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                  Titre : Journal des débats politiques et littéraires

                  Éditeur : [s.n.] (Paris)

                  Date d'édition : 1814-1944

                  Type : texte,publication en série imprimée

                  Langue : Français

                  Format : application/pdf

                  Droits : domaine public

                  Identifiant : ark:/12148/cb39294634r/date

                  Identifiant : ISSN 1770619X

                  Source : Bibliothèque nationale de France

                  Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

                  Description : Variante(s) de titre : Journal des débats, politique et littéraire

                  Description : Variante(s) de titre : Journal de l'Empire

                  Description : Etat de collection : 01/04/1814-

                  Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

                  Provenance : bnf.fr

                  Date de mise en ligne : 15/10/2007

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                  Titre : Journal des débats politiques et littéraires

                  Auteur :

                  URL de la page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4404725/f1.image


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                  dot DE

                  ~Mm~ D.. a!

                  'l' -<t.t:'H.<); /t.i'

                  ~i~~tS~,
                  -K.it ~.S3tiS!1.t';f.it' K .!t'~M t~!
                  !M~Tf'M!' ;1
                  ~AB<~NE'
                  ~tres~SNOt-G~~a~
                  '~yAuxerrois,&<'i7.

                  "Hrx~- '?"

                  t0~p<~ïpp!!r troia moi~

                  /40f]MM[;sf~ttr~tn))&. :~S

                  t, .l0~ft~titeâ~6ü~W tnb~è;

                  ~s JpoHr ran~ëe.'

                  :MMAM:m~

                  ..oof.MÇMT Mm Avis.-A.nastMttë.

                  tousses jo~s,

                  de dix &eu]"es du mâtiné qu~ïre hoaB~
                  .a~Bureadda'Jpuma!. t

                  MttZ~X BE~.aNSB&TMMf

                  'œtdo.~jK.J[a.!igne

                  ~dcM & 5t~Iet~!en p~t-~exte. T

                  .i-

                  ·3.bA7l43.e~ ~i~.ÿisi. {;r~ z, 13;

                  d~? t Aw.

                  .r "i .s~%

                  &tt<-F~r~oMf~,19jaM~r.

                  On assure que des nouveltes &a!ches sont arrivées .par
                  courrier extraordinaire du lieutenant-général Bezowski,
                  qui commande l'expédition contre Chiya. Le corps de
                  troupes aurait déjà traversé heureusement un espace de
                  500 verstes dans les steppes sans que le temps eût exercé
                  une injBuence défavorable sur les soldats..
                  (Case~e~M~PrMs~.)

                  <Canfêd!6ratioM-€!ey<Hani~ae<

                  ` ~anc/ort-SMr-~tn, 22ja)~fet'

                  Nous lisons dans la CotxcMedbsPostM do Francfort t
                  « La question orientale domine manifestement le com-
                  merce de la mer Noire et celui de la Méditerranée, et nous
                  croyons qu'il n'appartient ni à la Russie ni à l'Angleterre,
                  mais que l'Union commerciale allemande~ doit y prendre
                  une grande part. L'Allemagne, l'Autriche et la France sont t
                  également appelées à ce commerce, et ne se trouvent pas
                  en hostilité sur ces mers. Une alliance entre l'Allemagne,
                  l'Autriche et la France est donc ce qu'il y a de plus natu-
                  rel. Peu importent lea difïerences qui existent dans l'admi-
                  nistration .intérieure de ces trois nations. La Russie eU'An-
                  gleterre sont en opposition naturelle par leurs intérêts di-
                  vergens en Asie, en Amérique; en un mot, partout
                  elles se touchent; mais lorsque la France, l'Allemagne et
                  l'Autriche, unies par les intérêts matériels, auront formé
                  une alliance offensive et défensive, cette alliance pourrait
                  décider de la paix européenne. La dernière guerre a mis la
                  France et l'Allemagne a l'épreuve, et toutes les deux §e
                  sont.trouvées dignes l'uBe ~~fautm. Mnimittè et la ~a
                  lousie qui ont séparé ces deux nations en deux camps en-
                  nemis ne sont plus a. l'ordre du jour nous n'avons plus
                  rien a craindre de nos voisins. Ainsi parlons plus d une
                  direction anti-française; unissons-nous à ceux vers lesquels
                  nos intérêts nous portent naturellement..)'
                  RwyasMMe de NaMevre.
                  7ïa!Mwre33~awc!er.

