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BAC

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potagère dans plusieurs pays, surtout en Pro-
vence. Il peut se semer dans un terrain léger
et un peu humide, à la volée ou en rayons
mais la terra unit être couverte pendant l'hi-
ver avec des feuilles sèches, et il faut lui
donner des abris pendant l'été. On le sème
aussi au pied d'un mur entre les joints des
pierres, à l'exposition du midi et du levant.
BACILE s. m. (ba-si-le). Métrol. Mesure
de capacité pour les matières sèches, usitée
dans les îles Ioniennes, et valant en litres,
à Zante, 44,0478 à Cephalonie, 49,332 à à
Ithaque, 35,238.

BACILLAIRE adj. (ba-sil-lè-re du lat.
bacillum, baguette). Hist. nat. Qui est long,
grêle et cylindrique comme une baguette.
Miner. Qui a la forme d'un prismo al-
longé et plus ou moins profondément strié
Cristal BACILLAIRE. Il Se dit aussi de toute
agglomération de cristaux disposés parallè-
lement les uns par rapport aux autres La
barytine, le quartz et le calcaire se présentent
souvent en masses bacillaires. Groupe bacil-
laire.

s. f. Infus. Genre d'animalcules infusoi-
res longtemps confondus avec les vibrions
La bacillaire commune est l'espèce que l'on
trouve le plus fréquemment dans les eaux
douces des eiiuirons de Paris. (P. Gervais.)
BACILLARIÉ ÉE adj. ( ba-sil-la-ri-é).
Infus. Qui ressemble à une bacillaire.
s. f. pl. Famille d'infusoires ayant pour
type le genre bacillaire. Il On dit aussi BACIL-
LARIENS.

Encycl. Les bacillariées ont un corps
cylindrique ou comprimé, aminci aux extré-
mités, linéaire, cunéiforme, aigu, tronqué ou
obtus, roide, transparent, marqué de points
globuleux ou de temtes jaunâtres. Ces infu-
soires sont, en général, des corps de fort pe-
tite taille, qu'on ne peut étudier sans le se-
cours du microscope. Il y en a beaucoup dans
les eaux douces, surtout dans les eaux douces
stagnantes les eaux de la mer en fournissent
aussi, et leurs débris se retrouvent à l'état
fossile sur tous les points du globe. Les genres
qui composent cette famille sont fort nom-
breux nous citerons, parmi les plus connus,
les genres bacillaire, échinelle, navicule, lu-
nuline et styllaire.

BACILLARIENS s. m. pl. (ba-sil-la-ri-ain
rad. bacillaire). Infus. Syn. de bacillariées.
BACILLE s. m. (ba-si-le d,u lat. bacil-
lum, baguette). Kntom. Genre d'insectes or-
thoptères, de la famille des phasmiens, com-
prenant un petit nombre d'espèces, dont deux
vivent dans le midi de l'Europe.

Bot. Nom donné au pédoncule de cer-
tains lichens.-

Encycl. Kntom. Les bacilles sont carac-
térisés par un corps grêle, linéaire, en forme de
baguette, et par des antennes très-courtes,
moniliformes et composées tout au plus d'une
douzaine d'articles. Ces insectes sont aptères;
ils se tiennent d'ordinaire sur les arbrisseaux
exposés à l'ardeur du soleil et semblent ne se
mouvoir qu'avec peine.

BACILLIFORME adj. (ba-sil-li-for-me du
lat. bacillum, baguette; forma, forme). Hist.
nat. Qui a la forme d'une baguette Epines
d'oursins bacilliformes.

BACILLY (Bénigne de), compositeur de mu-
sique, en Normandie vers 1G25, mort vers
1G90. Il était ecclésiastique. On a de lui Re-
marques curieuses sur l'art de bien chanter
(1668); deux Recueils d'airs bachiques; deux
Recueils d'airs spirituels; Recueils des plus
beaux airs qui ont été mis en chant, etc.
BACINET s. m. (ba-si-nè du b. lat. ba-
cinetum). Art milit. Orthographe primitive
de bassinet, sorte d'ancien casque. V. Bassinet.
Bot. Nom vulgaire de plusieurs renon-
cules, et particulièrement de la renoncule
bulbeuse.

