JOimNXË MS'DËB~TS D~~Ê~BYS NOTËAIBRB MS~ N~M~eîÏM d<8 fEt'raager EMPIRE BRITANNIQUE Opposition au projet sur l'ordre public Avant même la discussion en seconde lec- ture du projet de loi sur le maintien de l'ordre, des inquiétudes commencent à ap- paraître dans les milieux de gauche au su- jet de l'étendue réelle des pouvoirs qui se- ront désormais conférés aux autorités de po- lice. La question est traitée dès aujourd'hui longuement et en détail par la grande revue de gauche ~etu Stntesn:fm Otd Nation, ser- vant généralement de tribune aux représen- tants des sections <: intellectuelles des par- tis libéral et travailliste Le projet dans son état présent, écrit la re- vue, confère des pouvoirs nouveaux et dange- reux aux autorités de police. H leur donnerait le droit d'interdire presque toutes les mani- festations pub)iques d'un sentiment quelconque sans avoir à répondre de leur action devant les cours de justice. H est bon de rappeler l'his- toire des dix années qui précédèrent le triomphe de Hitler en Allemagne. Les désordres des rues aboutirent à l'accrois- sement des pouvoirs de police, ce qui conduisit graduellement à l'abrogation des libertés ci- viles, jusqu'à ce que, dans la période finale de Brüning et de Schleicher, l'autorité de l'Etat eût entièrement passé aux mains de l'exécui.if et de la police. Le résultat fut que Hitler put s'emparer du pouvoir sans opposition sérieuse. Notons toutefois que les groupes parlemen- taires travailliste et libéral ont l'intention de s'abstenir de critiques sérieuses au cours du prochain débat. Les conflits du travail Le mouvement de grève aHectant une usine d'automobiles à Birmingham, depuis quelques jours, s'est étendu hier, la production de cer- tains ateliers de finissage ayant dû automati- quement cesser par suite de l'interruption des travaux dans les fabriques centrales. On croit que de 8.000 à 9.000 ouvriers sont actuellement en chômage, volontairement ou non. Plusieurs auraient occupé certains ate- liers et des tracts communistes sont distri- bués aux alentours des usines, encourageant les hommes à continuer la lutte. ALLEMAGNE La question religieuse Le correspondant du TimM à Berlin donne les très intéressants renseignements que voici ttur l'état présent du problème religieux On annonce que le chancelier Hitler a fait, mercredi, une visite à M. Kerrl, le ministre des affaires ecclésiastiques, qu'il a félicité de son rétablissement après une longue maladie et avec lequel il a discuté les questions relevant de son département. Cette visite, jointe à celle que le cardinal Faulhaber. archevêque de Mu- nich, a faite récemment au chancelier à Berch- tesgaden, est considéré comme la confirmation de la nouvelle selon laquelle le Fuhrer s'occupe e personnellement en ce moment des affaires reli- gieuses. Cependant, il ne semble pas qu'il y ait à l'heure actuel) possibilité d'un compromis sur l'a question de l'éducation, qui est la prin- cipale cause de dissension avec l'Eglise catho- lique et un motif important de conflit avec l'Eglise protestante. D'après les renseignements dont on dispose, il semble que l'entretien du cardinal Faulhaber avec le Fuhrer ait été fort peu encourageant. Le résultat de la conversation aurait été tout à fait it négatif. Sur la question de l'éducation, ni l'Eglise ni l'Etat ne sont prêts & accepter un compromis. Le national-socialisme, a dit préci- sément mercredi le ministre de l'éducation, possède en lui-même de profondes forces spi- rituelles. Le ministre a ajouté que, dans le do- maine de l'éducation, il n'a pas besoin de l'aide des Eglises, qui, a-t-il déclaré, ont perdu dans beaucoup de parties du monde leur influence sur ' esprits.
Si telle est l'attitude du gouvernement, la pos-
sibilité -d'un compromis entre TEglise catholique
et l'Etat parait très lointaine. En ce qui con-
cerne l'Eglise protestante (evangélique), on croit
que le chancelier Hitler estime clos le chapitre
ouvert par M. KerrI et ses comités d'Etat. La
tendance future serait pour l'Etat de s'écarter
de toute participation aux affaires ecclésiasti-
ques purement internes, telles qu'elles se présen-
tent par l'effort d'unir les diverses branches
de l'Eglise protestante.
La question des prix
M. Joseph Wagner, le commissaire aux prix
récemment nommé pour exécuter le plan de
quatre ans, a prononcé, hier, un grand dis-
cours-programme.
Les prix, a-t-il déclaré en substance, ne doi-
vent pas résulter de l'onre et de la demande.
Car cela signifierait que le droit de l'individu
prime celui de la collectivité. Les prix doivent
être maintenus de façon à permettre aux clas-
ses ft'bles socialement de conserver un standard
de vie leur assurant la force de mener avec
succès n'importe quel combat collectif pour
l'existence de la nation.
Le commissaire aux prix a déclaré que la
surveillance de l'exécution du plan de qua-
tre ans incombe à toutes les organisations du
parti.
Leur tâche, a-t-il dit, doit être de créer un
code d'honneur obligeant chacun à se eonfo!
Mer aux directives nécessaires et permettant
d'anéantir par In force publique celui qui s'y
déroberait.
ITALIE
Important mouvement
diplomatique
D'après certains bruits actuellement en cir-
culation, le mouvement amorcé par la nomi-
nation du comte de Veechi comme gou-
verneur de Rhodes, et celle de M. Guiseppe
Bottai, comme ministre de l'Education na-
tionale, serait complété par d'autres nomina-
tions. Le maréchal Balbo serait, dit-on, en-
voyé à Berlin comme ambassadeur et rem-
placé en Lybie par M. A. Starace, secrétaire
du parti. Le mouvement toucherait le mi-
nistre actuel des Finances et celui des com-
munications.
M. Federzom, président du Sénat italien.
serait nommé ambassadeur à Paris.
