LE FIGARO VENDREDI 28 FEVRIER 1936
Les Echos
Le Japon, M. Doumergue
et Lafcadio Hearn
Malgré la rapidité avec laquelle
sont enregistrés les événements et
les commentaires qu'ils inspirent, on
se souvient encore de l'aventure de
l'écrivain anglais Lafcadio Hearn,
dont la nationalisation japonaise fit
grand bruit. M. Doumergue est grand
lecteur de Lafcadio Hearn et suit de
très près les affaires d'Extrême-
Orient. Lors de son récent voyage à
Paris, l'ancien président du Conseil
dit
Il ne se passera guère de se-
maines avant qu'un coup d'Etat mili-
taire soit tenté à Tokio. Eclairé par
les coups de sonde psychologiques
de Lafcadio Hearn, je pressens cela
_à travers les renseignements qui me
parviennent.
Lafcadio Hearn, qui mourut voilà
pas mal d'années, s'est montré bon
informateur.
Coïncidence.
M. Gaston Jèze va commencer ses
cours publics à la Faculté de droit
la semaine prochaine.
Or, à la date retenue, tombe jus-
tement un anniversaire particulière-
ment symptomatique il y aura exac-
tement onze ans que les incidents
Georges Scelle éclataient au Quartier
Latin. On se rappelle que les bagar-
res de la rue Soufflot entraînèrent la
fermeture de la Faculté, la grève des
étudiants et la chute du ministère.
M. Jèze hésitera-t-il devant cette
troublante coïncidence ?
̃̃ INSTANTANÉ
JULES ROMAINS
LES HOMMES
DE BONNE VOLONTE
roman
Tandis que le public fait aux Hommes
de bonne volonté un succès triomphal,
la critique est unanime dans l'admi-
ration du plus grand monument litté-
raire que notre temps ait vu s'élever.
Mais à quelle louange Jules Romains
pouvait-il être plus sensible qu'à celle
d'un Louis Gillet, l'éminent académicien
montrant en lui l'écrivain qui nous fait
« comprendre le songe de notre vie»
(Flammarion, 10 vol. parus, 12 fr. cha-
cun.)
Autobiographie.
M. Philibert Besson n'en est plus
aux temps heureux où l'on se dispu-
tait sa présidence dans les banquets
et où 1 on frappait des médailles à
son effigie.
Après avoir refusé de paraître sur
les planches « Je ne suis pas un
pitre » le député déchu confiait
hier à un de ses amis
J'achève mes Mémoires. Je les
vendrai sur le boulevard et je les
̃dédicacerai aux acheteurs. Ça ne
m'enrichira pas, mais il faut bien
vivre.
Voilà certes une lecture passion-
nante en perspective. et de fameux
embouteillages à l'horizon.
Discours rentrés.
La soudaineté avec laquelle prit
fin le débat sur le pacte franco-sovié-
tique Siefit pas l'affaire de plusieurs
orateurs qui avaient bien compté pla-
cer de grands discours qu'ils avaient
soigneusement préparés. On vit M.
Piaui-Boncour, un rouleau de papier
à la main, manifester son méconten-
tement. M. de Monzie n'était pas plus
satisfait. Mais il n'y avait pas de re-
mède le scrutin était commencé.
Les discours rentrés pourront ressor-
tir, en tout ou en partie, dans la
campagne électorale.
Le Masque de Fer.
Le gala de la Société
des amateurs d'art
et des collectionneurs
Rappelons que la Société des ama-
téurs d'art et des collectionneurs donne
ce soir vendredi un gala au bénéfice du
Cercle Villon, du Cercle Ronsard 'et du
Dispensaire des artistes, qui aura lieu
dans les salons de la société, 16, rue
Pierre-Ducreux.
Le fort beau programme comporte «.
speaker, 51. Robert Pizam attraction
A. B. C., attraction Medrano, Sidonie
Baba, Betove, Lisa Duncan, le French
cancan du Bal Tabarin, Gabaroche, Cin-
da Gleen, la fantaisiste du Casino de
Paris Marthe Lebasque, de l'Opéra-
Comique Mauricet et Spadaro, Cheiko
Hara, pianiste japonaise, premier prix
du Conservatoire Lily Mathe et ses
35 .Tuvênil Tzigans Danielle Bregis,
Marianne Jïswaid et Fernand Gravey,
Haymonue postiau. la grande vedette
des théâtres d'enfants Dinali Sinetti et
Suzy Solidor, Micheletti, da l'Opéra
Jean Tranchant, miss Joan Warner, dans
ses danses. Orchestre dirigé par M. Lu-
cien Goldy, chef d'orchestre de Radio
Paris.
Les programmes seront numérotés et
donneront droit de participer au tirage
d'une toile importante de Raoul Dufy,
gracieusement offerte par l'éminent ar-
tiste.
Nous prions instamment nos abonnés
de toujours joindre UNE DES dernières
BANDES à leurs demandes de renouuel-
lement, de changement d'adresse ou à
leurs réclamations.
