CIIEV CHEV CHEV CHEV 35 minée carrément, à tiges des pennes prolon- gées en épines au delà des barbes; doigts an- térieurs assez longs, l'extérieur presque égal au médian, l'interne plus court; pouce très- court tarse plus long que le médian. Ce genre renferme un certain nombre d'espèces, qui se trouvent, les unes sur l'ancien continent, les autres en Australie et en Amérique ces der- nières sont en général de bien plus petite taille. Ces oiseaux, à l'aide des pointes de leurs rectrices, se tiennent cramponnés ver- ticalement sur les arbres et les rochers. CHÉTUSIE s. f. (ché-tu-zî). Ornith. Genre d'oiseaux, formé aux dépens des pluviers. CHETWOOD ( Guillaume -Rufus), auteur dramatique anglais, mort en 1766. D'abord li- braire, il entra comme coiffeur au théâtre de Drury-Lane, et devint ensuite professeur de déclamation. Chetwood a composé quelques pièces de théâtre The Stock-Jobbers (1720); Generous freemason (1731), etc., et une His- toire générale du théâtre, assez faible, mais où l'on trouve toutefois des faits curieux et piquants. CHEULER v. n. ou intr. (cheu-lé). Patois. Pleurer avec force. CHEUQUE s. f. (cheu-ke). Ornith. Autruche d'Amérique ou nandou. V. ce dernier mot. CHEURME s. f. (cheur-me). Mar. Forme ancienne du mot chiourme. CHEUSSON s. m. (cheu-son). Cousin, mou- cheron. il Fig. Moine. Il Vieux mot. CfiEUTE s. f. (cheu-te). Forme ancienne du mot chute. CIIEUX, bourg et commune de France (Cal- vaûosj, arrond. et à 13 kilom. O. de Caen; 952 hab. Commerce de moutons et de grains. Grande et belle église, composée d'une longue nef avec bas-côtés, transsept et abside. Le chœur, le transsept et les chapelles appartien-' nent au style roman du xne et du xine siècle. Près de l'église, au midi, on voit les bâti- ments de l'ancienne baronnie de Cheux, en partie du xve siècle. CHEVAGE s. m. (che-va-ge rad. chep. Féod. Droit qui était dû par tout chef de la- mille aubain et bâtard. CHEVAGE s. m. (che-va-je rad. chever). Techn. Action de chever une pierre précieuse. Il Opération qui consiste à donner au verre ramolli par la chaleur la forme d'un moule. CHEVAGIER s. m. (che-va-jié). Féod. Au- bain ou bâtard soumis au droit de chevage. CHEVAGNES, bourgde France (Allier), ch.-l. de cant., arrond. et à 18 kilom. N.-E. de Mou- lins, sur la petite rivière d'Acolin; pop. aggl. 399 hab. pop. tot. 1,009 hab. Eglise parois- siale assez ancienne; restes d'un ancien châ- teau. CHEVAINE s. f. (che-vè-ne). Ichthyol. Syn. de CHEVUSNE. CHEVAL s. m. (che-val. Pour l'étymol., v. l'encycl.). Animal de la famille des soli- pèdes, dont l'espèce presque entière est ré- duite à l'état de domesticité, et sert à l'homme de monture et de bête de trait CHEVAL noir, blanc, gris, isabelle, pommelé. CHEVAL sau- vage. CHEVAL entier. CHEVAL hongre. CHEVAL fougueux, docile. Dresser, manier, monter un cheval. Mettre soit CHEVAL au pas, au trot, au galop. Courir, galoper sur un CHEVAL. Le général eut deux CHEVAUX tués sous lui. Le CHEVAL réunit la force et la noblesse. {Buff.) Les CHEVAUX arabes sont les plus beaux que l'on connaisse. (Buff.).Aussi intrépide que son maître, le CHEVAL voit le péril et l'affronte. (Buff.) Les CHEVAUX qui hennissent le plus souvent, surtout d'allegresse et de désir, sont les meilleurs et les plus généreux. (Buff.) Le CHEVAL, attribut de Mars et surtout de Nep- tune, a été souvent représenté sur les médail- les. (Bachelet.) Tout est délicieux et Profitable dans l'usage intelligent d'un cheval. (Prévost- .Paradol.) Le CHEVAL n'est pas seulement la plus noble, mais aussi la plus difficile eon- quête que l'homme ait jamais faite sur la na- ture. (L. Enault.) Il Pour les zoologistes, Genre unique de la famille des solipèdes, comprenant six espè- ces L'âne et le zèore sont des espèces du genre CHEVAL. Toutes les espèces du genre CHEVAL paraissent très-bien partagées sous le rapport des sens. (C. d'Orbigny.) Il Cheval-cerf, Espèce d'antilope' se dit aussi du cerf des Ardennes. Il Cheval marin