SAINT=SIEGE
Un discours du Pape
Le pape a prononcé un discours qui a duré
près d'une heure au cours de l'audience qu'il
FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS
du 15 novembre 1936 (57)
Le marine tie M Lynne
PAR
CH.-M. BRAME
C<~0/ de fa~f~~M par M. BoRDRCUrt.
avec faM~oHMftOM i
de la Fon:~ ~cM/~ F~M, LoM~oM.
Quatre ans semblent !ong's qunnd on
est jeune, observa Mrs Lynne. Et pour mot
aussi, d'ailleurs, ces quatre ans ont p~.ssé
îentement. I! me tardait tant de revoir mon
fils.
Croyez-vous qu'il aura beaucoup j
change ? poursuivit Agathe, sondeuse. Et,
tante, reprit-elle plus vivement, pensez-vous
qu'il l'aura oubliée ?
Non, certes, répondit Mrs Lynne, mon
pauvre fils ne l'oubliera jamais. Md's il es'
encore jeune, d'un caractère enj'ju*. Je ne
H~sespère pas de le voir ëtab!i à Lynnewo!de
avec une bonne femme et des enfants quj
grandiront autour de lui. Il a t sduiîert
H mérite bien d'être enfin heureux.
i
BeprodttcttOM mterdife,
a accordée aux congressistes de l'Union mis-
~sionnaire du clergé.
Los congressistes avaient à leur tête qua-
rante évoques et les cardinaux Verdier, Pie-
tro Fumasoni et Carlo Salotti.
A l'adresse lue par le cardinal Fumasoni
Biondi, le pape a répondu en remerciant pour
les vœux qui lui avaient été adressés pour
i son 80'' anniversaire. Puis il s'est longuement
i étendu sur l'importance des missions.
SOCIETE DES NATIONS
La Belgique et la Ligue
Notre correspondant de Genève nous
mande
Le secrétariat de la S. D. N. vient
d'adresser au Conseil et aux membres de
la Société une communication qu'il a reçue
dn gouvernement belge pt qui est relative
au ipt'obipme de la mit-e en oeuvre des prin-
cipes du Pac'te.
Apres ]:t déclaration faite par !e roi des
Belges Léopold III ,et les interprétations qui
avaient suivi. )a. communication du gou-
vernement belge vient infirmer l'opinion
seton laquelie ta. Be)g)que pourrait ne p.as
demeurer entièrement fidèle a. ses engage
ments de membre de la S.D.N. En en'et,
fa, communication de la. Heigiqne apporte
une contribution très nette ~l'étude de la
tnise en oeuvre des principes du Pacte. EXe
recommande de procéder par la voie des
interprétations et insiste sur l'effort qu'if il
y aurait Heu de faire pour réaliser l'uni-
versatitédelaS.D. N.
La Belgique voit, da~s ce!)e-ci, le seul
moyen d'empêcher que les mesures prises
en vertu du Covenant ne demeurent frag-
mentaires et ne viennent opposer, finale-
ment, )e hioc des Etats membres à celui des
Etats demeurés en dehors de la Société des
nations. Elle se montre favorable, en outre,
à des précisions qui seraient apportées a
l'article H du Pacte, de manière a per-
mettre au Conseil de prendre des mesures
« t)our sauvegarder efficacement la paix
des nations '<.
Le gouvernement belge estime encore
qu'il serait nécessaire d'accélérer la procé-
dure initiafe de l'article II. Il ajoute, en
ce qui tou(he les obligations de l'article 16
du Pacte, qu'elles devraient être précisées
aussi, pour dissiper lee incertitudes ,et
conseilte, ce qui peut paraître contradic-
tojre après sa demande de renforcer les
mesures de l'article 11, de prendre en con-
sidération les leçons de l'expérience, au
cas où f'on procéderait a, une mise au
point.–ED.B.
Au Consei! du B. L T.
Au cours de la séance délier, le Conseil
du Bu!eau international du travail a dé-
cidé « d'inviter les gouvernements de tous
ies pays, membres ou non de l'organisa-
tion internationale du travail, dan~ les-
quels la production textile constitue un
élément important de l'économie nationale,
à envoyer a. Washington, pour les pre-
miers jours d'avril, des délégués et conseil-
lera techniques pour participer à, une con-
férence tripartite appelée à examiner tous
les aspects de l'industrie textile qui peu-
vent. avoir, directement ou indirectement,
une innuence sur l'amélioration des con-
ditions sociales dans cette industrie
Le) Conseil a décidé de fixer hi. date de
convocation des autres commissions tripar-
titcs industries charbonnières, sidérur-
giques et du bâtiment, lors de sa. pro-
chaine session, en février, et il a convoque
pour le 24 mai 1937, a Vienne, une confé-
rence régionale des représentants des ser-
vise d'inspection du travail des pavs de
l'Europe orientale.
HONGRIE
Budapest fait un appel triomphal
au comte Ciano
Aussitôt la Conférence danubienne termi-
née, jeudi soir, le comte Ciano et la déléga-
tion italienne ont quitté Vienne par train spé-
cial pour se rendre à Budapest où ils sont ar-
vés hier après-midi. Une réception enthou-
siaste les y attendait célébrant ainsi l'amitié
atilo-magyare .Le comte Ciano a été salué à la
gare par M. Danaryi, président du Conseil,
entouré de tous les membres du gouve.rne-
ment. M. de Kanya, ministre des affaires
étrangères, revenu le matin de la Confé-
fércnee de Vienne était également présent.
Les enfants des écoles agitaient de petits
drapeaux italiens lors du passage du comte
Ciano dans les rues, de la gare à Phûtet du
Palais du Danube
Lorsqu'il parut sur le balcon de l'hôte!, le
ministre des affaires étrangères italien fut ac-
clamé par une foule nombreuse aux cris de:
Duce! Duce! Ciano! Ciano!