Feuilleton du « Figaro du 28 Février 1936
(12)
Terreur
dans la vallée
CHAPITRE IV °
(Suite)
Mais c'est affreux Affreux i Un
si brave homme (Une note de mali-
vgn*itc se glissa dans sa voix ordinai-
rement si douce.) Oh mais il devait
finir ainsi. mourir en essayant de
gagner quelques sous avec des peaux
de rats musqués. du moment que
Seymour lui payait un salaire de fa-
mine. Ah non, tenez, je trouve cela
honteux, absolument honteux 1
Je m'empressai de l'interrompre
Je viens de causer avec Mr Als-
tone, déclarai-je, il s'est montré très
sincèrement peiné et plus que géné-
reux.
Plus que généreux Elle secoua
yioleninient sa petite tête. En para-
LA VIE Mondaine EN FRANCE ET A L'ETRANGER
AUJOURD'HUI 1
Réceptions. 16 h. 30 Mme E. de Laire.
16 h. 30 Baronne Léon de Nervo.
Cercles, 15 h. 30 Conférence de
M. Maurice Montigny (Cercle Interallié).
17, heures Conférence de M. Mihail
Manolles'co (Université de Paris).
21 lieurcs Conférence de la comtesse
Jean de Palige U. F. C. L. », 112, bou-
levard Màlesherbes.
Deuils. a h. 30 Obsèques de Mme
Willemetz (Saint-Philippe du Roule).
11 heures Obsèques de Mme Luc
Gauthier (Sainte-Elisabeth).
11 heures1 Levée du corps de M.
Georges Christophe (87, avenue Malakoff).
Midi Mme Emile Royer (Saint-Séve-
rin).
tlllllllllllllllllllItlimillHIIIIIJIltlIIIIHIIIIllllillIIIIIIIIIItlIlllllMV
COURS
S. M. le Roi Alphonse XIII, ve-
nant de Rome et se rendant à Londres,
fait un court séjour à Paris, au Meurice.
Le soixante-quinzième anniver-
saire de S. A. R. le Prince Charles,
père de la Reine Astrid, président de la
Croix-Rouge suédoise, a donné lieu à
de très nombreuses manifestations de
sympathie.
Des milliers d'adresses et de télé-
grammes ont été envoyés à Oslo où le
Prince est allé retrouver sa fille, S. A.R.
la Princesse Royale de Norvège. La
Croix-Rouge a offert au Prince une pla-
quette d'or représentant le Bon Sama-
ritain.
Parmi les témoignages de sympathie
émanant de Français, il convient de no-
ter ceux du marquis de Lillers, prési-
dent la Croix-Rouge française, et de M.
Paul Valéry.
Un mouvement en faveur de l'attri-
bution au Prince du Prix Nobel de la
Paix se manifeste dans toute la Suède.
La duchesse de Lecera, dame
d'honneur et amie de S. M. la Reine
Victoria d'Espagne, est arrivée à La
Havane pour donner son sang au comte
de Cavadonga.
On croit que la Reine quitterait in-
cessamment sa résidence de Rome pour
se rendre auprès de son fils.
• &
DANS LES AMBASSADES
S. Exe. l'ambassadeur de France
à Berlin et Mme Françoia-Poncet ont
donné, lundi dernier, un dîner auquel
assistaient
S. Exc. l'ambassadeur de l'U. R. S. S. et
Mme Suritz, S. Exc. l'ambassadeur d'Alle-
magne et Mme Nadoly, S. Exe. le ministre
de Lithuanie et Mme Saulys, S. ~Ex?. le mi-
nistre de Roumanie, Mme et Mlle Comnen;
S. Exc. M. Wuorimaa, ministre de Finlande;
M. Bessonoff, conseiller de l'ambassade de
l'U. R. S. S.; le conseiller de l'ambassade
des Etats-Unis et Mme Mayer, le conseiller
de la légation de Tchécoslovaquie et Mme
Schubert, M. Petala, conseiller de la légation
de Roumanie; l'attaché militaire près l'am-
bassade de Turquie et Mme Cevdet'sepier,
le lieutenant-colonel Horah, attaché militaire
près la légation de Tchécoslovaquie; le se-
crétaire de l'ambassade des Etats-Unis et
Mme Frank C. Lee, le généra!, Mme et Mlle
Renondeaù M. et Mme Berthelot, Mme Kel-
ler, le capitaine Stehlin, adjoint à l'attaché
de l'air; M. Wernert, M. Genevois.
S. A. R. la Duchesse de Vendôme
honorait de sa présence le déjeuner of-
fert le 25 février par le consul de Bel-
gique à Monaco et Mme Bouvier-
Washer, aidés de leur fils Jean-Noël.
Les convives étaient
Le marquis et la marquise de Villefranche,
M. Gabriel Hanotaux, de l'Académie françai-
se, et Mme Gabriel Hanotaux; le comte et'la
comtesse de Maugny, la vicomtesse de Lant-
sheere, M. et Mme Biermans-Lapôtre, lé che-
valier de Scboutheete de Tervarent, etc..
