search inAll Gallica

search form for All Gallica

    search in Books

    search form for Books

      search in Manuscripts

      search form for Manuscripts

        search in Maps

        search form for Maps

          search in Images

          search form for Images

            search in Periodicals

            search form for Periodicals

              search in Sound recordings

              search form for Sound recordings

                search in Scores

                search form for Scores
                  Close
                  Please type your search term
                  Close
                  Home Consultation

                  Full record

                  Fermer

                  Titre : Journal des débats politiques et littéraires

                  Éditeur : [s.n.] (Paris)

                  Date d'édition : 1814-1944

                  Type : texte,publication en série imprimée

                  Langue : Français

                  Format : application/pdf

                  Droits : domaine public

                  Identifiant : ark:/12148/cb39294634r/date

                  Identifiant : ISSN 1770619X

                  Source : Bibliothèque nationale de France

                  Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

                  Description : Variante(s) de titre : Journal des débats, politique et littéraire

                  Description : Variante(s) de titre : Journal de l'Empire

                  Description : Etat de collection : 01/04/1814-

                  Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

                  Provenance : bnf.fr

                  Date de mise en ligne : 15/10/2007

                  Close
                  First issue for the year 1845 Previous issue 1845/12/02. Next issue Last issue for the year 1845
                  Page
                  Next page Last page (Screen 1 / 4)
                  Download / Print
                  Fermer la popin

                  Download

                  You can obtain several pages of this document as an electronic file. You may choose one of the following formats : PDF, single page JPEG or plain text.

                  Choose format :
                  PDF
                  JPEG (Only the current page)
                  txt


                  Choose to download:
                  full document
                  a portion of this document


                  By checking this box, I acknowledge having read conditions of use and accept them.

                  Close
                  Contribute

                  Report an anomaly

                  Want to report an anomaly on the following document :

                  Title : Journal des débats politiques et littéraires

                  Author :

                  Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k447123t/f1.image


                  Please describe the observed anomaly as exactly as possible,with the following proposals and/or the comment box.


                  Nature of the problem :

                  Wrong bibliographic data

                  Inconsistency between bibligraphic data and document posted

                  Blurred and truncated images

                  Incomplete Document or missing pages :

                  Incorrect or incomplete table of contents

                  Download problem

                  Unavailable Document

                  zoom

                  OCR/text

                  audio mode

                  Full Screen

                  other (please specify in comments)

                  Other (please specify in comments)


                  Comments :



                  Please leave us your email so we can respond :


                  Please copy the characters you see in the picture

                  The text doesn't conform to the displayed image

                  Close
                  Order a reproduction
                  Fermer la popin

                  Order a reproduction

                  Pour commander une image en haute définition au sein de ce document, merci de sélectionner la page souhaitée puis de cliquer sur "Acheter une reproduction". Par ce moyen, seule la commande d'images à l'unité est possible. Si vous souhaitez commander un nombre important d'images ou pour toute autre demande, merci de nous contacter via ce formulaire

                  Close

                  Send by e-mail

                  Fermer
                  A mail has been sent A problem occured, the e-mail delivery failed. Please try again.
                  Close

                  Search module

                  Click here to toogle the search panel

                  Search results

                  Search this document

                  Rechercher dans ce périodique

                  The text below has been produced using a process called optical character recognition (O.C.R.). Since it is an automatic process, it is subject to errors you might find in this page.

                  The recognition rate for this document is 71.35 %.




                  MARM. .,ï

                  ON REÇOIT

                  !es avis a insérer tous les jours,

                  de 10 heures du matin à 4 heures,
                  auburesudu Journal,

                  et & la Société générale des Annonces,
                  place de la Bourse, 8. °

                  Advertisements ofeverydesc~ption
                  are recefved tm MznMM?, forthM paper,
                  by W. JEFFS, forei~n Boo!tseHer,

                  BurMngton-Arcade,

                  Md by W.THOMAS,générât adverUstc~ agent,
                  tl,CaU'erme8treet,Strand. Il

                  2DËCEN8RE 1848.
                  ON S'ABONNE

                  fae des Pr~tres-S.-G.-i'Auxerrois, 17.
                  Pmx 7 francs pour un mois.

                  20ffancspourtroismois.
                  40 francs pour six mois.
                  80 francs pour l'année.

                  In i~ozntON, appty to W. JEFM,

                  foretgti BookseUer, BarHnston.Arcade
                  and W.TnOMAS, gênerai adverUsicg agent t
                  ïl, Catherine street,StraBd.

                  Prioè One year, t L st. 19 sch. Six menths,
                  11. st. i5 sch. Three months, i? sch. 6 d.

                  POUTRES ET L!TTËM!RES.

                  "t.

                  Espace.

                  JMadnd, 25 no~em~rc.

                  Le conseil d'Etat s'est installé aujourd'hui dans le
                  local dit de la Trinité. Tous les ministres assistaient à
                  cette instaDation. Le président du conseit a prononcé
                  une courte ~HocuHon de circonstance. Tous les mem-
                  bres du conseil d'Etat ont ensuite prêté serment, et
                  la séance a été !e\é~.

                  Un courrier est parti hier du ministère des auaires
                  étrangères. On croit savoir qu'il était porteur do dé-
                  pêches retativfs aux au&ircs de Roma. Le gouverne-
                  ment serait très désireux d'avoir une solution à pré-
                  senter aux Cortèa à l'époque de la première réunion.
                  Un autre courri r a été expédia A M. Bernardex de
                  Castro, ministre plénipotentiaire d'Espagne à Mexico.
                  Les instructions qui lui sont adressées sont rotatives
                  au difKrend désagréable survenu entre lui et !ts au-
                  torités mexicaines à l'occasion de la célébration de
                  l'anniversaire d~ l'indépendance de la république. Le
                  représentant d'Espagne s'est conduit avec beaucoup
                  de dignité, et le gouvernement a, dit-on, approuvé
                  sa conduite.

                  €!raM<Se-Bretagne.

                  J,. toMdres,29ttoMtK6re.

                  Il y a de nombreuses fluctuations à la Bourse les
                  consolidés au comptant ont été faits à 94 1/8 7/8, et
                  pour compte à 9~ 3/4 95 1/4 Trois pour iuu réduit,
                  93 1/t; Trois un quart pour 100. 95 5/8 Les Fonds
                  étrangers ont peu varié; nouveau T'ois pour 100 fs-
                  pagnot, 37; hollandais, 58 ')/8. H se fait peu d'affaires
                  sur les actions d€B chemins de far. En général, on
                  considère les nouvelles des Etats Unis apportées par
                  le steamer CaMoms com.ne décidément plus favora-
                  bles a)! point do vue poiitiquo. Commercialement
                  parlant, les mouvettes sont bonnes,

                  tPAMS} f*' BECEMBRE.
                  Il est arrivé aujourd'hui un courrier d'Afrique
                  et des rapports officiels qu'on trouvera plus loin.
                  Abd-et-Kader venait de faire un mouvement des
                  environs de Saïda sur Loha, près du camp de Tia-
                  ret, et de it s'était porté avec sa cavalerie seu-
                  lement sur Taguine il a exécuté des razzias
                  contre que)ques tribus de cette partie du Petit-Dé-
                  sert. Taguine, situé à moitié chemin d'Alger à Et-
                  Aghouat, est le lieu, comme on se te rappelle,
                  la smala de t'émir fut prise par M. )e duc d'Aumate.
                  Ce rapide mouvLment d'Abd-ei-Kader a jeté quel-
                  qu'icquiétude dans !a province de Titteri, dont !e
                  chef-tieu est Médeab. Le lieutenant-généra! Bedeau
                  et te géuératMarey sont partis aussitôt de cette
                  Tit)e te 24 pour aUer prendre position à Boguar,
                  à moitié chemin de Taguine, aiin de couvrir tout
                  ie pays en arrière et de neutraliser tes tentatives
                  <te notre ennemi.

