BAC 32 BAC BAC BAC potagère dans plusieurs pays, surtout en Pro- vence. Il peut se semer dans un terrain léger et un peu humide, à la volée ou en rayons mais la terra unit être couverte pendant l'hi- ver avec des feuilles sèches, et il faut lui donner des abris pendant l'été. On le sème aussi au pied d'un mur entre les joints des pierres, à l'exposition du midi et du levant. BACILE s. m. (ba-si-le). Métrol. Mesure de capacité pour les matières sèches, usitée dans les îles Ioniennes, et valant en litres, à Zante, 44,0478 à Cephalonie, 49,332 à à Ithaque, 35,238. BACILLAIRE adj. (ba-sil-lè-re du lat. bacillum, baguette). Hist. nat. Qui est long, grêle et cylindrique comme une baguette. Miner. Qui a la forme d'un prismo al- longé et plus ou moins profondément strié Cristal BACILLAIRE. Il Se dit aussi de toute agglomération de cristaux disposés parallè- lement les uns par rapport aux autres La barytine, le quartz et le calcaire se présentent souvent en masses bacillaires. Groupe bacil- laire. s. f. Infus. Genre d'animalcules infusoi- res longtemps confondus avec les vibrions La bacillaire commune est l'espèce que l'on trouve le plus fréquemment dans les eaux douces des eiiuirons de Paris. (P. Gervais.) BACILLARIÉ ÉE adj. ( ba-sil-la-ri-é). Infus. Qui ressemble à une bacillaire. s. f. pl. Famille d'infusoires ayant pour type le genre bacillaire. Il On dit aussi BACIL- LARIENS. Encycl. Les bacillariées ont un corps cylindrique ou comprimé, aminci aux extré- mités, linéaire, cunéiforme, aigu, tronqué ou obtus, roide, transparent, marqué de points globuleux ou de temtes jaunâtres. Ces infu- soires sont, en général, des corps de fort pe- tite taille, qu'on ne peut étudier sans le se- cours du microscope. Il y en a beaucoup dans les eaux douces, surtout dans les eaux douces stagnantes les eaux de la mer en fournissent aussi, et leurs débris se retrouvent à l'état fossile sur tous les points du globe. Les genres qui composent cette famille sont fort nom- breux nous citerons, parmi les plus connus, les genres bacillaire, échinelle, navicule, lu- nuline et styllaire. BACILLARIENS s. m. pl. (ba-sil-la-ri-ain rad. bacillaire). Infus. Syn. de bacillariées. BACILLE s. m. (ba-si-le d,u lat. bacil- lum, baguette). Kntom. Genre d'insectes or- thoptères, de la famille des phasmiens, com- prenant un petit nombre d'espèces, dont deux vivent dans le midi de l'Europe. Bot. Nom donné au pédoncule de cer- tains lichens.- Encycl. Kntom. Les bacilles sont carac- térisés par un corps grêle, linéaire, en forme de baguette, et par des antennes très-courtes, moniliformes et composées tout au plus d'une douzaine d'articles. Ces insectes sont aptères; ils se tiennent d'ordinaire sur les arbrisseaux exposés à l'ardeur du soleil et semblent ne se mouvoir qu'avec peine. BACILLIFORME adj. (ba-sil-li-for-me du lat. bacillum, baguette; forma, forme). Hist. nat. Qui a la forme d'une baguette Epines d'oursins bacilliformes. BACILLY (Bénigne de), compositeur de mu- sique, né en Normandie vers 1G25, mort vers 1G90. Il était ecclésiastique. On a de lui Re- marques curieuses sur l'art de bien chanter (1668); deux Recueils d'airs bachiques; deux Recueils d'airs spirituels; Recueils des plus beaux airs qui ont été mis en chant, etc. BACINET s. m. (ba-si-nè du b. lat. ba- cinetum). Art milit. Orthographe primitive de bassinet, sorte d'ancien casque. V. Bassinet. Bot. Nom vulgaire de plusieurs renon- cules, et particulièrement de la renoncule bulbeuse. BACIS s. m. (ba-siss). Entom. Genre d'in- sectes coléoptères tétramères, voisin des chry- somèles, et comprenant trois espèces, qui vivent à la Guyane. BACIS, devin béotien, dont la célébrité lit donner aux prophétesses grecques le nom de Racides. On lui a attribué les Testaments se- crets dont il est question dans le plaidoyer de Dinarque contre Démosthène, et auxquels était attaché le salut d'Athènes. lïACK (sir Georges), navigateur anglais, né à Stockport en 1796. En 1819, il coopéra à l'exploration de la baie d'Hudson, entreprise durant laquelle il accomplit à pied, en plein* hiver, une