CHEV CHEV CHEV 43 CHEV neste machine, qui recelait dans ses flancs la désolation et l'incendie. » « Notre armée avait recueilli les invalides de la grande armée. Nous aimions ce qu'il y avait de bon et d'honnête dans leurs mœurs mais notre génération ne pouvait s'empêcher de surprendre parfois en eux quelque chose de puéril et d'un peu arriéré, que l'oisiveté de la paix faisait ressortir à nos yeux. L'armée nous semblait un corps sans mouvement. Nous étouffions, enfermés dans le ventre de ce che- val de bois qui ne s'ouvrait jamais dans aucune Troie. » A. DE VIGNY. .Je remarque que c'est le comte d'Artois et le duc d'Orléans, père du roi Louis-Phi- lippe, qui ont le plus contribué à l'introduc- tion du cheval de course en France. On sait le bénéfice qui est advenu à chacun du progrès des idées anglaises. Le règne du vieux Priam aussi avait péri, il y a bien longtemps, par l'introduction d'un cheval- étranger dans les murs d'Ilion. Hélas! à quoi servent les exem- ples de la fatalité ̃ Toussknel. Allus. hist. Cheval de Caligula. Cet em- pereur, un des souverains les plus extrava- gants qui aient porté la couronne, s'étant pris de passion pour son cheval, nommé Incitatus, en fit son favori, lui monta une maison ma- gnifique, lui donna des meubles et des servi- teurs pour recevoir splendidement ceux qui venaient le visiter. Son écurie était de mar- bre, sa mangeoire'de nacre, sa couverture de pourpre, sa bride semée de pierreries. Ses gens lui présentaient sa nourriture dans des vases d'or, et on lui versait du vin dans des coupes de même métal; l'empereur le faisait souvent manger à sa table, et lui servait lui- même de l'orge doréej il l'avait nommé mem- bre du collège des pretres et projetait, dit-on, de le faire consul, quand Chéréas débarrassa la terre de ce monstre. Dans ses Mémoires, le cardinal de Retz a re- marqué que les Romains étaient descendus à un tel degré d'avilissement, qu'ils ne furent ni fort surpris, ni fort indignés, quand ils ap- prirent que Caligula voulait faire son cheval consul. Cyrano de Bergerac se plaisait à poser le problème suivant Quelle différence y a-t-il entre Caligula et Darius?. » Et il ajoutait « Caligula a fait son cheval empereur, tandis que Darius a été fait empereur par son che- val. » l'our l'intelligence de cette anecdote, v. Darius, fils d'Hystaspe. On rappelle la folle élévation du cheval de Caligula quand on veut qualitier quelque acte d'extravagance de la part d'un homme au pouvoir: a Depuis le cheval de Caligula, qui fut nommmé consul, on ne citerait pas un seul quadrupède qui ait eu une fortune plus ra- pide, plus éclatante que Souvenir, le vain- queur du prix du Jockey-Club, du derby de Chantilly. Son nom est dans toutes les bou- ches l'Europe acclame sa gloire; il contre- balance la vogue des Misérables, de M. Vic- tor Hugo. » Le pouvoir ne se prouve sa force à lui- même que par le singulier abus de couronner quelque absurdité des palmes du succès, en insultant au génie, seule force que le pouvoir absolu ne puis.se atteindre. La promotion du cheval de Caligula, cette farce impériale, a eu et aura toujours un grand nombre de repré- sentations. » Allus. hist. Un cheval! un cheval Mou rojnuiuc pour un cheval! Allusion à une ex- clamation du roi Richard III, et qui, dans l'ap- plication qu'en font les écrivains signifie qu'on est disposé à tout sacrifier pour la pos- session d'une chose vivement désirée. Richard III, roi d'Angleterre, quatrième fils de Richard, duc d'York, Vta d'abord le titre de duc de Glocester. Il s'outint de tout son pouvoir, pendant la guerre des Deux- Roses, son frère Edouard IV contre la maison de Lancastre. Mais à la mort d'Edouard, qu'on l'accuse d'avoir empoisonné, il fut nommé régent de ses neveux, et montra alors sans contrainte toute la cruauté de