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Titre : Journal des débats politiques et littéraires

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1845-12-02

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 1845/12/02.

Description : Appartient à l?ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k447123t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Espace.

JMadnd, 25 no~em~rc.

Le conseil d'Etat s'est installé aujourd'hui dans le local dit de la Trinité. Tous les ministres assistaient à cette instaDation. Le président du conseit a prononcé une courte ~HocuHon de circonstance. Tous les membres du conseil d'Etat ont ensuite prêté serment, et la séance a été !e\é~.

Un courrier est parti hier du ministère des auaires étrangères. On croit savoir qu'il était porteur do dépêches retativfs aux au&ircs de Roma. Le gouvernement serait très désireux d'avoir une solution à présenter aux Cortèa à l'époque de la première réunion. Un autre courri r a été expédia A M. Bernardex de Castro, ministre plénipotentiaire d'Espagne à Mexico. Les instructions qui lui sont adressées sont rotatives au difKrend désagréable survenu entre lui et !ts autorités mexicaines à l'occasion de la célébration de l'anniversaire d~ l'indépendance de la république. Le représentant d'Espagne s'est conduit avec beaucoup de dignité, et le gouvernement a, dit-on, approuvé sa conduite.

?!raM<Se-Bretagne.

J,. toMdres,29ttoMtK6re.

Il y a de nombreuses fluctuations à la Bourse les consolidés au comptant ont été faits à 94 1/8 7/8, et pour compte à 9~ 3/4 95 1/4 Trois pour iuu réduit, 93 1/t; Trois un quart pour 100. 95 5/8 Les Fonds étrangers ont peu varié; nouveau T'ois pour 100 fspagnot, 37; hollandais, 58 ')/8. H se fait peu d'affaires sur les actions d?B chemins de far. En général, on considère les nouvelles des Etats Unis apportées par le steamer CaMoms com.ne décidément plus favora- bles a)! point do vue poiitiquo. Commercialement parlant, les mouvettes sont bonnes,

tPAMS} f*' BECEMBRE. Il est arrivé aujourd'hui un courrier d'Afrique et des rapports officiels qu'on trouvera plus loin. Abd-et-Kader venait de faire un mouvement des environs de Saïda sur Loha, près du camp de Tiaret, et de là it s'était porté avec sa cavalerie seulement sur Taguine où il a exécuté des razzias contre que)ques tribus de cette partie du Petit-Désert. Taguine, situé à moitié chemin d'Alger à EtAghouat, est le lieu, comme on se te rappelle, où la smala de t'émir fut prise par M. )e duc d'Aumate. Ce rapide mouvLment d'Abd-ei-Kader a jeté quelqu'icquiétude dans !a province de Titteri, dont !e chef-tieu est Médeab. Le lieutenant-généra! Bedeau et te géuératMarey sont partis aussitôt de cette Tit)e te 24 pour aUer prendre position à Boguar, à moitié chemin de Taguine, aiin de couvrir tout ie pays en arrière et de neutraliser tes tentatives <te notre ennemi.

On verra dans tes rapports du colonel SaintArnaud et du tieutenant-cotonet Répond tous les ravages exercés par Bou-Maza dans les environs d'Orléansville et de Tenez, et combien ce partisan infatigabfe a besoin d'être poursuivi sans reiache. H avait pronté de la courte'absence du colonel Saint-Arnaud pour mettre en combustion la contrée d'Orléansville, celle de Tenez et celle de Mitianah. Son excessive activité, les moyens de terreur qu'il emptoie et la politique de perfidie qu'il suggère aux tribus kabyle' comme on le verra, ont ohtigé nos chefs de colonnes à un plus grand déploiement de forces. Ain~i, ie général Comman, venu de Mitianah à OriéansviHe, et qui semblait devoir retourner à MUianah aussitôt le retour du cotonet Saint-Arnaud, reste provisoirement dans ia subdivision d'Ortéansviite et va s'établir à Tenez où il a dû arriver te 24 novembre. Le colonel 8;unt-Arnaud, qui se trouvait alors à Tenez, a jugé nécessaire de se rapprocher d'Orléansville sur la nouvelle du mouvement d'Abd-et-Kader vers Tiaret, ignorant si t'émir voûtait pénétrer dans l'intérieur du pays ou continuer de s'avancer dans l'est par ta lisière, comme il t'a fait. Le maréchal Bugeaud envoie un rapport daté du 9 novembre, sur l'Oued-Riou, entre les Ftittss et les Beni-Ouraghrs. Depuis ses premières razzias, il n'avait pu en exécuter qu'une seule, malgré ses marches rapides et ses combinaisons bien calculées. Les Arabes et les Kabyles s'enfuient avec leurs

I~eMiHetom dM Jf<m: at~M <Mes Mëb~ts DC 2 DÉCEMBUE 1845. 1

VOYAGE AU ROYAUME DE CHOA

PENDANT LES ANNÉES 1842, 1843 et 1844. (fMr)esN"desl$oc(obre,t"etl6noYembre.) ta g;Merfe aMX Cattaa.

Le départ de l'expédition ayant été difTérë de quelques jours, Saht6-Sat!assi, tourmenté du dégirde posséder ie merveitteux spécifique que je tut avais indt~u6 me prja d'aller tenter une nouvette chasse aux hippopotames. M Ler febvre voutut me suivre c'était pour iui une occasion de voir une des parties les plus carteuses du Choa it désirait aussi prendre un dessein exact des animaux que nous allions tuer. Je partis donc avec tut le page Berroo m'accompagna cnpor)}, e~ )e Rot Joignit à mon escorte dix fusiliers. ]$ous descaad!mes dans te ravin de ta Tchia-Tchia, à quelaues lieoes de l'endroit où nous nous étions arrêtés la première fois. Le troisième jour. dans en endrpit tes eapx étaient profondes, j'aperçus de foin te tNase~u d'un hippopotame que d'abord Je pris pour la tête d'qn crocodile. Je tatssai ma mule a mon domestique et J'approchai avec précaution du bord. L'animât disparut sans agitsr t'eau dor&)ac:e où it s'enfotcait. Je t'épiai il montra bientôt tonte la (&teetsem{t nager nonchatammeut; Je ns fea, et m~ batte ie frappa mortettement. Ça jet de san<r Jaiittt de sa ea t&te. Furieux, it courut vers le rivage; et sortant de la rivière it vint se placer à trots pas de moi. H demeura ta pendant une minute, fixant sur mot ses yeux furieux et stupides, immoMio et comme hésitant à se venger. J'avoue qu'en {aca de ce (erribie ennemi je me sentais mat à t'aise, tont en me M'tant~e f~ire descendre une nouveito bâtie dans ma carabine. Cependant, soit qpeia mouvement de bras avec tequet j'enfonçais la baito tui ftt peur, soif qd'ii s'cfrayât des chasseurs qnt accoura(ent en poussant des cris derrière moi, le moastre s'enfuit de toute sa vitesse, et ai'a plonger, dix minutes plus loin dane un endroit profond de }~ rivière. Nous te suivîmes tt tutta iongtemps avec farear eontre la mort il bondissait sur t'eaa, puis it replongeait en tordant sa masse énorme. Enfin il coula au fond, et au bout d'ano demi-heure son cadavre vint flotter à la surface. Nous la ramenâmes à terre c'était un maie je toi f!s couper la tùte, que j'envoyai à M..Lef~bvre.

Je recommençai te lendemain. Koas v!mes encore deux h'ppopotames dans un de ces bassins qne ta rivière forme ~e temps en temps entre deux gués. Les gens de mon eseor~s tes cribterent de coups de tance toutes les fois qu'ifs !rent mine its yeuiQ~ s'eoi~ppar de t'espoee de réservoir ou nous tesavians ponr ainsi 'dire cerner Les maiheureuses Mtes revenaient se blottir sous plusieurs pieds d'fau, tontos tes fois qu'une nouvttt< blessure tes atteignait. Nons leur envoyamM ptus de cinquante battes sans pont voir tes frapper Amort; M ëtaitsjx heures du sotrque nous n'étions pas ptus

troupeaux sans songer à se défendre. Le maréchal appette lui-même une chasse le genre de guerre qu'il fait en ce moment. Il a sous ses ordres immédiats une division de 4 à 5,000 hommes; il marche en trois colonnes combinées, dont deux sont commandées par les généraux Reveu et Jusuf, tâchant d'envelopper des tribus pour les châtier et les désarmer. Quant aux soumissions, il n'en avait pas encore obtenu; ces soumissions seraient d'ailleurs illusoires, d'après ta doctrine préchée parBouMaza, à moins qu'on ne se fasse livrer toutes lesarmes et tous les chevaux de guerre.

Le ~fon:<eMt' a~ënen du 35 novembre donne des nouvelles plus récentes du maréchal Bugeaud. Après avoir traversé ~ur plusieurs points le pays des Flittas en combinaison avec le général Bourjolly, le maréchal était venu se ravitailler au camp de BeI-Hasse!, sur la Mina, et il en est reparti le 25 pour reprendre le cours de ses opérations contre le Flittas avec le lieutenant-général Bourjolly. La colonne du maréchal tient la campagne depuis trente'quatre jours, et elle a eu à subir de rudes fatigues sans la compensation de quelque combat éclatant.

La hardiesse extrême de Bou-Maza, l'importance momentanée que les circonstances donnent aux entreprises de ce chef, et surtout le mouvement imprévu d'Abd-el-Kader sur Tiaret et Taguine, prouvent assez combien le maréchal a judicieuse- ment agi, quand il s'est attaché à dompter ou à con- tenir la partie centrale de l'A)géric où se serait organisé une insurrection universelle et formidable dont profiteraient actuellement Bou-Maza et Abd-el-Kader lui-même, si le maréchal s'était porté immédiatement dans l'ouest. Tout ce qui vient de se passer dans la subdivision d'Orléansville, dans la contrée qui s'étend de Miliaca à Mostaganem et à la Haute-Mina, toutes les ditîicultés qu'on y voit subsister encore, démontrent la justesse des plans du maréchal, et répondent pa~' des faits évidens aux critiques dont ses opérations ont été l'objet.

On n'a pas de nouvelles ce M. le lieutenant-général Lamoriciére depuis son dernier rapport, qui était daté de Mascara le ~4 novembre. On sait qu'à la datedu 3011 était encore dans le rayon de cette place avec quatre bataillons, ayant détache en avant le général Géry à Saïda et le général Korte à Daïa, sur la ligne du désert. Avant son expédition vers Tagnine, Abd-el-Kader s'était porté du côté de Saïda, au sud de la plaine d'Egris. 11 a reçu la soumission de la plupart des tribus de cette contrée; mais elles demandaient à ne point être forcées à quitter leur territoire, ce que l'émir faisait promettre par ses lieutenans. Cependant dès que par l'attitude passive des Arabes il s'est vu le plus fort, et dès qu'il a tenu e:< son pouvoir les chefs les plus importans avec leurs familles et leurs richesses, il a déclaré qu'il ue fallait pas songer pour le moment à chasser les chrétiens ni même à défendre la terre d'Algérie que le meilleur moyen étu~t de faire autour d'eux un désert qui les privât de toute ressource et les obligeât à se confiner sur la côte, et qu'enfin il rassemblerait bientôt une armée innombrable de musulmans qui rétablirait les vrais croyans dans leurs foyers.

tl a nommé dans toutes les tribus de nouveaux kaïds et des agitas chargés de les réunir sur les hauts plateaux qui bordent le désert, pour les conduire au Maroc, sous la garde de ses cavaliers réguliers, chargés de veiller à ce qu'aucune fraction ne s'écarte. Les tribus qui s'attendaient à être menées à la guerre et non pas à l'exil sont généralement mécontentes; mais les plus turbulens et les plus fanatiques font maintenant la loi dans chaque tribu et servent ardemment les dessins de l'émir. Toutefois on cite des tribus qui se cachent dans les gorges ou dans les ravins pour échapper à ses ordres. Il y en a d'autres, telles que les Assesnas, qui se sont retirées dans le désert plutôt que de lui obéir. C'est pour appuyer les tribus dans cette résistance que le général Lamoricière a détaché les généraux Korte et Géry sur la limite du Tell,

avancés. Cependant nous ne voulions pas laisser échapper une prête si belle que nous pensions tenir entre nos mains. Nous résolûmes de passer la unit sur tes rives notre troupe se composait de plus de cent hommes on attuma un grand nombre de feux; et pour éviter les aceUens j'ordonnai aux fusiliers de ne pas tirer, lors morne que tes hippopotames chercheraient à se sauver.

D3US cette même soirée, !a soirée du lundi 6 mars 18<3. à six heures trente-trois minutes, j'aperçus une comète qui se dirigeait de i'ouest à t'est. La nuit était bette, la tuce verssit dans le ravin une lumière respieodis~ante; nous n'entendions, dans ce poétique sUence, que les cris rauques des hippopotames, lesgemissemensdt's flots qu'its faisaient ctapoter en nageant, etde temps entemps te brait de cesgerbes d'eau qo'its lançaient de leurs narines, et qui retombaient dans la rivière avec le eon argentin et mélancolique qae prennent pendant ta nuit les eaux qui coûtent. Au moment où je savourai avec te plus da datices les sereines harmonies de cette belle nuit, )o plus gros de nos hippopotames se mit à trotter dans tti gué tous mes hommes se levèrent pour te suivre quoique couvert de bies~ares et perdant beaucoup de sang, H nous échappa. Tandis que nous nous acharnions inatiiement contre tai, le second, se voyant débarrassé de la sarvciiianco qui l'avait tenu emprisonné, s'échappa du côté opposé. Cet échec me découragea harrassé, j'attai te lendemain rejoindre M. Lefebvre et nous retournâmes à Angoiota. Le Roi parut surpris et piqoé de la diuicuité que je rencontrais pour toi procurer son remède; it n'y renonçait pas pourtant: < une autre fois, médit-it, je te donnerai chiquante fusiliers et tn seras pios heureux. t

Cepeadannt !o joar Oxé pour te départ de l'expédition était arrivé c'était te 90 mars. Je ne parti pas avec le Roi, parce que Je tenais à faire des observations météréoiogiques horaires de l'équinoxe du printemps. Je le priai de me laisser une garde pour aiter le rejoindre à Fine-Fini, lieu de rend'zvous où devait se r.Uier toute t'armée. M. Lefebvre suivit Sahté-Sa~assi le docteur Petit atia soigner une s?ur du Roi, qui était malade à Tegoutet.

Sahté-Sanassi aiiajt soumettre tesGaUas-Soddo-tt BefehioQaoreppe. Chaque ancée le Roi de Choà entreprend des exp&dffions de ce genre on ne saurait )eur donner le nom gaerré cartes tfit)U3 divisées que Sahté-Satiasst subjugue ainsi ne sont pas de force à lui opposer una résistance sérieuse. ~t n'est p<s dif!tc))o do trouver des prétextes à ces agressions les Gatias, par des vols, par des attaques sanglantes contre des sujets ou des alliés du Roi de Choa en fournissent toujours de suQtsans. D'aiticurs les Abyssins ne font <{ue reprendre contre euxnae vieiiie et juste revanche. C'est une des questions ethnographiques les ptusdifRciies a résoudre que ceiie que souièvo t'origtne et t'histoire primttive de )< race desHsitas. Les Gaiiss sont one des piu~beHes et des ptas vigoureuses races de l'Afrique ils diSTérent t'es Abyssins par ia religion, teur cuite est un p~ganitimé mëtû de fétichtsme leurs mogors sont pttjs'vioiea'tes, plus rodes que ce'tes <ta teors yoisias, chrétiens qui ont sor M~ la supériorité d'une civi)isat!on retative et des souvenirs d'une nationalité antique. D'ailleurs, pour tes caractères physique. pour le costume, pour les habitudes de la vie domestique, it y a pea de dtuerence entre tes deux peuptes. Les Gallas

comme il l'annonçait dans son dernier rapport. Remarquons, en passant, que dans l'état actuel des choses et pour le but qu'on se propose dans cette première campagne, le général Lamoricière dispose de forces suuisantes, puisqu'il peut détacher deux de ses brigades aux extrémités de sa division sur la ligne du désert.

L'autorité supérieure d'Oran a songé à vider les silos de grains des Beni-Amer émigrés. Lors du dernier voyage du général Thierry, de cette ville au camp de Bel-Abbés où il était allé conduire un convoi, il a profité de son séjour pour faire enlever cent voitures de blé et d'orge qui ont été transportées au camp. Ces grains ont été pris principalement chez les Adzejs, tribu qui cultivait des terres excellentes et possédait d'immenses silos toujours bien garnis. Mais après le retour à Oran du général Thierry et le départ du général Korte pour Daïa, le poste de Bel-Abbès n'ayant plus qu'une faible garnison, les Adzejs et quelques autres fractions des Beni-Amer sont venus à leur tour vider le reste des silos. Ils étaient escortés par Bou-Hamedi, kalifa du cercle de Tlemcen pour Abd-eI-Kader, ayant avec lui 500 cavaliers réguliers et les goums ou contiogens nombreux des tribus qu'~t liant poulie moment sous sa loi. Ils amenaient une grande caravane de bêtes de somme, chameaux, ânes et mulets, et ils ont achevé ainsi de vider les silos de la contrée qui s'étend autour de Djebel ou mont Tessala, à dixhuit lieues d'Oran. La caravane a été dirigée vers le sud-ouest, pour être conduite dans !e Maroc par le pays des Angad et le plateau d'El-Gor, du coté de Sebdou. Cet enlèvement des grains et leur transport dans le Maroc, exécuté par ordre formel d'Abd-el-Kader, a lieu sur les territoires de toutes les tribus qu'il oblige à émigrer. Il assure ainsi la subsistance de cette multitude jusqu'à la récolte prochaine il s'occupe en même temps de faire établir les tribus émigrantes sur des terrains inoccupés ou que les Marocains leur cèdent, et ces tribus vont labourer et semer, une partie seulement de la population se livrant à ce travail, tandis que les meilleurs guerriers restent disponibles autour d'Abd-el-Kader et de ses khalifas, pour des expéditions contre les Français. Ajoutons que toutes ces tribus ont emmené avec elles leur bétail. Si quelques tribus refusent d'émigrer ou s'éloignent pour ne pas y être contraintes, il fait complètement vider leurs silos. Il atteint par cette mesure un double résultat celui de fournir abondamment à la nourriture de tout son monde, et celui d'affamer une partie de l'Algérie. Il nous faudra en effet, pour cette année, dans la province de l'ouest, tirer nos subsistances de France ou des autres provinces.