A l'occasion du séjour à Tokio du
grand chanteur Féodor Chaliapine et
de l'énorme succès qu'il y a remporté,
S. Exe. l'ambassadeur de France et Mme
Fernand Pila ont offert, à l'ambassade,
un déjeuner auquel avaient été conviés,
outre M., Mme et Mlle Chaliapine, de
nombreuses personnalités résidant ou
de passage dans cette ville, parmi les-
quelles
S. Exc. M. Auriti, ambassadeur d'Italie;
S. Exe. M. Moscicki, ministre de Pologne;
S. Exe. M. Stoicesco, ministre de Roumanie;
le marquis et la marquise Tokugawa, Mme
Massenet-Kousnetsoff, M. et Mme de La Mo-
randière, M. Henry Barde, représentant de
l'Agence Havas en Extrême-Orient; M. et
Mme Satsuma, le peintre Foujita, etc.
•»̃
DANS LE MONDE:
Mme Ubald-Bocquet donnait à
l'occasion du Mardi-Gras une matinée
dansante très réussie pour les amies
de sa fille. Reconnu:
Duchesse et Mlle de La Rochefoucauld,
duchesse et Mlle de La Force, princesse et
Mlle de Croy, princesse de Wagram et prin-
cesse de Broglie, duchesse et Mlle d'Audif-
fret-Pasquier, princesse et Mlle de Carini,
marquise et Mlle de Maillé, comtesse et
Mlle de Gontaut-Biron, marquise et Mlle
de Riencourt, marquise et Mlle de Créqui-
Montfort, baronne et Mlles de La Grange,
comtesse et Mlle de La Bourdonnayc, ba-
ronne et Mlle de Lassus, marquise et Mlle
de Ponloi-Pontcarré, baronne et Mlle de
L'Epine, comtesse et Mlle de Pourtalès, com-
tesse et Mlle de Geoffre de Chabrignac, com-
tesse et Mlle de Robien, Mme et Mlle de
Witt, Mme et Mlle d'Amboix de Larbont,
comtesse et Mlle d'Andlau, Mme et Mlles
Appert, Mme et Mlle Gouin, comtesse et
Mlle de Sabran-Pontevès, Mme et Mlle Meu-
nier du Houssoy, Mlles de La Rochefoucauld,
de Mun, de KeifÇorlay, de Triquerville,
d'lmécourt, de Wcndel, de Watteville-
Berckhcim, Mallet, Mirabaud, de Guibert-
Lepic, Watel-Dehaynin, Jephson, Darcy, etc..
Prince Armand-Louis de Polignac, marquis
de La Force, comte Aymar de La Roche-
foucauld, comte Antoine de Jumilhac, comte
Davout d'Aucrstacdt, comte de Chabannes,
comte de Clapiers, comte Anitchekoff, baron
de Beaugrenier, baron de Sainte-Croix, MM.
de Laboulaye, de Lassus, d'Havrincourt, Bu-
rin des Roziers, de Beaumarchais, de Cha-
vagnac, de Coligny, Curial, Duhesme, Dar-
blav, de Montrichax-d, des Moristiers-Mérin-
ville, de Robien, de L'Epine, de Séguier, etc.
les Mais je vous parie bien, moi,
que cette pauvre veuve sera jetée sur
le pavé avant Noël. Voyez-vous, Doc-
teur, quand un homme a obligé son
propre fils à divorcer Et il a fait
bien pis, si vous saviez
Elle me lança un regard sombre et
reprit
Vous souvenez-vous de ces
bruits qui couraient dans le village,
il n'y a pas si longtemps ? De ces
gens qui disaient avoir vu une auto-
mobile traverser la campagne en
pleine nuit en traînant quelque chose
à la remorque ? Seymour s'est arran-
gé pour les faire taire. Et pourquoi
les aurait-il fait taire s'il n'y avait
rien eu là-dessous ?
Je fis quelques remarques neutres
sur les racontars de village, mais Mrs
lliddleton était lancée et ne se laissa
point apaiser.
Ah Docteur Swanson, vous ne
connaissez pas mon beau-frère com-
me je le connais Vous n'avez pas
parlé avec ceux qu'il a fait taire par
ses menaces. Il se passe d'horribles
choses dans cette Vallée. Mon père
y a vécu toute sa vie, poursuivit-elle
assez hors de propos, me sembla-t-il.
Il y a un vieux dicton que je lui ai
bien souvent entendu répéter
« Quand les busards nichent dans le
Vieux Chêne de Grindle, la mort des-
cend dans la Vallée. Eh bien,- de
t ̃̃̃'̃'
UNE RECONCILIATION IMPREVUE.
mais elle eut lieu dans un dîner cos- Le prince Carlos de Bourbon-
tumé. Le Négus est personnifié ici Orléans, vainqueur de la Coupe
par M. Ladislas de Brochowski, et le de Genève (course de luges),
Duce par M. Max Moricand. à Villars.
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiutiniiiiutiii itiiiu iiiiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiimiiliniiiilliiiiniiiililliiiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiiiiitiiiiiiifiiiniin
NAISSANCES
M. et Mme Jean Tannery sont heu-
reux de faire part de la naissance de
leur fils Jean. Le 26 février, 3, rue
de la Vrillière.
Le capitaine et la vicomtesse de
la Teyssonnière font part de la naissance
de leur fils Marc. Thionville.
j~
BIENFAISANCE
Dans l'œuvre d'Henry Berns-
stein, Samson occupe une place de choix.
