ET D'ORFEVRERIE DU MOYEN AGE.
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« La dette des lumières est la pratique de la vertu. La doctrine lumineuse
de l'Évangile engage l'homme à fuir les ténèbres du vice 1. »
Ainsi, dans le bas, le vice, les ténèbres; mais, au sommet, )a lumière qui
est la vertu physique, comme la vertu est la lumière morale de l'âme.
Vingt mille francs, c'est bien de l'argent, mais cette œuvre de bronze est
unique, et il faut. féliciter le noble étranger, ce généreux ami de l'art, qui a
voulu lui faire une place honorable dans sa riche collection. Si le nœud était
plus arrêté, plus nettement marqué, nous ne ferions aucun reproche à ce can-
délabre qui nous semble un chef-d'œuvre et que nous cherchons en ce mo-
ment à reproduire scrupuleusement en bronze doré, pour nos églises romanes
du xiF siècle.
46. CANDÉLABRE DE GLOCESTER, Xtt" StÈCLE, EN BRONZE DORE.
APPARTIENT AU PRINCE PIERRE SOLTYKOFF. 40 CENTIMÈTRES DE HAUTEUR.
Le cierge pascal se plaçait et se place -encore sur des candélabres d'une
hauteur considérable, proportionnée à la hauteur même du cierge 2. La ville
de Noyon a conservé, dans son hôpital et dans sa cathédrale, deux de ces
candélabres en fer battu et estampé d'une rare originalité. Sur un trépied
solidement épaté est assise une longue tige qui s'épanouit en un bouquet de
lis, de roses, de grappes de raisins. De ce bouquet sort une cuvette d'où
1. Cette traduction est celle que donne le P. Arthur Martin dans la Notice qu'il a publiée sur ce
candélabre de [Gtocester au volume iv des « Mélanges d'archéologie )', pages 379-281. A cette
notice sont jointes deux planches, les 32 et 33, qui représentent Iecandé!abresous ses trois faces.
2. Quelquefois, pour la symétrie, il y avait deux cierges pascals dans une église, et par con-
séquent deux candélabres pour les recevoir. J'ai déjà cité ce texte du « Rationale divinorum oŒ-
ciorum » de G. Durand, liv. V!, ch. 80, ofEce du samedi saint « In quibusdam ecclesiis additur
alter cereus mino.r. Primus major consecratur in personam Christi dicentis Ego sum lux mundi;
alter, in personam apostolorum, quibus ipse Dominus inquit Vos estis lux mundi. »