Dans l'après-midi ,!e comte Ciano et sa
suite ont signé sur le livre de visite du Ré-
gent de Hongrie et ont déposé leur carte au
palais du cardinal Seredi,, prince pri-
mat de Hongrie, ainsi que-chez les présidents
de la Chambre des députés, de la Haute Assem-
blée et chez tous les ministres.
Puis le comte Ciano s'est rendu au Parle-
ment. A san arrivée dans la loge diploma-
que, la séance a été interrompue et le prési-
dent de la Chambre a salué le ministre ita-
lien par un discours dans lequel il a fait res-
sortir les profonds sentiments d'amitié exis-
tant en Hongrie pour l'Italie, et a souligné que
le Régent de Hongrie se rendrait prochaine-
ment à Rome.
M. Daranyi, président du Conseil, a donné
hier soir, un grand dîner en l'honneur du
comte Ciano.
La presse hongroise commente très chaleu-
reusement'le séjour du comte Ciano à Bu-
dapest. Les journaux voient en lui le type de
l'Italie moderne, en même temps soldat et di-
plomatie et le considèrent comme le symbole
du roie de la jeunesse dans l'essor de l'Italie
nouvelle.
Les journaux soulignent d'autre part que le
comte Ciano est le gendre de M. Mussolini, et
qu'ainsi, en sa personne, la Hongrie salue éga-
lement le Duec.
Oui, il a souffert, mais moins cruel-
lement que moi, pensa !a jeune fi!!e.
Ils seront ici ce so!r, continua Mrs
Lynne. Je puis à peine le croire. Il faut que
nous leur préparions une réception grandiose.
Cette dernière journée !et)r parut !ntermi-
naMe. Enfin, le soir arriva et Mrs Lynne'
eut !a joie de serrer dans ses bras ce fi's
si tendrement aimé et qu'elle attendait depuis j
si longtemps. E!!e eut peine à croire, au pre-
mier abord, que cet homme de haute taille,
au visage amaigri et bronxé. au regard s!
triste, était bien son f:)s. Il paraissait tciïe-
ment p!ns a~é, gTave et silencieux, comptète-
ment différent du jeune homme anime, plein
d'entrain d'autrefois. Oui, il avait .heaucttup j
~ouff~rt, et ]e souvenir de sa beUe jeune ¡
femme devait être encore bien vivant 'hns
son cceur. Mais, ainsi que !'avait dit Mrs
Lynne. quatre ans représentent "n !ona' es- j
pacc de temps lorsqu'on est jeune et si Lord
Lynne n'avait pas oub)ié, s'il soufïrait tou- j
jours, cependant t'ncuitz de sa souffrance
s'était atténuée avec )cs années; il était dans
la force de t'âge et !a vie lui réservait encore
bien des jours heureux.
Parents et amis firent aux d.*ux voyageurs
un chateureux accueil et tes visiteurs affluè-
rent ad château pour leur souhaiter !a Men- j J
yenus..
RUSSIE
Vague de terreur: arrestations
= Le LoM An.:e~er confirme de Moscou
l'arrestation en masse de trotskistes. Los ser-
vices de la Guépéou viennent d'arrêter un
colonet accusé d'avoir conspiré contre Statine.
D'autre part, Radek a subi un nouvel in-
terrogatoire du procureur général botchevik.
i La nouvelle vague est surtout dirigée con-
r trc les milieux intellectuels suspects de sym-
r pathiser avec Trotsky. En effet, on signale
t des actions « d'épuration dans les rédac-
tions des journaux et des revues communis-
tes. Par ailleurs, les écrivains russes Seliva-
novski, Tarasov, Rodianov, Grudskov et Tro-
chenki ont été rayés des listes du parti.
FRANCE D'OUTRE=MER
La conférence des gouverneurs généraux
Le Président de la République a reçu, hier
après-midi, M. Moutet, ministre des colonies.
qui, accompagné de M. Viotlette, ministre d'Etat.
lui a présenté les gouverneurs généraux et gou-
verneurs, directeurs généraux et directeurs du
ministère, constituant la « conférence des gou-
verneurs qui vient de tenir ses assises en l'hô-
tel Matignon.
M. Albert Lebrun a félicité le ministre des co-
lonies de j'heureuse initiative qu'il a prise. Il a
dit, à son tour, rappelant ses souvenirs de mi-
nistre des colonies en 1911-1912-1913 et 1914 tout
le bien qu'il attend de la conférence pour le dé-
veloppement de notre domaine colonial, appelé
à jouer un rôle toujours plus important dans
l'avenir. Il a marqué enfin aux chefs de nos
grands gouvernements coloniaux la confiance
que lui inspire leur expérience et leur dévoue-
ment au bien public dans l'accomp'issement
d'une tâche à la fois passionnante et délicate.
Il convient de signaler d'autre part qu'à l'issue
de la conférence, M. J. Perrin, sous-secrétaire
d'Etat aux recherches scientifiques, a fait une
communication sur l'intérêt qu'il y aurait à créer
aux colonies une Caisse de ]a recherche scienti-
fique.
Ajoutons enfin que M. Marius Moutet, minis-
tre des colonies, prononcera ce soir, à 9 h. 30,
un discours sur la politique coloniale, à l'occa-
sion de la fête de l'Association d'entr'aide et de
culture des Indochinois de Paris.
Ouverture, à LI!!e du 15° congres
de la fonderie
Hier vendredi, à Lille, M. Jules Julien, sous-
secrétaire d'Etat à l'enseignement technique, as-
sisté de MM. Luc, directeur général, et Bouzet.
chef de cabinet, a présidé le banquet d'ouverture
du quinzième congrès organisé par l'Association
technique de fonderie.
M. Julién, après avoir évoqué le magnifique
effort accompli dans le département du Nord en
faveur de l'enseignement technique sous toutes
ses formes, a marqué l'importance des œuvres
de formation professionnelle et des organismes
de recherche créés par les fondeurs français.
