All Gallica |
Books |
Manuscripts |
Maps |
Images |
Periodicals |
Sound recordings |
Scores |


Titre : Dictionnaire basque-français / par W. J. Van Eys
Auteur : Eys, Willem Jan van (1825-1914)
Éditeur : Maisonneuve (Paris)
Éditeur : Williams et Norgate (Londres)
Date d'édition : 1873
Sujet : Basque (langue) -- Dictionnaires français
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : 1 vol. (XLVIII-415 p.) ; 25 cm
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k414812q
Source : Bibliothèque nationale de France
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31535510w
Provenance : bnf.fr
Date de mise en ligne : 02/10/2008
basque: 172 pages found
p.NP (1)
DICTIONNAIRE BASQUE-FRANÇAIS
p.NP (1)
DICTIONNAIRE BASQUE-FRANÇAIS W. J. VAN EYS -Umm PARIS MAISON NEUVE 111 A 1 Quai Voltaire Il V E 7 CAR 1873 LONDRES WILLIAMS & NORGATE 14 Henrietta Street Covent garden
p.NP (4)
PREFACE. L'accueil bienveillant fait à notre ,,Essai de Grammaire de la langue basque", nous a encouragé à tenter un autre essai, celui d'un Dictionnaire. Jusqu'à ce jour rien ou à peu près rien n'a été fait pour la lexicologie basque, et cependant tous ceux qui s'occupent de cette langue
p.III (2)
. Pour le bas-navarrais il n'y a qu'un tout petit vocabulaire de M. Salaberry d'Ibarolle. Plus tard, à Londres, nous avons pu consulter le Nouveau Testament traduit par Liçarrague et imprimé à la Rochelle en 1571. C'est sans doute un des livres les plus importants pour l'étude de la langue basque
p.IV (2)
La partie étymologique est plus que faible; Larramendi s'est laissé entraîner à considérer le basque comme la source des langues qu'il connaissait; l'espagnol en dérive entièrement, selon lui, ou peu s'en faut, et s'il ne trouve un mot analogue en espagnol, il le cherche et le trouve dans la langue
p.V (1)
le mot dans sa forme la plus simple en faisant suivre les dérivés et les composés ce n'est que très rarement que nous avons donné la préférence à la racine la langue basque étant entièrement isolée jusqu'à présent, il nous a semblé risqué de rechercher les racines, craignant de considérer comme
p.VI (1)
toujours rejetée en Espagne. Toutes les citations ont l'orthographe moderne, excepté celles qui sont prises dans le Nouveau Testament de Liçarrague, la Rochelle 1571. Avec les poésies d'Echeparre c'est le plus ancien livre basque connu, et c'est à ce titre que nous n'avons pas touché à l'orthographe.
p.VII (3)
Au lieu de y nous avons adopté le j. On trouvera nos observations sous cette lettre. Quant à la phonétique basque, nous n'avons rien trouvé à y changer depuis que nous avons publié notre Essai, il y a cinq ans. Sans doute il y aurait beaucoup à ajouter à notre chapitre sur la phonétique basque
p.VIII (2)
quand il s'agit d'introduire le mot "personne", le dial. lab. en fait presuna. Le t, esp. de tiempo devient d, dembora; mais le basque de ailatu, devient p, aipatu; aizta = aizpa. Ceci n'est pas seulement le cas en basque mais dans d'autres langues. Le son ch fr. n'existe pas en holl. Chaise (de poste
p.IX (1)
revient à la question de cette mutation et reproduit l'opinion du Prince L. L. Bonaparte en rendant compte de son livre sur le Verbe basque, Londres 1869. Il parait donc que selon le Prince B. l'antériorité revient à k sur li. A la page 221222, M. Vinson se range tout-à-fait à cette opinion
p.XI (4)
du latin cavia, ou bien de l'esp. gavia, ce qui est beaucoup plus probable, et ensuite, ce qui est très important, c'est un mot d'origine étrangère, et souvent les lois d'euphonie diffèrent selon que le mot est indigène ou étranger. Le groupe br, pi, n'est pas toléré en basque; et cependant dans un mot
p.XII (6)
qui n'ont pas le temps ou les connaissances nécessaires pour approfondir la question, et qui à leur tour, sur ces données erronées, bâtissent des théories qui doivent s'écrouler du moment qu'il est prouvé que la base ne vaut rien. Une brochure spécialement consacrée à l'étymologie basque est celle
p.XV (1)
, croyons nous, à tous ceux qui s'intéressent sérieusement à l'étude de la langue basque; il est nécessaire de faire voir que cette immense prétention de quelques auteurs, qui se renvoient réciproquement de grands éloges, n'a aucun fondement. Nous savons que notre critique va exciter la colère
p.XVI (1)
l'abbé Inchauspe, dans l'ouvrage de M Bladé sur l'origine des Basques, page 295 dit: Un écrivain allemand (M. van Eys) dans un essai de grammaire basque qui n'est au fond qu'un recurage de la vieille grammaire de Larramendy prétend qu'on ne peut pas rapporter à un verbe unique les formes
p.XVII (5)
2 acerbe et qui n'est que bouffon ou grossier, selon que l'on considère cette critique valoir quelque chose, ou ne valoir rien du tout. M. l'Abbé nous permettra de lui indiquer le chapitre II, sur le système phonétique basque, comme étant entièrement nouveau; il n'existait rien par rapport à
p.XVIII (4)
aux études linguistiques. Parce qu'on ne peut pas donner un même radical à nus, da, zen, il faudrait en conclure que le verbe basque n'a pas de radical! Ceci revient à dire que, puisqu'en français ,,fus, été, être" n'ont pas le même radical, le verbe être, par conséquent, n'en a pas non plus
p.XIX (8)
basque, il était impossible peut-être de donner plus, mais il est nécessaire de convenir que nous ne savons à peu près rien du verbe. Quand nous saurons à fond les lois de la phonétique basque, nous y trouverons sans doute un auxiliaire qui nous sera très-utile; si l'on voit que dans ichok
p.XX (6)
autres langues. Plus nous connaîtrons le basque et plus ces bizarreries disparaîtront. Nous avons tâché autant que possible, de donner les analogies, tant des mots que des expressions et des formes des mots, qui se retrouvent dans d'autres langues. Peu à peu la langue basque se trouvera alors moins
p.XXI (3)
C°. Le supin est exprimé par ra (en basque aussi, ra, jatera, pour manger). 7°. Les participes sont déclinables comme des substantifs. On le voit, la langue basque n'est pas encore si étonnante qu'on a bien voulu le dire. Le verbe est et reste toujours un grand mystère, mais il est probable
p.XXII (1)
d'étrangeté que la langue basque doit en grande partie aux études superficielles de ceux qui s'en sont occupés.