Le passage de cette pièce à l'écran sera
un événement cinématographique, d'au- j
tant plus que la distribution est digne
du drame, avec Harry Baur, Gaby Mor-
lay, André Lefaur, Gabrielle Dorziat, 1
Suzy Prim, Christian Gérard et André
Luguet.
C'est au bénéfice des Gueules Cassées
et de la Pouponnière, Nouvelle Etoile des
Enfants de France, que sera donnée la
présentation de ce film magistral, en
soirée de gala, le mercredi 4 mars, au
Paramount, sous la présidence d'honneur
de M. Albert Lebrun, président de la
République. A la demande des œuvres,
M. Henry Bernstein prendra la. parole.
Des attractions de premier ordre agré-
menteront l'entr'acte. La fête sera filmée
et projetée sur l'écran.
On trouve des places aux prix de
100, 40 et 25 francs aux Gueules Cas-
sées, 20, rue d'Aguesseau; à la Poupon-
nière, .4, rue Boissière et 14, rue Saint-
Guillaume au Paramount et dans toutes
les agences théâtrales.
Le dimanche 1er mars, à vingt
heures trente, aura lieu, à la Salle des
Sociétés savantes, 8, rue Danton, sous
la présidence de S. Exe. Mgr Beaussart,
auxiliaire de S. Em. le cardinal archevê-
que de Paris, un grand concert organisé
pour l'achèvement de la chapelle des
Otages, 85, rue Haxo, où, depuis cin-
Les potins de l'histoire
UN MÉTIER G A C H É
l y a ainsi des pro-,
fessions, où le chô-
mage existe à à
l'état endémique,
comme la peste e
aux Indes. Ce n'est
pas qu'elles soient
= mauvaises, c'est qu'elles comportent
une longue morte-saison. Georges
Ë Courteline, ou bien Alphonse Allais,
i après étude approfondie de la ques-
tion, estimait jadis que les plus aléa-
toires sont au nombre de trois mar-
ï chand de buis béni le jour des Ra-
I meaùx, vernisseur de mât de cocagne
| le 14 juillet, enfin fabricant de bâtons
de maréchaux de France.
| Il en était une quatrième, que la
| République a fait disparaître, mais ce-
lui qui l'exerçait en dernier lieu
Ë l'avait déjà complètement gâchée
celle de poète pour naissances prin-
= cières.
I En 1810, il avait apporté, au secré-
tariat de l'empereur, une ode pour la
1 naissance du roi de Rome. Elle en va-
lait une autre, ni pire ni meilleure, et
| chacune de ses strophes cadencées se
terminait par ce refrain
Ë Si l'etranger, comme un faux homme,
Ë Voulait un jour nous asservir,
Autour du noble roi de Rome
Ë Jurons de vaincre ou de mourir
ma vie, je n'ai vu autant de busards
que cet automne. Te m'inquiète au
sujet de Valérie. Je voudrais bien
que nous puissions aller vivre ail-
leurs.'Polly Baines a disparu. Son
père aussi. Je me demande à qui le
tour ?
Elle s'en alla sur ce trait sinistre,
assez satisfaite, je crois, de son effet.
Bien entendu, ses accusations tou-
chaient au fantastique. Curieux, ce-
pendant, que mon hypothèse, concer-
nant les traces que portait le corps
de Baines, s'en trouvât, en quelque
sorte, corroborée. C'était à croire
que Mrs Middleton n'était venue que
pour ça.
Toni ne revint pas avant deux heu-
res de l'après-midi. Cela lui arrivait
souvent le dimanche, mais, cette
fois-ci, il était éreinté et, sans vou-
loir toucher au plantureux repas que
Lucinda lui avait tenu prêt, il alla
droit à son lit. Je ne le revis qu'à,
onze heures du soir, lorsqu'il vint
me relancer au salon, exprimant le
désir d'aller prendre l'air.
Je le suivis docilement. La nuit
était froide, les nuages- épais et le
clair de lune luisait sur la campagne,
par nappes capricieuses et déchique-
tées.
Alors, cette autopsie ? deman-
dai-je. Vous y avez assiste ? 7
Mlle Jacqueline du Paty de Clam
dont le mariage avec le baron Pierre
de Jerphanion a été béni hier en
l'église Notre-Dame de l'Assomption.
(Phot. Dorys.)
quante ans, s'est développé un centre
d'apostolat populaire très actif.
Dans les salons de l'ancien .hôtel
La Rochefoucauld d'Estissac a eu lieu
le bal donné par les étudiants de l'Ins-
titut catholique au profit de leurs œuvres.
Au cours de cette brillante soirée,
M. André de Fouquières présida. un con-
cours de danses qui obtint le plus grand
succès. >̃
Reconnu
Comtesse et Mlle de Roê-hambeau, comtesse
et 'Mlle de Lasteyrie, Mme et Mlle Giraud-
Jordan, comtesse et Mlle de France de Ter-
saut, Mme et Mlle A. Mennesson, Jlmes H. et
C. de Monplanet, vicomtesse et Mlle de La
Grandière, baronne et Mlle P. de Bricham-
baut, comtesse et Mlle Lestre, Mme et Mlles
de Carselade, Mme et Mlle.Bexon, comtesse
et Mlle de Moulliac, Mme et Mlle Delacour,
comtesse et Mlle Bavy de Virville, Mme et
Mlle Lavollée; Mlles d'Ornellas, de Wendel,
Ça lui rapporta trois mille francs,
ce qui était bien payé et l'incita à
recommencer à la première occasion.