BACIS s. m. (ba-siss). Entom. Genre d'in-
sectes coléoptères tétramères, voisin des chry-
somèles, et comprenant trois espèces, qui
vivent à la Guyane.

BACIS, devin béotien, dont la célébrité lit
donner aux prophétesses grecques le nom de
Racides. On lui a attribué les Testaments se-
crets dont il est question dans le plaidoyer de
Dinarque contre Démosthène, et auxquels était
attaché le salut d'Athènes.

lïACK (sir Georges), navigateur anglais,
à Stockport en 1796. En 1819, il coopéra à
l'exploration de la baie d'Hudson, entreprise
durant laquelle il accomplit à pied, en plein*
hiver, une excursion de 1800 kilom. Il prit en-
suite une part importante aux expéditions de
John Franklin, conduisit lui-même, en 1833-
1835, une expédition à la recherche du capi-
taine Ross, dont il apprit dans l'intervalle le
retour dans sa patrie, explora les grands lacs
de l'Amérique du Nord, s'engagea dans un
grand fleuve auquel on a donné son nom, et,
après une navigation très-difticile et très-pé-
rilleuse, arriva dans la mer Polaire, dont la
communication avec les lacs fut ainsi consta-
tée. Il releva ensuite avec soin les côtes de
cette mer entre le détroit de Bathurst et la
baie d'Hudson, étudia les phénomènes des au-
rores boréales, et fit plusieurs autres observa-
tions pleines d'intérêt. Dans un autre voyage,
en 183G, il fut pris dans les glaces pendant

BAC1OCH1. V. Bacciochi.

| plnsieurs mois, et ne regagna qu'à grand'peina
l'Angleterre. Le capitaine Back a donné de
ses voyages des relations dont le style élégant
ajoute un charme de plus à ces émouvants
récits.

BACKER s. m. (ba-kèr). Ornith. Espèce
d'hirondelle de mer qui vit dans le nord de
l'Europe. On l'appelle aussi bucqueteur. Son
cri est fort aigu. ti On dit également BACHER.
BACKER v. n. ou intr. (ba-ké de l'angl.
back, en arrière). Mot usité sur les chemins
de fer et les bateaux à vapeur, pour signifier
reculer. Dans le commandement, on emploie
ordinairement le mot anglais back, recule!
BACKER (Georges nE), imprimeur-libraire
belge, était établi a Bruxelles dès l'année 1693.
Outre ses éditions de classiques, il adonné un
Dictionnaire des Proverbes français avec leur
explication et leur origine (1710), reproduit par
Philibert-Joseph Leroux sous ce titre Die-
tionnaire comique, satirique, critique, burles-
que, libre et proverbial (Amsterdam, 1718),
avec des additions qui se sont augmentées à
chaque édition et ont fini par en faire un livre
très-ordurier.

BACKME1STER (Matthieu), médecin alle-
mand, à Rostock eu 1580, mort en 1826. Il
professa les mathématiques à Rostock etdevint
médecin du prince de Lunebourg. Il a laissé,
entre autres 'ouvrages! un Traité général de
médecine pratique en vmgt-huit dissertations.
BACKMEISTER (Hartmann Louis Chris-
tian)^ érudît allemand, en 1736, mort en

La relation de son voyage de 1836 a été tra-
duite en français par M. Cazeaux (2 vol.). Cet
intrépide navigateur, anobli par la reine, a étà
nommé contre-amiral en 1857.

BACKELYS s. m. (ba-ke-liss). Mamm. Es-
pèce de bœuf que l'on emploie à la guerre et
a la garde des troupeaux, dans quelques con-
trées de l'Afrique. Il On dit aussi bachklys,
BACKALIS et BAKELEYS.