p.XXIII (4)
Comme M. le capitaine Duvoisin paraît avoir été chargé par ses compatriotes, de faire l'examen de notre Essai, nous avons cru nécessaire de reproduire ici l'opinion d'un Basque qui paraît être considéré comme une autorité. W. J. v. E. QUELQUES MOTS A PROPOS DE L'ESSAI DE GRAMMAIRE DE LA LANGUE
p.XXIV (3)
du livre de M. van Eys. Les études grammaticales semblent appartenir à cet ordre de travaux intellectuels d'une perfectibilité inépuisable. Chaque jour voit éclore un traité nouveau remaniant la grammaire des langues le mieux connues. Celle de la langue basque est, non-seulement susceptible
p.XXV (1)
, et malgré leur Académie, les Espagnols font, dans la prononciation de cette lettre, une confusion qui ne permet pas qu'elle soit prise pour exemple en second lieu, le son français du v n'est connu d'aucun dialecte basque, et les écrivains qui emploient ce caractère le prononcent eux-mêmes comme le b
p.XXVI (1)
en d devant le z, ne repose pas sur un meilleur fondement; les exemples cités pour appuis sont de fausse application. ,,Le dialecte basque français a les deux formes erastea, edaztea, parler." Cette variante existe-t-elle? où? Lors même que cela serait, la thèse n'en tirerait nul avantage, puisque le r
p.XXVII (3)
; il cherche encore à accréditer son opinion. C'est lutter contre l'évidence la déclinaison basque déborde de toutes parts le cercle étroit où on voudrait l'enfermer. L'euphonisme lui impose certaines règles: M. van Eys s'en impatiente, il se cabre devant les faits, il refuse de les reconnaître Systèmes
p.XXVIII (3)
duées que les suffixes et les iuterfixes élèvent sur ces quatre bases. Les pronoms occupent le chapitre suivant. Le verbe basque contient les pronoms personnels. Si le discours exige qu'on les exprime formellement, celui de la troisième personne, qui n'existe pas, est représenté, suivant
p.XXIX (1)
ces élucubrations légères qui, dans les encyclopédies et dans beaucoup d'autres livres, faussent les vraies notions sur la langue basque, mais bien aux philologues qui ont bien mérité par des observations sensées et, particularité curieuse, la plupart du temps les fautes dont il les croit coupables ne sont
p.XXX (3)
ses investigations futures, j'ajouterai que c'est dans les paysages environnant Irun en Fontarabie, plutôt que dans l'enceinte de ces villes, que se sont conservées les formes dont il est question. Pour le moment, je ne m'étendrai pas davantage sur l'Essai de Grammaire basque. Aussi bien n"apprendré-je rien
p.XXXI (3)
la langue basque. Notre essai paraît a\oir vivement contrarié M. Duvoisin. Le ton de sa critique, qu'il a publiée en février dans le (fourrier de Bayonne, en fait foi. Ce n'est que tout dernièrement que nous avons trouvé, chez le libraire, à Paris, les aménités que M. Duvoisin a fait paraître sous
p.XXXIII (2)
a, on écrit lurra, ederra, etc. A la page 10, l'auteur reprend l'éternelle question d'une déclinaison nous renvoyons à l'introduction de notre Essai ne pouvant la reproduire ici nous croyons y avoir démontré jusqu'à l'évidence qu'il n'existe pas de déclinaison en basque pas plus qu'en français
p.XXXVI (1)
coeur; or heart est ici pour ard, terminaison qui se trouve aussi dans drunkard, ivrogne et qui signifie penchant, naturel. S'il y a une langue à laquelle l'étymologie populaire, c'est à dire, non-scientifique a été appliquée, c'est bien la langue basque, et notre appréhension, exagérée peut-être
p.XXXVII (2)
allemand, que le pronom et l'artic!e ne font qu'un. Der mensch signifie l'homme ou cet homme là, selon que l'accent tombe sur ,,der" ou sur ,,menscli" mais ce n'est pas le cas en basque, croyons nous; a était ar et voici pourquoi. 1°. Le soi-disant r euphonique, comme nous l'avons déjà fait
p.XXXVIII (2)
signifier, diable; pour le grammairien c'était différent. Nous avons oublié un moment que nous parlions à un homme d'église. Plus tard un autre biscaïen s'est expliqué, moins religieusement, mais plus clairement. SYSTÈME PHONÉTIQUE DE LA LANGUE BASQUE. Nous reproduisons ici le chapitre II, de notre
p.XXXIX (1)
barra. Il est généralement admis que ce n'est pas une lettre basque et qu'elle ne se trouve, que dans les mots d'origine étrangère. H, est aussi très-rarement employé dans le dialecte du Guipuzcoa il existe cependant, mais on le supprime presque toujours. II initial, placé par suite
p.XL (1)
, n, il (le r) devient d. Rano, suffixe, ,,jusque" avec egun, "aujourd'hui" fait egundano. On a donc préféré dans ce cas-ci ne pas élider n, comme dans nora (v. lettre N), mais changer le r en d, mutation assez ordinaire de l'r doux, dont le son est si mou qu'il se rapproche du d. Le dial. basque
p.XLI (1)
Aucun mot basque ne se termine par une explosive douce. La plupart se terminent par une voyelle: arreba; soeur; aide, côté arri, pierre arno, vin buru, tête par une des dentales l, n, t, z; par r et s; quelques uns par uue explosive forte, comme: bat, un. (Exception). Deux consonnes ne se suivent
p.XLII (2)
pour ez bedi. On écrit souvent ezditu, ezdituzu, etc.; cependant Oihenart ne s'écarte pas de la règle et écrit estitu. Ces mutations ne sont que grammaticales; étymologiquement la langue basque paraît moins s'en soucier; p. ex. berdin, égal; erbal, faible; burdin, fer. Les exemples de transposition
p.XLVI (1)
, qui en effet se retrouve pour quelques mots. Le y indique ce son particulier, que nous avons appelé mouillé, le y hongrois; ce son en basque rappelle un peu celui de à et à cause de cela Larramendi et Lardizabal ont employé l'une et l'autre orthographe (v. jardun). On devra donc établir l'ordre
p.7 (1)
. Ahuzpez, v. ao. Ai, g. ahi, 1. bouillie (pour les enfants). ). Ahitu, 1. se fatiguer n l'excès; comparez le français être brisé, moulu. A' af'a~M, g. finir, tarir, user. Aichturrak, v. aitz. Aida, g. b. cri qu'on entend à tout moment dans le pays basque pour faire avancer les boeufs attelés. Larramendi
p.10 (2)
la désinence mâle qui est bien basque, qu'on préfère prendre une désinence er qui ne signifie rien du tout et qui ne se trouve uulle part, taudis que ar indique exactement ce qu'il fallait. Nous croyons qu'on ne peut pas être trop soigneux en établissant les étymologies de la langue basque; il ne faut
p.11 (1)
du moment que nous bornons notre vue a, un seul idiome pris à un seul moment de son existence." Si cela est vrai pour les autres langues, que sera-ce donc pour la langue basque, qui malheureusement réunit on clle les deux conditions si défavorables d'être isolée et de n'offrir aux études
p.13 (1)
. Il nous semble que l'esp. vient du basque. Les composés basques prouvent que alde a dû être halde, bien qu'aucun dialecte n'ait conservé le Ceci n'est pas un obstacle, la même chose a eu lieu avec eria, la maladie, qui n'a pas non plus conservé le h, si ce n'est dans le composé gorheria, que P. écrit encore avec
