,10 HISTOIRE DE L'ACADEMIE ROYALE V. les Mem. P. 623. nos Provinces méridionales a fait regarder la phthIUe comme une de ces maladies qui fe communiquent par la cohabitation, par 1'ufage des mêmes bardes par un long Séjour dans i~iieux qu'habitent les malades: de tre~c~ièbres Anatomin:~ MHens, n'ofbient même, moins par cra~t~ que par égard pour leurs Élèves, dulequer dans leur amphithéâtre les cadavres des fujets morts de phthifie. il M. Portal attaque dans ce Mémoire cette opinion qu'il regarde comme un préjugé. On obferve à la vérité, que ptuneurs individus d'une meme~amiHe, font~ucceinvement attaqués de cette maladie mais en examinant tes circonn:ances de cette observation on voit qu'il eft. bien plus naturel de regarder la phthine comme héréditaire que comme contagieufe. Cette E~ héréditaire en:, fuivant M. Portai diffé- rente de la phthine accidentelle la dernière attaque d'abord les glandes bronchiques, & celles du poumon ne font arMées que les dernières: dans la phthifie héréditaire, ce font au contraire les glandes du poumon qui iout ie premier &: le véritable nége de la maladie. Les tumeurs, les ulcères, ont un caractère fcrofuleux qu.i ne s'observe point dans la phthi~e accidenteJie; ainfi, ces maladies, confondues fous un même nom, font d'une nature din~rentc, exigent chacune un traitement particulier, & doivent être combattues quelque- fois par des remèdes abfbiument contraires. SUR Z/ P<9 jp Z ~J~/j~. ~N di~ingue ordinairement deux espèces d'apopiexje, l'apoplexie fangnine & 1 apoplexie fereufe on attribue même à chacune de~~ïgnes dhtincfi~; on ies traite par des mé- thodes dirîerentes, & ion a ëtë jusqu'à regarder ies remèdes utiles pour l'une, comme dangereux, &: presque mortels pour l'autre. M. Portai croit, d'âpres tes observation, que ces diRindions