BACKER ou BAKER (Jacob), peintre hol-
landais, à Harlingen en 1608, mort à Ams-
terdam en 1651. Il travailla d'abord, à
Leeuwaarden, dans l'atelier de Lambert Ja-
cobsen, en même temps que Govert Flinck,
avec lequel il se lia d'une vive amitié, et alla
ensuite avec ce dernier étudier chez Rem-
brandt, à Amsterdam. Il exécuta des compo-
sitions historiques, des allégories; mais il se
distingua particulièrement dans la peinture de
portraits il fit pour diverses corporations des
tableaux réunissant plusieurs portraits de
grandeur naturelle; on en voit deux au nou-
vel hôtel de ville d'Amsterdam et un au musée
Van der Hoop. Parmi ses portraits isolés,
M. Waagen cite celui d'une femme vêtue de
brun et vue de profil (au musée de Dresde),
peinture remarquable par la vigueur et la
transparence du coloris. La galerie de Bruns-
wick possède son portrait, qu'il fit d'après lui-
même, et deux compositions représentant des
Nymphes endormies sous un arbre et surprises
par un berger. Les musées français ne pos-
sèdent rien de ce maltre.

BACKER (Adrien), peintre hollandais, neveu
du précédent, à Amsterdam en 1643, mort
dans la même ville en 1686. Il s'adonna spé-
cialement à la peinture d'histoire. Ses princi-
Faux ouvrages sont un Jugement dernier, à
ancien hôtel de ville d'Amsterdam un tableau
allégorique, au musée d'Anvers; un Enlève-
meut des Sabines, signé et daté de 1671, dans
la galerie de Brunswick.

BACKEUEEL (Gilles), peintre hollandais,
vivait dans la deuxième moitié du xvie siècle.
Il imita heureusement Rubens. La cathédrale
de Bruges possède de lui un Saint Charles
Rorromée du plus grand effet, et que la pureté
du dessin et la richesse du coloris ont fait com-
parer aux œuvres de Rubens et de Van Dyck.
BACKEHKUNGE, district de l'Indoustan an-
glais, présidence de Calcutta, sur le golfe du
Bengale, entre le Gange et le Brahmapoutra.
Sol bas et exposé à des inondations fréquen-
tes, mais très-fertile en riz. Surperficie 7,228 k.
carrés; 700,000 hab. il Petite ville du district
de ce nom, sur une branche du Gange, à 200 k.
E. de Calcutta; jadis chef-lieu du district.
Commerce important de coton, riz et sel.
BACKGAMMON s. m. ( bak ga mon
mot angl. d'origine galloise). Sorte de jeu
anglais analogue au trictrac, et qui se joue
de môme avec un cornet et des dés. Il répond
au jeu que nous appelons toute-table.
BACKHOUSE (John), sous-secrétaire d'Etat
des affaires étrangères, receveur général de
l'excise et écrivain anglais, à Liverpool
d'un marchand de cette cité, mort en 1845.
Nommé en 1812, par la chambre de commerce
de sa ville natale, pour aller défendre à- Lon-
dres ses priviléges commerciaux, il fit la con-
naissance de George Canning, alors représen-
tant de Liverpool, qui le prit avec lui pendant
quelques années en qualité de secrétaire par-
ticulier. Grâce à cette puissante protection et
à son mérite personnel, il fut nommé en 1822
rédacteur au conseil de la Compagnie des
Indes, emploi dont il se démit deux ans après
pour devenir commissaire de l'excise. En
1827, il fut nommé receveur général de ce
département, et, vers la même époque, sous-
secrétaire des affaires étrangères. Il a édité
le Récit de la résidence de Robert Adam dans
l'intérieur de l'A frique, et collaboré à diverses
publications périodiques.

