: et ces attentats !a rûpression cet restée pendant t&ute cette journée <) peu près impuissante a!ons que des )a veiite )cs avis parvenus e~ bs pi!tages déjà suivis d'incendies avaient fait prévoir )e:; événements du tendemah). a;!ors que depuis plusieurs jours, aussi bien te Syndicat du Con~merce des Vins de Champagne, que les représentants de la ChantpaRne viticote au Pariement et ceux qui ont !a rosponsabitiM de t'ordro dans ia' Marne avaient fait pins que )e nécesEaire pL3ur informer votre, gouvet~ement des conséquences fatates ft~aUfUent entraîner da.ns notre région les nouveaux débats si malheureusement so'nle~'c'! contre ta. dctimitation ac{uette de ta Cha'mpa.apo vittcoie. Le Syndicat du Commerce des Vins de Champa.fmc doit vous faire remarquer que te mouvement revotutibn'naire qui vient d'cotater a &te prépara do )onKue main .et était redoute de tous ceux qui avaient quelque connaissance de !a situation. U doit protester contre certaines afftrmations qu< tendent aujourd'hui & foJre croire que ce mouvement a été conçu et exécute par des ma.!faitcurs étrangers a notre région. Depuis ptusieurs mois, !es négociants de notre departejnent reccvaieot )es lettres de menaces !es dus précises et !es désordres se préparaient dans des 'foyers d'agitation connus. Dc~ matsons etai~'t ma.rquee.s pour te .pittage et r.incocdic.

Le 12 avj'd te signa! des cmeutes, parti d'un point centrai, était nistantafiement porte a. ceux qui devaient agi: Le Syndtcat du Commerce des Vins de Champagne qui n'a jamajs cessé de tnainien.u' con'fmc principe abso)u de sa conduite et de son attitude une sotidn.ntc complète avec )es vignerons honnCtes de notre Chuntpng~o vittcoic dont ta s!tunt.:o.n' est pfofondcmctit digne d'intérêt, proteste avec indignation contre ta Hbertc qui a et6 jaissee n.ux menues rtjvotutionna.tres d'organiser mëthodiquement. jes i-ncidcnts des jours derniers. Veuillez ngrcer, etc.

Bertrand DE MuN.

relies eu peo <}e ïRots LAJOURMEE

Sa!oK de ~a Soc!c<e Hsftonafc dc~ beaM.r-a?'~ au Grand-Patais, de 10 heures a 6 heures. Courses a .dt~eu~ à 2 heures.

/1 P~JUS

M. Cruppi, ministre des affaires étrangères, vient de constituer une commission chargée de réorganiser les services et les règlements de la comptabilité et d'instituer un contrôle efficace de toutes les dépenses.

DA~SLESDEPAjRTEAfENrS

Au début de la séance du conseil municipal d'Orléans dont nous avons donné les résultats hier, le maire rappelle dans une énergique déclaration qu'il a vainement sollicité, à trois reprises, une au' dienoe de M. Monis, président du conseil. A Marseille, le juge d'instruction prétend qu'un avocat s'entend avec les malfaiteurs qu'il défend pour cacher le fruit de leurs vols. L'avocat visé saisit le conseil de l'ordre, qui porte plainte au parquet général et & la chancellerie.

Les viticulteurs girondins, réunis hier au nombre de cinq cents, décident la formation d'un comité permanent de défense. Le président lève la. séance sur ces mots « Nous ierons triompher notre cause par la justice et le droit, et que tout le monde sache que nous sommes prêts à toutes éventualités. x

Immense incendie de pins entre La.bouhe.yre et. Solferino (Landes). Toute la forêt est en feu. Les flammes ravagent tout, semant l'épouvante et la terreur. Mo'rcenx est entouré de flammes, sa situation est critique.

Le cheval d'une voiture fourragère du 3° bataiMon de chasseurs à pied, à Saint-Dié, effrayé par un train, s'engage sur un passage à niveau et heurte une voiture. Son conducteur, le soldat Becquant, saute si malheureusement que les roues lui passent sur le corps. Le cheval emballé renverse une fillette de douze ans qui est tuée sur le coup. A. B.

CHATEAU DE MADRID

RÉOUVERTURE AUJOURD'HUI L'élégante clientèle du Château, de Madrid va pouvo'~ reprendre le chemin du célèbre restaurant, qui fait aujourd'hui sa réouverture. Tout ce qu'il est possible de combiner pour augmenter le confort y a été réalisé dans un décor artistique unique.

Les appartements sont luxueusement aménagés, les jardins agrandis et reboisés. En cas de pluie, les vastes saILes du restaurant assurent un abri protecteur.

Aussi, à l'heure du thé, comme au déjeuner et au dîner, c'est à Madrid que le Tout Paris mondain se réunira, dans un cadre vraiment digne de lui.

MONDANtTÉS

LES COURS

Le Roi et la Reine des Belges sont attendus à Bruxelles le 25 avril.

S. A. R. la Comtesse de Flandre, accompagnée du vicomte de Beughem, grand-maître de sa maison, et de la comtesse Van der Burch, dame d'honneur, a quitté Bruxelles, se rendant, comme tous tes ans à pareiils époque, à Ouchy.

Ï.SS AMBASSADES

D'âpres le bulletin publié par le professeur Thierry et le docteur Bandelac de Pariente le médecin de l'ambassade qui ont visité hier matin l'ambassadeur d'Espagne, M. Perez CabaUero, l'état de santé du maiade est très satisfaisant. La température est de 37.02''et le pouls 80. Le bulletin ajoute que l'ambassadeur a très bien supporté le chloroforme.

Le commandant de Gondrecourt, directeur des travaux dss écoles d'application de cavalerie, est nommé attaché militaire à l'ambassade de France à Rome, en remplacement du colonel Jullian.

M. Cambon, ambassadeur de France à Londres, vient de donner un éiégant diner, dont les .convives étaient:

Lord et lady Gratwijie. lord et lady Arra.n, lady Cora Stmfford, Mme Marcetle Tinayre, baromnc .na.plM)ël d'Ërtangcr, M. A. do Flou.ricu, comte et comtesse F. de M.onthoion. vicomte et v.icom'tosso do Felcourt, M. Charles iMi'ard, M. F. SahaUer d'Espeyran, etc.

M. Piehon, ancien ministre des affaires étrangères, qui se trouve actuellement à Rome, est invité à dîner aujourd'hui au palais par le Roi d'Italie.

D/!AfS LE MONDE

La duchesse d'Arenberg, née princesse de Ligne, vient d'arriver à Bruxelles, où elle passera une quinzaine de jours.

Par suite de son deuil, la marquise de VersainviiieOdoard ne reprendra son jeudi qu'après ie 20 mai. En son hôtel de la rue Copernic, M. Paul Daumont donnera quatre matinées musicales. Celle du mercredi 26 avril sera consacrée à une sélection d'œuvres de M. Henri Hirchmann. Le mercredi 10 mai on entendra des œuvres de M. Gaston Polin; le mercredi 24, des œuvres de M. Félix Fourdrain; le mercredi 7 juin, celles de M. Maurice Pesse.

De Bruxelles

D!ner le 31 mars chez Mme Alphonse Ailard. Au nombre des convives

Comtesse do .RomrCe et sa filie. marquise do PouHIy, comte et comtesse d'Hcrbemon.t et leur flUc, comte Ferdinand de Lamoy, comte et comtesse de La Rochctambert-Montfort, comte et comtesse de Gejoes d'Eysden,. comte et comtesse Marcel de Liedci<erl:c, comte de Bë'thuhe..baron et baronne de Failiy, comte et comtesse Joseph d'Ot-tth'emont, vicomte de GheUmek d'EIscghem, vicomte Obert de Tbieusie. M. et Mme Ch. de Penaranda, baron Raymond Snoy, etc.

D!ner ie 7, à Bruxelles, chez Mme Alphonse Aliard, en son hôtel de t'avenue Louise. Au nombre des convives

Le mmish'o des affaires ctmn.geres et Mme Davignon, comte Adhemar d'Aleantara, comte et comtesse d'Herbemont, comte 'et comtesse de La Rochctajn'bert-Montfol't,

baron et baronne Raoul de Zuyien de Nyevctt, baron

Raymond d'Huart. baron et baronne Gahriet de Rcts6e, bnronmc Atbej't Snoy. baron van der E)st. vJcomte Roger de Spootbergh. MttcB d'Herbemont, Snoy, etc. Diner de trente-cinq couverts, )e 4 avril, chez le ministre des chemins de fer et la baronne de Broquevilië. Invités

Le ministre 'du Luxembourg et comtesse d'Ansom" bourg. comte et comtesse Georges d'Ouiit'cmont. vi.oornto et \'ieomtess6 de GhetUnck. baron! c't baro'nna Jean de .BroquoviHe. comte Horace vaït der Burck. comte et conitasse Guy d'Aspromont-Lyndcn.. comte Jacque.s de Bri.ey, comte et comtesse Georges de Briey, comte Pierre d'Outh'omotit. baron et' barQn.ne Maurice Siloy. baron Raymond Snoy. M. et Mme de Theux de Mon't.jardin. comte et com't.esse d'l)<*rben)ont. ~ar&n -st baron~no Gascon d'Uuartt comte da LichterveMo, etc., etc.

C/!R'vE'rDEL/!CM~rE

L'Œuvre du Cercle National pour le soldat de Paris, IS.rueChevert.

Les représentations données chaque mois à leur cercle militaire par les soldats de la garnison (supprimées pendant le deuil du général Brun) viennent de reprendre d!~manche dernier, rue Chevert, avec le plus grand succès et devant plus de cinq cents soldats.

On sait que !a- beUe œuvre fondée par M. René Thorel, sous la présidence d'honneur du généra) de Lacroix, s'adresse principalement aux nombreux jeunes gens de province faisant leur service militaire à Paris, n'y connaissant personne et ne pouvant s'offrir les coûteuses dis-. tractions de la ville Hs trouveront à « leur cercle un' abri confortable et économique, avec des salles de correspondance. de lecture, de billard; des lavabos, un théâtre, une salle pour le dépôt des valises, etc. Le comité d'honneur comprend les noms de M. le général Maunoury, gouverneur militaire de Paris, et de MM. les généraux Calvet, Vayssiëres, Michel, Daistein, Gaiiieni, Arehinard, Michai, Lyautey, d'Amade, BaiUoud, Pau, Meunier, Bridoux, Chomer, Tremeau, Feldmann, Dubois,Niox,etc.

L'entrée de ce cercle, inspiré du Cercle militaire du soldat de Londres, étant gratuite, les soldats ne paient aucune cotisation annueHe. L'œuvre ne compte donc pour vivre que sur la générosité des parents, qui ont eu, qui ont, ou qui auront un nts au régiment, et sur ceile de tous les Français, sans distinction de croyance ou d'opinion.

On peut envoyer les souscriptions à M. René Thorel, président, 15, rue Chevert, Paris (7~).

Quand, après ces jours de reeueiiiement, !He!ut'a résonnera, dans les églises, que les enfants riches comblés de cadeaux et de jouets pensent aux enfants pauvres pour qui ces fêtes de Pâques seront si tristes Aux enfants des {amiiles qu'il assiste, le « Soutien français o distribue les jouets, les objets utiles qui lui sont adressés. Au siège de l'œuvre, 42, rue du Bac, Mme Kiobb, trésorière, recevra avec reconnaissance tout ce qui lui sera envoyé pour être réparti entre les déshérités. Le prochain concert des

Quinzaines musicales et littéraires au profit des enfants de fami!ies nombreuses aura lieu te 12 mai, à neuf heures, à ta Société de Géographie. Places réservées: Sfrancs.

CONCERTS ET CONFERB~CES

M. du Chastain vient de faire à Bruxelles une séné de conférences très intéressantes et très documentées sur le second Empire, et dont voici les grandes tignes "La Cour et !n Viite Le Petit Luxembourg; !e roi Jérôme. La pouce dans le monde officie); l'Elysée. Les Tuileries un sa)on orléaniste A~e de Peyronnet. L'Empire; Mtte de Montijo; !a Valiée-aux-Loups. Morny Persigny Walewski. Le mariage impérial tes modes; ta erinotine: tes deux faubourgs; tes fêtes; !es affaires. Naissance du Prince imperia! ta poétique. Les réceptions de ta princesse Mathilde; tes arts. Le Patais-Roya); la critique. La littérature; les lundis de l'Impératrice; Compiegne. Le Mexique. L'Exposition de 1867. La guerre; le 4 septembre; Chislehurst, Parnborough Hil).

Ce fut un véritable dénié cinématographique de cette époque, que te distingue conférencier sut faire revivre en tableaux pleins d'intérêt et d'émotion. Aussi fut-il très fréquemment applaudi par un auditoire assidu, compose de l'élite de fa société bruxelloise.

MARIAGES

On annonce tes fiançailles du comte Jacques de Vibraye, H)s du généra) vicomte de Vibraye et de ta vÏeomtesse de Vibraye, née de Lauriston, avec Mlle de Rufz de Lavison, fille de M. de Rufz de Lavison, ancien capitaine d'artillerie, et de Mme de Rufz de Lavison, née Lavigne.

Le mariage du marquis de Grosourdy de SaintPierre, lieutenant au 30° régiment d'infanterie, avec Mlle Antoinette de Guitaut sera célébré ]e 19 avril, en l'église Saint-Pierre du Gros-Caillou.

C'est !e 24 avril que sera eéiébrê, en !'ég)ise SaintBoniface de Bruxelles, te mariage du marquis de Frotté avec Mlle Juliette d'Ursel, fille de la comtesse Chartes d'UrseL

JVECROLOCjrB

Nous apprenons la mort de )a comtesse de Fioyd de Trêguibê de La Salle, décédée à Lannion, te t2 avri), à l'âge de quatre-vingt-dix ans.

Cette mort met en deuii la baronne Fririon, née Daumesnil !e vicomte et ta vicomtesse Horace Sébastian!, M. et Mme Gaston Messêan, !e vicomte et la vicomtesse de La Motte-Rouge.

On a céiébré hier, à deux heures et demie, en l'église Saint-Augustin, les obsèques de M. Chamerlat, député et président du consei! généra! du Puy-de-Dôme. Le corps avait été exposé à la maison mortuaire, 59, rue du Rocher. Un prêtre de Saint-Augustin se tenait près du cercueil.

A l'église, l'absoute a été donnée par l'abbé Gouyon. Les obsèques de M. Robert Quentin de Coupigny, inspecteur de l'exploitation des chemins de fer du Midi, ont eu lieu hier, à deux heures, en l'église Saint-Augustin.

Le deuil était conduit par MJM. Laterrade, son grandpère Maurice, Guy et André Quentin de Coupigny, sea frères; de Champehesnel, Marcel Garau, Pierre, Charles et François Bachy, ses beaux-frères Fernand Quentin de ~Coupigny, Couverot-Dessorgues, ses oncles. L'inhumation aura lieu après-demain mardi, à dix heures, après la célébration du deuxième service à Landelleset-Coupigny (Calvados).

