~â HISTOIRE DE L'ACADEMIE ROYALE il ·1 J y ~JLAJA\ ~t *< véritables cornes. Ces tuyaux ne feroient-ils point la nuance qui joint les efpn ece.s terreftres aux aquatiques, nuance qui iemb!e être anectée dans tous les ouvrages de la Nature M. Guettard ajoûte aux obfervations fur les coquillages, des rénexions fur l'arrangement méthodique des mouches & des Scarabées; il en donne même quelques exemples ~!r l'eP. pèce de mouche qu'il nomme ~M/<~? parce qu'elle porte à fa partie poûërieure une efpèce de tarrière avec laquelle elle fait des ouvertures dans les différentes parties des plantes qui portent des fleurs à fleurons, à demi-fleurons & radiées, pour y déposer fes œu~. La feule description de ces mouches & de leurs vers y fait reconnoître un caractère bien marqué c'e~: ainfi que les obfervations exactes font toûjours reconnoître les caractères-diMncUfs de l'ordre qui règne dans la Nature, & font la feule voie qui nous ait été accordée pour reconnoître cet ordre primordial, le feul qui puiffe fervir à ranger mét!Tp- diquement toutes les productions de la Nature. Cet ordre exifte réeifement, il faut, pour ainû dire, donner le démentt à toutes les observations pour le méconnoître; mais il n'en eft pas pour cela plus ~icjie à 6ijfir: c'e~ cependant un des principaux objets que doivent & propoiër les Naturalises s'ils ne veulent pas tomber dans une conjfunon de noms & d'idées de iaquefie ils ne pounoient plus fe tirer. Autant que le v6-~ table ordre jette de facilité dans l'arrangement des productions de fa Nature, qui viennent s'y rendre & s'y ranger comme d'elles-mêmes, autant les arrangemens purement arbitraires y jettent-Hs de dimcultés. C'ett donc à découvrir ce véritaMe ordre de la Nature, que les Phyïfciens doivent apporter tous leurs foins perfuadés qu'ils doivent être que s'il leur e~t pof- fible de découvrir par leur travail les îoix de l'arrangement des êtres créés, ce feroit au moins une témérité inexcusable que de vouloir leur en prescrire, témérité qui feroit ~rement punie par le deâveu que la Nature feroit à chaque pas de ces prétendues toix qu'on auroit ofë lui impoj!er.