son caractère il fit périr sous divers prétextes tous ceux qui avaient été attachés au dernier roi et qui por- taient intérêt à ses fils, et finit par faire étouffer les jeunes princes eux-mêmes dans la Tour de Londres, pour régner sans contesta- tion. C'est alors que s'éleva un vengeur, Henri Tudor, rejeton de la maison de Lan- castre, et connu sous le nom de comte de Richmond. Richard marcha contre lui, à la tête d'une armée, et fut vaincu et tué à la ba- taille de Bosworth (1485). La mêlée fut terri- ble. Richard, à la vue des bataillons du comte de Richmond qui s'avançaient en bon ordre, parut frappé d'une sorte de vertige et saisi de frénésie. Il s'écria plusieurs fois hors de lui- même U)i chevall un cheval! Mon royaume pour un chevall Puis, lorsqu'on lui eut amené son coursier de bataille, il s'élança comme un forcené au milieu des rangs, cherchant à join- DE Bonald. Albéric Second. HONORÉ DE BALZAC. dre son rival; mais, ayant été entouré, il tomba percé de coups. Casimir Delavigne et Shakspeare ont mis tous deux Richard III sur le théâtre. Le tra- gique anglais a décrit la bataille, et c'est sur- tout la scène tv de l'acte V qui a popularisé le cri d'impatiente colère de Richard. a CATESBY. Du secours, milord de Norfolk du secours du secours Le roi a fait des pro- diges au-dessus des forces d'un homme. II brave audacieusement tous les dangers. Son cheval est tué, et il combat à pied, cherchant Richmond jusque dans le sein de la mort. Du secours, cher lord, ou la bataille est per- due Le Roi RICHARD accourant. Un cheval! un cheval! Mon royaume pour un cheval! CATESBY. Retirez-vous, seigneur, et je vous ferai trouver un cheval. LE roi RICHARD. J'ai joué ma vie sur un coup de dé, j'en veux courir les risques. Je crois en vérité qu'il y a six Richmond sur le champ de bataille; j'en ai déjà tué cinq pour un que je cherche 1 Un cheval! un cheval! Mon royaume pour un cheval! a Les allusions que l'on fait à ce cri déses- péré ont presque toujours lieu dans ces mo- ments suprêmes où l'on est disposé à tout sacrifier pour une planche de salut. Quelque- fois aussi elles ont lieu sous une forme iro- nique Un cheval! un cheval! Mon royaume pour un cheval! s'écriait Richard III. Adolphe eût donné la terre entière pour pouvoir à l'in- stant même quitter Lyon au galop. Il respi- rait à peine; ses artères battaient dans son cerveau à le rendre sourd; il avait la fièvre. Force lui fut cependant d'attendre le départ de la lourde voiture, si improprement nommée diligence, où sa place était retenue pour le lendemain. » « Un jour d'avril, j'étais en train de faire un peu de copie, quoiqu'il y eût un beau soleil au ciel. J'entre dans ma chambre. Je cherche l'outil principal. Point de plume d'oie ni de, métal. Je me mets à crier comme Richard III Une plume! une plume! Tout mon royaume de la bohème pour une plume! » n Il aurait fallu une corde, Jean Valjean n'en avait pas. Où trouver une corde à mi- nuit, rue Polonceau? Certes, en cet instant-là, si Jean Valjean avait eu un royaume, il l'eût donné pour une corde. » ̃ « La révélation foudroyante de Lucrèce Borgia, annonçant aux convives de la prin- cesse Negroni qu'elle vient de les empoison- ner tous, ne produisit peut-être pas sur le moral de ces jeunes seigneurs une impression de terreur égale à celle que m'a fait éprouver à moi la lecture de l'ouvrage de M. A. Che- valier Traité sur les méfaits du commerce. Tous mes écrits, tous mes fusils, tous mes chiens pour un cheval. je veux dire pour un bateau à vapeur qui m'emporte bien vite loin de ces bords empestés. Mais où se cacher? où fuir pour éviter l'atteinte de la persécution? Toussenel. Allas. hist. L'herbe ne croît plus où mon cheval ii i>R&sé, Phrase prononcée par Atti!a pour peindre par une image frappante la dé- vastatioti qui