A t'Hôte! de Ville
Les donneuses de tait. L'administration gê'
nérale de l'assistance publique ouvrira. le *.0 no-
vembre, un centre de distribution de lait de
femme à la Maternité du boulevard du Port--
Royal.
Des nourrices recrutées exclusivement en vue
de ce service donneront l'excédent de leur lait
qui sera recueilli sous la surveillance d'une jnlir-
miere spécialisée dans les conditions d'asepsie les
plus rigoureuses. La vente au publie de ce lait
cru sera faite dans des flacons dosés, en confor-
mitié et sur le vu des ordonnances médicales que
devront présenter les acheteurs et que les méde- j
eins sont invités à ne délivrer que dans cas
où ils l'estimeront absolument indispensable. Le
prix de ce lait est fixé h 10 francs les sent gram-
mes.
L& voï des documents Posthumus
Le fi)s de Trotsky porte plainte
Accompagné par M* Delépine et M" Rosenthal,
le fils de Léon Trotzky, M. Léon Sédoff, car Sé-
doff serait le véritable nom de l'agitateur, s'est
constitué partie civile, après versement de mille
francs ,entre les mains de M. Barrué, juge d'ins-
truction, chargé de l'enquête sur e vol des docu-
ments. 7, rue Michelet. D'autre part. les deux
avocats se sont mis en rapports avec Léon -rotz-
ky pour sa constitution personnelle dans cette
enquête.
Une déclaration du docteur Fosthumus
Le professeur docteur N. W. Posthumus, direc-
teur de l'Institut international d'histoire sociale,
publie un communiqué où il dit notamment.
H faut considérer l'Institut comme une société
de sauvegarde de documents.
Il s'efforce de prévenir la perte, accidentelle
ou voulue, de tout matériel de valeur, pour la
connaissance du développement social. »
Les paquets volés, pesant de soixante à qua-
tre-vingts kilos, constitutaient principalement des
journaux et des coupures de journaux coUec-
tioonnés par Trotzky, ainsi que des lettres que ses
éditeurs et ses traducteurs lui avaient adre.ées.
Il s'ensuit que cette coHection n'avait de valeur
que pour l'Institut.
Deux sous=manns subissent
des avaries dans ta tempête
Les Sûus-mârins PotTtcnfe et Poncp!cf, qui
avaient quitté Brest pour des exercices, se sont
trouvés en pleine tempête au large du raz de
Sein. Les deux Mtiments ont dû chercher re-
fuge à Lorient, ayant subi quelques avaries
Au cours de la traversée, le quartier-maître
Personnis, du Poincaré, a été brûlé a la face et
aux mains par une avarie du moteur.
Une banque ferme ses portes
avec un passif de dix minions
Un krach important vient de se produire en
Flandre pat' suite de la fermeture des portes
de la banque Georges Isoré, à Casse), près
d'Hazebrouck. Cette banque possédait des bu-
reaux à Steenvoorde. Mervitle et Bailleul.
L'affaire fut provoquée par une plainte éma-
nant de M. Désiré Christiens, rentier M Cassel,
qui, ayant acheté pour 21.800 francs d'emprunt
des P.T.T., n'avait jamais vu ses titres ni revu
son argent. Le passif atteindrait dix miUtons.
Les ptCmiers qui arrivèrent furent Lord et
Lady IIorting'tcn.
J'espère bien, AHan, dit Evelyne à son
frère tcrsqu'eiïe put lui parler seul à seul,
que vous allez maintenant vous empresser de
suivre mon exempte. Vous ne comptez p'm
tenir compagnie à Lord Lynne jusqu'à la
fin de ses jours; il peut s-; p~ser :!e vuus
à pre'xnt. ~athe a été vn~m:.i: *:icn pa-
~'erte Si ~& aviez été mjn fi''ncf, }~ vnu.t
au' ~pnr.é votre con~e dep't'~ longtemps.
Voma't-'o.! pu rester en Orient
Soy~x *'a:sonnable, H~eJync. AHa[.
en souriant. Vous savcx que je ne pouvais
agir autrement. Et, d'nmeurs, si j'étais re-
venu plus tôt, ccht n'aurait servi à rien. Aga-
the n'aurait pas vou!u m'épouser. E)'e était
trop afiect~e par )a mort de sa sœur.
C'était certainement bien terriMe et je
comprends, certes. qu'Agathe ait eu de !a
peine à se remettre d'un coup pareil. Cepen-
dant, on ne peut passer sa vie à ~émir. Une
fois Forage terminé, )e solei! hnt de nouveau.
Ne l'écontez pas ?i e)!e veut encore vou'-
t'envoyer à p!us tard. Ce serait vraiment
par trop absurde. A votre place, je n'admet-
trais plus aucun délai.
A]!an suivit !e consei! de sa sœur. Agathe
eut beau lui dire qu'elle ne pouvait pas en-
core quitter Mrs Lynne, il déclara que Lady
Florence la remplacerait parfaitement et ne j
voulut accepter aucune excuse,
Apres lu Conférence de Vienne
La question du réarmement hongrois
Au lendemain de ia conférence tripartite
j de Vienne, c'est surtout l'éventualité du rc-
j armement hongrois qui parait retenir l'atten-
tion. On télégraphie à ce sujet de Vienne
L'attention se concentre maintenant sur la
~Hongrie dans les milieux diplomatiques vien-
nois. où l'on s'attend que le gouvernement
de Budapest prenne très prochainement des
dispositions officielles de réarmement. Le réar-
moment hongrois étant de ]ongue main amorce,
il s'agit moins pour la Hongrie de créer un fait
nouveau que de sortir de la phase du réarme-
ment clandestin, qu'elle juge incompatible avec
son prestige.
C'est vraisemblablement a l'occasion, à la
veille peut-être du voyage à Rcme du régent
Horthy, que la Hongrie prendrait des décrets
égalitaires de réarmement, avec l'assentiment,
désormais acquis, de l'Italie co-signataire du
traité de Trianon.