On ne peut se dissimuler, d'après les rapports d'aujourd'hui, que l'état des affaires ne présente pas encore une amélioration décisive et que nous sommes encore réduits à de pénibles et incessantes expéditions contre cette muititude de tribus que les agens de l'émir viennent soulever de nouveau à mesure que nous les avons pour la dixième fois soumises. C'est une tâche laborieuse qu'on ne peut accomplir qu'à force de poursuites et de razzia, et qu'il faut terminer avant de nous déployer sur notre frontière de l'ouest et du sud-oue&t. Le dernier tKouvement d'Abd-el-Kader vient compliquer encore la situation, en faisant douter si son plan est bien d'aller se cantonner dans le ~!aroc avec les tfibus cntigrécs, ou si, laissant tes populations en sûreté dans ce pays, il ne se proposerait pas, avec sa nouvelle armée, de s'établir dans le Sahara algérien, au Djebel-Amour, à ElAghouat, à l'extrémité orientale des Chots, pour nous harceler sur les points qu'il choisirait de notre frontière du sud, pénétrer dans le Tell par des marches rapides, pour se retirer aussitôt, s'étendre dans le sud de Titteri, et pousser ses cavaliers jusque sur les confins de la province de Constantine. Il est fort à désirer que la marche actuetle de l'émir du côté de Taguine ne soit qu'une tentative, un coup de main sans plan déterminé, et que nous apprenions bientôt son retour dans l'ouest. On doit

sont en même temps cultivateurs et guerrier: lis ont peutêtre à un plus haut degré que les Amharrasia passion (te la guerre, l'amour de la gloire qui se gagne dans les combats. Malheureusement pour eux, Us sont divines ça un grand nombre de ttibas qui sont presque toujours entutte. et ceux qui habitent au sud et à i'ouest(!u royaume de Cboa ne peuvent pas opposer à leurs vieux ennemis de religion et do race cette força qui naît de i'unité de pouvoir et qui est le principai avantage des sujets de Sahié-SaHassi. Si les annales de t'Abys~inie étaient plus connues, on y trouverait des événemcns et un intérêt historique analogues à ceux que présentent les premiers siectcs de l'Europe moderne. L'empira d'Abyssinie, qui ce faisait pas remonter son antiquité moins haut qu'à la reine de Saba et à Saiomon, dont les empereurs se prétendaient les descendans, l'empire d'Abyssinie tut travaitte d'une lente décomposition intérieure après que l'occupation de l'Egypte par les musulmans eut coupé toutes ifs communications avec l'Europe et t'eut emprisonné an c?ur de fAirique. Au seizième siécie quoiqu'un Empereur résidant à Gondar conservât encore une suzeraineté nominale, i'Abyssinie s'était divisée en plusieurs Etats indépondans, dont quelques uns, celui t!e Choa entre autres, avaient à teur tête des rejetons de la dynastie de Saiomon, Le Choa avait encore alors une étendue bien plus vaste qu'aujourd'hui ses souverains avaient leur capitale sor la montagne d'Indotto, à soixante lieues sud-ouest d'Angobar. Mai~ au seizième siécie, au moment o<t t'.iffaib'i'<sement intérieur de i'Abyssinie était arrivé à sa période ta plus critique, deux invasions terribles vinrent fondre sur les Àmharras. Ce fut à l'est celle des Adeis et des S:tuma)is, coaduit-' par une sorte d'Attita nommé Mahomet Grzgne, et à i'oucst celle des Gallas. Resserré et submergé par ces deux débordemens de peuples conquérons, le royaume de Choa fut un instant sur le point de disparaître. Dans ces malheurs de i'Abyssinie, la mère de l'Empereur David n'entrevit d'espoir de saint que dans le secours d'un peuple d'Europe dout ie nom étsit alors si grand en Afrique qu'ii était paryenu jusqu'aux chré~ens perdus de ce continent. Cette ~iné envoya à la cour de Portera) un Arménien qui atteignit âpres miite aventares l'objet de sa mission. Cinq cen's Portugais arrivèrent ea Abyssine, en tournant t'Af'ique, par ta route du cap des tempêtes que Vasco de Gama venait d'ouvrir. Ces chevaleresques ayenturiet de l'Europe chrétienne sauvèrent l'Abyssinie de l'invasion musuirnsce, dnut les coups avaient été !t's plus terriMes un soldat portugais tua dans une b:~ai!!ecet affreux MithometGragne; ctia figure de t'inf)de!e est demeurée s! enrayante dans la lointatne~peMpective trois siëcies l'ont recuiée, que ies Amharrss racontent encore aujourd'hui, d'après un récit légendaire, qa'ii .faiiut ciuq c( hts guerriers d'Europe mbutés sur ciuq cects chevaux t't faisant feu de ieur~ cinq cents mousquets pour mettre à mo~ teGotiathaf)Kaih. LesA~e(st;t ies Saumatis, privés de Isur çhe~, seOiëperserent et retourcèreat a ia \te n<a<e tiu déseft. Mai! pendant que i'AbysEiuie portait a t'est tout i'etîurt de sa résistance, ies Gattas t'avaient coupée au sud par le milieu leurs tribus, introduites au c?ur du Choa, s'accumulèrent et s'avancèrent vers le nord et vers t'est comme par une &ttuvion tente, mais irréststtMe eiies prirent racine sur te soi qu'eues couvrirent

croire toutefois qu'il ne rentrera définitivement dans !e Maroc qu'après y avoir été forcé par nos armes ou par !e manque de vivres en Algérie.

M. le ministre de la guerre a reçu d'Afrique les rapportssuivaas:

~f. <<! marc'c/M~ ~OMt~rHe~r ~'Ke'ra! de J!erte a M. mar<cAa< MH'Htt<re de !a guerre prMtdMt dM cot)<c:<. Au bivouac sur le Riou, entre GueIteb-el-Oued et Kreneg-el-Ketta, le 9 novembre.

Monsieur le maréchal,

Ainsi que je vous l'avais fait pressentir, je sots entré le 7 de nM personne dans les grandes montagnes des Mafmata, pour y chercher tes tribus réfugiées et punir en môme temps les montagnards qoi ont aussi donne dans la revotte. J'ai pu faire charger sur les mutets du convoi tes sacs de mes bataiitons. Tout mon convoi se composait d'une section de campagne et so motets d'ambulance. Je n'avais pris avec mot que 40 cavaliers des mieux montes.

Nous nous sommes élevés par des pentes très roides jusque sur la crête de partaee des eaux, entre le bassin de t'Oued-et-Ardjem et du Riou. De ta nous avons aperçu les emigrations qui fuyaient sur notre gauche et gagnaient vers le coude du Riou qu'on appelle Gaetteb-el-Oued. J'ai fait alors tête do colonne demi à gauche, et j'ai écrit au générât Reveu pour tut ordonner d'allonger sa marche dans la vallée du Riou te p)us possible, et de pousser le lendemain nMtin te générât Jusuf en avant., pour tacher de couper ta re. traite aux tribus qui fuyaient devant moi.

Aprèa quatre heures de marche, nous sommes tombés sur la queue des émigrations qui étaient alors engagées ~ans de grands ravins boises qui conduisent à nn autre pâté de montagnes nommé TMuiala. J'ai détaché à droite deux bataittons, et à gauche un bataitton,. pour tâcher d'envelopper tes tribus duM la conque profonde où eltes se trouvaient. Les deux colonnes tournantes n'ont pu marcher qu'avec une extrême lenteur, et ce n'est que vers deux heures aprèsmidi qu'elles ont pu atteindre quciques troupeaux epar"pillés dans les ravins. Les Arabes ne les défendaient pas; ils ne songeaient qu'à fuir mais les Kabyles, qui étaient par groupes sur tous les points, tiraittaient contre nos détachemens. Ils avaient deux buts nous faire du mal et s'emparer des tfoupeaux abaodonnes par les Arabes. Les horribles diMcuItés du terrain ont permis a une partie de ces derniers de revenir derrière nous, en passant entre nos diverses fractions.

Cette chasse a dure jusqu'à la nuit. J'al alors arrêté les colonnes du centre tout près du point te plus élevé des montagnes de Taouiala, et ayant fait tirer le canon, j'ai successivement rallié tout mon monde, un mittier de têtes de bétatt et quelques prisonniers.

Le lendemain 8, Je suis descendu dans la vattée de i'OuedAoussa, qui est un affluent de droite du Riou. Ayant aperçu sur les hauteurs de la rive droite des groupes nombreux de Kabyles qui se disposaient à attaquer ma colonne en flanc et en queue pendant qu'ette descendrait la gorge, j'ai pris moi-même l'offensive sur eux avec deux batatttons. L'un de ces groupes a paru vouloir tenir avec assez de fermeté au bord d'un petit plateau découvert. Je Fat fait attaquer a la course par une compagnie de grenadiers. Les dix chasseurs et le maréchal-des-togis de mon escorte ont été con Juifs derrière les grenadiers pour tacher de sabrer les Kabyles une fois débusques. Cette poignée de cavaliers s'est élancée en euet au moment opportun et a joint les Kabyles. Mais ceux-ci, s'étant retournes, teur ont fuit une décharge à bout portant qni a renverse le maréchat-des-togis Maseral; néanmoins tfs Kabytas ont été rejetés sur un autre piton, d'où une compagnie d'infanterie t.s a encore délogés. Croyant avoir suffisamment dégoûte les Kabyles du combat, j'Ri tourné à gauche; mais des qu'i)s se sont aperçus de ma retraite, its ont repris l'ouensive, et ayant vu l's mulets à cacoiets embarrasses dans un ravin, ils se sont jetés dessus avec acharnement. Une section de voitigcurs a fait une charge vigoureuse, et a poursuivi l'ennemi jusque sur une montagne escarpée. M'étant étevé sur d'autres coltines, à droite, pour protéger ma gauche pendant qo'ttte sortait de t'eatonnoir, j'ai rencontré d'autres Kabyles qui, attirés p~r ta fusiUade, venaient d'autres montagnes voisines, tts ont été arrêtés par m~n mouvement.

Cependant il fu!iait rejoindre ma colonne il était bien certain qu'alors nous serions suivis par tonte la cohue. Des dispositions ont été prises pour assurer la retraite en no perdant que ta moins d'hommes possible et en effet ette no nous a conté qu'un seul carabinier du 13e jégfr. Toutes tes fois que l'ennemi a voulu se lancer sur notre arrière-garde, it a trouvé une embuscade qai t'arrêtait et lui faisait éprouver des pertfs. A nue heara après-midi, j'avais rejoint la cotonno et j'étais campé sur le Riou, tout près de Guelleb-elOaed. Dans ces deux journées nous avons eu 9 hommes tués et 4 btessës, dont M. le chef de bataillon Ouanno, du 58" do tigne.

J'apprends que M. le général Jusuf, détaché hier matin t-ar le général Revfu à la poursuite des tribas qui fuyaient devant moi, a rencontré, au delà des montagnes des Chekkala, une émigration des Ftittas se sauvant devant la cotonne de M le générât de BourjoUy. Il e~t tombé dessus, il lui a tué plusieurs hommes et lui a pris des b?ufs, des moutons, beaucoup de bagages et 84 prisonniers, dont un homme assez important. Je serai rejoint ce matin par la co. tonne du générât Reveu, conduisant les équipages. MM. les chefs de corps citent comme s'étant particulièrement distingués dans les divers pett'.s engagemens que nous avons eus

Dans le 36<- de ligne, le capitaine de grenadiers Frobert, le caporal Lacrampe, le caporal Ancouton, le sons-lieutenant de voltigeurs Résiliiot. Dans le M" de ligne, le chef de bataiiton Orianue, btessé, M. le capitaine de voltigeurs Pierson, te sous-tteutenant Coutrest, le sergent.major Germa blessé, le grenadier Andreucci, blessé d'un coup de feu a la tête. Dans ie t3° léger, le capitaine Lerouxeau de Rosencoat, le lieutenant Poiymarehetti, le sous-iieutenant de Gestin M. le général Jusuf cite le capitaine d'état-major Ptssis détaché auprès de lui, et qui s'est particulièrement distingué M. te sous-Iieatenant Thuno! des chasseurs d'Afrique 1

de leurs hameaux et de tours cultures. Ce n'était pas par te sert o'une bataitta qu'on pouvait regagner sur eux tout ce qu'on avait petdu. On no pouvait pas les chasser. M fatiait tes soumettre; il ns suMsait pas de tuer un do leurs chefs, de disperser une de ieurs trouves, il fat)ait conquérir leur territoire c'est i'?uvre à la fois rOigiecso et nationale a taqueilja ont travaitté les ancêtres de Sahté-Sattass), t'?uvre qcoSahié Sattassi continue chaque jour et a plus avancée qu'aucun de ses prédécesseurs.

Les Gallas s'étendent aujourd'hui entre les deux tropiques, sur t'Afriqueorientate. D'où sont-iis venus en Afrique ? De confuses traditions qu'iis conservent les représentent comme venus d'au delà de la mer c'est au chef de leur race, Out~bou, qui vivait du temps de Mahomet, qu'Us attribuent leur migration en Â~ique Galla, daos leur ian.gué jyaHa, signine envahisseur les mnsuimans donnent une autre origine à leur nom. Suivant eux, Mahomet envoya an messager à Outiabou pour l'engager à se joindre a I'?uvre da mahométisme. OuUabou refusa. < li a dit non (~a «t), dit te messager au prophète. < Eh bien aurait répondu Mahomet, que ces mots soient désormais le nom de toute cette race qui n'a pas voûta croire aux révétatiocs de fange Gabriei. <

Les expéditions actueUes contre les Gallas ne méritent ptos. je le répète, d'être appelées des guerres. Lorsque Sahté-Satiassi Vtut rédaire une tribu, tt n'a que la peine de se rendre sur srn territoire accompagné d~un nombre immense de cavaliers contre lesquels toute résistance pst impossible a la tribu isotée. La tribu fuit; ses poissons sont ravagées, ses hameaux brùiés, ses troupeaux pris; et la tribu aux abois vient Hire sa soumission, dont une redevance annuelle est ~e signe, et etie est oMi~ëe d'envoyer au Roi des guerriers p.oar ses expéditions subséquentes. cacique faciies que soient des coups de main de ce Mare. Sahté-Saitassi s'entoure toujours du pius grand apparetide force pour tes accomplir. U réunit, pour réduire une tribu de qcetq'jes mitiiers d'hommes, un nombre de cavaliers qui suutraient a la conqnûte de l'Afrique cniiëfe. Ces rëuuiocs de presque tocs tes hommes du Choa qui sont en état do porter les armes sont évidemment un des points les ptus habiles de M potitiqae à ses voisins elles donaeot une idâe de sa puissance, qui prévient toute pensée de riva!Mé- eUes ont un effet analogue sur ses srjets, qu'p! açcoutumeut à son pouvoir absolu, et chez tesq~s ces maaifestatioDS doivent éteindre eutiérempnt tes h.kbi.tudes de révoite qt.t eatretfennent encore t,'ana,rchie dans d'autres narUcs de t'Abyssinie. L'i marche des armées cae Sahi~.S~iassii conduit ams) aux rronticrcs da son royaume a un e<t!'aet6re imposant à )a fois et piito.res~ne dout )~s voyageurs européens subfs~et.t eux-mêmes i'i: naenue. et qce les Anglais ont senti comme mo). Qn ne voit Jamais en Europe un coticours de cavaiters aussi conJdërabio on n'en voit pas d'aus~ varié et d'aus- anime. Jusqu'au lieu du n'adex-VQM sétté.f!H cha. que vallée, chaque hameau, cbaqcp tribu yarsënt, comme anamnent,dans te cqr~ a'armée e'a marche, M troupe d~hommcs a chevai, ma!& ta marcha, t~unie a Aagotota mome:~ du départ do ~i, fof.ne déjà un des ptua coneux ~ssembtcm~auxquosiisott possible d'assMerda uotre <emp.S vmg), trente mille cavaliers tom armé~ da guetter

btessé d'un coup de yatagan le marécha/-des-t6g): ba<< ilans, de ta gendarmerie.

On ne doit pas oublier ici 1& brigadier de gendarmerie Dupont, qui a pris le commandement de mon escorte après la mort du maréchai-des-iogis Mazerat. C'est un vigoureux soldat. Au reste, tout le détachement de gendarmerie que t'ai avec moi se montre l'égal de nos vieux chasseurs d'Afrique.

Je ne saurais trop me !occr. Monsieur te maréchal, de la conduite de nos troupes. L'infanterie joue dans les montagnes un rote identique à celui de ia cavate'ie dans !a piaicc. Dans la journée du 7, elle a hit au moins dix iieues à travers les rochers et les précipices. Dans celle du 27 octobre 9 elle iit quinze tieues en une nuit, et n'arriva que deux heures après la cavalerie an iieu de t'attaque. It est impossibit; d'avoir des soldats plus braves, plus dévoués et plus discip)inés. On n'a pas entendu une seule piainte contre les fati"gués excessives qui ont été endurées depuis le 18 octobre Jour du départ d'Alger. lis les oublient en consHérant les bons résultats que nous avons déjà obtenus, et qui en présagent beaucoup d'autres.

Toutes les populations insurgées de l'est do !a province d'Oran sont frappées de terreur par les coups muitipiiés qui leur ont été portés, et je ne doute pas qu'avant peu H ne nous arrive des soumissions.

te co!one! de Sa!K<rtMMa! au MeM<cMa)t<~n~a! de Bar. Orléansvllle, !e 18 novembre.

Mon général, les ordres de M. te maréchal m'ont permis de rentrer dans ma subdivision, où je suis arrive !e <6. De fâcheuses nouvelles m'attendaient t'assassinât de l'agha Si-Mohamet, la révolte de quelques fractions de tribus, et enfin t'attaque d'OflëansviHe par Bou-M~zt iui-mëme. qui s'est présenté io 15 près de Medjaja ii a brùié et rasé les propriétés de Bon Cheear, notre (idéie aiiié. Le rapport que je vous envoie ci-joint vous instruira des détails de cette affaire, qui fait honneur au tieutenant-cotonet Répond et aux troupes de la garnison. Je t'ai adressé au maréchal en lui rendant compte d?s événemens.

En rentrant à Oriéausviiie, j'espérais y trouver te généra! Comman. Sa coionne c'y est arrivée que le n an soir. Les renseignemens qui me parvenaient s'accordaient tous peur me montrer Bou-Maza campé dans la foref du Medjaja. Un mouvement combine entre te générai et moi avait pour bat de i'eniever. Bou-Maza nous a échappé. Il av?it quitta son camp dans la nuit mais la tribu entière des Medjajas, qui avait participé à l'attaque du 15, a ét6 châtiée comme elle le méritait. M. le général Comman a dû vous adresser son rapport (1). Je n'ai eu que quatre hommes blessés. M. le générât Comman part demain pour retourne? en arriére et faire voir sa coionne dans la plaine do Chélif entre Mitianah et Orléansville.

Moi, je vais avant tout rétablir les communications interceptées entre OrléansviDe et Tenez. Chemin faisant, je tenterai la nuit des coups de main sur les Ouled-Ferz, les Hemmis et les Beni-M'fdocn. Toutes ces tribus ont fait leur soumission au schérif et doivent être punies. Bou-Maza, en apprenant mon arrivée, s'est retiré vers l'ouest H était cette nuit à TedjemA. Je vais l'y suivre mais il no m'attendra pas. J'espère le chasser bientôt de ma subdivision, qu'il a soulevée presque en entier. Je sera! le :l à Tenez, etj'aarai t'honneur dé vous écrire.

P. S. Bou-Maxa a brùié Roubarah et la Meehta de Kabsiii, qui t'a reça à coups de fusil.

Le K<-MreH<!M<-co!one: B<~o~, <!« 53e de H~ne, a Jf. co~one! de SaMt-JriMM~, comman<taMt <a !t<6<HvMton <Or~'aNSt)tHe. Orléansville, le 16 novembre.

Mon colonel, j'ai l'honneur de vous rendre compte que le schérif Bou-Maza qui, depuis le ï de ce mois, est rentra dans la subdivision d'Orléansvilie pour insurger les tribus qui nous étaient soumises, est venu passer la nuit du i< ax 15 novembre chez ies Medjaja,ii incendia plusieurs douars, et s'est avancé à la pointe du jour sur les crêtes qui dominent la piatne dfs Oulad-Kassaïrs en menaçant de faire une razzia sur cette tribu.

