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Titre : L'Humanité (Paris)

Titre : L'Humanité : journal socialiste quotidien

Auteur : Parti communiste français

Éditeur : L'Humanité (Paris)

Éditeur : L'Humanité (Saint-Denis)

Date d'édition : 1904

Contributeur : Jaurès, Jean (1859-1914). Directeur de publication

Type : texte,publication en série imprimée

Langue : Français

Format : application/pdf

Identifiant : ark:/12148/cb327877302/date

Identifiant : ISSN 02426870

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327877302

Description : Variante(s) de titre : L'Humanité

Description : Variante(s) de titre : L'Humanité des débats

Description : Variante(s) de titre : L'Humanité : journal communiste

Description : Variante(s) de titre : L'Humanité : organe central du Parti communiste français

Description : Variante(s) de titre : L'Humanité : le journal fondé par Jean Jaurès

Description : Périodicité : Quotidien

Description : Etat de collection : 1904-1944

Provenance : bnf.fr

Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs.

Il a été généré par O.C.R. Le taux de reconnaissance obtenu pour ce document est de 83,63 %.




FRANÇAIS, FRANÇAISES
En cette fin. de septembre, le-
quel d'entre nous n évoqué pas
avec amertume le triste souvenir
dès journées de Muùich, il y a
six ans. Munich, complot contre
la démocratie et contré la paix
Munich, complot contre l'Union
Soviétique et contre la France
Personne désormais qui puisse
contester une vérité que nous fû-
mes tes seuls à proclamer dés
septembre 1938,

Cependant, le chœur des capi-
tula rde et des traîtres s'efforçait
de convaincre le peuple que Mu-
nich avait sauvé la. paix. La. pres-
se, sauf quelques journaux, et la
radio au service d'une propagan-
de antifrançaise inspirée par l'es-
pion Abetz et son complice Bon-
net, transformaient en victoire
désastre que la France venait de
sutoir.

Une mise en scène inouïe fut
organisée pour le retour du chef
du Gouvernement que l'on vit
monter impudemment vers l'Arc
de Triomphe aux acclamations
des fascistes et des cagoulàrds.
Le traltré Flandin, .qui. àvait
protesté contré la mobilisation
éventuelle dans une lettre affi-
chée sur les murs de Paria par
lès b*nd%s doriùUstês, en voyait
son télégramme de félicitations
à Hitler.

A quelques jours de là, le pré-
aident Jeânnèney, ayant croisé
Munich n'avait p

Français et Françaises, Munich
n'avait pas sauvé la paix. Munich
avait conduit à la guerre dans
les conditions les plus défavora-
bles' pour la France et, les démo-1
eraties que Hitler était pârvê-
nu à dissocier. Munich était
coup le plus grave porté- aux for-
cea de la paix dont le fascisme
redoutait la cohésion. Munich,
par contre, renforçait considé-
rablement lès forcée d'agression.
Hitler avait champ libre pour
déclencher une deuxième guerre
mondiale.

La France abandonnait son'
L'Union Soviétique

Seule, l'Union Soviétique était
demeurée fidèle à ses amitiés et
̃ s. ses alliances. gouvernement
soviétique, comme son représen-
tant le déclara à l'Assemblée de
C Genève, avait dit de façon aéttè
et claire

ï Nous sommes décidés' à rêm-
plir nos efti^àgements d'a-près le
<: pacte et à prêter assistance à la
Tchécoslovaquie eh mêniê temps
que la France par les iiioyens
.dent, nausL dJsço.sDfts.ûN'os auto-
rités militaire^ 'sont prêtes à par-
ticiper immédiatement s. une con-
fênaracè avec -les' rêpï-és«à;tant6
̃ militaires la France et de la
Tchécoslovaquie pOiir envisager
"lés mesurés qu'exige la situa-

tion. »,

L'Union Soviétique ne reconnut
point les accorde de Munich qui
:•̃ portaient l'eau au moulin dés
agréfcseurs fascistes et qui de-
vaient se solder par tant de lar-
mes et de sang pour lès peuples
trahis.