                  Un pas décisif vient d'être fait relativement à la question
                  de constitution. L'Université deGoettingue n'a pas voulu
                  procéder à l'élection d'un député. Tous les efforts du gou-
                  vernement ont été infructueux. Le prorecteur conseiller de
                  Cour Bergmacn, a déclaré en tertnes'formels que FUniver-
                  sité refusait de nommer un député. En conséquence, la
                  convocation des Etats a été ajournée. Le gouvernement est
                  maintenant convaincu qu'il n'obtiendra pas d'élections com-
                  plémentaires. Une dissolution est donc inévitable. Mais il
                  est probable que les Etats seront préalablement convoques
                  et qu'on lespriera d'autoriser la dissolution.

                  (CayeMe de Co~HC.)

                  HoMande

                  Z.a.Ha~, 29~HMMer.

                  Le gouvernement va émettre pour 2 millions de florins
                  d'obligations pour l'assèchement du lac de Haarlem. On
                  sait que 8 mUUong avaient été votés par les Chambres pour
                  cet objet. On n'est pas content de cette émission, que l'on
                  regarde, avec quelque vraisemblance, comme un nouveau
                  moyen employé par le gouvernement pour se faire de l'ar-
                  gent. On rattache même cette émission à l'embarras se
                  trouverait en ce moment le syndicat d'amortissement, qui,
                  dans son. assemblée de décembre dernier, n'aurait pas en-
                  core pu se décider au remboursement d'un million de Ho
                  rins eti rente 4 1/2 pour 100, et ~ui, sans quelque secours
                  extraordinaire, n'aurait pu remplir cette obtigation. Ce
                  serait à: vrai dire un coup terrible porté au crédit.
                  ~ramde-Sreta~MS.

                  > a Z<MMh~, 30y<!tH)ter.

                  Aucune variation à la Bourse ni dans la Cité. Les conso-
                  lidés sont à 91 1/4 3/8 au comptant, 91 1/3 5/8 pour compte.
                  Cotombiens .27 5[4 28. Mexicains 29 3/4. Le fonds espa-
                  gnol actif est à 36 1/4 3/8. Portugais 34 1/8 5/8 trois pour
                  100, 25 1/4 1/2. Les bons de l'Echiquier sont en baisse J8
                  17 19 de prime. Bbns des tndes 6 de prime. Fonds in
                  diens, 249. Actions de <ia Banque J79. Passive, 6 3/4. Dif-
                  férée, 12 1/2. Hollandais, 100 7/8 dsux et demi, S2 S/8.

                  FSA~jE. ;p

                  PARIS, 1~ FEVRIER.

                  M. Guizot est ambassadeur depuis trois jours, et de-
                  puis trois jours l'Opposition t'attaque c'est juste il y a
                  un mois, it est vrai, i'0pposit<on semblait appeler
                  M. Guizot au ministère; elle tui disait Entrez nous
                  vous aimons mieux que ceux qui y sont. M. Guizot a
                  suivi en quelque sorte te consei); il a accepté les fonc-
                  tions d'ambassadeur a Londres; il a accepté par cela
                  même unepart,etune grande part, d'action dans ie ca-
                  binet. Des ce jour t'Oppositton désavoue toutes ses
                  avances du mois psssé.EHen'a plus confiance dans le
                  caractère politique de M. Gaizot.M. Guizot ne veut plus
                  donner les mains à cette œuvre de dénigrement perpé-
                  tuel, à ce plan volontaire ou involontaire de destructton
                  successive et régulière que poursuit l'Opposition. C'est
                  un crime irrémissible; et pour t'en punir, on se hâte de
                  renouveler contre M. Guizot les vieilles calomnies
                  d'avant la coalition en tes rajeunissant à t'aide de quel-
                  ques rancunes écloses pendant les intimités de la
                  coalition.