p.16 (1)
. MS~M, g. b. namazazpi, I. bu. dix-sept. Amazortzi, b. emezortzi, g. ~M~zortzi, 1. bn. dix-huit. Emeretzi, g. b. hemeretzi, 1. bn. dix-neuf; de ama~ea~'o~ Amarau, bn. arraignée. Amarra, 1. lien, garrot. Le fr. amarre, du basque ? plutôt que du hoUaudais marren comme le disent M. Littré, DicL et M
p.19 (1)
palais, Diez,E.W. Selon MM. Brachet et Littré du latin palatum d'où palé et par erreur palais. Quoiqu'il en soit le basque ac~a:z vient augmenter les exemples cités par M. Diez et tirés d'autres langues dans les quelles le palais de la bouche est exprimé par voûte ou ciel ou quelque idée analogue
p.20 (2)
. miette Apurtu, apurtuten, b. rompre apM! apurtzen, 1. baisser; a'p«/ M da, il a baissé de condition. Apurtasun, 1. bassesse. Apurtasun, v. apur. Apurtu, v. ~Mf. Apurtze, v. ~«r. Ar, 1. g. b. 1. bn. mâle. No serait-ce pas l'origine du sufflxe qui forme l'ethnique en basque? de même qu'en augl
p.34 (1)
~aM berri bat s?y:~fa~eAo a imoa;, g. j'ai pris la résolution d'en publier ua nouveau en basque du guipuzkoa. Jainkoak bere a~moM~ agertu ziozkan, g. Dieu lui manifesta ses résolutions, ses projets. – 1. pensée. Selon Larramendi divination; mais aujourd'hui Mmc ne paraît plus être en usage dans
p.38 (1)
en Larramendi qui fait dériver, l'esp. zarpa, griffe, du basque s~s~ps pour tt~~a~. Nous ne savons si a M)'ps existe. Atzlodi, b. beatzlodi, g. pouce; de a~-Mt. Atzlodiurren, b. beatzlodiurren, g. index; de atz-lodi-urren. ~(~cM~, b. petit doigt; de atze~ ~~ti'«, atzitzen, g. saisir. Comp. atckiki
p.39 (1)
. Il nous semble que c'est le même mot dans l'acception de ai'MM, dernier, dont M'«, s'éloigner; commode arrotz, étranger, a~o~M, s'éloigner; ce n'est pas seulement l'éloignement qui est indiqué, mais peut-être aussi le peu de cas que l'on fait de Fétranger, il est considéré comme le dernier. Le prov. basque
p.40 (4)
du mât. Selon d'Etcheberry (nn contempora,iu ?) antemna; mais c'est une erreur,dit Oienhart,puisque antemna est maspreza en basque. Auga, bn. osier. Auhaldu, v. auhari. Auhari, 1. bu. souper (subst.); de ao-ari, 4?MdevBnu~'dans ~~a~, bn. souper (verbe); de aa~aW.~M~ pour r comp. ari, 3. et gosaldu
p.44 (1)
. Azkonarra, v. azkanaro,azkuin. Azkua, v. a~. Azkuin, 1 azkon, bn. blaireau, taisson. A Guéthary, azken harrua; Larramendi, ~~oMs~ O.selon P., azkanaro; dans le Manuel de la conversation fr. basque, Bayonue, 1861, se trouve, akomarra. Cette dernière forme doit être corrompue, le z se trouve dans
p.48 (2)
. bat. Bakun, v. &a . Balakatu, v. ~Mw. Balaku, 1. bn. caresse, flatterie. Balakatu, AsMa~eM, flatter, caresser, gagner quelqu'un. Baladrea, 1. ellébore; la terminaison drea n'est guère basque. BALDATu, baldilu, 1. impotent, de l'esp. baldado, estropié. Balde, 1. égal, pareil; i. a. BALDERA
p.54 (1)
ne soit pas très clair comment vous un" a dû exprimer ,,quelques uns"j il est peut-être permis d'accepter cette hypothèse, jusqu'à preuve du contraire; la difficulté a dil être grande en basque pour exprimer le pluriel de bat; batàk et batek existant déjà comme sing. défini et indéfini. On pourrait
p.56 (1)
. Beberina, 1. serviette. N'a pas l'air basque. Bechango, bn. coude. Bedar, v. belar. 2. Bedats, soul. selon O. corrections au Ms. P. bedax, bn. priutemps. Bedax, v. bedats. Bkdeinkatc, bedeinkatzek, g. benedikatu, 1. bénir, du lat. benedicere. Bedeinkazio g. bénédiction. Bedeinkazio, v. bedeinkatu
p.62 (2)
. vous, servent pour le plur. et le sing. mais le basque suit l'exemple espagnol et dit lerori au singulier, l'esp. usted et berok au^ pluriel, l'esp. ustedes. Le bise, a eurak au lieu de berok. Berez, g. b. 1. berenez, 1. P. bere baitarik, 1. de soi, par soi, de soimême de bere-z. Nous ne savons si la forme
p.64 (2)
, v. bere. Bertz, v. pertz. Bertze, v. beste, s. v. bere. Bertzela, v. beste, s. v. bere. Bertzetarakor, v. beste, s. v. bere. Beruin, 1. vendange. Berun, g. 1. plomb. Apparemment du prov. plom. -B pour p; r pour l, comp. borondate; ber pour br, ce qui n'est admis en basque. Berura, v. bere. Besabea
p.65 (1)
. Eta mundua osotoro bete zuten, g. et avaient (les eaux) rempli entièrement le monde. Bete betean, g. b. 1. tout-à-fait, entièrement. La réduplication est très fréquente en basque pour ces locutions adverbiales ayant une signification superlative, comp. bat batetan, ber bera, etc. On retrouve en fr
p.66 (1)
. Biaztun, v. beazun. Bichigoi, g. pagre, rousseau (poisson) de l'esp. besugo, ou l'esp. du basque? Bichilia, bn. jour maigre; de l'esp. vigilia. Bida, v. bi. Bidaldu, v. bide. Bidali, bn. trouver, se procurer, chercher. Bidaltze, v. bide. Bidaro, v. bide. Bidar, 1. menton. Selon P. c'est un mot
p.69 (1)
démontre que c'est une façon de parler basque et correspond à billusgorri, poilroux est-ce que ce mot donnerait à entendre que les Basques sont de race rousse, blonde? BILTZAR, V. bila. BILTZE, V. bila. Bimpher, bu. envers, l'opposé de, endroit. M. Salaberry ajoute: envers, adjectif; c'est
p.70 (1)
Biphi, 1. bn. mite. Bipitatu, 1. vermoulu. Biphil, biphildu, v. Upii. Bipil, 1. biphil, bn. dépouillé, dénudé, plumé. Ce mot paraît se rattacher à pelo, esp. ou bilo, basque, mais comment? qu'est-ce que bi dans biphil? Bipildu, 1. plumer; se dit aussi de quelqu'un qui répond bien, qui arrange bien
p.71 (1)
. Sagar bizia, pomme aigre. Plusieurs auteurs écrivent vizi (vici), mais comme cette lettre n'est pas basque nous n'avons admis aucun mot avec v. Bizitza, g. bizitze, b. syn. de bizi; c'est le subst. verbal bizitzea, le vivre = la vie; comp. aditza. Bizi ou bizitu, bizitzen, g. 1. bn. vivre. Biziera, g
p.72 (1)
avec un trait d'union bâton- maillet = massue? Ne seraitce pas le prov. bordo, bâton de pélerin ? BORRATU, BORRATZEN, g. b. 1. bu. effacer; de l'esp. borrar. Borrero, g. I. bn. bourreau de l'esp. borrero ou l'esp. du basque ? P. cite encore burreba, qui paraît être inconnu, du moins aujourd'hui
p.74 (2)
une erreur. M. de C. aurait pu lire dans notre Essai, publié deux ans avant sa brochure sur l'étymologie basque (Recherches sur les noms d'animaux domestiques etc. 1869) que les mots terminés en r dur redoublent cet r quand suit l'article; ainsi chakur, fait cAakurra; il aurait alors aussi évité la faute
p.76 (2)
. L'espagnol a bufar (bouffer, pouffer); le f que le basque ne possède pas est devenu h et buhalu peut dériver de bufar. Mais comme bufar est considéré comme une onomatopée, v. Dict.Littré et Diez, E. W. il sera permis de demander si bufar ne viendrait pas de buha, souffle, bien que nous ne puissions citer
p.80 (1)