                  On verra dans tes rapports du colonel Saint-
                  Arnaud et du tieutenant-cotonet Répond tous les
                  ravages exercés par Bou-Maza dans les environs
                  d'Orléansville et de Tenez, et combien ce partisan
                  infatigabfe a besoin d'être poursuivi sans reiache.
                  H avait pronté de la courte'absence du colonel
                  Saint-Arnaud pour mettre en combustion la con-
                  trée d'Orléansville, celle de Tenez et celle de Mi-
                  tianah. Son excessive activité, les moyens de ter-
                  reur qu'il emptoie et la politique de perfidie qu'il
                  suggère aux tribus kabyle' comme on le verra,
                  ont ohtigé nos chefs de colonnes à un plus grand
                  déploiement de forces. Ain~i, ie général Comman,
                  venu de Mitianah à OriéansviHe, et qui semblait
                  devoir retourner à MUianah aussitôt le retour du
                  cotonet Saint-Arnaud, reste provisoirement dans
                  ia subdivision d'Ortéansviite et va s'établir à Tenez
                  il a arriver te 24 novembre. Le colonel
                  8;unt-Arnaud, qui se trouvait alors à Tenez, a
                  jugé nécessaire de se rapprocher d'Orléansville
                  sur la nouvelle du mouvement d'Abd-et-Kader
                  vers Tiaret, ignorant si t'émir voûtait pénétrer
                  dans l'intérieur du pays ou continuer de s'avancer
                  dans l'est par ta lisière, comme il t'a fait.
                  Le maréchal Bugeaud envoie un rapport daté
                  du 9 novembre, sur l'Oued-Riou, entre les Ftittss
                  et les Beni-Ouraghrs. Depuis ses premières razzias,
                  il n'avait pu en exécuter qu'une seule, malgré ses
                  marches rapides et ses combinaisons bien calculées.
                  Les Arabes et les Kabyles s'enfuient avec leurs

                  I~eMiHetom dM Jf<m: at~M <Mes Mëb~ts
                  DC 2 DÉCEMBUE 1845. 1

                  VOYAGE AU ROYAUME DE CHOA

                  PENDANT LES ANNÉES 1842, 1843 et 1844.
                  (fMr)esN"desl$oc(obre,t"etl6noYembre.)
                  ta g;Merfe aMX Cattaa.

                  Le départ de l'expédition ayant été difTérë de quelques
                  jours, Saht6-Sat!assi, tourmenté du dégirde posséder ie
                  merveitteux spécifique que je tut avais indt~u6 me prja
                  d'aller tenter une nouvette chasse aux hippopotames. M Ler
                  febvre voutut me suivre c'était pour iui une occasion de
                  voir une des parties les plus carteuses du Choa it désirait
                  aussi prendre un dessein exact des animaux que nous allions
                  tuer. Je partis donc avec tut le page Berroo m'accompagna
                  cnpor)}, e~ )e Rot Joignit à mon escorte dix fusiliers.
                  ]$ous descaad!mes dans te ravin de ta Tchia-Tchia, à quel-
                  aues lieoes de l'endroit nous nous étions arrêtés la pre-
                  mière fois. Le troisième jour. dans en endrpit tes eapx
                  étaient profondes, j'aperçus de foin te tNase~u d'un hippo-
                  potame que d'abord Je pris pour la tête d'qn crocodile. Je
                  tatssai ma mule a mon domestique et J'approchai avec
                  précaution du bord. L'animât disparut sans agitsr t'eau dor-
                  &)ac:e it s'enfotcait. Je t'épiai il montra bientôt tonte la
                  (&teetsem{t nager nonchatammeut; Je ns fea, et m~
                  batte ie frappa mortettement. Ça jet de san<r Jaiittt de sa
                  ea t&te. Furieux, it courut vers le rivage; et sortant de la
                  rivière it vint se placer à trots pas de moi. H demeura ta
                  pendant une minute, fixant sur mot ses yeux furieux et stu-
                  pides, immoMio et comme hésitant à se venger. J'avoue
                  qu'en {aca de ce (erribie ennemi je me sentais mat à t'aise,
                  tont en me M'tant~e f~ire descendre une nouveito bâtie dans
                  ma carabine. Cependant, soit qpeia mouvement de bras
                  avec tequet j'enfonçais la baito tui ftt peur, soif qd'ii s'cf-
                  rayât des chasseurs qnt accoura(ent en poussant des cris
                  derrière moi, le moastre s'enfuit de toute sa vitesse, et ai'a
                  plonger, dix minutes plus loin dane un endroit profond de
                  }~ rivière. Nous te suivîmes tt tutta iongtemps avec farear
                  eontre la mort il bondissait sur t'eaa, puis it replongeait en
                  tordant sa masse énorme. Enfin il coula au fond, et au bout
                  d'ano demi-heure son cadavre vint flotter à la surface.
                  Nous la ramenâmes à terre c'était un maie je toi f!s cou-
                  per la tùte, que j'envoyai à M..Lef~bvre.

                  Je recommençai te lendemain. Koas v!mes encore deux
                  h'ppopotames dans un de ces bassins qne ta rivière forme
                  ~e temps en temps entre deux gués. Les gens de mon es-
                  eor~s tes cribterent de coups de tance toutes les fois qu'ifs
                  !rent mine its yeuiQ~ s'eoi~ppar de t'espoee de réservoir ou
                  nous tesavians ponr ainsi 'dire cerner Les maiheureuses
                  Mtes revenaient se blottir sous plusieurs pieds d'fau, tontos
                  tes fois qu'une nouvttt< blessure tes atteignait. Nons leur en-
                  voyamM ptus de cinquante battes sans pont voir tes frapper
                  Amort; M ëtaitsjx heures du sotrque nous n'étions pas ptus

                  troupeaux sans songer à se défendre. Le maréchal
                  appette lui-même une chasse le genre de guerre
                  qu'il fait en ce moment. Il a sous ses ordres immé-
                  diats une division de 4 à 5,000 hommes; il marche
                  en trois colonnes combinées, dont deux sont com-
                  mandées par les généraux Reveu et Jusuf, tâchant
                  d'envelopper des tribus pour les châtier et les dé-
                  sarmer. Quant aux soumissions, il n'en avait pas
                  encore obtenu; ces soumissions seraient d'ailleurs
                  illusoires, d'après ta doctrine préchée parBou-
                  Maza, à moins qu'on ne se fasse livrer toutes les
                  armes et tous les chevaux de guerre.