̃ ̃ »' iSuite e'

l'Œuvre des trusts sans patrie
LA CESSION
des mines de Bor
''a-l'Allemagne

̃'̃" ̃̃ IV-

̃ Si nous examinons près la com-

position du conseil d'Administration
des mimés Bor en 1940, nous y trou-
vait de bien intéressants personnages.
î i Tous dirigent dés entreprises gean-
'̃̃'•̃tès. Tous ont tràlii leur pays.
M. Jacques Puerari, est en même
temps administrateur de Djebel Djé-
\rissa, Huârou, Mokta el Hadid,
de Gafsa, de Milieràis et Métaux, de
UOmnium Français dés Pétroles. Une
information est dès à présent ouverte
contre les dirigeants de cette dernière
•; Société. Pourquoi M.. Jacques Puérafi
n'est-il pas encore arrêté ?

M. Marcel Chàmpin, l'un, de? prin-
cipaux employés de la famille Mirà-
baud. représente celle-ci dans les
grands établissements de crédit (So-
̃ ciété Générale), dans les sociétés pé-
trolières, dans lés mines, dans la mé-
tallurgie il contrôlé un groupe
d'une vingtaine d'entreprises, dont
les aciéries de Long-wy et Louvroil-
Montbarâ-Aulnoye. Cette dernière so-
ciété, elle aussi, est d'ores et déjà
^convaincue de commerce avec l'enne-
mi. Et nous posons, à nouveau la ques-
tion M. Marcel Chimpin réstera-t-il
longtemps en liberté ?

Quant aux Mirabaiid. qui siègent
au conseil des mines de Bor dans la
personne de trois des .leurs, Eugène.
pierre et Jean, ils ont gardé pour
eux-mêmes, avec la Banque France,
dont Pierre est régent, les plus im-
̃:̃ portantes entreprises de chemins de
v fer, de .inities, d'électricité, de gaz,
du trust dés engrais qui rançonne
l'agriculture française.

La diplomatie au service

dés trusts

II faut des hommes politiques à la
solde des trusts Georges Bonnet,
comme Doûmerfue et Weygand. a été
administrateur de Suez. I^es Mir&baud
s'étaient acheté un ministre sethé, M-
lan Stefanovitch, lui aussi traître à
son paya.
II faut également aux trusts des
hauts fonctionnaires qui mettent à
leur service la structure même de
"̃•̃l'Etat. .̃̃'̃̃'
A l'Union Européenne, trust des
armements, nous trouverons un ami-
ral, l'amiral Lacaze.

A Bor. dont les intérêts devaient
être défendus à l'étranger, c'est un
diplomate, M. Jean Boissonas, qui
siège au conseil.

.̃: ;M. Jean Boissonas. gros personnage
la banque Mirabàud. été, bien
entendu; ministre plénipotentiairè à
Belgrade. `

Par un exemple vivant, nous voyons
ici l'Etat, dans ses rapports interna-
tionaux, au service d'une caste dt
financiers tout-puissants.

Le corps diplomatique, dans sa
grande majorité, est composé de créa-
tures dès trusts, qui identifient lèi
intérêts du pays à leurs intérêts par-
ticuliers. D'où le sabotage de nos
alliances, qui précéda défaite de

1940.

Comment M. Jean Boissonas, diplo-
mate, aurait-il servi les intérêts nâ-
tionaux, quand M. Jean Boissonas, d<
la banque Mirabaud, trahissait
France ? 1 Jèan

;̃̃ ..̃ ̃' Jean THIBAUT.

Flandin dans les couloirs
l'Elyaée, disait au président de
la République

« Vous recevez celui-là ? Un
gouvernement soucieux dès inté-
rêts nationaux traduirait de-
vant la Haute-Cour. »

Mais le gouvernement avait
d'autres vue;. Ce n'est pas Flan-
din, Doriot et Bonnet qu'il se
préparait à faire poursuivre, mais
Lucien Sam paix, qui, dans l'Bu*
mànitét dénonçait les traîtres 'et
qui a payé de sa vie son amour
la vérité, de France, de la
République.