En présence du geste attendu de la Hon-
grie. les réflexes de ia Petite Entente seront-
ils coordonnés? La Petite Entente, qui s'est
contentée d'une protestation platonique contre
l'Instauration en Autriche du service obligatoire.
aurait-elle une réaction plus vive à l'égard de
la Hongrie? On se le demande d'autant plus à
Vienne que la Yougoslavie a. aujourd'hui, à la
difrérenee de ses partenaires de la Petite En-
tente. des motifs de ne pas considérer le réar-
mement de la Hongrie comme pesant sur ses
frontières. La Hongrie aurait en effet aban-
donné ses prétentions révisionnistes quant aux
territoires à minorité hongroise échus à la You-
goslavie en vertu des traités, en même temps
d'ailleurs que, dans le cadre du rapprochement
qui est en train de s'opérer entre Belgrade et
Rome. se manifeste à l'endroit de la Croatie
le complet désintéressement de l'Italie.
Le télégramme suivant de Prague donne
des indications sur l'attitude de la Tchéco-
slovaquie
Dans les milieux compétents de Prague, où
l'on n'a pas été surpris par les termes du com-
muniqué de la Conférence de Vienne, en ce
qui concerne l'égalité des droits pour la Hon-
grie, en matière d'armements, on rappelle que
la Petite Entente a admis, depuis longtemps,
cette éventualité, et que, notamment, lors de
la conférence de Stresa, elle s'était montrée
prête à négocier à ce sujet sous la condition
que l'étendue du réarmement hongrois fût
fixée d'un commun accord et soumis à un con-
trôle avec la garantie que la Hongrie n'emploie-
rait pas son armée contre les pays de la Petite
Entente.
Elle demeure disposée à négocier sur ce sujet,
mais au cas où ce réarmement se ferait de
façon unilatérale et sans accord politique préa-
lable, les Etats de la Petite Entente ne se con-
sidéreraient plus comme liés par certaines obli-
gations du traité de Trianon.
O>
La Maison internationatedes Étudiants
Le Président de la République inaugure
cet après-midi à la Cite universitaire la
Maison internationale des Etudiants, nou-
velle libéralité de M. John D. Rockefeller
junior.
Cette nouvelle institution, qui s'étend sur
une superficie de 5.000 mètres carrés, et qui
peut être considérée comme le commence-
ment de l'oeuvre commencée il y a quatorze
ans par M. Honnorat, a été inaugurée au-
jourd'hui.
La Maison internationale est l'organe
commun et le centre social de la cité où, à
l'heure actuelle, dix-sept nations sont re-
présentées. Elle comprend, outre un restau-
rant et un café-bar, tous les agréments et
les commodités d'un club véritable des
salles de réunions et de jeux, des salons de
réception, un grand salon orné d'émaux re-
présentant les armes internationales un
théâtre de 1.08S places que l'on peut trans-
former en salle de cinéma une salle de
conférences et une bibliothèque.
Pour la culture physique, les résidents
trouveront dans les sous-sols une piscine,
ainsi que des installations de gymnastique
que complètent, à l'extérieur, des terrains
spécialement aménagés pour le sport.
AU MINISTERE DES FINANCES
On annonce officieusement que M. naum-
pa.rtncr. directeur génërat (]).i mouvernext
des fonds, serait prochainement appeie n.
In. direction du Crédit National et remplacé
soit par M. RuÈff, directeur-adjoint du
mouvement des f~nds, soit par M. Monick,
attache financier du gouvernement fran-
çais à Londres.
La mission des industriels polonais
Le Comité de coopération économique franco-
polonais a tenu de nombreuses conférences aux-
quelles ont été convies a collaborer les repré-
sen.tants qualifies de l'industrie française.
]1 est résulté de ces prises de contact une
préparation utile qui servira de prélude aux
négociations qui s'engageront pour la conclu-
sion d'un nouveau traite de commerce.
Samedi dernier, les présidents des deux sec-
tions du Comité le docteur Paul Mnkowski.
président du Conseil des traites des chambres
de commerce, d'industrie, d'agriculture et d'ar-
tisanat de Pologne, et M. Etienne Fougère, pré-
sident de l'Association nationale d'expansion
économique, ont rendu compte, d'une part, à
M. Lukaciew!cx, ambassadeur de Pologne à Pa*
ris, d'autre part. à M. Paul Bastid, ministre du
commerce, des résultats de leurs travaux.
La réforme fiscale et la famille
L'Alliance nationale contre la dépopulation
vient d'écrire à M. Léon Blum pour protester
contre le projet de réforme fiscale, qui, loin de
réduire les impôts directs des famiUes nombreu-
ses, aggrave au contraire leurs charges. Elle vou-
drait que, pour réaliser la justice fiscale, la fa-
culté contributive réelle du contribuable soit cat-
t culée en tenant compte de ses charges de famille
s aussi bien que de ses ressources, et que ce so!t
s cette faculté contributive qui serve de base à la
taxation.
L'Alliance nationale demande en conséquence
au président du Conseil de réserver bon accue:)
aux amendements très modérés qui viennent
t d'être déposés à la Chambre par M. Mallarmé,
t président du groupe de défense de la famille et
de la natalité.
Je vous ni attendue toute ma vie, Agathe.
dedara-t-i!. Voie! quatre longues années que
nous sommes fiancés. Je suis absolument seul
a. la Chase; j'ai besoin de vous. Ne me faites
pas attendre davantage.
Agathe se laissa, enfin persuader et il fut
convenu que leur mariage aurait lieu en
août.
A mesure que ]cs mois s'écou!aient, Lord j
Lynne perdait peu à peu son air triste et
préoccupé; il reprenait goût à la vie pour n<
pas faire de peine à sa mère. Agathe. e!)e
aussi, redevint plus gaie pour ne pas faire
de peine à son fiancé. Lady Florence leur
communiquait a. tous sa joie et son anima-
tion.