Informé de la présence du schérif, qui déjà deux fois en i'absence de'votre coionne, en opération chez les Fiit(a& m'avait mis dans i'obiigation de me porter au devant d< toi pourl'éiotgnerde la piaee, j'avais pu prendre à'vanca mes dispositions aussi, dés que j'aperçus hier n'jnaueiM hauteurs qui dominent le Chëlif, au nord d'~r)~nsvM~ se garnissaient d'Arabes Je sortis avec <0<; nommes dinfante~ne, deux pièces de campagne, une ~.ter de montagne et 30 chevaux de chasseurs et d". scanis Plus tard fnvtran .?~ les aghas Beu./itoum et Betj-F?.n)a et le caïd Ben-Kobsi)! ~t~~rl~ P~ près ~"s la plaine, ~'StUon. Le schérif me iaissa faire sans obstaOe mais bjentot ses cavaliers descendirent en foule sur un douar pou é)o)gué qu'iis incendièrent. Lui voyant prendre autant d audi'cu. Je résolus de t'en faire repentir en t'attaquant sar. ie-champ. Qaatre ou cinq obus habitement tirés l'obtieérent a quitter ses premières positions que nous occupâmes immeatatemeot. Je le chassai rapidement des secondes par i envo), au pas de course, de deux compagnies et d'un obesier de montagne soutenant le goum et ies cavaliers francats. Ceite seconde position étant avantageose, le m'y etxbus et je parvins à maintenir les Arabes asse? loin do m<X Vers quatre heurfs, je ns commencer !e mouvement da retraite. Je donnai te commandement de l'aTiere.Barde au commandant d'Aurelle, du 6t" de ligne, et Je réglât la marche de la colonne d'après l'occupation successive des nosi' tiens en aniëro. Quand la coionue s'est mise en marche,'j<.o cris sauvages se &ont élevés de toutes les montagnes v~inf"! a qut dominaient nos positions c'étaient des femmes et des Kab)Ies qui n'avaient pu ~e procurer des armes etan~exct{a'coto'nne~ les P~cip!

la colonne.

Tous les mamelons des aleatours étaient couverts d'Arabes qui n'stteudatent que le signai du déport. Sur l'un de ces mamelons, on voyait le drapeau du scbérif Bou-Maza. qui s'y trouvait en personne et qui faisait as'ier son draper

(~ Qe rapport ne consent rien de p!as.

1,11 .(~o(e<<Mc<'Met-a!<~Far.~

de cuir, du sabre, de !a !ance aiguë et enve!cpp~g de tpnra (aubes btancs, déroutent dans )a plaine nce !t~eaai semh « toucher aux deux bouts de l'horizon r'~t surtout au ment do départ, au moment o~e masse s'ébrante. où toutes tes iamess'incinent confie des épis et britientau soieii comme une traiueo de feu ;~u moment où )cs netooos se croisent,!es cris se meient, où toute ceUe muiUtudo armée s'èancc dans la campagne, que )a scène atteint à son P'ashaut degré de confusion grandiose. Le Roi donne te signa) du départ avec une solennité religieuse. Dans ce~ occasmns, Sahté-Sai'assi revêt ses p)us beaux costumes-H sort de sa chaumière principale, et monte sur un chevai oa sur une mute richement caparaçonnée, au miiieu d'une haha de fantasstus armés de fusils qu'ils tiennent ta crosse en Pair sur son passage. Ators on amène, sous l'escorte d'tU) ntitn. ton de fusitiers, nn petit cheval qui porte, dans Na~me~ recouvert de drag ronge, !es livres saints des &t!t)-esd'Angobar. A peine tes livres saints qui doivent nrotéeer!~mée. comme t'arche sainte conduisait tes Juifs' au combat sont-its arrivés, que SaMe-Saiiassi donue !e s&cat -test~boursfont entendre ieurs ~ttemens précis e~tou~ t'armée se met en marchp, suivie d'assez près par tes mu~ omc~~ Posions et tes tentes du Roi de S

oüiciers.

T~n~ AMo!o)aaprèa avoir terminé mes observat~ns Trcisomciersda Ro). m'accompagnèrent. J'emmenai mo mes quatre domestiques, B~n.t, Thirfé, DéJ~g~ B~ttassa. Nous marchâmes toute t.. nuit du ï~ et ~y A

~A~°î~ s~ "ous arrivâmes a Fine-F~. eu 6~!t

SaMe-Saiiassi. Au camp, comme dans tes captes d'~Mbar et d'Angoiota, ia résidence du Roi est ~paréedec~e~ ses sujets par une enceinte. Lorsque Sah~aU~ camne cette enceinte circuiaire est formëë pardespé~esd~o~ Oxées a des p.eux. Les tentes ~n Roi. en tah)e, sont dam I.ntcnear; i y en a hait dix. Le Roi m~nd.maune~ tl cote de ia Steune tes autres étaient eccuaées par~screresqm avaient t~vi t'armée, par tes pages qui veinent t.uto ia nu,t hendant le sommait du Roi, par !e généra chef A~o-Ch.chougou et ie ct.ef des fusiiiws Ayto-Eatama~ ~-6 ajs MM doute intiment natté de i'honneurqueme~~sait le Ro: ea me plaçant si près de iui maisiepay~ chercet t)opneur. Les prêtres ceiébraient ieurs Ms~ m unit A tro.s heures du matin, avec toute sorte de ch~g oup'ut&t de cns, et dans l'impossibUMoaiismemet~ taMutde dormtr, fenviai souvent tibarté qu'avait ~e 'H_ Lefebvre d aiter camper de cet horribie concer' .av~pe~ a.;r moins.

4â,~0o. cavaliers çantpés par troupe, suivant tep,r tribu eu.

leur proviqee, e~nr 1 tn~rpea~so plaine au mili~n de laqvzp

s'y arrèta de~:t jours !;ocore v~e" aux h,oinnres e l hux che-

vaux tc ,emps de se reposer. Le l~aur même t°y nous®ons

m<mes en marche, nous arrivamMsur ies bp:d~ che, a quatre ou Cinq jie~ sëuiem~ de ses source neuve couieeu cet pathoit de t'a~tâ t'Mt pr..ir.e saas entre dem ..vMMie~.e~ a~ne~ plus c~~x mëtres de :Mgeur. Oa diMitun~t~creu~de main d'homme. Une partie de l'année ie U'aversa n'~S' pasp~~n~rc de prQR)nde.r),eta ~~Je~


pour encourager les combattans, au nombre d'environ deux mt)te.

Us se raërent immédiatement sur l'.irrière-garde avec une fureur et des vociférations qui auraient pu porter le troubie parmi des soldats moins habitues à la guerre des Kabyles. Beaucoup ont payé cher ieur témérité et ont été tués par nos soldats, qui les attendaient de pied ferme ceux-ci ont été obligés de Ee précipiter à la baïonnette et avec an élan remarquable sur les Arabes qui les entouraient. Uce lutte corps à corps a eu lieu entre une section de vottigeurs et un groupe de cavaliers Dans cette Intte, cinq de ces derniers sont restés morts sur place, ainsi que trois chenaux. Le caporal Forsan, dans cette mctée, a pris nn cheYai tout éqoipè, avec tes armes dn cavalier qoi le montait. Les Arabes ont été repoussés si vigoureusement dans ces attaques réitérées qu'iis n'ont pu enlever tous les cadavres de leurs hommes morts, parmi lesquels on a reconnu un kalifah dn schérif Bou-Maza. Ce dernier a été oMigé de mettre pied à terre, son cheval syant.été tué sous iui. Les pertes que nous iat avons fait éprouver peuvent être évaluées & plus de 100 hommes tués on b'.essés une fois la colonne arrivée dans la plaine, tes AraBes ne jugèrent pas prudent de quitter les hauteurs, et nous rentrâmes à Ortéanviite à hnit heures du soir.

Dans cette journée, tous !es omciers et soldats ont fait admirablement leur devoir, avec ce catme, ce sang-froid qui prouvent que chacun avait la conscience de sa force. Le co!o)Mt de &ïtM<irMM<! <!M lieutenant ~M'raj! de Bar. Tenez, le 22 novembre.

Mon général, J'ai quitté Oriéansviile le 19 pour venir m'établir à Tenez, et J'ai mis à profit mes deux journées de marche, en faisant exécuter à t'est et à l'ouest de la route sur les ttommis et les Oaied-Fers, deux coups de main qui ont en da bons résultats.

Kobsiit est venu rétablir sa smala entre Boubarah et les Cinq-Palmtërs. Beaucoup d'Ouled-Fers sont déjà venus les rejoindre d'autres demandent a rentrer. J'espère que d'ici A queiques jours de nombreux douairs installés sur la route la rendront ansst cure qu'avant la) révolte Des Cinf;-Patmiers à Oriéansviiie, on peut voyager sans crainte. li n'en est pas de même de Boabarah à Tenez.

Toutes les tribcs du cercle de Tenez sont révoltées. Le& Arabes sentent leur fiinto, ia comprennent, et tant de fois révoltés, si souvent pardonnes, ils n'espèrent plus en notre tonte; Us se sauvent, font le vide devant nous, et se défendent szns songer à nous attaquer. En arrivant à Tenez, j'ordonnai, pour la nnitmeme, une razzia sur les tribus à l'ouest de Tenez. L'opération a parfaitement rénssi.

Bon-Mazà s'est retiré, vous )e savez, chez lés Chcarfas des fiittas mais en fuyant it a laissé une consigne qui dénote en système arrêté et fait supposer que la guerre sera iont;np. tt a dit aux Arabes < Fuyez, ne vous défendez pas, et lorsque vous êtes forcés, donnez des chevaux de soumission et attendez les événemens. <

Bou-Maz~ avait laissé trois drapeaux très beaux dans un marabout vénéré des Oated-Fers. Nous les avons trouvés, ils étatent déptoyés devant lui le jour de l'attaque près d'Orléacsvitie le 15.

JLc colonel Sa!H<ifH~Mc! <M( ~'eM<eiMM<)e'ra! ~e Bar. Tenez, le 23 novembre.

Mon général, je reçois à l'instant ta nouvelle positive, car elle m'est certifiée de plusieurs cotés diflércns qu'Abd-etKader est au marché de Lohha, tout prés de Tiaret. U s'est présenté avec un goum sans infanterie pour M~r les popu)<tUona, qui se sont toutes jointes à lui. Aujourd'hui il est suivi des Outed-Lekred des Fiittas, des Beni-Meaiem des Attouinah, des Chekkates, des Ouiey-Cherif-Damah Khatifa, etc.

Dans ce'i circonstances j'abandonne avec regret les opérations si bien commencées autour de Tenez, et je retourne a OriéansviUe pour êtte prêt à tout événement. Niais je suis tranquiile sur Tenez, car j'y laisse le tieutenaat-eolonet Canrobert avec son batatlion et le détachement de divers corps sue vous avez envoyé.

t,e générai Commun arrive demain. Je m'aboucherai avec lu! av~ partir. Ii fera avec le colonei Canrobert ce que je voulais ~é, et ensuite se rabattra sur Ortéansviife, où nous agirons BC.ton les circonstances et les évésemens. ffL~t!e'ra!.C~M< au HfMrMMK~Ke'rs! Bar. An camp d'Aïn-Djédida, le 23 novembre.

Mon généra!, J'<tt l'honneur do vous rendre compte du résultat de mes opérations les attires ont marché besucosp plus vite que je n'osais l'espérer. Le mouvement de ma colonne a tout fait rentrer dans l'ordre. Les amendes imposées ont été payées, et demain, 24 de ce mois, ja compte rentrer à mon camp <<u Corso. J'ai fait réunir !es cneicks des fractions compromises, et je tes préviendrai, avant mon départ, qso e'its me forcent encore à venir chez eux, Je ne les tiendrai pas quittes à si bon marché

Les quatre fractions des Khrachna, savoir les Haumais, !es DebahM, les Boutou-Koubat et les Eeni-Khaiifa m'ont payé une amende montant la somme de BOO douros, en punition da !a faute qu'eues avaient commises en recevant te secrétaire du prétendu Boa-Maza, en contribuant à une attaque armée contre le haïd de la tiibu, et en interceptant ta route aux caravanes qui se rendaient au marché d'Alger. I présence de ma ceionue aupros d'Aïn-Dje~ida a produit reflet de consolider l'autorité des chefs nommés par .noua, d'empêcher l'insurrection de faire des pfogrës têts qu'elle serait peut-être arrivée jusqu'au Fondouch, et surtout de convaincre les populations que nous étions en mesure da punir partout les perturbateurs.

La colonne du générât d'ArbouvHIe.arrivée jusqu'à Bordj'Kharout, a donné aussi beaucoup d'inquiétude à tous les tt"<lveii!ans. Ils ont pu croire que ics deux colonnes pouv~ië: se réunir au besoin ce qui te prouve, c'est qae les ..hcfa~~ Zonatnas sont venus dans mon camp, et m'ont

Tpn~comb'e qaB M khodja-scheriO, cir~yé. avait, pour

~momer?, abandonné la partie, et s'était réfugié à BordJ-

cl-Boarnl: h é It! j

~t!n"v'o~ annonçant cet heureux résulta!, je m'empresse de vous prévenir que je le dots C" entier au colonel Damnas. qui a déployé dans cette circonstance toute )a capacité que vous lui connaissez.

fe KeM<eMt)< ~K-ra! de Bar au MMMfre <!<- !<t ~M~t'e. Alger, !eï5 novembre.

Les nsaveUes contenaes dans ia lettre dn as novembre de « le colonel de Saint-Arnaud dont la copie était jointe à ma dépêche du a<, semblent se confirmer. Ii parait qu'Abdel-Rader lui-même, à la tête de gonms assez nombreux, mais sans infanterie, a fait piHer à Taguin les tribus dépendantes de l'agba Dieddin.

M je Ut-utenant-générat Bedeau, en apprenant cet &vënemec't, qu'il ne croit pas cependant de nature trocbter ia tranauiiiité du sud-est, a quitté son Mvouae sur i'Oucd-DuirDear pour se réunir à Médéah au générât Marey, et partir te &4, avec ce dernier et sa colonne, pour se porter a Boshar. M. le cotohei Camon, du 33", est resté campé à ta haa' teur de Mitianah avec les troupes qu'avaient amenées M. te Mtsntenant-générat Bedeau elles consistent en 1,100 baïoninettos, 2 pièces de montagne, un escadron de chasseurs, 20 spahis et des gonms dont il pourra disposer.

Ses instructions consistent à maintenir et àgaranurics aghalicks des Braxea, des Beui-Zougzoug et des Djendet M ie maréchal Bagcaud les avait ainsi données. Il est iustruif, ou ii ne va pas tarder à l'e're, des événemens qui se passent dans ie sud, et de la présence vraie~on supposée d'Abd-ei-Kader dans ces contrées.

J'ai reçu le ï4, dans la soirée, une dépêche télegrBpl)iqna de Médéah dont la teneur suit t Les renseignemens aetueis annonce!tt qu'Abd-el-Kader est à Sboagci qne les intrigues se continuent avec tes tribus voisines de la razzia. ~e3 généraux Bedeau et Matey sont partis pour Boghar. <

D'après les nouveUes que le générai Merey avait reçaes

rauiro rive !o Roi resta snr la riva gauche. Nons étions sar < t~rri~de ta tribu gatia que SaMe-S~iiassi venait soum~re- mais nous étions si rassurés par i'exagérahon même de nos 'forces, qae noas ne pitres aueune,pr6caution pour nous mettre pendant la tiuit à t'abrt d'un coup d<: maia. J'ôtai~A peine entre dans ma tente que Sahte-SaUass) m'envoya le page Barrou pouf m'avertir que je devais me tenir prêt à monter à chavat Jt9 iandemai'i avant le tour. car M avait résolu d'aticr chercher promptament les Gallas de la kabvtaB~tcMo-Oaercppe, qni s'étaient 6nBnr<:t)resahutt Menés plus loin da sud, et il mo priait do raccompagner. Je Si répondre à S~Mé S~iiassi que j'étais prêt à te smvre a estant mëm~. Je trouvai le Roi qui sortait monte sur une nnH<* te le saluai, et nous passant i'Aouache avec. le reste de t'armée, qui. réunie, s'étendit et m.trfha dans ia pt~ine en ttgne de bataiile sur un fr<~t qui occupait au moins deux

lieues.

Jusqu'à sept heures, nous n'avançâmes qu'au petit trot dTig t~ direction du sud-ouMt. Nou'i traversions des champs uuiparatssaieutcuUivûs avec iti plus grand soin: tes uns ceavetiement ensemenoAs. d'autres que le b'.o naissant convMtt d'un frète gazon, et des carrestes feve~, ies pois, tes ~nii'!f5 semNaiMtt prêts a 6<re resoit~. Cette camp3gne est arrosée par une petite rivH're, qui parte ie nom de 0<)aHr~~laanz! Etie prend sa source dans la cha!<M des Soddo&a))~ dont nous voyi.)M a notre d.-oite le! hautes Nmas, éclairées pM te soteii t°vant. se d~coaper sur t'azar fo~ce da cifi, et va se je'er dans t'Anuache..

Le R~i était occupe à donner des ordres et des troupes d'ectaireurs 8'eparpMatMt en tout sons dat.j ia p~tne pour a~àtarechMC'M de~ GtUas. Bieuiot S.tMe.S ~ss! et ses gra~s oCiciers s'arrêtèrent pour faire teartoiiettede batinte La Roi revêtit de larges cuiottes de tM-ocart d'or des tades'- ii ~vetoppa d'un taube uordd d'aaG tnnde rouge et de broderies de soie il a~rah sur son taab3 une ~agn~i.~e neaadepinthèrenoire.Un de 6M écuyers iut amena M ;apsrbe cheva) ii prit des m.~as d'un autre s.m b&~ !~r et sa ~nce et ut caracoler g~. cheval de t'atf du moade le ptus martial. Ses omciars, a son exe~pie se couvrirent de {ears ptos beaux costumes. On les vit Mentit .tes plus élevés avec des culottes et des vestes desotechar..nr~csdo conteurs; !es aatres avec des cntottes de serge rouge et dM vestes de coton où le bariolage des ncatieM tes plus vives rachetait la s!mp!ieite du ti~su. Apres tout, qu.tique n'easse rien change à mon cestume du moins poariectKt des coutears it ne codait à aocac autre. J'étais drapé dace nn.< robe de ci~mbM rouge et j'avais sur la tête un bonnet de a.'ap ro'iga cercie d'un gaiond'or.quiprodmsatentun t~s era~ etTet snr m<'s compagnons d'armes Je .monta) Mssiacheyat et donnai ma mule à Dejorgès, qui ma suivit

avec Thirfé.

~us~encont~mM sar njtre route an gros village récem~ .ment abMdoane (oat nous annonçait e voisinage des G~as Nous traversâmes âne seconde riviëreqni porte le nomdeTadji.Ouanzeetqni, ~mmeia précédente, prend ~nssi sa source dans tes montagnes des Soudo-Gaiias et va ~îetMdanst'A.onache. Cette riviëra baigne unvaiton ~rm&~trdMXCOteanxptatoaien9c4 je <!<? otimMas

du Hamza, où le général d'Arbonvi)!e est resté en observation, les Outed-Driss ont fait leur soumission le 18, et ont dû quitter le Jarjora pour se placer à côté des Ouennougha. Tout est calme de ce côte. J'attends des rapports d'oNciers

On trouvera dans !a lettre suivante plusieurs Douveltes que ne contiennent pas tes Rapports, et des détails intéressans sur les événemecs les plus récens de la guerre d'Afrique

e Alger, 25 novembre.

e Le maréchal était ces jours-ei à Sidi-bel-Hassel avec sa colonne, la faisant man?uvrer chez les tribus environnantes il en est reparti !e 23, et hier 24 il entrait chez les Futfas par le Riou. Son intention était d'y séjourner afin 6e se rendre ennn maître de cette tribu puissante, si souvent soumi&e et si souvent révoltée. Comme je vous le marquais dans mes dernières lettMS, ce mouvement se combine avec celui du général de Bourjolly, qui avait déjà atteint cetto tribu parle côte opposé et a dû lui tuer trois ou quatre cents hommes. Malheureusement dans c~s pays si tourmentés, toutes les issues sont impossibles à garder à !a fois et la majeure partie de la tribu a q'utté ce territoire et a émigré vers le sud, c'c~t â-diro vers le désert. Le maréchal est décidé à prendre des garanties énergiques* do la soumission des tribus il réclame d'elles qu'elies rendent If armes et les chevaux. Da là des résistances et surtout des émigrations, qui, hélas! peuvent terriblement prolonger cdte guerre et cependant ce moyen était !e seul efficace pour garantir l'avenir. L'émigration des tribus du centre vers le désert et de celtes de l'ouest vers le Mar' c, va créer le vide autour de nous, et i! est à craindre que bientôt nous nous en ressentions, même en ce.qni concerne les ressources que le pa~s nous procurait pour l'aUmpntation de nos troupes et do la colonie. C'est un état de choses sur lequel il est bon que le gouvernement porte dès ce moment son attention.