ou de rivière, Nom donné quelquefois à l'hippopotame et au morse. On a aussi donné ce nom à un animal fabu- leux, que l'on représentait avec une tête et une encolure de cheval terminée par une queue de poisson. Il Cheval-tigre, Nom que l'on a donné quelquefois à la girafe, u Cheval du Cap, Cheval quaccha ou couagga de Buffon. Par ext. Cavalier, soldat qui combat sur Le cheual aime l'homme, il aspire à lui plaire. ROSSET. J'ai vu, seigneur, j'ai vu votre malheureux fils Tratné par les chevaux que sa main a nourris. RACINE. Malheureux, laisse en paix ton cheval vieillissant, De peur que tout h coup efflanqué, sans haleine, II ne laisse en tombant son maitre sur l'arène. BOILEAU. Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de tous les côtés au soleil exposé. Six forts chevaux tiraient un coche. LA FONTAINE. un cheval; le pluriel est seul usité La cava- lerie de Darius était de trois mille CHEVAUX. (Vaugelas.) Je n'étais que petit officier que vous commandiez dix mille CHEVAUX. (Mol.) Cheval pur sang, Cheval d'une race qui n'a pas été mélangée Le CHEVAL PUR sang meurt à la peine le courage ne lui fait ja- mais défaut. (E. Chapus.) Cheval de carrosse, Cheval de trait que l'on .attelle à un carrosse, à une voiture Je préfère un homme de lettres à un bon cuisi- nier et à deux CHEVAUX DE CARROSSE. (Volt.) Il Fam. Homme brutal et ignorant Tout cela est écrit du style d'un CHEVAL DE CARROSSE. (Volt.) H On dit CHEVAL DE CHARRUE dans le même sens. Cheval de bataille, Cheval dont un ca- valier, un homme d'armes fait sa monture ha- bituelle. Il Fam. Argument que l'on fournit, idée que l'on émet habituellement, que l'on met toujours en avant; action, manière d'a- gir à laquelle on revient toujours L'intérêt public, voilà son grand CHEVAL DE,BATAILLE. La cérémonie est le CHEVAL DE BATAILLE de la noblesse campagnarde. (Hamilton.) Cheval de course, Cheval dressé pour les courses publiques, où des chevaux luttent de vitesse Le CHEVAL DE COURSE est l'expres- sion de la vitesse. (E. Chapus.) L'Anglais a dépensé une foule de millions et deux siècles d'efforts pour obtenir le merveilleux résultat qu'on appelle le CHEVAL DE course. (Tousse- nel.) Chevaux de relais, Chevaux préparés à l'avance aux lieux d'arrêt des voitures ou des voyageurs à cheval, pour remplacer leurs at- telages ou leurs montures. Cheval de bdt, Cheval qui porte des ba- gages. Il Fam. Personne sur qui retombe toute la peine, sur laquelle les autres se déchargent de leur besogne. Cheval de trompette Personne habituée au bruit, aux menaces, à l'éclat, et qu'il n'est pas facile d'ébranler par ces moyens, comme e cheval du trompette, dans la cavalerie, est fait au bruit et ne s'effraye pas facilement. Se dit d'une femme aussi bien que d'un homme Criez, tempêtez, je suis bon CHEVAL DE TROM- PETTE et vous ne me ferez pas peur. Hommes de cheval, gens de cheval, Ca- valiers II n'y avait point de meilleurs HOMMES DE CHEVAL que les Egyptiens. (Boss.) Il On donne, dans les manèges, le même nom aux cavaliers habiles et intrépides. Habit, pantalon de cheval, Habit, panta- lon particulier que l'on met pour monter à cheval Très-mince et même un peu maigre, l'HABIT DE CHEVAL lui seyait fort bien. (Ste- Beuve.) Monde du cheval, Habitués du sport Il variait l'exercice de son art et enchantait le monde DU CHEVAL. (L. Reybaud.) Fièvre de cheval, médecine, remède de cheval, Fièvre violente; médicament très- énergique. A cheval, Sur un cheval Aller À CHEVAL. Monter k cheval. Se promener À CHEVAL. Voyager À cheval. Je ne conçois qu'une façon de voyager plus agréableque d'aller A CHEVAL c'est d'aller à pied. (J.