                  Une de ces rancunes, par exempte c'est de repro-
                  cher à M. Gnizot de n'avoir pas voutu, au moment du
                  triomphe de la coalition, accepter l'ambassade de Lon-
                  dres des mains d un ministère de centre-gauche pur, et
                  de t'accepter des mains du ministère actuel, aimant
                  mieux ainsi, pour parler comme un journat de l'Oppo-
                  sition, se faire te subordonné de M. Sou)t. Le mot est
                  curieux M. Guizot est coupable parce qu'it se fait le
                  subordonné de M. Soult; mais on ne dit pas de qui
                  M. Guizot l'aurait été sous ce ministère centre-gauche
                  pur. Pour bien savoir de quoi M. Guizot est coupable,
                  il faut savoir entre quoi il a eu à choisir, entre te parti
                  d'être subordonné à M. Soult, ou te parti d'être subor-
                  donné à un autre homme politique. On oublie toujours,
                  ou plutôt on veut toujours oublier, que M. Guizot ayant
                  un parti et des principes, a eu droit de demander qu'au
                  moment du triomphe de ta coalition ce parti et ces
                  principes ne fussent pas mis hors de cause. Or, quand
                  il a été évident que te pian des moteurs du centre
                  gauche était de mettre le parti et les principes de
                  M. Guizot hors de cause, et M. Guizot tut-méme hors
                  de France, sous te nom d'ambassadeur M. Guizot n'a
                  pas pu consentir à être le subordonné de personne à
                  ces conditions. Par fierté seulement, il y a des person-
                  nes dont M. Guizot ne peut pas accepter d'être le second.
                  Ici les principes étaient d'accord avec la Serté et ils
                  répugnaient également à la déférence qu'on voûtait, im-
                  poser.

                  J Neus savons Men~e pea que c'est, aux yeux~des
                  partis, d'avoir pris une part glorieuse aux grandes
                  guerres de la Révolution et de l'Empire, d'avoir été un
                  des lieutenans de Napoléon,, d'avoir administré des
                  royaumes et des armées, d'avoir tiré sous les murs de
                  Toulouse le dernier coup de canon de la résistance au
                  joug de l'étranger, le peu que c'est en6n de s'appeler le
                  maréchal Soult, d'être duc de Dalmatie et d'avoir ses
                  titres de noblesse écrits dans les bulletins de la Grande-
                  Armpe; nous sommes, même convaincus qu'il y a tel
                  orateur qui croit~ de bonne foi qu'il en eût fait autant,
                  qu'il eût fait mieux peut-être, que les occasions .seules
                  lui ont manqué et cela est possible, nous ne vouions
                  pas contester l'éventualité du talent militaire et straté-
                  gique des orateurs de la Chambre. Seulement comme
                  les faits valent mieux que les possibilités nous conce-
                  vons aisément que M. Guizot, qui peut-être aussi est un
                  grand, général possible, ne soit point humilié de se
                  trouver le subordonné, de M. le maréchal Soult, et
                  d'être associé, pour sa part, avec le ministère du
                  12 mai, aux negoeiationsimportantes qui ont lieu. à
                  Londres en ce moment.

                  Nous irons plus loin, dussions-nous attirer sur notre
                  tête les foudres de l'Opposition le ministère actuel n'a
                  pas la prétention de vouloir limiter au delà des termes
                  de la constitution les droits de la prérogative royale :.il
                  n'a pas, et h'afSche pas la manie d'annuler la royauté
                  et de substituer l'autocratie ministérielle au pouvoir
                  modérateur consacré par la Charte de 1830 et par les

                  ~(~TC~4~~<')~M<<~

                  garde le ministère du 12 mai, et qui est sa plus grande
                  force, fait que les hommes éminens peuvent, sans s'a-
                  baisser, accepter des fonctions comme celles que
                  M. Guizot a acceptées; car, aux yeux de tout le monde,
                  c'est du Roi qu'ils relèvent, et non de tel ou tel per-
                  sonnage or, cette dépendance, admise et reconnue
                  par la constitution, et qui ne fait aucun tort à la su-
                  bordination hiérarchique qui doit exister entre un am-
                  bassadeur et le ministre des affaires étrangères, cette
                  dépendance n'a rien qui puisse blesser l'honneur de
                  ceux qui savent ce que c'èst qu'une monarchie consti-
                  tutionnelle, et combien toutes les fiertés, même les
                  plus grandes, pourvu qu'elles soient droites, peuvent
                  se trouver à l'aise sous la supériorité légale du mo-
                  narque.