M. Victor Vaïsse, nls de M. et Mme Henri Vaïsse, est décédé 41, rue Pierre-Charron, à l'âge de dix-sept ans. Les obsèques seront célébrées après-demain mardi, à neuf heures, en l'église Saint-Pierre de Chaillot. On annonce la mort, à l'âge de soixante-six ans, de la Sceur Marie-Eugénie Munier, fille de la Charité, supérieure à l'hôpital général de Saint-Omer, belle-sœur de M. Charles Chantel, directeur du journal L'~rt e< !a Mode. Les obsèques ont eu lieu hier, à la chapelle de l'hôpital.. VaMteuty

A QUOI BON'

Pourquoi être indécis pour le choix d'une voiture ? Quelque difficile que vous soyez, vous trouverez chez Clément-Bayard ce que vous rêvez depuis la merveilleuse 7 HP 2 cylindres à 3,900 francs, la dernière création des usines de Levallois-Perret, jusqu'aux grosses voitures, en passant par les autos légères en 4 et 6 cylindres. Feuilletez l'album de luxe envoyé franco, vous verrez que ClémentBayard satisfait a tous les goûts.

mm m Mm LE DEPART. ENFtM

Après une nouvelle discussion, très longue et très confuse, la. Chambre a fini par adopter, hier, l'article 606 de la loi de finances, rel'atif à l'établissement des budgets généraux et locaux des colonies on n'a pas oublié le tumulte pro~ voqué, la veille, par cet article; hier, il a été voté à mains levées, et l'article additionnel proposé par M. Gasparin., portant suppression de la cour d'appel de la Réunion, a été adopté par 344 voix contre 210.

Les derniers chapitres de la loi de finances également votés, M. Breton a présenté un article additionnel tendant à étendre à l'année i9i2 l'application du budget de 1911, mais cette motion, combattue par le ministre des finances, n'a réuni que 70 voix contre 470.

Quant à l'ensemble du budget, il a été, après échange de compliments et congratulations réciproques .entre MM. Cochery, Brisson et Caillaux, adopté par 416 voix contre 90. Si un certain nombre de nos amis ont refusé leur vote a ce budget, c'est, ainsi que l'a fort bien expliqué, en quelques mots, .M. Jules Delahaye, parce qu'il contient beaucoup de surenchères inacceptables parce que beaucoup de ses dispositions sont dirigées contre les idées traditionnelles et religieuses qui sont les nôtres et, enfin, parce qu'on trouve, dans la loi de finances, trop de contributions nouvelles et d'innovations da.ngere.use9.

M. Chéron, au contraire, se déclare très satisfait de lui et des autres de lui surtout. Il annonce pompeusement son intention d'aller aux champs ? Que l'herbe lui en soit tendre x

Somme toute, cette dernière journée budgéttaire se serait passée sans Incident si ledit M. Chéron n'avait eu la singulière fantaisie de glisser subrepticement dans un rapport touchant des crédits supplémentaires les frais nécessités par l'envoi à Rome d'une ambassade en vue d'associer la. nation française aux fêtes solennelles données à l'occasion du cinquantenaire de l'unité italienne.

Si bien que nombre de députés ont failli adopter ce crédit alors qu'ils croyaient simplement voter les sommes destinées à l'essai d'un nouvel uniforme pour l'armée.

La supercherie, lorsqu'ils l'ont découverte, leur a paru d'un goût douteux, et M. J.ules Delahave s'est fait, à la tribune, l'interprète de leur mécontentement.

Accueilli, à gauche, par les cris de « Vive l'unité Italienne Vive l'Italie débarrassée du Pape M. Delahaye ne se trouble pas pour si peu:

Vous avez, s'ocrie-t-ii, déploré, jadis, comme des fautes tou't ce qui a cte fait pour .amener contre \<MS cette triple alliance dont fait partie l'Italie; vous avez toujours considère comme une faute de l'Empire d'avoir favorise l'unitc italienne, et aujourd'hui, pour faire une nique au Pape, vous reniez tout ce que vous avez dit et eorit.

Nous na voulons p&s avoir vote ou failli voter par surprise un pareil projet, sans faire entendre .notre protestation, car si pour voua le Pape n'est rien, pour les catholiques il .ast la plus grande autorité morale qui existe dans le monde.

Naturellement, M. Monis, au nom du gouvernement, croit devoir protester contre les paroles de M. Delahaye, qui froisseront, assure-t-il, « les sentiments de sympathie que la démocratie française n'a jamais cessé de porter à sa grande sœur latine et le contristent particulièrement à l'heure où une escadre italienne s'apprête à saluer M. Fallières.

A

Alors, tout aussitôt, les ordres du jour de pleuvoir, commentés et expliqués par leurs auteurs. lesquels, pour finir, se rallient tous au texte que voici, dû & la collaboration de MM. Dumesnil, Félix Chautemps, Sembat et Mau8'er:

La. Chambre envoie un salut enthousiaste a ritaUe et s'associe a la joie nationale qu'elle manifeste en célébrant le. cinquantenaire de sa. libération et de son uniLe et passe à l'ordre du jour.

C'est cet ordre du jour qui est adopté, après échange de propos un peu vifs entre MM. Jules Delahaye et Joseph Reinach, par 42i voix contre 22, sur 443 votants.

Et maintenant, nous voici tranquilles pour cinq longues semaines, la Chambre s'étant ajournée au 23 mai. Quelques-uns avaient, il est vrai, prouosé de rentrer le 16, mais quand on leur eut dit que cette date du 16 mai évoquait chez M. Caillaux de pénibles souvenirs, ils n'ont pas insisté,

Georges Faucher

A.B.

SEISTA.T

On debtaye Encore t<ne spoHation de biens congreganistes On part pour

rentrer ie 16 ma!

Ce n'est plus, comme la veille, une. fausse sortie. Pendant cinq heures, on va voter un tas de projets, comme c'est la coutume avapt de prendre un repos mal gagné.

On y a joint, a la dernière minute, la discussion immédiate d'un rapport dont l'encre était a peine sèche car il y a, paraît-il, une extrême urgence à. installer un lycée de jeunes ÛIles rue de Douai, celui de la rue de Rome étant devenu insufnsant, et il y a aussi un extrême intérêt à ce que ce lycée spit'établi dans le couvent des Dames zélatrices de la SainteEucharistie, qui en ont. été expulsées. Ce sont là prix de laïcisateurs.

Les orateurs de la droite ont protesté avec la plus éloquente énergie. Contre ce coup de force, les arguments abondent.

Vous violez vos propres lois, s'écrie M. Le Provost de Launay la liquidation est terminée depuis sept ans et, légalement, la vente devait avoir lieu dans un délai de six mois, aux enchères. A l'amiable, entre fonctionnaires, vous estimez le prix du terrain à 2 millions 500,000 francs. En 1901, un acquéreur faisait une oHre de 3 millions. Bien que la situation fût déjà menaçante, les Sœurs, pour rester chez elles, refusèrent, continuant leurs constructions et leurs aménagements, pleines de confiance, malgré tout, dans le lendemain. Or, le lendemain, pour elles, c'était la confiscation, la ruine. La plus élémentaire équité voudrait du moins à la commission d'enquête que l'on fît un peu de lumière sur de ténébreux agissements de liquidateurs. M. de Lamarzëlle soutient cette thèse avec sa science de juriste et son talent d'orateur M. de Lamar~eMe. Je ne puis admettre l'argu- · mentcMion du rapporteur en ce qui concerne le point de droit on ne saurait assimiler le liquidateur a. un tuteur te liquidateur est un foncMonnaJM traitant avec un fonctionnaire. Il n'y aura pas danp te traite amiable de rep.re&enta.tion des deux parties seul l'Etat sera. représenté.

De mem.e parmi les experts, je ne vois pas d'experts de la congrégation, et pourtant, vous le savez, M. Briand l'a reconnu lui-même, ces, infortunés congreganistes se trouvent, dans une misère atroce. M. Le P7-oMO~< ae Lat<Ka! Il y a huit de ces malheureuses religieuses qui sont en ce moment chez les Petites-Sœurs-des-Pauvres, où elles ont été r&cueiUies dans les mêmes conditions que les mendiants..

.M. de Lamarre. L'Etat fixe .le prix de l'immeuble et il écarte les sureneheri'sseurs pour avoir cet immeuble a meilleur compte.

L'Etat foule aux pieds les intérêts de ceux qui devraient êtr.e représentes et qui ne le sont pas. Une judicieuse remarque est faite par M. de .Las Cases. Admettons le prix offert par l'Etat. Si la vente avait été opérée dans le délai légal, depuis sept ans, les intérêts se seraient élevés à plus de 500,000 francs, qui représentent la somme perdue par les Sceurs, dont la misère est navrante.

Excellent discours de M. Riou.

Pourquoi, conclut-il, voulez-vous engager en cette affaire la responsabilité du Sénat ? Que le ministre engage la sienne toute seule. Les responsabilités, il faudra bien pourtant les établir et qu'un jour s'institue, à la tribune, un débat sur les résultats de ces lois de 1901 et de 1904, lois de spoliation et de confiscation, qui ont jeté le désordre dans les familles, qui ont semé partout la ruine et la tristesse.

Rien à signaler dans les réponses diffuses de M. Bienvenu-Martin, rapporteur, de M. Marraud, directeur de l'enregistrement, dont la science technique et le talent spécial mériteraient de soutenir une cause moins mauvaise, et de M. Steeg, ministre.

L'iniquité a été commise, cela ne faisait pas de doute, mais il faut qu'elle soit bien violente, car elle a soulevé, même à gauche, des protestations, et un vieux républicain, M. Félix Martin, a déclaré que sa conscience n'était pas tranquille)

D'autres, peut-être, ne.~ sont pas davan.tage. 'u.;t

"zv

Comme a la Chambre,'l'envoi d'une mission en Italie pour les fêtes du Cinquantenaire a soulevé des protestations.

Je ne puis m'associer & ce vote, déclare, au nom des conservateurs, M. de Lamarzëlle, et cela non pas seulement comme catholique, maig comme Français. Car l'unité de l'Italie a fait l'unité de l'Allemagne. Pendant nos désastres, un seul souverain tendit la main à la France meurtrie ce fut le Pape Pie IX. Je crois, plus que jamais, vérifié le mot de Brunetière Catholicfue et Français sont synonymes. Naturellement, M. Cruppi ne partage pas cette opinion, et un surenchérisseur, M. Rivet, fait voter un « salut cordial à l'Italie, qui célèbre le cinquantenaire de son indépendance et de son unité

A propos des crédits de la guerre, M. de Trévencuc présenta de judicieuses réflexions sur l'invisibilité des uniformes. On l'applaudit. Mais pourquoi a-t-on repoussé la. proposition de M. Dominique Delahaye, qui demandait la croix pour les officiers territoriaux survivants de la campagne de 1870 ? Ils sont devenus rares, une centaine au plus. Pourquoi ? Parce que le ministre n'en voulait pas.

Enfin, enfin, voici le buda'et. M. Caillaux le dépose au milieu d'applaudissements dont l'ironie n'est pas douteuse.

Et l'on s'aiourne au 16 mai. La Chambre a Choisi Je 23 mai. Mais, ici, la. commission des finances s'est mis en tête de faire voter le budget pour le 1" juin. Réussira-t-eIIe ? C'est une autre question,

Georges HuiUard

"ET LE FOURBE EN EST

POUR SA COURTE HONTE

a dit le poète. ÏI n'ex}ste que deux maisons du Htgh life Tailor 12, rue Auber, et il3, rue Richelieu, angle du boulevard, où sont exposés les innombrables modèles de ses nouveaux et spLendides costumes tailleur pour dames a 95 fr., complets pour messieurs à 69 fr. 50. Que les Parisiens ne se laissent donc pas leurrer par des concurrents qui, sur d'autres points de la. capitale, s'affublent de dénominations eimi-

latres.

A travers ta Presse Contre tes Compagnies de chemins de fer Tous les esprits soucieux des intérêts du pays jugent, comme nous l'avons fait, la singulière séance de la Chambre devant-hier et les scandaleuses déclarations du gouvernement contre les Compagnies de chemina de fer.

Notre confrère le F:<ys7'o commente cette séance et, avec une logique rigoureuse, met eh relief les conséquences des paroles de M. Monis, président du conseil. Notre confrère rappelle que les Compagnies ont fait preuve de la plua grande bonne volonté~ mais ont entendu rester maîtresses chez elles

Ce droit., aucun ministre avant M. Monis n'eût songé A le contester aux Compagnies. M. Monts a moins de scrupu.lcs. Aux applaudissements de l'ex-

trême gauche, ii leur a. parlé hier en maître il a me-

nacé ~U Uant de .ln tipbunè ces a mns il fi me-

nacé, du haut de ta tribune, ces patrons qm, responsables du plus important des services publics,

osent émettre la. prétention de choisir leurs ouvriers

et de diriger eux-mêmes leur poHce pubMcs, avart

M. Dumont, ministre des travaux publics, avait

bravement ouvert te feu Le problème qui se pose est. celui des retationa de l'Etat désarmé vts-a-vis des Compagnies de chemins de for

Une si heureuse formule devait tenter M. Monis qui, après avoir promis de retourner auprès des Compagnies pour obtenir d'elles l'amnistie générale exigée par nos maures, s'écriait Si je n'obtiens rien, je reviendrai vers vous. Je vous dirai de me donner des armes.

'Voilà au juste où nous en sommes. Et trois cent soixante et un députes ont approuvé cet ultimatum

Le président du consoH a-t-il pense a !o. responsabilité qu'il assumait la ? Qu'une grève nouvelle des chemins de fer éclate demain, il lui faudra bien, tout de même, opposer à ce p~ril national une résistance. Où en trouvera-t-il le moyen et la force ? Où en irouvefa-t-il le droit ?

On est confondu devant une fellp façon de gouverner.

Et confondu aussi de voir un tel appel a.ux armes contre les Compagnies lancé par le gouvernement lui-même. pn p ,legu

Le Te/MïM ne .ftétnt cas les menaces daM.

Monis avec moins d'énergie. C'est, dit-il, « unr enco.uragement officiel à l'anarchie I! n'y a sans doute pas encore assez de troubla dans ce pays. Le sentiment du devoir, ie souci des contrats, le respect des engagements pris n'y sont pas suffisamment affaiblis. Hier, ie gouvernement' ` et la Chambre ont jugé opportun d'encourager, par. des déctarations et par un vote révolutionnaires,l'esprit de révolte et d'anarchie. En droit et en fait, chaque administration, dana sa pleine indépendance, doit agir de même et demeurer juge du péril '). La pression que veut exercer sur tes Compagnies )c gouvernement, pour substituer ses décisions aux !eurs, cf'n?!itLic )e ptus !amentab!e des encouragements officiels au mépris des contrats, à l'arbitraire de la force brutale, c'està-dire a l'anarchie.

Le 7oM?-H~ <~es D~a~, enfin, apprécie ainsi cette séance Pp ~Jamais peut-être, sauf en temps de révo)ution, on n'avait vu te gouvernement d'un grand pays s'humilier aussi bas devant la démagogie. Jamais non plus On n'avait entendu affirmer avec une audace pareille, du haut de ta tribune, par )a bouche des membres d'un gouvernement, la théorie d'âpres laquelle l'Etat, domestiqué lui-même par le socialisme, serait le maître absolu d'imposer sa volonté a des Sociétés privées en déchirant tes contrats qu'il a conclus avec elles.

On croit rêver en lisant, & l'O~Cte:, le discours prononcé par le ministre des travaux publics. Ce qu'il y a de plus inquiétant peut-être encore dans cette triste journée, concluent les D~a~, ce n'est pas l'attitude du gouvernement, c'est le chiffre de ceux qui auraient pu, qui au raient dû Lui tenir tête et qui ne l'ont pas fait l ""`-r^- Ch. DemaH!y

CONSEIL D'UN AMI

Le linge est la vraie parure de l'homme. Le linge factice n'est que la singerie de l'élégance. ~4 r.E~~fM'~ LES EVENEMENTS DU MAROC Notre situation vis-à-vis des puissances S'il est vrai que la situation demeure station-! naire a Fez et que le Sultan compte sur l'appui de la mehalla rappelée d'urgence de la région où elle contient depuis trois semaines les Che- r.ardas, les craintes n'en subsistent pas moins s 6 relativement à l'investissement possible de Fez, par suite de la rupture des pourparlers engagés' entre les tribus et le maghzen. Aussi bien con-tinuons-nous à envisager l'éventualité d'une' ` intervention nécessaire de nos troupes et prenons-nous en vue de cet événement les mesures et les précautions indispensables.

