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Titre : Revue de synthèse (Paris. Numérisé en mode texte)

Titre : Revue de synthèse : organe de la Fondation "Pour la science", Centre international de synthèse / direction : Henri Berr, Lucien Febvre, Paul Langevin, Abel Rey

Auteur : Centre international de synthèse

Éditeur : La Renaissance du livre (Paris)

Éditeur : Albin Michel (Paris)

Date d'édition : 1931

Contributeur : Berr, Henri (1863-1954). Directeur de publication

Contributeur : Febvre, Lucien (1878-1956). Directeur de publication

Contributeur : Langevin, Paul (1872-1946). Directeur de publication

Contributeur : Rey, Abel (1873-1940). Directeur de publication

Type : texte,publication en série imprimée

Langue : Français

Format : text/html

Identifiant : ark:/12148/cb41163385s/date

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb41163385s

Description : Périodicité : 4 n° par an (1931-1932) ; 5 n° par an (1933-1939) ; irrégulier (1945-1947) ; semestriel (1948-1955) ; trimestriel (1956-)

Description : Etat de collection : T. 1 (mars 1931)-T. 120 (déc. 1999)

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 13/01/2009

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Titre : Revue de synthèse (Paris. Numérisé en mode texte)

Auteur : Centre international de synthèse

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 avec ce chimiste dijonnais, responsable de la chimie dans l'Encyclopédie méthodique, montrent comment Lavoisier s'y prend pour le convertir à ses vues. Tout en louant son premier volume de l'Encyclopédie, il regrette que l'attachement de Guyton au phlogistique l'éloigne de quelques vérités qui ne sont plus douteuses [3] Note 3: Lettre à Guyton de Morveau, no  779, 22 oct. 1786. . Et de critiquer l'article acide en lui opposant sa propre théorie. Lavoisier intensifie sa correspondance avec Guyton de Morveau et lui communique, en avant-première, les résultats de ses expériences sur le platine, comme s'il invoquait sa protection pour les publier.

Le principal pôle d'intérêt de ce volume est la réforme de l'Académie royale des sciences en 1785. Lavoisier étant directeur annuel de l'Académie se trouve confronté au projet de réforme décidé par le roi, qui prévoit la création de deux classes et vingt postes supplémentaires. Lavoisier se montre scandalisé qu'on décide une réforme sans consulter les académiciens. Aussitôt il élabore un contre-projet qui retient la création de deux classes ? l'une de physique générale, l'autre de minéralogie ? mais réduit de vingt à quatre les postes supplémentaires en diminuant le nombre d'académiciens dans chaque classe. En dix jours exactement, du 13 au 23 avril 1785, Lavoisier mène la réforme tambour battant, dans un va-et-vient continu de lettres avec les différentes sections de l'Académie, d'une part, et les représentants de la maison du roi, d'autre part. En dépit des réticences de quelques collègues qui trouvent ses manières un peu autoritaires, Lavoisier parvient à faire accepter son projet par un conseil restreint d'académiciens et à le faire ratifier par le baron de Breteuil, ministre du roi. Sur un seul point il a cédé, n'ayant pu obtenir du ministre que les officiers soient nommés par les pensionnaires et non par le roi. La correspondance sur cette réforme révèle donc certains traits du comportement de Lavoisier, son autorité, comme son souci de défendre l'élitisme et l'autonomie de l'Académie. Elle donne, en outre, un aperçu original sur la conception des rapports entre disciplines scientifiques : dans les stratégies de carrière des académiciens, la géométrie et la mécanique, la physique générale et la chimie, sont considérées comme interchangeables ; en revanche l'astronomie et l'anatomie sont si fortement typées que les savants appartenant à ces classes ont moins d'espoir d'avancement.

Ce quatrième volume de la Correspondance révèle enfin un autre domaine d'activité de Lavoisier qui le rapproche des physiocrates, sa participation au Comité d'Agriculture. Pour faire face à la disette causée par la sécheresse au début de 1785, le roi réunit un comité de savants chargé de proposer des mesures d'urgence. Mais le Comité ne se limite pas à cette mission et préconise des mesures pour rationaliser la production agricole. Lavoisier insiste pour que Dupont de Nemours fasse partie du Comité en expliquant que l'agriculture a besoin d'administrateurs autant que de savants. Lui-même suggère un allègement des charges fiscales qui empêchent les cultivateurs d'investir et donc font obstacle à la modernisation de l'agriculture.

On trouve donc dans ces trois années de Correspondance non seulement plusieurs visages de Lavoisier mais aussi mainte confirmation des tentatives de Page 359 


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