                  On ne manquera pas de dire à ce sujet que nos pa-
                  roles sont de la part de M. Guizot (car on les lui prêtera)
                  une sorte d'hommage lige rendu àla politique personnelle
                  et un désaveu des principes de la coalition; on ne man-
                  quera pas de dire qu'on savait bien que M. Guizot ne se-
                  rait pas moins dévoué que M. Sébastian! aux volontés et
                  aux idées personnelles du Roi.

                  Nous répondons d'abord que nous sommes convaincus
                  que loin de répudier la soudarité avec M. ie général
                  Sébastian!, M. Guizot s'en honore. Ses affections, ses
                  opinions politiques, ses services, tout l'unit à l'illustre
                  général. I! a eu les mêmes idées et les mêmes sentimens
                  que lui pendant sa carrière politique. Il sait mieux que
                  personne ce que la France doit aux taleos et aux ser-
                  vices du général Sébastian! il sait mieux que personne
                  quelles lumières et quelles connaissances, quelle expé-
                  rience des hommes et des choses; acquise dans la guerre
                  et dans'la diplomatie, M. le général Sébastiani a mises
                  au service de* la Révolution de Juillet. Il n'y a que les
                  novices orgueilleux qui croyent en politique se faire
                  honneur eu répudiant leurs prédécesseurs.

                  Nous répondons ensuite que l'Opposition avec une
                  hâte merveilleuse, il est vrai, a proclamé que M. Gui-
                  zot ne serait qu'un courtisas; et cependant il est bon
                  de voir comme les calomnies se sout échelonnées.
                  Quand il a été question de remplacer M. le général
                  Sébastian!, comme l'Opposition savait que le général
                  avait et méritait d'aVir toute la confiance du Roi, elle
                  a dit que le ministère n'obtiendrait jamais la nomination
                  de M. Guizot. A ce moment, on ne songeait qu'à accu-
                  ser le Roi et l'opiniâtreté de la prétendue politique per-
                  sonnelle on ne songeait qu'à mettre en lumière la fai-
                  blesse du cabinet. On a brodé du mieux qu'on a pu sur
                  cette calomnie, sans s'inquiéter au reste de celle du
                  lendemain. A chaque jour suffit sa peine.
                  Cependant M. Guizot a été nommé que faUait-il
                  dire, si on avait le moindre respect de la pauvre vé-
                  rité ? Il fallait dire, ce que tout le monde sait et ce que
                  tout le monde voit, que les choses se sont passées de
                  part et d'autre fort naturellement et fort sincèrement,
                  sans y mettre toutes ces profondes malices que l'Oppo-
                  sition t<rête à la cour. Le Roi a très vivement défendu
                  le général §ébastiani, sans avoir pourtant la moindre
                  répugnance contre M. Guizot. Le ministère, de son
                  côté, a vivement et unaniment insisté sur la nomination
                  de M. Guizot. Le Roi a cédé, comme en d'autres occa-
                  sions le ministère eût cédé; car c'est ainsi que les'cho-
                  ses doivent se passer dans un vrai gouvernement cons-
                  titutionnel, ou parlementaire, pour prendre le nouveau
                  style. Il n'y a que les logiciens de la coalition qui croient,
                  et les meneurs qui feignent de croire que le Roi doit
                  toujours céder. Ce n'est pas apparemment pour tou-
                  jours céder que la Constitution lui a donné une part
                  importante de pouvoir. Avec l'idée que le Roi ne doit
                  jamais avoir une volonté prépondérante dans son con-
                  seil, il n'y a pas plus de ministère possible qu'avec l'i-
                  dée que c'est toujours lui qui doit avoir raison. Une de
                  ces idées aboutit à la république et l'autre au despo-
                  tisme, c'est-à-dire à deux impossibilités sociales.
                  Au lieu d'expliquer ces faits selon la vérité, on a
                  mieux aimé inventer des imputations. Si le Roi a résisté
                  àtsës ministres, c'est pure comédie! a-t-on dit. Voyez, en
                  effet, le mal, si la chose eût été sincère; il en serait
                  résulté, 1" que le ministère aurait agi avec conscience
                  et fermeté ;.2" que M. Guizot n'aurait pas eu cet air de
                  courtisan qu'il faut lui donner; enfin, que le Roi
                  comprendrait le gouvernement constitutionnel comme
                  il faut l'entendre, c'est-à-dire comme un gouvernement
                  de transaction entre diverses voiontés et diverses opi-
                  nions, comme un gouvernement dans lequel tantôt la
                  volonté royale- cède aux ministres, et tantôt les mi-
                  nistres cèdent à la volonté royale. Cela eût fait du
                  même coup trois vérités de bon sens répandues dans le
                  pays, savoir; que le ministère ne mérite pas tout le
                  mal qu'on dit de lui, éloge après tout qui n'est pas bien
                  grand et qui est applicable, nous en sommes convaincus,
                  à tous les ministères passés et futurs; savoir encore, que
                  M. Guizot, pour avoir accepté l'ambassade de Londres,
                  n'a pourtant pas vendu son âme au démon, et qu'il est
                  serviteur de la France et du Roi, et non courtisan, mot
                  vide de sens à l'heure qu'il est savoir en6n que la cour