Quant au Parlement, à l'excep-
tion nos 73 voix et de celles
du socialiste Bouléy et du répu-
blicain modéré de Kerillis, il réti-
fia unanimement Munich comme
il avait ratifié les accords de
Rome, comme il avait approuvé
la non-intervention, comme il de-
vait souscrire à la deuxième "ca-
pitulation de. Rethondes et à sa
propre déchéance.

Moins d'un an après, c'était la
guerre, la drôle de guerre d'â-
tord, puis la défaite militaire et
l'invasion, puis les souffrances
terribles de ces quatre années
d'occupation hitlérienne, le pil-
lage, la famine, la mort de nos
petits, le massacre'des meilleurs
patriotes et deux millions des
nôtres, prisonniers ou déportés
qui sont toujours aux mains de

l'ennemi.

as sauvé la paix

alliée, la Tchécoslovaquie démem-
brée, morcelée et bientôt com-
plètement privée de son indé-
pendance. Le système des allian-
ces sur lequel était basée la sé-
curité de notre pays s'effondrait
irrémédiablement. Nos amis se
détournaient de nous. Lès gou-
vernements des 'petits Etats ne
pouvant plus compter sur la pa-
role' de la France recherchaient
dés Assurances du côté I'Àllé-
niagne hitlérienne. Les victimes
étaient précipitées par nous dans
les bras de l'ogre fasciste.
fidèle à ses amitiés

'Le 2 octobre 1938, une commu-
nication officielle disait textuel-
lement

« Le gouvernement soviétique
n'a eu et n'a aucun rapport avec
la conférence de Munich ni Avec
ses décisions. »

Munich, nous l'avons dit et ré-
pété, c'était Une tentative1 dés élé-
ments réactionnaires en France
et ailleurs de s'entendre Avec lés

fàsçistef/ «iSAllepàs-gne: et. d'ItâiK

sur le dos de l'Union Soviétique
Le quotidien réactionnaire Le
Jour exultait en ces termes
« L'avantage primordial de ce
rassemblement, c'est d'abord que
la Russie en èkst évincée. Rien
de trop ne sera fait pour éloi-
gner l'U.R.S.S. de l'Europe, poui
la renvoyer à son Asie. Le fil de
fer barbelé est toujours prêt i
^servir, qu'on l'emploie et qu'or
écrasé le bolchevisme par tous léi
moyens. »

n 2* page)

Le voyage

du général de Gaulle
a Lille

Hier après-midi, le général dl
Gaulle s'est -rendu, à Lile.

Les habitants de la grande cit<
du Nord qui, au cours des trenti
dernières années, ont subi, pên
dant huit ans, l'outrage de ï'occu
pation alemande, ont fait au chè
du gouvernement provisoire de
République un' accueil enthou
siaste.

Au Parc des Princes, devant 30.000 spectateurs

EN FOOTBALL LA ~RANBE-BRETAONE

GRATUIT XX4 5 heurësHpûI^âtïnI édition PARISIENNE

".T"

r Humanité
ORGANE CENTRAL TI COMMUNISTE PRÂNÇAIS

FONDATEUR JEAN JAURÈS RÉDACTEUR EN CHEF (1926-1937): VAILLANT-COUTURIER
Rédaction et administration: DIRECTEUR MARCEL CACHIN. sénateur de la Seine 41e année Numéro 40

18, rue d'Enghien, PARIS-X6 ̃»̃̃̃̃*«*»̃.»- «* m n

TELEPHONE Provence is-21 DIMANCHE 1er (Nouvelle série)
Inter PRO 93-60 | £J LUNDI 2 OCTOBRE 1944 LE NUMERO 2 FRANCS

24 heures de guerre
enU.R.S.S.f

ou l'effort magnifique
de tout un peuple
Un premier film soviétique vient de réapparaître
sur nos écrans, et, comme autrefois, tout de suite,
c'est .le peuple dî'U.R.S.S. tout entier qui est devant
nous, uni aujourd'hui dans la défense de ea patrie
socialiste comme il l'était jadis pour l'édifier.
Nous allons vivre avec lui les vingt-quatre heures
du 13 juin 1942, un jour comme tes autres de cette
année la Russie supporta seule tout te poids de
la machine de guerre allemande. mais qui se ter-
mina par Stalingrad parce que l'immense commu-
nauté fraternelle n'avait pas cessé un seul instant
de travailler et de se battre, d'un même effort et
d'un même coeur, pour sauver le plus bel avenir qui
ait été promis aux hommes.