Contrairement à ce que prétendent et à ce qu'insinuent certains journaux pangermanistes, nous croyons savoir que ni le gouvernement espagnol, ni le cabinet de Berlin ne songent à susciter d'objections au cas où nous serions, contraints de garantir la sécurité des Eure- péens et d'entreprendre une action plus énergique contre les tribus rebelles.

Comme l'a très justement déclaré M. Canalejas, il n'y a qu'une seule politique pour l'Espagne au Maroc celle qui s'appuie sur la solidarité absolue entre les cabinets de Madrid et.. de Paris. Il est donc complètement faux de pré- tendre, comme le font certains journaux espagnols, que les récents événements à Fez ont étél'occasion d'une conversation aigre-douce entré !es deux: pays. La conversation lut au contraire parfaitement cordiale et elle aboutit à cetta conclusion que la France n'était nullement hostile à une coopération de l'Espagne au cas où nous nous verrions dans la nécessité d'intervenir pour rétablir ou pour fortifier l'autorité du Sultan actuel.

Quant a l'analyse à laquelle une partie de l'opinion publique espagnole a soumis ces jours-ci la valeur pratique des accords hispanofrançais, on ne doit voir dans cette analyse, comme dans la conclusion qui en a été tirée par quelques-uns en faveur d'une autre orientation internationale, on ne doit voir la que de simples opinions personnelles, étrangères à toute inspiration officieuse car le gouvernement désire que les éléments politiques prédominant au Maroc se maintiennent sur la base que représentent les traités de 1904, 1905 et 1907, relatifs, ceux-là, a la question du Maroc, celui-ci au s<a<M Q'Mo dans la Méditerranée et l'Atlantique. C'est également aux traités qu'il faut se référer, notamment à l'accord de février 1909, pour établir la netteté de notre situation vis-à-vis de l'Allemagne.

Cette dernière convention reconnaît non seulement nos ~yo!~ xpeCMMx: au Maroc, mais stipule que nos intérêts sont étroitement liés à la consolidation de l'ordre et de la paix à l'intérieur de l'Empire chérifien.

C'est donc à la France seule, du consentement même de l'Allemagne, que revient non seulement le droit, mais l'obligation d'intervenir en cas de troubles au Maroc.

II n'e faut donc pas considérer les commentaires auxquels se livrent certaines feuilles allemandes comme l'expression des sentiments du cabinet de Berlin.

Dans les récentes conversations que M. Jules Gambon a eues avec M. de KinderIen-Waechter, le ministre allemand a, croyons-nous.très loyalement reconnu le bien-fondé de notre thèse. Il ne saurait être, par conséquent, question de « compensations pour l'Allemagne.

René d'Arat

Le soutevetnent arabe au Yemen

Hodeidah, 15 avril.

Le 6 avril, le colonel Riza bey a attaqué les rebelles établis dans le viliase de Metueh et les hauteurs e.nvironnante.s, leur blessant et leur tuant plus da miUe hommes, forçant .les rebelles & se retirer vera le nord. Les pertes turques ont ét6 légères. C'est le colonel Riza bey qui a. pénétré !e premier' a Sanaa le 4 avril, infligeant aux rebelles de grosses pertes.

La revotution au Mexique

POURPARLERS ROMPUS

EagIe-Pass (Texas), 15 avril.

M. Limantour, ministre des finances du Mexique, s'étant reconnu impuissant à dominer les Éléments opposés au chef révolutionnaire Mtxlero, annonce qu il a décidé d'abandonner ses. efforts en vue de conclure la paix. M. Taft ayant notifié au Mexique que les EtatsUnis ne permeti.ron't plus désormais, après des ba- ta~Mes teUes que caiïes d'Agna-PrMtà, que des corn- ba.ts aient lieu près de la frontière, on se montre très inquiet de ce qui arrivera & Agna-Prieta, où un combat paraît imminent.

Le commandait de cavalerie des Etats-Unis a* avertile commandant des insurgés que, si la vie des~ citoyens ast menacée sur le territoire des Etats-Unis ou par la fusillade des insurgés ou par celle des fé- déraux, les troupes américaines prendront des mesures pour mettre fin au combat. Le commandant de.a insurgés a répondu qu'it ferait tout son possible pour tenir compte de cette observation mais i) a. ajouté que, si les fédéraux attaquent du sud, it ;'st presque certain que les baltes arriveront jusqu'à Uoùglas (Arizona).

La répression en Atbanie

Constantinopie, 15 avril.

Le gouvernement est résolu a réprimer énergiquemen!. le soulèvement albanais. Il n'attend que Farrivée des renforts sur le théâtre des opérations. MaJhmoud Chefket pacha, ministre de la guerre, prendra en personne la direction des opérations. ~é~ubïique Argentine

L'étevage

Une des plus grandes ressources de la République Argentine consiste dans l'élevage et les m-~ duetries qui s'y rattachent.

Les inMMnses plaines où ta. luxerne pousse pour ainsi dire toute seule, et se coupe trois et quatre fois par an, suffisent a. nourrir les innombrables troupeaux.

En dahors do la consommation intérieure, on exporta <jans le monde 'entier tes animaux sur piad, les viandes salées, les extraits de viande, et toutes l'&s matières animales élaborées.

Durant l'année 1910. on a exporté un total de 153.313 animaux, va]unt environ 4.125.000 piastres. La valeur des produits animaux élaborés exportés tels que suif. stéarine, margarine, caséine, etc., atteint H.522.G90 piastres et celle des dépouilles animâtes 93.S92.UG9 piastres.

Le -commerce des viandes a particulièrement progressé durant les trois dernières années, et tend & augmenter considérabiement cette année a cause des nouveaux débouchés ouverts en Europe. Tout récemment on a ouvert en Itaiie, des marchés spéciaux pour les viandes congelées provenant do l'Argentine. Ce;; viandes sont vendues a des prix très bas pour !es mettre u !a portée de la oooulaiion aùi subit une crise trÈs forte à cause


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ha Jae~epie

~ûs h ~Pûe

La soirée d'hier a été catme à Epernay L'agitation renaît inquiétante du

côté de Reims

Eperna~,15aurM.

La soirée est ca!me.

Les che~s de secteurs ne signalent aucun incident. L'agitation semble maintenant se manifester autour de Retms.

Da!M élague commune, les vignerons ont décidé de faire les figues de leurs camarades arrêtés et d'oroantser des corses pour oenir en aide au;r ~amittes ainsi priées de !eur cne~.

Le tribunal des flagrants délits a condamné au{ourd'/tui à trois mois de prison une dame Lambert, A <~ui son ~its, dgé de treize ans, cubent rapporté des couuerts en argent dérobes au cours des pittages et des incendies d'At/. L'e~aKt a ë<e ac~ut~e comme a~aHf aat sa~s discernement.

Un appe) au calme

On commutugue ce sotr mote SMtuaMte « Le conseil cédera! des s~Md:ca<s de la C~ampa'~He utMco<e demande tnstammen~ a <otM <es Dt<j'Me~ron.s de <a Marne de Me pas aggraver !a st~MaMon maMteureMse de ttotre ~t~ttob~e par de nouveaux actes de sabo~aae. Il !es pne d'a~eftdre patiemmeM< !a dectSMt!. du consctt d'E<a< aMt me peut que !ettr donner saMs~acMon, e<ant doMKëe ~a légitimité <ie <eur cause.

Le matre de Moussy a télégraphié à !a sous-préfectu.re ~Me <e ca~me est complet dans ce~e tocaHte. D'autre part, <a Federattom a pubHe u~e note dans !a<?ue!te eMe regrette tes actes de sabotage commis & A~ et plus part!CMHeremeKt ceua; ou: ont atteint t~es matsoKSaucuM acte de fraude H'a~a!t été accompH.

Dea renforts sont demandés partout Retms,15aurtt,ll~.so!r.

En !'a!SOM de t'aottaftOTt qu! régne cette KUtt a VerzM et VerzeKau, deua: batatitons du 138° d'M~anterie sont parUs pour couurtr ces 'u:Hages. Des troupes ont été également demandées par !es autorités d'Ecuett, et quarante gendarmes ont. été en~o~ës NU~Stfdt.

"Une con~ërence a eu Heu cette nutf d <a sous-prë~ëcfure entre te sous-préfet et te gênera! Sarratt, cowmandant ta 12° dtt)!S!on d'infanterie. Le générat a jfatt organiser aussttot des patroutttes gu! parcourent tes entrons de Reims.

Ouatre bataHions du 147° d'Mt~anterte et deua; escadrons du 14" dragons, menant de Sedan, arriveront dema!n mat:n, a S!.T; neures, en gare de Reims, ou ils resteront pour protéger ta utMe.

Certatnes maisons de Retms qu! ont reçu des lettres de menace seront rob~'ef d'une protectton spéciale. Ptusteurs de ces tnatsons ont arme !eur per.jSonne~

Aybtoqué

,En preu~Ston de t'a~tuence de curieua; attendue en ratson des ~etes de Pdgues, a A~, ie ma!re de cette Mtte, d'accord avec te préfet et te gënërat Goiran, a prts un arrête par teguet {'entrée du village ne sera accordée gu'aua: habttants de ta tocaKte~ mun~s d'une autonsatton spéciale.

La Compagme des cnemtns de ~er de t'Est a ~att a~tcher i'auts des autohtes înferdïsant demain i accès d'Ay.

Ce sotr, une certatne agïtatton se man~este dans !a montagne de Retms, notamment d Ambonna~, Moussa, a Vertus, où des mon~esfattons ont eu Meu deuant ptus:eurs ma:sons, et a V~na~, les arrestattons opérées cet aprés-mtd~ causent de ta surexctfatïon.

Les arrestations continuent

'A rrepaM, tt H a eu neu~ arrestattons. Pendant gu'on dtrtgeatt tes pnsontuers sur Rstms, en fourgon regtmentatre encadre de dragons, des bagarres ïe sont produites. Des pierres ont ëtë jetées contre ta votture du sous-préfet de Reims, q~ se rendait Trëpatt pour constater tes dégâts une uttre a ëtë Prisée, mais le sous-prë~et n'a pas été atteint. Les prisonniers de Trëpait sont arriuës dans ta sotrëe au premier interrogatoire, deux d'entre eu-c ont reconnu les ~aits qui feur sont reproches tes autres nient, mais ils ont été ~ormeMement reconnus par tes témoins.

Trois 'uottures ceMutaires expëdiëes de Paris, sur t'ordrë de t'administration des prisons, sont arriMëes aujourd'hui en gare de Reims, t/n certain nombre de détenus de ta prison de cette t)it!e seront incessamment transfères pour ~tre ëMacuës sur les prisons de Nanc~ et de ta région.

A ta suite des nombreuses arrestations opérées ces ifours-ci, !a prison de Reims est, en e~et, absotument comble et it ëtait urgent de ta désencombrer.

M. FaUièï-Men Tunisie Le Préstdent a qu!tt6 Pafia hier aoif A !a gare do LyoH

Le président de la. république a quitté Paris, hi!er soir, pour aller s'embarquer à Toulon, à bord du cuirassé Vente, qui doit te conduire en Tunisie. A la gare de Lyon, M. Falliëres a été reçu par les ministres ainsi que par M. Dervillé, président du conseil d'administration du P.-L.-M. Mauris, directeur Margot, ingnieur en chef de l'exploitation; Ruelle, ingénieur principal de l'exploitation Masure, secrétaire du conseil d'administration. Apres avoir remis des médailles d'honneur à différents agents de l'exploitation et des travaux, M. Fallières a été conduit à son wagon. MM. Delcassé, ministre de la marine Pams, ministre de l'agriculture Chaumet, sous-secrétaire d'Etat aux postes et télégraphes Cochery, ancien ministre Ramondou, secrétaire' général de la présidence Mollard, directeur du protocole Marc Varenne, chef du secrétariat particuJiier Le capitaine de'vaisseau Laugier, le colonel Hellot et André Fallieres accompagnent le président dans son voyage.

Le départ a eu lieu à neuf heures trente-huit. MM. Dervillé, président'ciu conseil d'administration de la Compagnie P.-L.-M. Mauris, directeur Margot, ingénieur en chef Masure, secrétaire du conseil d'administration, accompagneront M. Fallieres iusqu'à Toulon.

A Toutou et à Bizorte

Toulon, 15 avril.

A l'occasion du voyage présidentiel, une journée de congé est accordée au personnel de l'arsenal de Toulon. En outre, une journée de solde sera accordée au même personnel, le 29 avril~ date de la rentrée en France du Président.

Bizerte, 15 avril. Le croiseur espagnol Ca<a!una, sous les ordres commandant Miguel Marches, portant cinq cent quarante hommes d'équipage et trente canons et venu de Cadix pour saluer le président de la repu-.

de la grande augmentation des vivres. Hier même, un contrat a été passé par la commission d'achat du comité des bouchers de Lausanne, permettant l'introduction en Suisse de 400 bœufs de l'Argentine par mois.

Presque toutes les contrées d'Europe ont recours à la République Argentine pour suppléer & leur propre insuffisance et l'on peut dire que les EtatsUnis seuls doivent être considérés actuellement comme concurrents de la République Argentine pour l'exportation des animaux et des viandes con-

ser.vées.

3erv~es. L'Iniormé

MMEMtE OE MÉDEONE ¡ Le cceur et !a digitate. La mig~a!ne chez i t'enfaht

Au déclin de certaines maladies infectieuses, on peut observer des états asystoliques (ensemble des troubles causés par l'affaiblissement du eceur) liés vraisemblablement à des myoca.rdites-atténuées.

M. le docteur Charles Fiessinger, qui s'est consacré à l'étude si ardue et si intéressante des maladies du cœur, a cité hier, à l'Académie, plusieurs observations où des malades, par suite de rhumatisme ou de grippe, ont présenté des accidents très graves d'insuffisance cardiaque. D'après l'auteur de la communication que nous analysons, une guérison de cette aîîection, qui permet la reprise des occupations professionnelles, peut être obtenue, si les sujets atteints s'astreignent au traitement digitalique ft <?'es pe~es doses et presque infiniment prolongées.

Le corps thyroïde, cette glande dont l'hypertrophie détermine une innrmité désagréable, le goitM, était considéré autrefois comme un organe inutile. Il fait aujourd'hui l'objet de recherches du plus haut intérêt.

) MM. Henn de Rothschild et Léopold Lévi~ viennent précisément, à propos de la migraine chez l'enfant, montrer que ce~te migraine est

Mique, est arrivé à midi. H restera huit jours & Bizerte.

E~TT~.E A~Mt~S

La ftotte autrichienne et t'empereur allemand Vienne, 15 avril.

L'escadre autrichienne, après avoir séjourné dans le Levant, vient d'aborder à Corfou. En signe d'hommage à l'empereur GuUlaume I! et par une distinction exceptionnelle, sur 'l'ordre de ~empereur d'Autriche, les meilleurs vaisseaux de la Motte se livreront à un simulacre de bataille.

D'autre part, on dit, à Vienne que le prince héritier d'Autriche aurait été invité & assister aux prochaines manœuvres de la flotte allemande, qui auront lieu en septembre. (~ence FoMrufer.) LE HAUT COMMANDEMENT M. Beirteaux projette de tranafortner !e censé!! superteur de la guerre

Le ministre de la guerre projette des modifications importantes dans l'organisation du conseil supérieur de la guerre. Ce conseil serait ouvert & un plus grand nombre d'officiers généraux huit ou dix commandants de corps d'armée y figureraient d'office. Les autres membres, au nombre de sept, seraient des généraux ayant commandé un corps d'armée pendant trois ans au moins et nommés inspec. teurs d'armée.