Les heureux jours d'autrefois semb!a!en:
tuire de nouveau à Lynnewolde. Pourtant, !c
jour du mariage d'Agathe, au milieu des fê-
tes et des réjouissances, !e souvenir de !a
beHe jeune femme qui avait été la reine du
vieux château, était plus vivant que jamais
dans !c crcur de ceux qui l'avaient aimée.
Agathe suivit son mari à la Chase et fut
aussi heureuse qu'i! est possible de t'être.
A!!an l'entourait (tes soins et des attention!)
)es plus tendres. I! l'appelait sa perle, son tré- <
sor inestimable. Et si, parfois, une ombre de
tristesse voilait !e doux visage, il se hâtait 1
de la faire disparaître par ses caresses. i
Pans Ja vieille galerie de tableaux de t
JL~a Ecihoa
ZL Y A CENT ANS
yf~f'');f!/
du mardit~ novembre j8j6
Paris, ]4u('embrc.–Une lettre deCoritxia
cil date <) 6 novembre. !ue. ce main par une
des pre!;neres!)]aisuni de banque d;I'ar;s, con-
tient ce qui su!t:
« Chartes X. après u:M courte ma!ad!e de
trois jours, a exp:ré hier da:ts)a nuit à une
.heure et demie.)' n
Un)itceso!r(l:thsunjour']a):
"Le4.<~navaicé)ébré!aSaint-Ct]ar!csen
~famitie.Dansia nuit qui suivit. le vieux roi
se trouva indisposé. Le mal se déc!ara dans )e.s
voies dig-cstives et. ]e!endema;n. ce prince fut
emporté par une vioiente inflammation d'en-
trar!)c-s. Toute !afa)nit)c était réunie auprès du
mourant.
)) On nous assure que. le vieux roi mort. k'
.ducd'Angou'ème, renonçant aux (iroitsqu'i)
prétend avoir à !a couronne de France, n immé-
diatement proc!an~e]c duc de Bordeaux roi de
France et de Navarre.)) »
Chartes Xéta~t né a \'ersai)!es]e o octobre
I7~
«Les couh'ssss de i'Hôtei de Ville»
Grand chasseur devant l'Eternel et aussi de-
vant les hommes. M. Ernest Gay qui a passé un
pacte avec la jeunesse, poursuit avec une ardeur
toute juvénile, non seulement le gibier, mais en-
core ces autres fugitifs que sont les faits de
l'Histoire, Avec ce coup d'œil d'inlassable
disciple de Saint-Hubert il a acquis une renom-
i mée de tireur dont il a un juste orgueil, l'ancien
président du Conseil général de la Seine et l'an-
cien syndic des deux assemblées siégeant à
l'Hôtel de Ville vient de fixer, pour la postérité
de nouveaux souvenirs dont la trace se fût,
sans lui, effacée dans les tempêtes où nous vi-
vons.
Sans recherches littéraires, avec une sincérité
et une franchise qui peuvent peut-être se heur-
ter, il retrace, dans son second volume des
<: Coulisses de l'Hôtel de Ville » (1) les années
qu'il a vécues dans la Maison du Boccador et
fait renaître les hommes et les choses que leurs
contemporains eussent pu oublier.
Un écrivain célèbre, qui honora ce journalis-
me auquel Ernest Goy se fait gloire et hon-
neur d'appartenir depuis toujours, a dit
« Lorsque l'on conseille à quelqu'un d'écrire
ses mémoires, c'est lui laisser entendre qu'il
n'est plus bon à rien. » Ce jugement ne peut
s'appliquer à l'auteur des « Coulisses de l'Hô-
tel de Ville, qui montre, au contraire, qu'il n'a
jamais cessé d'être « bon à quelque chose, »
La lecture des pages auxquelles M. Jean
Chiappe a donné un précieux parainnage, est at-
trayante et attachante. Toutes les célébrités que
nous avons vu passer, comme dans un immense
kaléidoscope, sont évoquées au cours de cette
impartiale et quelque fois rude revue. Ernest
Gay ne sait pas travestir les personnages qu'il il
a connus et fréquentés. Leurs gestes, leurs pa-
roles, leurs actes sont criblés par cet inexora-
ble examinateur, qu'ils s'agitent dans le cadre
purement municipal ou dans celui de la politi-
que générale.
Souvent ,il lève le « Coin du Voile f pour
nous laisser apercevoir l'envers de certains de
nos grands hommes. Qui pourrait lui en vou-
loir ? Ce ne sont, en tout cas. pas ceux qui, avec
cet aimable mentor, auront visité pendant quel-
ques instants les curiosités des « coulisses t
de la parfois mystérieuse maison commune du
grand et séculaire Paris. 0. P.
(1) Les CottHsses de t'Hotet de ViHe (Pendant
et Après), par Ernest Goy. Editions Eugène Fi-
guière(1936~.
..C f}/7);.t/<<'C'0-
/if/~ V'ttt't.f. Une série de conférences mis-
sionnaires seron: données à l'Institut catholique
de Paris pendant ics mois de novembre et dé-
cembre.
Lcs!tUKlis:\ 17 heures, du )6 novembre au
2l décembre ~1. t'abbé Tricot, professeur
d'écriture sainte a ]InMitut cathoUque. parlera
de f( i'Œuvre missionnaire de saint Pau! son
but, Ms méthodes et se.sré6u!ta(s.
Les merc.redisal7heures.duj7 novembre au
6 janvier le R. P. Pcrba). des Ohiats de Marie-
Immaculée. professeur de missioto.~ie à l'Insti-
tut mission de la Propagande a Rome. mon-
trera )a place tenue, sous t'impuisiou des papes,
par ]es études missionnaires et toutes les ques-
tions connexes dans ]es sciences théo~o~iques.
historiques et Mciotoxiqucs depuis le début du
vingtième s!éc!e. e.