. Chekor, g. bouvillon. Chermen, g. poire; ce mot est usité à Azpeitia et dans les environs. CIIERPOLA, g. charpola, 1. bn. serpolet; de l'esp. serpol. Cherra, v. zerra. Cherrenda, 1. bn. bande, de toile, de drap, de quelque étoffe que ce soit. Cherrent, bu. vif, éveillé; ce mot ne paraît pas être basque
p.81 (5)
. de chicMabar. Chichter, bn. quartier de fruit. Chichto, bn. panier long placé sur les bâts. Chichuria, 1. P. Fougère brûlée pour eugraisser les champs. Chidor, g. zidor, b. étroit. Bide chidorra, le chemin étroit. CHIFLATU, bu. avaler; manger son bien; ce mot ne peut être basque et dérive
p.82 (1)
ganse, espèce de noeud au bout d'une corde pour pouvoir l'accrocher. Sous cette forme ce mot ne peut être basque. Chili, bn. vasière, endroit où l'on ramasse de la vase. Cltilia biliak, 1. P. haillons i. a. Chiligoratu, chirigoratu, 1. flamber (un poulet); comp. chipildu. Chilintcha, 1. chilina, b
p.84 (1)
, 1. bn. petite flûte basque. Le mot chistu est de Zarauz; il est accentué sur la dernière syllabe chistûa, la flûte; chistua, la salive. On trouve aussi istu. CMstu egin, 1. siffler. Chit, g. chito, b. ichit soul. très. CMl ondo très bien. Chita, v. chito, 1. Chitaldi, v. dito, 1. Chitatu, v. chito
p.85 (1)
préfixé et de là le verbe churretatu, couler, (mot d'O. selon P.); il y a ici un obstacle, ce sont les deux r, et bien que l'orthographe basque soit souvent très arbitraire il ne serait pas prudent d'admettre cette irrégularité sans preuves incontestables. Churrupelo, bn trépied soutenant la cuve à
p.87 (1)
? La terminaison adverbiale est ki; il reste donc, deblau, que Chaho voudrait rattacher au latin debellatus, part. de debellare. DEBLOKI, v. deblauki. Deboildu, bn. détruire. Ce mot, qui se trouve chez M. Salaberry, n'a pas l'air basque et fait penser à débile. Debrtj, v. deabru. Dei, g. b. appel, vocation
p.88 (1)
est une corruption de génie. Deino, v. Tio. Deithore, v. dei. Deithoratu, deithuratu, v. dei. Deithu, v. dei. Deitu, deitze, v. dei. Deitzi, v. jeizi. Dema, g. gageure. Demboea, g. 1. dempore, b. temps. DEMONTRIA, 1. bn. interjection d'étonnement; peste! Ce mot n'est pas basque; mais d'où vient
p.91 (1)
. grenaille, petit plomb de chasse. Ce mot n'est pas basque, mais d'où vient-il? î Du, 1. Suffixe qui dans tous les dialectes sert à former l'adjectif verbal; le d devient t selon que les lois phonétiques l'exigent, hebaindu, galdetm, etc. etc. Du, 2. 3 pers. sing. du présent de l'indicatif
p.92 (3)
prise de l'espagnol p. ex. cortadura, coupure; cornadura, couronnement, etc. ou si elle est basque. Dans un mot comme epelduna, attiédissement, de epel tiède, elle pourrait être basque; nous choisissons epeldura, puisque epeliasun, tiédeur, existe aussi; ra, est vers et indiquerait peut-être ici
p.93 (1)
. Erabaki, g. erabai, b. décider; de erazo-ebalci. Les verbes couper, trancher, pour ,,déoider" se retrouvent dans plusieurs langues; mais pourquoi le nom verbal a-t-il la forme d'un causatif en basque? Ebakitze, v. ebaki. Ebaska, v. elatsi. Ebatsi, ebatsten, 1. ebarci, bn. voler, dérober. Ebaska, 1
p.96 (1)
en hollandais ou en allemand où l'on se sert du même verbe qu'en basque; holl. maken ail. machen egin dood maken, ill egin, faire, rendre mort, tuer; krom maken, plier; faire rendre courbé; dood et krom sont des adjectifs, mort et courbé. Open maken, rendre ouvert = ouvrir; toe maken, rendre fermé = fermer
p.98 (1)
pas ou n'est plus connu; on emploie luma. de l'esp. pluma; avec aphérèse du p pour éviter le son pi qui n'est pas basque. Larramendi, il est vrai, donne egatsa, mais on ne sait jamais s'il cite un mot guip. ou bien d'un des autres dialectes. La terminaison tz n'est pas claire. Egazii, g. b. heqatstin, 1
p.101 (1)
(Diss. Apol. p. 74), ne trouvât encore des partisans. M. Vinson, dans la même Revue, 5"° année, p. 215. fait mention d'un travail (le verbe basque) du prince L. L. Bonaparte, qui paraît partager l'opinion de Darrigol et expliquer ~M, comme étant une contraction de ra-dino; dino pour dan-oro
p.104 (2)
la généalogie des mots et bien plus encore dans la langue basque qui doit tirer tous les éclaircissements de son propre fonds; aussi ne nous risquerons nous pas à fixer si tel mot a précédé tel autre; si kur p. ex. existait avant ekarri, mais il nous semble queuta racine kr (kar, kor, /~y') se retrouve dans
p.108 (1)
. Nous ignorons d'où vient ce mot; mais sous cette forme il n'a pas l'air basque, tout comme les suivants qui commencent par enk. ENKANTE, bn. position dangereuse. Sal. ENEAEA, bn. prendre des allures pour une action, néanmoins sans l'exécuter. Sal. ENKHEi.o, bn. imbécile. Sal. Ce mot fait penser à
p.111 (1)
.), on pourrait comparer les phrases le temps est à la pluie, il est à son travail; et encore mieux le holl. het is aan het regenen (aan -= à); litt. il est à pleuvoir, au basque: 6MfM! ~ï~MMa. 1/hypothèse n'est pas très satisfaisante, nous l'avouons; aussi reste-t-il encore à expliquer la forme de 0'aMMZ
p.114 (1)
, dans la langue basque, comme daus les langues de l'Amérique, doivent s'expliquer d'une autre façon. Pour notre cas il n'y a pas de doute, croyons nous, que des causatifs comme, erakarri, erantzun, erabilli, ne soient des formes contractées de erazo-ekarri, erazo-entxun, eroM-tM/i' etc.; mais il sera
p.115 (2)
. erdara. Erdara, erdera, g. 1. langue étrangère, par opposition à la langue basque; pour les basques espagnols, l'espagnol, pour les basques français, le français. P. le traduit par, langue du pays, par quoi il faut entendre, dit W. v. Humboldt, (Prùfung der Unters. p. 58, 59) la langue romane, qui était
p.122 (3)
, ERREBELATZEN, I. s'égarer, égarer. Ne serait-ce pas de l'esp. rebelar qui signifieaussi, se brouiller avec quelqu'un; de là s'éloigner, s'égare]'? EpREBERiA, bn. délire; du fr. erreur? b pour u. EBEEBEZATC, g. vomir; del'esp. (al)rebez. Erreboleta., 1. boucle de fer. P. Ce mot n'a pas l'air basque
p.130 (2)
. esne. Espa, g. plainte. Eta senarari ~~ ! espaka zegokion, et elle était toujours en plaintes (a. se plaindre) envers son mari. Espabera, bn. espèce de filet; en fr. ëpervier? et do là le basque. Espaina, v. ~pa:Ma. Espal, avec l'article ~M& 1. bn. terme de laboureur, javelle, poignée de blé
p.132 (1)
verbes comme Larramendi n'en a fait malheureusement que trop, desegiten, deshacer, défaire, esp. de des et egin; mode de formation qui est tout-à-fait contraire au génie de la langue basque. Etan, v. ta et n. Etara, etarako, v. ta et Etatik, v. ta et dik. Etchalde, v. M~. Etchatze, v. ~ Etche, v
p.135 (1)
les poésies de d'Echeparre, le plus ancien texte basque qui existe; et encore qu'estce que trois cents ans dans l'existence d'une langue! Pour faire dériver det ou dot ou & ou dut, de e~ il faut absolument la chute du k dont il n'y pas d'exemple jusqu'à présent, autant que nous sachions; mais
p.136 (2)
