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Titre : Le Gaulois (Paris. 1868)

Titre : Le Gaulois : littéraire et politique

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1868-1929

Contributeur : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication

Contributeur : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication

Contributeur : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication

Type : texte,publication en série imprimée

Langue : Français

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/cb32779904b/date

Identifiant : ISSN 11608404

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32779904b

Description : Périodicité : Quotidien

Description : Etat de collection : 1868-1929

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Provenance : bnf.fr

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V4 H' `3.r; I

'Mon'dani'~s~f-

''Â'trâvoES l'Exposition. '<

Jjës Gerë~ntbnies dTiiër: tos~ monuments' do;<iuy?

~ie ~Maupassant et .de- Victor -Duruy. L'anni-

ver~~e~~a~ommùne. t

S Cdulissespoliûqdes.

'A.travjèrs.la~presse.~ .i

,E~~rienB.: Manifestations britaïuii~ues.' ~tfa Guerre sud-africaine. Les Ballottages ~d'hier: Elections dn'Conseil genéral&èlaSêine.

Sport :Ije_prix du Jockey-CIùT). Feuilleton: .((La Voisine))~ par Mme Stanislas .Meunier, 'J' 'Les chroniques 'de M. Muhifeld ont révélé aux'. 'lecteurs GaM~oïs l'ironie' d'estoc et de taille -~d'iin esprit largement ;oùv.ert sur la. vie, apte à en, 'ch&isiret classerles manifestations signiûcatives, éti doué dëT.à facùKe d'extraire des cônclusipns-de = ce-qù~il àpërç6it;,dans ces Tormulea du mystère intémem'ue sont les actes; Bpublieun roman ~a C'~îe~e' 'roM~e~e. Je n'ai paa~ le dessein d'apprendre ceci ~quiconque; le livre a 'fait déjà un bon 'bout de route et nié l'attention sur la qualité très spéciale d'observation et le métier d'art particulier qui s'y afarment. ~J~~f~ M. Mulhfeld sait à merveille ;-le dif&cile. secret .d~~ composition ;:<x)mmë son premier livre lë~~aM~H' jt~szr cette curieuse recherche des; ~J~sechës~ruau~s~~ r Co~ ToM~eMc y à d'une allure vive, et en -ligne droite il faut le lire d'un; trait'– et ~ainsi fait-on pour en étreindre la synthèse. Les scènes-sont disposées en un rythme proagressif .qui contraint la pensée à se hâter vers le .dénouement, a' la manière :de ces perspectives plantées qui conduisent'implacablemont le regard jusqu'au monument dreasé à l'extrémité d'unecharmilleMafrançaise,qu'il crne et justi6e.Ij'artince de cet excellent écrivaul consiste à ,'supprimer toute impression artiScieIlëep n'àppa:'raissant jamais ~ntre son lecteur et sesjpersonnages. 11 ~'intervient point pour expliquer leurs mobiles et tenter:de leur gagner la~sympathie, on n~entèndpassavoix émettre UQ~jugement sur. ~leurs~at;tions,,ildédâigne'm~~ '-assoùplissant;pàr quoi'l'on relie les incidents lea uns aux autres. 11'në raconte pas:: il montre. Ce Lqu'n.pënse de seshéroa, nous l'ignorons, il souhaite simplement nous faire penser à, leur sujet 'et il réussit. On .subit le~contact direct avec cet .André Tourëtte-commë si .on /l'ayait rencontré dans la rue, puis accompagné dans layie. Il agit ~urla sensibilité de'memè -sorte que les êtres 'réels, qui incitent le jugement à fonctionner, pré'véntif-du mal qui peut résulter-de leur voisinage,' r et làisse;dans Tesprit des notions précises et ùti-~lisables tout autant que celles de l'expériencepei'sonnnellemejit acquise, .aux 'chocs traumati.sanfsfcontre des égoïsmes, dea :Jâchetéa ou des .n&tmiës'ën-action. .> <

Le livre'de M. Mubifeld prend un peu, à cause `

-Lè Ü~¡i~ M,)1:~hlfxldJ.>¡'e~d P. àcallse

de la:, leçon immédiate ~qùi s'impose au lectenr :gràc9 au iravail-d~xamen et de jugement a quoi 'I'l'oT)ÏigiB,~i:aractëre d'une œuvré de moraliste. pourtant .quelques-unes 'des 'scènes d'~ttd~ 'Z~M?*eMevontunpeubieh loin dansjla~voie de 'montrerlës~cboses eh leur totale réalité. La précision '~t là justesse du 't~rme accentuent encorëT.a~vio'Iënce de certains détails M. MuMfeId fait voir: ~out~ce dont il parle avec une exactitude, à quoi l'on peut trouver de l'excès lorsqu'il 's'agif de peintures THissi "libres. Et, bien qu'ellea aieutTine utilité dans rensemble, logique en toutes ses combinaisons, de ce livre solidement bâti, on souhaiterait qu'elles fussent plus discrètes par places.ron en garde unpeud'étonnement, car sérieux d~esprit de M. Muhifeld ne saurait être ~iis en doute, et l'on aimerait à entendre de lui yiellë bonne raison il croit avoir :pour risquer 4e heurter une partie du public acq-uis à son talent.

.A

André Tourette, dont là barrière consiste en projets magniûques de travail qui doivant le conduire à une brillante situation, qu'il ~OM~~M, mais ne ~ett~ pas atteindre, est le type déSni du Kb~ongarçoh)) tout pavé d'intentions parfaites, dénué~d'énergie.~ontmue, sa.nsvolonM ni pour.le bien vers quoi il s.'orientethéoriquemënt, ni pour le mal vers quoi il ya sans .perversité résolue et .uniquement parce que "c'est plus facile. C'est l'homme qui excelle adonner à toutes.lea petites malpropretés dont il rend sa vie mieux commode .d'excellentes -raisons, et si parfaitement honorablëa; et tellement sincèrea toujours t Etabli dans-.l'accoùtumance du mensonge pompeux. faità soi-même~ tout propos, sur chaque sujet, illpisufSt d'avoir conçu l'idée d'an eS~ort à tenler, d'un couragë'à avoir, d'un sacriûce à s'impo= aer, voire d'~n.cadeau à onrir,pour que la persuasion suive aussitôt que Tenort, le courage, le aacrince ou le cadeau sont venus àMaUsation, et que tout est bien, le devoir accompli, les choses en harmonie et chacun aussi satisfait Ûe lui qu'il .restlui-même.. II a la ûërfé de son indinérence aux dësaatrea, que sa propre incapacité fait crouler aor-sa tête il se félicite'de supporter ruine et sait gré 'lorsqu'elle est venue d'accepter l'amour =modeste et dévoue d'une femme qui travaille dur à&h qu'il puisse vivre doucement. H se sent très bon, très intelligent, et s'apprécie de s'accommoder ai aiséTnënt de toute situation pourvu qu'elle ne coin" porte aucune nécessité de lutter, aucune 'tension violente de ses muscles ouatés de~ graisse, ausuneardeur continue de soncerveanatrophiédans t'indifférence. :Il~est pas méchant le pauvre André Tfurettë~ oh pasdutoutt à chaque minute de l'existence OTi le trouve semblable à lui-même, facile à vivre, sans-angles, rame ronde et potelée, mblîe et si peu dense'qu~unsoufne la fait virerilapousse ici, la ou ailleurs.

