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Titre : Revue de synthèse (Paris. Numérisé en mode texte)
Titre : Revue de synthèse : organe de la Fondation "Pour la science", Centre international de synthèse / direction : Henri Berr, Lucien Febvre, Paul Langevin, Abel Rey
Auteur : Centre international de synthèse
Éditeur : La Renaissance du livre (Paris)
Éditeur : Albin Michel (Paris)
Date d'édition : 1931
Contributeur : Berr, Henri (1863-1954). Directeur de publication
Contributeur : Febvre, Lucien (1878-1956). Directeur de publication
Contributeur : Langevin, Paul (1872-1946). Directeur de publication
Contributeur : Rey, Abel (1873-1940). Directeur de publication
Type : texte,publication en série imprimée
Langue : Français
Format : text/html
Identifiant : ark:/12148/cb41163385s/date
Source : Bibliothèque nationale de France
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb41163385s
Description : Périodicité : 4 n° par an (1931-1932) ; 5 n° par an (1933-1939) ; irrégulier (1945-1947) ; semestriel (1948-1955) ; trimestriel (1956-)
Description : Etat de collection : T. 1 (mars 1931)-T. 120 (déc. 1999)
Provenance : bnf.fr
L'idée du présent colloque me semble particulièrement heureuse. Le thème choisi m'obsède en effet depuis longtemps.
Cette année même, j'ai mis à l'affiche de la IVe section de l'École pratique des hautes études, comme thème de mon séminaire, Savoirs scientifiques et mentalités au Moyen Age.
En mai 1981, lors du colloque L'Histoire des sciences doit-elle intéresser les historiens ?, j'avais présenté quelques remarques sur l'incompréhension entre historiens des sciences et historiens [1] Note 1: L'Histoire des sciences et des techniques doit-elle intéresser les historiens ?, colloque organisé par la Société française d'histoire des sciences et des techniques, Centre de recherches historiques et juridiques de l'Université de Paris I, 8 et 9 mai 1981, Paris, 1982, p. 16-20. . Ce sont certaines de ces réflexions que M. Roger m'a demandé de reprendre et de gloser ici. Je parlerai surtout du Moyen Age qui est mon domaine de prédilection.
J'ai plusieurs fois entendu Jacques Le Goff déclarer à peu près
ceci : Nous accueillons les historiens des sciences à bras
ouverts, mais ils ne nous apportent pas ce que nous attendons
d'eux.
La réponse est évidemment que nous n'avons pas envie de
dire ce que l'on voudrait nous faire dire.
Ce matin même, J. Roger se faisait l'interprète d'E. Coumet pour
présenter le schéma suivant : d'un côté, une histoire économique et
sociale en pleine expansion ; de l'autre, une histoire
intellectuelle sûre de ses méthodes, mais moins encline à
renouveler sa problématique ; entre les deux, une sorte de no man's land , de marécage, de domaine
fluide : ce serait l'histoire des mentalités. J'ajouterais, pour ma
part, que cette métaphore liquide se rattache à l'espoir de
dissoudre l'histoire intellectuelle dans l'histoire des mentalités,
cette dernière apparaissant plus facilement intégrable à son cadre
économique et social. Page 349