-J. Rouss.) Bien de plus gracieux qu'une jolie femme À CHEVAL. (H. Taine.) J'ai remarqué que la plupart des femmes qui montent bien À CHEVAL n'ont pas de tendresse. (Balz.) Il A califourchon Se mettre À CHEVAL sur le haut du mur. Se promener À CHEVAL sur une canne. il De façon à occuper deux rives, deux bords d'un cours d'eau ou d'une voie de terre Mettre sa troupe À che- VAL sur une route. L'armée était À CHEVAL Sur le fleuve. L'empire de Pépin le Bref était À CHEVAL sur le Rhin. (V. Hugo.) Il De façon à chevaucher, à être établi sur deux points dif- férents, au pr. et au fig. Les premiers che- veux blancs amènent les dernières passions, les plus violentes, parce qu'elles sont À CHEVAL sur une puissance qui finit et sur une faiblesse qui commence. (Balz.) Il Dans un état de décision bien arrêtée, d'assurance nette et ferme Etre À CHEVAL sur son droit, À CHEVAL sur une idée fixe. Ne soyez pas trop k CHEVAL sur la vertu, pour ne pas faire croire que vous en manquez tout à fait. (Boitard.) La blanchisseuse est À CHEVAL sur les principes, comme si elle en re- passait. (Balz.) Il Avec des termes vigoureux et peu ménagés Ecrire à quelqu'un une lettre k cheval. Il Elliptiq. Montons, montez à che- val A CHEVAL 1 amis À CHEVAL (Alex. Dum.) Selle à tout cheval, Objet banal et dont on se sert dans une foule de circonstances tout à fait différentes Le mariage est, au théâtre, une SELLE À tout CHEVAL, que tous les héros finissent par endosser. Etre mal à cheval, Ne pas voir bien clair dans ses affaires, ne pas être solidement assis dans sa position. Mettre quelqu'un à cheval, Lui enseigner l'équitation. Loger à pied et à cheval, Se met sur les enseignes des hôtelleries, pour indiquer aux voyageurs qu'on a l'emplacement nécessaire pour les loger eux et leurs montures: Ici on LOGE A PIED ET À CHEVAL. Auberge du Cheval blanc; Durand LOGE À pied ET À CHEVAL. N'avoir ni cheval, ni mule, Etre obligé d'aller à pied; et, par ext., Etre sans res- source. Chercher quelqu'un à pied et à cheval, Se donner du mouvement, de la peine pour le trouver, le chercher partout et de toutes les manières. Prouver quelque chose à pied et à cheval, N'être pas embarrassé pour trouver des argu- ments persuasifs, prouver une chose très-net- tement etde plusieurs façons Quelle folie!- ilfe voilà prêt à vous le'PROUVER A pied ET A CHEVAL. (P.-L. Courier.) Tirer quelqu'un à quatre chevaux, L'écar- teler, le mettre en pièces, en attelant un che- val fougueux à chacun de ses quatre mem- bres Autrefois, on TIRAIT À QUATRE CHEVAUX les crintinels de lèse-majesté au premier chef. (Acad.) Monter sur ses grands chevaux, Se gen- darmer, s'emporter, prendre des allures hau- taines ou violentes Je vous vois MONTÉE SUR VOS GRANDS CHEVAUX. (M^c de Sév.) Dessus ses grands chevaux est monté mon courage. MOLIÈRE. Brider son cheval par la queue, Faire le contraire de ce qu'il faut; prendre les choses au rebours. Changer son cheval borgne contre un aveugle, Changer le médiocre pour le mau- vais tomber de mal en pis. Fermer l'écurie quand les chevaux sont dehors, Se mettre en garde, prendre des pré- cautions alors qu'il n'est plus temps. Se tenir à table mieux qu'à cheval, Se dit d'un gourmand, d'un parasite. C'est un cheval échappé, Se dit d'une personne dont rien ne saurait modérer la fougue Athamare EST UN CHEVAL ÉCHAPPÉ, il est amoureux comme un fou. (Volt.) C'est un cheval pour le travail, C'est un homme actif, ardent, tenace à l'ouvrage. Cela ne se trouve point dans le pas d'un cheval, Cela est extrêmement difficile à se procurer, à trouver: Croit-il, le traître, que mille cinq cents livres SE TROUVENT DANS LE PAS D'UN CHEVAL? (Mol.) Un demi-million NE SE TROUVE POINT DANS LE PAS D*UN CHEVAL. (Th. Gaut.) Je lui ferai voir que son cheval n'est qu'une bête, Je lui montrerai combien son er- reur est grossière. Prov. Cheval de foin, cheval de rien; cheval d'avoine, cheval de peine; cheval de paille, cheval de bataille, Le cheval nourri de foin n'a pas de vigueur et n'est bon à rien, celui qu'on nourrit d'avoine est bon pour les travaux pénibles, celui qui mange de la paille est apte au service militaire, il Quand le foin manque au râtelier les chevaux se battent, Les querelles de ménage naissent toujours de be- soins qu'on ne peut satisfaire. Il Des femmes et des chevaux, il n'en est point