. on fait aussi usage d'un démonstratif, dont la signification en basque, est complétée par les caractéristiques, n, zu. Ce pron. dém. explique aussi les terminaisons du présent de l'indicatif de tous les dialectes, excepté celles du guip. det, &zM, etc. Le bise. devrait s'écrire &« v. Zabala
p.137 (6)
, qui n'est pas connu, mais qui est le bise. amM, aboyer. Euskaldun, v. euskara. Euskalerri, v. ~M~-a. Euskalherri, v. ~K~M. Euskara, g. I. euskera, b. ea~a~, g. ~ a~ ]!, t. bu. eskoara, eskara, I. la langue basque, le ,,bas~ ouencs" des espagnols. Ce n'est pa*! un adj. pris substantivement, comme
p.138 (1)
.BM~yt, g. b. eMAh:~ v~ 1. ~M~M~V!, 1. bn. pays basque. Euskarazko, v. ~M~M. Euskaritu, euskaritutzen, g. s'appuyer, étayer, p. ex. un mur. Euskeldun, v. ~M~ Euskera, v. e~s~. Eutsi, b. tenir, avoir. Lardizabal dans sa grammaire dit, saisir; mais c'est plutôt tenir. Eutsi, mo~e Jesus K~K~ arima
p.144 (5)
La lettre f n'est pas une lettre basque; cependant on la trouve dans quelques rares mots, dont eu général on peut tracer la provenance étrangère. Les dial. basq. fr. ont adopté un assez grand nombre de mots avec f initial; dans lès dial. basq. csp. nous ne connaissons qu'un seul mot commençant avec
p.146 (2)
Gabarri, b. chaloupe; del'esp. gabarra, ou l'esp. du basque? L'origine du bas latin gabbarus est inconnue, v. Littré, D. G'a.be, g. 1. bn. bage, ~a~s, b. (hyperthese de gabe), manque, défaut, 1. indigent. Comme suffixe dans tous les dialectes: sans. En bise. contracté quelquefois en ge. Gabeak
p.153 (2)
. GARATOSA, 1. étrille, P. Garau, b. grain; comp. gari. Serait-ce peut-être de l'esp. grano, avec chute de n? P Garazi, 1. province du pays basque français. En fr. Cize. Garaztar, habitant du pays de Cize. Garazi, 2. bn. cherté; de l'cspcarrestia. Garaztar, v. garazi, 1. Garba, 1. hharba, bn. broye
p.154 (1)
d'origine douteuse, v. Littré, Dict. Serait-il basque? Garle, 1. carreau, espèce de tonneau. Garle bat 8agarnoa, un carreau de cidre. Comp. garlanda. Garmendi, 1. espèce de pomme P. de sagar-mendi? l Garnura, v. gernu. Garoa, g. fougère. Garondo, v. garrondo. Garrai, v. garai, 1. Garranga, 1
p.155 (3)
I. qui a l'haleine forte. En holl. le mot ,,lucht," air, exprime comme ats en basque, air et puanteur; il faut, il est vrai, souvent ajouter le qualificatif soit ,,mauvais," soit ,,bon"; mais souvent aussi, p. ex. en parlant de la viande, on dira, elle a de l'odeur (er is een luchtje aan), sans
p.159 (2)
, geratzen, g. b. retenir, s'arrêter. Gerba, 1. fleur de noyer. Gereiz, g. kereiz, b. geriza, 1. En g. et b. ombre; en 1. abri. La ressemblance avec le prov. guarida, l'esp. garita, refuge, d'où le fr. guérite, serait-elle fortuite ? ou estce que le basque aurait pris ce mot des langues romanes? P
p.160 (1)
. après ou plus tard, les (choses) de plus tard; l'ail, spater, das spâtere, rendrait assez bien le basque. C'est le titre (geroko gero) du livre si connu d'Axular. Geroa, v. gero. Gerok, v. gw. Geroko, v. gero. Geroz, geroztik, v. gero. Gerpa, 1. cordon de chapeau. Gerrena, 1. broche. Gerri, g. reins
p.165 (3)
. possède un adject. correspondant, hiesig. Comme tout adjectif basque peut être employé substantivement, il y a plusieurs substantifs en go ou ko, qui sont à l'origine des adjectifs. Ainsi, ondorengo, postérité, litt. de après; ondorengoak, les (ceux) de après = descendants, postérité. Aurreko
p.170 (1)
, 1. double menton. Ce mot n'est pas basque à en juger par la terminaison. Golabdo, 1. récompense; de l'esp. galardon, même signification. Golaspe, bn. le dessous du menton du porc. Sal. De gola, esp. et azpi? Golatu, bn. se dit des moutons quand ils ont des tumeurs sous la bouche; de l'esp. gola
p.173 (1)
. se réjouir, s'amuser. Il serait peut-être mieux d'écrire le lab. et bu. yostatu, en donnant à l'y ce son particulier dj, qui se retrouve dans quelques rares mots; p. ex. yastatu, = dastatu; yeitzi = deitzi. La mutation de g esp. en j basque est rare; aussi se peut il que le guip. ait pris le mot
p.187 (1)
. pers. Il ne s'agit pas cette fois-ci de savoir le basque; il s'agit de savoir lire, et alors la page 26 de notre Essai lui prouvera qu'il s'est de nouveau trompé. – Ma hark erran ziezon, bn. et celui-là lui dit. Eta hura oraino urrun zela, bn. Et comme il était encore loin. Areeh esan daue, b
p.190 (1)
. aufmachen, ouvrir, festhalten, tenir, zuschliessen, enfermer; ces deux derniers verbes sont au fond des pléonasmes, halten est déjà tenir et schliessen fermer; nous les citons puisque nous croyons trouver quelque chose d'analogue en basque; v. ci-dessous ilsaisi. IcM, isten, {ichitzen n'est guère
p.192 (1)
se touchent de très-près, et semblent avoir influencé le choix du nom verbal basque tout autant que du verbe espagnol. – Baha, zein patngaiztoak ichedoten zion! g. mais quel sort malheureux l'attendait! Ma ichadoten dot zeure miserioordia, andian, Olaechea, p. 26. Et j'espérais en votre grande miséricorde
p.205 (1)
. Toutes les labiales permutent ici entre elles, b, p, m, f. – Labort e!M~M' ipinia, g. traduit en basque labourdin. ~~o/ù! Me gainean ~M, l'arbre placé, planté, sur le chemin.P.a o~ot~ AaM~M batean, ~Mtt ~i'Ka~ ~a~S~M patroin ~M&~ a~s~e~o ~e~~t!, Ax. 365. a. éd. 182. u. éd. Et avec cette prière
p.208 (1)
. ~M, I. bn. farine. Du fr. ou de l'espagnol harina ? La chute de f ou h initial n'est pas rare; mais nous ne connaissons pas d'autre exemple de mutation de a fr. ou esp. en e ou u basque. Tn'Mi'eM, bn. pièce où l'on pétrit le pain; de iriit-iegia. Irioite, v. irion. Irion, irioiten, 1. envoyer. Urari
p.209 (1)
. M~z:. Irrinarte, g. fente, ouverture; p. ex. d'une porte entre baillée. Ce mot paraît être composé de ir~M-a~e arte, espace, eu bn. fente. Comp. l'a.tl. zwischenraum. 7~& dérive peut-être du lat. rima, avec ir prosthetique et n au lieu de m &nal qui n'est pas toléré en basque. Dans ce cas le verbe
p.211 (1)
. c~M~, b. flûte basque. Ixtu, 1. sifflet pour' appeler quelqu'un. P. lxiuz ~o, il vous siffle. P. Isun, 1. amende pécuniaire. Isuraldi, v. isuri. Isuri, isurtzen, g. 1. ichur, ichuri, bn. verser, répandre. I8uralde, g. versant de la montagne, d'où coule l'eau; de t'~M~aMf. Isurle, celui qui répand
p.214 (1)
. Nous n'avons malheureusement rien découvert depuis ce temps qui puisse jeter quelque lumière sur cette apparente bizarrerie de la langue basque. Alors déjà, nous avons fait remarquer que les explications de MM. Archu, Inchauspe, etc. n'expliquaient rien du tout. Si le grand nombre de terminaisons est déjà
p.215 (1)
du pron. personnel se retrouve, il est vrai, dans d'autres langues, dans le style très familier. Nous disons en holl. Ik heb (je) hem een pak gegeven! je (vous) lui ai donné une raclée! Aussi en fr. ,,11 vous a débite là des bêtises!" Ainsi on dit en basque ~u& egin didazu, me l'as-tu fait, au lieu