II ne commettra jamais un vrai crime,, un bon. crime où il faudrait deTénergië rude; on ~he se dispute pas ayëc lui, il n'a nulle agressivité, n taitdes dettes et compte obscurément que quel-

que chose adviendra pour qu'elles soient réglées ·

lldonpeà~afemme des bijoux et sesentfastueux,\il~stteliemënt:heureux.de faire plaisir, ilasibQT]tcœuriI~s'bijoux ne sont pas payés, ils s'en vont ~mpHt.de piété et la femme travaillé plus dur ënGorë;pour les en .retirer. Ça ne tegardë point, oarentehd reste, il est généreux, il adonné des bijoux, que peut-on attendre d'aùtre~de lui? Lassé par une vie de garçon médiocrementorageuse, pourtant, il ne trompe pas Ba.fcmme~jion,ilne la trompe pas, mais il-là déçoit. 11 décevra tous 'ceux qui auront mis un espbii'quelGonque.dahg -les -arables apparences

de son~enroyable veulerie.

Examiné ainsi, cet être semble ignoble, rhabiletesuperieure~du livre de M.MuhIfeld tienten ceci, que,;d'un bout a l'autre de sa piteuse déstijiêe André Tôùrette conserve une certaine grâce, et ,qu'lt faut être à la~'an~pour perdre complètement Tesppir de le voirTéagir contre sàprodigieûs.eiâchëté.-IL 'est ti'ës pareil à beaucoup d'hom-~ mes,.que les~femmea trouvent'charmants; aux- ` quels, d'enthousiasme, elles cohnent leurs espoira de bônliëpi's,.pour demeurer ensuite parfaitement incompréliensives: des causes qui font de cea hommes-là les: ïauteurs de multiples misères. ~C~t qu'its.ne; s6'nt~:p 'hbmmës.\LeQra âmes'pT.iantes et indécises.n'ont' pas de sex~, iis~ .ne.tyTRnmsënt-p.aint, ir~ont~n'soùriM < ''jacccpte~Ip~têm~cbmmeiLvië~~

:iS./sôDt~~i~à~~ despotes''sans dôûte, étv

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~M~a~~es~ttenar~ent~ë: :r

sera doux de.les sorvir.~lles s'~per~ivent .tôt .de c rmàmte de jelirs désirs :si~diuéM)nts.;JBomptëré é 'les~forts~parplùs de force~ou<par les subtilea manigahcesdel'âdressëestune volupté dont.l'orguëir .se tdmne'; dompter"-les faibles dégoûte n d'eux et de soi-même au reste, leur .faiblesse /mêmë est une raison pour qu'ils échappent mieux encore que les autres l'eau coule de la main qui v se ferme, ainsi font ces êtres fluides et fugitifs .qui s ne veulentpàs vouloir. /l! Et quelles déceptions plus complexés ils réser- d veht'à celles'dont le cœur puissant s'est cru capa- blé et les a crûs dignes d'un vaste et persistant -L ënort.' Elles.s'usent, lës.paùvrcs hérbiques.à gai-, d ~anisër ;le néant de ces hommes;; tontes~lëura c éhergiesne sufûsént pas aies désenlizer de-leur 1] amour d'eux-mêmes, ~de leur indinérence aux v- beaux espoirs. La femme peut trouver une mer~ veilleuse excitation au dévouement dans la fai- j 'blesse partielle, de l'homme à qui;ellé;s'asso,cie, e c'est une plaie"à soigner sur un corps vivant, et Ya foi de guérir exalte :le courage, mais ceux-là "1 .dont chaque -Sbre est.inûltrée de lâchetés :accep~- 1 tées et chéries, ou nulle part le baume ne trouve pour/aider son action la résistance d'une place saine, quelle prodigieuse lassitude ils .'donnent i comme par leur r~fus tacite de collaborer à toute '< lutte, ils empoisonnent de doute et de mépris les meilleures vaillances, comme'Hs .dégradent celles quivoulaient leur restituer leur dignité active, en rendant vaines leurs'plusmagtunques facultés de pitié et de dévouement) I J t ç Bien décidément.dl faut que les hommes soient des hommes, et ceux qui. abusent de l'excès de leur force sont moins dangereux à la femmo.que ~es~redo~tablea~gaï~Q~s~~gi]~~ bilea, capaoles fout~juste 'de témoigner la di- rection du 'dernier 'souffle d'air auquel, il s ont j obéi. H importerait que notre vanité ou notre vaillance cessassent de nous égarer vers ces êtres douteux qui attendent, assis, d'un air aimable,'au bord du chemin, que quelqu'un veuille se charger pour eux du fardeau de la vie._ II serait souhaitable que les André Tourette ne trouvas- j sent plus si facilement des chanteuses de café- concert pour leur onrir do gratuités et totales hospitalités, ni de~ braves nilea honnêtes pour s'user au travail ànn qu'ils aient un gîte agréable et un demain sans ~angoisse.