Le 15 de ce mois, Bou-Maxa, avec une hardiesse extrême, connaissant même l'approche do la colonne du général Comman, s'est porté avec des contingens considérables presque sous les murs d'OriéansviUe, afin d'yattaqufrnosaUiés. Le commandant supérieur, sorti aussitôt de la place avec 450 hommes, l'a vigoureusement attaqué et l'a rejeté jusque dans ics bois des Medjaja le 16, vers midi, la cotonno du colonel Saint-Arnaud entrait à Ofléansviiio, venant de l'est, et à dix heures du soir celle du généra! Comman y arrivait également. Dans la nuit même, les deux coionsei! se réunirent pour surprendre BouMaza chez tes Madjaja. Bou-Maza a eu néanmoins le temps de s'enfuir, laissant en notre pouvoir la tribu tout entière. Cette tribu a perdu tous ses biens et tous ses troupeaux, ainsi que la plupart dé ses com- battans nos troupes, au contraire, ont très peu souffert. Les d''ux côtonnes maintenant opèrent entre Orléansville et Tenez, afin de rétablir les communications. La tête mcme de la colonne Stint-Arnaud, composée du 5e chasseurs d'Orléans, était campée sf'us Tenez !e 23 au matin. On peut porter à un miiiier d'hommes la perte des Arabes dans les combats de ces derniers jours.

Un cchvoi de doux à trois cents femmes et de troupeaux entrait vers la 20 à Mostaganem par suite des razzias opérées par le général Ce DourjoUy. Or)éacsvUIe doit renfermer un nombre à peu près égal de femmes do la tribu des Medjaja. Toutes ces femmes sont reter-ucs en otage jusqu'à ia soumission bien réelle do leurs tribus.

» L's nouvelles d'Of'an font cancaitre que le général de Lsmoriciero avait toujours sou quaïtier-géaéral & Mascara. Les communications entre ce poste et Orau étaient à peu près rétabiies car Je colonel Crény, ch' f de l'état major de la province, avait pu parcourir <tta route accompagné seu!emect do quelques ca\Ut'!s. Il était le 20 à Oran, et en est reparti le lend~tn H;) pour Mascara.

» L'i!)(; i<t~dequo pouvaient donner les Kabyles du cercle de CbcrcheU s'est dissipée à la suite du mouvement fait par la colonne du général Comman. Tout y est aujourd'hui parfaitement tranquille.

Le général Marcy est rentré à Médéah laissant au Hamza la colonne de Sétif, qui a reçu la soumission comp!è!e des Oaied-Drïs q'fi b'étaieht réfugié. dans le Jurjura, à l'instigation du schënf, doutit camp a été surpris In 12 de ce mois.

» La colonne aux ordres du général GecUl, qu! s'était portée sur l'Oued-Corso pour observer les tribus de l'pst et faire rentrer dans l'ordre les fractions révoltées des Krachf-nas, a aHtitttsftnbut:rautorit('' de nos chefs a été rétabiie, la furto amenda inu'gée A cps fractions a été intégralement, payée. Un fait digne de remarqua c'est qua l'agha Ben-Zamoun des tribus kaby~ss du cercle de Deiïys est venu lut-m~me, daM cette circonstance, se mcttro à notre disposition avec ses cavaliers pour concourir à ce résultat. » Comme vous !o vous voyez, la présence de BjuM'tza dans !es contrées aujourd'hui txptorees par lefi colonnes du maréchal, des généraux Djurjoiiy et Comman, et du coloEsl Saint-Arnaud catle d'Ab'elKader dans les lieux que parcourent les colonnes aux oxhes du général de Lamoricière, dessinent la situation, en nous indiquant le théâtre de la guerre. La stratégie dtS deux chefs consiste surtout à faire soulever les tribus à leur voix puissante, à payer quelquefois, mais rarement, de leur personne, et le plus souvent à abandonner les tribus à tlh's-merties lorsqu'ils ne peuvent les pousser dcvaat (ux et )es faire émigrer. Cependant il no faut pas conibadre ces deux hommes Bùu-Maza n'est qu'un partisan hardLavantureux, se portant en peu de temps à de grandes~distances, agitant les populations partout où il se présente, proStant do son irnuence et surtout de !a terreur qu'il inspire, pour forcer de nouveau à ia révolte de malheureuses tribus victimes veille 4'uae

d'nne espaça qui ne m'Était point connue. Au de!a de ce vallon s'ouvrit unenouvcit'' plaine; ce fut ta que nous trou- vâmes, sinon tes Gallas, du moins ieurs fimi))ps et leurs troupeaux. Les maitteu:'C!ix que nous poarsui~iuus s'étaient trouvés dans âne situatioa affreuse exposés a la colère de SaMé.Sattassi, iis étaient aussi ça guerre avecteuH vf.ii.ins. Se voyant acculés sur h limite du territoire de ta tribu ennemie, tes guerriers avaient .?han4o:<né tours troapOMnx, iears femmes, teurs vieiitar.'s leurs enfaus et, forces d'affronter ou t'armée des Amhan-as oa t'hosiiiité de leurs voisins, avaient préféré pour eux-'nêmes la seconde ai'crnafive. et avaient mieux aimé exposer leurs f~miiles sans défense a ta premiers. Mai-! ta vue de i'innombrahie quantité do b?ufs, de moutons. de chèvres qui couvraient ~a plaine, enivra les A'nharras. En apercevant ce fac'!e butin Sahtè Saitassi fit arrôterson armée pendant queiqaes minuter pais it t'envoya à ta curée en criant à trois reprises à ses soldats, ~ar, ~eJou.' Aiiez! qae Dieu vo~'s conduise! L'armée se précipita alors au pillage; toutes les troupes de nos cavaiiers fondirent sur t'immeose buttu livré à leur cupidt:6. Le Roi, de son coté, monta sur une émiueuce et se mit à parcourir du regard, à travers une tMigue-vae, tes scènes de désolation qui se passaient dans ta plaine. Pour moi, j aimai mieux descendre sur ça théâtre de vot et de carnage, qu'on ne pouvait appeler un chanip denataii)e;)'yfu9bien!ô', ému d'horreur et de pitié. Les Arnharras ne se contentaien! pas de s'emparer d~s troupeaux, i)s poursuivaient avec la plus 'ache férocité tes viefiiards, les femmes et tes ocfaas. Unedestdées tes plus perverses qu'ait jamais enfantées barbaria a porté les Abyssins à se procorer, par ia pins odieuse des atrocités, te trophée qui est à leurs yeux ta plus grande preuve do la bravoure militaire ~'autre~ peuples barbares, sur le champ ds bataiiit:, oct mis ce point d'hon- neur guerrie!' à emporter les te'es des ennemis morts. Pour un Abyssin, le sigae de ta victoire, c'est d'urracher a t'<:Hnemi qu'il a vaicco !es organes de la viftiité. Aussi cherche-

Mi mojtis a o'er ta vie ) soa ennemi !:Q'â !ui ectsve!' et t

nn'reux tropitee. C'est par ts nombre de ces déponities qu'it cotiserve .taus sa chaumière qu'un Abyssia fait ses preuves de bravoure et obtient tes récompecges donnéfs aux gnerriers renommes. Cette fureur est poossép si loin qu'on ycit quelquefois de< Abyssins tuer ua de toars compatriotes da!.s te seui but d'étater frauduieusement ce signe des exploits gserriers envers tears ennemi' On pense donc si cf point d'honneur connait quelque pitié i'âgo neiui est de tien; il s'épargne ni le vieiUari nt t'enfanf dans tes bras de sa.mote. Je M'avaM pas fait un qna)t '!e iiece sur ta chpmp <'c bataitie, que déjà J ayais'vo des vtciDardsexptrans, des femmes massacrées avec tes ecfans qu'eite." allaitaient. Monsang bouiiionnait, tornquc je vis deux c ivatiers se précipiter a toute bride sur une (yttitaqat courait éptorée. Je ttrëimon ssbre, et je m'étançai au secoars de cette mathenreuse. J'arrivai auprès d'e)te en même temps que tfs deux cavaliers Je tear ordonnai du geste de'se retirer t'un d'eux hran'ttt s~ tance contre moi. Je lui assénai un grand coup de ptat de sabre j sar le visage. Son camarade sj aaava, et iis'enfut tuf-même torsau'it fut revenn de son étoordissement. Je m'avançtt vers ta femme, eue se )eta à genoux et croisa tes bras sar sa

première insoumission; revenant au besoin sur nos derrières, afin de nous harceler et de nous inquiéter; mais ce n'est qu'un partisan, et je ne doute pas que bientôt ii ne nous soit livré par quelque tribu, fatiguée par tant de cruelles épreuves. Je vous disais que ta terreur était pour beaucoup dans son influence, et, en eBct, si je suis bien informé,c'est en faisant mourir dans des supplices terribles nos caïds, qu'H cherche à empêcher !es tribus de revenir & nous; Abd-eI-Kader, au contraire en politique consommé s'est montré disposé à pardonner à ceux qui ont momnctaaément accepté nos pouvoirs, il tii'e seulement do fortes amendes des tribus, et il les engagera :!U besoin & fe soumettre afin de pouvoir p!us tard les retrouver, torsqu'U ne peut les faire émigrer. w

M. de Lamartine nous transmet use réponse aux observations de diverses sortes dont son dernier article a été l'objet. Nous ne refuserons pas de publier cette réponse, quoique nous n'y soyons intéressés que pour une très faible part la querelle n'est pas entre M. de Lamartine et nous, mais entre M. de Lamartine et l'Opposition de gauche. Il nous a semblé seulement que des deux côtés on s'était dit d'assez bonnes vérités. Les vérités sont faites pour être mises sous les yeux du public c'est ce qui nous a décidés à intervenir. Aujourd'hui de quoi se plaint l'honorable M. de Lamartine ? De ce qu'on met en cause sa personne politique ? M. de Lamartine est trop modeste s'il ignore I'impor!'ance que soa nom et sa personne donnent à ce qu'il appelle son idée. L'ï'dee toute seule ne ferait pas grand bruit dans le monde; il n'y a que l'auteur des JMe(H<a<:oKs poJCques, l'orateur dont la parole est toujours élégante et noble, même lorsqu'elle recouvre des opinions confuses et peu arrêtées qui puisse jouir du privilège de composer à lui tout seul son parti et d'être encore quelque chose Le nom de M. de Lamartine est une puissance. Tous les partis se le sont disputé ce beau nom. Les légitimistes s'en sont parés pendant assez longtemps un jour, nous avons cru le tenir, et nous en étions tiers; déjà les radicaux nous l'avaient enlevé ils ne l'ont pas gardé plus que nous, plus que la gauche constitutionnelle, plus que les légitimistes. M. de Lamartine ne vent appartenir qu'à son idée. Soit Mais si l'idée réus- sit quelque jour, il faudra pourtant bien que M. de Lamartine se résigne à avoir un parti En attendant, son nom est tout. Comment veut-il que l'on parle de l'idée sans prononcer ce nom dont l'idée tire, quant à présent, toute sa valeur ? On trouve, il est vrai, que M. de Lamartine porte un peu trop l'imagination dacs la politique et la poésie dans les affaires. Partout où l'illustre écrivain voit briller quelque chose, il y court sans approfondir ce que c'est. Un souvenir le touche*, un sentiment qui a l'apparence de la générosité le séduit, une idée qui s'échappe et se réduit à rien quand on essaie de la saisir prend dans son imagination des contours vagues et gigantesques il y a même des jours où la raison jette assez d'éclat pour attirer M. de Lamartine. Mais rien ne le fixe parce qu'il retrouve partout le réel. Le poète s'envole et l'homme politique a passé d'un parti dans l'autre sans même s'en apercevoir. Aussi n'en veuton pas à M. de Lamartine de ses fréquentes migrations il poursuit son idée Personne ne met en doute sa benne foi, son désintéressement; on lui accorde son abnégation et c'est quelque chose, quelque chose dont, après tout, M. de Lamartine devrait savoir gré à la presse et aux partis. Car on n'est pas obligé de croire les hommes politiques sur parole quand iis vantent leur abnégation. Tous les ambitieux commencent par là. C'est par l'abnégation, quand les places sont prises, qu'ils s'en font une, qu'ils jettent les fcHdemcns de leur popularité, qu'ils se préparent à la domination. L'abnégation est souvent, dans !cs pays libres, !c chemin qui conduit aux honneurs et à la puissance. C'est un rôtc comme un autre. L'abnégation peut couvriT beaucoup de passions de toutes les sortes; mais, encore une fo!s, par une exception qui fait honneur à M. de Lamartine, la nobtessc et la générosité de ses seutimcBS sont hors de cause on croit à sa sincérité tout ce qu'on désirerait, c'est que son esprit ne fût pas si souvent la dupe de son imagination.

Ceci bien expliqué, nous nous faisons ~rn plaisir de mettre sous les yeux de nos lecteurs la réponse de M. de Lamartine. La voici

« Aia.i toute la presse des dëpartemens a donne force à nos avertisscmsas. Les journaux même qui ont cru devoir protester con:ia t'esrrit do notre arUcle l'ont fait sacs dénigrement et sans amertume. Nous nous trompons quelques f<'ui))es, parmi ces journaux do departemens, ont incriminé nos tendances et rassemblé, avec une habile partialité, tous les traits tances contra nous depuis dix ans par nos ennemis caturcts, pour en composer le portrait de nos opinions et la ~prës'.uter & ItUM lecteurs. liyades miroirs Qui rcnvers nt l'image de l'objet qu'ils doivent reproduiro.

Q)~qucs uses de ces feuilles, au I!eu de discuter la convenance de l'aUîance entre l'Opposition consHtu!iocnc!!e et !e tiers-parti, ce qui était l'objet de notre article (Uscutent quoi ? M. de Lamartine. Que diraient-elles si, au lieu de discuter leur article, nous

poitrine en plaçant alternativement l'un devant l'autre ses pnicgs fermés; c'est, chez ics Gallas, ta geste de iit supplication. Je !ui fis comprendre que j'ûtat'i Yt'nn )a défendre et qu'eifc n'avait rien a craindre. Mes deux domestiques me rejoignirent. Je Us descendre ceiuiquieiait surmamuie, où je p~tç.~i la Gai)a a moitié ruorte ha~eur. J'urdosnai à 0~)orge<, à qai jo laissai mou fusii, de la conduire dms ma tente.

Cette pe!i!e aventure m'encouragea. J'en v~ula's à mfs domestiques de Me m'avoir suivi que de ioin. Thiffa rejet:) t~ faute sur sou c!t&va) qui ne pouv:'it. ''b:ti!i, courir aus.-i vite que le mien. Mon cnevat fai-ait f::fcctivcnteut p'us d'u" envieux dans t'armée Je t'avais acheté eu passant a Débrabrame (et je tui donnai ce nom-ià) d'un chef gaiia qai me le vendit pour ne pas être oNtgo do ic donner au f.tvoti intime de Sahie-Sattsssi, le générât fn chef de t'armée, Ayto-Chichougoa. Ayto-Chichougon avait p)us d'u~e (ois presse ce chef gatia de le )ui vendre; maie comme les gens do son rang ua pxieat jamais dentander à t'acheter était dans sa bouche unefor.i uie po!ie pnnr !f demander en cadeau. Debrabrame secubiait tout fier du service qne sa rapidité venait de me rendre j'avais peiue a le coutcnir. U n'en était pas d'éditeurs a sa première campagne H avait fait vaiucre déjà a son BECiCu mai!re hait caii~s.

J'avais détourné un instant les yeux d<:s scènes de confo.<ion de craauie, de pi!!a!;e qui se passaient drns la pi~ne. J" tu'eioignai de cette meiee s~'ns grandeur, dansii'qae)te,a<! miiicu de Uoupeanx i'nmemes de Gatia~se croisjient et tourbt )' nnaient nos avides tavatiers. Ja m'étais tcur:t6 vers nne chstne de tnoatagncscfMnmence ie vast" pieteau f!Ui forme une des ptus riches provinces de l'ancienne Abyssinie, et qui est aujourd'hui occupf.o par les Gaiias, le plateau d'An:r); j'ea re~rda!s!es<'ronpps Ncuatrcsqtii courent de!'ccc!dp)tt au ni'i, iorsque j'aperçus DM chpfamhsri'a. que je reconMfs à td peau de tioa jetée sur son cpauie, qui courait sur un malheureux etti'~it âgô de deux sus tout au p!"s. (!Hi gëmi's~it abandor!e sur I'h!'rb! JH devir.ni de." Stis du chef, e: je tanç: i mon ci)ev.'t sur fui atio de le pr6venir. t)ebr<tbr<tmo ne put ardvcr à iem,;s. Le iâehe bourreau avait déjà mutifé la pauvre petite créature d'un tour fie sf:n sabre recourbé. Les caviitfer.s uu'it commandai!, ma Yoyaat fosdre sur I~t, cr~ii'tit au chef de se sauver, que je venais le tuer. H s'enfuit mais f.iuecx 'e !e suivais de près, et je t'aurais atteiMi. s'i: na s'était jeté à la n.')g~ dans un vaste foss~' pieia d'eau que 3ci)rab~'a:e ne pnuv&it ffanchir. Je tirai ceux coups de pisto! t au bardit hecrfusement pour lui. je le matiq'Mi. Je courus ensuite porter secours à t'etifant mutité, qui se tr~n&it tout sangtcnt sur le g.on et de temps en. temps se icv~ii, faisait que'qucs pas et retombait épuisé de douteur Je faitiis me trouver mal mot même; Je desctcais de ch&vai et jt; m'approchât du m~iheareux enhnt, qui me tendait les bras. L'Maionh gie Yeca!t!'e s'arrêter et t'innocente viciimn paraissait devoir survivre à t'horrifie opération qu'eite vesait de sabir. Je déchirai nta chemise pour.ini faije un bandage, jd tui donnât du .pain e! j'aDai te conner à cne vtetUe femme qui avait Échappé au massacre. Cette-ct croisait ses bras sur sa ppitrine pot.t' me demander grâce et lorsque je t'ens rassaree ette me de-

discutions leur rédacteur? Nous ne voûtons p?s le faire et si nous le faisions, ce serait en empruntant leurs traits a leur naturo et non à leurs ennemis. Nous repondrons seu)ement a trois inculpations que notra siio'.ce nous donnerait le tort d'accepter. Ces feuilles du gouvernement disent M. de Lamartine « prêche des doctrines radicales et démagogiques.

« M. de Lamartine, dans son inconstance politique, attaque aujourd'hui ce qu'il défendait hier, ses pax roles démentent ses paro'p?. n

EhSn son isolement diminue la valeur des idées de M. de LamMtioc.