                  ne rê~e pas sans (~sge .~destructioB de nps Ij~ert~
                  constitutionneHeS) et que lorsqa'on parle, au jour 4e
                  l'An, de la haate sagesse du Roi, on n'a peut-être pas
                  aussi tort qu'on l'a dit, puisque c'est une sagesse qui
                  n'est poiQt entêtée et orgueilleuse au point de ne jamais
                  vouloir céder. Ces verites-tà n'ont assurément rien de
                  paradoxale et eUes eussent été unbien faiNe coatre-
                  poids au~: imputations dénigrantes, qui circulent libre-
                  ment mais, que~nie modestes qu'eues soient, eues
                  auraient trouble ce paisible empire du mensonge qui se
                  constitue dans notr~pays. Il a donc été convenu que te
                  Roin'avaitrésistéque pour !a forme à ses ministres,
                  qui n'avaient eux-piémes insisté que pour la forme, et
                  que M. Gui~ot éfa~t aujourd'hui plus courtisan qu'ayant
                  même coalition~ le Roi l'avait accepté de grand cœur;
                  et, grâce a cette version ,le.ministerc est toujours sans
                  force et sans consistance, M. Guizot redevient un sup-
                  pôt de roppressiba, et le Roi continue a .marcher vers
                  la tyrannie. J

                  Nocs avons peu de choses a dire de la séance qui a eu
                  lieu aujourd'hui à ta Chambre des Députes. EHen'a été
                  remarquable que pa~ Mr distraction bruy~ntë'et la viva-
                  cité des conversations particuUères auxquelles s'est cons-
                  tamment abandonnée la Chambre. Cette séance est une
                  des plus tumultueuses auxquelles nous ayons assisté. Il
                  étatt visible pour tout le monde que la Chambre était
                  dominée par des impressions fort étrangères à l'ordre du
                  jour. Quelle que.SQû.la.gr&nté dp §es préoceupa.tioas,
                  TKMï~liépiôrbns te spectacle quë"prSenta)t aujourd'hui
                  la Chambre.

                  M. regarde des sceaux a présenté ce projet de loi de-
                  puis long-temps attendu s~ la réorganisation du conseil-
                  d'Etat. Le texte de ce projet n'est que la reproduction
                  pure et simple de l'ordonnance du 18 septembre, déjà
                  rendue par M. le garde des sceaux sur le même objet.
                  tnutile de dire que le rapport des pétitions qui a occupé
                  quelques momens !a Chambre n'a donné lieu à aucun
                  débat de quelque importance.