excursion de 1800 kilom. Il prit en- suite une part importante aux expéditions de John Franklin, conduisit lui-même, en 1833- 1835, une expédition à la recherche du capi- taine Ross, dont il apprit dans l'intervalle le retour dans sa patrie, explora les grands lacs de l'Amérique du Nord, s'engagea dans un grand fleuve auquel on a donné son nom, et, après une navigation très-difticile et très-pé- rilleuse, arriva dans la mer Polaire, dont la communication avec les lacs fut ainsi consta- tée. Il releva ensuite avec soin les côtes de cette mer entre le détroit de Bathurst et la baie d'Hudson, étudia les phénomènes des au- rores boréales, et fit plusieurs autres observa- tions pleines d'intérêt. Dans un autre voyage, en 183G, il fut pris dans les glaces pendant BAC1OCH1. V. Bacciochi. | plnsieurs mois, et ne regagna qu'à grand'peina l'Angleterre. Le capitaine Back a donné de ses voyages des relations dont le style élégant ajoute un charme de plus à ces émouvants récits. BACKER s. m. (ba-kèr). Ornith. Espèce d'hirondelle de mer qui vit dans le nord de l'Europe. On l'appelle aussi bucqueteur. Son cri est fort aigu. ti On dit également BACHER. BACKER v. n. ou intr. (ba-ké de l'angl. back, en arrière). Mot usité sur les chemins de fer et les bateaux à vapeur, pour signifier reculer. Dans le commandement, on emploie ordinairement le mot anglais back, recule! BACKER (Georges nE), imprimeur-libraire belge, était établi a Bruxelles dès l'année 1693. Outre ses éditions de classiques, il adonné un Dictionnaire des Proverbes français avec leur explication et leur origine (1710), reproduit par Philibert-Joseph Leroux sous ce titre Die- tionnaire comique, satirique, critique, burles- que, libre et proverbial (Amsterdam, 1718), avec des additions qui se sont augmentées à chaque édition et ont fini par en faire un livre très-ordurier. BACKME1STER (Matthieu), médecin alle- mand, né à Rostock eu 1580, mort en 1826. Il professa les mathématiques à Rostock etdevint médecin du prince de Lunebourg. Il a laissé, entre autres 'ouvrages! un Traité général de médecine pratique en vmgt-huit dissertations. BACKMEISTER (Hartmann Louis Chris- tian)^ érudît allemand, né en 1736, mort en La relation de son voyage de 1836 a été tra- duite en français par M. Cazeaux (2 vol.). Cet intrépide navigateur, anobli par la reine, a étà nommé contre-amiral en 1857. BACKELYS s. m. (ba-ke-liss). Mamm. Es- pèce de bœuf que l'on emploie à la guerre et a la garde des troupeaux, dans quelques con- trées de l'Afrique. Il On dit aussi bachklys, BACKALIS et BAKELEYS. BACKER ou BAKER (Jacob), peintre hol- landais, né à Harlingen en 1608, mort à Ams- terdam en 1651. Il travailla d'abord, à Leeuwaarden, dans l'atelier de Lambert Ja- cobsen, en même temps que Govert Flinck, avec lequel il se lia d'une vive amitié, et alla ensuite avec ce dernier étudier chez Rem- brandt, à Amsterdam. Il exécuta des compo- sitions historiques, des allégories; mais il se distingua particulièrement dans la peinture de portraits il fit pour diverses corporations des tableaux réunissant plusieurs portraits de grandeur naturelle; on en voit deux au nou- vel hôtel de ville d'Amsterdam et un au musée Van der Hoop. Parmi ses portraits isolés, M. Waagen cite celui d'une femme vêtue de brun et vue de profil (au musée de Dresde), peinture remarquable par la vigueur et la transparence du coloris. La galerie de Bruns- wick possède son portrait, qu'il fit d'après lui- même, et deux compositions représentant des Nymphes endormies sous un arbre et surprises par un berger. Les musées français ne pos- sèdent rien de ce maltre. BACKER (Adrien), peintre hollandais, neveu du précédent, né à Amsterdam en 1643, mort dans la même ville en 1686. Il s'adonna spé- cialement à la peinture d'histoire. Ses princi- Faux ouvrages sont un Jugement dernier, à ancien hôtel de ville d'Amsterdam un tableau allégorique, au musée d'Anvers; un Enlève- meut des Sabines, signé et daté de 1671, dans la galerie de Brunswick. BACKEUEEL (Gilles), peintre hollandais, vivait dans la deuxième moitié