'Les dames féministes s'insurgent en éloquentes révoltes contre la tyrannie rhpmme, peutêtre bien ont-elles raison, c'est, sans doute possible, chose -très inconfortable que la tyrannie, mais, à tout prendre,-puisque, pour quelque. temps encore, il est supposable que la destinée de l'homme et'celle delà femme tendront à se Téunir, ce sera, je crois, un meilleur calcul de s'arranger du tyran qui, nous menant à sa suite, sait où il va, que de subir les amoindrissantes conséquences de veulerie TÏëa doux irrésolus~ qui glissent sans secousses ni conscience dans lea plus fâcheux trous. Us sont aussi lourds à traîner quf~es autres à. supporter, et leur poids mort entait tout autant les maîtres de notre vie: les mauvais maîtres ) Mieux vsLisnt les violents qui blessent souvent mais dont parfois on peut ..avoirTorguëil~ 'En fermant le fcurIeux~vréde~MuhIfeld, on se surprend à croire–presque– qu'il doit y avoir, parfois, quelque douceur à être un peu :battue par un homme qui, conscient de sa volonté, soit capable de Ja~éa.Iiser,

T'œmi.na

Ce

-"L

LA POLTT!QUE E

LES.PETITS AGNEAUX

Vous.pensez que les dreyfnsistes j'entenda lea politiqruea du parti furieux de n'avoir pas atteint le Dut que se proposaient leurs enbrts~ c'est-à-dire la condamnation de quelques gêné-. raux et l'avilissement des autres, préparaient dans l'ombrele grand chambardement que Dous annonçait naguère leur chef authentique. Us devaient troubler l'Exposition, nous brouiller avec l'Europe et, s'il le fallait, organiser la grevé générale.

Ehbient il pa.ratt_ que .nous étions tous mal renaeignéa. Les dreyfusistea na demandent qu'à vivre en paix sous la règle tutélaire de M. MiÛerand. Ceux qui troublent la sérénité publique, ceux qui agitent l'opinion en évoquant l'anàire Dreyfus, que M. Cornély vaudrait bercer doucement jusqu'à ce qu'elle se réveille, c'est vous, c'est moi, c'est notre voisin.

L'aSaire Dreyfus ? Qui donc, a l'exception dps nationalistes, ~'en occupe aujourd'hui? `?

M. Comély nous conseille de n'y plus penser et d'attendre bras croisés et bouche close que la coùrde cassation ait -brisé comme verre le jugement de Rennes.,

,Geci fait, on tirera do.,cet arrêt -nouveau lea conséquences qu'il comporte. Plus dràmatique.M.Lucieh-Victor Meuniernoua dénonce a à la haine et au mepria de tous les Lonnêteagense.. Get écrivain lyrique et bien intentionné se propoae de noua souffleter.~ & avec les clameurs républicaines D~t aussi de <: nous clouer le silence .à:la bouche .avec ies poings)). On ~l'aura pas à en venu'à cette .extrémité. Nous ne demandons qu'à nous taire, mais il faut que le gouvernement nous démontre aujourd'hui qu'il n'a aucune part de complicité dànarles sécréta desseins de M. Reinach. Cette démonstràtion,il faut qu'on la fasse. A tort ou à rais6n,bn croit que l'Exposition est un paravent à l'abri duquel le gouvernement se livré à d'étranges manœuvres. Tandis que nous s noua hypnotisons sur les incontestables splendeurs de cette admirable synthèse des plus hautes conceptions de l'esprit humain, on profite de notre distraction pour Techerchër ou plutôt pour créer de toutes pièces le fait nouveau qui autorisera les révisionnistes à recommencer leur funeste campagne; ,°,;

Dn le dit un peu partout il importe que sur ce point le gouvernement s'explique–- ou jour mieux dire se Justine.

Le générardeGaUinet a interrompra carrière .d'un officier de grande valeur, parce qu'il avait dévoilé les louches entreprises de M. Temps, "alors que M. Temps lui-même est couvert par son ministre, qui lui adresse :une admonestation pa;terheUë, un blâme anéctueux. On frappe celui-là, mais il est certain qu'on a de bonnes raisons~pour ménager celui-ci.: il peut parler; onhe lui acipuepas le silence à bouché ?, pour employer la belle métaphore de M. .Lucien-Victor Meunier, Tnais on l'engage amica.lément, et probablement sous bonne promesse, à semontrérdiscret. Tout ceci doit être éclairci. M.~Waldeck-Rouaseau doit nous dire et nous prouver qu'à aucun moment le ministère ne s'est occupé do l'affaire Dreyfus, si ce n'est pour l'empêcher de renaître- de ses'cendres.. IIamê'Tnardi.il a avoue vendredi .peut-être aujourd'hui recherchera-t-il une transaction entre la négation et raveù. LeTnieux est de noua tout confesser~et depMmettreàlàFrance qu'il ne recommencera, plus. H est vrai que, dans ce cas.onlejùgeraitpeuqualiûé pour amener l'apaisement'qu'il recommande. 'jCë serait toutefois un grand~soulagement pour tbus~etnqùs nous empresserions d'orienter noa

espr.its vers d'autres objets. -L.~DËSMouLiNS.

~U~S~ f~

;nè. question intéressantes

Noire -cdnû'ère/.dé-T~c~o ~6 P~Ws pos~Tine

aquestibn donf la'gràvitë n'échappera â personne.~ "Serait-il~rài,demâhdë-t-U~qn'aprBStl&~ dërReQnea,ie~osaïéF~n~~

.~on~r~t~ .?

s

;assatibn~yec injonction a ses Tin~mbres d en '?

;tudier les.pëints faibles, 4e manière à~~a!C!M~; ~e~se de ~re~res.7'~a?.posï~c'M7,: 11 serait intéressant d'avoir là-dessus ~n dé-

menti! ouun àveude M. lézarde des sceaux.

-Iù isitionùnrr.ersitàüe y

iTiqùlsitionunivûrsitaire.-i

'On nous rapporte un fainncroyable, mais ab-

solument exact, qui montre à quel point -exerce

[a pression administrative~urUes fonctionnaires;

le l'Etat. > Au cours de toutes les expositions précédentes tes ministres ~de l'instruction.puMique~ont donne des fêtes -bu des 'réceptions auxquelles' étaient conviés "tous .les ~membres ~u/corps. enseignant

habitant'Paris.

Cette année on a adressé à tous les,chefs doservice une circulaire-disant que « pour~qu'il n'y ait pas de cartes perdues. les membres~des corps enseignants devront 5oHM~e~ l'honneur d'être invités~cës fêtes'ou'à ces réceptions et fournir a l'appui de'leur demande leur état-civil et celui de

leurs femmes f~c).

Il va saTis dire que ceux qui île solliciteront pas l'honneur en'question seront notés l'encre rouge et qu'ils Tie seront pas près~d'avoir de l'avancement tan~que ce minisj.ëre durera.