                  Le ~fon:<eMt' a~ënen du 35 novembre donne des
                  nouvelles plus récentes du maréchal Bugeaud.
                  Après avoir traversé ~ur plusieurs points le pays
                  des Flittas en combinaison avec le général Bour-
                  jolly, le maréchal était venu se ravitailler au camp
                  de BeI-Hasse!, sur la Mina, et il en est reparti le
                  25 pour reprendre le cours de ses opérations contre
                  le Flittas avec le lieutenant-général Bourjolly. La
                  colonne du maréchal tient la campagne depuis
                  trente'quatre jours, et elle a eu à subir de rudes
                  fatigues sans la compensation de quelque combat
                  éclatant.

                  La hardiesse extrême de Bou-Maza, l'importance
                  momentanée que les circonstances donnent aux
                  entreprises de ce chef, et surtout le mouvement
                  imprévu d'Abd-el-Kader sur Tiaret et Taguine,
                  prouvent assez combien le maréchal a judicieuse-
                  ment agi, quand il s'est attaché à dompter ou à con-
                  tenir la partie centrale de l'A)géric se serait
                  organisé une insurrection universelle et formida-
                  ble dont profiteraient actuellement Bou-Maza et
                  Abd-el-Kader lui-même, si le maréchal s'était
                  porté immédiatement dans l'ouest. Tout ce qui
                  vient de se passer dans la subdivision d'Orléans-
                  ville, dans la contrée qui s'étend de Miliaca à
                  Mostaganem et à la Haute-Mina, toutes les ditîi-
                  cultés qu'on y voit subsister encore, démontrent la
                  justesse des plans du maréchal, et répondent pa~'
                  des faits évidens aux critiques dont ses opéra-
                  tions ont été l'objet.

                  On n'a pas de nouvelles ce M. le lieutenant-gé-
                  néral Lamoriciére depuis son dernier rapport, qui
                  était daté de Mascara le ~4 novembre. On sait qu'à la
                  datedu 3011 était encore dans le rayon de cette place
                  avec quatre bataillons, ayant détache en avant le
                  général Géry à Saïda et le général Korte à Daïa, sur
                  la ligne du désert. Avant son expédition vers Ta-
                  gnine, Abd-el-Kader s'était porté du côté de Saïda,
                  au sud de la plaine d'Egris. 11 a reçu la soumis-
                  sion de la plupart des tribus de cette contrée;
                  mais elles demandaient à ne point être forcées à
                  quitter leur territoire, ce que l'émir faisait pro-
                  mettre par ses lieutenans. Cependant dès que par
                  l'attitude passive des Arabes il s'est vu le plus
                  fort, et dès qu'il a tenu e:< son pouvoir les chefs
                  les plus importans avec leurs familles et leurs ri-
                  chesses, il a déclaré qu'il ue fallait pas songer pour
                  le moment à chasser les chrétiens ni même à dé-
                  fendre la terre d'Algérie que le meilleur moyen
                  étu~t de faire autour d'eux un désert qui les privât
                  de toute ressource et les obligeât à se confiner sur la
                  côte, et qu'enfin il rassemblerait bientôt une armée
                  innombrable de musulmans qui rétablirait les
                  vrais croyans dans leurs foyers.

                  tl a nommé dans toutes les tribus de nouveaux
                  kaïds et des agitas chargés de les réunir sur les
                  hauts plateaux qui bordent le désert, pour les con-
                  duire au Maroc, sous la garde de ses cavaliers
                  réguliers, chargés de veiller à ce qu'aucune frac-
                  tion ne s'écarte. Les tribus qui s'attendaient à être
                  menées à la guerre et non pas à l'exil sont géné-
                  ralement mécontentes; mais les plus turbulens et
                  les plus fanatiques font maintenant la loi dans cha-
                  que tribu et servent ardemment les dessins de
                  l'émir. Toutefois on cite des tribus qui se cachent
                  dans les gorges ou dans les ravins pour échapper à
                  ses ordres. Il y en a d'autres, telles que les Assesnas,
                  qui se sont retirées dans le désert plutôt que de lui
                  obéir. C'est pour appuyer les tribus dans cette ré-
                  sistance que le général Lamoricière a détaché les
                  généraux Korte et Géry sur la limite du Tell,

                  avancés. Cependant nous ne voulions pas laisser échapper
                  une prête si belle que nous pensions tenir entre nos mains.
                  Nous résolûmes de passer la unit sur tes rives notre troupe
                  se composait de plus de cent hommes on attuma un grand
                  nombre de feux; et pour éviter les aceUens j'ordonnai aux
                  fusiliers de ne pas tirer, lors morne que tes hippopotames
                  chercheraient à se sauver.

                  D3US cette même soirée, !a soirée du lundi 6 mars 18<3. à
                  six heures trente-trois minutes, j'aperçus une comète qui se
                  dirigeait de i'ouest à t'est. La nuit était bette, la tuce verssit
                  dans le ravin une lumière respieodis~ante; nous n'entendions,
                  dans ce poétique sUence, que les cris rauques des hippopo-
                  tames, lesgemissemensdt's flots qu'its faisaient ctapoter en na-
                  geant, etde temps entemps te brait de cesgerbes d'eau qo'its
                  lançaient de leurs narines, et qui retombaient dans la rivière
                  avec le eon argentin et mélancolique qae prennent pendant
                  ta nuit les eaux qui coûtent. Au moment je savourai
                  avec te plus da datices les sereines harmonies de cette belle
                  nuit, )o plus gros de nos hippopotames se mit à trotter dans
                  tti gué tous mes hommes se levèrent pour te suivre quoi-
                  que couvert de bies~ares et perdant beaucoup de sang, H
                  nous échappa. Tandis que nous nous acharnions inati-
                  iement contre tai, le second, se voyant débarrassé de la
                  sarvciiianco qui l'avait tenu emprisonné, s'échappa du côté
                  opposé. Cet échec me découragea harrassé, j'attai te lende-
                  main rejoindre M. Lefebvre et nous retournâmes à Angoiota.
                  Le Roi parut surpris et piqoé de la diuicuité que je rencon-
                  trais pour toi procurer son remède; it n'y renonçait pas
                  pourtant: < une autre fois, médit-it, je te donnerai chi-
                  quante fusiliers et tn seras pios heureux. t

                  Cepeadannt !o joar Oxé pour te départ de l'expédition était
                  arrivé c'était te 90 mars. Je ne parti pas avec le Roi, parce
                  que Je tenais à faire des observations météréoiogiques ho-
                  raires de l'équinoxe du printemps. Je le priai de me laisser
                  une garde pour aiter le rejoindre à Fine-Fini, lieu de rend'z-
                  vous devait se r.Uier toute t'armée. M. Lefebvre suivit
                  Sahté-Sa~assi le docteur Petit atia soigner une sœur du
                  Roi, qui était malade à Tegoutet.