BACKRI (N.), négociant français établi à
Alger et qui employait sa grande fortune au
soulagement et à l'affranchissement de ses
compatriotes, devenus esclaves des Barba-
resques. En 1799, il vint à Marseille et y
équipa plusieurs vaisseaux pour Malte. Ces
opérations excitèrent, à tort ou à raison, les
soupçons du Directoire. Backri fut un moment
emprisonné, ainsi que son frère, secrétaire de
l'envoyé d'Alger. Tous deux furent ensuite
reconduits sous escorte à la frontière.
BACKIIUYSEN (Ludolf), célèbre peintre de
marines, a Embden (Westphalie) en 1631,
mort à Amsterdam en 1709. Il travailla jusqu'à
l'âge de dix-huit ans dans une maison de com-
merce de cette dernière ville, et s'y fit remar-
quer par son talent de calligraphe. Poussé par
une vocation irrésistible, il se mit, sans avoir
reçu aucune leçon, à faire d'après les vais-
seaux du port,- des dessins a la plume que les
amateurs payaient, dit-on, jusqu 100 florins.
Ses succès 1 enhardirent, et il entra dans l'a-
telier du paysagiste Albert van Everdingen.
Il s'appliqua dès lors avec ardeur à peindre,
sous leurs différents aspects, la mer, le ciel,
les côtes, les navires, et devint en ce genre
de peinture l'artiste le plus habile de son temps,
le premier de l'école hollandaise après Wilhem
van den Velde, auquel on l'a quelquefois com-
paré. Waagen le place au-dessous de ce maître
pour le sentiment, l'harmonie, la transparence.
Backhuysen nous fait craindre la mer; Van
den Velde nous la fait aimer, a dit M. Ch.
Blanc. Le premier excelle, en effet, à peindre
les tempêtes, les mers agitées, tandis que le se-
cond réussit particulièrement dans les calmes.
La réputation de Backhuy sen a été quelque peu
exagérée et ses ouvrages sont aujourd'hui
moins recherchés qu'autrefois; celle de Van den
VeMe, au contraire, grandit tous les jours. « J 'ai
rencontré dans ma vie quelques belles marines
de Backhuysen, dit M. W. Bürger, et je suis
ainsi forcé de le tenir pour un maître d'une
certaine valeur; mais j avoue qu'en général
sa peinture me semble misérable, petite, froide,
maniérée. Ce commis de comptoir, ce calligra-
phe devenu peintre n'a jamais eu le sentiment
artiste. Dans le sublime aspect de la mer, c'est
le détail qui le préoccupe On dit pourtant
ou'afin de rendre avec plus de vérité les effets
de la tempête, il descendait dans une barque
et se faisait conduire en mer, à l'embouchure
du Rhin, il observait les variations des
nuages et des eaux, le mouvement des flots
soulevés par l'ouragan, les vagues se brisant
contre les côtes. Il eut un grand succès de son
vivant; les bourgmestres d'Amsterdam lui
commandèrent un tableau dont ils firent hom-
mage à Louis XIV. 11 reçut de nombreuses
commandes du roi de Prusse, de l'électeur de
Saxe, du grand-duc de Toscane. Weyermann
rapporte qu'il fut maintes fois chargé de des-
siner des vaisseaux pour Pierre le Grand, « qui
le visitait familièrement et dessinait lui-même
sous sa direction, des navires pour se perfec-
tionner dans la science des constructions na-
vales. Backhuysen trouva encore le temps
d'enseigner la calligraphie, à laquelle il ne
renonça jamais il exécuta une grande quan-
tité de modèles d'écriture, et en grava lui-même
plusieurs; on en conserve un au cabinet des
estampes, à Paris. Smith n'a pas catalogué
moins de cent quatre-vingt-quatre tableaux de
ce maître. Il y en a cinq au Louvre, parmi les-
quels on distingue l'Escadre hollandaise cou-
rant sous -le vent à l'embouchure du Texel
(no 5) grande composition d'un coloris désa-
gréable, mais la perspective aérienne est
savamment entendue; le Coup de vent (no 7),
bel effet de marée montante à l'embouchure
de la Meuse; une autre grande marine avec
la vue d'Amsterdam à 1 norizon (n« 6). Les
autres tableaux les plus connus de cet artiste
sont au musée d'Amsterdam, l'Embarquement
de Jean de Witt, le Quai aux moules et une
Mer houleuse au musée de La Haye, le Chan-
tier de la Compagnie des Indes à Amsterdam,
le Retour de Guillaume d'Orale à Maasluis,
toiles qui n'offrent guère d'autre intérêt que le
sujet, et une Mer agitée (no 0), remarquable
par l'heureuse distribution de la lumière et de.