Partout c'est la lutte dans les
champs arctiques, à Sébastppol,
sur ̃là'mér de Barentz, dans Lenin-
grad assiégée, près du lac Ilmen, 1
en Ukraine lutte acharnée certes,
mais ce qui nous frappe surtout,
c'est la joie qui est sur tous leâ
visages, une joie consciente, déci-
dée, superbe, la joie d'un peuple
qui sait pourquoi il se bat les re-
culs nécessaires n'ont pas affaibli
̃ Bon moral, il est lucide, il a con-
fiance en son idéal, en ses chefs, (en
ma force il il vaincra.

La plus belle des vies

Derrière les Allemande, lés admi- i
rables partisans soviétiques- tien-
nent la campagne, coupent'lés ponts
les routes, .les chemins de fer, tuent
300.000 Boches, ne laissant pas aux
Envahisseurs une*minute de répit
tandis que dans les usines loin- `
taines hommes et femmes donnent
toutes leurs forces à la fabrication
de ces armes qui vont bientôt ar-
rêter les Boches, les encercler, les
chasser Ou les tuer.

Et l'initiative individuelle n'est
pas tuée' dans cet effort collectif,
comme le croient encore trop de
Français aveuglés par la prôpa-
<*ande chère aux nazis et aux
trusta/, bien au contraire Si
film nous montre d'inoubliables
images de masses Ue récital de
piano au champ -d'aviation, le bâ-
taillon qui quitte Moscou à l'aube,
le long du fleuve, pour rejoindre le
i front sont parmi les plus belles),
il nous révèle aussi- des -visages,
des caractèreë, des hommes.
Les admirables partisans
Je ne puis les citer tous, ils sont
s trop les admirables premiers-
plans du cinéma russe nous lès ont
tout de suite rendus familiers le,
charpentier Vassili, armurier des
i partisans, l'ouvrier, l'appre.nti, le
i forgeron, la jeune femme d* l'usine
i Kirov, Gregoriev le conducteur de
tanks, le colonel Vandalov, ,1'infir-
mière Nina Niîotchova, et ce jeune
lieutenant d'aviation qui prononce
de, si belles paroles d'adieu devant
son camarade qui vient de tomber,
tous ont vécu, malgré la guerre, la
plus belle des vies qu'ils pouvaient
vivre, symboles superbes de cet hu-
manisme communiste qui donne
p aux visages cette joie au. milieu des
pires souffrances dont tant de
spectateurs s'étonneront.

« On s'entend comme des frères,
on a décidé de ne pas reculer d'un
e p\s » chantent les chœurs. « L'es-
prit humain a subi une rude guer-
et il n'a pas fléchi », répond tout
̃e le peuple russe. « Notre lutte
i- continue po-ur la victoire et pour
l'avenir ».

*f a La France peut être fière de son
i- alliée.

Pot GAUiABD.

ÉCRASE LA FRANCE-

Le onze britannique a infligé une sévère défaite à l'équipe française. La seule
excuse que puisse invoquer cette dernière c'est de n'avoir pas fermé le jeu, ce qui nous
valut une partie intéressante, sans avantage territorial marqué (il y eut 4 corners
de part et d'autre). Mais pour le reste, l'équipe française fut surclassée, dans tous les
^iminis Ain™ nu» Vnn avait- psn&rA Id.-vnir iout'r avec un esrjrit F. F. I.. elle nous

Les batteries

du cap Gris-Nez
QUI BQMBAHDAIENT L'ANGLETERRE
DEPUIS QUATRE M

ONT ÉTÉ PRISES.
PARlESAtUÉS
I Les unités allemandes culbutées
par l'Armée rouge en Yougoslavie

Demain, la rentrée
TOUSAWVRE
POUR AIDER

L'EGOtE!