                  Sahté-Sanassi aiiajt soumettre tesGaUas-Soddo-tt Befehio-
                  Qaoreppe. Chaque ancée le Roi de Choà entreprend des
                  exp&dffions de ce genre on ne saurait )eur donner le nom
                  gaerré cartes tfit)U3 divisées que Sahté-Satiasst subjugue
                  ainsi ne sont pas de force à lui opposer una résistance sé-
                  rieuse. ~t n'est p<s dif!tc))o do trouver des prétextes à ces
                  agressions les Gatias, par des vols, par des attaques san-
                  glantes contre des sujets ou des alliés du Roi de Choa en
                  fournissent toujours de suQtsans. D'aiticurs les Abyssins ne
                  font <{ue reprendre contre euxnae vieiiie et juste revanche.
                  C'est une des questions ethnographiques les ptusdifRciies a
                  résoudre que ceiie que souièvo t'origtne et t'histoire primt-
                  tive de )< race desHsitas. Les Gaiiss sont one des piu~beHes
                  et des ptas vigoureuses races de l'Afrique ils diSTérent t'es
                  Abyssins par ia religion, teur cuite est un p~ganitimé mëtû
                  de fétichtsme leurs mogors sont pttjs'vioiea'tes, plus rodes
                  que ce'tes <ta teors yoisias, chrétiens qui ont sor M~ la su-
                  périorité d'une civi)isat!on retative et des souvenirs d'une
                  nationalité antique. D'ailleurs, pour tes caractères physique.
                  pour le costume, pour les habitudes de la vie domestique,
                  it y a pea de dtuerence entre tes deux peuptes. Les Gallas

                  comme il l'annonçait dans son dernier rapport.
                  Remarquons, en passant, que dans l'état actuel
                  des choses et pour le but qu'on se propose dans
                  cette première campagne, le général Lamoricière
                  dispose de forces suuisantes, puisqu'il peut déta-
                  cher deux de ses brigades aux extrémités de sa
                  division sur la ligne du désert.

                  L'autorité supérieure d'Oran a songé à vider les
                  silos de grains des Beni-Amer émigrés. Lors du
                  dernier voyage du général Thierry, de cette ville
                  au camp de Bel-Abbés il était allé conduire un
                  convoi, il a profité de son séjour pour faire enle-
                  ver cent voitures de blé et d'orge qui ont été trans-
                  portées au camp. Ces grains ont été pris princi-
                  palement chez les Adzejs, tribu qui cultivait des
                  terres excellentes et possédait d'immenses silos
                  toujours bien garnis. Mais après le retour à Oran
                  du général Thierry et le départ du général Korte
                  pour Daïa, le poste de Bel-Abbès n'ayant plus
                  qu'une faible garnison, les Adzejs et quelques au-
                  tres fractions des Beni-Amer sont venus à leur
                  tour vider le reste des silos. Ils étaient escortés
                  par Bou-Hamedi, kalifa du cercle de Tlemcen
                  pour Abd-eI-Kader, ayant avec lui 500 cavaliers
                  réguliers et les goums ou contiogens nombreux
                  des tribus qu'~t liant poulie moment sous sa loi.
                  Ils amenaient une grande caravane de bêtes de
                  somme, chameaux, ânes et mulets, et ils ont
                  achevé ainsi de vider les silos de la contrée qui
                  s'étend autour de Djebel ou mont Tessala, à dix-
                  huit lieues d'Oran. La caravane a été dirigée vers
                  le sud-ouest, pour être conduite dans !e Maroc
                  par le pays des Angad et le plateau d'El-Gor, du
                  coté de Sebdou. Cet enlèvement des grains et leur
                  transport dans le Maroc, exécuté par ordre formel
                  d'Abd-el-Kader, a lieu sur les territoires de toutes les
                  tribus qu'il oblige à émigrer. Il assure ainsi la sub-
                  sistance de cette multitude jusqu'à la récolte pro-
                  chaine il s'occupe en même temps de faire établir
                  les tribus émigrantes sur des terrains inoccupés
                  ou que les Marocains leur cèdent, et ces tribus
                  vont labourer et semer, une partie seulement de
                  la population se livrant à ce travail, tandis que
                  les meilleurs guerriers restent disponibles autour
                  d'Abd-el-Kader et de ses khalifas, pour des expédi-
                  tions contre les Français. Ajoutons que toutes
                  ces tribus ont emmené avec elles leur bétail. Si
                  quelques tribus refusent d'émigrer ou s'éloignent
                  pour ne pas y être contraintes, il fait complète-
                  ment vider leurs silos. Il atteint par cette mesure
                  un double résultat celui de fournir abondamment
                  à la nourriture de tout son monde, et celui d'affa-
                  mer une partie de l'Algérie. Il nous faudra en
                  effet, pour cette année, dans la province de l'ouest,
                  tirer nos subsistances de France ou des autres pro-
                  vinces.

                  On ne peut se dissimuler, d'après les rapports
                  d'aujourd'hui, que l'état des affaires ne présente
                  pas encore une amélioration décisive et que nous
                  sommes encore réduits à de pénibles et incessantes
                  expéditions contre cette muititude de tribus que
                  les agens de l'émir viennent soulever de nouveau
                  à mesure que nous les avons pour la dixième fois
                  soumises. C'est une tâche laborieuse qu'on ne peut
                  accomplir qu'à force de poursuites et de razzia, et
                  qu'il faut terminer avant de nous déployer sur
                  notre frontière de l'ouest et du sud-oue&t. Le der-
                  nier tKouvement d'Abd-el-Kader vient compli-
                  quer encore la situation, en faisant douter si
                  son plan est bien d'aller se cantonner dans le ~!a-
                  roc avec les tfibus cntigrécs, ou si, laissant tes
                  populations en sûreté dans ce pays, il ne se pro-
                  poserait pas, avec sa nouvelle armée, de s'établir
                  dans le Sahara algérien, au Djebel-Amour, à El-
                  Aghouat, à l'extrémité orientale des Chots, pour
                  nous harceler sur les points qu'il choisirait de notre
                  frontière du sud, pénétrer dans le Tell par des mar-
                  ches rapides, pour se retirer aussitôt, s'étendre
                  dans le sud de Titteri, et pousser ses cavaliers jus-
                  que sur les confins de la province de Constantine.
                  Il est fort à désirer que la marche actuetle de l'é-
                  mir du côté de Taguine ne soit qu'une tentative,
                  un coup de main sans plan déterminé, et que nous
                  apprenions bientôt son retour dans l'ouest. On doit

