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Titre : Histoire des tribunaux révolutionnaires de Lyon & de Feurs établis en 1793 par les représentants du peuple et liste des contre-révolutionnaires mis à mort ([Reprod.]) / Salomon de La Chapelle

Auteur : La Chapelle, Salomon de

Éditeur : chez tous les libraires (Lyon)

Date d'édition : 1879

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 4 microfiches ; 105*148 mm

Format : application/pdf

Description : Collection : Les archives de la Révolution française ; 6.2.2568

Droits : conditions spécifiques d'utilisation - Collection Les archives de la Révolution française

Identifiant : ark:/12148/bpt6k415085

Source : Bibliothèque nationale de France, Lb41-4969

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37241781h

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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individuellement, en prononçant ces mots Je le jure. Ils ont alors été installés et ont pris leurs places.

Le citoyen DORFEUILLE, président, a fait alors le discours suivant

« Citoyens représentants,

« Nous répondrons à votre confiance, nous répondrons à l'attente de la République entière dont vous êtes les organes. Impassibles comme la loi, nous prononcerons comme elle et les impressions humaines nous seront étrangères. Nous n'écouterons, dans l'exercice de nos devoirs, d'autre passion que celle du bien public et nous osons d'avance affirmer que ce Tribunal sera le protecteur de l'innocence et l'exterminateur du crime.

« Il est révolutionnaire, nous ne l'oublierons pas, c'est-àdire que les formes en seront bannies, et que les faits seuls y seront posés. La rapidité des jugements rendra notre responsabilité plus terrible; mais nous consulterons notre conscience, et nous osons vous l'avouer, le fardeau ne nous effraye pas. Notre zèle est à la hauteur de nos fonctions. Nous jugerons les criminels, et le peuple' à son tour nous jugera. Qu'il nous dirige en donnant à l'accusateur public, au défenseur ofi-îcieux les renseignement capables de démasquer le crimé ou d'éclairer l'innocence.

« C'est au peuple en quelque sorte à guider nos pas dans les souterrains de la contre-révolution que nous allons parcourir nous sommes prêts à marcher au flambeau qu'il portera devant nous. Déjà, citoyens représentants, nous avons entendu murmurer les mots de vengeance et de haine mais nous sommes tous soldats, et des oreilles accoutumées au bruit du canon ne s'effrayent pas du poignard des assassins. Qu'ils se présentent les assassins, nous siégerons armés, nous les tuerons d'abord, et nous ferons notre devoir après. » Le citoyen MERLE, accusateur public, ayant pris ensuite la parole, a dit