C'est donc demain que les petits
reprennent le chemin de l'éeolg
du moins ceux qui sont là. Mais un
grand nombre d'enfants ont été éva-
cués à la campagne et rien, n'a été
fait encore pour organiser leur re-
tour collectif. Les parents sinquiè-
tent du préjudice ainsi apporte aux
études. Nous savons que les moyens
de transport sont précaires ils exis-
tent pourtant. Ne pourrait-on pas
organiser le retour rapide des en-
fants évacués, soit par camions, soit
par chemin de fer ?

Les élèves des lycées ne rentrent
que le 9 octobre. Eux non plus ne
seront pas au complet: et. bien des
maîtres de tous les degrés sont en-
core prisonniers, déportés ou soldats
dans les F.F.I. Ils ont leurs héros
et leurs martyrs. Cependant l'ensei-
gnement primaire et l'enseignement
secondaire se réorganisent sur la
base provisoire des programmes
de 193S. La section moderne sans
latin va retrouver sa place au
lycée. C'est fort bi,e<n, mais tout ceci
doit être le prélude d'une réforme
pLus complète.

Il faut, d'autre part, penser aux
livres scolaires. Ceux qu'on demande
au lycée sont devenus introuvables,
Nous avons dit que beaucoup d'ins-
tituteurs ont sauvé leur bibliothèque
d'avant 40. Mais c'est insuffisant
et sait-on combien touche un direc-
teur d'école de Paris pour acheter
les livres qu'il doit fournir aux en-
fants ? 39 francs par an et par
élève.

i PAR 5 A 0

3rs que ion avait espere ia. vuu jvuïi o.ve^ un. cayxat. x- a-, j. w*& hw«o

)rsque 1 produisit du plus pur FFFA. Ul.L t:;¡,;)j;1.LJ.1.1.1. ,¡. 'l,J,.I,ç; 1

Seuls Vaast, plus' pur FFF A. avant d'etre >~lessés,,dis- I,

Seuls Vaast, Aston et Prouff, avant d'être blessés, dis-

*M,tà».ûwf lac* Viillac T fan Qiifroc oailf T^a Rni nui S311VF1. flllfil-

D'après le Daily Telegraph,
l'Armée Rouge a pénétré en ter-
ritoire' hongrois sur un front de
80 kilomètres et menace Szeged, la
deuxième ville du pays en étendue
et en population. Les troupes
rouges n'ont plus devant elles que
160 kilomètres de, plaines hon-
groises sans obstacle et sans dé-
fense pour atteindre Budapest.
L'AJlemagne est ainsi menacée
de perdre à brève échéance les
sources de pétrole de Hongrie le
blé hongrois lui fera également
défaut et ne pourra plus compen-
ser ta" per.te' des blés' d'Ukraine" et
de Roumanie.

En ce qui concerne la bauxite, la
situation est plus alarmante en-
core mais le danger stratégique
est le plus grave de tous, car
l'Allemagne se voit menacée d'une
invasion soviétique parla vallée du
Danube, invasion qui, très rapide-
ment, pourrait submerger l'Autri-
che et l'Allemagne méridionale,
C'est exactement cette menace qui
a fait perdre tout espoir au com-
mandement allemand en 1918.
En Hollande

Les Allemands ont renouvelé leure
furieuses attaqués contre le saillant
allié d'Eindoven-Nimègue. Ils amè-
nent des renforts et déploient un*
vive activité d'aviation pour défendre
avec le plus grand acharnement la.po.
sition-clé des bouches du, Rhin et ten-
ter de reprendre la bande de terrain
entre le Waal et le Leck.avee Nimègue,
Les Alliés ont repoussé tous les as-
sauts et amélioré nettement leurs po-
sitions. Des patrouilles avancées oni
élargi le saillant de 22 kilomètres aus
environs du confluent de la Meuse el
du Waal; Elst a été entièrement net-
toyée.