1806. Appelé en Russie en 1770, il dirigea le
collége allemand de Saint-Pétersbourg, et en-
tra à l'académie de cette ville. Parmi ses ou-
vrages, on distingue une Histoire de lanation
suédoise, et des Mémoires et pièces authenti-
ques sur l'histoire de Pierre /er,

BACKNANG, ville du royaume de Wurtem-
berg, cercle du Necker, à 20 kil. O.-S.-O. de
Ludwisburg; 3,600 hab. L'église collégiale
renferme les tombeaux des premiers mar-
graves de Bade.

BACKOFEN (J.-G.-Henri), musicien et com-
positeur allemand, à Durlach en 1708, mort
en 1837. Il était remarquable. par son habileté
sur la harpe, le cor anglais, la clarinette et la
flûte. Birckmann lui enseigna l'art de jouer de
ces divers instruments et Grubert lui apprit la
composition. C'est surtout son talent sur la
harpe et le cor anglais qui lui fit un nom. Il
a laissé un grand nombre de compositions,
tant pour harpe que pour cor de bassette et
clarinette, et deux méthodes, l'une intitulée
Instruction sur l'art de jouer de la harpe, avec
des remarques sur la construction de cet in-
strument (1802) l'autre, Méthode pour la cla-
rinette et le cor de bassette (1803).

BACKRA s. m. (ba-kra). Ichthyol. Espèce
de poisson du genre saumon, très-voisin de
la truite.

l'ombre; au musée Van der Hoop, uce Vue dit
port d'Amsterdam avec un grand nombre de
figures maladroitement peintes, et un Effet de
bourrasque sur l'ancien lac de Ifaarlem, tableau
éclairé d'une façon splendide, dit Waagen, et
le ciel et les flots sont d'une admirable vé-
rité au musée de Rotterdam, deux marines,
dont une très-riche de composition; à la gale-
rie d'Arenberg, à Bruxelles, une Flotte en
pleine mer, peinture ample et magistrale, et
l'Approche de la tempête ala galerie de Dresde,
un Combat naval entre les Hollandais et les
Espagnols; au musée de Munich, une Escadre
en pleine mer et une Vue du port d'Anvers; au
Belvédère, à Vienne, une Vue du port d'Ams-
terdam et un Paysage avec une rivière portant
plusieurs barques, et des montagnes à l'ho-
rizon à la galerie royale de Turin, une Tem-
pête, etc. Quelques-uns des meilleurs ouvrages
de Backhuysen figurent dans les collections
particulières de l'Angleterre, notamment dans
la galerie Bridgewater, dans les collections
Baring, Holford, Ashburton, etc. La belle col-
lection du docteur Van Cleef, d'Utrecht, ven-
due à Paris en 1864, renfermait un des chefs-
d'œuvre de Backhuysen, le Christ dans la
barque pendant la tempête, superbe marine du
caractère le plus dramatique, la seule compo-
sition religieuse que nous connaissions de ce
maître elle est datée de 1704. Backhuysen a
fait de nombreux dessins à l'encre de Chine
et au bistre, qui sont très-estimés; le musée de
Rotterdam en possède quatorze, dont quelques-
uns sont fort beaux. A l'âge de soixante et
onze ans, ce peintre exécuta une série de
treize eaux-fortes, remarquables par la vigueur
du clair-obscur; il s'est représenté lui-même
dans l'une de ces eaux-fortes; son portrait et
celui de sa femme, Anna de Hooghe, peints de
sa main, figuraient dans la collection Vim
Cleef. Son nom s'écrit encore Backhuisca,
Backhuizen, Bakhuizen et Backhysen.
Backhuysen était un homme d'un caractère
énergique qui ne se démentit pas pendant les
longues souffrances de ses dernières années.
Weyerman raconte que l'usage étant assez
répandu à Amsterdam de distribuer du vin,
lors des obsèques, aux parents, aux amis et
aux voisins du défunt, Backhuysen avait acheté
lui-même le vin qui devait être donné le jour
de son propre enterrement. Il avait scellé les
bouteilles de son cachet et les avait déposées
dans un coin de sa cave. On trouva, en outre,
après sa mort, un sac rempli d'autant de flo-
rms que l'artiste comptait d'années (78) et un
écrit exprimant le vœu que cet argent fut em-
ployé à régaler ceux d'entre les peintres de sa
connaissance qui le porteraient en terre et dont
il avait dressé la liste.