Ces inspecteurs d'armée seraient dotés d'une façon permanente de la partie la plus importante da leur état-major, chargés de l'inspection d'un certain nombre de corps d'armée dont le groupement ne présenterait aucune anaJtogie avec leurs armées .du temps de guerre. Ils vivraient très souvent près d'eufX, en dirigeraient Mmstruction et tes manœu~ vres. Ils seraient au!ssi en contact plus fréquent et plus direct a.vec les troupes, et tenus assez souvent éloignés de Paris.

Une section permanente du conseil supérieur de la guerre, qui serait placée sous la 'haute direction du chef d'état-major de l'armée, fonctionnerait aussi à Paris.

Petites nouvelles de la nuit On annonce do Lisbonne que l'Assemblée constituante .comprendra 285 représentants. Hier soir, & Madrid, sous !a présidence du ministre des affaires étrangères qu'entouraient les ambassadeurs d'Allemagne, d'Angleterre, de France. d'Italie et le nonce apostolique, a eu lieu l'ouverture des séances de l'Institut de drott internationa!. Sont nommés officiera de la Légion d'honneur le commandant Cazeaux, du 8" colonial, blesse grièvement a la Côto-d'Ivoire, et le médecin-principa.1 Véron, directeur du service de santé du 2° corps, à Amiens. Sont nommés chevaliers le souslieutenant Grenier, du 2° cuirassiers, blessé en service commandé, aviation l'adjudant maître d'armes Toussaint, du 12' chasseurs, et le chef-armurier Doulcet, de .la garde républicaine.

Le commandant Jenneney, du 5° bataillon de chasseurs à pied, à Remiremont, est décédé subitement hier soir à Rioz (Haute-Saône), où 41 était en permission.

Le capitaine de vaisseau Keraudren est nommé commandant du cuirassé jR~pMM~ue, à l'escadre de la Méditerranée.

De Nice à l'Agence Fournier L'aviateur Dufour, qui exécutait un vol avec passager, a fait aujourd'hui une chute, en mer. Le passager, bon nageur, réussit & sauver l'aviateur, ~appareil est brisé.

Au Havre, hier, dit une dépêche de l'agence Foumier, un maréchal des logis du 48° d'artillerie, en garnison à Dijon, qui avait quitté son régiment sans aucune autorisation, vient d'être arrêté à bord de la Sauo:e. Il se disposait & aller rejoindre son frère, qui est établi à New-York.

M. Louia Téry, ancien conseiller municipal de Lille, vient de mourir il laisse au bureau de bienfaisance de Lille sa fortune qui est évaluée & 400,0()0 francs.

Son père ayant voulu le réprimander par ce qu'il ne travaillait pas depuis huit jours, le jeune Louis Porta, dix-sept ans, s'est jeté hier sur lut, rue de la Goutte-d'Or, à Aubervilliers, et lui a plongé, & deux reprises, un couteau dans le dos. Le poumon perforé. le blessé a été admis dans un état désespéré à Saint-Louis. Le parricide a été envoyé au Dépôt.

Voyant deux charpentiers qui se battaient, boulevard de Charonne, un passant, M. Antoine Dorlaud, veut les séparer. Il est bousculé, tombe et se fracture le crâne sur le bord du trottojr. Rue Tronchet, un tramway MadeleineSaint-Ouen heurte une voiture de livraison conduite par Henri Marceau. Projeté à terre, ce dernier se brise les deux jambes.

LES JOURNAUXJDE CE MAÎM LE BUDGET

De M. Pueoh, ancien ministre, dans l'/tc~on Enûn, Je dernier article de la. toi do unancea est v&tat 1

Le budget de 1911 est demeuré dix mois sur le chantier parlementaire. tl a traverse Jes phases les plus varies. H a vu passer trois ministres des nnonces MM. Coch'ery, Kiûtz et CaHiaux trois rapporteurs généraux Ktotz, Ch. Dûment et Cheron.

De M. Maxime Vutuauma. dans r/iuMfs Pareilie ton~ueur de cMsousaion. d<u budget ne peut guère s'jnstaiier sans un sérieux péril pour notre travan partemcnta~e. QueUe que soit la solutfon adoptée, il est urg'&nt de prendre Les dispositions ineMssa~ree ù. un plus pro'mpt .examen du budget annuel ou biennal, comme on voudrn. Au train de tortue que eembient avoir d<Su* .nitjvamejlt pris nos budgets, aucune reforme n'est plus posstbie. a De M. G. Bonnefoua, dans !a Rëpu&K~Ke ~onpaMe

La Chambre a vo.t~ hier l'ensemble du budget de 1911, t~ois nx)is et demi apr&s Je jour o& ce budget aurait dû être promulgué et entrer en application i

A raison, dos 'vaca.Mes parlementaires c.t du temps qu'h .)a rantr~e )a d.ise'ussiûn do ce budget, charge d'impôts nouveaux et dispositions tfûs contestaMes. prendra devant la Sénat, H est désormais certain que te budget de 1911 ne pourra pas otre promulgué avant le 1" juittet 1911, c'eat-a-dtM exactement Mec s<a; mois f!e retard! A L'OFFICIEL

Le J~urna! o~tctet publie ce matia 1

fn<ë''tcM! Décrût chargeant ie président du comseit, ministre de ~intérieur, de t'interim du mutistëre de

ragficuHure.

M. Cha.terd, sous-prcM da Varv<ns, est nomme sur sa dem-Mide sMrctairo gÉn&rat de la Haute-Marne M. D'upin,, secrétaire ~~ral de la Haute-Marne, est nonunë sous-prefet de Vervins.

A l'occasion dûs Mtes de Pâques, le Journc~ o~t*cfc! ne paraîtra pas lundi et mardi. A.

toujours d'origine thyroïdienne. Ils appuient leur opinion sur le traitement de douze cas de migraine infantile, dans lesquels le traitement thyroïdien prolongé a produit des guérisons comolètes.

Les vomissements périodiques et la céphalée migrainoïde sont également thyroîdtens dam nombre de cas et justiciables du même traitement.

L'Académie a nommé correspondant national M. Jacoulet, de Gray (Haute-Saône).

L'atonie gastrique est une maladie qui désespère bien des gens. On sait qu'elle est due au muscle gastrique, dont le fonctionnement est défectueux. Or, MM. Aubou'rg 'et Lebon, par l'examen de l'estomac à l'aide des payons X, ont pu obtenir des renseignements précis sur les pétards des digestions dus à cette désagréable affection. Et en excitant au moyen d'unie sonde, où l'on fait passer un courant galvanique, l'es fibres du muscle, les contractions de l'estomac sont apparus immédiatement et permis l'évacuation rapide des aliments.

La désagréable obésité a été l'objet de bien des recherches en thérapeutique, mais le travail communiqué par M. Robih à l'Académie sur cette diathèse part d'un principe absolument nouveau. L'éminent praticien a basé son traitement sur l'étude des échanges généraux et des échanges respiratoires, et son traitement diffère des traitements antérieurs en ce qu'il permet à l'obèse de maftger a sa faim et de boire à. sa soif, à la condition M~e <~ ~on qu'il n'ingère que certains aliments. Les légumes, les viandes blanches, les fruits sont permis, et telle est l'action de ce régime que M. Albert Robin a cité le cas d'un instituteur, âgé de cinquantedeux ans, qui pesait i30 kilogrammes et qui, en trois mois perdit plus de « trente kilos", soit 325 grammes par jour.

M. Roger indique les résultats qu'il a obtenus en traitant les expectorations des tuberculeux. Ces 'expectorations contiennent toujours de l'albumine, alors que celles des bronchiteux n'en renferment jamais. La recherche de l'albumine

permet souvent de diagnostiquer une tuberculose au début. 'On comprend toute l'importance de cette nouvelle méthode.

~ccMûM Men)eM~es s< tMMnaMe. On sait que la valériane et les valérianates sont très employés dans les affections nerveuses malheureusement leur odeur repoussante en rend l'emploi très difficile.

On vient de démontrer que le principe actif de la valériane est .un bornéol soluble ou neurène, lequel neurone a le précieux avantage de n'avoir pas d'odeur. H va eh résulter un traitement facile des diverses névroses, particulièrement de la neurasthénie, de la chorée et de l'insomnie ner-

veuse.

BÔtTE AUX LETTRES Monsieur le directeur,

Dans le numéro du Ga!~o:s du 11 avril dernier, sous l'en-tete « Notes sociales vous consacrez un entrefilet à la Ligue des familles nombreuses, dont .je suis le fondateur.

Cette note pourrait donner lieu à interprétation. Venons au fait.

La loi française ne protège pas la famille nom'Dreuse, qui est la créancière de la nation, et le paya a un intérêt vital à protéger ces familles qui le ravitaillent en hommes.

Mais pour qu'en l'espèce des lois de protection soient faites, il faut une étincelle qui mette le feu aux poudres, et cette étincelle sera le groupement de toutes ces familles de trois enfants et plus qui compfen'nsnt vingt-trois imlltions de Français sur trenteneuf millions accusés par la statistique.

Dans cet entrefilet je lis

Pourquoi le capitaine Maire a~t-il eu l'idée vraiment extraordinaire d'aller mettre une Ligue aussi excellente et aussi morale que la sienne sous la protection d'un BMMSûM ? ')

Je tiens a déclarer que la Ligue n'a qu'un cheî XOM ~o~a<eMr.

Mais ai les familles nombreuses sont les créancières du pays qui a un fintéret vital à les protéger, la Ligue ne peut s'adresser à la société qui en est une abstraction. Donc il faut qu'elle s'adresse aux pouvoirs pmbhcs établis qui ila représentent. Et c'est pourquoi, dimanjche 9 avril, elle avait organise une manifestation aussi pacifique que grandiose qui irait exposer au chef du gouvernement ses légitimes revendications. Vous savez qu'un groupe parlementaire de la protection des familles nombreuses vient d'être constitué à la Chambre, et c'est M. Ferdinand Buisson, député de Paris, qui en est le président.

La. Ligue, qui se tient en dehors de toute question politique, s'est donc adressée à M. Buisson, en tant que président de ce groupe~ afin que le comité de ce groupe présente au président du conseil la délégation de la Ligue qui devait porter au chef du gouvernement le cahier de nos revendications. Daignez agréer, monsieur le directeur, l'expression de ma oansMiération la plus distinguée. Capitaine.MAiRE,

fondateur de la Ligue,

89, rue Richelieu, Paris.

PARFUM*

LA ROSE FRANCE HQUBfGANT- PARIS

VIOLENTE 1 EXPI.OSJMT

Deux femmes brûtëos vives Cinq biesses Dans un entrepôt de produits pharmaceutiques tenu, au 47 de la rue Blanche, par M. le docteur Bengué, une formidable explosion, bientôt suivie d'un incendie, s'est produite hier matin vers neuf heurea.

L'entrepôt, laboratoire où se manipulent de nombreux produits volatils, comme l'éther et le chlorure d'éthyle, est situé au fond de la cour de l'imme.uble et occupe un vaste rez-de-chaussée. Ordinairement, une vingtaine de personnes y sont employées mais hier matin, en raison des fêtes de Pâques, quatre ouvrières seulement et un garçon de bureau étaient présenta au moment de l'explosion. La déflagration fut des plus violentes les cloisons ont été arrachées, toutes les vitres brisées, et une gerbe de flammes s'éleva dans la cour jusqu'à la hauteur du troisième étage.

Les quatre personnes qui se trouvaient dans le laboratoire au moment, de l'explosion furent horriblement brûlés. Ce .sont Mme Clémence Lero'y, trente-huit ans, domiciliée rue Coustou Mme Fouquet, trente-cinq ans, demeurant 85, rue des Martyrs Mlle Emilienne Gavelle, vingt-trois ans, habitant à Asnières M~. Joseph Bruge~ quarante-quatre ans, passage de l'Elysée-des-Beaux-Arts. Trois d'entre eux durent être arrachés des flammes où ils étaient tombés évanouis. Mtlle Gavelte se sauva dans la rue, brûlant comme une torche. Tout le monde fuyait à son approche et ce fut un cocher qui se .jeta aur elle po~r étouffer les flammes avec sa couverture. Elle n'avait plus à cet instant que son corset tout le reste de sea vêtements avait été détruit par les flammes et sa chair était noircie par le feu. On transporta les quatre blessés & l'hôpital Lariboisière, où Us furent admis d'urgence!, leur état étant des plus graves.

L'explosion a fait une cinquième victime. Une jeune fille de seize ans, Mlle Louise Jacqueline, qui travaillait au deuxième étage, affolée & la vue dea flammes, s'est jetée par la fenêtre et s'est fait au crâne une fracture qui met ses jours en danger. Une demi-heure plus tard, l'incendie, vivement attaqué par les pompiers de la rue Blanche sous les ordres du colonel Vuilquin, était maîtrisé, et l'enquête sur les causes de l'explosion fut aussitôt faite par. M. Duponnois, commissaire de police du quartier Saint-Georges. Cette enquête a établi les faita suivants

Les employés du docteur Bengué procédaient a l'empaquetage des produits pharmaceutiques qui sont, fabriqués dans une uaine de banlieue, soudes quelques bonbonnes d'éther et d'acide chlorydrique se trouvaient emmagasinées dans l'atelier. On suppose que, par suite de la rupture d'une bon. bonne, l'éther, particulièrement inflammable, a pris feu au contact d'un poêle qui était allumé ou d'un petit réchaud servant & tenir chaude de la cire a cacheter, provoqua.nt l'explosion qui fut formidatle. M. le docteur Befnguô a fourni au magistj'at tous les rensci~nementa demandés, mais sans pouvoir défirnir exactement les circonstances de l'explosion. Les blessés n'ont pu être entendus, en raison de la gravite de leur état.

NOS INFORMATIONS Tempëfatufe

La pr&asion feste ~tevëe dams l'ouest d'e rEorope. En France, un temps nuageux .et doux est probable. Hier, à Paria, trëa belle .journée. Therm. 17°. Bar. en b&isae, 768mm.

FAITS DU JOUR

-Sott~cnptMH BraH! Nous avons reçu pour le laboratoire de M. Branly du comte G~ny de La Rochefoucauld, 100 francs.

Concottr~ d'(Mt!msttr !'epJ'odMc<eMfs. Le ministM de l'agriculture a décidé que I& co.ncours centrât d'animaux .reproducteurs des espèces chevaline et asin<! aurait Heu & Paria en 1911, au Chajnp-de-Mars, sur l'ancien emplacement de la gâterie des Machines, du .mercredi 14 j~in au dimanche 18 juin inclus. .Mouvement adwwM~ah~. M. Chatard, souspréfet de 2" classe à Vervins, est nommé, sur sa demande, secrétaire général de 2' classe de la Haute-

Marne.

M. Dupin, secrétaire général de 3" classe de ta. Hautû-Mnrne, est nommé sous-préfet de 3' classe à Vervins.

Les bouc~er~ de !a banHeue aM ~tn~ere <~e !'s* ~CM~Mfe. Une délégation des commissionnaires ~n bestiaux de la VlUette, des bouchers et charcuttérs de la grande at de la petite banlieue, des patrons et ouvriers débarqueurs au marché aux beatiaux de !a ViUette a remis au muustre de l'agriculture une pétition dans laquelle ils ont formulé leurs vœux sur la question de la réexpédition des animaux amenés au marché de la V.iHette. Le ministfe a fait droit, en grande partie, aux demandes des délégués et a donné des instructions à cet effet. FAITS DIVERS

ENCORE UN TRAFIC DE DÉCORATIONS

Un négociant du faubourg Montmartre entrait dernièrement en relations avec M. Guillaume V. avocat à la cour' d'appal de Paris et président d'une Société philanthropique. Celui-ci offrait peu après au négociant un brevet de palmes académiq.u.'es qu'il accepta. On. convint d'un prix, C.OOO francs, et rendez-vous ét~it fixé a la date d'hier pour livraison du diplôme et règlement de la somma. Entre temps, le négociant, craignant Fescroquerie, eut l'idée d'en parler à M. Bordes, commissaire de police, qui décida d'assister a la livraison du brevet.