Les jeudis à !7 heures, du !0 novembre au
13 janvier :!eR. P. Perbat traitera des ques-
tions relatives aux peuptes évan.éh'és pa.r tes
missionnaires, montrant les injustices et !es
excès commis sous t'innuence des préjugés )on~-
temps entretenus a l'égard des rares attardées.
7~ <7~ A'f);!M)'.f, ancien ministre d'1'fatti à
Paris, vient de partir pour le C-anada~ où il fera
une série de conférences chexies Franco-Améri-
cains et les différentes associations de .cens de
crm)eu!aque'))cserattae)]eraacenue)'émine")t
diplomate appe!te « ~a campagne française M.
.ft/'M;<.M)irf'H/ professeur
a.méricain a fait dernièrement une curieuse
expérience, pour prouver !a puissance de sug-
g'cstion de la réclame sur le pubh'camériMiu.
Ce professeur itt insérer dans !es principaux
journaux une annonce comportant, outre
J'adresse de l'auteur de rinsertion, ces simptes
mots:«Fnvoyc/moiundo)iar.x u
Huit jours après, itpub)!.t une nouvene an-
nonce ains: conçue: K Vous ne m'avez pas en-
core envoyé un doitar. ))
Une semaine encore se pa~sa et il fit paraître
cette troisième annonce '( Aujourd'hui encore,
vous pouvez m'envoyez un dol)ar. Demain, il
sera t.rop tard. »
I~esuccè-! dépassa tputesks espérances. La
première insertion rapporta ~oo dollars; !a il
deuxième 300 doUa.rs et )a dernière également
300 doDa.rs. Ainsi, le puMic avat répondu aveu-
glément :t une annonce qui n'offrait cependant au-
cune compensation en échange du sacrifice de-
mandé.
Ajoutons d'aiïïeurs que, sa démonstration
faite, !e professeur remboursa. ]eur do.ar à ses
La vente du .« Pays Réel ))
interdite en France
Un article du Pa<< Réet, l'organe du parti
marxiste, déclare que la vente et la distribu-
tion de ce journal en France ont été interdites
par un arrêté du ministre de l'intérieur.
Lynncwo!de, on peut voir u'iportraitqu
de nombreux visiteurs viennent admirer ]or-
que tes ma!tres du château sont absent;
C'est cehti d'une superbe jeune femme, a
teint mat. aux grands yeux sombres un sou
tire cntr'ouvre )a petite bouche aux ievrc
routes; d'épaisses boucles noires retomber
sur les blanches epau):s.
C'est Lady Inez Lynne, qui est mort
a Rome si jeune d'une manière si subite e
si tragique, rm'rmurent-its en la contempfan
avec admiration.
Oui, répond la femme de charge. E
voici la seconde femme de J\I\']ord, Lad
F!orence 'Lynne.
Et e)!e désigne un autre tableau, un pci
ph.)~ loin, représentant une autre je-mcfcm
me aux cheveux dores, au teint rcse e
b!anc, dont Je fin et d;'icat visage et !c
grands yeux b!cn foncé parient d'amour e
de bonheur.
Dix ans se sont ceonies. Lady Leigh, ve
nue en visite à Lynnewo!de, s'arrête un ins
tant sur la terrasse pour contempter la sccn
charmante qui s'offre à ?c-! regards. C'es
par un bel après-midi ensoipiHe de )a fu
de juin; l'air est embaumé du parfum de
rosés e! des !). Lord Lynne est assis su
la pelouse, à t'ombre du srrand ccdre; s:
femme, Lady Florence, près de lui. Mr
Lynne; dont les cheveux sont maintenan
tout Mânes et dont la haute taille commenc<
de ]pa rt
a
D~N5 LE MONDE
COURS
–S.M.lcroild'Italieareçu.hicr.aSs?'*
!Rossore.S.A.R. le prince Paul'de Grèce, l'e
plince. arrivé en auto de Flo-~ttr~ndéjeui~é
avec le souverain italien. H est retourne le so"*
à Florence pour assister à l'exhumation des dé-
pouilles du roi Constantin et des reines Sofia et
Olga de Grèce, qui vont être transportées dar~s
leur pays.
S.A.R. le prince héritier de Suède .qui vient t
de passer une dizaine de jours à Paris, est re-'
parti hier pour Londres.
AMBASSADES
S. Exc l'ambassadeur d'Italie à Paris et
Mme Cerruti ont donné, ces jours derniers, un:*
série d'élégants déjeuners.
BIENFAISANCE
La dixième campagne nationale organisée
par le comité de défense contre la tuberculose
sera inaugurée le 1er décembre, à 17 heures, par
M. le Président de la République, au Palais de
lElysée.
C'est à partir de ce jour que sera vendu, dans
toute la France, par les Amis de Fœuvre, le
timbre antituberculeux.
La vente annuelle de l'fEuvre des Crèches
parisiennes, présidée par le professeur Nobé-
court, et Mlle Marguerite Javal, aura lieu le
lundi 16 novembre, de 14 heures à 19 heures,
dans les salons de la fondation de Rothschild, II.
rueBerryer(8').
M. Maurice Donnay, de l'Académie fran-
çaise, inaugurera, le lundi 16 novembre, a 15
heures 45, la vente de bienfaisance du Cercle
littéraire français, donnée au bénéfice des jeu-
nes littérateurs et artistes dans le Salon t'hon-
neur du Cercle national des armées.
)NPORMAT)ONS
M. Paul Bastid, ministre du comaerce et
de 1 industrie, a offert, hier soir, dans I salons
du ministère, un dîner en l'honneur de la délé-
galion économique tchécoslovaque, actuellement
à Paris. f
DEU)L t
) M. Maurice Hervey, sénateur de l'Eure, est ]
décède hier à Notre-Dame du Vaudreuil.