Voyons d'abord ta démagogie

» A quel peuple fait-il appel ? Quelle démocratie déSnit-it? « Le peupla organise, instruit par l'exp~rienco, prudent contre lui-même, guéri de la guerre, corrige do la conquête, régnant aux condidons d'une grande modération. Comment parlet-il do la Révolution ? « Do la Révolution française :') < son origine à l'heure où elle prophétisait dans le calme subHme de s~s pepsées, et non à l'heure où » elle se déchirait elle-même dcns la viok'nce de s~s luttes et dans l'impatience do sfs colores. » Qu'entend-il par peuple? « Nous entendons par peuple non une seule classa, mais toutes !es classes do la na< tion, sans privi'ége comme sans dégradation pour aucune. QueUes conséquence veut-il tirer de la Chatte de Juittet? « Nous ne sommes ni des conjurés, ni de mauvais citoyens; nous ne voulons rien renverser, nous voulons seu)e:M:it extraire du temps les conséquences nécessaires, loyales, justes, et < tserna tKo~r<M qu'il renferme. En n.atiére d'institution, les thëories ne sont pas absolues; elles contrepësent l'idée avec )a prudence. Le Roi 6era !a prudence do vctro démocratie. Sans rien ébranler, sans \io'er ni une lettre, ni un esprit da la Charie, sacs pousser notra- pays aux révolutions vio!entes, ces hasards qui perdent tout ou qui sauvent tout, nous voulons !o p'us possible, dans les conditions de la prM~MM et da l'/tOHnc~ quoi? Grandir le peuple sans abaisser le Roi! Voilà le démagogue Voyons la versatilité maintenant. En 1830, M. do Lamartine publie le programme du sa vie politique dans une brochure intita'éa PoH~Me fa<tonneHe. H y demande au gouvernement de Juillet « d'organiser la démocratie et de remplir sa Charte d'institutions ropublicainfs, en conservant seulement dans sa royauté !e signe de l'unité et de la perpétuité du pouvoir. Que demande l'artide do 1848? D'organiser la démocratie; donc pas usurper sur sa p!aca légitime d.~ns ia Charte, et do réaliser la meilleure des républiquEs.

» Que fait M. de Lamartine en 183t à la Chambre? Il combat à la tribune la loi contre les associations. Qao dit l'article de 18;5? H demande la liberté rég'tce d'association.

Que fait M. de Lamartine en 1835? Il combat les lois de septembre. Quo dit l'article de i8}5?I! proteste contre !es lois de septembre.

» Que fait M. do Lamartine en 1836, et tous les ans depuis? Il demande une plus large diffusion de t'cxercico de la souveraineté nationale par des modifications & la loi électorale. Que dit l'article do i8~5? `! 11 deuiauue une plus large uiousion do la souveraineté étectorale.

Que fait M. de Lamartine en <837 ? Il dé"end à la Chambre la liberté de la presse et la sincérité du journalisme. Que dit l'article de 1845 ? H se plaint dos restrictions escales à la liberté de la presse et de sa corruption par voie d'intimidation des imprimeurs ou par les faveurs partiales de la loi sur les annonces judiciaires.

Que fait M. de Lamartine dans la discussion de la loi qui constitue la Chambre des Pairs en Cour de justice potiUquo ? Il défend le jury et combat la loi. Que dit l'article de 1845 ? Il combat la loi et défend iejury.

Que fait M. de 1 amartino dans la discussion do la loi sur la régence? I[ combat la loi et veut réserver à la nation le droit de nommer son régent. Que dit l'article de 18M? li persista à bfamor une loi qui dépossède !a nation du droit de pourvoir, selen sa sagfsso, à son gouvernement.

Que fait M. de Lamartine en 1840, dans la question des fortincations? Il dit que le pouvoir royat ne peut être ara.a sans danger du droit de faire délibérer les représentaus de la nation, en temps de crise, dans une p'aca forta et sous le canoa d'une armée dont il est le chef. Q.e dit l'article de 1845 ? Que tes fo.tiCcatiuns df Paris, remises au pouvoir exécutif, rompent l'ëquitibre t ntre les prérogatives de la, nation <'t la prérogative du Roi.

» Qoe fd't M. du f.amartine à la Chambra en 1838, 18:~ et 1850? H combat ia coalition parlementaire, qui veut violenter la prérogative tégalo du Roi dans le choix de ses ministres. Qu'y fait l'article de 1845? Il combat la coalition qui veut fausser aujourd'hui l'Opposition, comme elle a voulu fausser le pouvoir en 1840.

EaHn que fait M. de Lamartine depuis trois ans à la Chambre? L conjure l'Opposition constituticnneUe d'être elle-m&me, de ne pas s'allier au tiers-parti qui la livre au gouvernement, 11 il combat en toute occasion le tiers-parti, non comme élément de gouvernement, mais comme élément dissolvant de l'Opposition. Que dit l'article ? H dit à l'Opposition sérieuse Séparez-vous du tiers-parti auquel vous no pouvez vous rallier sans vous démentir!

Questions morales, questions matérielles, politique intérieure, poiitique étrangère, depuis les chemins de fer jusqu'aux enfans trouvés, depuis la question d'Orient jusqu'à !a loi des sucres, toujours et partout même conformité entre le premier et le dernier pas, entre le premier et le dernier mot, dans la vie puMiqm de cet homme. Sa ligne n'a pas eu une ondulation d'une syllabe, en dix ans de marche. H regarde aujourd'hui le point de l'horizon qu'il regar-

manda par signes du psin je tu! donhat cela! qui me restait.

Les mêmes horreurs s'étaient accomplies pM tout où des guerriers smhnrras avaient rcn(~(re des vieiiïards et des ecfans galias. Je vis une multitude de < es pauvres enfans, qui, mutités, criaient et se tordaient sur le gazon. Je me hât.ji de quitter ce iiea de douieur. Tous )es cavaliers que je rencontrais redoublaient ma colère impaissante, tis se paraient tous, comme an retour d'une victoire, de teurs infâmes trophéfs. Les uns les tenaient a leur ceinture easangiantée, d'autres les attachaient au pommeau de leur selle, d'autres s'en étaient fait sans honte d'horribies coitiers. Pénètre d'horreur et de dégoût, ]e cherchai )a soiitude et m'enfonçai dans la campagne déserte; je marchai longtemps; je n'apercevMis plus de cadavres; je n'entendais p)ns d'autre bruit qoe ceini des fièvres et des gazeiies que je faisais lever devant moi. Tbirfé.qci ne comprenait ti~n à ma course Me. et qui tremNait en se voyant en pays ennemi, Isolé et si ioia de l'armée, me supplia de revenir sur mes pas. Il préteedait que noos nous étions éloignes de plus de quatre Heues de l'armée il me reprÉseHtait que si les GaU~s nous apercevaient, nous étions perdus sans ressomce.Jeini.dis, en )ai montrant un hameau que je voyais à une demie-iieua do hout< sur un des premiers gradins de la chaîne de montagne vers taqnetieje m'étais dirige < Je veux aller jusqu'à ceviiiage; quant a toi, je te iaisse libre do t'en retourner oa de me suivre. < Je coutinoai à m'avancer vers tcvii'age, que j'atteignis en un quart d'heure. Snr te point d'y ntrer, Thfrfo ma' i!t de Bonveites supplications i! n'osait ni me suivre ni me quitter. Nous e:MLS trop e!oigces de l'armée pour qu'il ofât s'en retourner tout seul mais il ne vooiut pas entrer dans !e vii):'ge it me dit qa'ii m'attendrait d<hOM, et, pour enrayer les Ga))as qu'il croyait voir cachés <<ernere tOLS if s cuissnp-; cttoaies ifs cabanes, il agitait tonr a tour son sabre et sa carabine avec miile contorsions rid)cQ)es. J'entrai seu) dans le viiiage il était ombrage de gcsc~ riers grog comme nos sapi:'s d'Europe, dans i~qu' !s un voyait se juufr les m~gntnques singes A la robe Manche c! a'iro qu'en appeUc des goui~zas ses l~bitans t'avaient abandonne. Je Os, sans voir ans âme, le tour de plusieurs chaumières barricadées avec des branchrs épineuses. Jd m'orieRta! pour reloumer au Mmp; je suivis une anire )!gae que ceUe par !aquc!ie j'étais venu a Touthe, nom du village. Je traver.'ai une petite rhiëre dont ia sonrt'e est près de ce Yiiiage et qui &'appe!le, en gai!a I.aga-Lintchia ou RiviÈ:e des Lutos on dit, en eUet, que les environs sont peuples de lions. Laga-Lintphia se perd dans Tttdji-Ouaoze. Les Abyssins avaient passô par !à. Je vis, en enet, ça' hee dans les roseaux, snr le bord de la rivière, nne jeune femme gaita av<c deux pe'its e~fans mu'iles f)ie tenait i'aine par la main et berçait iepios jeune eotreses bras en murmarant un chant meianco'ique. Je ~onmi à ceUe matheurecse le foniard que j'avais aa coc, a!)!! que si de nouveaux detachemens d'Amharras passaient par.ta, ils visEentq')'el'e était pfofcgee par m!:i. J'étitis depuis une heure dans !a piaice lorsque je vis an )oin trois femmes qui M sauvaient. Je courus à e)Ies elles implorèrent ma pitté, tes bras croises sur leur poitrine. Je leur us comprendre que je ne venais qce pour tes defen-

daithier.H traverse, sacs une stule contradictifn les partis qui se composent, se ëécomposent, :e dissolvent tt :e démentent, mus avoir a expliquer une de ses opinions d'aujourd'hui autren ent <tue par leur conformité avec ses opinions d'hier.

» C'est que son but, toujours le morne, fst une t~M, au lieu d'être une am6t<MH. Une ambition se déplaça, une idée jamais!

» Voilà la contradiction, voilà I'icconstance,,voi!& la versatilité, voitâ l'/tomme-t'ent de ces journauxl Âh si vos calomnies étaient fondées, cet homme si seul ne vous inspirerait pas tant de colère! Qui est-ce qut s'est jamais inquiété du vent?0ale laisse courir, sider et tourner demain contre lui-même. » Mais, disent ces journaux,c'est pour l'homme poiiiiquo que nous nous inquiétons. H s'isole, il abdique; il se dttKMue, il se perd, il ne sera bientôt bon à ri~n. » Ah! ici nous sommes d'accord avec ses ennemis. En effet, voila un homme qui perd, chaque jour do sa vie parlementaire, les occasions de :e grandir, dans le sens que la vanité et l'ambition attachent en ce temps à la grandeur et à l'importance personnelles des hommes. Les légiiimistfs pouvaient l'jl!u6trer; il passe en honorant profondément leur foi, mais tn plaçant son pays au-dessus de ses sentimens. Les répubticains pouvaient le popula)i:er; il passe en no désavouant aucune de ses tendances démocratiques, mais en déclarant que !e~ Constitutions sont ë'astiques, et qu'il se contentera d'étendre, sans )a briser, lo cercle de la Constitution qui régit son époque et son pay~. Le gouvernement pouvait le doter d'honnems, d'émolumens, de richesse!; it passe en !o défendant quelquefois contre une odieuse conjuration d'ambitions parlementaires, mais en refusant *de s'attacher à lui par aucun de ces n?uds dorés qui tiraillent la conscience sous 1 habi{. L'Opposition constitutionnelle pouvait Ici donner une part opime des dépouiDes et faire de lui un des élémens de quelque triumvirat parlementaire il pane et refuse de pactiser avec des combinaisons d'hommes et de principes qui se repoussent et qui lui demandent le démenti do ses opinions pour cautionnement de s< part de pouvoir. Ainsi il arrive seul, et quelquefois raiMë de sa solitude, au point vous le voyez aujourd'hui, sans pouvoir, sans traitement, sans ambassade, sans ministère, sans faction dans la presse, sans parti dénommé dans la Chambre, sans espérance intéycs~éo q:ti s'attache à ses pas, sans reconnaissance pour le peu de bien qu'il a pit faire, et entendait les fct;i!)es publiques du gouvernement chuchoter à ses oreilles quand il passe « Voyez cet homme, écartezvous de lui c'est un hofnéte homme, mais il porto malheur a l'ambition do ses amis; il n'est bon à rien il ~tt!:MM< n

» 11 diminue c'est vrai mais la sueur aussi diminue le lutteur mais l'abnégation aussi diminue l'ambitieux mais le dévouement aussi diminue l'égoïste Habiles poseurs au faux poids du siècle qui pesez t'homuie à sa puissance vous avez raison Cet homme est diminué de ce que vous comptez pour quelque cho.~e dans le poids et dans l'importance de vos patrons po'itiques il est diminué do son ambition, qu'il a sacrifiée maladroitement à ses idées; ii est diminué de sa cupidité à laquelle il a préféré la médiocrité et le travail il est diminué de l'intrigue à laqueUe il n'a pas voulu s'abaisser; il est diminue de sa popularité, qu'il n'a pas voulu amorcer par dea adutations toutes les puissances ii est diminué de la faveur des partis qu'il n'a pas voulu conserver par d~s capitulatioos de principes il est diminué de ces f.nix amis qui n'aimaient ea lu! que l'espérance de leur élévation Que lui resto-t-il en effet? vous l'avez dit rien! Et ce rien est tout pour lui.

» Mais vous avez des yeux pour ne pas voir On Ht dans le Courrier des E<a~ts du dl novembre

Le brick Nt<n</eM nous a apporté hier des nou" velies de Port-au-Ptatt du 24 octobre. Lo capitaine Baker rapporte que, le 19, il était sorti de ce port une uoltille dominicaine de cinq voiles pour a!kr attaquer le Cap haïtien par mer, pendant qu'un corps de 4,000 hommes se rendrait par terre à !a m~me destination. C'est au Cap, on le sait, qoe ia Président Pierrot, depuis son avènement, a transporté le siège du gouvernement d Haïti c'est par conséquent au c?ur même do son ennemi que la jeune république dominica'ne veut porter sos coups. Elle n'a rien à gagner dans une invasion de la répubtique noire, dont ette* n'a pas la prétention sans doute d'essayer la conquête. C~'sbeUiqueoses veltéités sont d'autant ptua imprudentes, qu'elles poussent le gouvernement dominicain à des actes d'arbitraire qut ne peuvent manquer de lui aliéner les sympathies étrangères. On assure, en effet, que lo président Santana vient de mettre en vigueur un décret qui existait depuis quelques mois, mais que l'on avait tenu secret, et qui a pour but ~e contraindre tous les étrangers qui résident sur le territoire dominicain à prendre les armes po!ir défendre le pays qui leur dcnne l'hospitalité. L'art. 6 do ce décret est ainsi conçu

Les étrangers qui, conformément à l'art. i3 de !a Constitution, sont admis sur le territoire de )à r.'pubtique, feront aussi partie de la garde civique après trois mois de séjour dans le pays. »

') Les étrangers ont refusé d'accepter cet enroiement forcé, et ils ont, par l'organe de leurs consul?, protesté contre una mesure qui est une violation trop uagrante du droit d~s gens, pour que le Président Santana ne s'empresse pas de faire droit à leur demande de neutralité.

On a reçu des nouvelles de New-York jusqu'au iS novembre. En générât, l'esprit public aux Etats-

dre, que je ne voûtais pas !car enlever ta liberté. ï! y avait parmi eiies une Jeune fiiie de treize à quatorze ans qui avait surtout excite la convoitise des Amharras. Pendant que j'étais avec ces femmes, te chef qui ies poursuivait arriva sur nous accompagné de plus de deux cents cavaliers. M me demanda de lui iivrer la Jeano fiite < Etie est prisonnière, lui dis-je; si tu h veux, tire tcn sabre. < Et en lai partant ainsi j'avançai vers iui et je Us tourner mon sabre auteur do ma (été. Effrayé de mon mouiinet, ii m'appela par mon nom et se relira en disant à ses sotdats que j'étais un diabie et que j'étais bien homme à les tuer tous. n fit arrêter sa troupe sur une pe'tte hauteur, a dix minutes de ta. Les femmes gaitas s'étaient aperçues que je ies avais défendues. Efies me nommaient leur maître, me baisaient ies pieds et embrassaient la tcte de Débrabrame. Je ieor dis que si elles voulaient se sauver et échapper aux Ambarras, qui semMaient attendre mon départ pour fondre sor etfes, elles noyaient qu'à venir avec moi. Eiies y consentirent en redoublant les naïfs témoignages de leur reconnaissance. Ja marchais tt'MiquUtement, précédé de ces femmes, lorsque je vis sur une butte un petit Galla qui regardait de tous côtés. Thitfà crut avoir trouvé une occasion do signa)er à peu de frais sa vaiit~nce probièmatique. I! me demanda la permission d'aiier prendre l'enfant. Je la )ui donna), à condition qu'ii ne te maltraiterait pas. U partit au ga)op, tenant sa carabine d'une main, son sabre et les rênes de i'antre. Je l'attendais, lorsque je te vis revenir bien pius vite qu'il n'était part), me criant, d'aussi )oin qu'il put, tt'ahandonner ies femmes et de me sauver, qu'une troupe de Gali.)S était c&chëe derrière la butte et q~e nous étions pëidus. Je lui demandai combien ii en avait vu. Une dizaine, me répondit-ii. ?Je venx tes voir, lui dis-je. Je partis au pe* tit gaiop arrivé au sommet de !a butte, je ne trouva) que cinq GaUas au lieu de dix, que i'imaginaiioh cpou\act6o de Thirfe avait cru découvrir. tts étaient cachés dans un pM de terrain et protégés par un petit ruisseau trois étaient A chpvat et deux à pied. Je tançai mon chevat bur eux et js franchis )e ruisseau arrière k'uei )i m'attendaient. J'étais a peine en fsee d'eux, que deux des cavaliers m~Jetcrect leurs tances l'une s'.tbat)!t aux pieds de mon cheval, l'autre m'aurait atteint !-i je ne t'eusse amoriic d'un coup de s.ibro et M }e fer n'était p!'s veuu s'émousser sur la potence de ma lame. Je me jetai sur un do ces cavaliers, et J'étais pr6t à le sabrer &vant qu'ii n'eût eu le tpmps de fuir ii me demanda merci el m'appela top/tfa (son mfit're) ie lui Sa mettre pied à (erre et son cheval courut rejoindre tes autres Gatiat, qui s'étaient enfuis an gaiop. t.esG&U&s à pied se rendirent tout de mite sans résistance.

Lorsque Thitfè mevitrepafattre, amenant trois Gaitas prisonciers, ii fut stupéfait d'admiration it :)i!ait entorner un chant de triomphe mats je tut imposai ~HeMe. Nous nous remimes en route en nous hâtant pour arriver an camp avant la nuit. Le courageux Tbir!6 m'adressa en chfmia une pressante prière < Je serais trnp heureux, me dit-ii, si je pouvais présenter au Roi un de ces Gallas comme mon prisonnier ceia me ferait un grand honcenr auprès des guerners. Cho~is celui que tu voudras, ici dis j<; mate tu me le rendras ds'ns qaetque& joors. ThirM prit saD9


Unis paraît se calmer un peu sur la question de Ï'Ôrégon, bien que !7)non, journal qui passe pour l'organe du Président, déclare que le peuple américain a droit au territoire contesté sans partage. Les hommes îés plus éminens du p~ys se prononcent fortement pour la paix, et M. Webster, membre de la Chambre des Représentans et ancien minisire, a prononce, dans une réunion qui a eu lieu à Boston, un discours dans lequel il exprime ainsi son opinion

< Messieurs, quel serait l'homme A la té!e dn gouvernement américain ou de 1 < Grande-Bretagne qui oserait prendre sur !ni la responsabilité d'amener eue guerre erjre deux nations comme l'Amétique et la Grande-Bretagne snr une question de cette nature s'il n'était pas prêt à démontrer qu'il n'a rten négligé pour éviter un résultat aussi terrible ? (Applaudissent ens. ) Si un ministre britannique, sous l'administration daqnel une guerre éclaterait sur cette question, no pouvait proaver au Paiement qu'il a fait font ce que devait faire un homme honnête et modéré, pour éviter une pareille lutte, je soutiens qu'aucune puissance, aucune popularité ne pourrait le maintenir pendant une heure. (Applaudissemens.) Je dirai de même que si, dans notre pays, un parti osait à l'improviste cous plonger dans une guerre sur cette question, il devrait s'attendre à un sévère interrogatoire de la part du peuple américain, il devrait se préparer à démontrer qu'il a fait tout ce qu'il pouvait, sans se laisser égarer par l'orgueil du succès et l'amour de la guerre, pour préserver la nation d'uce grande calamité tout en lui conservant ses droits et son honneur.