Hier, au moment M. Guillaume V. venait au rendez-vous, il fut mis en état d'arrestation Lt t trouvé porteur de divers autres diplômes de décoratio'ns, paimes académiques et Nicham-Iftikar, notamment. Questionné, il déclara tenir ces diplômes d'un important personnage politique. Amené au parquet, 11 excipa de sa. qualité d'avocat et se ré-

G. W.

i

Em. B.

clama du b&ionnier, qu'on chercha pour qu'il assistât, conformément & l'usage, à ta perquisition qui devait avoir lieu au domicile de V. à Neuilly. En outre. Je procureur général informa M. Malvy, en l'absence du garde des sceaux, de cette affaire et du nom du personnage politique mêlé à l'affaire par M. Guillaume V. _g p q p

UN DÉSESPÉRÉ

Un homme correctement vêtu et paraissant âgé d'une soixantaine d'années avait pris place, hier, à bord d'un Bateau-Parisien, à la station d'Auteui) au moment où le bateau passait au pont du Carrousel, l'inconnu enjamba le bastingage et disparut dans le fleuve. Retiré presque aussitôt, le desespéré fut transporté au poste de secours où, malgré les soins qui lui furent donnés, il expira, n On a trouvé sur lui des papiers au nom de Joseph Gougnard son adresse est inconnue. p

DRAME DE FAMILLE

Une scène particulièrement tragique s'est déroulée hier soir, & Boulogne-sur-Seine, rue des Tilleuls. II était environ dix heures, lorsque des passants entendirent des détonations qui semblaient provenir d'un logement situé au deuxième d'une maison de 'la rue des Tilleuls peu après ces détonations, un jeune homme sortit de la maison et se rendit che&. le commissaire de police, auquel il déclara qu'il venait se constituer prisonnier il ajouta qu'il se nommait Charles Guérin, âgé de vingt-sept ans, et qu'il venait de tirer cinq coups de revolver sur son beaufrère, Gaston Vcrdot, marin de l'Etat. Son geste avait été déterminé par une discussion qu'il avait eue avec son parent.

Malgré ces déclarations, le commissaire de police a pu établir que c'est à la suite de ressentiments anciens que Verdot serait venu chercher querelle à Guérin.

Le marin, atteint par les cinq balles, avait succombé aussitôt.

L'EXPLOITEUR DES NÉGOCIANTS EN VINS

< On se rappelle à la suite de quels faits un malfaiteur du nom de Longueville, dit M'uller, avait été arrêté. Ce Longueville, affiné à une bande dont la spécialité était d'exploiter les négociants en vins, s'était fait récemment envoyer sous des noms différents, en quantité considérable, des fûts de vin du Midi. En vertu d'une commission rogatoire de M. Godefroy, juge d'instruction, M. Hamard a fait une perquisition chez un camionneur de .la rue des Boulets onze barriques, furent retrouvées elles seront réexpédiées à leurs propriétaires.

USS DÉTOURNEMENTS DU QUAI D'ORSAY

Six caisses de documents saisis, concernant l'affaire Hamon, ayant été apportées hier au palais de Justice, M. Drioux, juge d'instruction, en à commencé 'le dépouillement en présence de M. Frantz Hamon. Des traites, dont une de 4,500 francs, tirée par un bijoutier sur M.lle G. amie de M. Hamon des carnets de budgets annuels de l'inculpé et diverses lettres <mt été mis de côté, en vme des prochains interrogatoires. Pau1 Gauc6olt

Paul Cauchoix

NECROLOGIE

Nous apprenons la mort de M. Victor Vaïsse, décédé chez ses parents, 41, rue Pierre-Charron, dans sa dix-huitième année. Le service religieux sera célébré en l'église Samt~-Kerre de Chabot, le mardi 18 avril, & neuf heures du matin. On se réunira à l'église. Prière de n'envoyer ni fleurs ni couronnes. H ne sera pas envoyé de lettres d'invitation on est prié de considérer le présent avis comme en tenant lieu. A tl'issue de la cérémonie, le corps sera déposé dans les caveaux de l'église.

Po~n?El~ z.p.S'p~ CONCERTS

Les concerts spirituel

La semaine sainte est le couronnement des tséances de nos associations .symphoniques, et c'est par un concert spirituel que se termine pour elles l'année musicale. Mais il arrive que, parfois, ces concerts ne sont spirituels que de nom, et je voudrais persuader a.ux dirigeants comme aux comités musicaux qui gèrent ces associations que l'étiquette est quelque peu insuffisante et que le programme ne répond nullement au but proposé.

Au concert Lamoureux, par exemple, voici que figuraient l'admirable Symphonie en ré mineur, de César Franck, d'une inspiration si noble, si fervente, si pure puis le Co~ce~o, pc"u'r violon et.orchestre, de Lalo le virtuose Jacques Thibaud l'.a joué en grand artiste mais le caractère de cette œuvre où la passion s'exprime en un langage si élégant dans l'allegro, où la danse se développe en broderies d'un rythme si délicieux dans le fougueux finale, convient-il bien à un programme de vendredi sain}; ? Passe encore pour le CoMcey/o mais que viennent faire ici les fragments de L'Oy du ~/MM, et surtout le récit de Loge, le dieu du feu, mais aussi l'apologiste du vol, et les sélections de la WalA~ze, où l'incestueux Siegmund chante son 'amour pour Sieglinde, sa soeur qu'il ignore ? Je sais bien que les parentés comme celle de Siegmund et Sieglinde ne sont pas la glorification d'une morale nouvelle, mais sont l'exposé d'une légende des dieux du Walhall. Je me demande simplement si cette cosmogonie doit avoir sa place dans un programme de vendredi saint et j'ai surtout en vue de réclamer la mise à l'étude d'œuvres symphoniques, vocales et chorales, qui prendraient fort justement la place de cette éternelle Tétralogie dont on nous ressasse les ~e!<-wo<!u aiu concert, alors que le théâtre doit lui suffire. Ceci dit, j'ajouterai que M. Van Dyck, le célèbre ténor, qui chantait les diver&es sélections wagnériennes, s'est, comme toujours, montré, comme voix, comme diction, comme compréhension musicale, l'interprète modèle de Wagner.

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«*

Au Concert Colonne, c'était, à nouveau, une fort belle exécution de la messe en ye de Beethoven, qui formait la page capitale du programme. Le Credo avec son expression rayonnante, le X~ze « venu du coeur comme disait Beethoven lui-même, la suavité du Sanc<M~, la modulation caressante du jBeHe~c~, ont retenti magnifiquement et valu aux solistes comme à M. Gabriel Pierné dos ovations méritées. Nul n'est plus que moi un fervent admirateur de Mme Lilli Lehmann, qui reste, parmi nos cantatrices, comme la gardienne, la dernière gardienne, d'un art de plus en plus décroissant. Mais quelle étrange mentalité a pu présider au choix de l'air Co~c Sco~Ko MKMM~o yc~a (Reste immobile comme un rocher), cet air que chante Fiordiligi au deuxième acte du Cosi /aM <~Me (Comme elles font toutes) do Mozart ? Co~ /aM <M«e, c'est l'Ecole des Amants je n'en dirai pas plus long. Certes, Mme Lilly Lehmann a chanté admirablement cet air à vocalises ultra-difficiles, elle l'a dit avec un style dont la tradition est perdue mais il est évident que le tour de force a dû être la seule raison do l'insertion de cette page au programme. Est-ce suffisant pour être chanté en un jour comme vendredi, à côté de la messe en y~ ?

A

C'est au Conservatoire que le choix des oeuvres fut le plus conforme à la solennité du Vendredi Saint. Là, M. Messager conduisit avec expre&sion la symphonie en mineur de César Franck. M. Fritz Kreisier, qui partage e avec M. Jacques Thibaud et M. Ysaye, la royauté du violon, a mis son admirable simplicité de moyens au service du Concerto de Beethoven. Nous avons entendu aussi des fragments de PaM/a~, le Prélude et l'Enchantement du Vendredi Saint voilà au moins des pages qui sont de circonstance. Enfin, c'est par la SM~wz'~e d'Emmanuel Chabrier que se terminait la séance. La ~M~a?M~e est une scène pour solo et chœurs, qui sinon paraphrase, du moins synthétise le '< Cantique des Cantiques en détachant la silhouette de l'Epouse, la bienaimée, la Sulamite. C'est de la musique d'une tendresse tout à fait inspirée Chabrier s'est bien gardé de faire de l'exotisme réaliste, mais son œuvre, au point de vue mélodique comme au point de vue orchestral, ruisselle de géniales inspirations dans une ambiance d'un orientalisme vibrant. La partie de solo a été tenue avec une pureté discrète par Mlle Demougeot, de l'Opéra. M. André Messager, qui s'est voué au culte de Ghabrier, a fait ressortir toutes les beautés de cette œuvre. J'ai gardé pour la Un y~e Verum, chœur sans accompagnement, de M. Saint-Saëns c'est d'une écriture polyphonique admirable, avec une forme impeccable qui rappelle celle des maîtres du xvr siècle, et dont la sonorité vocale est un vrai modèle. Les chœurs du Conservatoire ont fait ressortir avec un fondu parfait le noble style du grand maître français. t~uiA Schneiàac

LauM SehaeMet

PnnpMpp f)pc Yt)opt9p!op

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Matinées d'aujourd'hui

Opéra-Comique (1 h. 1/2) Af!gHOK.

Odéon (2 h.) L'es:eMe.

GaïM-Lyrique (2 h. 1/4) Don <?u:cFtO~.

Manon-Lyrique (3 h. 1/2) Cirofte-Giro~a.

VaudevHie (2 h. 1/2), Gymnase (2 h.), Variétés 1 h. 1/2), Nouveautés (2 h.). Porte-Saint-Martin (2 h.). ,Rena;i$sanco (2 h. 1/4), Sa.ra.h-Bemha'rdt. t2 h.), Chatetet (2 h.). PaJaisRoya.t (2 h.), Réjane (2 h.), Bouffes-Parisiens {2 h. 1/2), Athénée (2 h.). Ambigu (2 h.). Antoine (2 h. 1/4). ApoMo (2 h.), t.hc!Ure des At't.s (2 h.). Crand-Guiano) (2 h. 1,'2). Dejazct !2 h.). Ciuny (2 h.), Nouvea'u-Théutre du Château-d'Eau (2 h. 1/2) mômes spectacles que le sou'.

Foties-Bergere (2 h. 1/2). Oiympia (2 h. 1/2), La Scata (2 h.). Lq Cia.aJe ~2 h. 1/4), Concert Mayot (2-n.'). Gaîte.Roehechouart. (2 h.), Casino de Paris (2 h.), Nouveau-Cirque (2 h. 1/2), Cirque Méd'rano (2 h. 1/2), Cirque da Paris (2 h. 1/2) spectacles divers.

Spectacles de la semaine A L'OPÉRA Lundi Faust (Mtles Y. Gall, CourMëres, GoutantGourt, MM. Muratope, J&urnet, Danges, Ezanno. Danse M'Hes Meunier, H. Laugier). Mercredi Tannha'Mset- (Mmes .Demougeot, Henriquez, LaMte-Brun. MM. Fraj-nz, Noté, Journet, Cerda.n). Vendredi T/tais (Mmos KousnezoK, Laute-Brun, Dubois~Lauger,. Goulancourt, Campredon, MM. Donnas, Dubois, Daipouget. Danse Mtte ZambetU). Samedi S<tMMft'e< Daii!<t (M)te Lapeyretto, MM. Franz, Note, Paty, Dalpouget) et Coppélia (M)~ ZambeMi, M. Raymond).

A LA CoMÉntE-FRAKçAtSE Lundi (matinée) Les MafMKnettes. Lundi (soi.rÉe) Le Co~ c!M V~ce. Mardi (matinée) Le CM et Les PrecMttSM f!(Mctt:es. Mardi (soirée) Le Go~t du ~tce. Mercredi La F:eMr MerueM. !eMse. Jeudi (mati.Tu5e) Eiee~e et Le Aft'san~trope. Jeudi (soirée) Le Go)l< dM Vtcc. Vendredd Les ~atres sont les apôtres. Samedi Le GotU du Vice. « A L'ÛPÉRA-CoMtQUE Lundi (ma.tin.ee) Werther <M!le Môpentté, MM. Léon BeyJe, GiMes, Mme d'à Poumayrac, M. Dupré) et Les Noces de Jeannette. Lundi (sotrée) LoMMe (Mme Edvtrm, M. Sens,. Mile Charbonnet. M. Moxy). Mardi, jeudi et samedi ~p;(rod!fe (Mtle Chena). M. LeoM Bey.te, MUe Régina Badet). Mercredi Le Hot d'~s (Mllos Brohly, Nleot-Vauciie.)fet, MM. Sons, H. AMjers, Azéma) et La PnKcesse JaMMe. Jeudi (mati.m&e) Lo/cme (MHe Mathieu-Lutz, MM. Tirmont, Dupré) et Le Mneesse ~Mne. Vendredi Carmen (M:Ue Merentié, M. SaHgn&o, MIie Lucy Va.uthri.n, M. Mézy). Samedi (5 h.) Concert Historique de ta A~MS!gue. /i L'ODËON Lundi (ma-tinee) jRtuoH. Lundi (soirée) L'~rtëstCKHe. Mardi L<s ~/fr&ttbhts, AfaMd. Mercrédit Les Femmes savantes, La Mort de Pan. Jeudi (soirée) L'/triestenne. Vendredi et samedi 1" et 2' de Vers t'/tmour.

Au GAiT~-LYRtQUE Lundi (me.tmëe) Saiome, Le Bar&!er de Set)H!e. Lundi (soirée) Btse?!, Le eSo~r de tVatertoo. Mardi Don OuMhotfe. Mercredi, L'~r:caine. Jeudi (maMn~e) EiseK, Le Soir de Waterloo. Jeudi (soirée) Saiome, Le Barixer de Set~ie. Venf dredi La favorite. Samedf Sa:ome, Le Barbier de SeMHe.

Au THÉÂTRE ApoLM Lundi et jaudi (matmées) La VeMue Joueuse. Tous les soirs La D!oorcee. Au TRtANON-LYmouE Lundi (matiTtëe) Les C!oc~es de Cor~efHte. Lundi (soiirée) Mom'~eHË M<OMc~e. Mardi L'Accordée de VtHa~e, LaH~ Bou/ch. Meircredi Les Ctoches de Corneville. Jeudi (matinée) Aftss Het}/eM. Jeu~i (soiré'e) ZfMa. Vendredi Les C!ocy:es de Corncu~ie. Samedi Gtrofte-Gtrofta.

Ce soir, la Comédie-Française donne Ham~et, avec M. Mounet-SUtHy dama le rote du Prince de Danemark

M. Gerbault joutera pour. la première fois le rôle de Rosencrantz, M. Jean Worms, celuii de Maroellua, et MUe Suzanne Révaone, celai du Pro!)ogue~ x

Vendredi prochain, M. Maurice de Féraudy, retour de congé, fera sa rentrée par le rôle d'Isidore Lechat dans Les Apures sont les A~atres. .x)

Mme S. Weber et M. Henry Mayer joueront prochainement La jReuo~e, un acte en prose de vitliers de l'Isle-Adam, que depuis longtemps M. Jules Ctaretie projetait de faire entrer au répertoire du Théâtre-Français.

x

C'est Mlle Delvair qui jouera te rôle d'Adèle d'Hervey dans la représentation que Ja. QomédieFrançaise donnera d'An~oHH, très probablement au Trocadéro, au bénéfice de l'oeuvre de la statue du général Dumas, père d'Alexandre Dumas et grajidpère de l'auteur du Denn-Mondc.

