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Titre : Revue de synthèse (Paris. Numérisé en mode texte)
Titre : Revue de synthèse : organe de la Fondation "Pour la science", Centre international de synthèse / direction : Henri Berr, Lucien Febvre, Paul Langevin, Abel Rey
Auteur : Centre international de synthèse
Éditeur : La Renaissance du livre (Paris)
Éditeur : Albin Michel (Paris)
Date d'édition : 1931
Contributeur : Berr, Henri (1863-1954). Directeur de publication
Contributeur : Febvre, Lucien (1878-1956). Directeur de publication
Contributeur : Langevin, Paul (1872-1946). Directeur de publication
Contributeur : Rey, Abel (1873-1940). Directeur de publication
Type : texte,publication en série imprimée
Langue : Français
Format : text/html
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/cb41163385s/date
Source : Bibliothèque nationale de France
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb41163385s
Description : Périodicité : 4 n° par an (1931-1932) ; 5 n° par an (1933-1939) ; irrégulier (1945-1947) ; semestriel (1948-1955) ; trimestriel (1956-)
Description : Etat de collection : T. 1 (mars 1931)-T. 120 (déc. 1999)
Provenance : bnf.fr
Notre rencontre a fait apparaître chez les deux groupes d'historiens réunis aujourd'hui deux tendances a priori contradictoires. Historiens des sciences et historiens des mentalités ont montré l'ignorance réciproque qu'ils avaient des travaux et des problématiques de leurs partenaires, plus encore la méfiance qu'ils nourrissaient à leur égard mais d'autre part ils ont affirmé une volonté, plus ou moins grande, de dialogue et même de collaboration.
Je voudrais donc recenser et analyser rapidement les obstacles
qui s'opposent à cette entente, examiner si ces obstacles sont
objectifs
ou sont surtout dus aux ignorances et aux
préjugés, peser les raisons en faveur de l'intérêt de démarches
communes et évoquer les voies dans lesquelles pourraient
éventuellement s'engager une collaboration entre les deux
communautés historiennes.
Que reprochent donc les historiens des sciences aux historiens des mentalités ? D'abord d'user d'un concept vague, celui de mentalité, qui de plus semble contraire à la nature et aux objectifs de l'histoire des sciences, d'ignorer ensuite la spécificité de celle-ci et de vouloir lui faire dire ce qu'elle n'a ni le pouvoir ni le désir d'énoncer.
Sur la malléabilité du concept de mentalité, il faut et on
devrait pouvoir s'entendre. J'espérais avoir montré
[1] Note 1: J. LE GOFF, Les mentalités.
Une histoire ambiguë
, in J. LE
GOFF et P. NORA, Faire de l'histoire,
Paris, Gallimard, 1974, vol. III, p. 76-94
. que c'était le flou même de cette notion et de son champ
d'application qui était à l'origine de sa naissance et faisait une
bonne part de son efficacité. Repérer qu'au-delà (ou en deçà) de
tous les éclairages historiques et qu'au sein de tous les
objets
de l'histoire il reste quelque chose d'inexpliqué et
d'inexplicable si l'on n'a pas recours à une notion faisant
intervenir les motivations irrépressibles des acteurs individuels
et collectifs de l'histoire, voilà ce Page
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