Messieurs, 11 me semble que tout homme, premier ministre d'Angleterre et président des Etats-Unis, qui allumerait Inutilement la guerre pour un pareil sujet (et les mmmes s'étendraient sur le globe entier) pourrait se figurer le génie de son pays lui adressant les paroles que l'orateur romain supposait que le génie de Rome lui adresserait s'il n'étonnait la conjuration de Catiiina. Messieurs, l'homme qui Imprudemment ou par une fausse ambition, ou par un fol orgueil de parti allumerait les feux de la guerre sur le globe pour cette question, devrait s'attendre à être consumé lui-même dans une conflagration des reproches qui l'assaiiUralent de toutes parts. (Applaudissement) Je ne crois pas que nous devioM prendre l'alarme sur ce sa)ct; nous devons au contraire rester froids et calmes.

Dans quelques villes du sad il y a une certaine agitation qui a pour cause la crainte d'une guerre. Je le regrette vivement. Je ne d)rat pas que je regrette ce sentiment, car il est nature) mals j'en regrette la cause. C'est une erreur commune aux hommes qui no se trouvent pas dans âne position très élevée, de s'imaginer qu'iis peuvent j&cer en toute sûreté le patriotisme dans des proportions exiguës (rires). Ce sont ces gens qui pensent qu'ils peuveut parler de guerre avec l'Angleterre ou <tvec toute autre naUon, et se faire un nom par leur patriotisme et leur amour du pays, en restant maître du jeu. Cela pourra ne pas arriver. En tout cas ce n'est pas ainsi que les hommes haut placés, justes et respectables, traiteront la grande question de la paix ou de la guerre.

t Cette pensée constante, cette supposition que la gnerre pourra arriver, est presqn'acEs! fâcheuse que la guerre eliemëme. Etie intervient dans toutes les affaires et dans tons les arrangemens de la vie. Ce qu'il nous faut, c'est nno paix solide et la conviction que nous conserverons la paix jusqu'à ce qu'il survienne quelque csu~e juste et rationnelle de gnerre. J'ajouterai seu'ement que s'il est de notre devoir de ne pas prendre oa répandre l'alarme, de croire que le gouvonement et le pays agiront avec modération, avec sagesse et avec justice, il est moles difficile que certaines persennes ne le croient de commencer une lutte dont on ne pourrait d'ailleurs calculer les résultats que le gouvernement ait la conviction qo'1! est dans son droit. Ainsi qt)e l'a dit un des derniers présidons, demandons tout ce qui est juste, et ne demandons pas ce qui est Injuste demandor.sle librement et généreusement, et sans Mre on vain étalage de patriotisme.

On écrit de Constantiuopte à !a CaxeMe d'~M~6oMf~:

Au printemps dernier, la pacha de Wan avait envoyé ses cavasscs aux environs pour lever le nombre dts iccrues tx'gé par !o seraskipr da Constantinople et ks envoyer à Erzeroum, d'où Kiami)-Pacha fait partir tous les ans son contingent pour Constantinople, en passant par Siwas et Samoun. On sait que les Tares ont horreur du service militaire. Depuis quelques années, la conscription rencontrait do grandes dimcultea dans les pachaliks do Wan et de Mousch ainsi que dans le Lasistan. Cette année la population du tac de Wan nn se borna pas A murmurer; -1 elle se récita. Deux ofUcios du pschadeWan furent égorges dans un ~lHage turc sur la côte mëndionatc du !ac. Le pacta ayant réuni quelques troupps pour châtier les rebet'cs, toute la population se réfugia dans les montagnes, et tiro'ivà appui et protection chez ie puissant.thef eurde Mahmpud-Khan près de la chaîco des monts .Ajerasch. Rustan-Bay, ancien o<Bcief des jani~s -ires, se nut à, la tôte du mouvement, arbora t'é:endard de la rë.oite sur la montaguc et proctama lj r6tab)iss':mtint du jaNissariat. Les troupt's turques envoyocs contre tts rebelles furent bxttufs parre qu'e)i<s n'ëtaient pas assfz nombreuses, et le pacha lui-même fut assise dans son château-fort Wan.Larévoite gagea 'e pachaUck de Mousch les Gavasses furent maltraités, et le pacha deMcuach, qui est Cm de de naissance, fut obligé, pour apaiser la revo!te, de promettre aux tribus des environs qu'a l'avenir ils n'exigeront i.Ius de troupes pour le Nizam.

Après avoir reçu ces nouvelle:, alarmantes, Kiami!, pacha d'Erxotum, envoya des troupes et de l'artillerie à Wan. Elles livrèrent quelques combats aux rcbeites dans les montfgscs, piitèrent quelques \il àges, mais sacs réussir; elles perdirent Bseme beaucoup de monde par la désertion. Beaucoup d'anciens janissaires dCL.rAnatpIte Ee Jq!gn?r;'nt A RustaR-Bty. La Porte-O~totnane aim& mieux user de mënagemens et de douceur que d'employer des voies rigoureuses. Kiamil-P<tcha, homme incapable, fut remplacé par E<Maad-Pacha, homme prudent et habite. Le pacha d'Erzeroum a sous ses ordres les pachas de W..<), do Mousch et do Bjtjazid. EssaatI envoya imm ~iatoment

hesttaUonteGam oui m'avait jeté satanée, et qa! était aussi te père da petit enfant que nous avions vu sur la butte. ït était six heures du soir tors<)ue tfoas rejoi~titmfs SahiéSallassi, qui !fo trouvait encore à une demi-tieue du camp. Le R~i avait des inquiétudes sur mon compte, ii m'avait fait chercher sur )e champ de ba(aii!e. et sauf t'oiucier à qui j'avais (ire deux coups de pistolet et qui était attése ptaindre. personne n'avait pu lui donner de mes nouveties.Ja )ui iracdutai mes aventures et t'indignations qui m'avait éteigne de !'ar:néo. A ta ftn de notre conversation, Thirfé vint présenter son ptétendu phsonni 'r. Le R~i q'jestinnna le Gxiia 4t sa nommait Djiio-Ramo. et était chef de piu~eurs \iUages sa réputation de coara:e lui avait donne nn très ~rand ascendant sar ses compatriotes. Il comptait parmi ses exploits ta mort d'un étéphant, qui, dans t'estimation que ces peaptes ont efaMie pour ta bravoures éqatvaut à M mort de quarante guerriers tués au combat. H avait aussi tué un grand nombre de GaUas-Marous, avec )esqDc)s sa triba Était en guerre. Le Roi était enchanté do Pavoir en son pouvoir; it sepromettitit de s'attacher par lui )-)p)us ~rando pa t'e des GaHas, qu'it était venu soumettre. Mais le chef ne voûtât pas ~.prêter à ta supercherie de Thhfe.H Il déciara au Rot, avec une ftidf~natinn mêtee de mépris, que ce n'était pas TMrfe<(ni Favatt fait prisonnier; que :i un pareit adversaire <'û' osé s'approcher de lui, ii t'aurait brit-e avec ie bois de sa tance. Le Roi et tous tes assistais rirent aux echts, et Thirfe, confus, se retira poursuivi par )es huAes. Sahie SaHassi ordonna :<)ors au Galla de raconter eommeat ies choses ~~taient passées.

< J'étais, dit te chef, à ta têie de qaa)M cents cavaiierf. J'ai Muienu dans la matinée un combat très vif contre AyioMereitch (c'est un des principaux come'iters du Roi ttte chef de tous tes GaItM soumis à Sshtè-Satiass:.). Aytn-Mefeitch n'a t~ victoire qu'à ses fusiliers. Forcé de fair. je me suis réfugié au bord d un fossé avec qua're des mict's. 'fhtrf~ non'! a aperçus '!c toin et &'est e! fui mai~, on moment apr<H, cet eiraijg~r, dit it en ma montrant du do~gt, a p~ru et a marche en guerrier à cotre rencontre. Kous t'attendioM et nous nous regardions comme si assurM de te tuer, que. d'avance, nous nM-< Ètion-! partage te costuma qu'it porte. Lorsque n"us te vtrnes tirer so;) Sibre et ie hire tourner autour de M tête comme nn soleil, r.ous reconnûmes que nous avions afîftire à un etranspr, et que peot-et'e nous ne le vaincrion.. pas au si tacitement que nous t'avions cru d abord, ti ne démentit pas t'idte que nous eûmes do son courage, it <!t franchir te fosse a son chevàt et vint sur nous pour nous combattra. Nous tui jetâmes nos i;:nces, qui ne purent t'atteindre c~ ssn sabre tu! sefvait de boucMër. tt s'appro<cha de moi, m 'menaçant de me fendre en deox. Je toi demandai merci, c: ii me Ht son pfiscnnter ainsi que trion n)s et un do mes parens.sont-its? demxnja S<t':e-Sattassi. Et it ordonna qu'on tes fui âme; at avec les femmes que j'avais sauvées. Mes prisonniers s'avancèrent vers lui sans proférer un mot. Le Rt)i, après tes avoir vus, me prit 1~ main et la pressant dans la sience, me Ht asseoir à <ô.o de tni. Puis it dit tout haut < Roehet a fuit plus aujourd'hui qu'aucun de mM généraux. H se teva, et nous re'vtamM ensembte aa eamp

des cadeaux à Mahmoud-Kan et entama des négociations avec lui pour le détacher du rebeHc RustanB~y. On ignore s'it a réussi. Sass Ja coopération de Rustan, tes insurgés no pourraient pas so maintmir dans les montagnes.

Mahmoud Khan, nts d'un chef curde îndëpcndan). dans le district de Mukusch, au midi des monts Ajerosch, vers la frontière de FAkkay orientai était d'abord un brigand qui par sa va!eur acquit de la puissance. Tous les habitans des bords du iac de Wan lui obéissent, et il est même plus puisant que le pacha de Wan. Aucune caravane ne peut 6e rendre de Wan à Salmas sans sa permission. Nul ne peut faire le commerce M voyager sacs se munir d'un passeport qui pc.i~e tes armes. Techak Pacha, l'ancien gouverneur turc de Wan, était assez b.'en avec MahfnoudKbao, et le voyait quelquefois sur le territoire neutre, accompagné de cinq cents cavaliers. M&is depnis la mort de Tsch~k-Pacha, Mahmoud a rompu toutes relations avec les Tares. On dit que Mahmoad est appuyé de Bedar-Khan chef do la grande tribu de Bubdan, qui demeure à d~ux journées de Tschebireh, dans un château-fort.

Bedar est un vieux fanatique qui en veut à la Porte pour ses innovations. It a reçu chez lui une foule de janissaires lors de la suppression de cette milice. La réunion de ces trois chcH serait très dangereuse pour la Porto Ottomane dans les circonstances actueites. Depuis quelques mois, !ep insurges d.i tac de Wan se tiennent tranquilles, et le pacha de Wan ne les inquiète pas. L'hher se passera en négociations.

On lit dans le Courrier SMtMe du 22 novembre < La Suisse est encore bien éloignée do l'ordre et de !a paix; cependant quelques symptômes d'un retour à la modération se manifestent; i!s méritent toute notre attention. La mise en liberté de M. Pfyuer contribuera au rptabtissement du calme. Et'e rapproche lo moment où les partis sincères pourront s'entendre sur quelques points, sinon sur tous. L'acceptation définitive du Concordat, qui rétablit dans le canton de Saiut-GaIl un éveché indépendant, agira da~s le même sens. Le rad~catisme, hostile au catholicisme comme à toute religion positive, considère cet ëvënemfnt comme une calamité. Nesumoins, les nombreux radicaux que renferme !e grandconseil de Saint-Gai! fe sont tous, hormis cinq, décidés à y concourir par leur vote. I)s oat compris que sous l'empire d'une constitution qui établit la séparation coBffssioncfHo, les prolestsns ne pouvaient pas refuser aux catholiques d'organiser leurs affaires religieuses comme ils l'entendent. Accordant la fond de la question, c'est-à-dire l'évecM lui-même, ils ont reconnu que le tx/o réclame par le conseil d'Etat serait pour ce corps une prorogative fort embarrassaEtc, et Us ont fait de bonne grâce le sacrifice réclama par tes circonstances. La politique conciiiatrico et modérée de M. BaHmgartner a triomphe dans cette question décisive, et le vote presque unanimn du grandconseil a confirme ainsi !e choix du sort q"i vient d'appeler cet homme d'Etat distingue à présider le gouvernement de son canton. Ce résultat dessins clairement la situation. On ne peut plus fonger à voir Saint-GaIl s'associer, par son vote~ aux mesures violentes projetées contre la Suisse catholique. Au contraire, il paraît devoir faire dorénavant, jusqu'à un certain point, cause communs avec eHe. Nous espérons qu'il lui apportera sa mesure, ses lumières et ses vues libérales.

» Les élections de Fâla sont encore une victoire pour les idées conservatrices, et une victoire pleine de modération et de bienveillance, puisqu'on a vu, chose rare assurément, un parti s'arrêter au milieu de tes succès et demander publiquement qu'on accordât quelques noms à la li~te opposëe. Cette modération est un signe de force. Ebranlé par !a ridicule émeute du mois d'août, Baie avait besoin de sa raffermir. On connaît maintenant au juste la force respective des partis, et l'on ne se bercera plus de i'espoir d'avancer la révolution fédëraio par une révolution bâioise. Baie est averti.

Tous ces faits sont des garanties do paix, car on renonce aux projet dont on désespère. Les cantons les plus comp~tcuicat livras nu :adica)i&mo subiront donc, eux aussi, l'icCapnce de ces ëv(<neme!;?, du ntoin!! ceux où règne un radicalisme politique et national, encore jusqu'à un certain point. Quant &u radicalisme socialiste et cosmopolite, il a des destiner s à part.

Aujourd'hui tous les yeux se dirigent sur Bfrco S! le parti des corps-francs l'emporte au ~ein du grand conseil, tout est remis en question. Si le gouverne- ment se maintient, il sera forcé de modiSer sa politique fédérale, et la Confédération recouvrera le repos dont elle a besoin. Peut-être les faits que nous avons rappelés t xerceront-i)s que'que influence heureuse au sein du grand conseil de Berne. Un prochain avenir nous l'apprendra.

On écrit de Lucerne, le 27 novembre

« Le jury d'instruction dans l'afTairo do M. Leu vient de mëttrp en accusation M. d'Eschembach, ancien membre du grand-conseit, le capitaine Corragioni et M. Fneichen de Rotheabourg, commo complices de l'assassinat de M. LMt. Trois autres contumaces ont été également déclarés en étal d'accusation, et le juge instructeur a demandé leur extradition. Ce sont Antoine Multer, frère de l'accusé priccipai; Bûhler, ancien membre d~ la Cour d'appel, et Trotler, aubergiste à Lucerne.

M. Casimir Pf~fT<;r, dont nous avons annoncé la mise en liberté, a assisté dëj~ à l'audience du tribunal du district dont il est le vice-président néantNoins il est toujours sous une sorte de prévention, et on lui a imposé l'obligation do fournir un eauttoahe-

Rentré dans ma lente, {a commandai a Bégnet de donner à manger a mes prisonnier' Begnet m'obéit d'autant pius votontiers. qu'il est tui-méme Ga))a, et que les prisonniets étaient de la tribu même à laquelle ii appartenait. J'atiai voir ensuite M. Lefebvre. qui regretta beaucoup de n'avoir pu m'accompagner, et qui résolut de suivre Sahié-Satiassi dans l'excursion qu'i) devait fdi? )e lendemain. Le jour suivant, nous priâtes t~ latitude du lieu où nous nous trouvions. ainsi que des relëvemens à la boassoie,etnons aUames rejoindre ensuite Sahtè-SalInssf. qui était parti le matin même pour les moutagnes des GalIas-Sod~o.

Ces montagnes forment onc vaste chatue q:!i sépare Ïa GouraMué de ta vaitee de l'Aouxcho. Comme cciies que gavais parcourues ta vciiie, e)!es sor.t do production volcanique. Quoique les moissons fussent terminées, on voyait partout mr les terx's les traces d'u:<e cutture inteUigenteet soignée. Toat le pays que t'armée traversa était couvert de hameaux dont tes habit~ns'avaient fui, et que nos soldats brûtërent sor Jour passage. Le dommage était énoime potr les Gaitas, car Us per.daiant .ivec leurs chaumières incendiées tontes ieurs recoHes qui y étaient renfermées. Cependant les GaUits de cette kabyle spmbtèrent vouloir résister an choc de notre armée. Us s'étaient concentras dans un vàlton eu ils attendaient que nous vinssions les attaquer. Sahtë-Stiiassi atia reconna!tre leur po~itioa i! ics examina longtemps avec une iocgue vue dont je tui avais fait cadeau d..us mon premier voyage. Il renonça à les attaquer le Roi ne fut cotaiaemcnt pas retenu par la foteo de ta position d~s GaHas son armée tût pu les écraser et tes détruire. Ce fat pour prévenir t'horriMe boucherie qn'on aurait pa en f<tfro ~oe Scth)È-S~)iassi, content de la leçon qu'il leur avait donnée en bcûtan) leurs vitlagfs, donna à son armée l'ordre de biittfe en retraite et déclara l'expédition terminée.

Sihié-Siftt ') t a<ai' (c)!emfnt son tp!our. qu'il von'ut se mettre co m.i'che m~tgré une piuit: n(rr<use. M. Lcfebvro et moiuo~sie iii~Ames par ir.ft nous chetchâmea un abri dans une chaumiëte de G;'Uas que ses habitans avaient abitnJoat.oe.Comme tesch.tun.ières dei'Aby~s:<!ie,cet!e hutte ét.iit ctrcutatie ef eoitfée d'un toit pointu. Eile était divisée en deux pièces dont l'une servait d'étable, et i'auire p)us grande était à la fois ta chambre, le magasin et la cuisine de t< fa)ni))e.Quet()ues vases de terre étaient encotesurie foyer; tout prêt ou foyer étaient deux pierres de basxtte entre iMqoeltes les femmes broient le grain pour faire ia farine; c'est ic principal ustensiie que l'on trouve en Abyssinie dans toutes les chaumières. L'une de ces pierres est un carré long dont ia sufface supérieuro est légèrement concave, t'aotra est taiUée en rouieau un peu renfié vers le miiieu. LR grain est placé snr la première, et on t'écrase en y rouHot la seconde. Autour des murs, tes grains téeottés, le Me, l'orge, le t:Èfl~, Ifs pois, tes fèves, les lentitles étaient conservés dans de grands paniers de f"rme conique revêtus :) l'intérieur d'oné sorte de.cimeNt composé de Oente de b?af et de paiiie hachée.

La ptuie cessa de tomber, et nous courûmes après SabtéSaUastt, qui avait déjà trois Ueces d'avance sor ncns. En

mentde 5,000 francs pour n'avoir pas averti l'autorité du projet d'assassinat de M. Leu, dont il lui a été donne connaissance, x

Un traité de commerce et de navigation a (~e signé !e 10 novembre entre !a Beigique et tes EtatsUnis. Voici 't'expose des motifs accompagnant ie projet de toi présenté par le ministre des atTiires étrangères de Belgique dans la séance du 25 < Messieurs,

Le traité de commerce et de r;avigation entre la Belgique et !e~ Etits-Unis d'Amériqce signe à Washinston !e 29 mars 1840~, n'a point été sanctionne par la législature belge dans le temps opportun.

< n est nécessaire cependant que nos reiaiiocs de commerce avec les Etats-Unis soient assises sur des bases fixes. < Un nouveau traite, destine à atteindre ce but, a été signé à BrnxcUcs le le novembre. U consacre l'État des choses et donne au commerce des facilités noaveUcs et des garanties désirables pour l'avcrir.

t It stipule dacs tous les cas ta réciprocité du traitement national pour tout ce qui tocche les droits concernant les navires.

< H stipule aussi, à Fart. 7, )a réciprocité du traitement nationa), pour l'importation d'un pays dans )'autre, des marchandises de toute espèce, et pour l'exportation de ces marchandise!) vers tous pays quelconques.

t Cette ssi-imiiHtion appliquée à l'importation des marchandises d'entrepôt, comme aux marchandises originaires du pays, soulève des questions qoi ont 6!é dejA controversées dans la discussion de la toi des droits différentieis et dans les enquêtes qui l'ont précédée.