suivait ses pas. V. ATTILA. AU US. hist. Cheval de Mazêppa, Allusion au cheval indompté sur lequel fut lié Mazeppa. V. ce nom. AUus. littér. Le eheval n'étant voulu venger du cerf, Allusion à une fable de La Fontaine, dans laquelle le cheval implore le secours de l'homme pour se venger d'une in- jure que le cerf lui avait faite Que le cerf ne fût pris, et n'y laissât la vie. Mais quand le cheval, remerciant son ven- geur, voulut retourner en son Non pas cela, dit l'homme; il fait meilleur chez nous; Je vois trop quel est votre usage. Cette fable s'applique à ceux qui, pour la satisfaction d'une passion aveugle, s'exposent aux plus fâcheuses conséquences L'Assemblée nationale, en soulevant le peuple, a bien pu renverser le trône, mais elle ne peut sauver un citoyen. Le temps viendra que l'Assemblée dira à l'armée ci- vile Vous m'avez sauvée de l'autorité, mais qui me sauvera de vous? Songez, Assemblée nationale, au cheval qui appelle l'homme à son secours. ̃ Allus. littér. Cheval de Job, Allusion à un des plus sublimes passages de la Bible, H. BERLIOZ. HENRY MÛRGER. Victor HUGO. L'homme lui mit un "frein, lui sauta sur le dos, Ne lui donna point de repos Séjour sauvage Demeurez donc; vous serez bien traité, Et jusqu'au ventre en la litière. Rivarol. qui renferme une magnifique description du cheval. Pendant l'entretien de Job avec ses amis, quelques mots de doute sur la justice de Dieu s'échappent des lèvres du patriarche. Tout à coup le Très-Haut, du sein de la nue, fait en- tendre sa voix formidable comme le tonnerre, et, sans daigner expliquer ses décrets, rap- pelle quelques-uns des prodiges de sa puis- sance, et relève, avec une magnificence de langage que rien n'égale dans l'Ancien Testa- ment, la splendeur de sa majesté. Les des- criptions qu'il fait de quelques animaux, avec lesquels il défie Job d oser se mesurer, por- tent une empreinte de véritable grandeur « As-tu donné au cheval sa force et son courage? As-tu orné son cou d'une crinière flottante ? Il bondit aussi léger que la saute- relle, et son hennissement est la voix de la terreur. Il frappe du pied la terre et se rit du glaive qui menace sa poitrine. Les flèches volent, les piques étincellent, et, de son pied irrité, il creuse le sol. Mais la trompette sonne, il hennit, il bondit, il flaire de loin la bataille et dit « Allons!» » Dès qu'a sonné l'airain, dès que le fer a lui, II s'éveille, il s'anime, et, redressant la tête, Provoque la mêlée, insulte à la tempête; De ses naseaux brùlants il souffle la terreur; II bondit d'allégresse, il frémit de fureur; [lance; On charge, il dit: -Allons! se courrouce et s'é- 11 brave !e mousquet, il affronte la lance. DELILLE, les Trois rêtjnes, chant vm. Les écrivains rappellent le cheual de Job, et surtout, ce cri d'ardeur guerrière :o Allons! » chaque fois qu'ils ont à peindre un courage bouillant, impatient de se jeter au milieu des périls « Le gamin joue dans le ruisseau et se re- dresse par l'émeute son effronterie persiste devant la mitraille c'était un polisson, c'est un héros; ainsi que le petit Thébain, il secoue la peau du lion; le tambour Barra était un gamin de Paris; il crie :« En avant I » comme le cheval de l'Ecriture dit Allons! et, en une minute, il passe du marmot au géant. » VICTOR HUGO. «Vienne une révolte, par exemple; sem- blable au cheval de Job, le gamin de Paris tressaille, et l'ivresse du combat gonfle d'a- vance sa narine. » «L'hippogriffe, dont le type esquissé par l'Arioste laissait d'ailleurs pleine carrière à la fantaisie de l'artiste, n'a pas été compris par M. Barye moins heureusement qu'Angélique et Roger. Cet animal merveilleux,' dont la na- ture ne fournit pas de modèle, qui tient à la fois de l'aigle et du chevalt dévore l'espace comme le coursier de Job, et souffle le feu par ses