ÉCHOS DE PAR~~

Nous avons dit que la Princesse 'Ma.tb'ilde atteignait hier ses quatre-vingt-un-ans. Ajoutons .qu'à cette occasion, tout ce que la société parisienne compte de hautes personnalités a dénié dans ses salons, pour .lui apporter toutes les féli- citations et,tous les vœux qu'inspirent son ca-~ racf ère élevé et son amabilité.

"'inutil~e'4irei[ue:ies-~artes~t~es.~êu~;o~ 1

>

afQué'dansIebël'Mtéldë'laTue.de-BerFi,~qu'h~

bitë~ la' nlle de Jérôme -Bonaparte, la demiere

hièce de Napoléon I".

Au Panthéon

N'ayant plus à redouter de froisser Tambur- propre d'un grand artiste, l'administration 'vient enfin de donner l'ordre d'enlever l'énorme Ëgure de femme en plâtre qui depuis si longtemps se dressait au fond au Panthéon.. Cette .maquette avait été conçue par:FaIguiëre pour représenter le triomphe de la Révolution~ ` Pièce par pièce–est-ce avec une intention allégorique ?–des. ouvriers démolissent la Révolution. r On ne verra donc bientôt plus l'immense rideau. de toile grise qui déparait l'intérieur du Panthéon et cachait tout un chantier .abandonné. "Il est probable d'ailleurs qu'on y élèvera in-'cessamment une autre barricade pour l'artiste qui sera chargé de décorer l'abside de l'ancienne église de sainte Geneviève, patronne de Paris. Nous recevons la lettre suivante-: z

~ieMB (Autriche), 25 mai.

Cher monsieur,

Le G'aM7oM, dans son numéro au 33 maLi, en p~rlELnt des révélations de r~c~~r, cite le télégramme dé M. Joseph Reinach du mois d'octobre de l'année dernière et demande si a le docteur Mosettig, l'eminent professeur dont il se réclame, est le meme~ui vient d'être arrêté en Autriche pour crime de haute trahison M. La. confusion qu'a faite M. Reinach est trop visible; -pour ne pas être intentionnelle. Tout'le monde sait– et les nombreux amis que possède M. Reinach dans~ le parti dreyfusard de Vienne, le; savent mieux que;~ personne que le.célebre chirurgiën_dôcteur~Moset-~ tig, professeur à la Faculté de' médecine, \quelqu.e~ chose comme le Péan de Vienne, n'a rien de commun ~véc l'ancien employé de douane, of&cier de réserve. dansTarmée austro-hongroise Mosettig, qui se trouve~ sous les verrous depuis de longs mois, son procès" ayant traîné en longueur par une procédure experte que dirige M. le professeur Frishauer, défenseur de son coaccusé Sària et frère de M. Berthold Frischauer, l'ancien expulsé de Paris, éloigné de France par le cabinet Méline pour avoir bavé sur la tombe du président Faure.

Croyez, etc.

On demande ce que devient la Jeanne d'Arc de Dubbis qui, après avoir pris possession, avec soJennitë, de la place Saint-Augustin, a disparu vingt-uatre heures après, entre chien et loup ? q Gomme nous l'avons- dit, le statuaire avait trouvé le socle un pou élevé et avait décidé de le faire diminuer. Une re-palissade fut donc replanr tée sur le terre-plein-devant l'église Saint-Augustin, mais derrière ce mur. il ne se passa rien t Les indiscrets qui d'aventure risquent un œil à travers les planches constatent qu'il y à la. un minuscule chantier avec quelques pierres, et c'est tout.

Ça n'est pas assez, et nous espérons que, grâce aux progrès réalisés par la science dans les temps modernes, il ne sera pas nécessaire d'attendre six mois pour que l'on vienne à bout de tailler un petit piédestal eh pierre.

Rien n'a, chez nous, la vie plus dure qu'une palissade, et nous prbËterons de ce que nous sommes sur ce sujet~pour émettre timidement le vœu que l'on active.aussi les travaux de la statua de Lavoisier, qui s'élaborent mystérieusement dans un énorme cube de bois, derrière la. Made-

leine.

-GOUPDECRA.YOK

A~p~e.BuMt&t

Un ardent, dana tonte la forcado l'&ge, un pan fort, le corps comme ramassé sur lui-même, Ja/ Sgu.re.éclairée d'un regard à la fois .très doux et trèa énergique. Merveilleux tempérament d'orateur servi par une voix qui s'enfonce dans l'oreille comme ~me Trille. Affectionne les audaces de -l'improvisation au point qu'il ne~ait jamais s'il parlera cinq minutes avant de monter à la. tribune. Do,nno chaque jonr" dans rEc~M)'la note spirituelle et précise des événements et des choses. Présida avec autorité le conseil municipal de Pariset6t,t!n cette qualité, les honneurs dé la capitale aux marins russes, A beaucoup voyagé poussa une pointe jusqu'à Nouméa. N'en est pas revenu pour être ministre. Cela pourra tout de même lui arriver.

ChosesdeParis.

Une ruejiouvelle en plein Paria ça. ifest pas c .de la petite bière jf, comme on dit à Montmar.tre. Il s'agit de celle qui devait être tracée sur t, remplacement derancien hôtel etde l'ajicienparc de la reine Hortense qui était compris entre les ruesLaffitteetLafayette.

La semaine dernière on a pratique une large e brèche dans le mur qui bordait le parc sur la rue Lafayëtte, et les terrassiers ont commence à niveler la rue nouvelle qui fera communiquer la rue Lafayëtte et la rue Lafntte. Cette nouvelle venue aura douze mètres de

large. `

't**

La Grande Roquette, désaSectëe, comme l'on sait, depuis longtemps, va disparaître. Selon le cliché, la fameuse <t pioche dea dëmolisseurs B va intervenir incessamment, -car, hier,' on commentait déjà à enlever les tuilea de la toiture. Le reste va suivre et il ne restera plus rien de ce coin se déroulèrent si! souvent, au petit jour, les lugubres spectacles des exécutions capi-tales,

T~e comte Léon Tolstoï vient, paraît-il, de nnir un nouveau livre intitulé 2VoMt?eJ esc~ dans lequel il étudie l'important problème social' de vie~des ouvriers dàna les grandea villes et s'élève tontre les conditions d'existence qui leur sontfaites. Ce nouvel ouvrage sera publie dans le courant de-l'été. M. Ernest Laviase a, comme on ~e 'verra pins loin, pria la parole, :hier, à YiIlëneu~e-SaintGeorges, au nom de l'A.cadémie J&'ânçaise, pendamt~la cérémonie d'inauguration du monument

.de'.YictQr'-Duruy.