M. Albert Lambert fils jouera Antbny.

Cet ouvrage .sera ensuite donné à la Comédie. Française.

x'

A la demande de M. Antoine, le sous-secrétaire d'Etat a sollicité de l'administrateur général de la Comédie-Française If'autortsation pour M. SUvain d'aJIer jouer à l'Odéon L'Ap<)~e, de M. Loyson., dans une représentation qui aurait lieu & bureaux fermés, comme Mlle Lara avait été précédemment autorisée a aller jouer au Gymnase Le Scu~pteMf de masques.

A cette occasion, plusieurs sociétaires se proposent de soumettre a.rassemblée générale de mai la question de ces représentations .spéciales et de demander qui! soit désormais entendu que, s'eJon une tradition constante, seules les œuvres du répertoire du Thc&tre'-Frtmçaia pomn-aiient être jouées par les comédiens de Molière dans le3 représentations de bie.nfaisance ou autres.

Nous avons, hier, signalé les deux points du nouveau cahier des charges de l'Opéra-Comique, sur lesquels la. commission du budget n'est pas encore tout à fait d'accord avec le ministre des beaux-arts et son sous-'secrétaire d'Etat. Mais la différence da vues n'est pas tellement capitale qu'il ne soit pas certain que l'entente se fera sur ces points comme elle est déjà faite sur les autres.

En, parcourant les pages, de ce nouveau cahier des charges, nous y. relevons, e.n. plus de ce qua noua avons dit hier, des innovations intéressantes. Comme précédemment, le nombre des actes nouveaux des compositeurs français à jouer pendant un an reste fixé & douze mais le directeur devra en plus monter pendant sa concession trois ouvrages classiques de trois ou quatre actes n'ayant pas été joués depuis plus de vingt ans & l'Opéra-Comique. Sur le nombre .annuel des représentations du soir et des matinées du dimanche et des jours fériés, il s'engage & consacrer 260 .représentations aux œuvres françaises modernes, aux œuvres du répertoire consacré et aux chefs-d'œuvre classiques te directeur sera tenu .de donner dans une période de trois 's ans un minimum de 90 représentations de chefsd'oeuvre classiques.

Les représentations du lundi seront consacrées exclusivement à la musique française.

Les œuvres nouvelles représentées en France sur des scènes de province seront comptées comme ouvrages nouveaux.

Le directeur ne pourra morceler aucun ouvrage sans l'autorisation du ministre et celle des auteurs ou de leurs ayants-droit.

Les augmentations consenties pour le personnel soct de 8o,000 francs pour les chœurs, de 27,000 francs pour l'orchestre et de 20,000 francs pour te petit psrsonne.1.

Tout conflit entre le directeur et le personnel devra être examiné pair une' commission de conciliation.

Le directeur sera tenu de donner par an cinq matinées gratuites. L'une de ces matinées aura lieu le jour de la fête nationale. Les dates des quatre autres matinées, dont deux s&ront réservées aux élèves de l'enseignement, primaire, secondaire et supérieur, seront soumises ù. l'agrément du ministre. Le directeur de l'Opera-Comique devra donner six représentations au 'Irocadéro, exclusivement réservées aux œuvres classiques françaises les prix des places pour ces représentations van'iaint entre un minimum de 50 centimes et un maximum de 1 fr. 50. H devra participer aussi, dans la proportion d'un tiers du spectacle, & six concerta organisés annuellement au Trocadéro.

Le cahier des charges remis à M. Albert Sarraut, rapporteur du budget des beaux-arts & la Chambre des députés, a été communiqué & la commission du budget. II sera également remis à M. le rapporteur du budget des beaux-arts au Sénat, qui le communiquera à la commission du budget du Sénat. Aux Bouffes-Parisiens II n'est pas de pièce plus gaie et plus saine que le célèbre Manche c!e M~e Beu~emaKS, qui vient de dépasser sa quatre cent dixième représentation et dont le succès est tou-

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iours aussi vif. Aussi est-ce le sneetacle de famille par excellence il est bon de le rappeler au moment des vacances de Pâques.

A l'occasion des fêtes de Pâques, le théâtre des Capucines ne donnera qu'une seule matinée qui aura Heu demain lundi, a deux heures et demie, avec le même spectacle et la même interprétation que le soir, Mlle Gaby Deslys et M. Berthez en tête. Location sans augmentation de prix.

Pour ne pas surmener ses artistes, le théâtre Michel a décidé de supprimer la matinée d'aujourd'hui de son triomphal spectacle, qui sera dontié en matinée demain lundi et après-demain mardi. De notre correspondant de Toulouse

Avant de terminer la campagne actuelle, la direction a donné hier la première de La Bur~onde, l'opéra en quatre actes de M. Paul Vidal, qui, superbement interprété, a soulevé l'enthousiasme. M. PauJ. Vidal dirigeait l'orchestre. A la fin du troisième* à acte, une magnifique palme lui a été offerte, au nom de la municipalité, au milieu d'unanimes acclamations.

De Milan Depuis quelque temps, des nouvelles alarmantes circulent de nouveau au sujet de l'état de santé de M. Caruso. Hier, on a même télégraphié (i~ de New-York au Corners dcMa Sera que M. Caru-io, en raison de cet état, avait consenti a ta direction du Metropolitan-Opera le droit de résilier son contrat.

Toutes ces informations sont fortement exagérées. M. Caruso souffre tout simplement des suites d'une attaque d'influenza, de laquelle il a gardé une inflammation de la trachée, de l'œsophage et des amygdales qui rend la déglutition très difficile. Mais cette inflammation est tellement bénigne que le grand artiste pourrait chanter si la direction du M.etropolitan-0pera l'exigeait de lui. Or, M. GattiCasazza ne veut pas du tout que M. Caruso fasse le moindre effort. Les médecins ont prescrit au célèbre ténor un repos de trois mois, et M. Caruso ne chantera pas avant la saison prochaine. Les représentations qu'il devait donner à Rome, & l'occasion des fêtes jubilaires, n'auront pas lieu.

SPECTACLES DIVERS

A l'occasion des fêtes de Pâques, la somptueuse Reuue des FoHes-Ber~ëres ne pourra être donnée que deux fois en matinée, aujourd'hui dimanche et demain lundi.

A ces représentations paraltromt tous les c!ous da ce merveilleux spectacle et entre autres le petit chef d'orchestre prodige Willy Ferreros, l'ami de tous :Ies enfants, et le célèbre artiste américain Tom Hearn~ le roi du rire. aap

A l'occasion des fêtes de Pâques, M. Rolle a eu 1 heureuse inspiration de reprendre L'Elan: de ma scetM\ le célèbre vaudeville de MM. Mouézv-Eon et Francheville, qui fut joué trois cent quatre-vingtdouze fois consécutives. La pièce, excellemment interprétée par la plupart des créateurs, Mmes Faute RoUe. Oviës, MM. Bonnard, Vi.ldor, Vallée Wagmann, Fretel, Bouquet, Gérard, etc., et par Mmea Madeleine James, Fon'tan, MM. Leriche, Desplas, dArteuil et LemQine, a retrouvé Mer le vif succès de la création.

Au théâtre Grévin Les vacances de Pâques viennent encore augmenter le très grand succès du Vo)/<Më aM~our du Code. Cette spirituelle comédie se joue devant des salles toujours combles et au milieu des rires incessants' L'interprétation est de tout premier ordre. A cinq heures, La Vo!T du Peuple et La Revue.

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s. Sinaï. a M. E. TeiBset (C. Haisey).

3. Scandale, a M. W. Ho'Mes (J. Hartv).

Non p)ac6s (M.ems (O'Leary). Beaufort [!! (L. Bernard), Da.mo (M<M~in). Dajnigmi (F. BerteaMxj. Lauxane (R. Pa~ i-is). U@)y BM (tissus), Accordée (Tu.notûv). Kartfv (L PMHppe). Cr~'eoœur !H (Englert). Dhm (Gougerof 'Kar~ da.vy (Phi.Mppi), tcmbë NepLune H fBooin.). tombe.' Gagné par una têta~ le trois!eme à quatre Ion gueu;'s.

Muguet 99 fr. Places Marke, 28 tr.; Smat, 16 fr.; Scandale. 33 fr. 50.

Pr<x Baudmastor (steeple-chase 10,000 francs. 4,100 môtres):

1. Le Matifan, a M. A. Veit-Picard (G. Parfrement).2. OrHmde. à M. G. BrosseLt.e (L. Phtiippe).

3. Cauaer'te, à M. H. de Mumm (R. Sauva)).

Non ptacûs TiMngoUia (A.-V. Chapman.. Paludière

(C. H'&w!dn&}.


Cagnë par quatre longueurs le troisième a deux longueurs.

Mutuel 40 fr 50. Places Le Matifa.n, 21 fr.; OtiUnde, Mfr.SO.

Prix du BIa.iso.is (haies, handicap 6,000 francs, 3.300 ïnètres)

1. Crosso.ptyloji. à M. 'R. Cr-tmaH (L. Barré).

2. Hun'ter, a M. P.-W..Roho-i.s ((;. HawMns). 3. Caprici&sa, à M. A. VeU-Picat-d (F. Bei~teaux). Non places Fot*mica (A.-V. Cha.pman'). Bitok (Heath), Ce Haha (,R. Sauvai. Luth (BourdaM), UHIe Dulci (F. Hardy), Harold (R. Patrick), Chi Lo Sa (0'Con.nor), reste au poteau.

Gagne par trois quarts de 'longueurs te troisième à quatre totigueurs.

Mutuel 51 fr. 50. Places Crossoptylon, 22 fr.; Hunter, 33 fr. 50 CapricMsa. 29 fr.

Prix de la Tou'raine (steeple-chase, handicap 5,000 tranes, 3,400 mètres)

1. 'Duc de Ferrare, & M. L. Le Cerf (Newey).

2. Cesarme, à M. Saiss.etrSctmeJder <Lov~rove). 3: FJomcuinmre, à M. E.-A. 'Wigan (Hogan).

Non placés 0!af (R. Sauvait PétropoMs !H (G. Parfreifnent), TaupAn (HoUo.bone), CM Lo Sa (O'Conmor), Patachem (C. Hawkins), Mélèze (Bourdatë), aiT~te Séduction II (Sajmon), tombé.

'GagnÊ par une longueur le troisième à six longueurs.

Mutuel 198 fr. 50. P[ac6s Due de Ferrare, 46 fr.; iCesarine, 35 fr.; Flonculture, 38 fr.

_G. d'EmiéviHe

AUTOMOBtUSME

t.E GRAND PRIX DE FRAKŒ

(C~CM<f de !s Sarthe 9 :MtHe< ~9~)

Les vacances de Pâques et !e beau temps a.idant, )es touristes en automohite commencen.t à affluer sur le Circuit 1911 qui aboutit dans un faubourg du Mans. x

L'un des émerveiUëments de l'étranger qui visite Paris, c'est à coup sûr le nombre et le luxe des automobiles. Et sans avoir besoin, pour cela, d'être connaisseur, il n'a pas de peine, tant est sensible l'élégance de Jours lignes, à distinguer que les. plus belles d'entre ces voitures sont des Charron.

Charron Ltd, 7, rue Ampère, à Puteaux. Magasins de jrente, 2, rue de la Paix, à Paris.

Les derniers perfectionnements existent sur tes cMs6is Léon BoUee. du Mans, réputés justement comme les plus souples, tes plu. silencieux et les mieux construits. Succursale de Paris 49, rue de Vittiers, a NeuiUy-surEeine.

Les automobilistes ne courent plus d'alëas en conï!ant à Samson leurs enveloppes à rechaper, car ils ont l'assurance de récupérer largement le prix de ces rechapages. Voir son nouveau tarif.

PROGRAMME DES SPECTACLES DIMANCHE 16 AVRIL 1911

THÉÂTRES

OPERA (Tél. 307.05). Relâche.

COMEDIE-FRANÇAISE (Tél. 102.22), 6 h.

Hamiët.

OPERA~COMIQUE (Tél. 105.76), 8 h. Man<m, ODEON (Tél. 811.42), 9 h. Rivoli.

THEATRE LYRIQUE (Gaïtë) (Teft. 189.09), 8 h.L'Africaine.

VAUDEVILLE (Tél. 102.09), 9 h. Le Tribun. VARIETES (Tél. 102.92), 8 h. La Vie Parisienne.

GYMNASE (Tél. 102.65), 8 h. 3/4. Papa. NOUVEAUTES (Tél. 102.51), 8 h. 3/4. Crime passionnel. Vous n'avez rien a déclarer? FHEATRE SARAH-BERNHARDT (Tél. 274.23), S h. 1/4. La Parme de Monsoreau.

~ORTE SAINT~MARTIN (Tél. 437.53), 8 h. L'Enfant de l'Amour.

CHATELET, 8 h. La Petite Caporale. RENAISSANCE, 9 h. La Gamine. PALAIS-ROYAL (Tél. 108.50), 8 h. 1/2. Le Renseignement. L'Amour en manœuvres. REJANE (Tél. 238.78), 8 h. 1/8. L'Oiseau Bleu. ATHENEE (Tél. 282.23), 8 h. 1/4. Le Bon Marcheur. Maman Colibri.

BOUFFES-PARISIENS (Tél. 145.58). 9'h. Un Prétexte. Le Mariage de Mlle Beulemans. AMBIGU (Tel. 436.31), 8 h. A la Nouvelle. ANTOINE (Te). 436.33), 8 h. 3/4. Marie-Victoire. APOLLO, 8 h. 3/4. La Divorcée.

TRIANON-LYRIQUE. 8 h. 1/4. Fra Diavolo. Monsieur Chou.ueuri.

THEATRE DES ARTS (Tél. 586.03), 9 h. Les Frères Kamarazov.

CAPUCINES (Tél. 156.40), 9 h. Midi bouge j l Coup d'essai: Aimé pour soi-même. THEATRE DU GRAND-GUIGNOL (Tél. 888.34), 9 h. Roméo. Les Mines de Ganeffontejn. La Fugue de Mme Caramon. Dichotomie, Le Chauffeur,

THEATRE MICHEL (Tél. 163.10), 9 h. Le Complice. La Femme et les Pantins. Le Veilleur de Nuit.

DEJAZET (Tél. 274.91), 9 h. L'Enfant de ma Sœur.

CLUNY (Tél. 807.76), 8 h. Passe-moi ta femme. La Boniche.

NOUVEAU THEATRE DU CHATEAU-D'EAU (Tel. 439.05), 8 h. 3/4. Les 40 Femmes d'AliBaba.

SPECTACLES DIVERS

FOLIES-BERGERE (Tél. 108.59), 8 h. 1/2. La Revue des Folies-Bergère, de P.-L. Flers et Héros Haney, Ctaudius, Maurel, Torn Hearn, Marville, le petit Willy Ferreros.

BOURSE DE PARIS 1

Paris, le 15 avril 1911.

Ea. semaine termine dans de très bonnes conditions, surtout si l'on tient compte de ce fait que c'est en même temps la veille de Pâques et jour de liquidation. CeUe-ci s'est effectuée très normalement, le taux moyen des reports ne dépassant pas 2 1/2 0/0. L argent était abondant, les positions peu chargées, la spéculation s'étant tenue sur une prudente réserve depuis la. dernière liquidation. La situation de notre place est donc très saine de plus, les événements, tant extérieurs qu'intérieurs ne sont plus au premier plan des préoccupations publiques. Au Maroc, on se calme, et le Sultan reprend petit à petit son autorité, à un moment donné sérieusement compromise. Chez nous, l'agitation tend à disparaître en Champagne. De ce <:ôté les choses ne tarderont sans doute pas à. rentrer dans l'ordre. Bref, si d'ici mardi, rien de suspect ne se produit, étant données les dispositions plus confiantes du public, une reprise intéressante n'est pas impossible. La fermeté de notre marché aujourd'hui est d'ailleurs de ires bon augure a cet égard.

