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Full bibliographic record:

Titre : Niels-Henrik Abel : sa vie et son action scientifique ([Reprod. en fac-sim.]) / par C.-A. Bjerknes,... ; trad. française rev. et considérablement augm. par l'auteur

Éditeur : J. Gabay (Sceaux)

Date d'édition : 1884

Contributeur : Bjerknes, Carl Anton. Traducteur

Sujet : Abel, Niels Henrik (1802-1829)

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (III-368 p.) ; 24 cm

Format : application/pdf

Droits : conditions spécifiques d'utilisation - Microformes et reprints

Identifiant : ark:/12148/bpt6k4030m

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37272276d

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Il existe de certaines analogies dans le développement de Jacobi

et celui d'Abel durant les premiers temps de leurs études. On voit

que, de bonne heure et dès l'école, ils ont commencé tous les deux

par l'étude des œuvres des grands maîtres, celles d7Euler et de

Lagrange. Nous avons fait remarquer que Jacobi s'est occupé aussi

dans sa jeunesse du problème de la résolution de l'équation du

cinquième degré, sans continuer cependant d'étudier cette difficile

question avec le même acharnement et le même succès qu'Abel.

Mais son intérêt ne pouvait guère se concentrer à la longue

fortement et exclusivement autour des œuvres des grands auteurs,

comme c'était le cas pour Abel. Le géomètre allemand vivait

dans des circonstances essentiellement différentes, et il se trouva

donc sous l'empire de nécessités et d'exigences d'une tout autre

nature.

Pour lui, comme pour le grand nombre des jeunes adeptes de la

science, il dut se présenter, cela va sans dire, des avantages inap-

préciables dans toutes ces institutions, et nous pouvons même dire

dans toutes ces mœurs scientifiques, développées pendant le cours

des siècles, dans leur ancien pays. De plus, pour lui comme pour

tant d'autres, dans de pareilles circonstances, il s'était rencontré

de bonne heure des occasions d'entrer en relation avec les

grands hommes de l'époque et d'obtenir la protection précieuse

de leur autorité; Jacobi, beaucoup plus tôt et plus intimement

qu'Abel, se mit aussi en communication avec Legendre, et il eut

la bonne fortune de faire la connaissance personnelle de Bessel,

qui exerça sur lui, comme le raconte Dirichlet, la plus puissante

influence.

Jacobi, l'éminent écrivain futur, devait naturellement aspirer

à obtenir une place dans une des Universités de l'Allemagne, et

avec ses grands .talents, avec « l'inépuisable trésor de connais-

sances qu'il avait su acquérir de très bonne heure, ses plus belles

espérances devaient être légitimes. 11 avait au moins en ce sens

un grand avantage sur Abel, qui, en récompense de toutes ses

hautes études, n'aurait jamais obtenu vraisemblablement une

position à l'Université.