du xvie siècle. Il imita heureusement Rubens. La cathédrale de Bruges possède de lui un Saint Charles Rorromée du plus grand effet, et que la pureté du dessin et la richesse du coloris ont fait com- parer aux œuvres de Rubens et de Van Dyck. BACKEHKUNGE, district de l'Indoustan an- glais, présidence de Calcutta, sur le golfe du Bengale, entre le Gange et le Brahmapoutra. Sol bas et exposé à des inondations fréquen- tes, mais très-fertile en riz. Surperficie 7,228 k. carrés; 700,000 hab. il Petite ville du district de ce nom, sur une branche du Gange, à 200 k. E. de Calcutta; jadis chef-lieu du district. Commerce important de coton, riz et sel. BACKGAMMON s. m. ( bak ga mon mot angl. d'origine galloise). Sorte de jeu anglais analogue au trictrac, et qui se joue de môme avec un cornet et des dés. Il répond au jeu que nous appelons toute-table. BACKHOUSE (John), sous-secrétaire d'Etat des affaires étrangères, receveur général de l'excise et écrivain anglais, né à Liverpool d'un marchand de cette cité, mort en 1845. Nommé en 1812, par la chambre de commerce de sa ville natale, pour aller défendre à- Lon- dres ses priviléges commerciaux, il fit la con- naissance de George Canning, alors représen- tant de Liverpool, qui le prit avec lui pendant quelques années en qualité de secrétaire par- ticulier. Grâce à cette puissante protection et à son mérite personnel, il fut nommé en 1822 rédacteur au conseil de la Compagnie des Indes, emploi dont il se démit deux ans après pour devenir commissaire de l'excise. En 1827, il fut nommé receveur général de ce département, et, vers la même époque, sous- secrétaire des affaires étrangères. Il a édité le Récit de la résidence de Robert Adam dans l'intérieur de l'A frique, et collaboré à diverses publications périodiques. BACKRI (N.), négociant français établi à Alger et qui employait sa grande fortune au soulagement et à l'affranchissement de ses compatriotes, devenus esclaves des Barba- resques. En 1799, il vint à Marseille et y équipa plusieurs vaisseaux pour Malte. Ces opérations excitèrent, à tort ou à raison, les soupçons du Directoire. Backri fut un moment emprisonné, ainsi que son frère, secrétaire de l'envoyé d'Alger. Tous deux furent ensuite reconduits sous escorte à la frontière. BACKIIUYSEN (Ludolf), célèbre peintre de marines, né a Embden (Westphalie) en 1631, mort à Amsterdam en 1709. Il travailla jusqu'à l'âge de dix-huit ans dans une maison de com- merce de cette dernière ville, et s'y fit remar- quer par son talent de calligraphe. Poussé par une vocation irrésistible, il se mit, sans avoir reçu aucune leçon, à faire d'après les vais- seaux du port,- des dessins a la plume que les amateurs payaient, dit-on, jusqu 100 florins. Ses succès 1 enhardirent, et il entra dans l'a- telier du paysagiste Albert van Everdingen. Il s'appliqua dès lors avec ardeur à peindre, sous leurs différents aspects, la mer, le ciel, les côtes, les navires, et devint en ce genre de peinture l'artiste le plus habile de son temps, le premier de l'école hollandaise après Wilhem van den Velde, auquel on l'a quelquefois com- paré. Waagen le place au-dessous de ce maître pour le sentiment, l'harmonie, la transparence. Backhuysen nous fait craindre la mer; Van den Velde nous la fait aimer, a dit M. Ch. Blanc. Le premier excelle, en effet, à peindre les tempêtes, les mers agitées, tandis que le se- cond réussit particulièrement dans les calmes. La réputation de Backhuy sen a été quelque peu exagérée et ses ouvrages sont aujourd'hui moins recherchés qu'autrefois; celle de Van den VeMe, au contraire, grandit tous les jours. « J 'ai rencontré dans ma vie quelques belles marines de Backhuysen, dit M. W. Bürger, et je suis ainsi forcé de le tenir pour un maître d'une certaine valeur; mais j avoue qu'en général sa peinture me semble misérable, petite, froide, maniérée. Ce commis de comptoir, ce calligra- phe devenu peintre n'a jamais eu le sentiment artiste. Dans le sublime aspect de la mer, c'est le détail qui le préoccupe On dit pourtant ou'afin de rendre avec plus de vérité