p.217 (1)
et grande joie. 7~MMura, izidirra, 1. P. peur; de izi-dura. Nous ignorons d'o& vient al. Izikor, 1. bn. peureux; de izi-kor. Izipera, 1. peureux; P. Izigarrikeria,1. l'horreur (Manuel de la convers. fr. basque,) De !?:garri-keria. Izuikara g. terreur; de izu-ikara. Eta guziak izuikara andiak artuen
p.219 (5)
ne s'appuie chez Larramendi, sur aucun argument quelconque, il sera nécessaire d'examiner si elle a quelque valeur. Peut être dans l'état où sont nos connaissances de la langue basque, sera-t-il tout aussi difficile de rendre compte de cette prononciation pour le basque que pour l'espagnol. M. Diez
p.230 (1)
. Kabi n'est pas basque et dérive du prov. gavi ou de l'esp. gavia, cage. KABRA, g. espèce de petite dorade. En lab. ~fs&s. Kacheta, bn. petite chaise d'enfants en usage chez les paysans. Kaderi, g. le bas de la jambe. Kadera, bn. chaise. KAFI, v. Kai 1. v. gai. KAt 2. g. quai, môle; Eaik, v. jaiki
p.232 (2)
la racine aryaque (indogerm. Ursprache) kark, krak, résonner, rire, grincer (tonen, lachen, kra.ohzen) v. Fick, Indog. Wb. 2 éd. p. 48. Dans l'état où en sont nos connaissances de la langue basque, il serait peut-être prématuré de conclure à un emprunt fait par le basque à l'aryaque, mais l'analogie
p.233 (1)
de ce genre; comp. garranga. Garranga, t. chant de la poule; oomp. karranka. Nous ignorons d'où vient le n. Il y a l'aryaque krand ou kradati, résonner, ce qui expliquerait le n; mais alors d'où vient le L'introduction de l'n est peut-être d'origine basque, et a causé dans le dial. lab. l'adoucissement
p.234 (2)
de la gutturale? P Katalo, bn. pendant, adj. Katamore, 1. bn. tambour de basque; le tambourin. Katamotz, g. tigre; de ~a~mais nous ignorons ce que ~M~ peut signiner ici. Katatzea, mot d'O. selon P. Demeurer arrêté et pensif. EatchO, bu. cor au pied. KATiBC, g. ~&~ 1. captif; de l'esp. cautivo. KATU, g. gathu
p.237 (1)
, il lui manque un point, c. a. d. il est fou. Kirats. v. garratz. A l'article garratz nous avons dit qu'il restait encore à trouver ce que gar, kar, kir pouvaient signifier. Nous n'avons presque jamais comparé le basque au sanscrit; cela aurait été au dessus de nos forces et puis la publication de notre
p.238 (1)
, après être. ~o~t?aK, après être venu. T~M~MM~, après avoir vu. Klask, bn. adv. en avalant d'un seul coup; se dit des animaux. ELASKA, bn. clochette que l'on pend au cou des moutons. Comp. le prov. clos et eloca, cloche. Le groupe ;M n'est pas basque. KO, v. go. KOAINTA, bn. affaire désagréable
p.239 (2)
la permutation de y et v. ~M'. L'esp. clueca du basque v. kakaraz, s. v. karraka. Kolko, golko, g. b. I.~Mc, sein. En lab. surtout dans l'acception suivante Go/~MM M~N dieu, il les (p.ex.papiers) a mis dans son sein. KoLPATc, bn. blesser; de l'esp. golpear. KoMAi, bn. marraine; du prov. comaire; v. L. R. KoMpAi
p.240 (1)
ni dans le D. A. -E. ni dans le Dice. Nation. de Dominguez. L'esp. du basque? Pour la chute de n final, v. tN- 2. KOROA, LMo?' M,bn. couronne; de l'esp. ou du prov. corona. Koroka, v. kolka. Eorokoin,korokoa, v.korkoi. Korotz, v. KoRpiESA, bn. croupière. Metathèse de r. KORRALE, bn. basse-cour. C'est
p.244 (1)
, des cheveux, du crin." Alors plutôt "touffe:' Lino M~M, touffe de lin. ~o ~A~ama, touffe, mêche, de cheveu. Lakio, sac à mettre la pitance du berger. Mot d'O. selon P. LAKRIO, bn. noeud coulant. Le groupe kr n'est pas basque. Lambide, v. &!M. LAMBRO, g. b. 1. lambo, lanho. P. En g. et b. brouillard
p.247 (1)
. crapaud noir. Larresu, 1. feu follet. P. Larre-su. Larrirakastun, 1. pédant de village de &MVf-M' 6&M~. Larregizon, v. ~~e. Larrepothe, v. larre. Larresu, v. larre. Larri, g. b. 1. bn. grand, gros, épais. ~K~~aMM~ erri larrietan. Lettre de Larr. à Mendiburu. Dans le grand pays basque. Diru &M
p.250 (3)
en général il est bien rare que le basque emprunte directement au latin; et puis ce qui semble décider la question c'est le s final de locus, qui se serait conservé. Bera ethorteco cen hiri eta leku gucielara. Luc. X. 1. Test. Koch. Dans toutes les villes et tous les lieux où il devait aller. Lekora, v
p.258 (1)
chute dup pour éviter le groupe pl, qui n'est pas admis en basque. Luma zakar, 1. duvet. P. Lumatu, venir en plumes (des oiseaux). P. Lumalza, 1. oreiller. Ltjmatza, v. luma. l»umera, g. graisse de baleine. Lupia, g. espèce de poisson de rivière qu'on nomme à Orio, en espagnol, lubina. Comp. lipia
p.259 (1)
«louvoyer" ou lofer, être au lof. Le navire est au lof. Ignorant les termes de marine nous avons laissé alof comme basque, qui vient évidemment de au lof. Luza, v. luze. Luzabide, v. luze. Luzakeria, v. luze. Luzamendu, v. luze. Luzapenbide, v. luze. Luzaran, v. luze. Luzaraz, v. luze. Luzaro, v. luze
p.261 (1)
. elur = edur belar = bedar. Pour la permutation de r et d, v. egundano. Madartkazio, g. malédiction. La terminaison sera l'esp. cion (maldicion) avec chute de n; comp. arrai 2. Mafrondi MARFONDI, 1. enrhumé. Ce mot ne peut guère être basque. Magala, g. giron, l'espace de la ceinture aux genoux
p.262 (2)
. mainhatu, bn. baigner. Mamhoar, bn. baignoire. La terminaison sera une imitation du français baignoire. Maira, g. 1. pétrin, maie ou mée comme écrit P. Syn. de arska. Maira ne peut guère être la transposition de oramai, pétrin. Maira ne s'explique pas bien par le basque; il est probable que c'est
p.263 (2)
. Nous pouvons citer le mot ispillu, qui explique en partie makilla; mais ispillu vient du latin en passant par le prov. Il faudrait donc trouver une forme prov. ou port. makelh. En général il nous semble que le basque a fort peu emprunté directement au latin. Bien qu'il n'y ait pas d'objection sérieuse à
p.265 (1)
, MANEATZEN, g. préparer (lemanger). Manayu,manayatzen, ].remuer,manier. Du prov. maneiar, manier; esp. manejar. · Manayu, 1. maniement. Manayukor, 1. facile à manier; de manayu-kor. MANJATERA, MANYATERA, 1. mainatera, bn. mangeoire, crèche; du prov. manjar, avec la terminaison basque tera; comme ikustera
p.266 (2)
, D. et Brachet, D. E. Si ce n'était l'autorité de ces deux auteurs, on pourrait croire que marra est basque; le thème est mar et se retrouve dans les composés margo, droit et marola (mar-ola), règle. Ou est-ce que mar, basque, vient du celtique bar? Marraka, 1. bn. miaulement; –bu. bêlement. Le bn
p.270 (1)
que nous avons pu observer, le basque emprunte très-rarement au latin. M. de C. dit, sur la même page, que mezpirua, nèfle, vient du lat. mespilus; nous croyons de l'anc. esp. mespero; o devient souvent (toujours en bise.) u quand l'article a suit. Puisque nous voici encore amené à parler de la brochure de M
p.272 (1)