                  Un député de i'Ariégc, M. Dugabé, a demandé l'au-
                  torisation à la Chambre pour adresser des interpellations
                  au cabinet sur les événemens qui viennent d'affliger la
                  ville de Foix. Nous devons dire qu'aucune voix ne s'est
                  élevée pour appuyer la proposition de l'honorable mem-
                  bre. La Chambre a compris ce qu'une telle discussion
                  aurait eu d'irrégulier et d'inconvenant. La justice est
                  saisie de toutes les questions qui se rattachent à cette
                  déplorable affaire; une instruction judiciaire est com-
                  mencée, elle se poursuit activement. La vérité sortira,
                  nous Fespérons, de l'enquête à laquelle se livre le cou-
                  rageux magistrat qui vient de prendre la direction du
                  ministère public à Toulouse. En attendant, fallait-il
                  mettreja question à l'ordre du jour de la Chambre ? Fal-
                  tait-il ouvrir la discussion sur des laits imparfaitement
                  cpnnus~et légèrement appréciés. Nous savons que les pas-
                  Stoas~qoelqueshommes yauraientiroùvéteur compte.
                  Ce que ces passions demandaient, c'était de traduire un
                  préfet à la barre de la Chambre; c'était de faire le pro-
                  cès à l'autorité, quand l'autorité, selon toutes les ap-
                  parences, n'a fait qu'obéir au plus pénible, mais au
                  plus impérieux de ses devoirs. La sagesse de la Cham-
                  bre ne l'a pas permis. Apres quelques observations de
                  M. le garde des sceaux, elle a refusé, à une grande
                  majorité, l'autorisation demandée par M. Dugabé.
                  Le vote qui a. terminé la séance a pu seul exciter
                  quelques instans l'intérêt de la Chambre. M. Bresson a
                  présenté le développement d'une proposition tendant à
                  modiSer le tarif des droits établis sur tés fils de lin et
                  de chanvre étrangers~ M. le ministre du commerce a
                  demandé l'ajournement de la proposition en s'appu-
                  yant sur des considérations fort justes et qui n'ont
                  point été réfutées. La question de 1 industrie linière se
                  attache aux négociations actuellement ouvertes entre'
                  la France et l'Angleterre, et qui en ce moment tou-
                  chent à leur terme. Dès [ors convenait-il de sous-
                  traire la question à ses juges naturels et d'en faire
                  l'objet d'un débat parlementaire ? M. le ministre
                  du commerce y voyait un grand inconvénient, celui
                  d'entraver et peut-être de compromettre les négociations
                  pendantes. D'ailleurs, il s'engageait à présenter prochai-
                  nement un projet de loi sur la matière. Néanmoins la
                  Chambre a rejeté l'ajournement après deux épreuves.
                  Nous ne savons si le vote était bien réfléchi mais il
                  sera sans conséquence. Consultée sur la prise en consi-
                  dération, la Chambre a rejeté la proposition au scrutin
                  secret. Ainsi la Chambre n'a pas voulu l'ajournement
                  de la proposition sur les !ins; mais elle n'a pas voulu la
                  prendre en considération. Tel est le grand résultat de
                  cette bruyante séance.

                  Nous n'avons pas encore reçu les journaux anglais du
                  28. Ceux du 30 nous apportent la suite de la discussion
                  de la Chambre des Communes sur la motion de sir
                  J. Butter. Cette discussion a encore continué dans ta.
                  séance du 30, et, comme premier jour, elle est restée
                  dans les bornes de généralité;; ires vagues qui laissent
                  ta réponse assez facite au ministère. Jusqu'à présent un
                  seul ministre, AI. Macaulay, a pris ta parole. M. Macau-
                  lay possède un talent oratoire incontestable c'est aussi
                  un des hommes, assez rares en Angleterre qui savent
                  mettre de ta philosophie dans ta politique. It a défendu
                  la conduite du ministère dans un discours fort brûlant,
                  jnais qu'il est difncite d'approuver dans toutes ses
                  parties. M. Macaulay prend la défense, de-l'agitation
                  « La liberté de )a parola 'dit-i), est hissée aux mem-
                  x brcs de cette Chambre mais c'est à J'aide de l'agitation
                  ') que le peuple discute au dehors ce qui est discuté ici.
                  C'est son droit; et de meme'qu'nne violence inconsidérée
                  )) M serait pas un m')tif de limiter ia liberté du dcbat dans
                  )' c~tte enceinte l'abus de l'agitation ne doit pas non plus
                  être UH argument pour la comprimer au dehors.)' »
                  Nous faisons la part des moeurs angtaises si admira-
                  blement façonuces à tous les dangers et a tous les abus
                  des assemblées publiques mais ces paroles, dans la
                  bouche d'un membre du gouvernement, et en face des
                  progrés menaçans du chartisme, nous semblent une
                  sanction un peu trop directe des excès de l'agitation. It
                  n'y a donc point lieu de s'étonner que ce~ains membres
                  de l'ancien parti whig, se voyant entraînés au-delà de
                  t'interprétation qu'Us voulaient donner au bill de ré-
                  forme, se soient -séparés du gouvernement pour se ral-
                  lier au parti conservateur ou au moins demeurer neu-
                  tres. De ce nombre est tord Howick, tiis de tord Grey,
                  qui occupait il y a quelques mois le ministère de la
                  guerre lui a succédé M. Macaulay. Lord Howick a