< Si, dans te traité, le gouvernement beige s'était refusé à admettre l'i'ssfmihtion pour tes provenances des entrepôts américain?, le gouvernement des Etats-Unis aurait nécessairement usé de réciprocité et n'eût ptos admis les provenances des entrepôts de Belgique arrivant sous paviiion beige aux mêmes conditions que lorsqu'elles arrivent sons paviiion américain.

Cependant c'est la Belgique qui est !a p!ns intéressée à prottter de la f:culté d'importer tes marchandises d'entrepôt, puisque le concours de ces marchandises est presque indispensable poar former dans les poits beiges des cargaisons de fortie.

< Ce concours est beaucoup moins néccMairo aux EtatsUais, où tes produits du sol et de l'industrie fournissent en grand nombra des articles d'encombrement, de placement fticiic en Belgique, et que les navires américains nous apporteront toujours de préférence aux marchandises d'entrepôt. I! est à remarquer, en effet, qu'antérieurement a !a toi des droits différentiels. comme depuis l'existence da cette loi, l'importation des Etats-Unis en Belgique a toujours consisté presque e~ciush'cmeut en marchaudisM originaires de l'Union. D'un autre côté, rien n'est change par ie traité an régime des droits ditférfnrieis de provenance par conséquent, l'extension de la simple assimilation de paviiion, pour ie commerce d'tn~coMfte, ne peut porter un préjudice sensible à la navigation cationate.

< L'att!c)e 8 efab'it do part et d'autre, pour les importations indirectes, ia garantie du traitement de la nation étrangère la plus favorisée, sauf l'exception éventuelle pour le pays d'où l'importation est effectuée.

En vcrta des traités cxistans entre les Etafs-Uuis et d'autres ca'ioas, les navires de celles-ci jouissant, quant aux importations indirectes, du même traitement que les navires américains.

L'article 8, tout en ~laiss&nt intact te principe de ]a toi belge du 21 juillet 1844, aura donc pour effet de placer nos navires sur la même ligne que ceux des Etats-Unis pour l'importation des marchandises de tout pays dans ies ports de l'Union. li donne ainsi a notre marine marchande la faculté de participer m mouvement considérable de navigation qui existe entre tous tes points du globe et l'important marché des Etats-Unis.

L'article 15 du traité assura réciproquement le partage de toute faveur on avantage qui pourrait être accordé, de part et d'autre, à en Etat tiers, ça matière de douane on de navigation.

t U convenait de prévoir !o cas où des négociations entamées entre l'Union américaine et t'un ou t'anire des Etats de l'Europe, avec lesquels nous sommes en concurrence industrielle amèneraient pour résultat des réductions au tarif américain.

La disposition de l'article 15 nous donne, de ce côté, une garantie suotsacte, et ce n'est pas ta uu des moindres avantages da traité.

Sans doute il eût été désirable d'obtenir des faveurs particulières pour l'introduction aux Etats-Unis de quelques uns de nos principaux prodoits manufacturés mais it est à considéfer qu'une clause do cette nature si eiio avait pu être admise ne l'eût été que moyennant une compensation onéreuse pour la Belgique; or dcstraHés antétieurcmentconcl~s par l'Uttion avec d'autres Etats, et spéciaiement avec l'Angtelerre, s'opposent à eu que des avantages exclusifs soient accordés dès lors il ne pouvait convenir a la Belgique de faire des concessions pour obtenir des faveurs qui eussent profité à d'autres Etats.

Le traité contient en outre des garanties concernant le remboursement da pëaga de l'Escaut, le transit de l'entreposage.

< Ceo diverses dispositions, jointes à d'autres clauses complémentaires, sont favorables aux intérêts des deux pays, et il est permis d'espérer que le traité fn donnant au commerce une entière sécurité, exercera une heureuse iafiuenca sur les relations iitternafionaies.

II me reste, Messieurs, une dernière observation à présenter. La Chambre comprendra que de hautes convenances donnent un caradere d'urgence & ia discussion et au vote du projet de loi qui lui est soumis.

< 7.c mMt(t<)'~ df! a~tUt'M eh'(Mt~'M,

< A. MCHAMPS. t

Par ordonnance roya!e ~u 27 novembre sont nommes Membre~ de !a commission chargée de i'e~amen des compt< à A rfnf!re par les ministres pour la session iëgisiative de 18t5 46.

MiM. le pr('sidfnt de Gascq, pair do France, prosîdcnt !e \icom[e Daru membre de la Chambre des Députes; de Corcelies, ~m;Baudo, coaseitier dEtat; le vicomte Debonnairu da Gif, maitro des requët(S Savia de Surgy, conseiHer-maitro des comptes; Michetin, coHseiiter rëfërcHdaire de ire e'ss'e la Cour des comptes; Trognon, !&Mt; Bérenger, conseiUer réfërendaira do 2c classe.

Une ordonnance du Roi vient de prescrire la publication du traité d'amitié, de commerce et de navi-

sortant de !a chaumière, je délivrât eacore deux femmes ) gaiias qu'un Amharra avait faites prisonnières et qui s'attachaient à ma robe en implorant ma protection. L'armée tout entière marchait dans )e plus grand désordre. Les troupes de cavaliers poussaient devant elles nn immense peie-meie de b?ufs de moutoM et de chèvres, butin pris sur ies Gsii::s. Cette confush'n aurait ptutôt donné l'idée d'une déroute que cette d'un retour triomphant. Miiie hommes hardis et disciplines qui se seraient jetés en bon ordre snr cette cohue ) auraient infaittibiement tattiée eo pièces. L'étonnante précipitation avec laquelle marchait le Rot augmentait encore ta désordre. Maigre les fatigues de cette jom née, matgrét~ptnie qui avait iuondé te soi, aa point que tes mates eties-mêmes menaçaient à chaque instant de s'abattre, SahIé-SaliatSi ne voulut s'anë'er qu'à dix heures du eoir.

Le lieu de hattc repondait dignement an chemia que nous avions parcouru. La c.'mppgne en cet endroit n'était plus qu'une mare fangeuse. Au moment où j'arrivai, mes domestiques et mes prisonniers m'attendaient dans l'eau jusqu'à mi-jambe. Les transports étaient restas en srrière. Le Roi &ent avait une tente. Ji faiiait descende e de cheval, et, comme tout te monde, demeurer ta tes pieds plongés dans la boue, et recevoir la pluie qui tombait avec p)ns de violence que jamais. Barrou m'apporta de la part du Roi nn morcean de p~in et un beriite d'hydromel je ies partageai avec M. Lefebvre je n'avais pas eu d'autre nourriture de ia journée. Ma tente n'arriva qu'à mincit au iteu de ia dresser, mes gens s'en servirent pour se garantir contre ie froid. Je passai là une nuit affreuse, embourbé, mouillé jusqu'aux os, grelottant et mourant de faim. Je maudissais a haute voix l'imprévoyance de SstMe-Satiasti, qui pouvait bien m'entendre, car j'étais à deux pas de sa tente. Toute t'armée murmurait d'impatience et de dépit.

Le lendemain à Fanbo, je reconduisis les femmes gaitas nue j'avais sauvées h'~rs du camp pnur leur rendre la iiberté. Je les accompagnai si loin, qu'eties me prièrent eiies) mêmes 'ic m'arrêter, en me disant que je m'exposais à e~re j tue par tes Ga)!as. Av.int de me quider, e)!es me baisërfut les pieds, embra~ërt;~ it té!e de m.t muie, pui- se jetèrent à genoux eu croissant ieurs bras e) en m'appelant teur sauveur et )eur Dieu Ei)<:s se reievërent et s'enfuirent comme des gazettes. Je !cs suivis du regard avec ma iunette Jusqu'au momottpi)cs me parurent eu !-ùret6 contre un coup de main de traiaards an'harras. Je revins vers t'armée, qui avait déjà fftit deBx)!eues;eiie côtoyait te pied des montagnes de Gtitas-Snddo, et brûiait tous les viiiages qu'eHe rencontrait sur son passage.

Le ft!s de Djitto-Ramo, qui était mon prisonnier, cocrut à moi des qu'ii m'aperçut, et me dit en pieurant que des soldats amharras avaient saisi de convenu sou père et son parent. Beecet, son compatriote, te rassura. On M'avait f<iit, conformément à un usage abyssin, que tui doKccr une garde. Mais nous fûmes bientôt témoins d'une doaienr plus fondée que Ctlie du petit Gat)a. Nous arrivâmes en efTet sur les bords de i'Aouache, dans nn endroit nommé Hadâdi, situé à quatre iieues plus bas que !a point où nous l'avions traversé eo venant. Hadâdt est sar le chemin le plus fre-

ration conclu ta 2t septembre 18H entre la France etiaChiae.

M. le gênerai de Lacoste a été réétu dépvjté par le 2e collége électoral de Nancy. IL a. réuni 236 voix sur 342 votans.

M. l'abbé Lacoste, curé de Saint-Laurent, est mort avant-hier dans un âge encore p;u avancé. M. le Hectenant colonel Foitz. aide de camp de M. le maréchal président du conseil, est arrivé te 24 no'embre do Mostagancm à Alger, par la bateau de )a correspondance. Cet oflicier, qui part pour la FMiico, a pu voir à Sidi-ben-Assel M. le maréchal gouverneur général de l'A'gério.

On annonce la départ pour l'Afrique de quatre cents hommes du bataiUon d'ouvriers d'administration. Environ cinq cents hommfs du même corps ont quitté Auxerre it y a quotques semaines pour la même destination.

Mardi 25, à sept heures du matin ief) premiers batimpns de la division destinée pour la côte occidentale d'Afrique ont appareillé de Lorient par uce faiMe brise de N.-E. Les corvettes à vapeur ~.E!<M et ~'Espadott donnaient la remorque aux goëlettes la Jcttt/M << et <Maran<e. Après quelques heures de route, les venta ayant pas~e à l'ouest, la mer devenant très grosso, et les navires fatiguant beaucoup, ils ont dû songer à regagner le mouiiiago, où ils sont arrivas successivement entre trois et quatre heures de l'après-midi. Ils attendent maintenant le premier temps favorable.

La frégate à vapeur Carat~, portant le pavillon do l'amiral Montagnès-De!aroquo, doit également partir lundi prochain, ~i le temps le permet. L') brickaviso le JLe~r, le dernier des batimens du contingent que fournit le port de Lorient, sera mis en rade demain. Le rendez vous des divers bàtimons qui composent la division des côtes occidentales d'Afrique est à Saint-Yago, la principale des îles du cap Vert, daas l'Ocëaa-Attantique.

On écrit d'Alexandrie, le 8 novembre e Le 31 octobre, le brick français <<: Fo~e est arrivé ici de Bayrouth, ayant à bord trois princes de la famil'e Sehahab, qui, pour leur sûreté p~rsonnetle, ont jugé utile do quitter le pays. d'Augsbourg.)

(~<tM«e <t'~M~6oMry.)

On lit dans l'j~raMo du 25 novembre « Oa vient d'exécuter à Lorca un grand criminel, Francisco Alcaraz (Mayor). Cet homme, qui anichait tous ics dehors d'un homme de bien, avait étranglé plusieurs personnes qu'il enterrait sur-le-champ, faisant ainsi disparaître les traces de ses crimes. Marchant au supp!!ce, après avoir reçu les secours de la retigion, il demandait à hautes voix que l'on multipt!at pour lui te~ tortures, eB<xpiation desescrimes; il demandait pardon aux veuves et aux cnfans de ses vic~mës. Dans son testament, il a auecté plusieurs sommes au paiement de messes pour le repos de l'Ame de ses victimes. Une foule immense assistait a l'exécution de cet homme, qui avait été l'épouvantai) de la province, a

Des lettres de Berlin en date du 10 novembre anconcent que dix Etats da la Confédération germanique se proposent d'envoyer des députés au conciie évattg&liquo de Berlin. (Ca,zeMe de Nam&OMr~.) -On lit dans les journaux anglais du 30 novembre Le grand-duc Constantin n'a pas quitté Plymouth ni t'~erman~and depuis qu'il s'est réembarqué. Les vents contraires l'empêchent de se diriger vers la Méditerranée. Jeudi dernier, sir Samuel Pym et le lieutenant West, officier de pavillon de l'amiral du port, sa sont rendus à bord de t'MaK~M~ pour prendre congé ou prince, qui a remercié ces Messieurs de l'accueil qu'il avait reçu à Plymouth. Une indisposition avait empêché l'amiral de se rendre lui-même à bord de r7~rma~aMd. Le grand-duc a demandé la liste de tous les ëtablissemens publics de charité, et particulièrement de ceux placés sous le patronage spécial de S. M. la Reine Victoria. »

On écrit de Lausanne, !e 27 novembre « Le conseil d'Etat vient d'adresser une circulaire où il engage les ministres démissionnaires à rentrer dans l'Egiise naticBate en leur accordant deux jours pour répondre à ce dernier appel qu'il leur fait. Après ce délai ils soo~t rayés des registres des pasteurs. Néanmoins p~s des deux tiers des pasteurs sont décidés à persister dans leur première résolution. Beaucoup d'entre eux s'apprêtent dpj~ à quitter le pays bien qu'ils soient pères de famiUo et ne possèdent aucune fortune. Leur sort ne manquera pas sans doute d'exciter une vivo sympathie partout où i)s iront chercher un refuge, car feurs enneinis mêmes ce peuvent teur refuser cftte justice qu'i)s ont sacrin<i leurs intérêts pour obéir à leur intime conviction. « La correspondance tou'onnaise annonce en ces termes l'arrivée d'Ibrahim'Pacha

'CI « Toulon !o 27 novembre

Ce matin à huit heures le bâtiment à vapeur égyptien << A~ oommandé par Ouuo KcUil-bey, a paru ~ur cotra rade; ce steamer, parti de G~nes d~na la matinée d'hier, avait à bord Ibrahim-Pacha et sa suite. Le vaisseau a trois ponts t'OcMK, monté par M. le contre-amirat Partout Deschênes, a fait un salut de vingt et un coups de c~noa <.t s'est pavoisa les autres batimcns <lc guerre présens sur rade se sont éga)emcnt couverts de pavois. Le Fa~ut de rOc~t) a été répété par l'artilierie de la grosse tour, pt !<-?< a répondu coup pour coup.

x Al'excmplederOM' taffégate napolitaine ~'<7rd. M«! a arboré le pavillon égyptien au grand mât, et l'a salué de vingt et un coups de canon; elle a en même temps déferlé ses pavois.

Ainsi que cela se pratique pour les princes, pendant que !e vaisseau commandant la rade faisait son salut, tes équipages desdivers batimens,montés surtes vergues, faisaient retentir~l'air des cris de U!M .Rot.' Les batimens se sont aussi pavoises. ainsi que nous l'avoni! dfjà dit; quant au salut, il s'est fait comme si <e ?! n'avait pas eu un prince à bord, car dans ce cas, chaque navire da guerre tire ses vingt et un coups de canon. A cela près, on a fait à Ïbrahim-Pacha ua accueil princier. Aux premiers coups de canon tirés en rade, M. !e vice-amiral préfet maritime est alto avec son canot à bord du vapeur égyptien, prendre les ordres de S. A. Ïbrahim-Pacha ayant voulu déjeuner à bord, ce n'est que vers les onze heures et demie qu'il a pu descendre à terre. Un nombreux cortège composé d'oulciers de tous grades et do toutes

qoocté qui mène da Choa aux pays d'Abak~nan et de Gouragué. Le ileavc y serpente entre deux coteaux piutoaiuues. Arrivés sur i'Aouache, tes femmes et tes enfans, que les soldats avaient faits prisonniers poar les vendre comme esclaves, perdirent )a dernière espérance qu'ils avaient pu conserver d'être rendus à ia iiberté. Le fieuve avait été jusqu'alors ia iimi!e qui séparait )e territoire des Gallas indépendans des Etats du Roi de Choa. Les malheureux captifs poussaient des cris dechirans en se voyant a'nener sur le tenitoire de leurs vainqueurs, où Us n'attendaient plus maintenant que te sort de.) esclaves.

Nous fimes ha!(e poor la nuit sur ia rive gauche de t'Aouache. Le lendemain, p~r nne des pl~s beiies matinées que nous eussions eaes dapais ie commencement de la campagne, je quittai le campement avec M. Lefebvre. Cette belle nature qui s'épanouiss.tit sons un ciei par et un soieii éciatant, effaçait de son divin sourire tes ennuis et la fatigue que nous avaient laissés les travaux des dernières journées au moment où je me laissais aiter avec )e plus d'abandon à ces donces sensations, un chef vint m'avertir que !e Roi, qui était resté sur les bords de i'Aouache, me demandait. S<iié-Sa!tassi était snr !a rive du neuve, épiant deux hippopotames qui s'étaient montrés sur un des points où les eaux ont ie plus de pro* fondeur. La vue de t'Aouache, qoi semblait participer à la féiidté que tout sembtait e~haier en ce beau jour, me rappela les ma)hourcuse'< captives qui l'avaient traversé ia vei'ie avao tant de désespoir. Je devins triste, in Roi s'en aperçut et me demanda le motif de ce changement d humeur. < J'ai une demande à vous faire, iui dis-je Permet'r<'z-vous à vos soldats de vendre les enfans et ies femmes qu'ils ont pti<? n'est-ce pas une icjustico d'ianiger aicsi à des innocens ttg plus dures conséquences de ia guerre? cntoiéMnt de pareiti~s iniquités, na cra.igncz-vo~a pasd'initer Dieu contre vous, contre votre famine, cnn're votre peupie ? t Le Roi me p ;t la main aYM bonté ii me fit asseoir f.t m'assura qu'il avHit i'iniention de renvoyer tes captifs dans leur pays aussitôt que tes chefs des iribus auraient Ltit j leur soumission. Il ajouta ou'ii allait d .~s ce dessein !cs faire énumérer et enre,istrfr, f.tin qu'on lui en rendit un compte exact quand le moment de les afîMnchir serait yenu. M ïe leva ensuite et partit a:'rés avoir attendu innuti'em~nt pen- dant trois quarts d'heure que les hippopotames reparussent, j Nous ptiss~mes, en quittant le Ceave sur un terrxin couvert d'obsidienne; on aurait dit de ioin les scories d'un hautfour'~eaa. S:th)é-S:'iias<-t me demanda ce qu'était feite ma- tière je )ui dis qu'etie poov.'it fournir d'cxctiteutes picrrea a fusit ii ordona.i aax pHrsonnM de sa suite d'en ramasser, et iMOinciers qui t'entour-tient priren), bien m<tig:éeux, teur j charge de pierrfs. Nous atteiguitues t'armée a Fou<i, d.ns nne prairie immense. On s'y arrcta on joer pour donner aux hommes un peu de repoe, et aux incocens b?s'i4ux que nous emmenions Mt peu de pâtuM. Le iendemain, à sept heures du matin, Sah!é-Sa)iassi nt pnMierune proctamation à la porte de sa tente, par iaqueUe ilordon--} nai), sous les peines les pius sévères, à tous les soldats qui avaient des prisonniers, de tes déclarer et de les conduire devant les scribes, aBn qu'ils fussent enregistrés. L'ordre 6~

armes t'attendait à l'arsenal, où il est arrivé par canot de l'amiral, Le 3e régiment d'infanterie de marine formait la haie dans cet établissement, que !') prince n'a fait que traverser, et le 19° de ligne de I.t porto de l'arsenal à l'hô'el de la préfecture maritime, où des appartemens avaient été préparés. Le vaisseau commandant la rade a fait nn nouveau salut lorsqua Ibrahim a quitté <a~, et bientôt ce salut a été r~pëM par le vaisseau amiral.