. Michkaudi, soul. selon M. Salaberry. Domestique; syn. de sehi, nehabe. Michkurteria, bn. affront peu important. Sal. Ce mot n'est pro- bablement pas basque, à l'exception de la terminaison eria. Mich sera pour mes, prov. (mescap, mesprezo). Qu est-ce-que kurt? de cortes, courtois? Miga, v. bi. Mihi, v
p.274 (2)
. de mainatia. Mirotza, g. épervier. Comp. mirw. Mietj, g. 1. bn. milan. Le fr. milan vient du lat. milvus, par l'intermédiaire d'une forme dérivée miluanus; v. Littré, D. Pour le basque il faudra aussi cette forme intermédiaire pour expliquer la chute du v. Pour la mutation de en r, v. kapera. MispiRA, g
p.278 (1)
que nous sachions, une exception. Mundo, g. 1. bn. monde. Munho, v. muno. Munhux, v. muno. MunTlho, bn. {nn = n) infirme du pied ou de la main. Selon Diez, E. W. 1 p. 286 mon, moun, est du breton, et inconnu aux autres langues celtiques. Ne serait-ce pas alors plutôt du basque? M. Diez ne cite
p.279 (1)
(E. W. 1. p. 284.) si l'esp. mocho, émoussé, dériverait du lat. mutilus, comme cachorro de catulus, et si le basque mutil garçon ne viendrait pas appuyer cette supposition? Nous demandons à notre tour si le seul mot que les Basques ont pour ,,garçon" serait emprunté au latin? P
p.281 (1)
, il donne à la phrase une forme participiale, que nous exprimons par un pron. relatif. On se sert en basque (comme dans beaucoup d'autres langues) du pron. interrogatif pour pron. relatif; mais c'est très-rare. Ikusten naun aurra, l'enfantqui me voit j de ikusten nau, il me voit. La traduction ail
p.283 (1)
basque et ainsi l'étymologie de Navarra ne laisse aucun doute. Il nous semble que c'est trancher la question à la légère; arra ou plutôt ar est, il est vrai, un suffixe qui se trouve assez fréquemment, mais indiquant toujours l'habitant d'un lieu: Burgostarra, Erromarra, Espanaira, erritarra, etc
p.284 (2)
; syn. de ahazuri. Zuri est resté sans explication s. v. ahazuri. Zuri blanc, indiquera peut-être sucre. Eu holl. zuikermondje, bouche à sucre, de quelqu'un qui est friand, qui aime le sucre; de mond, bouche et zuiker, sucre. Nar, g. traineau, esp. narria. Le basque de l'esp. ou l'esp. du basque? P
p.285 (2)
nah(8)-i. Badarasate pulpituan hitzera naasi bat, bein Euskera, bein Erdera, beiii Latinera. Lettre de Larr. à Mend. Ils parlent dans la chaire un langage mêlé, une fois en basque, une fois en espagnol, une fois en latin. Larramendi, dans la même lettre, se sert de naasi comme substantif. Zenean
p.287 (1)
. Nekazaritz, v. neke. Neke, g. b. 1. travail, peine M. Mahn (Bask. Sprachd. p. XXXV.) laisse indécis, si nekatu, vient du latin necare ou bien si le latin vient du basque. Nous n'aimerions pas trancher la question et surtout pas pour le latin, (necare paraît se rattacher à l'aryaque nak, v. Fick, E. Wb. p
p.288 (1)
dans nerabe, garçon, serviteur, litt. sub homiue, homo'parvus, par opposition à nerkato ou neskato servante". (Degrés de dimension et de comparaison en basque, p. 8. par M. de Charencey). Disons d'abord que nerabe, nerhabe signifie selon P. enfant, soit garçon soit fille. Ainsi l'opposition de nerabe à
p.290 (2)
buruan. Au bout de quelque temps (j pour après la sibilante). Noizik ben, g. notik bein, b. nokïk bekin, 1. quelquefois, de temps en temps; esp. de vez en cuando. Le basque imité de l'esp. ou l'esp. du basque ? P Noizetik nouera, 1. noizelik noiz, bn. de temps en temps; de noiztïk et ra, avec e
p.294 (1)
pas basque; il faut donc décomposer oraindrano en orain-da-ra.no. Comp. drauat dans l'ex. ci-dessus, pour darauat (errailen drauat, je te dis). Drauat vient probablement de eroan, bien que M. Inchauspe prétende que les terminaisons n'ont pas de radical – Ainsi darano, rano, et no, signifient chez
p.296 (1)
indique qu'il s'agit de la première personne. La construction anglaise se rapproche plus du basque, p. ex. 1 had better go myself; j'aurais fait mieux d'aller moi-même. Obeki, g. b. kobeM, 1. bn. mieux adv.; de obe-ki. Même observation que pour obe; bien qu'exprimant le comparatif on trouve obeki
p.308 (1)
, litt. vers-là; de or-ra. Horra ~MM~M, j'étais allé là. En fr. on dit toujours là, mais en ail. p. ex., ou dit dorthin, en augl. thither, ce qui rend mieux le basque. OTT~, g. de cette façon là, ainsi; de M's. Comp. o?t~a:. O~e~MO, g. jusque là; de orrano. Orregatik, g. orregaitik, b. pour cela, à
p.319 (1)
qu'il doit y avoir une erreur ici; foudre sera pour tonnerre et ozpin ou ozprina, dérivera de ots, bruit. Ozta,, g. à peine, à peu-près. .Z~:(MM! ~~? /t~ !f~ MKMMM ta tt~M bageaz 0?~ ~S~Mt oi da bear dana. Lettre de Larr. à Mend. Dans lequel (pays basque) on sait d'habitude à peine ce qu'il faut, par le (à
p.320 (1)
. pelote du lat. pila, v. Littré, D. La seconde acception ferait croire que pelota, est une variante de pelota, esp. et basque; bien qu'il soi difficile de voir comment pelota, balle, a jamais pu signifier batoir de paume. PALTATn, manquer; del'esp.faltar. PALTSu, b. faux, de l'esp. falso. PALUMA, 1
p.321 (3)
21 Pampotz, brave. Mot d'O. selon P. .BtAo/ pampolza. Palpitation de coeur. Pampulet, b. (selon Humboldt) pain roud. Comp. pamichi. De l'esp. pan -? Panchu, g. espèce de poisson. Pandero, g. b. tambour de basque. De l'esp. pandero, ou l'esp. du basque. Paneka, g. espèce de poisson. PANELA, 1. table
p.322 (4)
le pays basque. PABROPiA, 1. bn. paroisse. PARROPIANT, bn. l'individu avec lequel on est en rapport de vente, de travail, etc. Sal. PAM'ALE, 1. participant. P. Du prov. part, fr. part et la terminaison basq. ~PcM'~i'cMKM, participation. P. PASEATn, bu. se promener; de l'esp. pasear. Fastenagri, I
p.323 (1)
une origine étrangère, n'étant pas basque. Pertal, bn. petit filet de la forme d'un pain de sucre Sal. Pertz, g. 1. ~~z, 1. bn. chaudron syn. de pangeru. Peskiza, I. attente, espérance; ~tM, bn. abandon. ? handien ~M~ K! dago. Il est dans l'attente de grands malheurs. Ez da utzi behar M~M~N ~ !M~')'eM
p.324 (2)
de droit, p~'o pourrait avoir signifié, lien montant, droit, et adroit. Cependant l'esp. a propio, apte que Larr. cite comme basque. Si ce mot a été en usage en basque il se pourrait qu'il eût perdu la première syllabe pro. PLAiNU, 1. bn. plainte. PLATUTcnA, 1. espèce de poisson. Pi.EiTu, bn. procès; holl
p.325 (1)
basset. PoTEO, 1. bn. poulain. C'est l'esp. potro. M. Sal. donne encore podra, pouliche; terminaison fëm. en basque! Potroska-, bn. ordure. Potza, g. abandonné. Potzo, potcho, 1. chien. Potzuak, g. parties naturelles de l'homme. De ~o~M? Foz, g. b. joie; boz, 1. joyeux. -Po~~M, pO~M~e?:, g. b. boztu
p.326 (3)
Prestatu, p?'M a zem, g. préparer, apprêter. PRESTATU, V. pre$t. Prestu, 1. pherestu, bn. honnête, probe. Ce mot n'est probablement pas basque; si ce n'est cependant que l'orthographe bn. soit la meilleure. .PMs~fMMM, g. b. 1. honnêteté. V. l'ex. s. v. karkabu. PsEsuNA, 1. bn. personne. Le groupe
p.331 (1)