BÂCLAGE s. m. (bà-kla-je rad. bâcler).
Action de bâcler, de faire vite et mal e
hàclage d'un livre, d'une affaire.

Mar. Fermeture d'un port au moyen de
chaines, de bateaux, etc. Il Fermeture d'une
rivière à l'aide de hérissons. Il Opération con-
sistant à disposer les bateaux entrés dans
un port, de manière que le chargement et le
déchargement en soient commodes. Il Droit,
salaire qui est à l'individu chargé de pré-
sider à cette opération.

BACLAN s. m. (ba-klan). Agric. Variété de
raisin.

BÂCLE s. f. (ba-kle dn lat. baculus, M-
ton). l'ièce de bois que l'on place derrière
une porte, pour la fermer, et dont les extré-
mités sont logées dans des trous pratiqués en
regard l'un de l'autre, dans l'épaisseur des
pieds-droits.

BÂCLÉ, ÉE (bâ-klé) part. pass. du v. Bâ-
cler. Fa m. Expédié, fait ou conclu à la.hàte:
Mon travail est BÂCLÉ. C'est un mariage BÂCLÉ.
Je vous coiffe, je vous pose deux brins de Peu-
rettes, et je vous enlève dans ma voiture. Allons,
voilà une affaire bâclée. (A. de Muss.) La mu-
sique de ce ballet est facile, banale, BÂCLÉE à
la diable, mais dansante comme le cor magique
d'Obéron. ~(P. de St-Vict.)

Particuliérem. Fermé avec une bâcle
Porte bâclék.

Navig. Gelé d'un bord à l'autre, en
parlant d'un cours d'eau navigable Fleuve
bâclé, il Fermé, en parlant d'un port, d'une
rivière Port bâclé, rivière bâclée avec des
hérissons. Il Disposé dans un certain ordre, en
parlant des navires Bateaux bâclés.
Hist. Charte blclée. V. CHARTE.

bâcler v. a. ou tr. (bà-klé– rad. bâcle).
Fermer une porte ou une fenêtre par der-
rière avec une barre de bois ou de ter, avec
une bâcle il faut BÂCLER cette porte, cette
fenêtre. Autrefois, en temps de peste, on bâ-
CLAIT les maisons régnait la contagion.
Faire, terminer, conclure à la hâte et
sans précaution BÂCLER un travail, une be-
sogne. Il A BÂCLE en huit jours un mémoire qui
demandait un mois de travail. (Acad.) Se rap-
pelle-t-il avoir dit dans une maison, hier soir
Nous venons de BÂCLER quinze lois? (A. Karr.)
Je vais BÂCLER cette affaire en un tour *Ui *nain.
(Damas-Hinard.)

Vous allez donc ce soir bdcler trois mariages.
VOLTAIRE.

Ne vous étonnez plus, morbleu! des fruits que porte

Une sotte union qu'on bdcle de la sorte.

PONSARD.

Navig. Bdcler un bateau, Le ranger de
manière a ce qu'on puisse le charger ou le
décharger facilement. Il Racler un port, En
fermer l'entrée avec une chaîne, un càble,
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