A l'ouest de Turnhout, les Alliés
avancent sur un front de 10 kilomè-
tres Des élégjents avancés sont i
6 kilomètres fi sud-est de Bois-le-
Duc.

(Sitite en 2" page)

ques buts, furent inexistants.
Les Britanniques firent une
grande partie « technique » |
tous sont à féliciter, 1

600.10 F MRHI5 ¡
détenus politiques â

EN ALLEMAGNE n

L'Association des Victimes i
du nazisme

prépare leur retour e
Quand les troupes alliées triom- s
phantes libéreront les 600.000 prison- r
niers politiques qui se trouvent en I1
Allemagne, comment seront-ils ac- d
cueillis et traités en France ? A cet t
effet, nous sommes allés rendre visite T
à Y Association des Victimes du Na- :r:
zisme », 4, cité Monthiers. l,

Quels sont les outs de votre as- à
sociation ? 1 dentandoné-mous. t

Nous voulons, nous dit-il, que t
lès femmes des patriotes morts en
captivité aient une pension au même t
titre que les veuves de guerre.
Que les familles de déportés et em-
prisonnés politiques touchent, avec >
rappel, une allocation militaire.
Que tous les emprisonnés de Vichy
et de la Gestapo aient une solde jour-
nalière. Nous voulons la restitution
des biens confisqués.

Il faut aussi que chaque emprison-
puisse percevoir du linge, des vê-
tements, un secours immédiat.
Quant aux petits commerçants et
artisans un prêt d'argent serait né-
cessaire pour qu'ils puissent repren-
dre leur activité.

Comment envisages-vous le re-
tour les déportés T 1

D'accord avec la Croix-Rouge in-
ternationale, avec le Secours popu-
laire et. avec toutes les organisations
qui s'intéressent à cette question,
nous créons des centres d'accueil.
Nous demandons que tous nos ca-
marades sortis des camps d'Allema-
gne ou des prisons puissent bénéficier
d'un congé payé de trois niois pour
leur permettre de reprendre des for-
ces et de se réadapter à la vie nor-

male.

Nous voyons très grand, nous dit
M. Valériot, mais le sort de ces mil-
liers de patriotes qui ont tant souf-
fert mérite qu'on s'y arrête et qu'un
cherche à y remédier. pays a une
dette envers eux, qu'il doit payer.
Nous ne saurions mieux conclure.

Pourunereumonrapide
de l'Assemblée consultative

p'ar'

Marcel CACHIN |

/L faut revenir sur le grand
< discours prononcé par Chur-
< chill aux Communes le 28
septembre dernier. Le Pre-
mier britannique a rendu un loyal
hommage à l'Union soviétique, à
ses sacrifices immenses, à son rôle
déchif dans la guerre, à sa man-
suétude ûis-à-cîs des petits pays
qui l'entourent, à la sagesse poli-
tique de Staline. En un moment
des Francais semblent méconJ
naître les services rendus par l'U.
R.S.S. à l'Europe el à la France
et persistent dans un anticommu-
nisme qui semblait anachronique, il
est bon qu'une grande voix autori-
sée les rappelle à la réalité, à la
vérité! }' allais dire à la décence
Mais c'est une autre partie du
remarquable exposé de M. Chur.
chill que je veux soumettre à la ré-
flexion de tous nos compatriotes et
des dirigeants du pays.

Je -cite textuellement les propos
du Chef du Gouvernement britan-
nique

< Il semble possible de renfor-
cer ÏAsssmblée Consultative qui
siégeait à Alger par l'addition de
nouveaux éléments tirés de l'inté-
rieur de la France.

« Devant cette nouvelle assem-
blée, le Comité de la Libération
Nationale serait responsable.
« Cette mesure une fois prise
renforcerait considérablement la
position de la France au sein des
pays alliés.

< Elle rendrait possible la re-
connaissance du Gouvernement
provisoire de la France avec les
conséquences qui en découlent, re-
connaissance que nous désirons
voir se produire le plus tôt pos-
sible. >

La réception

de Walter Citrine
par le bureau
de la Ç. G. T.