H était .mieux~- a, même que personne de &dra

son%lBve,~tfut pendant~de~onguegMn~~

r~mi-~ë'.plua ~ntitne~

~~neS~et~uruy' ~lb eàienj, dan~ la-

.8,

même~Isda;Mpr<ràq'<ni~i~ ème;~és~éond`

~~nqu~n~~B, TU.e ~ë~édicis;. lia ;~e "voyaient ~onti~uëliëm~nt ~në~ai~aient~en~Qs àe coa-

su~C~

"D'aiMeùr;s, "Mme* Victor Duruy "habite encore

rappartemëht qu'occupait son mari~et M. La vissa

-l'entoure de'ses soin~ les plus respectueusement

.déYoués.:

.Les Américains ..étaient f.ers de posséder la femme la plus grande du monde~entier, prétendaient-ils. Ils viennent d'être bàttua~ honteuse-

ment pard'humbletjrëce.

Onêcritde Corinthe aux journaux d'Athènes qu'une jeune Elle, âgée de vingt-deux ans et nommée VassiUki Calliaudji, originaire d'un petit -village de-.cette .province, a une taille de deux métrés trente. Ses yeux sont aussi gros que des œufs, sa tête a un volume double de celle des femmes ordinaires, les mains et les pieds à l'a-

venant.

;€'est déjà'tentant. mais la dot? 't

.Lès. amateurs de tableaux anciens et~'dë ta'Hleaux modernes suivront'les deux vacations que Me Paul Chevallier, assisté de' MM. Ferai, experts, dirigera mardi à'rhoteIDrouot.

~JEhi euet, à salle 1, & trois heures et demie, on dispersera quelques œuvres fort remarquables de Corot, Daubigny, -Diaz, Jôngkind, Sisley, Ziem, etc.; 'et à la salle 6, à quatre heures, quelques morceaux de. maîtres: un paysage célèbre'de Pàulus Potter~ daté de 1650 un portrait d'homme âgé de Rembrandt, plusieurs pages de l'école française du dix-huitième, etc.

L'exposition a lieu: aujourd'hui et se poursuivra demain jusqu'à l'heure commenceront les" vacationa.

La Société générale des-Eaux Minérales de

.~als,ja~QiLneur~'in&rmer~jeDe.~mét-en .vente

des~Setdes-.f/4 de bouteilles; des eaux de ses ~sources Saint-Jean et Précieuse.

La source Saint-Jean se mélange admirablement/à toutes les boissons, vins, bière, lait, sirops; c'est, par excellence, Feau des dyspeptiquës, celle qui donne de l'appétit et qui facilite les digestions. Elle est très agréable à -'boire. La source "Précieuse se boit généralement pure. ~On l'emploie-avec succès dans les anections du .foie, des reins, de la vessie, calculs, diabète, -goutte. Notice et renseignements 4, rue de ~renulhe, à Paris.

Lp restaurant d'Iéna à l'Exposition. formait, hier soir, comme Tin vaste salon aristocratique. Remarqué parmi les. dîneurs Mgr le duc de Chartres, prince et princesse Murât, lord Eleho, ~lord Leiser, comte de Périgord, comte de Ganay, M. et Mme de'Gournay,comtedeMensdorf,prince de Mandsfeld, marquis de Jaucourt, misses Mil-

da,M.Dubose,etc.

Le restaurant d'Emile A.oùst va bJLentôt tenir ~e record de lamode.

A travers les livres

Za ~VbMveMc'CMïSfM~fe &OM~eo:se. C'est 1e titre du charmant volume d'une irrésistible gaieté.que M.Fra.nc-I~ohain publie aux Editions delà 'R6!?Me~a~c~e. Ce roman de toua les jours, quij)asse des plaisirs de la table aux soucis du ménage, est écrit dans ces étonnants vers amorphes dont M. Franc-Nohain a le secret. NOUVELLES A LA JWAiN "1

Les petites scories de~la conversation –Mon ami, Tietejfie pas aux femmes, elles sont perfides comme Londres. –Tu veux dire comme l'onde? R

Mais non, comme Londres. ~uisqu~on dit la pernde Albion l ZIn Dénûüo

TfnJ)Muno

LA

SËMCE D MJMJM HC!

Un point sur. lequel tojut le monde est d'accord, c'est que la Chambre nous onrira aujourd'hui une séance d' e Exposition )), c'est-à-dire un de cea spectacles épicéa et violents qui font la joie de quinze cents spectateurs et la désolation de trentesix millions de contribuables.

Et d'abord comment s'engagera la bataille ? '1 Trëa naturellement par la -discussion immédiate de l'interpellation du comte de Castëllane sur les déclarations faites par M. Joseph Reinach à Digne. On racontait que le gouvernement en demanderait le renvoi à un mois. Il n'osera certainement pas. Ni M. Erantz,niM. Alphonse Humbert n'ont l'intention d'interpeller pour leur compte; mais, en revanche, M. Krantz, au double titre de président des républicains progressistes et d'ancien ministre de la guerre, et M. Humbert, qui a si brillamment révélé, mardi dernier, les machinations de la Sûreté générale, intervien-'dront certainement dans les débats et apporteront chacun à la solution nnalë de la journée la contribution de leur autorité et de leur talent. Quelle sera, d'autre part, l'attitude du ministère et des troupea bigarrées qui obéissent à son mot d'ordre ? De ce coté on en est réduit aux conjectures, bien que l'attitude générale de la presse ministérielle et des Pythpnissea de la e défense républicaine]'' qui vaticinent dans lea couloirs parlementairea noua Soumissent déjà quelques précieuses indications sur la tactique éventuelle de l'ennemi.

Je rappellerai, d'abord, que le gouvernement s'était fait administrer, dèa vendredi dernier, à la clinique du Luxembourg, le vaccin de la génisse sénatoriale par l'habile praticien qui s'appelle Ghaumié grâce à cette précaution hygiénique le ministère comptait biën,~ouvoir aSronter sàna danger les miasmes du Palais-Bourbon. Mais il semble bien que le vaccin n'a pas pria et que la cohorte ministérielle ést menacée des plus graves périls. H paraît donc probable que le président du conseil, suivant la formule sacra:meïiteHë,û: se tiendra à la disposition de la Chambres qui ordonnancera la discussion immédiate de l'interpellation Castëllane.