                  ~rudeYou- ~oM~r la e!.t~!e~egQ ~es mott&~
                  sa coadmte it s'est séparé mystère doat les
                  dances contribuaient, seton lui, a entretenir dans les o!as-
                  ses mécontentes l'espoir d'un prochain changement dan~
                  ia Constitution. Lord Howick se prononce pour des amé-
                  liorations progressives dans l'application du biU de re-
                  Mrme, mais contre toute modincation organique de la
                  Constitution. En cela, son opinion diffère peu de celte
                  d'un grand nombre de conservateurs.

                  Les orateurs des deux partis opposés se sont renvoyés
                  ie reprocha de désunion. Le reproche est vrai de part
                  ~t d autre. Le ministère est peu homogène sa majorité
                  l'est encore m oins que !ui.

                  D'autre part, i) y a scission dans le parti tory sir
                  Robert Pee! est en état de suspicion. De cette situation
                  on pouvait croire qu'il sortirait une sorte de parti-mixte
                  qui n'aurait étendu reste, que la reconstitution de t'an-r
                  cien parti whig. Jusqu'à présent, cependant, ce parti, s'il

                  a"w.

                  uoK na~re. ne s'est pas dessme nettement. Le discours
                  de lord HowtC~ pouvait passer pour une tentative de
                  ce genre, et tirait une certaine importance de !a oarenté
                  de l'orateur avec -ancien chef des whigs", tord Grev
                  Mais ce)ui qui s'est chargé de répondre à lord Howicit
                  sir James Graham, ancien ministre whig amourd'hm
                  tory, et qui aurait naturellement été l'un des chefs de
                  cette combinaison,. s'est montré peu disposé à accueMnr
                  ces ouvertures.

                  Ajoutons que celui qui a ta pms habi~ment défendu
                  le munstére dans cette discussion, sir Georges Grev. est
                  tOMnéme-~m TtcTMt aeloird Grey. Tout ce qui rêsu!{e
                  jusqu a présent des débats, c'est que l'Opposition ne
                  semble pas beaucoup compter sur son nropre succès
                  Le 30 janvier, jour anniversaire de la mort de Char-
                  les I", !e président de )a Chambre des Communes est
                  arnve a sou siège à dix heures et demie, et, accompa-
                  gné des sergens d'armes, des huissiers et messagers de
                  la Chambre, et de plusieurs membres, il est allé assister
                  au service d<vm dans régHse Sainte-Marguerite.
                  Un ordre de sursis a été envoyé par la poste à Moat-
                  mouth pour les condamnés Frost, WiHiams et Jones

                  Le Ro: a commué la peine de mort prononcée par !a
                  Cour des Pairs contre Louis-Auguste Bianqui en celte
                  de la déportation.

                  Antecieurement à l'ouverture des débats auxoueis
                  ont~e soum~ devant ta Cour. des Pairs Louis-Auguste
                  ~n~és avec !ui le 31 jan-
                  vier 1840, Je Roi ava!t daigné commuer en déportation
                  la peine des travaux forcés à perpétuité, déjà suSS"
                  tuée, par une première mesure d'indu)gence, i japeme
                  de mort prononcée contre Armand Barbés.

                  (~OH!~Mt-Par!~K.)

                  Hier matin, à dix heures, la cinquième lës~n de )n
                  pS des'Srîes~~ était ~S au

                  palais des Tuileries.

                  Dans l'après-midi, le Iloi travaillé avec MàI, les uiinis-

                  t~ de la mariné. S. M. a reçu ensuite M..je
                  ~de~p~ ~em~~S~

                  bre des Députés.

                  L~MM"t~,Sl. a eu. ~ave.

                  Lh. hiAi. et la famille royale..

