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XII INTRODUCTION.

Il en est de même de Rau, radical d'où descend celte longue suite de Rauzel, Rau-
san, Rausieres, etc. que l'on écrit à tort par un o; ces mots servaient à désigner des
terres inondées et couvertes de joncs.

Les Lesches l, Leychérie, etc. la Saigne, ont la même signification.

Dans des temps plus récents, le nom actuel de l'eau est entré dans la composition
des mots Aygues-Parses Eygurande, etc.

Le vocabulaire primitif était plus pauvre pour exprimer la terre cultivée. Le, radical
le plus répandu était champs', d'où les dérivés Champagnac, et dans le sud du dépar-
lement, Campagnac. Ici, comme dans le Berry, l'Angoumois, etc., l'expression de
Champagne signifie une contrée plate et cultivée. La nomenclature s'est ensuite agran-
die, et l'on a eu Eyraud, Condamine, Versannes, Cours, Goustal, Couture, Artigue, Mas,
Barde, Borde, etc. Le mot Borgne signifie un pré3.

HABITANTS.

ÂGE PRÉHISTORIQUE.

Le Périgord est une terre classique pour l'étude de l'àge préhistorique. L'industrie
des hommes de cette époque a laissé de nombreux monuments; ils commencent au
temps de la faune quaternaire, alors que les animaux disparus aujourd'hui du sol
vivaient encore dans la contrée, et ils s'étendent jusqu'à la naissance de l'époque his-
torique qu'ouvre le texte de César «Apud Petrocorios, ferri prœclara sunt me-
talla. »

Dès le moyen âge, les blocs mégalithiques que l'on a appelés pierres druidiques,
dolmen, menhir, etc., avaient attiré l'attention des habitants, et sont cités dans des
actes du xnc siècle sous le nom de Peyra Levada; ils servent aussi de bornes féo-
dales.

C'est en Périgord que se firent sur les silex taillés par l'homme ces premières études
qui depuis sont continuées dans tout pays avec tant d'ardeur. Dès 1820 Jouannet
publiait dans le Calendrier de la Dordogne des notices sur des armes et autres instru-
ments en pierre et en bronze découverts en Aquitaine. Vers la même époque, Wlgrin de
Taillefer donnait le catalogue de la collection de Mourcin, s'élevant déjà à plus de
5,000 pièces.

«I.cscheria, locus palustris ubi junci,inde rustice
"Lesche. Sagne, junci paluslris genus. Ut in palude
«possint piscarei Segnam. (Ducange.)

-Ut sylvœ sint custoditae etcampos desylvaincres-

ccere non permittant.» (813, Gapitulaires de Gliarle-
magne.)

3 «Tient unjournal de pré ou Bornhe, 1 '162 n (Phi-
lipparie, not. à Belvez).
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