Cependant, j'ai le devoir de signaler une tentative de diversion dont on attribue l'inititiatiye à l'un des druides les plus qualiuéa du Grand Orient j'ai nommé M. Vigné (d'Octon). Cet ho- norable, chevelu comme Absalon, est un ancien médecin de marine, romancier de talent ainsi qu'il l'a prouvé avec l'~e~eHe M&M~e qui vient d'éditer une nouvelle plaquette, la G7o!~e <fM i<S'a&re, dans laquelle il prend à partie le général 'Gàllieïu et' quelques-uns doa brillants bfnciera qui tiennent garnison à Madagascar. Sans entrer. dans le détail de l'épopée à rebours imaginée par 'M. Vigne (d'0ctbn),je dirai que ce Ponsondu Terrail de la politique a'eSoree on même temps de blanchir lea sujets de la reine Ranavolo et de noircir conscience de nos ofaciërs. Donc, M. Vigne d'Octon interpellerait le gouvernement aur les suites qu'il compte donner à aonToman et le gouvernement étoun'erait Tinterpellation Castëllane et les révélations du capitaine Eritschsoua les fureura antimilitaristes de M. Vigne d'Octon. Par malheur, ce beau rêve ministériel me paraît irréalisable, et l'interpellation Vigne ressemble beaucoup à"une réclame de librairie. D'autres prétendent que le gouvernement se croyanten droit de compter, quoi qu'il dise, sur le concoura absolu de majorité.à laquelle il doit onze mois de durée, répondra nettement aux mterpellateurs en niant toute importance aux documënfa Tomp~eiger, et la reaponaaBilitépléiné et entière" des àcteaincriminëa pa.r l'opposition 'le gouvernement pense qu'en lançant d'anë~oi~ sûre im~ ~onôre sur lés. oinciéra qui ydccnpent de politique et aur lea a déplôrablëa Btràditionâdu ~bureau, y~ drad'àsaaut rlëa M~ de aéa a~~

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Enan une açrn~r~~

matèrent je. ne suis .pas éloigne de crotre que ë

~'estja. c~le-Ïa qu'il s'arrêtera. les amis do cabi~ ~net~soigSënaëBïë~~és~~t~ raient hermétiquement les oreilles pour ne rien entendre en même temps qu'ils intimeraient l'ordre aux ministres de ne pas répondre Ce serait le vers fameux de l'opéra-comique bien connu Ne pMlepM, Rosé, je t'en supplie! l

jnisen action, et si d'aventure les orateurs de l'opposition insistaient pour obtenir des explications, -on organiserait un tel chahut ? que le président de la Chambre, contraint de lever la séance et de se couvrir, couvrirait par la même occasion le ministère qui pourrait ainsi distribuer dans six mois les sept cents croix de M. Millerand. J'ignore comme tout le monde ce qui se passera dans quelques heures au Patais-Bourbon, maia j'ai peine à croire que les députés patriotes seront assez naïfs pour autoriser une tactique, grâce à laquelle une majorité de sourds portërait'triomphalement au Capitole un 'gouvernement de muets.. a

Clauda Baron

F/~c-~fM ~a~/M LES ERAHDS METRES DE L'uN!VERS)TÉ

M. Leygues, ministre de l'instruction publique, a porté la paro!e hier,àVi)leneuve-Saint-Georges,à ['inauguration du monument élevé en L'honneur de son prédécesseur Victor Duruy. Le ministre républicain a pu rendre hommage au ministre de Napoléon Ht .sans renier ses doctrines de défense républicaine, Duruy~ ayant été essentiellement un laïque, un champion de ce qu'on appelle le droit de l'Etat, comme si, eh matière d'instruction, les -droits de l'Etat ne devaient :pas être primes par .la liberté du père de famille.

'MaiS'si-Duruy-ne .fut- pas.un-ministre.uivant le cœur des catholiques et de beaucoup de libéraux, ce fut un homme de talent, et un brave homme. Double mérite, assez rare chez les grands maîtres de l'Université, avant comme après Duruy, surtout après. Ce fut de plus un homme très simple, ne reniant pas son origine de fils d'ouvrier aux Gobetins, nullement grisé par la fortune inouïe, qui fit en moins de deux années, du simple professeur de rhétorique au lycée Napoléon, aujourd'hui Henri IV, un Inspecteur général de l'Université et ensuite un ministre.

Un de ses anciens élèves de rhétorique, qui pendant ces deux années-là avait fini ses études et faisait son droit; m'a raconté que, ~e livrant un jour aux joies de la pleine eau dans fa Seine, à Villeneuve-Saint-Georges, il sentit tout a coup deux mains puissantes se po- ser sur ses épaules, les faire céder et l'envoyer dans l'a. Mme en se dérobant ensuite à ses remerciemeo.ts. Revenu à lui, il reconnut dans l'auteur de la <; passade p Duruy, son ancien professeur, devenu ministre, qui se souriait à lui-même du bon coup qu'il avait fait. boire. Que faire Se fâcher, maintenant qu'il ne pouvait plus être mis en retenue ? C'eùt-été mesquin. Rire de la farce valait mieux. C'estr ce qu'il fit en remerciant même le ministre de l'avoir assez reconnu pour lui avoir fait avaler une ration d'eau. Mais comme il avait un fond de rancune il guetta l'instant dé la revanche et le moment venu, après quelques brassées opérées pour donner le change, il reut le coup de la passade au grand maître de l'Université qui, -une fois reparu à la surface et son souffle repris, cna de loin <: Bravo et s'éloigna en tirant sa coupe. Pas poseur-pour un sou, Duruy.

On le vit, du reste, A quelques années de là, quand. it Et son service comme simple garde national pendant que ses deux fils aînés se distinguaient dans des grades peu élevés, servant ainsi d'exemple au dernier de la famille, le jeune officier entré il y a quelques années le premier à Saint-Cyr.

Hâtons-nous de dire que de tout temps les ministres de l'instruction publique'furënt plus solennels que Duruy, comme il convient du reste à des hommes qui tiennent sous leur égide ces institutions peu folâtres qui s'appellent le Collège de France, les Facultés de mé- decine, de droit, de théologie, des sciences et des let- tres, l'Ecole normale supérieure, qui nomment aux emplois dans les lycées des professeurs de talent et aussi des imbéciles, quitte à révoquer également des imbéci-" les, quelquefois, et aussi des hommes de valeur et de cceur comme MM. Dausset et Syvetbn qui, enSn, s'ils ont sous leur coupe l'Opéra avec le sourire des danseuses, dirigent souvent, selon l'humeur de tel ou tel président du conseil ou pour complaire à telle ou telle combinaison de groupe parlementaire, let trois cultes religieux reconnus par l'Etat.