naseaux dilatés. » L'ivresse de la polémique est quelque chose d'analogue à l'effet que produisent sur le champ de bataille l'odeur de la poudre et le bruit de la trompette, qui, selon Job, fait dire au cheval Allons! Or, M. Louis Veuillot n'est point une de ces natures calmes et un de ces esprits modérés et doux qui ne des- cendent dans l'arène qu'avec une certaine répugnance. Comme le cheval de Job, il est né pour la guerre; loin de craindre la mêlée, il la cherche. » porte Les grands hommci à 1 hôpital, Allusion à deux vers du poëte Maynard. V. PÉGASE. Cheval (TRAITÉ DE LA CONFORMATION DU), du choix des chevaux et des baruti, par Bour- gelat. La première édition de cet ouvrage fut tirée à un très-petit nombre d'exemplaires, qui furent distribués seulement aux élèves et à quelques ofticiers de cavalerie; mais, dès qu'il a été connu, les étrangers se sont em- pressés de le traduire, et il a eu en France cinq éditions, dans un petit nombre d'années. L'immense succès de ce livre a tenu à ce qu'il est utile non-seulement aux vétérinaires, mais encore aux naturalistes, aux écuyers, aux peintres, aux sculpteurs. VICTOR FOURNEL. GUSTAVE PLANCHE. Alfred NETTEMENT. Allus. littér. Pcgatte est un cheval qui Ce livre se divise en trois parties. La pre- mière expose la conformation extérieure du cheval; la deuxième traite du choix des che- vaux et des soins qu'ils réclament; la troi- sième a pour objet la multiplication de ces aui- maux et l'étude des haras. Dans la première division de son ouvrage, Bourgelat définit cha- que partie, assigne sa situation précise, et cou- sidère dans chacune d'elles tout ce qu'elle offre d'important à connaître. Enfin, il termine la première section de ce livre par un article sur les poils ou robes, les balzanes et les dif- férentes marques naturelles. « La variété des robes ou des poils dans les animaux, dit Bour- gelat, n'est qu'un jeu de la nature, et ne sau- rait être un indice de leur bonne ou mauvaise organisation; de tous les poils et de toutes les marques, il est de bons chevaux. » Après avoir considéré la forme de chaque partie en détail, Bourgelat les examine ensuite dans leurs rapports les unes avec les autres, re- cherche l'unité et l'harmonie qui doivent ré- gner entre elles, et qui constituent, d'une part, ce que l'on appelle la beauté, et sont, de l'autre, un indice des qualités de l'animal. La beauté, dit-il, n'est pas à la portée de tout le monde et, en effet, tels traits hardis de l'ar- chitecture qui sont des miracles de l'art pour des yeux savants seront absolument dédaignés et paraîtront même des défauts à ceux qui ne sont pas faits pour en juger. Des hommes bien différents entre eux peuvent être d'une beauté parfaite il en est de même de plusieurs chevaux; un animal'peut être épais et court, il peut avoir une taille déliée, médiocre et être exactement proportionné; ainsi il peut y avoir mêmes proportions, et cependant va- riété dans les figures. Pour acquérir la con- naissance des proportions, Bourgelat suppose une mesure commune à tous les chevaux c'est la longueur de la tète, à laquelle on com- pare les autres parties; cette mesure ne pou- vant pas suffire, la longueur de la tête est divisée en trois parties qu'on nomme primes, chaque prime en trois secondes, et chaque seconde en vingt-quatre points. L'auteur in- dique ensuite les inconvénients attachés aux différents défauts de proportions dans le che- val. Il étudie après cela les aplombs et la di- rection des membres; il explique pourquoi telle partie du squelette a telle forme, telle dimension, telle direction plutôt que toute autre; pourquoi une articulation est mobile, une autre fixe, une troisième douée de mou- vements très-obscurs il conclut de toutes ces considérations que la nature, non moins mer- veilleuse par son