                  sont en même temps cultivateurs et guerrier: lis ont peut-
                  être à un plus haut degré que les Amharrasia passion (te la
                  guerre, l'amour de la gloire qui se gagne dans les combats.
                  Malheureusement pour eux, Us sont divines ça un grand
                  nombre de ttibas qui sont presque toujours entutte. et ceux
                  qui habitent au sud et à i'ouest(!u royaume de Cboa ne peu-
                  vent pas opposer à leurs vieux ennemis de religion et do
                  race cette força qui naît de i'unité de pouvoir et qui est le
                  principai avantage des sujets de Sahié-SaHassi.
                  Si les annales de t'Abys~inie étaient plus connues, on y
                  trouverait des événemcns et un intérêt historique analogues
                  à ceux que présentent les premiers siectcs de l'Europe mo-
                  derne. L'empira d'Abyssinie, qui ce faisait pas remonter
                  son antiquité moins haut qu'à la reine de Saba et à Saio-
                  mon, dont les empereurs se prétendaient les descendans,
                  l'empire d'Abyssinie tut travaitte d'une lente décomposition
                  intérieure après que l'occupation de l'Egypte par les musul-
                  mans eut coupé toutes ifs communications avec l'Europe et
                  t'eut emprisonné an cœur de fAirique. Au seizième siécie
                  quoiqu'un Empereur résidant à Gondar conservât encore
                  une suzeraineté nominale, i'Abyssinie s'était divisée en plu-
                  sieurs Etats indépondans, dont quelques uns, celui t!e Choa
                  entre autres, avaient à teur tête des rejetons de la dynastie
                  de Saiomon, Le Choa avait encore alors une étendue bien
                  plus vaste qu'aujourd'hui ses souverains avaient leur ca-
                  pitale sor la montagne d'Indotto, à soixante lieues sud-ouest
                  d'Angobar. Mai~ au seizième siécie, au moment o<t t'.iffai-
                  b'i'<sement intérieur de i'Abyssinie était arrivé à sa période
                  ta plus critique, deux invasions terribles vinrent fondre sur
                  les Àmharras. Ce fut à l'est celle des Adeis et des S:tuma)is,
                  coaduit-' par une sorte d'Attita nommé Mahomet Grzgne, et
                  à i'oucst celle des Gallas. Resserré et submergé par ces
                  deux débordemens de peuples conquérons, le royaume de
                  Choa fut un instant sur le point de disparaître. Dans ces
                  malheurs de i'Abyssinie, la mère de l'Empereur David n'en-
                  trevit d'espoir de saint que dans le secours d'un peuple d'Eu-
                  rope dout ie nom étsit alors si grand en Afrique qu'ii était
                  paryenu jusqu'aux chré~ens perdus de ce continent. Cette
                  ~iné envoya à la cour de Portera) un Arménien qui attei-
                  gnit âpres miite aventares l'objet de sa mission. Cinq cen's
                  Portugais arrivèrent ea Abyssine, en tournant t'Af'ique, par
                  ta route du cap des tempêtes que Vasco de Gama venait
                  d'ouvrir. Ces chevaleresques ayenturiet de l'Europe chré-
                  tienne sauvèrent l'Abyssinie de l'invasion musuirnsce, dnut
                  les coups avaient été !t's plus terriMes un soldat portugais
                  tua dans une b:~ai!!ecet affreux MithometGragne; ctia
                  figure de t'inf)de!e est demeurée s! enrayante dans la loin-
                  tatne~peMpective trois siëcies l'ont recuiée, que ies Am-
                  harrss racontent encore aujourd'hui, d'après un récit légen-
                  daire, qa'ii .faiiut ciuq c( hts guerriers d'Europe mbutés sur
                  ciuq cects chevaux t't faisant feu de ieur~ cinq cents mous-
                  quets pour mettre à mo~ teGotiathaf)Kaih. LesA~e(st;t
                  ies Saumatis, privés de Isur çhe~, seOiëperserent et retour-
                  cèreat a ia \te n<a<e tiu déseft. Mai! pendant que i'Abys-
                  Eiuie portait a t'est tout i'etîurt de sa résistance, ies Gattas
                  t'avaient coupée au sud par le milieu leurs tribus, intro-
                  duites au cœur du Choa, s'accumulèrent et s'avancèrent vers
                  le nord et vers t'est comme par une &ttuvion tente, mais ir-
                  réststtMe eiies prirent racine sur te soi qu'eues couvrirent

                  croire toutefois qu'il ne rentrera définitivement
                  dans !e Maroc qu'après y avoir été forcé par nos
                  armes ou par !e manque de vivres en Algérie.

                  M. le ministre de la guerre a reçu d'Afrique les
                  rapportssuivaas:

                  ~f. <<! marc'c/M~ ~OMt~rHe~r ~'Ke'ra! de J!erte a M.
                  mar<cAa< MH'Htt<re de !a guerre prMtdMt dM cot)<c:<.
                  Au bivouac sur le Riou, entre GueIteb-el-Oued
                  et Kreneg-el-Ketta, le 9 novembre.

                  Monsieur le maréchal,

                  Ainsi que je vous l'avais fait pressentir, je sots entré le 7
                  de nM personne dans les grandes montagnes des Mafmata,
                  pour y chercher tes tribus réfugiées et punir en môme temps
                  les montagnards qoi ont aussi donne dans la revotte. J'ai pu
                  faire charger sur les mutets du convoi tes sacs de mes ba-
                  taiitons. Tout mon convoi se composait d'une section de
                  campagne et so motets d'ambulance. Je n'avais pris avec
                  mot que 40 cavaliers des mieux montes.

                  Nous nous sommes élevés par des pentes très roides jus-
                  que sur la crête de partaee des eaux, entre le bassin de
                  t'Oued-et-Ardjem et du Riou. De ta nous avons aperçu les
                  emigrations qui fuyaient sur notre gauche et gagnaient vers
                  le coude du Riou qu'on appelle Gaetteb-el-Oued. J'ai fait
                  alors tête do colonne demi à gauche, et j'ai écrit au générât
                  Reveu pour tut ordonner d'allonger sa marche dans la val-
                  lée du Riou te p)us possible, et de pousser le lendemain nM-
                  tin te générât Jusuf en avant., pour tacher de couper ta re.
                  traite aux tribus qui fuyaient devant moi.

                  Aprèa quatre heures de marche, nous sommes tombés
                  sur la queue des émigrations qui étaient alors engagées ~ans
                  de grands ravins boises qui conduisent à nn autre pâté de
                  montagnes nommé TMuiala. J'ai détaché à droite deux ba-
                  taittons, et à gauche un bataitton,. pour tâcher d'envelopper
                  tes tribus duM la conque profonde eltes se trouvaient.
                  Les deux colonnes tournantes n'ont pu marcher qu'avec une
                  extrême lenteur, et ce n'est que vers deux heures après-
                  midi qu'elles ont pu atteindre quciques troupeaux epar"
                  pillés dans les ravins. Les Arabes ne les défendaient pas; ils
                  ne songeaient qu'à fuir mais les Kabyles, qui étaient par
                  groupes sur tous les points, tiraittaient contre nos détache-
                  mens. Ils avaient deux buts nous faire du mal et s'empa-
                  rer des tfoupeaux abaodonnes par les Arabes. Les horribles
                  diMcuItés du terrain ont permis a une partie de ces derniers
                  de revenir derrière nous, en passant entre nos diverses
                  fractions.

                  Cette chasse a dure jusqu'à la nuit. J'al alors arrêté les co-
                  lonnes du centre tout près du point te plus élevé des mon-
                  tagnes de Taouiala, et ayant fait tirer le canon, j'ai succes-
                  sivement rallié tout mon monde, un mittier de têtes de bé-
                  tatt et quelques prisonniers.