Nous ne reviendrons pas sur le rôle de' l'Université dans l'ancienne monarchie. It fut considérable. Le souverain avait souvent à lutter contre elle, mais que de service cette puissante corporation n'a-t-elle pas rendus grâce surtout au concours des ordres religieux auxquels elle s'est ouverte et qui ont fait notamment de l'Université de Paris, déjà la doyenne de celles du monde entier, leur guide et leur modèle dans tous les champs alors explorés de l'esprit humain 1

C'est un décret de la Convention qm supprima TUniversité en vertu sans doute de cette déclaration faite récemment au procès Lavoisier, que la république n'avait pas besoin de savants. C'est un décret de Napoléon 1er qui l'a rétablie, à peu près telle qu'elle fonctionne aujourd'hui.

Son premier grand maître fut Fontanes, littérateur d'une élégance un peu passée aujourd'hui, comme une étoffe empire, brave devant les démagogues il le prouvaendénonçantCoIIotd'Herbois,–moins héroïque devant le maître du monde, au demeurant un excellent fonctionnaire qui contribua à faire des lycées autant de casernes, de façon que Napoléon, sur la 6h de son règne, put distribuer dans la classe de rhétorique des brevets de sous-lieutenants. La moitié de l'apprentissage était faite pour ces adolescents.

Sous la Restauration, les principaux grands maîtres ont été un Breton, Corbieres, et un Provençal, Mgr de Fraysssinous. Corbieres était un ultra. Frayssinous, plus libéral quoique prêtre ou plutôt parce que prêtre, tous deux grands amants des lettres latines, heureux chaque année de présenter lé lauréat des vers latins en rhétorique au roi Louis XVII! presque aussi fort en poésie latine lui-même que l'est aujourd'hui Sa Sainteté.

Sous la monarchie de Juillet, les plus marquants des ministres de l'instruction publique furent le duc de Broglie, Montalivet, Girod de L'Ain, et surtout ces trois hommes éminents qui se sont appelés Guizot, Villemain et Cousin.

La deuxième république n'eut que de très médiocres grands maîtres. Carnot, d'abord, le Sis du conventionnel, et ensuite, Vaulabelle, le pesant historien, jusqu'au jour où la majorité étant passée à la droite, M. de Fatloux, nommé ministre, élabora et fit voter l'admirable loi qui porte son nom, trop conciliante et trop juste pour qu'elle ne soit pas menacée aujourd'hui par te récent jacobinisme de M. Wàldeck-Rousseau.

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Les ministres du second empire ont presque tous fait parler d'eux, principalement pour avoir été la cible des brocards républicains, à commencer par Fortoul, coupable, prétendaft-on, d'avoir dit un jour en tirant sa montre :< En ce moment, danstoute~Ia France, la classe de troisième compose un theme. La vérité est, que Fortoul fut un esprit un peu rectiligne, mais un ministre sagace. Si son fameux système de là bifurcation divisant les élèves à partir de la troisième en <: scientinques et en < littéraires a eu le tort de ne pas aller jusqu'à sa conséquence logique, ta suppression du baccalauréat, il a été tout simplement l'œuf d'où est sorti ce qu'on appelle aujourd'hui l'enseignement moderne.

Rouland qui vint après Fortoul eut à subir de vives polémiques avec les évêques. C'était au lendemain de la guerre d'Italie et les prélats avaient quelques motifs de gourmander le pouvoir, Rouland, qui avait été ma- gistrat, eût quelquefois la main lourde. Duruy qui te remplaça sut être meilleur diplomate avec les hauts dignitaires de l'Eglise.

Puis vint Bourbeau, qui manqua de prestige au gré desirréconciliabtes d'alors et qui n'eut pas te temps d'en conquérir, car au bout d'un an de fonctions il passait la main à Ségris, lequel ne dura que quelques mois.~ainsi que ses deux successeurs, jusqu'au 4 septembre, Mège et Brame.

Depuis r8yo, tes principaux grands maîtres de l'Université se sont appelés Jules Simon, Waddington, Batbie, de Fourtou, de Gumont, Faye, Bardoux, Jules Ferry, Paul Bert, Faîtières, Goblet, Benhelot, Spuller, Loekroy, et en des temps pins rapprochés de nous, Combes, Léon Bourgeois, Rambaud, Leygues. Sauf M. Fallières et M. 'Combes, tous ont été bu à \peu près des lettrés. Tous, en tous cas, quels qu'ils aient, été, hommes de droite ou de gauche, se sont piqués d'aimer les. arts et ont tenu a vivre en bons termes avec tes artistes.Ce fut la caractéristique, nomsëutement de cet excet:lënt Bardoux, qui avait, dit. l'histoire, des préférences pour~oùt te monde, mais ae M. Goblet, quifa'e~t-de goût déclaré que pour lui même. Tous aùssi.~usqu'eh ces derniers temps, Ayâieht~ accepté .un K!o~!&~t~aft,à ;peû pr~s gort~ble ;~cc le_ personnel de.l'enseig~meht;;

Ubre~ Voici aujpurd'huila guerre ouverte en&e le "grand

libre. J., 8.

maître de l'Uniyers!te et lés maîtres religieux. Reste s~otfsi t'Uni vérité ea sortira ytctoriëuse~ al6r%).ur. tout que'Mgt' d'nHtvërsitaIres, des .sag€s~<çeux-là,bt&. ment et'maùdissenf cette TepIrised'iiost.HUës aussi-ou' vertement qu'ils peuvent te faire ~ans Être. dénonces ~)a< tafratic-maçonnene. Tout-Pjuit

Comment on vote en Belgique

tjes MÏectiom8 d'~njtmpd'hui

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"BraxeUes.37mat,llh.matm.

Les élections d'aujourd'hui sont intéressantes à plus d'un titre: pour les Belges/elles auront une importance exceptionnelle dans leur histoire pour les étrangers, elles formeront une curieuse leçon de ch6ses,etparticuliërement pour les Français qui parlent en ce moment de mddiner leur loi électorale, notamment dans le sens de lareprésentation des minorités.