L'empire vaincu, notre poète ne
mourut pas, puisque la naissance du
comte de Chambord le ramena au se-
crétariat du roi elle lui avait inspiré
une ode, dont le refrain clamait
Non seulement j'y ai assisté,
mais Brock n'a pas été fâché que je
lui donne un coup de main.
Toni alluma sa pipe et son profil
s'illumina soudain.
Etrange, Doug, cette affaire.
Baines a bel et bien péri noyé. Nous
avons examiné au microscope les al-
véoles pulmonaires et nous avons
constaté qu'il y avait eu asphyxie par
immersion dans une mare bourbeuse.
Alors, qu'est-il arrivé selon
vous ?
C'est assez difficile à détermi-
ner, du moment que le corps est resté
dans l'eau froide et courante toute la
nuit. Mais enfin, nous sommes d'avis
que la mort remontait sans doute à
huit ou dix heures, au moment de
l'examen que nous avons fait. Le pau-
vre bougre y aurait donc passé entre
dix heures et minuit, la nuit der-
nière.
Toujours la même histoire.
N'importe qui d'entre nous aurait pu
faire le coup.
Et ce n'est pas tout le corps du
pauvre diable était couvert d'exco-
riations, les vêtements presque en
loques.
Bref il aurait pu être traîné à
la remorque d'une auto
Ça m'en avait tout l'air.
Le ton de Toni s'était fait neutre,
professionnel
AUX SPORTS D'HIVER.
du Paty de. Clam, d'Aligny, Pages, d'Abc-
ville, de Calan, de Rul'z, Desprez, Lauras
MM. B. Colmet-Daàge, de Couët, de Villèle,
de France de Tersant, Ph. et A. de Monpla-
net, de Bellescize, Delattre, d'Ussel, de Mé-
zailles, J. Celler, Lagarde, de Chaunac, de
Castéja, Max Chevalier-Chantepie, G. Lenoir,
du Pavillon,'de Calàn, de Labaume.
CERCLE5
Rappelons qu'aujourd'hui vendredi,
à quinze heures trente, M. Maurice Mon-
tigny fera, au Cercle Interallié, une con-
férence avec film sur « l'Algérie ».
Une conférence sera faite aujour-
d'hui vendredi 28 février, à dix-sept heu-
res, Salle des fêtes de l'Université de
Paris (Faculté de droit), par M. Mi-
hail Manoilesco, sur « la Loi roumaine
sur l'harmonisation des salaires et son
rôle dans la construction du budget ».
Aujourd'hui vendredi 28 février, à
vingt et une heures, sous la présidence
de Mme Madeleine Tissot, la comtesse
de Pange fera une conférence sur « Mme
de Staël et le féminisme à la réunion
mensuelle de l'Union féminine des car-
rières libérales et commerciales, au siè-
ge social, 112, boulevard Malesherbes.
A la dernière réunion de la com-
mission d'admission du Comité France-
Amérique ont été admis, au titre de
membres titulaires à vie M. Louis
Watel-Dehaynin, présenté par M. Ga-
briel Hanotaux et M. Paul Watel, et
Mme Louis Watel-Dehaynin, présentés
par Mme Gabriel Hanotaux et Mme
Paul Watel, et, au titre de membre ti-
tulaire, M. H. Soulange-Bodin, présenté
par M. A. Soulange-Bodinet M. André
Gilbert.
J* ̃•. ̃ • .•
FIANCAILLES
Nous apprenons les fiançailles de
Mlle Geneviève Guyard, fille de M.
Pierre Guyard et de Mme Pierre Guyard,
née Boulland, avec M. Michel Charbon-
neaux, fils de M. René Charbonneaux
Si, méditant notre ruine,
L'étranger veut nous envahir,
Autour du fils de Caroline,
Jurons de vaincre ou de mourir
Ça me rappelle quelque chose
murmura un vieil employé du secré-
tariat. On va lui donner quinze cents
francs, on ne le voit pas trop sou-
vent.
On ne le revit en effet qu'à la nais-
sance du comte de Paris. L'ode était
toujours enflammée et le refrain em-
preint d'un pur patriotisme
Ah si l'étranger, dans sa haine,
Voulait un jour nous asservir
Autour du jeune fils d'Hélène,
Jurons de vaincre ou de mourir
On lui donna mille francs, mais
maintenant on l'avait à l'œil. Aussi,
quand il célébra la naissance de la Ré-
publique de 1848
Nobles enfants de la patrie,
Jurons de vaincre ou de mourir
cet heureux événement ne lui rap-
porta plus que cent francs. Et les em-
ployés de la liste civile du Second Em-
pire l'attendaient, les yeux hors de la
tête il fit bien, n'ayant pu vaincre,
de se décider à mourir, car, c'était
juré, pour le prince impérial, il n'au-
rait pas fait plus de cent sous
Hamilcar.