On annonce de Grenoble la mort du géné-/
rai de division J.-B. de Lamothe, ancien direct
teur de 1 artillerie ,grand officier de la Légio~
teur de 1 artillerie .grand orficier de la Légion~
d Honneur, décédé à l'uge de quatre-vingt-se~t t
ans. 1
Le général de Lamothe était l'auteur de ti'j-a.
vaux géographiques relatifs aux côtes de l'Al-
gérie.
Hier matin, en l'église Saint-Lambert' de
Vaugirard, ont été célébrées les obsèques du
K. Lauras .ancien aumônier divisionnaire~ du
seizième corps d'armée, ancien directeur dp la
Conférence Laennec, directeur de la Confér~nes
Pasteur, chevalier de la Légion-d'Honneur.
croix de guerre.
La levée du corps a été faite par le chanoine
ScheBfer, curé de la paroisse et l'absoute dohnéa
par S. Em. le cardinal Baudrillart.
Le demi était présenté par le commandant
Lauras, chef d'escadron de cavalerie en retraite
et Mme Joseph Lauras; M. et Mme Xavier lau~
ras; Mme Régis Lauras. Mme Elisabeth et Maria
Lauras, religieuses du Sacré-Cœur et Mme Paul
Gerlier, ses frères, sœurs, beau-fr..e et belles-
sœuM. et par les membres de sa famille spiri-
tuelle.
A l'issue de la cérémonie, un discours a été
prononcé par le docteur Okinczyc, président de
la Conférence Laennec.
On annonce de Toulouse la mort du pro-
fesseur Mossé, correspondant de l'Académie d<
médecine, orfieier de la Légion-d'Honneur.
M. Félix Geneslay, maire du Mans, est dé-
cédé alage de quarante et un ans.
On annonce la mort du R.P. Selva, des Frè-
res prêcheurs, décédé a Sermaize-les-BaiM,
dans sa quatre-vingt-troisième année.
SAIMPRÉ.
ARTS ET LETTRES
Peu avant sa mort héroïque, le rfretta
docteur Charcot avait accepté de faire partie du
jury du prix Robinson. fondé par l'hebdoma-
daire Rob!ttso7t. et destiné à récompenser tom
tes ans 1 auteur d'un roman écrit pour Ie<
jeunes, mais <; pouvant être lu avec plaisir par
les adultes également ». Les fondateurs de ça
prix ont pensé donner à leurs prix le nom de
1 homme qui sera toujours pour notre jeunesse
un symbole de valeur et de courage. Avec la
consentement de Mme Charcot. le prix Robinson
s appellera donc dorénavant « prix Charcot »,
Rappelons qu'il s'agit d'un prix annuel de vinet
mille francs.
Dans sa séance du 13 novembre. le conseil
d administration de la Société des auteurs, com-
positeurs et éditeurs de musique a nommé, pae
acclamations. M. Paul Valéry, président d'hon-
neur de la Société des auteurs, compositeurs et
éditeurs de musique.
Aux Amitiés internationales
La prochaine séance du Journal parlé det
Amitiés Internationales aura lieu, le lundt
1t. novembre, à 17 1). 30, 2. rue Montpellier. Ora-
teur M. Rafaël Picavea, député du pays bas-
que aux Certes.
lew
GUERRE ET MARINE
La sortie de t'Eeo de gendarme) h; de Ver~
saii(es.–Le "Journal officiel* publie la list
de classement et d'affectation des sous-Iieute*
nants élèves qui ont satisfait nux examens d<
sortie de l'Ecole de gendarmerie de Versailles.
Les admissions & )'Eco!e mititnire d'administra-
tion. Le < Journal ofnciel publie la liste par
ordre de mérite des candidats à la section A
de l'Ecole militaire d'administration.
Déplacements et ViOégiatures
de nos abonnés
Paris. Mmes V. Béret, L. Tenin, la comtesse
A. Treuille.
MM. le baron d'Auteroche, de Framond, Coud"
chaux, Jean Viney.
Départements. Mmes Camille Balleidier, i1
Lyon; Leveilley, à Nice.
MM. Aynard. à Nice; Charles Bérard, à Nimes~
le marquis de la Bretesche, à Nantes; Chatry. 3
Perpignan, le docteur Albert Deschamps, à Cha-
mallières Fournier, à Tours; le comte de Catpl-
lier, au château de Gatellier; Louis Rigal, il
Montpellier; le vicomte René Harscouët de Saint-
George, à Rennes.
Etranger. M. Escourrou, a Port-Saïd.
à se venter, est entourée par plusieurs en~
fants qui jouent avec un énorme chien.'L'n
beau ~ar(;on, d'environ huit ans, à !'air in-
trépjde, essaye de persuader sa sccur, d'un
à deux ans pins jeune que h:i. de mortcr
sur le dos du chien, mais ce)!e-ci ne veut
pas
Un peu impatiente te n-arçonnct se tourn"
vers une délicieuse fiDette de quatre ans, u']Q
petite btonde aux grands yeux b]eus, np-
puyee ''entre sa grand'mcre, dont eUe est Ja.
favorite.
Maud, eric-t-iL venrz esj~vcr, vous!
~nez est une poitronne.
Chut. A)!an dit Je père, vous faites
de Lt peine à votre sœur. Venez, ma chérie,
poursuit-i). en tendant les hras à t'entant c;ni
vier.t s'y réfugier. EHe a de grands veit.~
noirs pensifs et des hottcfcs noires comn~c
)'ai)f d'un corbeau. Rar'pe)ez-vot:s, At'.an,
~ue v.tre sœur n'est pas intrépidt; comTr~
vous et que vuut ne devez pas la brusquer.
Il faut que vous soyez toujours très bon
pour Inez
I! prend t'entant sur ses genoux et l'em-
brasse. II a un faihk pour e)!e, parce qu~el!e
porte !e nom de la jeune f~mme qu'il a per-
due. Et bien qu'i! ait enfin fa't son vrai
choix, n'a pas oublie la tombe qu'il a lais-
sée la-bas, bien loin, sur une terre .~rang-ère.
~JN