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Full bibliographic record:

Titre : Niels-Henrik Abel : sa vie et son action scientifique ([Reprod. en fac-sim.]) / par C.-A. Bjerknes,... ; trad. française rev. et considérablement augm. par l'auteur

Éditeur : J. Gabay (Sceaux)

Date d'édition : 1884

Contributeur : Bjerknes, Carl Anton. Traducteur

Sujet : Abel, Niels Henrik (1802-1829)

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (III-368 p.) ; 24 cm

Format : application/pdf

Droits : conditions spécifiques d'utilisation - Microformes et reprints

Identifiant : ark:/12148/bpt6k4030m

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37272276d

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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une période éminemment riche en investigateurs et écrivains

s'étant illustrés dans les mathématiques. Toutefois, cette richesse

était sans doute trop grande pour pouvoir se conserver longtemps,

même dans un pays comme la France. En ce qui regarde les

mathématiques pures, ou, pour parler avec plus de précision, la

pure anaLyse, on avait dépassé le point culminant. Telle était du

moins l'opinion d'Abel lorsqu'il considérait l'ensemble de la

situation, et non pas seulement quelques représentants distingués

de la science.

Sauf de rares exceptions, toutes les fortes intelligences qui ne

s'occupaient pas de géométrie, comme Poncelet et Hachette,

cultivaient les diverses branches des mathématiques appliquées.

Cet état de choses enlevait tout intérêt d'actualité aux recherches

d'Abel, qui appartenaient à un tout autre ordre, et devait devenir

un nouvel obstacle au succès du jeune Norvégien. Bien des faits

confirment d'ailleurs l'opinion d'Abel. Laplace, devenu très vieux,

qui avait maintenant terminé sa grande oeuvre et qui n'écrivait

plus, s'était surtout occupé des hautes questions de la mécanique

céleste. Fourier, Ampère, Poisson, etc., s'intéressaient surtout

aux questions physiques. Lacroix était bien mathématicien, dans

le sens propre du mot, mais déjà trop âgé pour pouvoir pénétrer

avec quelque énergie dans des recherches abstraites aussi nouvelles

que l'étaient celles d'Abel; et d'ailleurs, il était plutôt écrivain

qu'investigateur profond. Legendre travaillait encore avec une

vigueur admirable, et cela dans le même sens qu'Abel; mais la

force d'un octogénaire devait bientôt s'épuiser. Aussi lorsque le

vieux géomètre connut enfin les travaux du jeune homme- qu'il

rencontra par hasard à Paris-, il arriva qu'il lui était très difficile

de le suivre Abel marchait trop vite pour lui. Cauchy, parmi les

savants distingués encore dans la pleine vigueur de l'âge, était

donc presque le seul qui cultivât alors, avec prédilection, les

mathématiques pures ou l'analyse.

Mais ici, pour quelque raison que ce soit, il devait y avoir

défaut d'entente entre les deux esprits. D'ailleurs, il ne nous

étonnerait guère que Cauchy, mathématicien de haute réputation