Baines, en tout cas, était en vie
quand la chose eut lieu. Il était éga-
lement en vie quand ses deux mains
furent emprisonnées dans le piège.
Evanoui, peut-être, mais en vie. C'est
indéniable, puisqu'il a saigné et étant
donné l'état des tissus autour de ses
plaies.
Grand Dieu quelle abominable
façon de tuer quelqu'un, m'écriai-je.
En dépit de mes sept années de
médecine, je crois bien que je fris-
sonnai.
Toni grommela de nouveau. Il
semblait ne plus prendre aucun inté-
rêt à la conversation. Pendant quel-
ques minutes, nous cheminâmes en
silence. Les routes sont solitaires, la
nuit, à Grindle et nous n'avions, de-
puis le début de notre promenade,
rencontré âme qui vive. Même le pont
couvert qui enjambe le ruisseau et
où quelques villageois, parfois, se
rassemblent était désert. Nous nous
attardâmes un instant à regarder les
eaux lentes glisser au clair de la
lune.
Comme j'étais en train de remar-
quer à quel point tout était silen-
cieux, un son rompit le grand calme.
Toni saisit mon bras. Je suivis du
regard l'index qu'il tendait et il me
sembla qu'un petit et sombre mor-
ceau du paysage avait brisé ses
amarres et escaladait un champ, qui
et de Mme René Charbonneaux, née
Marguet.
On annonce les fiançailles de Mlle
Raymonde Sandberg avec M. Louis C.
Zeligson.
lu«
MARIAGES
En l'église Notre-Dame de l'As- (
;omption a été célébré hier, en présence i
l'une nombreuse et élégante assistance,
le mariage de Mlle Jacqueline du Paty
de Clam, fille du comte Fr. du Paty de i
Clam et de la comtesse, née de Moncets,
avec le baron Pierre de Jerphanion, in-
génieur civil des Mines, fils du capitaine j
de Jerphanion, mort pour la France, et
de la baronne, née d'Allamel de Bour-
net.
Le Saint-Père avait daigné envoyer
sa bénédiction spéciale aux jeunes
époux.
Les témoins de la mariée étaient le
marquis du Paty de Clam, commandeur
de la Légion d'honneur, croix de guerre,
son oncle, et le colonel de La Rinière,
officier de la Légion d'honneur, croix
de guerre ceux du marié, le baron
Jean de Jerphanion, chevalier de la Lé-
gion d'honneur, croix de guerre, et M.
de Bournet.
Le service d'honneur était assuré par
Mlles Marie-France, Gabrielle et Eli-
sabeth du Paty de Clam, Cécile et
Louise de Jerphanion et Cécile de Bo-
nardi habillées de très jolis ensembles
de crêpe de soie ivoire avec ceintures
de velours capucine et torsades nattées
du même ton dans les cheveux.
La jeune mariée portait une fort belle
robe de crêpe soyeux lilial avec dia-
dème de tulle et très long voile de tulle
encadré de dentelles anciennes.
Une brillante réception eut lieu après
la cérémonie religieuse pour les parents
et amis des deux familles.
Monseigneur le Duc de Guise avait
daigné charger le général -comte de
Gondrecourt d'adresser ses félicitations
aux jeunes époux et ses vœux de
bonheur.
Le mariage de Mlle Cochin avec
le marquis de Galard Terraube sera
célébré demain samedi 29 février en
l'église Saint-François-Xavier.
On nous prie d'annoncer le ma-
riage de Mlle Juliette Richner, avocat
à la Cour, fille de M. Léon Richner, in-
génieur civil des Mines, et de madame,
avec M. C. Raymond Haas, fils de M.
A. Lucien Haas, avocat à la Cour, che-
valier de la Légion d'honneur, et de
madame.
Jt
DEUILS
Le médecin général de la marine
Labadens, commandeur de la Légion
d'honneur, croix de guerre, vient de
mourir à Paris.
Nous apprenons la mort du doc-
teur François Jacoulet, de Vierzon, an-
cien interne des hôpitaux de Paris,
lauréat de la Faculté de médecine, chi-
rurgien de l'hôpital civil de Vierzon,
chevalier de la Légion d'honneur, dé-
cédé en son domicile de Paris, 8, square
de l'Alboni (16e).
Ses obsèques auront lieu demain sa-
medi, à quatorze heures et demie. On
se réunira à la maison mortuaire. L'inhu-
mation aura lieu au cimetière Notre-
Dame de Versailles.
Il ne sera pas envoyé de faire-part. °
On nous prie d'annoncer la mort
de M. Raoul de Saint Vulfran, ancien
maire de Villequier, pieusement décédé
au château de Bébec le 20 février. Ses
obsèques ont eu lieu le 24 février, en
l'église Saint-Martin de Villequier, de-
vant une nombreuse assistance.
Nous apprenons la mort de M.
François Morris, décédé à Bray-sur-
Seine le 26 février 1936, muni des sa-
crements de l'Eglise. La cérémonie re-
ligieuse aura lieu à Paris demain samedi
29 février, à neuf heures précises, en
la chapelle du cimetière Montparnasse
(4, boulevard Edgar-Quinet), suivie de
l'inhumation dans le caveau de famille.