Sir Walter Citrine, secrétaire
général des Trade-unions, a été
reçu, hier matin, par le Bureau
confédéral. de la C. G. T.

Le but principal de la visite était
de renouer officiellement les rela-
tions fraternelles entre les syn.
dicali.ste;s français et le mouvement
syndical international.

La session du matin a été consa-
crée à un échange de vues entre
les huit membres du Bureau confé-
déral et les deux représentants de
la F. S. I. sur les problèmes actuels
de la reconstruction syndicale en
France et en particulier de la Con-
férence mondiale de tous les
mouvements syndicaux interna-
tionaux.

Dans l'après-midi, les délégués
de la F.S.I. ont rencontré ceux des
diverses fédérations nationales.
Les perspectives d'atteindre l'unité
syndicale iNternationalë fcx plus
large possible ont été envisagées.

d

d

Dans sa récente réunion, le gou-
rernemênt a pris deux décisions,
!ont les suites peuvent avoir de
;randes conséquences réquisition
les usines Renault et Groupement
lational des Houillères. Nous s
.vons voulu connaître l'opinion des
nilieux de la C.G.T. sur ces me-
ures. Nous sommeô allés inter-
iewer Benoît Frachon, secrétaire
e la C.G.T.

Tout d'abord, nous l'interrogeons
ur la réquisition des usines Re-
.ault.

Que signifie la réquisition t
La réquisition est une pre-
mière mesure d'ordre juridique qui
ise à substituer la gestion de
Etat à la gestion. patronale dans
me entreprise donnée. Pour Re-
.ault, la mesure s'imposait d'ur-
'ence. Les dirigeants de l'entrepri-
e, Lehideux et Renault, ayant été
mprisonnés pour crime de trahi-
on, l'usine Renault, qui peut four-
tir une importante quantité de
natérjel de guerre et des earnioria,
loit être remise en route au plus
ôt. La réquisition permettra cette
éprise sous la direction et la res-
lonsabilité du gouvernement; Dans
a région parisienne,' ainsi que
[ans tout le pays, i! est de nom-
ireuses entreprises dont les direc-
.ions ont été indignes cette
nesure s'imposera.

Est-il nécessaire de commenter
longuement cette sensationnelle dé-
claration ?

Est-il nécessaire d'en souligner la
grande portée nationale et interna-
tionale ?

Il nous apparaît d'abord que
tous les Français unis dans la dé-
fense de la patrie sont tris dési-
)-eux de voir reconnaître par tous
les alliés, et dans le plus bref dé-
lai, le gouvernement du généralde
Gaulle.

Il nous apparaît aussi que pour
obéir aux règles de la, démocratie
h gouvernement du général a inté-
rêt à s'entourer de représentants
très directs et incontestés du peuple
français tout entier. On ne peut re-.
fuser te titre aux membres des di-
verse organisations de' la Résis-
tance qui ont déjà siégé à l'As-
semblée d'Alger. Et puisqu'on a
décidé d'augmenter le nombre des
délégués à l'assemblée, il n'est pas
malaisé de procéder rapidement à
cet élargissement préliminaire après
accord avec la Résistance.

Cela fait, on réunirait sans tar-
der l'Assemblée consultative puis-
que cette réunion doit hâter une
reconnaissance attendue impatiem-
ment par la France entière et en
premier lieu, comme il se doit, par
le général de Gaulle lui-même.
Nous nous adressons à Félix
Gouin, président de l'Assemblée, à
Monsieur le Président Jeanneney
dont la haute autorité est reconnue
de tous, au chef de l'Etat, général
de Gaulle, pour qu'ils veuillent
bien retenir une suggestion qui
s'inspire uniquement de l'intérêt de
la France.

1 DIMANCHE 8 OCTOBRE

Une cérémonie s'est déroulée, hiar, dans Is XVH*. au cours de laquelle
s des ileurs ont été déposées boulevard Gouvipn-Saint-Çyr, à l'endroit où.
s trois patriotes ont été lusillés par les envahisseurs {Photo Humanité.) ̃̃
̃ ilillîlîlif ûl SOMill

«// faut appliquer la partie du pro.
gramme qui prévoit la confiscation des
biens des traîtres et faire fonctionner les
entreprises comme établissements de
l'Etat avec participation à la direction
des ouvriers et des techniciens »,

no s aéure Benoît FRACHON
Secrétaire de la C.G/T.