                  Le lendemain 8, Je suis descendu dans la vattée de i'Oued-
                  Aoussa, qui est un affluent de droite du Riou. Ayant aperçu
                  sur les hauteurs de la rive droite des groupes nombreux de
                  Kabyles qui se disposaient à attaquer ma colonne en flanc
                  et en queue pendant qu'ette descendrait la gorge, j'ai pris
                  moi-même l'offensive sur eux avec deux batatttons. L'un de
                  ces groupes a paru vouloir tenir avec assez de fermeté au
                  bord d'un petit plateau découvert. Je Fat fait attaquer a la
                  course par une compagnie de grenadiers. Les dix chasseurs
                  et le maréchal-des-togis de mon escorte ont été con Juifs
                  derrière les grenadiers pour tacher de sabrer les Kabyles
                  une fois débusques. Cette poignée de cavaliers s'est élancée
                  en euet au moment opportun et a joint les Kabyles. Mais
                  ceux-ci, s'étant retournes, teur ont fuit une décharge à bout
                  portant qni a renverse le maréchat-des-togis Maseral; néan-
                  moins tfs Kabytas ont été rejetés sur un autre piton, d'où
                  une compagnie d'infanterie t.s a encore délogés.
                  Croyant avoir suffisamment dégoûte les Kabyles du com-
                  bat, j'Ri tourné à gauche; mais des qu'i)s se sont aperçus de
                  ma retraite, its ont repris l'ouensive, et ayant vu l's mulets
                  à cacoiets embarrasses dans un ravin, ils se sont jetés dessus
                  avec acharnement. Une section de voitigcurs a fait une
                  charge vigoureuse, et a poursuivi l'ennemi jusque sur une
                  montagne escarpée. M'étant étevé sur d'autres coltines, à
                  droite, pour protéger ma gauche pendant qo'ttte sortait de
                  t'eatonnoir, j'ai rencontré d'autres Kabyles qui, attirés p~r
                  ta fusiUade, venaient d'autres montagnes voisines, tts ont été
                  arrêtés par m~n mouvement.

                  Cependant il fu!iait rejoindre ma colonne il était bien cer-
                  tain qu'alors nous serions suivis par tonte la cohue. Des dis-
                  positions ont été prises pour assurer la retraite en no per-
                  dant que ta moins d'hommes possible et en effet ette no
                  nous a conté qu'un seul carabinier du 13e jégfr. Toutes tes
                  fois que l'ennemi a voulu se lancer sur notre arrière-garde,
                  it a trouvé une embuscade qai t'arrêtait et lui faisait éprou-
                  ver des pertfs. A nue heara après-midi, j'avais rejoint la co-
                  tonno et j'étais campé sur le Riou, tout près de Guelleb-el-
                  Oaed. Dans ces deux journées nous avons eu 9 hommes
                  tués et 4 btessës, dont M. le chef de bataillon Ouanno, du
                  58" do tigne.

                  J'apprends que M. le général Jusuf, détaché hier matin
                  t-ar le général Revfu à la poursuite des tribas qui fuyaient
                  devant moi, a rencontré, au delà des montagnes des Chek-
                  kala, une émigration des Ftittas se sauvant devant la co-
                  tonne de M le générât de BourjoUy. Il e~t tombé dessus, il
                  lui a tué plusieurs hommes et lui a pris des bœufs, des mou-
                  tons, beaucoup de bagages et 84 prisonniers, dont un
                  homme assez important. Je serai rejoint ce matin par la co.
                  tonne du générât Reveu, conduisant les équipages.
                  MM. les chefs de corps citent comme s'étant particulière-
                  ment distingués dans les divers pett'.s engagemens que nous
                  avons eus

                  Dans le 36<- de ligne, le capitaine de grenadiers Frobert,
                  le caporal Lacrampe, le caporal Ancouton, le sons-lieute-
                  nant de voltigeurs Résiliiot. Dans le M" de ligne, le chef de
                  bataiiton Orianue, btessé, M. le capitaine de voltigeurs Pier-
                  son, te sous-tteutenant Coutrest, le sergent.major Germa
                  blessé, le grenadier Andreucci, blessé d'un coup de feu a la
                  tête. Dans ie t3° léger, le capitaine Lerouxeau de Rosencoat,
                  le lieutenant Poiymarehetti, le sous-iieutenant de Gestin
                  M. le général Jusuf cite le capitaine d'état-major Ptssis
                  détaché auprès de lui, et qui s'est particulièrement distin-
                  gué M. te sous-Iieatenant Thuno! des chasseurs d'Afrique 1

                  de leurs hameaux et de tours cultures. Ce n'était pas par te
                  sert o'une bataitta qu'on pouvait regagner sur eux tout ce
                  qu'on avait petdu. On no pouvait pas les chasser. M fatiait
                  tes soumettre; il ns suMsait pas de tuer un do leurs chefs,
                  de disperser une de ieurs trouves, il fat)ait conquérir leur
                  territoire c'est i'œuvre à la fois rOigiecso et nationale a ta-
                  queilja ont travaitté les ancêtres de Sahté-Sattass), t'œuvre
                  qcoSahié Sattassi continue chaque jour et a plus avancée
                  qu'aucun de ses prédécesseurs.

                  Les Gallas s'étendent aujourd'hui entre les deux tropi-
                  ques, sur t'Afriqueorientate. D'où sont-iis venus en Afri-
                  que ? De confuses traditions qu'iis conservent les représen-
                  tent comme venus d'au delà de la mer c'est au chef de
                  leur race, Out~bou, qui vivait du temps de Mahomet, qu'Us
                  attribuent leur migration en Â~ique Galla, daos leur ian.
                  gué jyaHa, signine envahisseur les mnsuimans donnent une
                  autre origine à leur nom. Suivant eux, Mahomet envoya an
                  messager à Outiabou pour l'engager à se joindre a I'œuvre
                  da mahométisme. OuUabou refusa. < li a dit non (~a «t), dit
                  te messager au prophète. < Eh bien aurait répondu
                  Mahomet, que ces mots soient désormais le nom de toute
                  cette race qui n'a pas voûta croire aux révétatiocs de fange
                  Gabriei. <