sans défauts, Proverbe qui s'explique tout seul, mais que, pour la consolation du sexe qu'il outrage, nous devons faire suivre d'un autre qui dit à peu près la même chose des hommes. Il II n'est si bon cheval qui ne bronche, L'homme le plus habile, le plus sage, est sujet à se tromper et à pécher. Il Il n'est si bon cheval qui ne de- vienne rosse, L'âge a toujours raison de la vi. gueur de l'homme, et finit toujours par affai- blir ses facultés. Il Jamais boit cheval ne de- vient rosse, Les bonnes qualités ne se perdent jamais entièrement. Il L'âge n'est que pour les chevaux, Il n'y a pas à s'enquérir de 1 âge des gens, on apprécie à l'âge les chevaux et non les gens: Laissons l'âge à part; aussi bien, comme on dit, II. n'est que pour LES CHE- VAUX. (Hauteroche.) Il A jeune cheval vieux cavalier, Pour monter un jeune cheval, il faut un cavalier expérimenté. A méchant che- val bon éperon. Les circonstances difficiles de- mandent un redoublement de fermeté. Il A che- val hargneux il faut une écurie à part, Il faut tenir éloignés les gens ombrageux, querel- leurs. Il Après bon vin, bon cheval Quand on a un peu bu, on est plus hardi cavalier. Il Jamais mauvais cheval ni méchant homme n'amenda pour aller à Rome, On ne se corrige pas en voya- geant. Il Il fait toujours bon tenir soit cheval par la bride, Il est bon de veiller assidûment à ses intérêts. Il L'œil du maitre engraisse le cheval, Il ne faut pas s'en rapporter à autrui pour le soin de ses affaires. Il Un coup de pied de ju- ment ne fait point de mal au cheval, L'homme doit supporter patiemment les taquineries de la femme. Il Les chevaux courent les bénéfices et les ânes les attrapent, Les charges sont.ac- cordées aux concurrents les moins méritants. Ne s'appliquait autrefois qu'aux ecclésiastiques qui briguaient les bénéfices. Il II est aisé d'al- ler à pied quand on tient son cheval par la bride, Il est facile de supporter quelques en- nuis quand on a le remède sous la main. Il A cheval donné on ne regarde pas à la bouche, à la bride, On reçoit toujours un cadeau volon- tiers, quelle qu'en soit la valeur ou bien On ne doit pas critiquer les défauts de ce que l'on a reçu gratuitement. Il Qui aura de beau.c che- vaux, si ce n'est le roi? Il est tout simple que les plus belles choses soient en la possession des riches et des puissants. Argot. Cheval de retour, Mot par lequel on désigne les récidivistes La police et ses aides, même les magistrats instructeurs, re- connaissent les CHEVAUX DE RETOUR. (Balz.) Hist. Grands chevaux, Nom donné aux quatre principales familles nobles de Lorraine. Il Petits chevaux, Noblesse inférieure du même pays. Il Courtisans du cheval de bronze, Nom que l'on donnait autrefois, à Paris, aux filous qui se tenaient près de la statue équestre de Henri IV sur le Pont-Neuf. Féod. Droit de cheval de service, Obliga- tion où se trouvait le vassal de donner, une fois en sa vie, un cheval au seigneur. V. DROIT. -Blas. Figure de cheval, symbole de cou- rage, toujours représenté de profil Mttreau: De gueules, au CHEVAL d'argent. Chivallet: De gueules, au CHEVAL échappé d'argent. H Che- val gai, cheval en liberté, sans bride ni licol: Du Gué: D'azur, au CHEVAL GAI et passant d'or, au chef du même. Saxe (ancien) De gueules, au CHEVAL GAI, cabré, contourné d'ar- gent.ll Cheval cabré, Cheval dressé sur les pieds de derrière: La Chevalerie: Degueules, au CHEVAL CABRÉ d'argent. Bercher D'a- zur, au CHEVAL d'or CABRÉ sur une lance du même. Il Cheval effaré, Cheval tout à fait ca- bré, et presque droit sur ses pieds de der- rière Morel, en Provence: D'or, au CHEVAL effaré d'argent, au chef d'azur chargé de trois molettes d'éperon d'or. Il Cheval courant, Celui dont les quatre pieds sont en l'air. il Cheval animé, Celui dont l'Oeil est d'un autre émail que le corps: Grandeville: D'argent, à la tête de CHEVAL de sable ANIMÉE et bridée d'or. Manég. et Art vétér. Cheval camus, Ce- lui qui a le chanfrein enfoncé. Il Cheval