économie que par sa fécon- dité, ne va jamais au delà du besoin. Le cha- pitre qui suit traite de l'action en garantie et des cas rédhibitoires. L'auteur ne reconnaît que trois maladies rèdhibitoires la morve, la pousse et la courbature. Bourgelat voudrait que, conformément à la police observée par les Romains et à l'édit fameux des édiles, tout vendeur fût obligé de déclarer les défauts de l'animal qu'il vend et n'eût pas même la faculté de s'excuser sur son ignorance. Comme on ne peut maintenir le cheval en santé que par des soins attentifs, Bourgelat donne, dans la seconde partie, les règles re- latives à la construction des écuries des auges, des râteliers; à la séparation des che- vaux, au placement des harnais et à la distri- bution des fourrages. Un article est consacré au pansement à la main et aux instruments qui servent à cette opération. Un chapitre renferme d'excellents principes et quelques erreurs sur les aliments du cheval. Bourgelat n'était pas botaniste voilà pourquoi il fait entrer dans la composition des bons fourruges des plantes malfaisantes, telles que la petite chélidoine, la pédiculaire, des orchis, etc., et oublie de parler des meilleures plantes four- nies par la famille des graminées et par celle des légumineuses. Dans la troisième partie de ce livre, Bour- gelat traite de la multiplication des chevaux ou des haras. Après avoir parlé de l'emplace- ment du haras, l'auteur cherche à démontrer que l'introduction d'étalons étrangers est d'une nécessité absolue. Il parle des appareillements, donne les préceptes qui doivent leur servir de base, détermine le choix des étalons, indique les tares et les défauts qui doivent être des motifs d'exclusion. Il veut que le cheval de selle ne soit admis à la monte qu'à six ans, et celui de carrosse à quatre ans et demi. Les chapitres suivants ont pour objet les règles d'hygiène applicables aux étalons et aux ju- ments poulinières, la monte, les signes de la chaleur dans la cavale, les soins qu'exigent les juments pleines, l'avortement, la parturi- tion. Enfin le dernier chapitre de cet excel- lent ouvrage traite des poulains, de leur hy- giène et des maladies auxquelles ils sont sujets. Après avoir dit un mot sur les mulets, et avoir déclaré que nous ne savons rien de positif sur la production de ces individus, Bourgelat formule des doutes et pose des questions re- lativement aux haras; il fait des remarques importantes, et rapporte quelques observa- tions intéressantes mais les aperçus qu'il donne sur ces différents points étant peu sus- ceptibles d'analyse, mieux vaut renvoyer au livre lui-même. Quand on compare cet ouvrage à une foule d'autres publiés sur cette matière avant Bour- gelat, on ne peut se dissimuler qu'il n'ait puisé presque tous ses principes dans son génie et dans une longue observation. Depuis cette époque, la science a marché; Bourgelat ver- rait aujourd'hui l'hippiatrique contemporaine en désaccord sur plusieurs points avec les idées qu'il a émises; mais il n'en conservera pas moins ses droits à notre reconnaissance, pour avoir fait faire dans son temps un pas immense à une science que l'on considère avec raison comme intimement liée à la prospérité publique. Chevaux au Manège (LES), ouvrage trouvé dans le portefeuille de M. le prince Lambesc, grand écuyer de France, pamphlet (1789). Le choix du bâtiment appelé le Manège pour le siège de l'Assemblée nationale donna lieu à quelques pamphlets il en parut plusieurs simul- tanément. Le plus spirituel, le seul qui soit digne d'être cité, porte le titre que nous venons de rappeler. Cet opuscule, par une apprécia- tion assez plaisante de la passion dominante chez nos représentants, que les gentilshommes encroûtés de féodalité appelaient une prétin- taille délibérante, les présentait dans une sorte