                  Les expéditions actueUes contre les Gallas ne méritent
                  ptos. je le répète, d'être appelées des guerres. Lorsque
                  Sahté-Satiassi Vtut rédaire une tribu, tt n'a que la peine de
                  se rendre sur srn territoire accompagné d~un nombre im-
                  mense de cavaliers contre lesquels toute résistance pst im-
                  possible a la tribu isotée. La tribu fuit; ses poissons sont
                  ravagées, ses hameaux brùiés, ses troupeaux pris; et la
                  tribu aux abois vient Hire sa soumission, dont une rede-
                  vance annuelle est ~e signe, et etie est oMi~ëe d'envoyer au
                  Roi des guerriers p.oar ses expéditions subséquentes.
                  cacique faciies que soient des coups de main de ce Mare.
                  Sahté-Saitassi s'entoure toujours du pius grand apparetide
                  force pour tes accomplir. U réunit, pour réduire une tribu
                  de qcetq'jes mitiiers d'hommes, un nombre de cavaliers qui
                  suutraient a la conqnûte de l'Afrique cniiëfe. Ces rëuuiocs
                  de presque tocs tes hommes du Choa qui sont en état do
                  porter les armes sont évidemment un des points les ptus ha-
                  biles de M potitiqae à ses voisins elles donaeot une idâe
                  de sa puissance, qui prévient toute pensée de riva!Mé- eUes
                  ont un effet analogue sur ses srjets, qu'p! açcoutumeut à
                  son pouvoir absolu, et chez tesq~s ces maaifestatioDS doi-
                  vent éteindre eutiérempnt tes h.kbi.tudes de révoite qt.t ea-
                  tretfennent encore t,'ana,rchie dans d'autres narUcs de t'A-
                  byssinie. L'i marche des armées cae Sahi~.S~iassii conduit
                  ams) aux rronticrcs da son royaume a un e<t!'aet6re impo-
                  sant à )a fois et piito.res~ne dout )~s voyageurs européens
                  subfs~et.t eux-mêmes i'i: naenue. et qce les Anglais ont senti
                  comme mo). Qn ne voit Jamais en Europe un coticours de
                  cavaiters aussi conJdërabio on n'en voit pas d'aus~ varié
                  et d'aus- anime. Jusqu'au lieu du n'adex-VQM sétté.f!H cha.
                  que vallée, chaque hameau, cbaqcp tribu yarsënt, comme
                  anamnent,dans te cqr~ a'armée e'a marche, M troupe
                  d~hommcs a chevai, ma!& ta marcha, t~unie a Aagotota
                  mome:~ du départ do ~i, fof.ne déjà un des ptua coneux
                  ~ssembtcm~auxquosiisott possible d'assMerda uotre
                  <emp.S vmg), trente mille cavaliers tom armé~ da guetter

                  btessé d'un coup de yatagan le marécha/-des-t6g): ba<<
                  ilans, de ta gendarmerie.

                  On ne doit pas oublier ici 1& brigadier de gendarmerie Du-
                  pont, qui a pris le commandement de mon escorte après la
                  mort du maréchai-des-iogis Mazerat. C'est un vigoureux
                  soldat. Au reste, tout le détachement de gendarmerie que
                  t'ai avec moi se montre l'égal de nos vieux chasseurs d'A-
                  frique.

                  Je ne saurais trop me !occr. Monsieur te maréchal, de la
                  conduite de nos troupes. L'infanterie joue dans les monta-
                  gnes un rote identique à celui de ia cavate'ie dans !a piaicc.
                  Dans la journée du 7, elle a hit au moins dix iieues à tra-
                  vers les rochers et les précipices. Dans celle du 27 octobre 9
                  elle iit quinze tieues en une nuit, et n'arriva que deux heu-
                  res après la cavalerie an iieu de t'attaque. It est impossibit;
                  d'avoir des soldats plus braves, plus dévoués et plus disci-
                  p)inés. On n'a pas entendu une seule piainte contre les fati"
                  gués excessives qui ont été endurées depuis le 18 octobre
                  Jour du départ d'Alger. lis les oublient en consHérant les
                  bons résultats que nous avons déjà obtenus, et qui en pré-
                  sagent beaucoup d'autres.

                  Toutes les populations insurgées de l'est do !a province
                  d'Oran sont frappées de terreur par les coups muitipiiés qui
                  leur ont été portés, et je ne doute pas qu'avant peu H ne
                  nous arrive des soumissions.

                  te co!one! de Sa!K<rtMMa! au MeM<cMa)t<~n~a! de Bar.
                  Orléansvllle, !e 18 novembre.

                  Mon général, les ordres de M. te maréchal m'ont permis
                  de rentrer dans ma subdivision, je suis arrive !e <6.
                  De fâcheuses nouvelles m'attendaient t'assassinât de l'a-
                  gha Si-Mohamet, la révolte de quelques fractions de tribus,
                  et enfin t'attaque d'OflëansviHe par Bou-M~zt iui-mëme.
                  qui s'est présenté io 15 près de Medjaja ii a brùié et rasé
                  les propriétés de Bon Cheear, notre (idéie aiiié. Le rapport
                  que je vous envoie ci-joint vous instruira des détails de cette
                  affaire, qui fait honneur au tieutenant-cotonet Répond et
                  aux troupes de la garnison. Je t'ai adressé au maréchal en
                  lui rendant compte d?s événemens.

                  En rentrant à Oriéausviiie, j'espérais y trouver te généra!
                  Comman. Sa coionne c'y est arrivée que le n an soir. Les
                  renseignemens qui me parvenaient s'accordaient tous peur
                  me montrer Bou-Maza campé dans la foref du Medjaja. Un
                  mouvement combine entre te générai et moi avait pour bat
                  de i'eniever. Bou-Maza nous a échappé. Il av?it quitta
                  son camp dans la nuit mais la tribu entière des Medjajas,
                  qui avait participé à l'attaque du 15, a ét6 châtiée comme
                  elle le méritait. M. le général Comman a vous adresser
                  son rapport (1). Je n'ai eu que quatre hommes blessés.
                  M. le générât Comman part demain pour retourne? en ar-
                  riére et faire voir sa coionne dans la plaine do Chélif entre
                  Mitianah et Orléansville.

                  Moi, je vais avant tout rétablir les communications inter-
                  ceptées entre OrléansviDe et Tenez. Chemin faisant, je ten-
                  terai la nuit des coups de main sur les Ouled-Ferz, les Hem-
                  mis et les Beni-M'fdocn. Toutes ces tribus ont fait leur sou-
                  mission au schérif et doivent être punies. Bou-Maza, en ap-
                  prenant mon arrivée, s'est retiré vers l'ouest H était cette
                  nuit à TedjemA. Je vais l'y suivre mais il no m'attendra
                  pas. J'espère le chasser bientôt de ma subdivision, qu'il a
                  soulevée presque en entier. Je sera! le :l à Tenez, etj'aarai
                  t'honneur vous écrire.

                  P. S. Bou-Maxa a brùié Roubarah et la Meehta de Kab-
                  siii, qui t'a reça à coups de fusil.

                  Le K<-MreH<!M<-co!one: B<~o~, <!« 53e de H~ne, a Jf.
                  co~one! de SaMt-JriMM~, comman<taMt <a !t<6<HvMton
                  <Or~'aNSt)tHe.
                  Orléansville, le 16 novembre.

                  Mon colonel, j'ai l'honneur de vous rendre compte que le
                  schérif Bou-Maza qui, depuis le ï de ce mois, est rentra
                  dans la subdivision d'Orléansvilie pour insurger les tribus
                  qui nous étaient soumises, est venu passer la nuit du i< ax
                  15 novembre chez ies Medjaja, ii incendia plusieurs
                  douars, et s'est avancé à la pointe du jour sur les crêtes qui
                  dominent la piatne dfs Oulad-Kassaïrs en menaçant de faire
                  une razzia sur cette tribu.