les effets de la tempête, il descendait dans une barque et se faisait conduire en mer, à l'embouchure du Rhin, où il observait les variations des nuages et des eaux, le mouvement des flots soulevés par l'ouragan, les vagues se brisant contre les côtes. Il eut un grand succès de son vivant; les bourgmestres d'Amsterdam lui commandèrent un tableau dont ils firent hom- mage à Louis XIV. 11 reçut de nombreuses commandes du roi de Prusse, de l'électeur de Saxe, du grand-duc de Toscane. Weyermann rapporte qu'il fut maintes fois chargé de des- siner des vaisseaux pour Pierre le Grand, « qui le visitait familièrement et dessinait lui-même sous sa direction, des navires pour se perfec- tionner dans la science des constructions na- vales. Backhuysen trouva encore le temps d'enseigner la calligraphie, à laquelle il ne renonça jamais il exécuta une grande quan- tité de modèles d'écriture, et en grava lui-même plusieurs; on en conserve un au cabinet des estampes, à Paris. Smith n'a pas catalogué moins de cent quatre-vingt-quatre tableaux de ce maître. Il y en a cinq au Louvre, parmi les- quels on distingue l'Escadre hollandaise cou- rant sous -le vent à l'embouchure du Texel (no 5) grande composition d'un coloris désa- gréable, mais où la perspective aérienne est savamment entendue; le Coup de vent (no 7), bel effet de marée montante à l'embouchure de la Meuse; une autre grande marine avec la vue d'Amsterdam à 1 norizon (n« 6). Les autres tableaux les plus connus de cet artiste sont au musée d'Amsterdam, l'Embarquement de Jean de Witt, le Quai aux moules et une Mer houleuse au musée de La Haye, le Chan- tier de la Compagnie des Indes à Amsterdam, le Retour de Guillaume d'Orale à Maasluis, toiles qui n'offrent guère d'autre intérêt que le sujet, et une Mer agitée (no 0), remarquable par l'heureuse distribution de la lumière et de. 1806. Appelé en Russie en 1770, il dirigea le collége allemand de Saint-Pétersbourg, et en- tra à l'académie de cette ville. Parmi ses ou- vrages, on distingue une Histoire de lanation suédoise, et des Mémoires et pièces authenti- ques sur l'histoire de Pierre /er, BACKNANG, ville du royaume de Wurtem- berg, cercle du Necker, à 20 kil. O.-S.-O. de Ludwisburg; 3,600 hab. L'église collégiale renferme les tombeaux des premiers mar- graves de Bade. BACKOFEN (J.-G.-Henri), musicien et com- positeur allemand, né à Durlach en 1708, mort en 1837. Il était remarquable. par son habileté sur la harpe, le cor anglais, la clarinette et la flûte. Birckmann lui enseigna l'art de jouer de ces divers instruments et Grubert lui apprit la composition. C'est surtout son talent sur la harpe et le cor anglais qui lui fit un nom. Il a laissé un grand nombre de compositions, tant pour harpe que pour cor de bassette et clarinette, et deux méthodes, l'une intitulée Instruction sur l'art de jouer de la harpe, avec des remarques sur la construction de cet in- strument (1802) l'autre, Méthode pour la cla- rinette et le cor de bassette (1803). BACKRA s. m. (ba-kra). Ichthyol. Espèce de poisson du genre saumon, très-voisin de la truite. l'ombre; au musée Van der Hoop, uce Vue dit port d'Amsterdam avec un grand nombre de figures maladroitement peintes, et un Effet de bourrasque sur l'ancien lac de Ifaarlem, tableau éclairé d'une façon splendide, dit Waagen, et où le ciel et les flots sont d'une admirable vé- rité au musée de Rotterdam, deux marines, dont une très-riche de composition; à la gale- rie d'Arenberg, à Bruxelles, une Flotte en pleine mer, peinture ample et magistrale, et l'Approche de la tempête ala galerie de Dresde, un Combat naval entre les Hollandais et les Espagnols; au musée de Munich, une Escadre en pleine mer et une Vue du port d'Anvers; au Belvédère, à Vienne, une Vue du port d'Ams- terdam et un Paysage avec une rivière portant plusieurs barques, et des montagnes à l'ho- rizon à la galerie royale de Turin, une Tem- pête, etc. Quelques-uns des meilleurs ouvrages de Backhuysen figurent dans les collections particulières de l'Angleterre, notamment dans la galerie Bridgewater, dans