Le cortège était précédé d'un détachement de gendarmerie. Ibrahim-Pacba, qui marchait à la tête du cortège, était mis avec un luxe oriental; il était littéralement couvert d'or, et sur sa poitrina bri!)ait une espèce de plaqua garnie de diamans. H ne portait pas de turban sa tête était couverte d'un riche bonnet grec. C'est, dit-on, la f.<rme de coiffure qu'il affectionne. Le vainqueur de Nt'zib est petit de taiila, mais assez fort il ne parait pas très maiado. Sa Sgure, qui n'a rien de distingué, est colorée. Ses cheveux et sa barbe sont entièrement blancs. x Ibrahim-Pacha était suivi de quatre hauts personnages presque aussi richement vêtus que lui, et au nombre desquels se trouvait, dit-oc, Soliman-Pacha; puis venaient plusieurs nègres portcuH de longues pipes.

» Arrivé à la préfecture à onze heures trois quarts, tbrahim a reçu immédiatement les visites de corj)s, et à une heure il est allé faire une promenade en rado avec le vice-amiral préfet. S. A. est rentrée ce soir à la préfecture, où il y a grand diner. Demain, dit-on, il passera la revue des troupes de la garnison. )' M. le marquis de Lavatette, envoyé du gouvernement, est chargé d'engager Ibrahim à aller visiter Paris.

On a reçu l'ordre au port de disposer la frégate à vapeur r~mo~e pour aller remplir uno mission particuitère. Ce steamer, que l'on installe avec luxe 'c doit transporter à Coastantinop'e Heschid-Pacha, ambassadeur turc à P~ris qui vient d'être nomme ministre par le Suitan.

» La H't'gato à vapeur !'Ore'KO~< commandée par M. Béchameil, capitaine de vaisseau est partie hier pour Alger. Ce steamer a à bord quelques troupes et environ 700 colons.

Du 14 au 15 novembre il est arrivé à Toulon 1,500 personnes ayant obtenu l'autorisation do sa rendre en Afrique avec secours de routa et passage gratuit sur les bateaux à vapeur de l'Etat. On lit dans CottfWer de J~r~t~e du 28 novembre

Ibrahim-Pacha arrivera à MarscHIa demain oj après-demain. Notre ville prépare à S. A. un brillant accueit. Une grande fête réunira dans i'hô!el de M. )o général d'Hautpoul l'élite do la société marseillaise. Cette soirée offfira le piquant rapprochement da deux hauts personnages. L<: vainqueur do Nezib rencontrera dans les salons de M. le comte d'Haut pou! io nouveau premier mini&tre de la Porto S. E. Reschid-Pàcha qui commandait dans cette bataitie un des corps de l'armëe ottomane. Mme la maréchale Bugeaud est arrivée hier soir à Marseille. Elle est dfscendue à l'hôtel des Pfinces. La corvette à vapeur << Came~ott, commandée par M. Fourichon, l'attendait depuis deux jours dans notre port, et fera sans douta aujourd'hui route pour Atger. »

On éctit du Morbihan, le 27 novembre Depuis quinze jours, nos campagnes sont sillonnées jour et nuit de colonnes mobiles. Les visites domiciliaires même recommencent. Le 16, {rots ou quatre de ces visites ont eu lieu, l'une chez Mme de Ho, bien, au château de Kerentre~ en Crach; l'autre chez M. de Beschart, à Kerglévérit, môme commune et la troisième chez un cultivateur en Locmariaquer.' Les élections des membres du conseil général de la Manche sont terminées. Tous les membres sortans ont été réélus, à l'exception de M. de Tocqueville, candidat de l'Opposition, qui a été remplacé par M. Lenoir, juge de paix du canton des Pieux. M. Frédéric Rihouet, député, conseiller-mattre à la Cour des comptes, a été réélu à l'unanimité.

Un commencement de coalition a eu lieu parmi les ouvriers du chemin de fer du chantier de la routa de Vendôme. Trois d< meneurs ont été arrêtés et livrés à la justice, et tout est rentré dans l'ordre. (CoMrner Zotr-e<-CAer.)

La ville de Chateauroux élève une statue au général Bertrand. Elle a réclamé le concours des autres villes de France et surtout de la capitale. Sur le rapport de M. Boulay (de la Meurthe), le conseil municipal de Paris a voté, pour cette statue, 2,000 fr. Voici le résultat des opérations de la C~so d'épargne de Paris pendant la dernière sem~tne Versemens reçus par la Caisse d'épargne de Paris les dimanche 30 novembre et lundi 1er décembre do 4,427 d~posans, dont 533 nouveaux, 557 087 fr. Remboursemens effectués la semaine dernière à 2,049 déposans, dont 577 soldés, 1,116,612 fr. 58 c. Rentes achetées, à la demande des dénosans, pendant la même semaine, pour un capital de 115,100 fr.

10 c.

Demandes de rembpursemena du 30 novembre, 1,226,385 fr.

Dans la nouvelle que nous avons reproduite ça matin do la mise à l'eau du brise-lame Bottant de La Ciotat, une faute d'impression a dénaturé le nom de l'ingénieur qui a dirigé et accompli cot'e importante pp~iation. C'est M. LaA<M<M, et non~L~ieman, qui a le premier appiiqué en France l'invention des trM~-

tc«/<r ûuttacs.

M. Patin commencera son cours de poésie latine a !a Sorbonne le mardi 2 décembre, & dix heures et dt-mie, et le continuera & la mcme heure las mardis et samedis suivans.

La révolution que la méthode Wiihem à opères dars l'enseignement musical en France, commencée d'abord dans les classes ouvrières, étend maintenant son inuuecce sur les classes les plus élevées de la so-~ ciëté.

Les gens aisés qui ont pu juger des progrès rapides da c&tte méthode ont reconnu qu'il v~àit mieux adopter pour leurs enfaas un mode d'enseignement simple, facile, exigeant quinze ou dix-huit mois d'études, que ces méthodes brillantes, souvent fastidieuses, et demandant sept à huit ans d'études suhifs. La famille royale s'est empressea de lui donner sa haute approbation. Cet enseigMmpnt est suivi dacs toutes les écoles du peuple, dans les écoles supérieures, dans les régimens. A l'exemple de P<u-it, kg

répandit tout da soite dans l'armée, et unedemi-~enre après les scribes étaient placés devant la tente du Tttoi et les soldats, amenés par leurs chefs et suivie parieurs prisonniers venaient les faire enregistrer. J'allai complimenter ie Roi sur l'exactitude avec isqaeMe il tenait la promesse qu'it m'avait donnée ia veiiia. D'autres scribes étaient occupés en même temps à compter le bétaitenievé aux Caitas. A quatre heures dn soir, je demandai au chef des se ibes à qaei chiffre s'éievait le nombre des b?afs et des vaches. On en avait déjà compte fe chiffre énorme de S7.000, et encore ne put-on terminer )o relevé pendant ia journée. L'armée marcha le lendemain sur Fine-Fini, où cous res" (âmes une journée.

Depuis Fine-Fini, t'armée aiiait diminuant A mesure que nous approchions d'Angolola. Les chefs de tribu et les gouverneurs de province près du territoire desquels nous passions s'en détachaient chaque jour avee te contingent de çavaUers qn'iis avaient amenés. L'armée se dispersa tout entière après notre arrivée à Angotota. La Roi e~n-a dans sst seconde capitale avec la même solennité qui avait accompagné son départ. Le clergé vint en procession au-devant de )ui paar le béair et ab:oadre t'armée des crimes qu'eue venait de commettre dans la guerre contre tes intidéies. Je reçus à mon arrivée une tfttre de M. Antoine d'Abbadic, qui résidait alors à Gondar piie me fut remise par un AitenMnd qui et-lit venu dans te nord de i'Ahyssir'ie il y a pinceurs années, a la suite <!e M. Riippei), t-n Qualité do chafseur naturaiiste. Le Roi sut que j'~v 'is reçu un mes-< sagf, ii me demanda de qui il était. Je lui dis qu'it m'&~it envoyé par M. d'Abbadie i'atné, le savat:t qui étudiait It Gondar, environné d<'s p!us vie~x manuscrits éth~pipns t'histoire et la tittératare de t'Abyssinie le iréro de M d'At~ bad'e, ia gc"rrjer q'!i rési'tc dans le Kodjastï), près en chef Berou-Gnutchio, el dont la réputation (}c bravoarti s'est étendue Jnsquo dans ioChoa.

Sahié-S~Hnssi fe rendit MM.fotâAngobar;M.Lefebvre et M. Petit, ttui était revenu de Tégouiet, te suivirent Jo t.'s r<]<;tg..i9 qut:!qses j~ms aptè.s.ARMH artivée.te Rot mc)i\oya ia Kouvti'f.eur f!e ia \i)ij pour me remettre h'shtfisnes de ch:)!iaga c'est le ii're que partent tes g~nfMnx et les gouverneurs dans ie !'<yaame deChoa. Lpstnbign~defa grade sont un boneHer garni do ptatmes d'argent, nnhraceiet de guertier que l'on porte au poignet et un aeneau que t'oa au~bras, nn sabre à poigoéa d'argent et deux tances. Mhië-SaiiasH ne se c'mtenta pas de m'éievcr au grade do ses principauY. dignitaires, ii m'otrrit le g'uvernemcntde celle de ses provin'-esqucje voudrais fttoisir. J'accepMi )a digni'c. mais je refusai ia fonction. MM. Lef~byre et Petit me ;jUit!e.ent (Mur M tendre à Goudar. Cette séparation révoita en moi, avec pies de vivacité encore, ia douleur qne t'avats éprouvée lorsque i'ambassad)'. mgiaise m'avait taisséseut.~u Choa. Il est vrai que mes nouveaux prefpia. nrent diversion cette fois an chagrin de i'isoiement ja songeais à partir, moi aussi, pouf fetourner en Europe. RocnETD'HËMCOURT.

(jË~fa<(~!a Revue NouveUp.~ y


coques, les préfets, les maires, les conseils municipaux des ~epartemens l'introduisent dans )e programme de leurs écoles. A~ant peu, il n'y aura pas ~no ville elte ce soit enseignée et ou et!e ne répatide daus le peuple la connansaace des inspirations des grands maîtres, morceaux choisis que M. Withfm a reuci; dans un recueil nomme O~pAeoH. S. A. R. Mme la duché s!:e d'OrMans a souscrit à cet ouvrage pour les bibiiothèques du comte de Paris.

Cours et Tribunaux.

La Cour <r.is!~ps df la Se!ne a ouvert aujourd'hui sa session p'r )~ prfmière quinzaine de fiécembro, fous la pr s:<!tM.ct' de M. !e c 'nseil!er Rou'-signe. J) a été- procédé en premifrhau à l'appel général <!e MM. !cs jur~s et )a Cour a statué ensuite sur ies < x''i!s< pr~tpntfc? par p'.u&ie':rs d'entre eux. J~M.Tnm<hant et Havre, propriétaires, Nisard, Dr~s CH!' ~'u coUe~e Bourbon, ayant justi&e que )e!tr ~'a! ëe nialad'e en tour permet pa& en ~e mata<'Htder~rnp!ir!esf~ECtMnsdejurés.ont été dis?e:sé.s pour ta présente cession, et la Co~ra ordonne tjuf !c')rs n~ms ce seraient remis dans l'urne pour <tr/)s')um!sà un nouveau tirage, qu'après l'expira!inn <iti cette année.

M Mjsprë propriëtaire et M. Picheran. commis'on~ure <<n rou'a~e, Rttfints. le premier d'une' surdite comptetc. ft 'o second d'une maladie qui parait in<rat)!< fr~t été sor des certiËcats de médecins 'iûmmt légalisa, exemptés pour cette 6f;Mion, et la <;o)tr << de pius ordonné que teurs ncms SEraientd~Enitivement rayés de la t'ste du jury.

M. ~AH-ON, agaçât gênerai, a fait observer q!:e ce<ait à tort que M. Debu, propfiëtaire, avait été appelé faire partie du jury. Depuis frninze ans H pst atteint d'une cécité comptée, et son nts a été exempté de )a loi du recrnttm~nt comme Os unique d'un aveugte. J[t a en coasëquence demandé sa radiation dëunith e. La Cour a rendu un arrêt conforme à ces conclu-

sions.

M~Lnmoureux, papetier, était absent de Paris depuis (T'atr~ mois lorsque copie de !a liste du jury a f~të notice à son ane!ût! domicile, et il a été répondu par f.oa successeur qu'il était allé sa nxer à Bourg, département de i'Ain. Le nom de M. Lamourf-ux sera ~atement déunitivement rayé de la Uste du jury p~nr le département de la Seine.

La tribunal de commerce a fait faire dans !a f~te ou H tient ses péances des cban~emens que par.t <oif n~Mfsités depuis quetque temps ta présence (!~s spectateuM p!us nombreux. Une balustrade en f'r éte~e derrière te banc des agrées, tas sépare du nub!ic et ~tr épargne tes importunités des osus qui, se tenant d'Tt.!ere eux, tes empêchaient de communiquer avec teura cU~ns.

Ha bureau particutier est réserva aux rédacteurs de journaux.

MM. les souscripteurs d'actions do la Compagnie de rEst (chemin da ffr de Paris A Strasbourg). dont les Tersemens ont eM ('n-ectuees les 26, 27 et 28 août, sont imités à se présenter au sié~e d~ l'administraHon. rue H<t!t.~iHe, 52, mardi 2 décembre, de dix heures à <ro~ ha. 'es, pour Mhansror teurs titre:! etrecevotr le :rembourfem~t de la d.u-érence qui leur revient.

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tM.)f-hHta<!«h''ntaTroispour 100, nécessités par tes hM~de~t~d~'on, sont devenus dimcites en raison de ~~édo t-Rente ~-sponibie, aussi en est-ii résulté un déport de 10 et même de 2h c. entre te prix da Trois pour 100M t~uidatiou et cetui du Trois pour 100 ftn décembre. LeCtnq pour 100 est resté étran~ à cet~ pon'ion exceptio!Mie)!e et à ce mouvement. Du reSM beaucoup d'autres s~te~-ois comme sur le Cinq. E))es on: été assez ca'nMg sur {esAcUons des chemins de fer, dont tes Mu~s ont pour Ja plupart sensib!ement néch).

AUCOMPTAKT, comparativement aux derniers Mare ae ~medi.!a Trois pour 100 a bais~ de 10 le Cinq pour ~oo de .40 c., et tM Actions de ta Kanque de 5 fr. Les Q~atre<:maux wee primes, les Obtigations de la Vite et cettes de

~ouen n'ont pas varie.

~î~m~ J~R. Cptai de Dieppe à Fécamp a haussé ~e56- et celui d'Amiens à B'mtogne de 2 fr. 50 c., amsique VersaMcs, Rive gauche. M.y a eu baisse de to fr. sur la Rive ~ro~e de i5 ff. sar Ortéaos <. fari~. de 20 fr. sur Orteans à Sordeaax, deMfr. sur Roaetiàparis, de!ff.BOc.sur Str~bourg A Bâte. de 20 fr. sur le Centra, et de 8 fr. sur le

.~ard.

~~NDS j!TnAKGf-RS. La Rente de NapJM, ~Emprunt Mm~n, le Ciaa po~ le" Mse de 1840 <t de t~, le D~ et demf pour le. et !a Banque belges n'ont pas varié. L'Emmrnnt da Piémont a brassé de 2 fr. 50 c.

EN nomnATtON BB FtN nu Mots. AMs! comparaUve'<tMt aM~emttM conta de saB~dt, !e Trois ponr ioe a

Le monde artistique se préoccupe beaucoup d'un ingénieux p.'rfcciMcnemect apporté à la construction des pianos droits par M. IIesseibein, rueVtvienne.23. Cet habite facteur, dëj~ conn'! pour t'exce!)ecce de ses pianos à queue et carrés, a obtenu, à l'Exposition nationale de 18)4, une med~iUe d'honneur, justa récompensa de ta supériorité de sss pi.inos droits, forme maintenant en vogue. M. Hesselbein vient do mettre le comble à sa réputation par la découverte d'un second clavier grave, qui, mis pn mouvement par les pieds, fait entendre les basses fondamentales, et produit ainsi l'eOet d'un piano joué à quatre mains. ?C<M/!et:)trM.?MM. Frainais et Gramagnsc, 32, rue Feydeau, ont rrçu de Bombay (t do Lahore, où scjournoaltcrsativcmept leur afh~tet r,i!n K-nrtiment de cachemires (!es laides doub e de ('t')ui (! ia saison dsrnier< Cet assortiment, composa t'e chatt s tongs et carrés dans tous tes prix, est rcmarquab'e pnr ias couleurs les plus variées et les plus rares. Da très b aux cachemires craches, blancs, mnitico'orc?, yciaient un iuxe inconnu de nuancfs qui dornpnt au d< ssin ut;e beauté idéale. Leur fabrique ne cachemires français d'Otigny-Sainte-Benoite (Aisne) a pris t'immeMf) développement que l'on avait prévu. Tous les produits de cette fabrique, recherchés pour la pureté des t~sus, la beauté tt la distinct'on de~ dessins, nu se vendect qn'au si<'ce de leur ëtabiisscment.

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'pour la première fois au Tueatre-Fra~ais.te 18 novuubret8i5,

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hausse de 30 c.. et le Cinq pour 100 a baissé de 45 c. Les Actions de )a Banque ont baissé de 10 fr.

Avant la Bourse, Si fr. 75 c. en liquidation.

Apres la Bourse, à trois heures et demie, 8! fr. M c. et M fr. S~ c. 1~ ftn décembre.

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0~ SOUSCRIT

AU S:ÉGE DE LA SOCIÉTÉ, KUE CASSE-DH-t?9!PYM, 48

où se trouvent les statuts de h 9oc:êté. Les versemens se feront par cinquième à partir de la constitution te premier dans ta huitaine, les autres de trois mois en trois mois. (6804)

) 6U. R.da Vert-Bois, «ibis, on dem des pers. ayant fait hpt. départ.

CHEVAUX ET VOITURES. ':t9. eUtJmnt'tdesixfaet tei'tM MM t~ine tonte ceNYe.A fi ven' Tt~ rue Mazarinp. &8e. Choya) M);taii d" 8 tna. che! M. Vate~, 65, rne dej Satnti-Pere!). 63). Voiture! de Londret.?Un

représentant u'uB<e<pren.)er< carrmiers de Londres, moments némentàPa<~< pour e's affaires, recevra avec ptait.irdes ordrepourt'!tehatde!~oimre<,qu'it extcatera au mieut dft intèréM du c«mmettana. t dea prit en ne peut ptus modère:. S'adresser ae CoM).-3t!*r, 32, avenue de NtmUy, Champs-E ystt<.

6t3. A Tendre, un ëteg'nt titbnr~ tout neuf et nne juman~ de 6 an~ fine et active; beUe occ.tiion. 8'ad. rue de{ Betites-Ecutiet, ~3.

~BMtt.

7 u. VAM~Fmv <t~<m.

Riche d'amoui', Robinson, ta Po!ka. 6 h. 1/ï CTTMNASB.

Rtpr6sentat!onex<raordinaire.

7 h. < VABJiTËS.

La Samaritaine, Deux Compagnons, tes Angtats. 7 h. J rAJLAIsnOTTAÏ..

La Gtoire et te Pot-au-fen, tes Bains, t'Ometette, ta Pean. 7 h. ?0&TE-SAINT-MAR'IB?.

Marie-Jeanne. 7 h. AMBÏGHy.

Les Mousquetaires.

6h.e,AnnË.

Les Sept Châteanx du Dtabte, ta S?ur do Mutetier. 7 h. CtB.ÇTTB NATIONAL.

L'Empire.

6 h. 1/! COMTE.

La Barbe, Chansonnette, ta Poupée, premières Armes. 5 h. 1/2 rOMBS D&AMATIQUZS.

Constant, te Diabte, Pias heureux. Moustache.

f~ B~tae<<Mf <M eAey, C~raK< fMpMua~,

AMtANBBERTIN.

tmprtmerie <!e LE NO&MANT, rae des Pt6trM-Wa)ntCMmait-t'Aaxerrots, H. ~l"