à propos de la réquisition des usines Renault et du
Groupement national des Houillères

La réquisition ne 'signifie
donc pas la confi&cation t

Mais pas du tout. C'est une
première mesure qui peut être sui-
vie ou non de la confiscation. Nous
espérons que, pour Renault, la con-
fiscation ne tardera guère.

Selon toi, s'agit-il de confis-
cation pure et simple ou d'une net* =
tionalfsation avec iatdewrvité t
Le cas Renault eat assez
clair pour qu'il n'y ait aucune hé-
sitation à lui appliquer,la partie
du programme du C.N.R. qui pré-
voit la confiscation des biens des
traîtres. Je pense d'ailleurs qu'il
ne faudra pas se contenter de con-
fisquer l'usine, mais aussi les'
fonds dont Renault dispose, ainsi
que toutes les filiales de l'entre-
prise.

Dans le cas de confiscation,
comment, à ton avis, devrait fànc-:
tionneî" l'entreprise

1 Mais comme établissement de
l'Etat, avec participation à la di-
rection des ouvriers et des techni-
ciens.-
Que penses-tu de la décision
gouvernementale de constituer «».;
Groupement national des Houillè-
res du Nord et du Pas-de-Calais f
Pour le, moment, je n'en puis.
rien penser. Cette notion 'd'un

groupement national est trop va-
gue pour qu'on puisse déceler les'
intentions du gouvernement.

Dans les syndicats, nous ai-
mons les formules claires. Quand
̃elles ne le eont pas, nous réser-
vons notre jugement.

Tu as cependant une opinion Sur
ce qu'il conviendrait ebe faire dans les
mines ? 1 ̃

Bien «entendu, p'abord, ne pas
permettre que se développe' la cam-
pagne intéressée sûr le patriotisme
"dès gens du Comité ûès ̃nouMÈrës.
La fédération du sous-sol a eu rai-
son de riposter comme elle l'a fait
aux communiques de presse tendant
à accréditer ce mensonge. ."̃
Les mineurs de tous ]es bassins ^da.,
France ont mené de dures -grèves du-
Tant l'occupation. Ils se sont ingé-
niés à organiser le sabotage. Tu peux
aller partout et tous te diront qu'ils
se sont heurtés dans leur lutte par '.>:
triotique non seulement à la Gestapo,
mais aux consignes des 'directions qui ̃
poussaient sans cesse à la surprôduc- f
tion. ̃ ̃ ̃ fe
(Suite e».2* pn-gi:) >ï"

En présence des autorités
américaines

cinq bandits hitlériens
exécutés par les patriotes
Le dimanche 27 août, à Chalautrè- ;i
la -Petite, deux soldats, allemands- i,
ayant été< faits prisonniers par unàr;:
patrouille avancée américaine, l'ober-
leutnant Pohl, du 148» régiment d'ar-
tillerie allemand, a fait fusilier 22 i
'hommes sur les 300 habitants du vil-
Jase, âgés de 16 ans et demi à .75
ans. Neuf d'entre les condamnés ont
pu échapper au massacre, diverse-
ment blessés, en simulant la mort ou
en- prenant la fujte après la premières':
rafale de mitraillette., ̃{̃̃̃
Quelques jours plus tard, un adju-
dant d'artillerie allemand et quatre
S. S. ayant participé au forfait, re-
joints, par les F,F.I; locaux; ont été
exécutés sur la place publique par
quatre volontaires apparentés aux
victimes, ce en présence des autorités

américaines.

Comme tous les journaux,
l'Humanité ne paraîtra pas
demain, lundi 2 octobre.
Cette mesure provisoire de
non-parution un jour par se.
maine ne saurait être main-
tenue plus longtemps sans
justification sérieuse. Qu'on
revienne vite à la tradition
française
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