. Sagardi, 1. bn. sargardoi, bn. pommeraie de sagar-tegi et toki. legi devient souvent et et ici di. SAGARA, 1. son de cloche pour l'élévation du sacrement. P. Il faut supposer que sagara n'est pas basque, puisque tout ce qui a rapport à la religion est emprunté au culte catholique. Sagardi, v. sagar
p.337 (3)
22 SENDATU, V. sendo. Se?zdo, g. ]. bn.sain, fort. II ne nous paraît pas que ~ËMfZo soit basque, et cependant, l'esp. sano ou le prov. sa.n ne peuvent avoir donné le basque sendo. Il est difficile de rendre compte du d, si ce n'est que m se renforce en nd, comme le croit M. Vinsou (Revue ling. III
p.338 (1)
. sérieux; de M~z-o. ~MM~, g. sérieusement. La terminaison est obscure. Zinetan, 1. sérieusement; do ~Metan. Comme l'ail, im Ernst. Sineste, v. sin. Sinetsgogor, v. Sinez, v. ~m. Single, g. usé. Ce mot ne peut être basque, du moins sous cette forme. Sinhex, sinhexi, v. sin. Sinhexgogor, v. sin
p.339 (1)
~. Les fossés de la ville. Soil, g. 1. bn. dépouillé, désert, nu, stérile, chauve. Selon M. de Charencey du lat. solus- Est-ce que la ressemblance n'aurait pas de nouveau induit M. de Ch. en erreur? Nous aimerions citer ici, en passant, deux mots qui n'ont rien de commun comme origine, eM M', basque et elkaâr
p.346 (1)
l'improviste. Ta.lo, g. 1. bn. galette de maïs. 2Mo, gâteau do millet. P. TAMAEINA, g. tamborina, bu. tamarin, tamaris. Ce sont deux arbres différents, mais nous ignorons auquel des deux le nom basque s'applique. Tambolin, v. tamborina 2. TAMBORBtA, 1, v. tamarina. Tamborina 2, 1. instrument
p.348 (1)
de ~a- sous-tillac? Tillac est en esp. tilla; tillac est une corruption et n'est pas ancien en français; v. Littré, D. Tille, 1. titre, inscription. Selon 0. d'après P. qualité. TtMpLA, 1. ornement de coiffure de femme; bandelette. Ce mot ne peut-être basque sous cette forme. Tina-, 1. espèce
p.350 (3)
par le mouvement qu'il lui donne. Sal. Dimin. de Luta, tuyau. Tumpa, bn. coup peu violent, mais faisant un certain bruit. Sal. Tuntur, bn. variante de kunkur; v. honkor. Tupa, v. dupha. Tupin, v. dupin. Tupust, bn. l'improviste. Tukjioi, g. tonnerre. Ce mot est-il basque? Comp. l'angl. turmoil
p.351 (1)
Tr. Ce groupe n'est pas toléré dans la langue basque; cependant elle a adopté plusieurs mots commençant pas tr. TRABA, v. irabu. ïrabu, 1. traba, bu. entrave. Le port. a trave, du lat. trabes, poutre. V. Littré, D. et Diez, E. W. s. v. travar. Tragaza, dard, trait d'arbalète. P. Du prov. trag
p.356 (1)
presque mort. Presque et près de se tiennent; presque est formé de près que; en ail. beinahe, de bei, chez et uahe, proximité. La forme basque française est généra.lement hurbil avec ses dérivés; cependant P. cite encore hurrena le plus proche; c'est le superlatif, c. a. d. le génitif de hur
p.357 (1)
, soit baiih (iail/mn), soit ta (oyetan, zuetan). Il "se trouvera sans doute des mots comme ugo-tcko, de ur-otcko (otso), où nous ne retrouvons plus le h, Jiotcho; mais l'orthographe basque n'est rien moins quecorrecte sous ce rapport, p. ex. nrhentu de hurrendu, v. ur 2 hurhari, hurolda, etc. v. ur 3
p.369 (2)
. Za6artu (?) zabartzen., 1. devenir lent, ralentir. Begirautzue (begiraauzu) orduan zabartzelik nagitzelik, eta ez antsiatzetik. Ax. p. 188. a. éd. 50. n. éd. Gardez-vous de la lenteur, de la paresse, et de l'insouciance. Ces noms sont en basque des noms verbaux; zabartzetik, du ralentir; etc
p.370 (1)
Ch. II. Ainsi litt. non-gardien. Nous avons en holl. des formes analogues, p. ex: ondier, monstre; de on négation et dier, animal; onmensch, homme dénaturé, monstre, de on et mensch, homme. En basque il y a ezdeus qui est formé exactement comme etsai. Elsaitas?4?11 g. 1. ezainiasun, b. inimitié
p.372 (3)
n'a pas l'air basque. Zamin, v. gamin. Zampela, (Guéthary) crin de cheval; syn. de zvrda. Syncope de zamari-liha ? ,? Zampha, zamphatu, zamphatzen, 1. bn. frapper; abîmer de coups. Zangar, 1. tibia, l'os de la jambe. Probablement de zango; mais qu'est-ce que ar? h; syncope de sagar? v. zango. Zango, ZANKO, g
p.373 (1)
du basque selon M. Diez. Zaragoil, bn. culotte. Zarale, g. fourrage. Zaramatika,bn.embarras causé par une mauvaise chicane. Ne serait-ce pas une variante de zaramika, égratignure? V. ce mot s. v. karraka. Zaramika, v. karamitclaa, s. v. karraka. Zaramikatze, v. karamitcha, s. v. karraka. Zarapatu
p.374 (5)
sare, filet. P. écrit sare pour filet et panier. Cette diversité d'orthographe n'a pas une grande importance étymologique. Larramendi écrit sarria, en esp. sarria. Il est superflu de dire que selon Larr. l'esp. sarria vient du basque sarea; et cette fois-ci il pourrait avoir raison. En esp. sarria
p.375 (1)
pers. de l'impér. de egon. Zaudete, g. zagoze, b. zaudezte, bu. restez (plur). Zaudete, zaudezte, v. zaude. Zaulî, v. zallw. Zaulitzea, v. zalhu. Zauri 1. g. b. 1. bn. plaie, blessure. Ce mot est-il basque? Comp. l'angl. sore, plaie, de l'ang. sax. sâr, le goth. saira. D'un autre côté zaur ou sor
p.380 (1)
Introd. dict. Larr, p. CCIV. Quelques fragments latins. Zerroldo, g. cercueil. Zertako, v. zer. Zertan, v. zer. Zerthana, 1. quartier de pays, région. Zertzu. Ce mot dont Axular se sert (certçu) et que Pouvreau traduit par: à peu près, dérivera du lat. circa avec la terminaison de l'adjectif basque
p.386 (3)
qui s'attache à la peau, aux vases, etc. Sal. Ce mot n'est probablement pas basque, du moins sous cette forme. Zoli, g. vif, perspicace. Zopa, 1. bn. P. écrit sopa. M. Sal. zopa, et sopi&ow, soupe faite de maïs ou de seigle. Arnown sopatzea, 1. s'enivrer. P. Hordi sopatua, 1. tout-à-fait ivre. P
p.387 (1)
séché et non jaune, bien qu'en anglais on dise red herring, hareng rouge.- En tout cas le basque zori, mûr, sera le prov. sor. Ce qui était jaune était mûr; le blé jaunit ou mûrit. Quant à zauri, plaie, nous ne pouvons, pour le moment, que le comparer au goth. saira, l'angl. sore, l'ang. sax. sâr. Peut
p.389 (2)
, il serait surprenant que le basque y eût échappé. La politesse a voulu partout une substitution de pronoms. En all. on ne s'est même pas arrêté là. L'arrogance ou la fierté a exigé la même chose, et comme il ne suffisait pas d'adresser la parole à un inférieur à la 2me pers. du sing. (du) on s'est servi
p.395 (4)
SUPPLÉMENT. Ara (s. v. a). Ajoutez harat, 1. Abaraska. Selon M. Mahn (Etym. Unters. p. 56, 57), d'une des langues romanes. Ce mot n'est pas indigène (einheimisch), dit l'auteur le vrai mot basque est ezliorracea, de ezti, miel et orracia (v. orratze) peigne. Nous ne voyons pas pourquoi abaraska est
p.399 (1)
Jakitze, v. jaki. Jareiki, v. jarraitu. Kabardena, 1. barbu, en parlant du froment. P. KADERA, bn. Douue par erreur pour un mot basque vient du prov. cadera. Lautu. Ajoutez: égaliser, aplatir, écraser. Lizar. Ajoutez: ~M~,L (Ma.' Nehoiz, variante do M~OM. Mokor. Nous regrettons l'erreur