les collections Baring, Holford, Ashburton, etc. La belle col- lection du docteur Van Cleef, d'Utrecht, ven- due à Paris en 1864, renfermait un des chefs- d'œuvre de Backhuysen, le Christ dans la barque pendant la tempête, superbe marine du caractère le plus dramatique, la seule compo- sition religieuse que nous connaissions de ce maître elle est datée de 1704. Backhuysen a fait de nombreux dessins à l'encre de Chine et au bistre, qui sont très-estimés; le musée de Rotterdam en possède quatorze, dont quelques- uns sont fort beaux. A l'âge de soixante et onze ans, ce peintre exécuta une série de treize eaux-fortes, remarquables par la vigueur du clair-obscur; il s'est représenté lui-même dans l'une de ces eaux-fortes; son portrait et celui de sa femme, Anna de Hooghe, peints de sa main, figuraient dans la collection Vim Cleef. Son nom s'écrit encore Backhuisca, Backhuizen, Bakhuizen et Backhysen. Backhuysen était un homme d'un caractère énergique qui ne se démentit pas pendant les longues souffrances de ses dernières années. Weyerman raconte que l'usage étant assez répandu à Amsterdam de distribuer du vin, lors des obsèques, aux parents, aux amis et aux voisins du défunt, Backhuysen avait acheté lui-même le vin qui devait être donné le jour de son propre enterrement. Il avait scellé les bouteilles de son cachet et les avait déposées dans un coin de sa cave. On trouva, en outre, après sa mort, un sac rempli d'autant de flo- rms que l'artiste comptait d'années (78) et un écrit exprimant le vœu que cet argent fut em- ployé à régaler ceux d'entre les peintres de sa connaissance qui le porteraient en terre et dont il avait dressé la liste. BÂCLAGE s. m. (bà-kla-je rad. bâcler). Action de bâcler, de faire vite et mal e hàclage d'un livre, d'une affaire. Mar. Fermeture d'un port au moyen de chaines, de bateaux, etc. Il Fermeture d'une rivière à l'aide de hérissons. Il Opération con- sistant à disposer les bateaux entrés dans un port, de manière que le chargement et le déchargement en soient commodes. Il Droit, salaire qui est dû à l'individu chargé de pré- sider à cette opération. BACLAN s. m. (ba-klan). Agric. Variété de raisin. BÂCLE s. f. (ba-kle dn lat. baculus, M- ton). l'ièce de bois que l'on place derrière une porte, pour la fermer, et dont les extré- mités sont logées dans des trous pratiqués en regard l'un de l'autre, dans l'épaisseur des pieds-droits. BÂCLÉ, ÉE (bâ-klé) part. pass. du v. Bâ- cler. Fa m. Expédié, fait ou conclu à la.hàte: Mon travail est BÂCLÉ. C'est un mariage BÂCLÉ. Je vous coiffe, je vous pose deux brins de Peu- rettes, et je vous enlève dans ma voiture. Allons, voilà une affaire bâclée. (A. de Muss.) La mu- sique de ce ballet est facile, banale, BÂCLÉE à la diable, mais dansante comme le cor magique d'Obéron. ~(P. de St-Vict.) Particuliérem. Fermé avec une bâcle Porte bâclék. Navig. Gelé d'un bord à l'autre, en parlant d'un cours d'eau navigable Fleuve bâclé, il Fermé, en parlant d'un port, d'une rivière Port bâclé, rivière bâclée avec des hérissons. Il Disposé dans un certain ordre, en parlant des navires Bateaux bâclés. Hist. Charte blclée. V. CHARTE. bâcler v. a. ou tr. (bà-klé– rad. bâcle). Fermer une porte ou une fenêtre par der- rière avec une barre de bois ou de ter, avec une bâcle il faut BÂCLER cette porte, cette fenêtre. Autrefois, en temps de peste, on bâ- CLAIT les maisons où régnait la contagion. Faire, terminer, conclure à la hâte et sans précaution BÂCLER un travail, une be- sogne. Il A BÂCLE en huit jours un mémoire qui demandait un mois de travail. (Acad.) Se rap- pelle-t-il avoir dit dans une maison, hier soir Nous venons de BÂCLER quinze lois? (A. Karr.) Je vais BÂCLER cette affaire en un tour *Ui *nain. (Damas-Hinard.) Vous allez donc ce soir bdcler trois mariages. VOLTAIRE. Ne vous étonnez plus, morbleu! des fruits que porte Une sotte union qu'on bdcle de la sorte. PONSARD. Navig. Bdcler un bateau, Le ranger de manière a ce qu'on puisse le charger ou le décharger facilement. Il Racler un port, En fermer l'entrée avec une chaîne, un càble,