che- villé, Celui dont les épaules sont trop serrées. Il Cheval iiqueux, Celui dont la tête a un mou- vement vicieux. Il Cheval chaussé trop haut, Celui dont les balzanes montent jusque sur les genoux et les jarrets. Il Cheval portant bas, Celui dont la tête et l'encolure s'affaissent. Cheval portant au vent, Celui qui porte la tête dans une position horizontale. Il Cheval siffleur, Celui qui fait entendre un sifflement quand il respire. Il Cheval de pas, Celui qui va un grand pas et fort à l'aise. Il Cheval de tête, d'étude ou de haute école, Celui qui exécute tout travail de deux pistes, au pas, au trot et au galop, ainsi que les changements de pied. Il Cheval de deux cœurs, Celui qui ne se manie que difficilement, qui n'obéit pas vo- lontiers* aux aides. Il Cheval dans' la main, Ce- lui dont l'encolure, la tête et le corps sont bien équilibrés et ne fatiguent pas la main. il Che- val entier à une main, Celui qui refuse de tourner d'un côté. Il Cheval de bois, Figure de bois présentant vaguement l'aspect d'un che- val, et sur lequel on apprend à voltiger. Art milit. Cheval de bois, Sorte de poutre posée sur des tréteaux et taillée en arête, sur laquelle on plaçait autrefois les soldats qu'on voulait punir: Ce soldat avait fait une faute, on le mit sur le CHEVAL DE BOIS, où il resta trois heures. (Acad.) Il Cheval de frise, Grosse pièce de bois de 4 à 5 m. de long, traversée de distance en distance par des pieux aigus et ferrés aux deux bouts, dont on se sert pour défendre une brèche ou protéger des fantas- sins contre la cavalerie. Les potiers donnent le même nom à un support en pâte réfrac- taire, appelé aussi PATTE-DE-COQ ou COLIFI- CHET. il Cheval de frise foudroyant, Cheval de frise garni de projectiles explosifs et de ma- tières incendiaires, dont on se servait autre- fois pour la défense des brèches. Techn. Siège à l'usage de l'ouvrier qui façonne l'ardoise. Il Tringle avec ou sans cro- chet, qui est munie d'une corde pour servir à continuer la tension de la fin d'une chalne. Mécan. Cheval-vapeur, ou simplement Cheval, Force de 75 kilogrammètres, c'est- à-dire capable d'élever en une seconde un poids de 175 kilogr. à une hauteur de 1 m. Une machine de 400 CHEVAUX, Il Cheval de terre, Nom donné par les marbriers aux ca- vités remplies d'une matière terreuse et sans consistance, qui se trouvent quelquefois dans l'intérieur des blocs de marbre. On les appelle aussi des TERRASSES. Jeux, Cheval fondu, Jeu où, un certain nombre d'enfants étant courbés à la suite les uns des autres, leurs camarades sautent sur leur dos Le CHEVAL FONDU était, au xvie siècle, une récréation de courtisans où l'on ne dédai- gnait pas de briller comme dans les carrousels et les tournois. (Bachelet.) Il Cheval savant, Nom d'une pénitence dans les jeux dits de salon. On l'appelle plus souvent l'ÂNE savant. (V. ce mot.) Il Cheval d'Aristote, Nom d'une pénitence usitée dans les jeux de salon. Astron. Constellation plus connue sous le nom de PÉGASE. Il Petit Cheval, Petite con- stellation de l'hémisphère boréal, voisine de la précédente. Ichthyol. Cheval marin, Nom vulgaire de l'hippocampe. Entom. Cheval du bon Dieu, Nom vul- gaire d'un grillon des champs. Il Cheval du diable, Nom vulgaire des mantes et des spec- tres, dans le midi de la France. Vitic. Système de deux échalas réunis par le haut au moyen d'une perche qui les domine. Bot. Cheval bayard, Nom vulgaire du pied-de-veau ou gouet commun. Syn. Cheval, Coursier. Cheval est le nom commun de l'espèce, le mot d'histoire naturelle, celui qui désigne l'animal, sans ré- veiller aucune idée accessoire particulière. Coursier désigne le cheval de course ou de bataille; il réveille l'idée de-la noble ardeur avec laquelle cet animal franchit les distances ou affronte les dangers. Le premier de ces mots appartient à la prose, L'autre appartient à la poésie ou au style le plus relevé. Epithètes. Beau, magnifique, noble, fier, superbe, fringant, généreux, fougueux, ar-