                  Informé de la présence du schérif, qui déjà deux fois en
                  i'absence de'votre coionne, en opération chez les Fiit(a&
                  m'avait mis dans i'obiigation de me porter au devant d< toi
                  pourl'éiotgnerde la piaee, j'avais pu prendre à'vanca
                  mes dispositions aussi, dés que j'aperçus hier n'jnaueiM
                  hauteurs qui dominent le Chëlif, au nord d'~r)~nsvM~ se
                  garnissaient d'Arabes Je sortis avec <0<; nommes dinfante~
                  ne, deux pièces de campagne, une ~.ter de montagne et
                  30 chevaux de chasseurs et d". scanis Plus tard fnvtran
                  .?~ les aghas
                  Beu./itoum et Betj-F?.n)a et le caïd Ben-Kobsi)!
                  ~t~~rl~ P~ près ~"s la plaine,
                  ~'StUon. Le schérif me iaissa faire sans obstaOe
                  mais bjentot ses cavaliers descendirent en foule sur un douar
                  pou é)o)gué qu'iis incendièrent. Lui voyant prendre autant
                  d audi'cu. Je résolus de t'en faire repentir en t'attaquant sar.
                  ie-champ. Qaatre ou cinq obus habitement tirés l'obtieérent
                  a quitter ses premières positions que nous occupâmes im-
                  meatatemeot. Je le chassai rapidement des secondes par
                  i envo), au pas de course, de deux compagnies et d'un obe-
                  sier de montagne soutenant le goum et ies cavaliers fran-
                  cats. Ceite seconde position étant avantageose, le m'y etx-
                  bus et je parvins à maintenir les Arabes asse? loin do m<X
                  Vers quatre heurfs, je ns commencer !e mouvement da
                  retraite. Je donnai te commandement de l'aTiere.Barde au
                  commandant d'Aurelle, du 6t" de ligne, et Je réglât la mar-
                  che de la colonne d'après l'occupation successive des nosi'
                  tiens en aniëro. Quand la coionue s'est mise en marche,'j<.o
                  cris sauvages se &ont élevés de toutes les montagnes v~inf"! a
                  qut dominaient nos positions c'étaient des femmes et des
                  Kab)Ies qui n'avaient pu ~e procurer des armes etan~exct-
                  {a'coto'nne~ les P~cip!

                  la colonne.

                  Tous les mamelons des aleatours étaient couverts d'Arabes
                  qui n'stteudatent que le signai du déport. Sur l'un de ces
                  mamelons, on voyait le drapeau du scbérif Bou-Maza. qui
                  s'y trouvait en personne et qui faisait as'ier son draper

                  (~ Qe rapport ne consent rien de p!as.

                  1,11 .(~o(e<<Mc<'Met-a!<~Far.~

                  de cuir, du sabre, de !a !ance aiguë et enve!cpp~g de tpnra
                  (aubes btancs, déroutent dans )a plaine nce !t~eaai semh «
                  toucher aux deux bouts de l'horizon r'~t surtout au
                  ment do départ, au moment o~e masse s'ébrante.
                  toutes tes iamess'incinent confie des épis et britientau
                  soieii comme une traiueo de feu ;~u moment )cs neto-
                  oos se croisent, !es cris se meient, toute ceUe muiU-
                  tudo armée s'èancc dans la campagne, que )a scène atteint
                  à son P'ashaut degré de confusion grandiose. Le Roi donne
                  te signa) du départ avec une solennité religieuse. Dans ce~
                  occasmns, Sahté-Sai'assi revêt ses p)us beaux costumes-H
                  sort de sa chaumière principale, et monte sur un chevai oa
                  sur une mute richement caparaçonnée, au miiieu d'une haha
                  de fantasstus armés de fusils qu'ils tiennent ta crosse en Pair
                  sur son passage. Ators on amène, sous l'escorte d'tU) ntitn.
                  ton de fusitiers, nn petit cheval qui porte, dans Na~me~
                  recouvert de drag ronge, !es livres saints des &t!t)-esd'An
                  gobar. A peine tes livres saints qui doivent nrotéeer!~
                  mée. comme t'arche sainte conduisait tes Juifs' au combat
                  sont-its arrivés, que SaMe-Saiiassi donue !e s&cat -test~
                  boursfont entendre ieurs ~ttemens précis e~tou~
                  t'armée se met en marchp, suivie d'assez près par tes mu~
                  omc~~ Posions et tes tentes du Roi de S

                  oüiciers.

                  T~n~ AMo!o)aaprèa avoir terminé mes observat~ns
                  Trcisomciersda Ro). m'accompagnèrent. J'emmenai
                  mo mes quatre domestiques, B~n.t, Thirfé, DéJ~g~
                  B~ttassa. Nous marchâmes toute t.. nuit du ï~ et ~y A

                  ~A~°î~ s~ "ous arrivâmes a Fine-F~. eu 6~!t

                  SaMe-Saiiassi. Au camp, comme dans tes captes d'~Mbar
                  et d'Angoiota, ia résidence du Roi est ~paréedec~e~
                  ses sujets par une enceinte. Lorsque Sah~aU~ camne
                  cette enceinte circuiaire est formëë pardespé~esd~o~
                  Oxées a des p.eux. Les tentes ~n Roi. en tah)e, sont dam
                  I.ntcnear; i y en a hait dix. Le Roi m~nd.maune~ tl
                  cote de ia Steune tes autres étaient eccuaées par~scre-
                  resqm avaient t~vi t'armée, par tes pages qui veinent
                  t.uto ia nu,t hendant le sommait du Roi, par !e généra
                  chef A~o-Ch.chougou et ie ct.ef des fusiiiws Ayto-Eatama~
                  ~-6 ajs MM doute intiment natté de i'honneurqueme~~
                  sait le Ro: ea me plaçant si près de iui maisiepay~
                  chercet t)opneur. Les prêtres ceiébraient ieurs Ms~
                  m unit A tro.s heures du matin, avec toute sorte de ch~g
                  oup'ut&t de cns, et dans l'impossibUMoaiismemet~
                  taMutde dormtr, fenviai souvent tibarté qu'avait ~e
                  'H_ Lefebvre d aiter camper de cet horribie concer'
                  .av~pe~ a.;r moins.

                  4â,~0o. cavaliers çantpés par troupe, suivant tep,r tribu eu.

                  leur proviqee, e~nr 1 tn~rpea~so plaine au mili~n de laqvzp

                  s'y arrèta de~:t jours !;ocore
                  v~e" aux h,oinnres e l hux che-

                  vaux tc ,emps de se reposer. Le l~aur même t°y nous®ons

                  m<mes en marche, nous arrivamMsur ies bp:d~
                  che, a quatre ou Cinq jie~ sëuiem~ de ses source
                  neuve couieeu cet pathoit de t'a~tâ t'Mt
                  pr..ir.e saas entre dem ..vMMie~.e~ a~ne~
                  plus c~~x mëtres de :Mgeur. Oa diMitun~t~creu~de
                  main d'homme. Une partie de l'année ie U'aversa n'~S'
                  pasp~~n~rc de prQR)nde.r),eta ~~Je~


                  Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

                  Share

                  Permalink on this document

                  Permalink on this page
                  Embeddable widget

                  Embeddable thumbnail
                  Send by e-mail

                  Blogs and social networks