.Il était le frère du colonel Morris,
i décédé; du vice-amiral Morris, de M.
I Jean Morris et de M. Pierre Morris,
j avoué à Paris, et le beau-frère de M.
| Léopold Hardy, président de la Cham-
bre des agréés.
On annonce la mort, à l'âge de
j quatre-vingt-huit ans, de Mme veuve
j Abraham Léon, née Octavie Muhlfeld.
Les obsèques ont eu lieu dans la stricte
intimité. De la part de Mme Aline Léon,
M. et Mme Marcel Schwab, Mlles Marie-
Anne et Dominique Schwab.
j On annonce la mort de la com-
tesse de Landrian du Montet, née de
Lallemand de Mont, à Nancy; de Mme
Clouët des Pesruches, néfi Bojano, à
ï Paris; du docteur François Jacoulet, à
i Paris; de Mme Henri Le Prévost de La
Ë Moissonnière, née de Kerguélen, au
= château de Rochefort; de Mme Charles
= Cloëz, à Paris; de M. Joseph Peillon,
à à Grasse; du docteur Georges Kern,
à Thann (Alsace).
= Valfleury.
I PETIT CARNET
1 S Dominant la mer et les îles de
1 Lérins, le Californie Palace de Cannes,
i si aimé des fervents de la Côte d'Azur,
vous attend. Il vous réserve des prix
I agréables.
1 Smart.
s'élevait en pente douce pour des-
cendre vers la route abandonnée, où
les chiens avaient perdu la trace de
Polly Baines. Silhouette contre le
ciel tourmenté, je pus voir qu'il
s'agissait d'une automobile, cahotant
à travers champs, tous feux éteints.
Grands Dieux Avez-vous en-
tendu ? `?
Toni serrait mon bras plus fort.
Mes cheveux se hérissèrent sur" ma
nuque, tant son ton était impression-
nant.
Non, murmurai-je, Qu'est-ce que
c'était ?
Mais il se tut. Durant quelques ins-
tant, nous restâmes aux écoutes.
L'automobile avançait lentement, à
la même allure. Je n'entendais tou-
jours rien, excepté le très léger ron-
flement du moteur. Puis, je crus per-
cevoir un autre bruit.
Là Vous avez entendu, cette
fois ? 1
Toni se tourna vers moi et planta
ses regards dans les miens. Son vi-
sage, dans l'obscurité, luisait, tout
blanc.
Je ne serai jamais certain d'avoir
ou de ne pas avoir entendu le bruit
en question. Mais, tandis que Toni
me parlait, quelque chose sembla
céder dans mon cerveau, comme un
tendon brusquement tranché. Je
m'élançai en avant, à travers une
Élégances
LES ROBES DE PRINTEMPS
CHEZ SUZANNE RABOT
Cette collection personnelle, gaie et
vivante. ne doit à aucune époque son
style ni ses inspirations, si ce n'est un
très léger rappel du genre « Margot »,
responsable des fraises de lingerie qui
entourent le cou sur beaucoup de mo-
dèles l'après-midi. Les tissus granités,
les écossais aux tons doux, sont intelli-
gemment utilisés en alliances formant
des ef fets de découpes allongeant la
ligne au maximum. Pour le matin et le
sport, les ensembles comportent sou-
vent des capes mi-longues retenues au
corps, par une ceinture sur les seins,
le devant restant vague et flottant. Pour
l'après-midi, le boléro et la jaquette à
pans ornée d'une basque fendue, tel
un habit masculin, sont extrêmement
prisés ils composent de nombreux cos-
tumes allant de la robe tailleur de ville
à l'ensemble plus habillé destiné aux
courses ou aux réceptions de fin de
journée.
Les détails et les ornements, boucles
de ceintures, encolures de lingerie, ja-
bots, boutons, témoignent d'une grande
recherche et d'un sens précieux du raf-
finement. Ils reproduisent souvent le
dessin du tissu broché ou imprimé.
Pour le soir, les modèles oscillent entre
le tailleur de six heures, la grande
robe imprimée en tissus fleuris, drapée
sur nue cheville à la zouave et pour-
vue d'une traîne par derrière, et le four-
reau fendu sur une jambe et formant,
à hauteur des hanches, un' effet de tu-
nique très heureusement disposée. Ce
thème nouveau est interprété de diver-
ses manières et en divers tissus il
est particulièrement réussi, sur un mo-
dèle en crêpe bleu marine imprimé
de fleurs rouges que l'on peut, à l'instar
de Frégoli, porter le soir avec une jupe
longue et des manches courtes, et l'a-
près-midi avec une jupe courte et des
manches longues. Cette solution prati-
que et élégante ne pourra manquer de
plaire aux femmes voyageuses et à tou-
tes celles qui aiment varier rapidement
leur apparence.
Comtesse de S.