II. s'agit du renouvellement intégral de la Chambre et du Sénat, avec la nouvelle loi sur la représentation proportionnelle; c'est l'expérience première en grand de théories .longtemps discu. tées c'est la tentative de contenter tout le monde. C'est sans doute un très loyal essai de répartition exacte des opinions, mais il y a gros à parier que demain il y aura plus de mécontents encore qu'hier, et que rien ne sortira de bon pour personne de lois embrouillées que comprennent à peine leurs auteurs. Ce sera en "tout cas l'affaiblissement de la prépondérance temporaire d'un parti et de la division extrême naîtra peut-être l'instabilité permanente. Exposons le plus clairement possible le système électoral belge, tout au moins dans ses lignes principales, car la Chine jamais ne,vit pareille complication. Comme dans le pays de Confucius il y a des mandarins à un où plusieurs boutons en Belgique il y a des électeurs à une, deux ou trois voix. L'homme marié a une voix de plus que le célibataire, ce qui fait que votre concierge peut avoir un vote de plus que vous.

Le vote est obligatoire la première abstention est punie d'une amende de 3 francs, la seconde d'une amende de 35 francs et bientôt on est déclaré déchu pour six ans des droits civiques. Il faut prouver une impossibilité matérielle de se rendre au scrutin pour échapper à une condamnation vous voyez d'ici la rage de bien des gens empêchés d'aller à leurs affaires ou à leurs plaisirs t

La représentation proportionnelle fut votée à la suite des émeutes de l'année dernière; c'est la: seule combinaison qui put réunir une majorité à force de compromis et de négociations. Voilà la raison qui l'a fait adopter, car elle n'était favorisée par aucun parti politique en tant que parti. Les conservateurs surtout, avec leur forte majorité, étaient très divisés sur cette question beaucoup d'entre eux préféraient à juste titre le scrutin uninominal. Expliquer à nouveau par le détail cette formule de représentation proportionnelle serait aussi difficile pour nous qu'ennuyeux et pénible pour le lecteur; qu'il nous suffise de rappeler que toutes les listes qui atteignent un- c coeSiciem 'proportionnel au nombre des votes participent à la répartition des sièges et cela au prorata de l'importance des suffrages obtenus. A Bruxelles il y a neuf listes différentes excusez du peu à savoir les suivantes Association conservatrice, ligue libérale, indépendants, radicaux, ouvriers libéraux, socialistes, démocrates chrétiens, deux listes de commer-

çants..

Voici un pronostic situation approximative de répartition basée sur les dernières élections = Conservateurs, 6 sièges.

Libéraux, 3 sièges.

Radicaux, 2 sièges.

Socialistes, 5 sièges,

Indépendants, 2 sièges.

Evidemment ceci n'est que pour donner l'exemple de la façon de procéder, car en 1896 les conservateurs et les indépendants avaient une liste unique et les démocrates chrétiens ne luttaient

pas.

Pour Bruxelles, seulement, il y aura deux cent cinquante-cinq mille bulletins a dépouiller 1 Ge qu'il reste à remarquer, c'est qu'on ne peut pas panacher; le vote pour un seul candidat est possible, mais profite en même temps à toute la liste. On a tout prévu il y a des membres suppléants, choisis en même temps pour parer aux vides des élus qui mourraient pendant la durée de leur mandat ou démissionneraient.

A

tk y,

En attendant que les premiers résultats noua parviennent, il est bon d'insister sur l'importance de ceux-ci.

Ce n'est pas uniquement le sort du gouvernement conservateur qui est en jeu, c'est la question d'un gouvernement possible. Le parti conservateur est, en fait, le seul qui soit à même de se maintenir par lui-même. Voici, au reste, ht réponse qu'a donnée un journal libéral à un con&ère conservateur qui demandait a Qu'arriverait-il si la majorité échappait au gouvernement?

<[ Si la Chambre nouvelle est composée d'une majorité libérale-socialiste, celle-ci devra agir selon cette situation nouvelle. Ni les libéraux, les socialistes n'étant assez nombreux peur constituer un ministère, il va de soi qu'il n'y aura que deux moyens. Ou bien en constituant le noùveaa cabinet d'éléments libéraux avec l'appui des socialistes, ou bien en composant le ministère de socialistes et libéraux, sur un programme élabore par les deux partis. D

En somme cela revient à dire que la bataille aujourd'hui donnera gain de cause au gouvernement actuel ou rendra les socialistes maîtres de la situation.

Voila pourquoi bien des gens déplorent la loi du suffrage plural et étendu largement qui a étS fatale aux libéraux sans doute, mais qui a favorisé, hors de toute proportion, l'avènement de9 chefs socialistes.

Les fortes tête du parti conservateur l'ont: eom< pris en faisant jadis liste commune avec les indé.pendants; récemment encore, une tendance àl'étaMissement d'un groupe puissant au centre s'est manifestée.

Ne serait-ce pas là le salut ? L'avenir paisible du pays ne demande-t-il pas la constitution d'un grand parti du centre formé des modérés des partis conservateurs et des vieux libéraux de la Ligue ? Nous pensons que les sages auraient voulu en arriver là, espérons que ce n'est que partie remise.

Telle est là gravité de la situation, telle est la page d'histoire qu'à l'heure qu'il est, le peuple est en train d'écrire.

Il faut avouer qu'il l'écrit très paisiblement. La période électorale a été loin d'être mouvementée et <r avec le roi Léopold le calme le plus complet n'a. cessé de régner Seuls les journaux ae sont livrés à une polémique effrénée; a croire les feuilles antiminiatérielles, la situation est épouvantable: la dette publique se serait accrue dans des proportions considérables, la rente serait'dé~réciée, les chemins de fer seraient désorganisés. Certainement les organes conservateurs ne

.ménagent pas leurs adversaires, mais iisne pon-'

vent leur reprocher~ à eux, d'avoir commis dM fautegiecëntos,pniBgn'ils n'ont rien -f~ da/

';tout!i:

~Prenons ~ueÏques phiBres éditants, dëtM) `

belge 's'est lie 4u -6â phi emen- 'e'e'11* dôtté

belge s'est clevée annuellement. :de83~m~~

sous dernier ministère libéral, de 30 millionj) 'aoias celui de N~BeBrn~rtMdë~~

L puis. Lm'en.te a~aSsS dans M9 ~orai~M tiH~~

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