                  M. le ministre de !a euprre vi~nt nu. une décision
                  récente, d'anouer une somme d~ f<'h~m~
                  gunens d'mfanterie, dans le but d'y favorise h-? J'
                  gymna~tiques, et de faci!itei- racqnisition~ mat.
                  cessa.repour ceux de œsexerciccs, tels q~~
                  suspension par ies mains, ta marche sur des Jan~
                  poutres, 'escalade par des cordes à nœuds
                  machines à acquérir seront établies dans 1~ de
                  concert avec les officiers du ~nio, qui auront T-lr ? à
                  leur entretien et à leur renou~Uemc~. ~~t)er a

                  Les bureaux de ta Chambre des Di'mXf~ ont <-
                  aujourd'hui Pexamen uubudgetdes'~î.
                  termine déjà leurs travaux et nommé teu s comm s~
                  Le 2~ bureau a nommé MM. Wustemh<f.fn"
                  !e 4, MM. Dup.~ et Jacques Lefe e~'S'
                  tier d'Aulnay et dësar Bacot te T., MM Mesmrd
                  S~Dui~- ~e?~MS.'Du:

                  cos et Dubois.

                  Les ie~, ~e et Gu bureaux ont, rerr~isà lundi la nomination

                  de~comn~ -mination

                  On lit ce soir dans ~~Myer

                  de~~rt~Cauch~ de l'arrêt

                  de la Cour des Pairs; M. Cauchy, greffier en chef, accom-

                  ~ne de M. Démons, chef des fSers donner
                  S~ des condamnes dans les prisons

                  ,où.ils sont détenus., Les prisonniers étaient répartis dans l'or_

                  dre suivant il Sainte-Pélagie, 8, parmi lesquels àloulines

                  ~s~ Blanqui, Bonnefonds~
                  Hendrick et Evanno; à la Force ~etbnds,
                  ~&S, contialunés à

                  10, et 5 ans de détention; à la ]Roquette i, Quarré; en6rl;

                  aux Mâdelnnnettes 3, Béasse, l,ehér~cy et >atissier.

                  -~r~ Cauchy et Demuns ont ffiit
                  leur tournée. Us ont du commencer par Samtc~Se~
                  quecëtattiaqu&se trouvaient deux prévenus ~n~
                  Aussitôt que M. CauJby eut termine la ?ec~ ~?'
                  de l'arrêt qui les coneornaiL M. Demons
                  teur de la prison rordre de lever ~e-c&
                  retenait Moulines et JEuart ce qui fut ~ut
                  Lorsque les deu~uicier~'a ha. e
                  terenta!a Conciergerie, Bbnqui était cou.hc.~n~'
                  teur, accompagne du brigadier de service, ]~ ?'~
                  dans la cemue du condamne prin~pal o u~es~ r) son lit
                  pendant la lecture de l'arrêt. son ht

                  o Hianqui écouta attentivement cétte lecture sans n,~
                  fërer a~une parole ni témoigner aucune ën~îon~' ·
                  comme it n'ava.t pu entendre la iin de Jap!?ra~ cn~~
                  nant la peine, il pria M.Cauchy de )a r6p~~ En ~end~
                  ces mots ~p~ m~.< le condamne fit un~~r~
                  vement avec se&bras, qu'il passa rapidement sous~d~
                  de son ht et semMa porter ses mains sur sa n~
                  » Le brigadier, craignant qu'ii ne fut guidu naf r'in~.n
                  tion d'attenter à sa vie s~mpr~sa de im re~r ;M bras
                  du lit, et lui Ct mettre aussitôt la cam;so!)ed~urce
                  reste le condamné ne proféra aucune parote.et ? oarU~
                  mouvement dont nous venons de parler, sonimns~i~
                  ne se démentit pas un seul instant, "np.is.mmt6

                  ') Les condamnes à la détention n'ont maniff'.M aucune
                  émotion a la lecture de t-a.-ret la ~~ar~~
                  cuemie de manière a faire croire que leur ~w;?
                  d'avance. H n'en a pas été de même des c~~
                  simple prison Ils ont paru tous
                  sont ptamts de la ria-ueur avec )in<~))~ ~-t.
                  Tous protestent de leur~miocence.~
                  )) On assure que le jeune Quarr~ mu n.; -t beaucoap
                  compté sur !a défense-'pre.e~e par son ~ere est très
                  abattu depuis hier. L'abbt! Ouarrë a obt~u dit on de lui
                  porter aujourd'hui des consolations dans sa pAon'
                  –Le préfet de police ne recevra pas le lundi-~M~
                  mats tl recevra les lundis suivaas. Mvria~


                  Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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