CHEZ EMILIENNE MANASSE
Il n'est pas surprenant que ce savant
enroulement d'effilés de soie blanche,
qui renouvelle le drapé antique, sur une
robe du soir d'Emilienne Manassé, dé-
fraye-la chronique de même une lon-
que robe paille en crêpe- mousse, mérite
tous les éloges de grands oiseaux au
vol allongé, brodés d'or mat, jettent sur
cette toilette une bouffée de vent de la
Baie d'Along, et un exotisme de bon
aloi. ·
Les plissés plats jouent ici un heu-
reux rôle et réalisent pour le soir dans
une mousseline pervenche le modèle
« Phalène », enrichie d'une ceinture de
pierreries en de longs pans, également
plissés, tombant des épaules. Pour l'a-
prés-midi, « Jabotte ̃», en geo de laine
noire, montre sa jupe et ses demi-man-
ches entièrement ornées de plis le cor-
sage s'éclairc d'un important jabot
blanc et d'une ceinture drapée de cuir
rouge. Par ailleurs, de l'organdi blanc
plissé en fraise éclaire l'encolure mon-
tante d'une simple robe du matin.
Puis une jaquette marron, du genre
chasse forme un heureux contraste sur
une jupe de lainage sable, et avec « To-
mato », costume de lainage rouille, ac-
compagnée d'une blouse rayée de plu-
sieurs tons de marron, achève le goût
des couleurs vives qui règne dans cette
collection.
Diane.
La Journée
La Flamme du Souvenir
A 18 h. 30, à l'Arc de Triomphe
Association amicale des anciens élèves de
l'Ecole Brég-uet.
Conférences
A 10 h. 30, 18, rue fie la Ville-l'Evé-
que « L'apos'tolat de Saint-Paul », par
Dom Hilaire Ducsbtrg-.
A 16 h. 15, 31, rue Gay-Lussac
« Histoire constitutionnelle et parlementaire
de l'Espagne au dix-neuvième siècle », par
M. B. dirktne-Guetzévitch.
A 17 heures, à la Faculté do Droit
« La loi roumaine sur l'harmonisation des
salaires' et son rôle dans la construction
du budget », par M. Manoilesco.
A 17 heures, à l'Ecole des Parents,
31, rue Guyot « L'atmosphère éducative
dans la famille », par M. André Berge.
A 17 h. 30, 21, rue du Vieux-Colom-
bier « La vie quotidienne dans le roman »,
par M. J.-A. Sorel.
A 17 h. 30, 31, rue Gay-Lussac « Les
Précieuses d'Espagne ou le gongorisme fé-
minin », par M. L.-P. Thomas.
A 20 h. 50, à l'Union Chrétienne des
Jeunes Gens, li. rue .de Trévise « Tour
du monde », par M. Francis de Croisset.
Réunions
A 21 heures, 26, avenue de Saxe
film sur la « rude vie des Terrc-Neuvas ».
Expositions
Au ministère des finances Art pho-
tographique des finanças. ( Clôture le
15 D mars)
A la porte de Versailles Exposition
de la Photo et du Ciné. (Clôture le 8 mars).
107, rue de Rivoli Photographie con-
temporaine. (Clôture le 1er mars).
105. rue des Petits Champs Art
photographique.
A la Bibliothèque Nationale Estam-
pes historiques sur les ballons, avions, che-
mins de fer et cycles.
Au Grand Palais Salon de la Société
des Artistes Indépendants (Clôture le
8 mars). Salon d'Hiver (Clôture le
15 mars). Salon de runlon des Femmes
Peintres et Sculpteurs.
42, avenue des Gobelins Tapisseries
finlandaises modernes de Mme Maija Kan-
s'ancu.
4. avenue Gabriel: Exposition an-
nuelle du Cercle de l'Union artistique.
Au Jeu-de-Paume des Tuileries: Expo-
sition d'art espagnol contemporain.
93, avenue des Champs-Elysées Expo-
sition des moulages du Musée du Louvre
10. rue Buffon Trois siècles de col-
laboration entre le Muséum et l'Amérique
française. (Clôture le 15 mars.)
293. avenue Daumesnlt Exposition du
Sahara (Clôture le 19 avril).
Les courses .J • ï
A 14 heures Auteuil. j*.
haie, sans prendre garde aux égrati-
gnures. Puis, me mis à courir sur le
sol dur et glacé qui craquait en se
pulvérisant sous mes pas.
Une courte distance me séparait
du sommet d'une côte d'où je pour-
rai, tout au moins, voir quelle direc-
tion prendrait l'automobile. Il me
semblait bondir vers la solution du
problème.
Des pas martelèrent le sol à mon
côté Toni m'avait suivi.
Attention, me dit-il. S'il s'agit
du meurtrier, le type n'y va pas par
quatre chemins. Souvenez-vous de
Baines.
Je ne ralentis pas ma vitesse. La
voiture avait maintenant disparu
derrière la haie du champ, mais une
minute encore et nous arrivions au
sommet de la montée, d'où nous com-
manderions la vue de la Vallée. Seu-
lement, j'avais compté sans les ca-
prices de la lune. Comme nous joi-
gnions, haletants, le sommet de la
pente, dame Lune se glissait, bo'
deuse, derrière une impénétrab1
bande de nuages noirs. Nous écou-
tâmes de toutes nos forces mais n'en-
tendimes rien. hors les bruits habi-
tuels de la nuit.
Q. Patrick.
(.4 suivre.)
(Traduit de l'anglais
par Matiji; Canavao<;ia.)