Your request:


Downloading format: : Texte

Screens 152 à 152 sur 382

Nombre de pages: 1

Full bibliographic record:

Titre : Niels-Henrik Abel : sa vie et son action scientifique ([Reprod. en fac-sim.]) / par C.-A. Bjerknes,... ; trad. française rev. et considérablement augm. par l'auteur

Éditeur : J. Gabay (Sceaux)

Date d'édition : 1884

Contributeur : Bjerknes, Carl Anton. Traducteur

Sujet : Abel, Niels Henrik (1802-1829)

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (III-368 p.) ; 24 cm

Format : application/pdf

Droits : conditions spécifiques d'utilisation - Microformes et reprints

Identifiant : ark:/12148/bpt6k4030m

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37272276d

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

The text below has been produced using a process called optical character recognition (OCR)
Since it is an automatic process, it is subject to errors you might find in this page. The O.C.R. ratio for this document is 98


Le mérite de Jacobi a donc consisté non pas à poser les

fondements mais à exhausser l'édifce. En se rapprochant, par

un vaste effort de pensée, des découvertes abéliennes, il péné-

tra dans un nouveau cercle d'idées, puis il les remania dans le

sens de ses propres découvertes, et, à la fin, il les domina de

plus en plus, et leur ouvrit une entrée, quoique certainement

sous une forme plus étroite, qui pouvait offrir une plus grande

facilité à la majorité des lecteurs.

Nous ferons une dernière remarque.

Dans son mémoire du 18 novembre, où il introduit sa notation

de l'inversion, Jacobi ne cite nulle part, avons-nous dit, le nom

d'Abel. Cette abstention de citer les origines lorsqu'il s'agissait

d'un objet d'une si haute importance, ou, en prenant les choses

au mieux, si l'idée pouvait lui avoir appartenu en même temps,

ce procédé de ne pas s'expliquer d'une manière précise sur

l'indépendance de sa découverte et sur son droit de copropriété,

tout cela constitue une manière d'agir que nous ne pouvons

considérer que comme une faute du jeune mathématicien.

C'était une faute semblable à celle qu'il commit lorsque, dans

les mémoires et les notes, peu considérables d'ailleurs en éten-

due et en nombre, qu'Abel a pu voir de lui avant sa mort, les

découvertes de celui-ci de quelque importance ne sont citées

jamais comme la source où Jacobi avait puisé. A plus forte

raison le géomètre de Konigsberg n'a pas désigné ces mêmes

découvertes de son devancier comme la vraie base sur laquelle

ses recherches, à leur début, étaient fondées pour une si large

part.

Et cela bien qu'en même temps et à plusieurs reprises, il le

reconnaisse pour Legendre, comme il l'explique plus tard, quoi-

qu'assez incomplètement, dans ses Fundumenta nova.

Cette omission de citer le nom d'Abel a été une faute, compa-

rable aussi à celle qu'il avait commise en n'indiquant pas à

Schumacher et à Legendre que ses théorèmes n'étaient qu'un

résultat de l'induction, et même qu'un peu plus tard, en face de

l'éloge flatteur que lui décernait Legendre en pleine Académie, il