Marché off!ciet

Notre 3 0/0, calme au début, se retrouve à 96 25 les achats des Caisses ont porté sur 31,000 francs de Rente au comptant. Bonne tenue des Fonds d'Etats étrangers l'ExtéT-ieure se traite à 97 92, fin de mois le Portugais a 66 45, le Serbe s'inscrit à 89 97., report compris, et le Turc unifié à 93 05. Parmi les Russes, le Consolidé cote 95 75, le 1891, 82 le 5 0/0 1906 se négocie a 106 15 et le 4 1/2 0/0 1909 à 101 65 Brésil 89 €0, Bons de Sao-Paulo 508 25.

Fermeté des Etablissements de crédit ta Banque de Paris vaut 1,812, l'Union parisienne 1,151, le Crédit lyonnais 1,473, Mobilier 700 le Crédit foncier d'Algérie et de .Tunisie demeure à 660, Société auxiliaire de crédit 660.

Banques étrangères soutenues Banque ottomane 712, Nationale du Mexique 1,097. Les Chemins de fer français consolident leurs cou.Ts le Nord à 1,560, le Lyon à 1,172. Chemins espagnols en reprise Nord de l'Espagne 408, Saragosse 433, Andalous 265. Les valeurs d'électricité accentuent leur mouvement de hausse l'Electricité de Pa- ris s'avance à 567, la Parisienne de distri- butiona412. Dans le compartiment de la traction, le Métropolitain est actif a 669, Nord-Sud 324, .Omnibus 682., Thomson 799.

Nouvelle avance en Industrielles russes de la Sosnc-Tt'ice à 1,505 contre 1,494, et de la Briansk à 495 au lieu de 448 Bakou .734.. `~o- 1674 à 1683.

Le Rio-Tinto progresse de 1,674 à 1,683. Marché en Banque

'A TERME. Les Cuprifères ne varient guère le Cane Copper's'inscrit à 162 50, Tharsis 136 50.

Les Mines d'or enregistrent de légères plus-values l'East Rand vaut 124, !a Gotdfieids gagne 2 points à 142, la Rand Mines .une unité a 204.

Fermeté des Diamantifères De Beers '47250,Jagersfontem20950.

Caoutchoutières bien traitées Financière 336, Malacca 250.

Parmi les Métallurgiques russes, la Hartmann passe de 792 à 804, Maitzofî 2,237, le mo<)tM nron~ in nfnnta ù S~?

x

x

On nous communique !a lettre suivante

« J'ai le plaisir de vous donner ci-dessous le montant de mes depfnses totales pour l'entretien et l'usage de ma vaihure RotNys-'Royce, pendant une année, soit décembre 1009. & décembre 1910.

« Cette dépense fut (tout compris pneus, essence, garage, .impôts. huMe, salaines du chauffeur, etc.) de 12..612 frames, .et ce, pour une distance totale de' 22,000 kilomètres, soit une dépense moyonne de 0 ~f'r. 57 par kilomet.rc. Tous les c)Mff:'es du présent compte ont 6te minu~eusement rctievée et peuvent être conh'ôlcs aisément, a x

Le succès des voitures légères F. L., licence Sérex s'afûrmc de jour en jour pius grand. et la Socictc des Moteur « Otto 24S, ru~ Lecourbe (Tel. 747.20), a grand peine a suffire aux essa.is.

L'escadriiie aérienne mil.itaife, qut avait fait merveilte avant'Mer, a continué hier ses ~vofuticns et ses reconnaissances. Dès le mat.in, entre cinq heures et dcm.ie et six heures et demie, le capitame Eteve, et les tieutenants Binda, Lucas et Menard quittMent raerodrome d'es Groues, près d'Orléans, pour gagner Etampes par la voie des airs. Aimsi que les jours précédents, chacun de ces officiers était accompagné d'un observateur. A L'ÉCOLE DEPERDUSStN

Avant-Mer, à 1' école Deperdussi.n, Aubrun vola longuement pendant la matinée avec M. Cube comme passager, et descendj't en un superbe vol plané, moteur complètement a.rrête.

Le soir, sur le 70 HP tandem, aecompagnjÊ du lieutenant Morel, il couvrait a très grande hauteur le trajet Reims-Mourmelon. et retour.

Demain s'ouvrira l'épreuve Nice-CaIvi et retour, pour laquelle se sont engagés les aviateurs Becue, Vidort, de Villeineuve-Frains et Garros. Les départs auront lieu du 18 a'u 23 avril tous les jours où l'état de la mer peirmettra le service de convoiement.

L'aviateur Bague, dont o'n n'a pas oublie le raid NiceIle Gorgona, est actuellement a Nice et profitera du service cotTvoieme.nt de l'épreuve, a laquelle il ne participe pas, pour effectuer la première étape d)e son raid de Nice à Tunis qu'il compte réalisep en cinq étapeiS Nice-Ajaccio (250 kilomètres), Ajaccio-Sassari (150 Ml.), Sassari-CagIjari (200 Ifii.), Cag~iari-Bizerte (200 kil.) et Bi~erte-TuM!s (80 ki!.).

Le parcours total est de 880 kilomètres environ. DANS NOS COLOMES

Les premières expériences d'aviation. en Afrique OccMeniale Française sont imminentes.

Le général Bonnier, commandant supérieur des troupes de cette région e.t aviateur lui-même, vient d'informer la Ligue Nationale Aérienne que deux des quatre

OLYMPIA (Tél. 244.68), 8 h. Nouveaux Films lants Gaumont. Les Créateurs de Vampire Oance. Sœurs PhiUpp'. Jennmgs Bray (c.m.3s.) SCALA dir. Fursy (Tél. 435.86). Paris ou te' Bon Juge Germ. Gallois, Polin, Ed. Favart, V. Henry. Concert Anna Thibaut, Dufleuve, Sinoël, R. Casa, etc.

LA CIGALE (Tel 407.60), 9 h. La Revue SansCulottes. BOITE A FURSY (Tel. 258.10), 9 h. La Revue de la Boîte 1 Maëiec, C. de Sivry, Chansonniers Fursy, Hyspa, Mévisto aine, Ë. Wolff. GAITE-ROCHECHOUART (Tél. 406.23). 8 h. 4. Le Cavalter Pioche. Doux Ménage. Serjius, ManBueUe, Delamane, Suz. Chevalier, Frehel, Sim. Valéry.

CONCERT MAYOL, 10 r. de l'Eehiquier (Tel. 168.07). Mayol, Tramel, Mevisto, H. Leblond, Raimu, le petit Barberin, Lyonel, Gradel's, Timmy,. Dan vers.

CASINO DE PARIS, 16, rue de. Clichy (Tél. 286.35) Direction Albert Cailar. Lysis-Rata, opérette a grand spectacle de Jean Séry. Deux grands ballets.

NOUVEAU-CIRQUE (Tél. 241.84.). Tous les soirs a 8 h. 1/2 :Attract. sensat.; a 10 h.: Une Soirée a Blaga Park, tant. com. et naut. à grand spectacle. Darius M.

CIRQUE DE PARIS, 18, av. de. ta Motte-Picquet (Tél. 731.90). Représentations trois fois par semaine les jeudis, samedis et dimanches. Matinées jeudis, dimanches et tes.

CIRQUE MEDRANO (Boum-Boum), rue des Martyrs (Tél. 240.65). Attractions nouvelles. Matinées jeudis, dimanches et fêtes, a 2 h. 1/2. GRANDS MAGASINS DUFAYEL. Concert et Cinématographe tous les jours de 2 h. 1/2 a 6, sauf te dimanche. Buffet. Nombreuses attract. TENNIS SAINT-DIDIER, rue Saint-Didier, 60-62. Location de courts de tennis a l'abonnement et à ta séance. Matin, après-midi, soirée. SKATING-RINK SAINT-DIDIER. Trois séances par jour matin 10 h. 1/2 a 12 1/2 (entr. 1 f. 50 locat. patins 1 f. 50); après-midi 3 h. a 6 1/3 CHAMPS-ELYSEES SKATING-RINK, 87, r. La BOETIE. 10 h. 1/2 a 12 h. 1/2. 3 h. a 7 h. 9 h. a minuit.– Afternoon tea.– Orchestre. LUNA-PARK (Directeur G. Akoun) (Tél. 562.44). Ouverture le 15 avril. Attractions inédites 'et sensationnelles. < BAL TABARIN tTel. 267.92). Célèbre troupe de danseuses anglaises. Quadrilles excentriques Samedi procha.in Fête & Vénus.

THEATRE GREVIN, 10, boulevard Montmartre Tél. 155.33). A 3 h. et à 9 h. Le Voyage e autour du Code. A 5 h. La Voix du Peuple et Tout Paris en Seine. Fauteuils 2 francs. MUSEE GREVIN. Entrée 1 fr. Le Palais des Mirages, nouvelle et merveilleuse illusion. L'Actualité par le Cinématographe. TOUR EIFFEL. Ouverte de 10 h. du matin a la nuit. 1" étage Restaurant-Brasserie, déjeuners, 4 fr. et à la carte. Matinées au théatre, dimanches et fêtes a 3 heures.

ENGHIEN. Sources sulfureuses. Etablissement thermal. Casino. Concerts symphoniques dans le Jardin des Roses.

Phosphates tunisiens 416.

Au COMPTANT. La Para-Marajo voit de bonnes demandes à 10 75, Saint-Yves Consotidated est ferme à 58 50, Minas Pedrazzini 130.

tNFORMAT!ONS FINANCIÈRES JL'emprun! turc. De Constantinopte, on confirmé la conctusion définitive d'un emprunt de tivnes turques 2,500,000 a-vœ la 'Banque Française pour Je commerce de ~'industrie. Les fonds de cet 'emprunt doivent ëtr~e cxctusivamant consacres à la construction de rôtîtes. Le gouverrMment ottoman affecte comme garantie les douanes du vilayet de Trébizonde.

Forge.! e< ~cMnes ('teciriques Paul Gtrod. Nous apprenons que la Compagntc des Forges et Aciéries éteotriques Paul Girod, à Ugine, vient de recevoir de ta marine, la commanjde d'un lot d'dbus de 30 c/m, modèle 1910. Ces projectiles sont destines à armer tes Dreadnoughts français te Courbet et te Jean-Bart.

JLcs UsMes Sm!e!o~. Les commandes en cours d'exécution et à 'livrar, tant au gouvernement russe qu'à des Compagnies et ù. des pa.r.t.tou~ters. d'ici la fin' de l'année procha.ine, dépasaetït 5,000,000 de francs. e.t le so.lde de divid'a'tde qui sera distribué en novembre, sera certainement de plus de 12 fr. 50, M qui portera te bénéfice de ce premier exercice à au moins 30 fr. par action.

Ceci sans préjudice des autres travaux que la Compagnie aura à exécuter et qui viendront grossir ces ctuffMS déjà fort alléchants. La A~aHMrote au BrësH. Le gouvernement bréailMn vient d'accorder une concession d'une durée de vingt-cinq années a une Compa.gnie en vue de favoriser le développament de t'industhe du fer et de l'acier du Brésil. Le gouvernement paiera des primes à ta Compagnie sur les articles fabriques par eite. H lui donne des garanr ti.e5 concernant les tarifs douaniers et H a fait avec ette un arrangement pour ta fabrication du maté.rie.l de guerre. Le décret a été publié, mais le contrat officiel définitif n'est pas encore signé. Le commerce t!es Etats-Unis. Les statistiques du commerce extérieur des Etats-Unis en mars accusent une augmentation de 18,267,706 dottlars dans la valeur des exportations et une d&minution de 23,945,697 dans celle des importations.

I.e cutfre. MM. Robert Katz and Co écrivent ce qui suit dans leur circulaire hebdomadaire

La lourdeur et ta baisse progressive des cours ont continué par suite des mauvaises statistiques des producteurs desquelles on conclut que la production des provenances nouveUes est plus élevée que le pourcentage de ta réduction faite par les Compagnies qui se sont entendues pour la réduction de la production. it se produit toujours une grande quantité d'achats sur ta base des bas cours mais, pour redonner de la vitalité au marché, il semble qu'un re'vi'rement absolu dans le sens d'une améHorat.ion so~it nécessaire en Amérique de façon à y porter la consommation à un niveau qui soit en rapport avec cette des autres pays. Clôture ferme en baisse de 8/9 pour la se- maine.

Exportat'ion des Etats-Un~s cette semaine 2,835 tonaos contre 5,534 la semaine dernière. Ls r~orme monc~M'e eK CMne. L'emprunt de dix nnU'ions de livres sierijng pour ta réforma monéta<re et te développement de la Mandchourie 'Mten.t d'être signé.

AV)AT)ON

MANŒUVRES M)L)TA)nES

t))CE-CORSE ET RETOUR

Vente au Palais, le 3 mai 1911, a2heures,21ots 1~ miE CE c~m'vE territoire de Contreuve et, par extension, territoire de Bourcq, Sugny, Leffinedurt (Ardennes). Contenance 241 hectares 68 ares 88 centiares. Revenu 6,000 francs avec augmentation. ~ot FERME M CHAMP-Mm~ territoires de Contreuve, Sainte-Marie-sousBourcq, Vouziers (Ardennea). Contenance 90 hectares 19 ares 79 centiares. Revenu 3,740 francs. Mises a prix 75,000 francs 40,000 francs. S'adresser à M" Hacquin et Duplan, avoués Dufour, notaire; Bizot, 2, r.Vienne,Paris VENTE au Palais, le 6 mai 1911, & deux heures

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tONDON. 24. Throgmorton St.. E. 0. Informations aur tes vtdeura tmÉricainea. PARIS, 23, rue de la Paix CHEM!NS DE FER DE L'ETAT Dans le but de faciliter les relations entre le Havre, la Basse~Normandie et la Bretagne, il sera délivré, du 1" avril au 2 octobre 1911, par toutes les gares des lignes de Normandie et de Bretagne et aux guich&ts de la Compagnie normande de navigation à vapeur, des billets directs comportant le parcours par mer du Havre à Trouville. et par voie ferrée de la gare de Trouville-Deauville au point de destination et inversement.

Le prix de ces billets est ainsi calculé Trajet en chemin de fer: prix du tarif ordinaire. Trajet en bateau :lfr.70L pour les billets de 1" et 2' classes (chemin de fer) et 1" classe (bateau), et 0 fr. 90 pour les billets de 3' classe (chemin de fer) et 2' classe (bateau).

Un service spécial de trains est organisé entre Trouville-Deauville et le Mans pour assurer les relations ci-dessus.

MM. les voyageurs sont priés de consulter les affiches concernant ces trains qui sont apposées dans toutes les gares des lignes de Normandie et de Bretagne..

L'E!TA6E B'EV!AM-LES-BA!MS ç La maison de régimes par exceHence

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9~0 –Quarts. 10925 10950 ,txn ne- <tjt-M«UO ne fCO ~36 –Cinquièmes 797. 1899 2 ?. 403 75 ~CT~OMSDECHEMfMSDEFER 20 ..DocksdeMarseiUe. 434 ..432.. ~n -Quarts" .105.. 33. Sociétéoentralede Dynamite 722.. 722.. bo 19042M~ 4427!! 444.. 30.. Bône à Guelma. 6~2.. 694.. io.Orosdi-Back(EtabUssements) 230.. -(&~ueme9 92.. 927S 22SOD6partementau~ Mi ..6t2.. :s.. Printemps.445..4:0.. ~7~ ~7~ 25 3~ S94::

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t-~oft-tf CTO/)nfrFO<: Médoc. M.. Orand-Hûtel. !7S.. 276.. FO<VDS Ctn/XVbcno so-.Midi.tS. 40 AgencoH~VM M7.

