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Titre : Niels-Henrik Abel : sa vie et son action scientifique ([Reprod. en fac-sim.]) / par C.-A. Bjerknes,... ; trad. française rev. et considérablement augm. par l'auteur

Éditeur : J. Gabay (Sceaux)

Date d'édition : 1884

Contributeur : Bjerknes, Carl Anton. Traducteur

Sujet : Abel, Niels Henrik (1802-1829)

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (III-368 p.) ; 24 cm

Format : application/pdf

Droits : conditions spécifiques d'utilisation - Microformes et reprints

Identifiant : ark:/12148/bpt6k4030m

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37272276d

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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des dames qui soignèrent Abel.- « Du jour », raconte-t-elle, « où

nous entendîmes qu'il allait être nommé à l'Université de Berlin,

nous le vîmes dépérir sensiblement, et ses plaisanteries, naguère

si vives, cessèrent pour toujours. »

Legendre n'avait donc pas compris l'allusion si délicate d'Abel

Il n'avait pas suffisamment remarqué la note sur laquelle son

attention devait se fixer; et tant d'efforts multipliés aboutissaient,

non à la délivrance du Mémoire captif, mais à la manifestation

d'une admiration profonde

Toutefois, le résultat qu'Abel poursuivait fut atteint; mais

indirectement, et sans qu'il ait pu le soupçonner ou seulement

l'espérer. En effet, dans une lettre datée du 9 février, Legendre

parla à Jacobi des communications fort intéressantes qu'il avait

reçues d'Abel, et qui contenaient une si large généralisation de la

belle intégrale d'Euler. Il attira plus spécialement son attention

sur cette matière, en citant le « 4e cahier du tome III du Jouraaal

de Crelle, page 313 ». C'est alors que Jacobi, dans sa lettre du

14 mars, jeta le cri d'alarme, et que les yeux du vieux Legendre

s'ouvrirent.

Mais jamais Abel n'a pu connaître ce fait, si heureux pour lui

il devait mourir sans en rien savoir et en gardant son secret.

A partir de ce moment, Abel perdit de plus en plus l'espérance

de recouvrer la santé. Par moment, toutefois, il ne voulait pas

croire à une fin fatale de sa maladie. Et son médecin le confirmait

dans ses illusions, pour ne pas lui enlever tout espoir.

Mais le travail de sa pensée ne s'arrêtait jamais. Son cerveau

surexcité ne pouvait retrouver le repos dont il avait tant besoin.

Il semble qu'il pensait à sa gloire perdue, et qu'il avait hâte de la

reconquérir.

Quinze jours avant sa mort, il dit à une des sœurs qui le

soignaient, à Ilannah, dont le mari était marin « Si j'avais le

bonheur de vivre encore un mois, je deviendrais immortel aux

yeux de ton mari et de tous les marins. » Il essaya ensuite