.</9 Anglais 2~ S2iS M.. action de jouissance. i!S7!i29_ 400~ Ben6dict.del'Abb.deFëC!unp.99M.. Ar~enSn5~18S6" St92!i 520.. 72 ..Nord. ~9 ..M57M ?o..EtabUssementsDuval.t37S..<375.. 4~1896" 98.. 9790 S6-. aetiondejomssanee.HM.. M Forcesmotr.Rtiûne(8oo.ty.) 9M.. 945.. A~iaoo' 9740 9770 M.. Orléans.<2t9..<Me.. pseOrandsMoulinsdeC&rbeU. iM.. MS.. ÎX~ Autrt<.M6ns4Mor(40&or.i' 9930 99 10 44.. action de jouu!s:moe. MO.{j).. TélégraphesduNord. 8M.. S56.. 40/oA.utrichien~ 38 SO Ouest. 930.. 9M_ .LitsmiJhaires. 2S4X..2SM.. !Hr~)At/~18& 9940 9945 2t.. achon de jouissance. 4S4.. 483 M ~30 Phosphates de Gafsa.3S60..3S60.. i~ 1~~(100 iiv'stT 90 80 90 <S 28 75 Ouest algérien (remb. 4 600). 627.. 623 50

1 ~nd&s M4 M i04 OS B6 Paris-Lyon-Mëditerranôe. <i75 «76 t.g RicherfAncienneCompagnie) 2079 2070

~'Bm~arie~% ~6' MS2S S0975 Sud de taFranoe. i9tM 190 Tabacsde l'Empire ottoman. 354.. 3S7..

y5 Bulgarie 6 l896, Sp6 25 509 75 9ud de la France. f91 50 i9o 20 Tabacs de l'Empire ottoman. 354 357

~0/6 ~pr~Chmois 4 ?'1895.10030 20 ..Métropolitain. 668 ..669. desPhUippines. M' E. 6%1902. 5<5.. Si4.. 965 S90 deFortugal.

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.SS. ;sS .SSS~S3;S

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Ji, s:; L. ~i; S. S;. MUG.T<0~ M C~ DE FE.

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~en°~3~i0360 i7PSara~os~e. 432 ..433.

3 3/d Italien 3 3/4 · !03 35 !03 GO !7 P. SaragCSSe. 43S 433

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g~o 3~ 2< 6650 ta.. Comp.géner.transatlantique. 236.. 235., Oriéans2j;%

30/0 3~–3' 6780 68. Messageriesmaritimes. 176.. i7S.. BoneàBneima 40 <Means2~% 384 St 3!3.. "2SO ObUg.T&DacsPort.4~?o sOSSO 60250 Comp. des Chargeurs reunis. 690. Departem~% 4i6. 0)]est3% 42X50 427.. 4 0/0 Roumain 4% 1894. 97.. 9650 se.. havraise. M3.. MO.. Ec<momiq.3% 420.. –3%noav. 427.. 427.. ~O/o 4 %1896. 97.Bateauxparisiens. 587.. 292.. Est62-5(i6% 6M.. 6St.. –2~ 386.. 38S.. 40/0 4 %1S98. 96.. 96. Omnibus de Paris. 6M.. 685.. –3% 428 4"9.. Om)stalg.3% 4i650 4<6St 40/0 Russe 4 1867-1869. 9660 9655 Omnibus (jouissance). 329. –3%nouy. 428. 429 SO PJ..M.Da-3% 4<SM 4i7.. 40/C 4%18SO. 9645 9635 jo.. VoituresdeParis. 242.. 253.. –3~ 383. 383.. –Fus.a.3% 419.. 4<950 tOA) 4% 18S9. 9475 9490 g.. Omnium lyonnais. <6S.. 16S.. Estal9er.3% 423 424.. ––n.3% 41550 416.. 40/t 4% 1890 (2'et 3° séries).. 9440 9425 b Midi3% 4t7. 417.. -Gen.653% 41750 417 M

3010 à or «,. 95 95 !0 Soé, aris. r'In h.d8t:8tTr. 317 ·, 3f3 4f7 4f7 Geni553y 4f7 50 4f7 5D

30/0 4% 1893 (or) 9. 9510 ig.. Soo.paris.p'nnd.Ch.def.etTr. 317.. 3)3.. –3%nouv. 414 413.. -Mëdit.6% 62! 25 631..

40/0 4%1894(or) 9415 15 94:0 20 Comp. gën. paris. Tramways. IMSO 50 -2~ 383. 380 SO -3%5M5 41750 41750 40/0 4%Consohd<i,l"et2'se. 95 50 9590 Comp.génëraledeTraction.. 1475 1425 Nord3% 426.. 427.. –P.-L.3?$65 417.. 416.. 31/Ë 4~ 3'séné. 9525 9570 27 M Thomson-Houston. 797.. 800.. -3%nouy. 42325 42350 -V.-E.3%C2 30/0 4% 190t. 954a 9545 30.. Comp.gën.franç.Tramways. MO.. 590.. -2~ 38350 383.. -PI-M2~% 380.. 380.. 40/0 3M1891-1894.T 8160 8195 l7..Wagons-Lits .494.. 494.. (~~3% 4MS0421.. SuddlFr. 4H. 50/0 3% 1896 (or). 8t85 8175 Tramways de l'Estparisien.. 60.. 60.. ·, -3%no~. 4Ï750 416 41/2 3%% 1894. 8710 8705 7MComp.gen.RailwaysetElectr. 162.. 165.. ~e" f- *'e.. 40/0 5% 1906 10620 10640 66.. Comp. générale dos Eaux.1996.

40/0 4 M ?~ 1909 (or). 10t45 10160 35.. Gaz pour la France et l'Etr.. 944.. 945.. /EtranjPèr6S) 4(,/0 4%18941ntérieur. 94S5 °

40/0 Serbie~~ 8967 8985 ~S-~l~Sng~ 399" 4.3:: A~W. 323.. 32475 ~3%an= 289.91..

Monopoles .T 20.. Eaux pour 1 Etranger. 399 403 3-3 324 75 89 9l

4a/.Turo4~Se 9270 92 S5 30': GazetEaux 662 660 -3%2.s.r. 31350 -3%n.uv. 283 SO 2S650 20~ ~e~omane"ConsoUd;4% 471.. 470.. GazdeBordeaux(act.dejomss. 14550 354 50 354 50 'M%lh 375 375 20 PrivUé.Tiëes4%(Douanes) 492.. 492.. 60.. Gazcentral.p' 369 50 :5" Ottoman Priorité Tombac4% 46575 46575 ~50 Gaz de Paris. 313.. 31250 Autr.3%l.h. 408.. 409.. 365.. 365.. s.. ;(;° g~g, g~ Gaz (Union des) l"sërie. 815.. 8i6.. Barcei-pnor. 367.. 369.. N.deME.3%lh 363.. 370.. "~K~ M 2.série. 745 741.. Damas-H.r.v. :86.. 286.. 2<hyp. 363.. 362.. c/-t<<t--rt-0 ncr'Ot-ntT –priv.4% 466.. 467.. Fort.3%pnv. 33950 33925 25 SOC<ETE&Dt:~Mt:U« 30 ..Comp.génërale d'Electricité. 1S90.. 1307.. Cardoue-SMU Pa~.sp.3%3575e359.. t<583 Banque de France.4000. Soc.gënér.éleotr.etindustr. ~o'~ ~?" 7095 d'Algérie. 1960..1961.. 67 50 SecteurdelaPlaceOUohy. 1450 ~'S~ ~i" 60 de Paris et Pays-Bas 1S02 45.. Incandeso. par le gaz (Auer). 1375 ..1395.. '-<~aft& 44! 446.. –18954 44450 4359 Compagnie Algérienne. 1281 1285 ii5.. Edison (Comp.continentale). 1076.. 1082..

30 Comptoir Nation. d'Escompte 927.. 929..

30.. CrédItFonoier.Actiong. 834.. M4. Compagnied'Aguilas. 103.. 103M

Bonsl00framos&lotsl887 67 25 6750 Malmdano. 340.. 33850 OBL/G~T/OMS/MDt/STR/ELLES -18S8 6650 50 6675 75 32 50 Comp. française des Métaux. 788.. vat-'wn'vtt.j.ttt~~ruf.t.t.M

t3 OMie.Commun.360%1879 4S6.. 484.. 6875Rio-Tinto.T1674..1680..

15" 3%18SO 503.. Xt3.. 50.. Charbonn. de Sosnowlco.T 1494 ..1500.. C'9''°-E.3% 44150 44350 Can'd~ne~~ 600.. S9S.. ~t" 3%18M 397.. 397. Sucreries-Rafaneried'Egypte 79.. 79.. ttMartt.3~% 405.. 40775 457.. 459 M R.60 %1892 460.. 460.. 265 Usines de Briansk. 430.. 444..

,3 2.60% 1899 469.. 471.. 10.. Sels gemmes (Bussîemertd.). 295.. S94.. OmnHms4.M. 505.. SOS 75 B.FanamaaL 143.. 145.. .5" 3% 1906 502.. 502. EtablissementsDecauvUle. 158.. 158.. C'e''Tr.3%. 372.. 374.. Emt.Ma9J'.4% se6.. 50250 .S.. ONigat.Foncieres3%MH) M8.. M850 35.. Dombrowa. 1650 ..H75..

,5.. 3%18S3 4S2.. 424. Boléo. 420. C'int.W.L.4% 5~75 50t.. Eta"Davat4% 496 49S.. ~3.. 2.60% 1885 47050 47250 50 100.. Ca.rmaux(Minesde). 234N.. 2349.. Hves-UUe6% 496SO 0'Moai.Corb. 479 SO 480.. 26$ Cinquièmes 1885 9950 9975 Escombrera-Bleyberg. 650 6S8 Métauz4% Las rnffit- 4 COS go

14.. 2.80 ~1895 475.. 475.. 25.. Krivoï-Rog. 1199 ..1225.. Metant4% 501.. SOI.. UtsmNit.4% 6MSO <5.. 3%1S03 500.. 500.. 10.. Laurium (Compagnie franc.). 352.. 351.. Ot)ral-Yotj)a.. 37: fene"ly"3% <MM

3 %1MK) 2M75 25S 50 50 Mokta-el-Hadid (ËOOfr payes). 166!!

.appareils commandes pour cette colonie, viennent d'arriver a Dakar pour être bientôt transportes dans la plaine de Bambev. petit village situe sur la ligne du chemin de fer de Thies, vers Kayes, enh'e Khombote et Guinguineo.

C'est, e<~ .effet, cette plaine qu.i a été désignée pour servir a l'établissement d'un aérodrome dont M. l'm.genieu'r Ceindre, officier du génie, a trace..les plans. D'&utre part, te capitaine Sido, débarqué te 4 mare 1911, a Dakar, prendra !a direction du service. DAXS L'ARMÉE tTAUEXXE

Au bataiHo'n des Specialisti de! g&nio a nome, qui fut dote, au mo.s de novembre de l'année dertuere. d'une section de technique d'aviation, on inaugurera prochainement des cours d'aviation theo.rique et pra'tiquc que !es officiers de l'armée et de la marine suivront par groupes de v.i.ngt. Chaque cours durera trois mois. l'n r'orps d'aviateurs volontaires, se composant de six pi'toics déposant de huit apparci.)s, s'est mis a ta dispositi0!i do l'administration mifjtai're. !) participera aux prochaines grandes manœuvres italiennes.

A LA M~MOtnE DE CIHVEX

RappeJo.ns que cet après-midi, à deux heures, ot demain à la même heure, des épreuves très intéressantes se dérouleront sur l'aérodrome de Juvisy. Nous annoncions hier cette futé. que l'Association des anciens e)ëves de l'Ecole d'électricité organise dans la pensée pieuse d'Élever a.vec les fonds recueillis un monument a la mémoire de Geo Chavez. Nos meiUeurs pilotes civils et milita.iacs ont promis leur concours et les Parisiens qui se rendront .nombreux a l'appel des anciens condisciples du héros de la traversée des Alpes, pourront applaudir Prier, Weymann, Wynmalen, Champell, le capitaine Bellenger, les lieutena.nts de Rose, Camormann, Menard, les emaeignes de vaisseau Detage et Conneau, etc. YACHT)NG AUTOMOBtLE

LE MEEDKG DE MONACO

Monte-Carlo, 15 avril. Ce matin, handicap intéressant qui Sonna le résultat que voici

1" Labor, pa.rti a 11 h. 28, arrive a 11.h. 58 S' Chan<ec!e7'c, pa.rti a. 11 h. 28, arrivé a midi 23 3' Caprice, 4' Et:e, 5' OncHne.

CYCL!SME

LE MEET!NG DE PAQUES

Suivant la tradition vieiNe de biantôt vingt ans, le Meettng de .Pâques, par quoi le Vélodrome du Parc des Princes ouvrira ses .pot-tes aujourd'hui, comprend à la fois une grande épreuve de vitesse et une grande épreuve de demi-fond.

Côte vitesse, ce sera le Grand Prix <te Pâques qui a rëuni les engagements de tous nos grands cracks Friol, Dupre. Ellegaard, Gomès, Jacquelin, etc. Côté demi-fond, nos grands stayers Dan'agon, Guigna'rd, Seres et te belge Huybrechts. Méry

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M.rnes la vicomtesse Henri d'Anterroches, au.château des Yveteaux.

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Marquise d'Aubigny, à Sens.

Aude, à la Serl'iHiere.

Marc Aynàrd, à Londres.

Emile de Backcr, a Beauvais.

Comtesse de Bari, & Nice.

Barorme Edouard de Bastard, au château de Lacoste.

De Baku.H.e-MouH.MMau, au château de Couët. G. Billet, à Reims.

Alexandre Carmier, au Vésinet.

De Chamerlat, à Lyon.

Baronne de Coubertin, au château de CouberMn. /lo Henry Couturier, au Pré-David.

.EscaHier, à Epinal.

Comtesse de La Fare, au château de la Borde. René Ferlié, à Roubaix.

E. GajJhac, à BouIogne-sur-Mer.

Comtesse de Gramont, à MagnanviUe.

.Comtesse de Grasset, & Florence.

Baronne de Heeckeren d'Anthès, à Arromanehesles-Bains.

.Hochon, au château des Bonn&IIes.~

Huvé, à Ge.rmmy-1'Eveque.

Comtesse de La Lande, au château de Neuvillara. Comtesse de M.aurceley de Lajallet, à Saint-Jeand'Angély.

Georges Maze-Sencier, à Saint-CIaud-sur-le-Son. Lucien Millevoye, à Chalonne.s-sur-Loir'e. Comtesse de Montgomery, au château de Fervacques.

-Vicomtesse A. de Noue, au château du Lys. 'Vicomtesse de La Noue, au château de Lavau. M.arquitSe d'Orgeix, au château de Mailhol. Pélegry, au château de Roquecourbe.

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Maurice Barres, au château de Mirabeau., Alphonse Batton, à Sevrés.

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Cartes Bernard, à Dunkerque.

Baron F. de Béville-Gombert, au château de Bessodes.

Maurice Blériot, a Amiens.

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Au retour, départ de Sa.int-Sebastien 8 h. 12 soir, Hendaye 9 .h. 2 soir, Saint-Jean-de-Luz 9 h. 19 soir, Biarritz 9 h. 44 soir. Bayonne 10 h. soir, Pau 9 h. 23 soir, arrivée a Paris-Quaj d'Orsay 8h.l5ma.tm.

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